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2019-

2020

des prix et de la concurrence.

La transparence des relations commerciales entre les


professionnels
Réalisé par : Fatima Zahra MRAH
Encadré par : M.Driouech

MASTER EN SCIENCES ET TECHNIQUES COMPTABLES ET FINANCIERES


Sommaire

Introduction
Chapitre 1 : La transparence dans les relations commerciales

I- La transparence
A- La facturation
B- La communication des barèmes des prix et les conditions
de vente

II- Les pratiques interdites


A- Interdiction des prix imposés
B- Interdiction des pratiques restrictives

Chapitre 2 : Le stockage clandestin

I- La définition légale du stockage clandestin


II- Les sanctions

Conclusion
Introduction

D'après les termes de l'Article 166 de la Constitution : Le Conseil de la Concurrence


est une institution indépendante chargée, dans le cadre de l'organisation d'une concurrence
libre et loyale, d'assurer la transparence et l'équité dans les relations économiques,
notamment à travers l'analyse et la régulation de la concurrence sur les marchés, le
contrôle des pratiques anticoncurrentielles, des pratiques commerciales déloyales et des
opérations de concentration économique et monopole.

La présentation du Conseil de la Concurrence impose d'abord de situer son rôle dans le


cadre de la politique économique et sociale du Maroc. Plus que jamais et plus
particulièrement lors de la dernière décennie, le Maroc aspire à mieux se positionner en
tant que pays émergent au sein d'un monde aux mutations infinies. Manifestement, il a
progressé dans cette voie parce qu'il est devenu conscient des impératifs d'ancrage à la
globalisation des économies, donc des défis de la mondialisation et de ses répercussions
sur les plans stratégique, politique et organisationnel. Le Maroc reste en fait fidèle aux
principes et fondements de l'économie de marché, ce qu'il a toujours mis en évidence tout
en veillant à la nécessité de la réguler et de la moraliser.

Depuis sa relance en 2008, le Conseil de la Concurrence a bâti un positionnement


original mêlant soutien à la modernisation et la compétitivité du tissu économique national
dans un monde globalisé à la nécessité de réguler le marché et de lutter contre les
pratiques anticoncurrentielles.

C'est dans ce cadre qu'il convient de situer l'activation du rôle du Conseil de la


Concurrence à partir du 20 Aout 2008, sachant que si la loi 06-99 concernant la liberté
des prix et la concurrence a été mise en œuvre depuis le début de l'année 2001, le volet
le concernant est resté sans application réelle jusqu'à l'installation de ses membres par le
Premier Ministre en janvier 2009 Maintenant que le Maroc dispose d'un Conseil de la
Concurrence, précisons que la loi 06-99 lui confère au Conseil la mission de contribuer à
la régulation de la gouvernance économique.

Il s'agit en effet de promouvoir l'économie de marché par le biais du jeu de la libre


Concurrence qui assure une diversification de l'offre, l'amélioration de la qualité et
l'assurance du meilleur prix. L'objectif ultime consiste donc à opérer bien être du
consommateur, ce qui relève de la dimension sociale, et améliore la compétitivité générale
de l'économie, ce qui revêt une dimension économique.

Partant de ces finalités, les prérogatives du Conseil consistent d'une part, à lutter contre
les pratiques anticoncurrentielles, d'autre part à contrôler des concentrations. Pour atteindre
ce but, il a la latitude d'intervenir sur trois plans.

Il a d'abord en premier lieu, la possibilité de mener des études sur le degré de


concurrence des principaux secteurs d'activité économique. Il a pour tâche, en second lieu,
de mener des actions de sensibilisation, de communication et de formation destinées à
divulguer et à faire rayonner la culture de la concurrence auprès des différentes
institutions qui peuvent demander son avis ou le saisir et de l'opinion publique d'une
façon générale En troisième lieu, et c'est là où réside son rôle consultatif et sa fonction
essentielle, le Conseil est habilité à émettre des avis et des recommandations suite à des
consultations émanant des autorités gouvernementales, des commissions du parlement, de la
justice, des régions, des associations professionnelles, des chambres de commerce, des
syndicats et des associations de consommateurs reconnues d'utilité publique.

Cependant, la création du conseil de la concurrence constitue un saut qualificatif et une


réforme importante visant à renforcer la politique éco-concurrentielle ainsi que et la mise
en place de la loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence

Dans le même contexte, pour mettre le doigt sur ce sujet qui porte sur cet organe
institutionnel, il fallait nécessaire de s'interroger sur une problématique qui mérite d'être
posé dans ce cadre qui est la suivante : qu’est-ce que la transparence dans les relations
commerciales entre les professionnels ? Quelles sont les pratiques interdites ? Et en cas du
non-respect de ces articles, quelles sont les sanctions applicables ?

Pour donner des éléments de réponses à ces questions posées, il s'avère nécessaire
d'étudier dans une première partie la transparence entre les professionnels, et on verra
dans la deuxième partie qui se focalise sur les pratiques interdites, ainsi que les sanctions.
Chapitre 1 :

La transparence dans
les relations
commerciales
I- La transparence

Pour que la concurrence sur les marchés puisse jouer pleinement son rôle et
permettre une réelle efficience du marché, encore faut-il que les agents économiques
qu’ils soient offreurs ou demandeurs aient une information parfaite sur les
alternatives qui leur sont offertes. Cela signifie que les vendeurs sont obligés de
faire connaitre à leurs acheteurs les prix et les conditions dans lesquelles ils
proposent de vendre leurs produits.
Cependant, bien que la liberté des prix et de la concurrence sont proclamés par la
constitution, il n’en résulte pas moins que cette liberté est subordonnée à certaines
règles. Cette subordination n’est pas du gout de certains juristes, qui trouvent que
cette obligation de transparence n’est autre que le moyen pour l’administration de
s’immiscer dans les affaires du commerce et de réguler le relations commerciales au
lieu de laisser cette tache aux mécanismes libres du marché, peu importe que ces
relations soient équilibrées ou pas français de la concurrence.
Ces deux conceptions traduisent le paradoxe du marché : celui-ci n’est pas
envisageable sans libertés contractuelle mais une liberté totale ne serait pas bonne
pour son fonctionnement.
Concernant le cadre juridique, la transparence dans les relations commerciales entre
professionnels au Maroc est régi par les articles 58 et 59 et de la loi 104-12
relative à la liberté des prix et de la concurrence.

A- La facturation :

« Extrait de l’Article 58 »

« Tout achat de biens ou produits ou toute prestation de service


entre professionnels doit faire l'objet d’une facturation.

Le vendeur est tenu de délivrer la facture dès la réalisation de la


vente ou de la prestation du service ou bien un document en tenant
lieu au cas où ladite vente ou prestation du service entrerait dans le
cadre de règlements mensuels à condition de délivrer la facture à la fin
de chaque mois. L’acheteur doit réclamer la facture. »
Par définition, la facturation est l'action de facturer qui signifie établir une facture
ou porter un prix sur celle-ci. L'établissement de la facture revêt un caractère
obligatoire dans le cadre des relations professionnelles entre commerçants. En effet
l'article 58 de la loi 104-12 dispose que : « ainsi le vendeur doit obligatoirement
établir la facture pour l'acheteur s'il le lui demande faute de quoi ce dernier
peut se retourner contre lui après preuve du refus ». Si la relation commerciale
s'établie entre un professionnel et un consommateur, le premier se trouve détaché de
l'obligation d'établir la facture si le second n'en exige pas l'établissement.
Concernant le contenu de la facture, la loi prévoit plusieurs dispositions. En effet
l'article 58 de cette loi stipule que la facture doit refléter les points suivants :
 L'intitulé des parties contractantes : le cas échéant le nom pour les personnes
physiques, raison sociale pour les entreprises commerciales et appellation
légale pour les établissements publics.
 Pour personnes morales, le numéro d'immatriculation au registre de
commerce, d'identification fiscale et d'inscription à l'impôt des patentes.
 La nature du produit ou la prestation de service objet de la facture, leur
quantité, le prix unitaire et le prix total, conjointement hors taxes et toute
taxe comprise, sans omettre de mentionner, s'elles en existent, les réductions
commerciales et financières consenties par le commerçant à son client.

Après la mise en évidence de l'obligation de la facturation, détermination du


formalisme y afférent, s'est fait temps d'aborder un point essentiel qui est la
durée de sa conservation.
Dans le sens si le droit comptable dans son article 22 de la loi 9-88 des
obligations comptables des commerçants prévoit un délai de conservation de
10 ans, et que le droit fiscal fixe un délai de 4 ans, le droit de la
concurrence insiste sur une durée de conservation de 5 ans à partir de la
date d'établissement de la facture qui doit être élaborée en deux exemplaires,
un pour le vendeur et l'autre pour le client afin en effet de constituer un
moyen de preuve en faveur de chacun d'eux en cas de litige.

Sans oublier qu’il est interdit de délivrer des factures comportant de faux
renseignements quant aux prix, quantité et qualité des biens ou produits vendus
ou des services rendus.
Finalement, le refus de délivrer facture peut être constaté par tout moyen,
notamment par une mise en demeure sous forme de lettre recommandée ou par
procès-verbal dressé par tout agent de la force publique.
B- La communication des barèmes des prix et les
conditions de vente

« Extrait de l’Article 59 »

« Tout producteur, prestataire de services, importateur ou grossiste


est tenu de communiquer à tout acheteur de bien ou de produit ou
demandeur de prestation de service pour une activité professionnelle
qui en fait la demande, son barème de prix et ses conditions de
vente. »

La communication des barèmes des prix est une obligation incombant à tout
professionnel vendant à un autre professionnel et cela conformément aux dispositions de
l'article 59.
La communication des barèmes de prix est une obligation soulignée par la loi 104-
12 afin de permettre à tout professionnel d'opérer son choix lors d'une opération d'achat
tout en étant bien informé. En effet selon l'article, tout vendeur se voit dans l'obligation
de communiquer à son acheteur commerçant la liste des produits mis en vente les
garanties et réductions accordées ainsi que toutes les modalités permettant de déterminer
avec précision le prix. Concernant les procédés légaux de publication des barèmes de
prix, le législateur a laissé aux professionnels la totale discrétion et le soin d'opter pour
le procède convenable à condition qu'il soit adapté à la profession exercée par ces
derniers et qu'il puisse refléter avec transparence le nature des produits mis en vente,
leur qualité, modalités de paiement garanties et réductions pouvant être consenties par
le vendeur.

En droit français la communication des barèmes des prix est l'un des asseoir
fondamentaux de la transparence des relations entre professionnels. Rendu obligatoire
grâce à la l'article 33 alinéa de l'ordonnance du 1er décembre 1986 qui dispose que
tout producteur, grossiste ou importateur est tenu de communiquer à tout revendeur qui
en fait la demande son barème de prix et ses conditions de vente. Celles-ci
comprennent les conditions de règlement et le cas échéant, les rabais et ristournes.
Cette communication s'effectue par tout moyen conforme aux usages de la profession.

Finalement il reste à préciser qu'en cas de transgression des dispositions


relatives à la communication des barèmes de prix, la loi marocaine comme
celle de la France, prévoit des sanctions civiles.
II- Les pratiques interdites

A- Interdiction des prix imposés :

« Extrait de l’Article 60 »

« Est interdit le fait par toute personne d'imposer,


directement ou indirectement, un caractère minimal au prix
de revente d'un bien ou d’un produit, au prix d’une
prestation de service ou à une marge commerciale. »

Le principe de la liberté des prix, solidifié par la loi 104-12, insiste sur le
mécanisme de la formation des prix par la libre confrontation entre l'offre et la
demande, dès lors, tout agent peut librement fixer son prix dans le cadre de sa
propre activité. En effet la loi interdit à tout professionnel d'imposer à un autre
la fixation d'un prix dit « prix imposé ».
On conçoit ainsi que le prix imposé est une pratique interdite par la loi en
raison des altérations négatives qu'elle porte au principe de la liberté des prix, à
la concurrence et généralement au bon déroulement des activités économiques.
Cet acte incriminé peut être vulgarisé dans l'exemple suivant : un opérateur
économique jouissant de notoriété ou d'influence sur un secteur ou un marché
peut imposer à un de ses clients de pratiquer un prix. Ici l'interdiction ne
concerne que le prix imposé minimum, c'est-à-dire le cas où ledit opérateur
ordonne à son client de pratiquer un prix moindre que ceux affichés par les
concurrents. La répression du prix minimum se justifie sans doute par la
déstabilisation que ce prix cause à la concurrence, car tous les acteurs
intervenants doivent s'aligner sur le prix minimum s'ils souhaitent garder leur
part de marché, chose qui pourra même susciter l'élimination de quelques un
d'entre eux.
Les relations professionnelles ne peuvent fleurir et s'épanouir que dans un
contexte bien réglementé. Aspiration poursuivie par la loi 104-12 dans le cadre
du principe de la liberté des prix qui a prévu des mesures telles que la
facturation et la communication des barèmes de prix et qui a prohibé des
pratiques délictueuses telles que le refus de vente, la vente forcée ou le prix
imposé. Or nonobstant ses mesures on assiste toujours à la manifestation d'actes
frauduleux qui détournent le principe de la liberté des prix faute de failles dans
le texte de la loi 104-12 mais surtout à la faiblesse des sanctions qui ne s'avère
pas assez contraignantes.
B- Interdiction des pratiques restrictives :
Les pratiques discriminatoires peuvent être définies comme les manœuvres initiées
par certains professionnels qui, au lieu de refuser délibérément la vente de leurs
produits ou prestations de services. La conditionne à des conditions moins avantageuses
pour l'acheteur, contraignant celui-ci se détourner de l'achat.
Au Maroc, la loi 104-12 a incriminé par le biais de son article 61 toute pratique
discriminatoire o restrictive. En effet cet article dispose que : « il est interdit à tout
producteur, importateur, grossiste ou prestataire de services :

1. Les discriminations interdites :


Pratiquer, à l'égard d’un partenaire économique ou d’obtenir de lui des prix, des
délais de paiement, des conditions de vente ou des modalités de vente ou
d'achat discriminatoires et non justifiés par des contreparties réelles en créant
de ce fait, pour ce partenaire, un désavantage ou un avantage dans la
concurrence ;
2. Le refus de vente :
Refuser de satisfaire aux demandes des acheteurs de biens ou de produits ou
aux demandes de prestations de services, pour une activité professionnelle,
lorsque ces demandes ne présentent aucun caractère anormal et qu’elles sont
faites de bonne foi ;
3. La vente liée :
Subordonner la vente d'un bien ou d’un produit ou la prestation d’un service
pour une activité professionnelle, soit à l’achat concomitant d’autres biens ou
produits, soit à l’achat d’une quantité imposée, soit à la prestation d’un autre
service ;
4. L’interdiction de ravitaillement :
Il est interdit dans les villes où existent des marchés de gros de fruits et
légumes, des marchés de gros de poissons et des halles aux - 37 - poissons, y
compris les halles aux poissons situées sur le domaine public maritime et
aménagées à l’effet de permettre la première vente des produits halieutiques :

 de ravitailler les grossistes, semi-grossistes ou détaillants en fruits,


légumes et poissons destinés à la consommation immédiate et vendus en
l’état et qui ne seraient pas passés par le carreau de ces marchés et de
ces halles ;
 de détenir, de mettre à la vente ou de vendre des fruits, légumes ou
poissons destinés à la consommation immédiate et vendus en l’état et
qui ne seraient pas passés par le carreau de ces marchés et de ces
halles.
Chapitre 2 :

Le stockage
clandestin
I- Définition :

Le stockage est réglementé par l’article 62 de la loi de LIBERTE DES PRIX ET DE LA


CONCURRENCE.

Cet article stipule que Sont considérées comme stockage clandestin et sont interdites :

 la détention par des commerçants, industriels, artisans ou agriculteurs de


stocks de marchandises ou de produits qui sont dissimulés par eux à des
fins spéculatives et en quelque local que ce soit ;
 la détention, en vue de la vente, par des personnes inscrites au registre
du commerce ou ayant la qualité d’artisan aux termes de la loi précitée,
d’un stock de marchandises ou de produits étrangers à l’objet de leur
industrie ou commerce ou activité tel que cet objet résulte de leur
patente ou de leur inscription sur les listes électorales des chambres
d'artisanat.
 la détention en vue de la verte d’un stock de marchandises ou de
produits quelconques, par des personnes non inscrites au registre du
commerce ou n’ayant pas la qualité d’artisan aux termes de la loi n° 18-
09 formant statut des chambres d’artisanat promulguée par le dahir n° 1-
11-89 du 16 ramadan 1432 (17 août 2011) 30 ou qui ne peuvent justifier
de la qualité de producteur agricole ;
 la détention, en vue de la vente, par des producteurs agricoles d’un
stock de marchandises ou de produits étrangers à leur exploitation .

II- Les sanctions  :


Tout non-respect de ce qui est prévu par la loi de la liberté des prix est traduit par l’une des
sanctions suivantes :

 Sont punies d'une amende de cent mille (100.000) à cinq cent mille (500.000)
dirhams et d’un emprisonnement de deux (2) mois à deux (2) ans les infractions aux
dispositions des articles 62 et 66 de la présente loi. La confiscation des marchandises
objets de l’infraction et celle des moyens de transport peut également être prononcée

 Toute personne responsable de la disparition d’une marchandise ou d’un


produit ayant fait l’objet d’un ordre de blocage conformément aux dispositions du
deuxième alinéa de l’article 70 de la présente loi est passible d’une amende pouvant
atteindre une somme égale à 10 fois la valeur de la marchandise ou du produit
disparu.

 En cas de condamnation pour stockage clandestin, le tribunal peut prononcer à


titre temporaire et pour une durée qui ne peut être supérieure à trois (3) mois la
fermeture des magasins ou bureaux du condamné. Il peut aussi interdire au condamné
à titre temporaire et pour une durée maximum d’un (1) an, l’exercice de sa profession
ou même d’effectuer tout acte de commerce. Pendant la durée de la fermeture
temporaire, le contrevenant continuera à assurer à son personnel les salaires,
pourboires, indemnités ou avantages de toute nature dont il bénéficiait à la date de la
fermeture du fonds. Toute infraction aux dispositions d’un jugement prononçant soit
la fermeture, soit l’interdiction d’exercer la profession ou d’effectuer tout acte de
commerce est punie d’une amende de mille deux cents (1.200) à - 48 - deux cent mille
(200.000) dirhams et d’un emprisonnement de un (1) mois à deux (2) ans ou de l'une
de ces deux peines seulement

 Le tribunal peut ordonner la publication et l’affichage de sa décision ou l’une de


ces mesures seulement conformément aux dispositions de l’article 48 du code pénal,
rendue en application du présent chapitre aux frais du condamné sans que la durée de
l’affichage ne dépasse un (1) mois et sans que les frais de publication ne dépassent le
maximum de l'amende.
Conclusion

La loi 104-12 relatives à la liberté de la concurrence et des prix a étendu la


portée du principe de la liberté des prix qui a vu ses prémisses dans la loi de 1971
afférente à la réglementation des prix. Ce principe érige un cadre réglementaire
régissant les relations professionnelles et protégeant les intérêts des consommateurs.

En effet grâce à ce principe, les sujets passifs du marché ont vu leur situation
s'améliorer en bénéficiant d'une information fiable et transparente sur les prix, et en
étant protégés de tout acte de publicité mensongère faussant leur consentement, outre,
ces derniers ne sont plus victimes de pratiques délictueuses telles que la vente forcée,
le refus de vente ou la vente avec prime.

La mouvance du principe de la liberté des prix a dépassé la seule sphère de la


consommation et a atteint celle de la production et des affaires. Assurément, la loi
s'est avéré une aubaine pour les professionnels dont les conditions se sont nettement
améliorées avec l'obligation de la facturation et la communication des barèmes des prix,
et la répression des manœuvres frauduleuses élusives telles que la discrimination, le
stockage illicite, le refus de vente et le prix imposé.

Des apports monnayables il faut le reconnaître, mais qui restent toujours en


dessous des espérances. Ainsi avec des lacunes juridiques servant de subterfuge pour les
professionnels malveillants (imprécision de la langue de publicité des prix, absence de
définition claire de la publicité mensongère...), et un laxisme voir même une quasi
léthargie face à certains actes prohibés (publicité mensongère, vente avec prime,
abstention de la publicité des prix,...), le législateur marocain doit faire preuve à la fois
de modernisme, flexibilité et surtout de rigueur.