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SANTÉ | Pandémie

par Lise Bergeron, avec la collaboration de Rémi Maillard et d’Erwan Le Fur (France)

L’OMS
au banc des accusés
DES CONFLITS D’INTÉRÊTS IMPORTANTS À
L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
AURAIENT MENÉ À L’ALERTE PANDÉMIQUE
DE GRIPPE A (H1N1). UN DES PLUS GRANDS
SCANDALES DE L’HISTOIRE MÉDICALE ?

L’
épidémiologiste allemand Et avec le gros lot, ils gagnaient aussi dernier face à cette nouvelle définition.
et ex-président de la sous- l’immunité, c’est-à-dire l’exemption de L’OMS n’en a tenu aucun compte », nous
commission de la Santé faire l’objet de tout recours judiciaire si le a expliqué le Dr Wodarg. Conclusion :
du Conseil de l’Europe, vaccin s’avérait défectueux ou entraînait « Cette modification a rendu possible la
le Dr Wolfgang Wodarg, des effets secondaires graves. transformation d’une banale grippe en pan-
réclame une enquête sur le rôle joué par En juillet dernier, le Dr Thomas démie mondiale et permis par ricochet à
les laboratoires pharmaceutiques dans la Jefferson, épidémiologiste britannique l’industrie pharmaceutique d’en tirer des
proclamation de la récente pandémie de respecté, critiquait sévèrement l’OMS espèces sonnantes et trébuchantes dans
grippe. Son constat est brutal : rien ne dans une entrevue accordée à l’hebdo- le cadre de contrats généralement tenus
justifiait que l’OMS donne l’alerte à un madaire allemand Der Spiegel : « La déci- secrets », analyse-t-il.
sion de l’OMS est motivée par Pourtant, dès l’été dernier, le Dr Juan
« LES SOUPÇONS PÈSENT l’argent et relève d’une mani- Gérvas, professeur honoraire de santé
SUFFISAMMENT LOURD pulation des faits qui vise à publique à la Faculté de médecine de
POUR QU’ON EXAMINE faire peur. N’est-il pas frappant l’Université de Madrid, tentait de ramener
SÉRIEUSEMENT LES que l’OMS ait allégé sa défi- les gens à la raison en statuant que la grippe
MÉCANISMES QUI ONT nition de pandémie peu avant A, bien que très contagieuse, est légère,
MENÉ À LA PROCLAMATION l’éclosion de la grippe ? On a davantage d’ailleurs que la grippe saison-
DE LA PANDÉMIE. » parfois l’impression que toute nière, et que le vaccin est expérimental. Un
Dr Wolfgang Wodarg, une industrie attend la surve- avertissement que peu de gouvernements
épidémiologiste et nue d’une pandémie », fait-il ont entendu. Sauf la Pologne, qui a carré-
ex-président de la remarquer. ment refusé d’entrer dans la valse, accusant
sous-commission de
la Santé du Conseil de les laboratoires de ne pas vouloir assumer la
l’Europe Sévères critiques moindre responsabilité dans l’affaire.
En fait, ce changement de En France, le Dr Marc Girard, expert
tel niveau : « Tout ce qui importait et tout définition, survenu au début de 2009, dit en pharmacovigilance et en pharmaco-
ce qui a conduit à la formidable campa- qu’il y a pandémie quand un nouveau virus épidémiologie, a été un des premiers à
gne de panique à laquelle on a assisté, se répand dans le monde. Et exclut doré- qualifier la pandémie de « mystification ».
c’est qu’elle constituait une occasion en navant la notion de sévérité. « C’est absurde Une commission d’enquête sur les condi-
or pour les représentants des labos, qui que ce critère n’entre pas en ligne de tions de vaccination est d’ailleurs en cours
savaient qu’ils toucheraient le gros lot compte pour établir qu’on se trouve ou non chez nos cousins français. L’Université
Illustration : Boris

en cas de proclamation de pandémie », en situation pandémique. Une douzaine de Harvard et la Medical Research Council
confiait-il en janvier au quotidien fran- pays dont la Grande-Bretagne et la Chine Biostatistics Unit du Royaume-Uni
çais L’Humanité. ont pourtant protesté dès le mois de mai ont aussi conclu que, selon des données

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L’OMS répond
Aux accusations de conflits d’inté-
rêts, l’OMS répond que son personnel
doit remplir une « déclaration d’inté-
rêts », c’est-à-dire dévoiler ses liens avec
l’industrie. C’est le même principe pour
tous ceux qui signent des articles dans
les revues scientifiques. Mais dans le
contexte actuel, sans une extrême vigi-
lance et une parfaite intégrité des autori-
tés en place, le glissement est facile, croit
Pierre Biron.
Car c’est la principale menace qui
plane actuellement sur les institutions
médicales : « Depuis les années 1990,
nous assistons à une castration systéma-
tique des mécanismes de protection. On
recueillies de la fin d’avril à la fin de décisions en santé. Plusieurs des membres étire les indications des médicaments en
juillet aux États-Unis, la pandémie était du conseil consultatif en matière de vaccins en faisant des instruments de prévention
beaucoup moins grave que prévu. Facile de l’OMS sont en conflit d’intérêts », expli- primaire qui sont pour plusieurs person-
d’affirmer cela après coup, diront certains. que ce rare observateur indépendant de la nes complètement inutiles. On assiste à
Il faut dire qu’une fois les commandes de scène pharmaceutique au pays. une véritable orgie de dépenses actuelle-
vaccins passées, personne ne pouvait plus Fernand Turcotte, professeur émérite ment, car on crée des maladies de toutes
reculer, la machine était en route. de santé publique et de médecine préven- pièces », assène le professeur Turcotte.
« En 2006 déjà, les États ont com- tive à l’Université Laval, estime que « c’est Dans un point de presse le 14 janvier
mencé à conclure de gros contrats avec des un cadeau sensationnel
sociétés pharmaceutiques pour faire face pour l’humanité qu’on
à d’éventuelles pandémies. Ces engage- ait pu trouver au sein « QU’ON AIT PU TROUVER AU
ments de commercialisation prendraient du Conseil de l’Europe SEIN DU CONSEIL DES GENS
effet dès que l’OMS déclarerait officiel- des gens qui avaient QUI AVAIENT LE COURAGE DE
lement une pandémie. Quand l’OMS l’a les connaissances et le DÉNONCER L’OMS, C’EST UN
fait, elle a joué un rôle clé et cela a accru courage de dénoncer CADEAU SENSATIONNEL POUR
les dépenses de santé dans le monde la situation ». L’HUMANITÉ. »
de 18 milliards de dollars. Les sociétés Deux grandes
Fernand Turcotte,
pharmaceutiques s’étaient préparées, elles revues médicales, The
Photo : Réjean Poudrette

professeur émérite de santé


n’attendaient en fait que cela », plaide le British Medical Journal publique et de médecine
Dr Wodarg. et The Lancet, avaient préventive de l’Université
Laval
déjà mis en doute la
Doute et suspicion gestion de l’OMS
Pierre Biron, ex-professeur de phar- dans le dossier de la
macologie en médecine à la Faculté de grippe aviaire en 2005. « Autant de signes dernier, l’OMS a maintenu que la pan-
médecine de l’Université de Montréal, est de dysfonctionnement auraient dû nous démie était toujours en vigueur – tout en
un vieux routier de la pharmacovigilance. Il pousser à reprendre le contrôle », écrit le évoquant une possible troisième vague
n’hésite pas à qualifier d’« hystérie pandé- Dr Pascal Sacré, médecin spécialiste belge, cet hiver – et a dit qu’elle soumettrait
mique » la situation qui a prévalu en 2009. sur Mondialisation.ca. éventuellement sa gestion de la crise à un
Pour lui, des besoins criants en santé publi- Surtout que, sans un monitorage serré examen externe. Mais pour elle, le dos-
que ont été évacués au profit d’une pseudo- des cas de grippe et des effets secondaires sier est clos : les observateurs critiques
crise qui a rapporté gros aux compagnies du vaccin, comment savoir si les person- sont dans l’erreur, exagèrent ou font une
pharmaceutiques. « Ne nous leurrons pas : nes malades avaient bel et bien le fameux lecture incomplète des données disponi-
ces compagnies sont parties prenantes des virus ? bles. Un dialogue de sourds, quoi.

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le monde », rappelle le Dr Karl


La gestion Weiss, épidémiologiste et pro-
Des liens incestueux québécoise fesseur de médecine à l’Uni-
Les Drs David Butler- versité de Montréal.
Liens incestueux entre compagnies pharmaceutiques Jones et Alain Poirier, res-
et chercheurs, études cliniques tronquées ou rédigés par pectivement directeur de la Payer la note
des prête-plumes (ghostwriters) sont mis au jour régulière-
santé publique du Canada et Les gouvernements de tous
ment. L’indépendance semble être une denrée rare par les
du Québec, étaient à la tête les pays se retrouvent donc avec
temps qui courent : « Le risque de collusion avec un parte-
naire qui a un intérêt dans les résultats doit toujours être des opérations au pays : « Une des millions de doses de vac-
évalué », dit Pierre Biron. Car qui, au final, paie les pots cas- fois que l’état-major, c’est-à- cins sur les bras. Au Canada,
sés ? La réponse est toujours la même : les citoyens. C’est dire l’OMS, a passé la com- les dépenses entourant la pan-
le danger des partenariats public-privé qui envahissent le mande, les Drs Butler-Jones et démie s’élèveraient à plus de
domaine médical : une dérive lente, mais sûre, des intérêts Poirier n’avaient pas d’autre un milliard de dollars (dont
citoyens vers des intérêts commerciaux. C’est ce que cer- choix que de passer à l’action. 200 millions au Québec). En
tains nomment « la marchandisation de la santé ». Dans ce contexte, la crise au Italie, l’association de consom-
Québec a été bien menée : on a mateurs Codacons réclame
« L’INDUSTRIE S’INFILTRE prouvé qu’on avait un système 9,3 milliards d’euros en
DE PLUS EN PLUS DANS de santé capable de faire le dédommagement au ministère
LA RECHERCHE MÉDICALE. travail. Le scénario proposé de la Santé, l’accusant d’avoir
AVEC LA BÉNÉDICTION DES aux instances internationales exagéré la menace pandémi-
AUTORITÉS PROVINCIALES a bien fonctionné. Ce qui est que et d’avoir gaspillé « des
ET UNIVERSITAIRES. potentiellement problémati- sommes faramineuses ». Car
L’INSTITUTION MÉDICALE EST que, c’est ce qui s’est passé la note, nécessairement, sera
ÉTHIQUEMENT EN FAILLITE. » au niveau de l’état-major », refilée aux citoyens.
observe M. Turcotte. Le Dr Alain Poirier relati-
Pierre Biron, ex-professeur
de pharmacologie en Plusieurs observateurs cri- vise : « Les coûts reliés à l’ab-
médecine et expert en tiquent cette « militarisation sentéisme et aux consultations
pharmacovigilance à
l’Université de Montréal
EN ITALIE, UNE ASSOCIATION DE CONSOMMATEURS RÉCLAME
En fait, c’est le système tout entier qui est remis en 9,3 MILLIARDS D’EUROS AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ,
question à travers la polémique actuelle. Plusieurs obser- L’ACCUSANT D’AVOIR EXAGÉRÉ LA MENACE PANDÉMIQUE ET
vateurs estiment que la proximité de l’industrie et des D’AVOIR GASPILLÉ « DES SOMMES FARAMINEUSES ».
instances décisionnelles est beaucoup trop grande. « Par
exemple, en 2009, la nomination d’un représentant de de la santé ». « Les objectifs du million de gens qui ont
Pfizer au conseil d’administration des Instituts de recher- de santé publique ont été mis eu la grippe au Québec sont
che en santé du Canada a soulevé l’ire de 4000 scientifi- de côté par une gestion quasi beaucoup plus élevés que ceux
ques qui ont signé une pétition pour protester. Mais cela militaire, totalement inadap- qui sont reliés au vaccin. Un
n’a rien donné », dit M. Biron. tée au problème posé : fin vaccin qui a justement empê-
En 2005, le Dr Jerome Kassirer, professeur à la Faculté juin, les informations sanitai- ché beaucoup de maladies et
de médecine de la Tufts University et ex-rédacteur en
res permettaient d’envisager d’hospitalisations aux soins
chef du New England Journal of Medicine, exposait dans
une grippe très contagieuse, intensifs. » Pierre Biron n’est
son livre On the take les liens financiers qui unissent com-
pagnies pharmaceutiques et médecins, et la dangereuse mais sans gravité particulière », pas d’accord : « C’est peut-être
influence que ces liens ont sur les chercheurs et les politi- dénonçait le Syndicat des l’immunité naturelle des gens
ques sanitaires. médecins généralistes fran- qui a joué et non le vaccin.
« L’industrie s’infiltre de plus en plus dans la recherche çais dans un éditorial daté du Quand on est prêt à dépenser
médicale. Avec la bénédiction des autorités provinciales 5 janvier. des centaines de millions de
et universitaires. On approuve des protocoles dont les « La population s’attendait dollars pour acheter, promou-
objectifs, les méthodes, l’interprétation et la diffusion des à voir des gens mourir dans voir et distribuer un vaccin, on
résultats sont biaisés en faveur du commanditaire du pro- la rue. Or, une pandémie de doit bien avoir quelques mil-
duit étudié », dit Pierre Biron. Pour lui, « l’institution médi- niveau 6 veut simplement dire lions pour faire une enquête
cale est éthiquement en faillite ».
que le virus est très contagieux épidémiologique, qui est de
et qu’il se répand partout dans première importance. Or,

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« LES COÛTS LIÉS À L’ABSENTÉISME ET Le « Dr Grippe »
AUX CONSULTATIONS SONT BEAUCOUP
PLUS ÉLEVÉS QUE CEUX QUI SONT
pointé du doigt
RELIÉS AU VACCIN. UN VACCIN QUI A Cette pandémie a-t-elle été procla-
JUSTEMENT EMPÊCHÉ BEAUCOUP DE mée pour rien ? Plusieurs observateurs
MALADIES ET D’HOSPITALISATIONS pointent du doigt l’un des principaux
conseillers de l’OMS, le Dr Albert
AUX SOINS INTENSIFS. »
Photo : Courtoisie MSSS

Osterhaus, un virologue de réputation


Dr Alain Poirier, directeur national internationale. Le Dr Osterhaus est
de santé publique au ministère de aussi directeur du European Scientific
la Santé et des Services sociaux
du Québec Working group on Influenza (ESWI),
un organisme qui se dit indépendant,
mais qui n’en demeure pas moins
cette étude n’a pas été faite. Et ça, c’est que l’échec rejaillisse sur les gens qui
financé par 10 laboratoires pharma-
inexcusable. » ne sont pas responsables du désastre : ceutiques parmi lesquels figurent
Pour le Dr Poirier, c’est un peu comme 99,9 % des acteurs de la scène natio- GlaxoSmithKline, Novartis, Sanofi
si le Québec avait fait des réserves : nale ont été de bonne foi dans cette Pasteur et Baxter Vaccines. Le parle-
« Le matériel acheté sera utilisé de toute histoire. Il a peut-être suffi d’une demi- ment néerlandais a d’ailleurs procédé
façon. » Pierre Biron est catégorique : douzaine de scientifiques véreux pour à un débat d’urgence entourant les
« C’est scandaleux que des dépenses exa- créer pareille dérive au niveau mondial », activités du Dr Osterhaus.
gérées, puisées à même les fonds publics, observe le professeur Turcotte. Le Dr Karl Weiss, microbio-
suivies d’une propagande qui étouffe dans « Je ne crois pas que les citoyens logiste-infectiologue à l’hôpital
l’œuf toute possibilité de débat public, perdront confiance », dit le Dr Alain Maisonneuve-Rosemont et professeur
titulaire de clinique à la Faculté de
aient pu avoir lieu », dit-il. Poirier. « Nous avons ajusté toutes nos
médecine de l’Université de Montréal,
interventions en fonction de la gra-
Perdre confiance vité de la situation, et nous avons agi
objecte : « Être financé par 10 compa-
gnies pharmaceutiques n’est pas pro-
Beaucoup sont restés sceptiques avec modération. » Dans un contexte blématique ; l’être par une seule, oui. »
devant l’alarmisme des autorités sani- pandémique, « on vous blâme autant si D’autres noms étroitement
taires. Même la directrice générale de vous agissez que si vous ne faites rien », associés à l’industrie pharmaceuti-
l’OMS, la Dre Margaret Chan, recon- observe le Dr Karl Weiss. Il est vrai, que ont aussi émergé récemment.
naît que le monde a perdu confiance en admet-il, que le risque de voir des gens Notamment, le professeur Juhani
son organisation. « En grande partie à sous-estimer l’alerte la prochaine fois est Eskola, qui fait partie du groupe
cause des moyens de communication bien réel. de conseillers experts de l’OMS,
modernes, Internet en tête », dit-elle. Il Un grand défi attend les autorités et qui avait omis de déclarer que
GlaxoSmithKline, le fabricant du vac-
faut dire que les points de vue, la lec- sanitaires si les accusations de conflits
cin Pandemrix acheté par le Canada
ture des données et l’interprétation des d’intérêts se confirment : « Il faudra alors
et l’Angleterre entre autres, finançait
événements sont extrêmement polarisés expliquer à la population que nous avons l’Institut de recherche qui l’emploie.
sur le Net. Pour le profane, difficile de été collectivement victimes d’un orga- Au fil des ans, l’industrie phar-
savoir qui dit vrai. nisme qui était investi de la mission de maceutique s’est intégrée de façon
Maintenant que le doute est semé, nous protéger et qui ne l’a pas fait pour structurelle dans la sphère médicale.
comment la population réagira-t-elle la des motifs bassement commerciaux », Difficile, donc, de démêler les liens
prochaine fois ? « Le grand danger, c’est conclut Fernand Turcotte. inextricables qui unissent tout ce
beau monde. Sans une enquête
rigoureuse et indépendante, nous ne
« LA POPULATION S’ATTENDAIT À VOIR saurons jamais ce qui s’est réellement
DES GENS MOURIR DANS LA RUE. OR, passé.
UNE PANDÉMIE DE NIVEAU 6 VEUT
SIMPLEMENT DIRE QUE LE VIRUS EST
TRÈS CONTAGIEUX ET QU’IL SE RÉPAND
PARTOUT DANS LE MONDE. »
Dossier Web exclusif
Dr Karl Weiss, microbiologiste- Lisez l’entrevue intégrale
infectiologue à l’hôpital menée avec M. Fernand Turcotte
Maisonneuve-Rosemont et ainsi que d’autres articles au
professeur titulaire de clinique à la
Faculté de médecine de l’Université www.protegez-vous.ca/pandemie
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