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1. La définition et l'organisation de base de la phrase http://bv.alloprof.qc.ca/f1129.

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2. La position des éléments phrastiques dans l'ordre linéaire
3. Les propositions subordonnées, les subordinateurs
4. Les propostions subordonnées; l'emploi des modes et des temps verbaux.
5. Verbes semi-auxiliaires
6. Temps et modes
7. Concordance des temps http://www.synapse-fr.com/manuels/CONCOR.htm
8. Adverbes
9. Verbes impersonnels √
10. Inversion/reprise du sujet
11. Pronoms
12. Articles
13. Prépositions http://www.etudes-litteraires.com/preposition.php
14. Constructions verbales avec prépositions
15. Constructions adjectivales avec prépositions
16. Démonstratifs, possessifs – remarques contrastives
17. Féminisation des mots de métiers, fonctions, grades ou titres
18. Anglicismes
19. Néologismes
20. Euphémismes/exagérations
21. Sigles/accroymes
22. Libertés syntaxiques

PERIPHRASE

La périphrase factitive est une figure grammaticale à sens causatif. Le verbe faire est un semi-
auxiliaire puisqu'il est suivi d'un infinitif avec lequel il fait un corps. Le sujet ne fait pas
l'action directement lui-même, mais il est la cause de l'action sans agir lui-même. Les
constructions peuvent être explicites ou implicites. Les construction directes (explicites) ne
comportent aucune préposition, alors que les constructions indirectes sont construites à l'aide
d'une préposition. On ne peut pas avoir deux objets sans prépositions. Dans la phrase Pierre
fait construire une maison, Pierre est le sujet du verbe 'faire', pendant qu'une maison l'est pour
l'infinitif 'construire'. La phrase Pierre fait construire une maison à un entrepreneur
ressemble à complément d'objet indirect datif. Si à un entrepreneur est remplacé par par un
entrepreneur, cela fera la phrase ressembler le complément d'agent. Certains verbes transitifs
peuvent s'employer implicitement comme verbes factitifs – Pierre construit une maison dans
la banlieue lyonnaise. Dans ce cas-là, soit Pierre l'a fait construit par des ouvriers, soit il la
construit lui-même. Il y a quelque suffixes français qui apportent une valeur factitive – (i)ser,
(i)fier forment les verbes tels comme neutraliser, vitrifier, utiliser, pasteuriser... L'infinitif qui
suit 'faire' et qui a son propre sujet fait le prédicat de la proposition infinitive – Je fais entrer
les étudiants. Le verbe 'faire' et l'infinitif font un corps et on ne peut insérer rien entre eux – la
seule fois quand le pronom peut diviser le deux est avec l'impératif affirmatif: Fais-les
manger. C'est aussi la raison pourquoi le participe passé 'fait' n'est pas variable: Les fruits que
j'ai fait... La construction 'se faire' se differe de la construction faire + infinitif seulement par
sa valeur passive: Pierre se fait aimer de tous. Ici la préposition 'de' est utilisée avec les états
et on emploie la préposition 'par' pour les actions concretes. Il y aussi une différence entre les
constructions faire/laisser/voir + infinitif. 'Faire' a le sens causatif et factitif. Dans la phrase
Pierre a fait payer ses dettes par Jean, Pierre a exercé sa volonté sur Jean, pendant que dans
la phrase Pierre a laissé payer ses dettes par Jean, Pierre tolere l'action, il ne l'a empeché pas,
bien qu'il l'ait pu. Le verbe 'voir' a une nuance de non-ingérence, ce que veut dire que Pierre,
dans la phrase Pierre a vu payer ses dettes par Jean, n'est pas en mesure d'influer sur
l'exécution du proces. Jean peut être introduit également par la préposition à. La relation entre
le verbe 'laisser' et l'infinitif est plus lâche, ce qui veut dire qu'on peut les séparer. Si l'infinitif
n'a pas de complément d'objet, l'agent peut etre introduit directement sans préposition.
L'emploi du pronom réfléchi est facultatif sauf avec les verbes essentiellement pronominaux.

LES IMPERSONNELS

Ce sont les verbes qui ne s'emploient que dans la troisieme personne du singulier. Les verbes
personnels qu'on peut employer aussi impersonnellement s'appellent les verbes unipersonnels.
Les verbes impersonnels sont précédés par la forme pronominale 'il' qui est invariable, ne peut
pas etre remplacé et régit l'accord du verbe en personne et en nombre. Cette forme n'a pas de
contenu sémantique et c'est pour cela qu'elle ne peut pas etre l'objet ni d'une interrogation
partielle ni d'emphase avec c'est...qui. On distingue deux types des verbes impersonnels: ceux
qui ne s'emploient qu'avec un sujet impersonnel et les verbes personnels qui peuvent
s'employer impersonnellement (suivis d'une séquence impersonnelle). 'Il' est nommé le sujet
apparent ou grammatical pendant que la suite impersonnelle est considérée d'etre sujet réel ou
logique. Les verbes essentiellement impersonnels incluent les verbes décrivant les
phénomenes météorologiques (il neige, il pleut), les verbes tels que falloir, s'agir de, il y a, il
en est, le verbe faire en combinaison avec les conditions météorologiques (il fait chaud) et le
verbe etre exprimant les indications temporelles (il est midi). La séquence du verbe
impersonnel est pronominalisée comme un objet tout en étant interprétée comme un sujet. 'Il'
impersonnel est sémantiquement vide bien qu'il occupe la place canonique du sujet et
fonctionne comme un régisseur verbal qui régit l'accord et le genre du verbe. La position
canonique du complément d'objet est vide et occupée par le sujet réel. Le déterminant du
constituant postverbal est généralement indéfini ou négatif (Il est arrivé une catastrophe). La
séquence impersonnelle peut prendre la forme d'un groupe nominal, d'une complétive, d'un
infinitif, d'un pronom. 'Il' impersonnel peut apparaître dans la place vacante du sujet en forme
passive – Il a été vendu plus de dix livres. Il s'agit d'une forme de phrase passive ou le
complément d'objet actif n'a pas changé de position. La meme situation est présente dans les
constructions pronominales „passives“ auxquelles il n'y a pas de complément d'agent. Il y a
une tendance a éviter les complétives et infinitives en position de sujets antéposés au sytagme
verbal.

FÉMINISATION

Alors que le genre grammatical des noms non animés est arbitraire, le genre des noms animés
est en général déterminé par le sexe des etres désignés. Toutefois l'homologie entre le genre
naturel et le genre grammatical n'est pas toujours observée: il existe des noms masculins
désignant des femmes (un mannequin) et des noms féminins s'appliquant a des hommes (une
sentinelle). Grâce a l'évolution sociale, un grand nombre de professions traditionnellement
réservées aux hommes est aussi ouvert aux femmes, bien que le masculin jouisse d'un plus
grand prestige: Madame le secretaire. Les professions modestes font facilement leur féminin.
Il y a des regles générales avec les suffixes –e (ami/ amie), -esse (comte/ comtesse), -ine (tsar/
tsarine), mais aussi quelques formes irrégulieres (compagnon/ compagne). Les formes en –e
peuvent etre irrégulieres aussi avec le redoublement des consonnes finales: paysan/ paysanne,
chat/ chatte. Les anciens comparatifs latins en –eur prennent aussi le suffixe –e (mineur/
mineure). Les noms féminins peuvent se terminer en suffixe –euse (danceur/ danceuse) et les
exceptions plus récentes provenant du latin se terminent en –trice (empereur/ impératrice). Il y
a aussi des exceptions en –eresse (demandeur/ demanderesse), mais les formes plus courantes
sont celles en –euse (demandeuse). Les noms latins en –(s)seur restent invariables au féminin,
comme c'est le cas avec un professeur/ une femme professeur. On reconnaît le genre des noms
en –e, -aire et –iste tel qu'éleve, mais aussi quelques exemples comme enfant, seulement par
les articles masculins ou féminins. Il y a aussi des mots de radicaux différents: frere/ soeur.
Certains noms de personnes désignant des professions n'ont pas de forme féminine, tels que
auteur, juge et écrivain. On les appelle les mots épicenes parce que leur forme ne varie pas
selon le genre. Quelque fois le contexte est suffisant pour indiquer le sexe, mais pour plus de
précisions, on ajoute masculin, féminin, homme, femme etc. Avec les noms épicenes, on a
aussi le probleme de l'accord des adjectifs et participes – si l'apposition n'est pas détachée, il
n'y a pas d'accord: le temoin Julie est prié, mais Madame le président est habillée. Bien qu'il y
ait de plus en plus de professions qui s'ouvrent aux femmes, il arrive encore que le forme du
féminin désigne l'épouse et non pas la femme qui exerce la profession: la générale. On doit
faire attention aux différences sémantiques entre les formes paralleles du masculin et du
féminin – la courtisane peut désigner une femme d'un haut rang social, mais aussi une demi-
mondaine. Les noms tels que grand couturier perdent leur prestige au féminin et sont
employés modestement au féminin. Les tendances récentes recourent au déterminant (la
professeur), ce qui est le plus simple ou a ajouter le –e du féminin (déléguée, auteure). La
formation en –trice est aussi tres productive (sculptrice). On reste de voir quelles formes vont
prévaloir.

ANGLICISMES

Un anglicisme est un emprunt fait à la langue anglaise par une autre langue. L'anglicisme naît
soit de l'adoption d'un mot anglais par suite d'un défaut de traduction, même si un terme
équivalent existe dans la langue du locuteur, soit d'une mauvaise traduction, comme le mot-à-
mot. L'usage du français contemporain est marqué par de nombreux anglicismes. On peut
classer les anglicismes en six catégories: l'anglicisme sémantique (définitivement pour
definitely au lieu de certainement, opportunité pour opportunity au lieu d'occasion, mature au
lieu de mûr), l'anglicisme lexical (l'emprunt de mots ou d'expressions anglais employés tels
quels – feedback au lieu d'appréciation), l'anglicisme syntaxique (le calque de constructions
syntaxiques propres à la langue anglaise – être en charge de (in charge of), la fréquence de
l'article indéfini dans les appositions – Sisley, un peintre impressionniste), l'anglicisme
morphologique (des erreurs dans la formation des mots – les actifs d'une société (the assets)),
l'anglicisme phonétique et phonologique (une faute de prononciation – zoo prononcé [zu] au
lieu de [zo] ou [zoo], le suffixe –ing prononcé comme un nasale velaire), l'anglicisme
graphique (l'emploi d'une orthographe ou d'une typographie qui suit l'usage anglo-saxon –
point décimal au lieu de la virgule et des guillemets anglais “ ” à la place des guillemets
français « », emploi des majuscules aux noms communs). La langue des traducteurs et
journalistes est aussi sujet aux influences anglaises et la précipitation dans laquelle ils
travaillent ouvre la voie aux emprunts et faux amis, par exemple quant aux noms
géographiques (Rouanda devient Rwanda). Quelques mots ont fait l'aller-retour – apres
l'anglais les a empruntés du français, ils sont apparus en français dans la forme anglaise:
tennis (tenez), standard (étendard). On distingue quelques anciens emprunts comme redingote
(riding coat) et ceux qui sont plus récents et sont entrés dans l'usage courant: briefer, cool. Le
français a tendance a donner des prefixes ou suffixes aux mots empruntés pour les rendre plus
dans l'esprit du français, par exemple logiciel (computer), déboguer (bug), gadgétiere
(gadget). Malgré les effort, les équivalents français trop longs ou maladroits ne sont pas entrés
dans l'usage: disque audionumérique (compact disc) a été adapté en disque compact qui suit
les regles morphosyntaxiques de la langue française. Le français du Canada est encore plus
exposé aux anglicismes, alors on y trouve des calques (pâte a dents pour tooth paste), des
équivalents (fin de semaine pour week-end, mais soufflé pour pop corn) et le suffixe –eur
(supporteur pour supporter).

NÉOLOGISMES

Un néologisme (du grec ancien néos, « nouveau », et lógos, « parole ») est un mot nouveau.
De manière générale, le phénomène de création de nouveaux mots est appelé « néologie ». On
distingue le néologisme objectif, naturel à la langue, qui est un nouveau lemme construit par
dérivation, dérivation impropre, mot composé, acronymie, abréviation, utilisation d'un mot-
valise (fusion d'au moins deux mots), etc. (et non hérité d'un état plus ancien de la langue ou
emprunté d'une autre langue), du néologisme subjectif, qui est le fait d'un auteur ou d'une
personnalité ; on en fait alors une figure de style car il peut entrer de manière caractéristique
dans la formation d'un style littéraire propre. Le néologisme objectif est d'usage limité (à un
jargon, un sociolecte, technolectes etc...). S'il se maintient dans le lexique (et n'est pas
seulement un effet de mode), les locuteurs n'auront, au bout d'un temps variable, plus
l'intuition de sa nouveauté. C'est quand le néologisme est acquis par un assez grand nombre de
locuteurs qu'on peut dire qu'il est lexicalisé. Dans ce cas, il commence généralement par être
admis par certains dictionnaires. Il convient de se rappeler que ceux-ci ne font que représenter
l'usage : ce n'est pas parce qu'un dictionnaire accepte un néologisme que celui-ci est lexicalisé
mais l'inverse. L'emprunt de mots d'une langue vers une autre, de l'anglais au français par
exemple (« mail », « internet », « parking » etc...) est une méthode de création naturelle de
néologisme, notamment dans le domaine informatique (par exemple courriel, tapuscrit). De
nombreux néologismes apparaissent pour des raisons pratiques et perdent rapidement leur
valeur de nouveauté. En littérature on utilise souvent des néologismes pour des considérations
esthétiques, dans le cadre des mythopoeïa par exemple comme chez Henri Michaux,
Raymond Queneau, Boris Vian dans „L'écume des jours“, Alfred Jarry dans son Ubu. Pour
créer les néologismes objectifs on emploie le plus souvent les prefixes productifs tels que
auto- (autofiction) et dé- (décivilisation) ou les suffixes –erie pour les noms (croissanterie) et
–iser pour les verbes (mondialiser). Actuellement dans la langue française, comme dans bien
d'autres langues, beaucoup de néologismes sont issus de l'anglais, souvent par calque. Le
néologisme montre son utilité dans l'adaptation de la société aux besoins d'efficacité dans la
communication et il est alors vecteur et indice de progrès dans un domaine de connaissance
ou de perception de la réalité.

SIGLES/ACCRONYMES

L'abréviation, sigle et acronyme désignent une forme de mot, indépendant de sa nature. Il peut
en effet s’agir de noms, mais aussi d’adjectifs, de verbes, ou de locutions. Il s’agit en fait de
trois notions imbriquées.
Une abréviation est le raccourcissement d’un mot ou d’un groupe de mots (etc. pour et cetera,
pro pour professionnel, manif pour manifestation). Les abréviations comprennent aussi les
exemples tels que le pitaine (capitaine), la strasse (administration) et le pseudo-suffixe –o
(journalo, mécano).
Un sigle est l’abréviation d’une locution qui n’en garde que les initiales (J.O. pour jeux
olympiques, TGV pour Train a grand vitesse). Du latin juridique sigla « signes abréviatifs »,
le mot désigne selon le Petit Robert, une « suite des initiales de plusieurs mots qui forme un
mot unique prononcé avec les noms des lettres. » Les sigles, français ou étrangers, s'écrivent
en lettres capitales sans point abréviatif, ni espace, ni trait d'union entre les lettres. Et sans
accent également. Ils sont invariables. Parfois les initiales des personnes fameuses peuvent
devenir les sigles eux-memes: BB (Brigitte Bardot), YSL (Yves Saint-Laurent). Aussi doit-on
faire la différence entre les sigles qui ne se prononcent jamais comme des sigles: M.
(monsieur), pp. (pages).
Un acronyme est un sigle dont l’enchaînement des lettres se lit comme un mot simple (au lieu
de devoir être épelé), parfois ces acronymes deviennent des mots ordinaires, qui est un
processus commençant par leur passage en minuscules (ONU pour Organisation des Nations
Unies, sida pour syndrome d’immunodéficience acquise). Du mot anglais acronym « mot
formé d'initiales ou de syllabes de plusieurs mots » désigne selon le nouveau Petit Robert, un
« sigle prononcé comme un mot ordinaire. » Ils s'écrivent généralement en lettres capitales et
suivent les męmes rčgles que les sigles : pas de point abréviatif, pas de trait d'union, pas
d'accent. Lorsque l'acronyme est devenu nom commun comme sida (syndrome
immunodéficitaire acquis), il s'écrit alors en lettres minuscules, éventuellement avec capitale
initiale. Le cas échéant, l'acronyme sera accentué. Dans ce cas, il accepte - comme un nom
commun - la marque du pluriel.
Les dérivations a partir des sigles et des acronyms sont nombreuses: smicard (SMIC – Salaire
Minimum Interprofessionnel de croissance), onusien (ONU), mais il y a aussi quelques
difficultés quand un sigle est prononcé comme un acronyme, par exemple dans la phrase Les
Tucs gagnent moins que le SMIC parce que TUC est prononcé Tuc et pas T.U.C (Travail
d'utilité collective).

EUPHEMISMES/EXAGERATIONS

Un euphémisme, du grec : « euphemismos », du grec « phêmi » (« je parle ») et « eu » («


bien, heureusement »), est une figure de style qui consiste à atténuer l'expression de faits ou
d'idées considérés comme désagréable dans le but d'adoucir la réalité. On parle aussi d'«
euphémisme de bienséance » lorsqu'il y a déguisement d'idées désagréables. Il a pour
antonyme l'hyperbole. La figure s'appuie principalement - et c'est là sa spécificité qui en fait
un procédé fondateur de l'ironie - sur des figures dites du « voisinage » qui sont la métonimie,
l'emprunt, la périphrase, la litote, l'antiphrase. Étymologiquement, l'euphémisme a à voir avec
la superstition, en effet l'expression peut se paraphraser par : « parler sans prononcer aucune
parole de mauvais augure ». Puisque la figure se fonde sur d'autres figures de style, on le
découvre par ses effets, variés et liés aux raisons qui motivent l'adoucissement d'une idée
insupportable et qui peuvent être : superstition devant la mort (dans l'expression « Il est parti
», « départ/ disparition » pour mort), raisons d'ordre politique (la guerre d'Algérie par exemple
est appelée « La guerre sans nom », « pays en voie de développement » pour les pays sous
développés), la simple convenance et bienséance (« le petit coin » pour désigner les toilettes,
« âge d'or » pour la vieillesse), le langage sublime ou précieux (à ce titre la poésie y a recours
pour dépasser les mots vulgaires).
Des mots de la langue sont également des euphémismes: des substantifs comme « tumeur »
pour « cancer », des verbes comme « supprimer » pour « tuer », et des locutions verbales
comme « chatouiller les côtes » pour « battre ».
On a recours à l'euphémisme à tous les niveaux de langage, dans l'argot et dans la langue
populaire comme dans l'académisme.
La figure de l'euphémisme est omniprésente dans l'expression du « politiquement correct », et
massivement utilisée en temps de guerre.
L'exagération est une figure de style consistant à exagérer l'expression d'une idée ou d'une
réalité afin de la mettre en relief. C'est un procédé proche de ceux de l'emphase et de
l'amplification. Elle s'oppose catégoriquement à la litote, figure inverse, qui tend à tout
diminuer et à l'euphémisme, qui cherche à alléger ou amoindrir la réalité. L'exagération se
fonde sur des procédés linguistiques propres et reconnaissables : adjectifs mélioratifs ou
dépréciatifs, qualificatifs forts (« magnifique, splendide »), superlatifs (« très, trop, le plus »),
affixes à valeur superlative (préfixes comme « super, hyper maxi »; suffixes en "-issime").
Quelques examples d'exagération sont « le quatrième meilleur joueur de France » (le meilleur
est le premier), « vivre mieux, encore mieux » pour bien vivre.

LIBERTÉS SYNTAXIQUES

La liberté syntaxique est testée via plusieurs transformations phrastiques ou à l'intérieur du


groupe nominal. Le degré de liberté syntaxique constaté est utilisé de manière scalaire
(variations en intensité et en portée). Nous entendons ici les phénomenes tels que la
conversion syntaxique ou la dérivation impropre qui inclut le changement de catégorie
comme dans parler bas, couter cher, voir clair, voler haut, chanter juste, ou l'adjectif prend le
rôle d'adverbe, mais aussi plurier (nom) qui devient adjectif avec la signification varié et vécu
(participe passé) qui se transforme en nom pour signifier l'expérience. Autres exemples avec
la conversion syntaxique comprennent les expressions vivons jeune (l'adjectif jeune devient
adverbe) et arriver facile signifiant sans difficulté. S'habiller mode vient a remplacer „a la
mode“ en supprimant l'article et la préposition et les exemples tels que timbre-poste,
assurance vieillesse, prose artiste et pause café montrent que la suppression de la préposition
qui lierait le deux éléments est devenue presque quotidienne et pas anormale.

VERBES PRONOMINAUX

Un verbe pronominal est un verbe accompagné d’un des pronoms personnels me, te, se, nous,
vous, se ne remplaçant pas une personne, un animal ou une chose autre que le sujet. Les
verbes pronominaux ne peuvent pas se mettre au passif. Ils sont conjugués avec l'auxiliaire
'etre'. Un verbe accidentellement pronominal est un verbe qui s’emploie aux formes simple et
pronominale : le se n’est pas lexicalisé. Les verbes accidentellement pronominaux peuvent
être réfléchis (l'action revient et se réfléchit sur le sujet, l'etre désigné exerce une action sur
lui-meme, on utilise les pronoms COD (se laver) ou COI (se donner)), réciproques (deux ou
plusieurs sujets agissent non pas sur eux-memes, mais l'un sur l'autre, l’action est à la fois
accomplie et reçue par chacun d’eux, on utilise aussi les pronoms COD (se battre) ou COI (se
dire, se téléphoner), le réciproque peut être renforcé par l’un … l’autre/ les uns … les autres,
mutuellement, réciproquement, entre eux et certains réciproques peuvent être renforcés par le
préfixe entre- (s'entraider)) ou avoir le sens passif (sans indication d'agent, par ex. se vendre).
Il y a aussi des verbes qui sont essentiellement pronominaux. Ce sont les verbes qui
n'existent qu'a la forme pronominale, tels que s'absentir, s'en aller et se méfier. Ces verbes
n’ont généralement ni sens réfléchi, ni sens réciproque ni sens passif et il est généralement
difficile, voire impossible, de donner une fonction au pronom conjoint.
Bien qu'ils soient conjugués avec l'auxiliaire être, les verbes pronominaux n'accordent pas
systématiquement leur participe passé avec leur sujet. Ils suivent différentes règles selon la
fonction du pronom réfléchi. Si le pronom n'a pas de fonction propre, l'accord se fait avec le
sujet. C'est le cas pour les verbes qui n'existent qu'à la forme pronominale (verbes
essentiellement pronominaux) et pour les pronominaux passifs – Ils se sont souvenus de cette
histoire. Le pronom des verbes pronominaux réfléchis (il se lave) et réciproques (ils se
téléphonent) l'accord se fait comme si le verbe était conjugué avec l'auxiliaire avoir. Il
convient donc de savoir si le pronom réfléchi est COD ou non pour savoir si le participe
s'accorde avec ce pronom ou non. Dans la phrase Ils se sont lavés on accorde le participe
parce que le pronom 'se' est COD de lavé et placé avant le participe. Dans la phrase Elles se
sont donné trois jours pour réfléchir il n'y a pas d'accord puisque le pronom réflexif n'est pas
COD – c'est trois jours placé apres le participe. Dans la phrase Différentes monarchies se sont
succédé 'succédé' ne s'accorde pas parce qu'il n'y a aucun COD.

L'ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ

Les participes des verbes qui se conjuguent avec 'avoir' ne s'accordent pas en général.
Néanmoins, ils s'accordent en genre et en nombre avec le complément d'objet direct (COD), si
celui-ci est placé avant: Ces fleurs, je les ai coupées. Si le complément d'objet direct est placé
après ou s'il n'existe pas, le participe passé conjugué avec "avoir" reste invariable: J'ai coupé
ces fleurs. Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "être" s'accorde en genre et en nombre
avec le sujet du verbe: Mes amies sont parties. Le participe passé sans auxiliaire (à valeur
d'adjectif) s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte:
des fleurs séchées. Les participes tels que compris, excepté et passé sont invariables quand ils
sont placés devant le nom ou le pronom – excepté les flammes. Quand ils sont placés apres le
nom, on les accorde. Quelques examples comme étant donné et fait + infinitif sont toujours
invariables. Les compléments circonstanciel de prix, valeur, poids etc. s'accordent quand on
les emploie métaphoriquement – les efforts que ce travail m'a coutés. Les participes tels que
dit, du, cru, pu et su restent invariables quand l'objet direct est un infinitif ou une préposition a
sous-entendre apres eux: J'ai fait tous les efforts que j'ai pu (sous-entendu: faire). Si l'infinitif
traduit une action du complément d'objet direct, on accorde le participe au COD: Les
violinistes que j'ai entendus jouer (ce sont les violinistes qui jouaient), mais si l'infinitif ne
traduit pas une action du COD, mais montre sa passivité, le participe reste invariable: La
chanson que j'ai entendu chanter. Cette regle vaut aussi pour laissé + infinitif – Les livres que
j'ai laissés tomber, mais La maison qu'elle a laissé saccager. Les participes passés précédés
de „en“ restent toujours invariables: Les romans, j'en ai beaucoup lu.
Le participe passé des verbes pronominaux réfléchis ou réciproques s'accorde avec le pronom
réfléchi quand celui-ci est COD: Pierre et Paul se sont battus, mais Ils se sont dit des injures.
Pour les verbes pronominaux dont le pronom n'est ni COD ni COI tels que s'apercevoir et se
souvenir, le participe passé s'accorde avec le sujet. Le participe passé des verbes tels que se
plaire, se rire et se rendre compte ne s'accordent jamais parce qu'ils ne peuvent avoir de
COD. Le participe passé des verbes impersonnels tels que il a fallu, il a fait reste toujours
invariable.

LA VOIX

Les voix sont les formes que prend le verbe pour exprimer le rôle du sujet dans l'action. Les
voix indiquent la relation existant entre le verbe, le sujet (ou le complément d'agent) et le
complément d'objet direct. On distingue traditionnellement la voix passive et la voix active.
Certains grammairiens considèrent le verbe pronominal comme une voix moyenne, d'autres le
considèrent comme un cas particulier de la voix active. Les verbes pronominaux ne peuvent
pas se mettre au passif. Le passif par contre peut etre exprimé par un verbe pronominal sans
indiquant le complément d'agent. Dans la voix active, le sujet fait l'action ou se trouve dans
l'état indiqué par le verbe: Le juge interrogea l'accusé. Les phrases contenant un verbe
transitif peuvent sans que le sens profond change, etre transformées de telle sorte que: le sujet
devient le complément d'agent, le complément d'objet devient le sujet, le verbe au moyen de
l'auxiliaire 'etre' et du participe passé se met au meme temps, mais au passif. C'est la voix
passive ou le sujet subit l'action: L'accusé fut interrogé par le juge. Comme on le remarque,
les mêmes mots dans la phrase n'ont pas les mêmes fonctions. Le groupe nominal "le juge",
sujet dans la voix active, est devenu complément d'agent dans la voix passive. Le groupe
"l'accusé", COD dans la voix active, est maintenant sujet. Le verbe aussi a changé de forme, il
est maintenant à une forme composée. Le complément d'agent est un nom ou un pronom
désignant l'etre ou la chose qui fait l'action dans une proposition passive. Il est introduit
généralement par la préposition 'par'. Toutefois on emploie la préposition 'de' lorsqu'il s'agit
de marquer le résultat d'une action (Les maisons étaient ornées de drapeaux), lorsque le verbe
est pris au figuré (Il est accablé de honte), lorsque le verbe exprime un sentiment (Elle est
aimée de tous) et devant un complément non accompagné de l'article défini ou d'un mot
déterminatif (La place était combrée de curieux). Le complément d'agent introduit par 'de'
peut etre représenté par le pronom adverbial 'en': Pascal plaisait a quelques femmes, il en
était admiré. 'On' sujet d'une phrase active se perd au passif. On appelle passif de résultat une
construction passive au présent indiquant une action achevée et correspondant a l'actif au
passé composé – La soupe est mangée. = On a mangé la soupe. Certains verbes transitifs tels
que avoir ou posséder ne peuvent pas etre mis au passif. Quand il n'y a pas de complément
d'agent, le participe passé équivaut souvent a un simple adjectif attribut – La rue était
obstruée. Seuls les verbes transitifs directs peuvent se mettre au passif ainsi que les verbes
transitifs indirects obéir, désobéir, pardonner: Vous serez obéi. Certains verbes transitifs
peuvent avoir un passif impersonnel ce qu'on emploie dans l'administration (Il en sera parlé).

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