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Béton Armé Chapitre 1

INTRODUCTION
1. Rappels théoriques des unités
• Longueurs en mètres (m). Sous-multiple : 1 cm = 10–2 m.
• Forces en newtons (N).
Multiples : 1 kN = 103 N (kilonewton) ; 1 MN = 106 N (meganewton).

Remarque
1 MN = 105 daN (decanewton)  105 kg (kilogramme) = 100 t (tonne).
• Pressions, contraintes en pascals (Pa) : 1 Pa = 1 N/m².
Multiple : 1 MPa = 106 Pa (megapascal) = 1 N/mm².
Remarque
1 MPa = 10 daN/cm² = 10 bars  10 kg/cm² = 100 t/m².

2. Principe du béton armé


2.1 Principe
Le béton est un matériau qui présente :
• une résistance à la compression relativement élevée (environ 25 MPa) ;
• une résistance à la traction faible et incertaine (environ 2 MPa).
Pour pouvoir utiliser en construction ce matériau économique, on lui associe des
armatures métalliques capables d’éviter les inconvénients résultant de sa faible
résistance à la traction : le matériau ainsi obtenu est le béton armé.
Le fait d’incorporer des armatures dans le béton n’est pas suffisant pour en faire un béton
armé. Il faut en plus une organisation structurale spécifique portant sur :
• la forme des pièces ;
• la quantité et l’agencement des armatures

Principe
Tout élément doit être armé suivant trois directions non coplanaires, généralement
orthogonales.
Toutefois, les éléments de faible épaisseur (dalles) et les semelles de fondation ne sont
généralement armés que dans deux directions parallèles à leur feuillet moyen (= plan a
mi-épaisseur de l’élément).

2.2 Exemple 1 – Poutre console


Poutre encastrée à une extrémité, reposant librement sur un appui intermédiaire, avec
porte-à-faux.

Schéma de résistance des matériaux

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Remarque
En béton armé, les moments sont représentés du côté des fibres tendues :
– vers le haut lorsque le moment est négatif (M < 0),
– vers le bas lorsque le moment est positif (M > 0),
ce qui permet d’obtenir directement la position des armatures tendues (supérieures ou
inférieures équilibrant les efforts de traction engendrés par ces moments).

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2.3 Exemple 2 – Dalle encastrée sur son contour

3. Formes usuelles des éléments


En béton armé, on retrouve constamment :
• le poteau, élément vertical porteur ;
• la dalle ou hourdis, plaque plane horizontale de faible épaisseur par rapport à ses
dimensions en plan ;
• la nervure, élément prismatique, à section généralement rectangulaire ;
• le voile plan ou courbe délimité par deux surfaces planes ou courbes, l’épaisseur
étant faible vis-à-vis des dimensions des surfaces.
L’association hourdis-nervure constitue une poutre en T ou à table de compression

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4. Calcul aux états limites


Dans cette méthode on se réfère à tout état (état limite) pour lequel la construction ne
répondrait plus à l’un des critères prévus lors de sa conception.
On définit ainsi :
• des états limites ultimes (ELU) :
– perte de l’équilibre statique ;
– capacité portante maximale atteinte pour une poutre ou un poteau, etc.
• des états limites de service (ELS) :
– fissuration excessive ;
– déformations inacceptables ;
– etc.
Pour les ELU, on utilise si possible des modèles de calcul plastiques et la méthode
s’apparente au calcul a la rupture.
Pour les ELS, le modèle demeure élastique linéaire et la méthode s’apparente au calcul
aux contraintes admissibles.
Les lois réelles contraintes-déformations - sont prises en compte. Dans les calculs, on
introduit :
 d’une part, des valeurs caractéristiques des résistances, des actions et des
sollicitations obtenues en utilisant des méthodes probabilistes ;
 d’autre part, des coefficients partiels de sécurité  appliqués à ces valeurs et qui
dépendent :
– de la combinaison d’actions ;
– de l’état limite considéré ;
– du matériau.
Une telle méthode est appelée ≪ semi-probabiliste ≫.
Sous sa forme la plus générale, la condition de sécurité s’écrit symboliquement :

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fk
γS . S [∑(γFi Fi )] ≤ S̅ ( )
γmk
i
avec :
S = coefficient de sécurité sur la méthode de calcul de la sollicitation,
Fi = action de rang i,
Fi = coefficient de sécurité sur l’action,
fk = résistance du matériau de rang k,
mk = coefficient de sécurité sur la résistance du matériau de rang k,
ou de manière simplifiée :
fk
S [∑(γQi Fi )] ≤ S̅ ( )
γmk
i
Qi = S. Fi
Cette méthode est celle des Règles BAEL 91 françaises et de la norme européenne
Eurocode 2 que nous nommerons EC 2 par la suite.

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