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Se former à l'Audit Interne

> S'initier à l'audit interne

Fiches Techniques

1. Le processus de contrôle
2. La loi de sécurité financière
3. Sarbanes-Oxley Act, section 404
4. Les compétences de l’auditeur

Sommaire

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1- Le processus de contrôle
Des définitions sectorielles multiples du contrôle interne...
La banque
Les établissements de crédit doivent se doter d’un contrôle interne, qui comprend notamment :
• Un système de contrôle des procédures et des procédures internes
• Une organisation comptable et du traitement de l’information
• Des systèmes de mesure des risques et des résultats
• Des systèmes de surveillance et de maîtrise des risques
• Un système de documentation et d’information
• (Règlement CRBF 97-02)

L’assurance
Ensemble de règles de sécurité du fonctionnement des services, fixées par le directeur général et supervisées par le
conseil d’administration, associées à des structures de contrôle de leur application et de leur efficacité.
Les méthodes et procédures mises en place au titre du contrôle interne doivent permettre à l’entreprise de s'assurer de
la bonne conduite de ses opérations, et en particulier de :
• La qualité de l'information comptable et financière ;
• L'application de la stratégie générale fixée par le conseil d'administration et la réalisation des opérations qu'il a
décidées ;
• La surveillance et l'évaluation des risques ;
• La conformité aux lois, règlements et normes professionnelles de ses opérations. (Consultation publique ACAM)

Les organismes sociaux


Sous réserve de leur compétence respective, le directeur et l'agent comptable conçoivent et mettent en place, en
commun, un dispositif de contrôle interne permettant de pallier les risques financiers inhérents aux missions confiées
aux organismes de sécurité sociale.
Un contrôle par sondage de l'existence de procédure fiable de vérification des opérations et d'exactitude matérielle des
calculs de liquidation peut être mis en place.
La mise à jour du dispositif de contrôle interne peut être effectuée par un service d'audit interne, éventuellement assuré
par une structure intercaisses. (Décret du 10 Août 1993)

Les sociétés cotées


Le contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre sous sa responsabilité, qui vise à assurer :
• La conformité aux lois et règlements ;
• L’application des instructions et des orientations fixées par la Direction Générale ou le Directoire ;
• Le bon fonctionnement des processus internes de la société, notamment ceux concourant à la sauvegarde de ses
actifs ;
• La fiabilité des informations financières ;

Et d’une façon générale, contribue à la maîtrise de ses activités, à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente
de ses ressources. (Cadre de référence de l’Autorité des Marchés Financiers)

... A une définition générique de référence


Le Contrôle Interne est un processus :
• Mis en œuvre par le Conseil d’administration, les dirigeants et le personnel d'une organisation
• Destiné à leur donner une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs de l'organisation :
- Efficacité et efficience des opérations
- Fiabilité des états financiers publiés
- Respect des lois et des réglementations applicables
- (Modèle COSO)

Diversité des modèles de contrôle interne


• Internationaux
- COSO
- CoCo
- Turnbull Report

Fiche
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• Le Cadre de référence de l’Autorité des Marchés Financiers :

COSO CoCo
Définition du contrôle interne Le Contrôle Interne est un processus Eléments d'une organisation (y
mis en œuvre par le CA, les dirigeants compris les ressources, les systèmes,
et le personnel d'une organisation les processus, la culture. la structure
destiné à leur donner une assurance et les tâches) qui, collectivement,
raisonnable quant à la réalisation des aident les gens à réaliser les objectifs
objectifs suivants : de l'organisation
• efficacité et efficience des opérations
• fiabilité des états financiers publiés
• respect des lois et des
réglementations applicables
Composants du Contrôle interne Environnement de contrôle, évaluation But, engagement, capacité et
des risques, activités de contrôle, surveillance et apprentissage
information et communication et
pilotage

Source Internal auditing : Assurance et Consulting Services

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2- La loi de sécurité financière


Un article important : le 117
Le président doit rendre compte à l’assemblée :
• des conditions de préparation et d’organisation des travaux du conseil d’administration ou du conseil de surveillance;
• des procédures de contrôle interne mis en place par la société;
• des éventuelles limitations que le conseil d’administration apporte aux pouvoirs du directeur général.

À l’origine ce texte concernait les sociétés anonymes et l’ensemble des sociétés cotées.
La loi a été révisée en juillet 2005 et ne concerne plus que les sociétés cotées.

Les limites
Il n’y a pas de sanction prévue à l’encontre du président en cas d’absence de rapport ou en cas d’inexactitude dans son
contenu. Il n’est pas demandé de présenter un inventaire des différents risques de la société, que ce soit sous forme de
cartographie ou autrement. Le rapport n’a pas à contenir d’informations sur les défaillances observées.

Les rapports présentés


Une enquête réalisée par l’IFACI sur un échantillon de 101 rapports permet de tirer les enseignements suivants :
• À quelques rares exceptions près, les rapports sont essentiellement descriptifs.
• La moitié des sociétés font référence à l’existence de procédures d’identification et de suivi des principaux risques
et plus d’un tiers fait mention d’une cartographie des risques sans pour autant en faire la publication.

Une extension du rôle des commissaires aux comptes


Son domaine de validation est élargit à la validation des procédures décrites dans le rapport du président pour autant
qu’elles concernent l’élaboration et le traitement de l’information comptable et financière.

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3- Sarbanes-Oxley Act, section 404


Les grands principes
Cette loi, votée en 2002 suite aux nombreux scandales financiers aux USA, dont Enron et Worldcom, repose sur les
principes suivants :
• la responsabilité des dirigeants de l’entreprise (CEO,CFO) est engagée vis-à-vis des états financiers publiés
(jusqu’à 20 ans de prison et 5 millions $ d’amendes) ;
• la Direction doit se prononcer sur l’évaluation de l’efficacité du contrôle interne portant sur le reporting financier ;
• les commissaires aux comptes doivent certifier et établir un rapport sur :
• l’évaluation du contrôle interne faite par le management ;
• leur propre évaluation de l’efficacité du contrôle interne concernant le reporting financier ;
• les défaillances significatives doivent être signalées à la SEC.

La mise en œuvre de la loi


Un travail d’organisation, d’analyse et de documentation considérable :
• procéder au scoping pour déterminer quels sont les comptes impactés, les entités concernées ;
• documenter tous les processus significatifs ;
• identifier les risques et les contrôles clés qui permettent de prévenir ou détecter les risques de non fiabilité de
l’information financière ;
• déterminer si les contrôles clés sont bien conçus et fonctionnent correctement ;
• tester les contrôles clés et documenter les résultats ;
• mettre en œuvre des plans d’actions permettant de corriger les déficiences identifiées.

Fiche
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4- Les compétences de l’auditeur


I. La capacité d’écoute
La capacité d’écoute nécessite beaucoup de flexibilité.

Écouter, c’est :
• entendre, comprendre, reformuler
• observer l’autre et se rapprocher de son mode de fonctionnement
• se mettre à sa place
• ne pas interrompre l’interlocuteur, surtout lorsque l’on n’est pas d’accord avec lui
• écouter sans le filtre de ses propres opinions
• ne pas juger
• poser des questions pour bien comprendre ce que veut dire l’autre
• bien comprendre le point de vue de l’autre et les raisons qui le sous-tendent

Ce n’est pas :
• être d’accord avec les autres
• abandonner ses propres points de vue

C’est essentiel pour :


• obtenir des informations lors des entretiens de prise de connaissance du domaine d’activité
• obtenir l’accord des audités à différents stades de la mission

II. La clarté d’expression


S’exprimer clairement, c’est :
• employer des mots justes et des mots univoques dont on va expliciter le sens afin que l’autre nous comprenne
• éviter le jargon
• s’assurer que l’interlocuteur a bien compris
• répondre clairement aux questions posées
• bien articuler
• revenir sur un point si on a le sentiment de ne pas avoir été clair
• structurer ses entretiens
• éviter de noyer son interlocuteur dans des détails

Ce n’est pas :
• faire de belles phrases

C’est essentiel pour :


• expliquer quelque chose
• obtenir l’accord de son interlocuteur

III.La confiance en soi


Avoir confiance en soi, c’est :
• se donner à soi-même assez de crédit pour intervenir dans une relation à deux ou en groupe
• avoir une représentation positive de ce que l’on va pouvoir apporter aux autres en étant conscient de nos ressources
et de nos limites
• être capable d’afficher ses positions sans anxiété excessive
• regarder les autres quand on leur parle

Ce n’est pas :
• n’avoir aucun doute
• dominer les autres
• être toujours sûr de soi.

C’est essentiel pour :


• écouter les audités
• remettre en cause ses propres certitudes
• présenter un point de vue différent de celui de son interlocuteur.

Fiche
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IV.L’esprit d’équipe et la sociabilité
Avoir un esprit d’équipe et être sociable, c’est :
• aimer travailler avec d’autres
• contribuer à la bonne entente et à la cohésion du groupe
• insuffler un climat de coopération
• s’adapter aux situations et aux personnes
• chercher à comprendre les autres
• privilégier l’intérêt général au sien

Ce n’est pas :
• être toujours d’accord avec les autres
• négliger ses propres intérêts
• éviter les conflits

C’est essentiel pour :


• entrer facilement en contact avec les audités
• installer un climat de coopération
• collaborer avec ses collègues
• préserver l’intérêt de l’organisation

V. L’ouverture d’esprit et la créativité


Avoir l’esprit ouvert et être créatif, c’est :
• aimer affronter des problèmes complexes
• être attiré par les idées novatrices
• être curieux
• sortir des schémas habituels
• trouver des solutions innovantes
• savoir remettre en question ses points de vue
• s’intéresser aux opinions différentes des siennes

Ce n’est pas :
• ne pas tenir compte de la réalité
• avoir des idées farfelues
• disperser son attention

C’est essentiel pour :


• aborder une situation sous différents angles
• faire des recommandations à valeur ajoutée
• développer son expertise

VI.L’indépendance d’esprit
Faire preuve d’indépendance d’esprit, c’est :
• oser avoir des avis différents des autres
• avoir un esprit critique
• refuser le "prêt à penser"

Ce n’est pas :
• contester systématiquement les idées des autres
• refuser de changer d’avis
• penser qu’on a toujours raison

C’est essentiel pour :


• ne pas se laisser manipuler
• "vendre" des recommandations
• préserver les intérêts de l’organisation

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VII.La persévérance
Faire preuve de persévérance, c’est :
• être tenace
• aller jusqu’au bout des choses
• ne pas baisser les bras devant les difficultés
• s’atteler aux problèmes dans leurs moindres détails

Ce n’est pas :
• s’entêter
• se noyer dans les détails
• être pointilleux

C’est essentiel pour :


• mener une mission jusqu’à son terme avec une énergie et une implication constantes
• bien boucler ses dossiers
• faire face aux difficultés rencontrées

VIII.La capacité d’analyse


La capacité d’analyse, c’est :
• savoir prendre du recul
• réfléchir avant d’agir
• rechercher des informations pour comprendre
• regarder un problème sous différents angles
• structurer sa pensée

Ce n’est pas :
• tergiverser
• ne pas agir

C’est essentiel pour :


• bien comprendre le contexte et les problèmes éventuels des audités
• analyser les causes des dysfonctionnements observés
• faire des recommandations appuyées sur une bonne analyse

IX.La capacité de synthèse


Montrer des capacités de synthèse, c’est être capable de :
• structurer sa pensée
• faire des liens entre différentes informations
• distinguer l’essentiel du détail
• présenter un problème de façon claire, cohérente et synthétique

Ce n’est pas :
• être simpliste
• ne pas tenir compte des détails

C’est essentiel pour :


• structurer ses rapports
• rédiger des feuilles de constats qui vont à l’essentiel

X. La capacité d’organisation
Savoir s’organiser, c’est être capable de :
• structurer son activité
• gérer les priorités

Ce n’est pas :
• être un obsessionnel du classement et du rangement

C’est essentiel pour :


• travailler en équipe
• classer ses documents de travail
• permettre aux autres de s’y retrouver dans nos documents
• gagner du temps

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