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Lycée Philippe de Girard Spé P.T.

T.D. de mathématiques 2015-2016

Produits scalaires

Exercice 1. Soient ~x = (x, y) et ~u = (u, v) deux vecteurs de R2 .


(1) Montrer que l’application ϕ définie par
1 1
ϕ(~x, ~u) = xu + xv + yu + yv
2 2
est un produit scalaire.
(2) Écrire l’inégalité de Cauchy-Schwarz associée à ce produit scalaire.
(3) Construire une base de R2 qui soit orthonormée pour ce produit scalaire.

Exercice 2. L’application ϕ : R[X] × R[X] → R est définie, pour tous polynômes P et Q, par
ϕ(P, Q) = P (1)Q(1) + P (0)Q(0) + P (−1)Q(−1).
(1) Calculer ϕ(X p , X q ) pour chaque entier naturel p et chaque entier naturel q.
(2) Montrer que ϕ est une forme bilinéaire et symétrique.
(3) Montrer que ϕ est un produit scalaire sur l’espace vectoriel R2 [X], mais pas sur l’espace
vectoriel R3 [X].
(4) Construire une base orthonormée de R2 [X].

Exercice 3. On munit l’espace vectoriel R[X] du produit scalaire


Z 1
< P, Q >= P (t)Q(t) dt.
0
Soit G = {P ∈ R2 [X], P (1) = 0}. Démontrer que G est un sous-espace vectoriel de R2 [X] et
construire une base orthonormée de ce sev.

Exercice 4. (1) Soit l’espace vectoriel E = R3 muni du produit scalaire habituel. Soit H le
plan d’équation
x − y + z = 0.
Soient p la projection orthogonale sur H et s la symétrie orthogonale par rapport à H.
(a) Déterminer une base orthonormée de H.
(b) Calculer la matrice, dans la base canonique de E, de l’application p.
(c) Calculer la matrice, dans la base canonique de E, de l’application s.
(2) Soit l’espace vectoriel E = R4 muni du produit scalaire habituel. Soit F le sous-espace
vectoriel de E défini par les équations
(
x+y+z+t=0
.
x + 2y + 3z + 2t = 0
(a) Déterminer une base orthonormée de F .
(b) Calculer la matrice, dans la base canonique de E, de la projection orthogonale sur F .
(c) Déterminer la matrice, dans la base canonique de E, de la symétrie orthogonale par
rapport à F .
Exercice 5. On considère la forme quadratique définie sur R3 par :
q(x, y, z) = x2 + 2y 2 + 3z 2 + 2xy + 4yz + 2xz,
et on note ϕ la forme bilinéaire symétrique associée à q.
On désigne par B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 et par F le sous-espace vectoriel Vect(e1 , e2 ).
(1) Montrer que ϕ est un produit scalaire.
(2) Construire une base C de R3 qui soit orthonormée pour ce produit scalaire.
(3) Déterminer une base de F ⊥ .
(4) Calculer la matrice, dans la base C, de la projection orthogonale sur F.
(5) Calculer la matrice, dans la base B, de la projection orthogonale sur F.

Z 1
Exercice 6. (1) Montrer que < P |Q >= P (0)Q(0) + P 0 (t)Q0 (t) dt est un produit scalaire
0
sur l’espace vectoriel R[X] des polynômes.
(2) Calculer < X p |X q > pour chaque entier naturel p et chaque entier naturel q.
(3) Soit F l’ensemble des polynômes constants.
Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R[X].
(4) Soit G l’ensemble des polynômes P admettant 0 pour racine.
Montrer que G est un sous-espace vectoriel de R[X].
(5) Montrer que les sous-espaces vectoriels F et G sont orthogonaux.
(6) Montrer que F et G sont supplémentaires, c’est-à-dire que : F ⊕ G = R[X].

Exercice 7. Soit E l’espace vectoriel des fonctions continues sur le segment [0, 1] et à valeurs dans
Z 1
R. On munit E du produit scalaire (f, g) = f (t)g(t) dy. Soient les sous-espaces vectoriels F et G
0
définis par
   
1 1
F = f ∈ E | ∀x ∈ [0, ], f (x) = 0 et G= f ∈ E | ∀x ∈ [ , 1], f (x) = 0 .
2 2
(1) Montrer que F ⊥ = G et que G⊥ = F.
(2) Montrer que (F ⊥ )⊥ = F.
(3) Montrer que F et F ⊥ ne sont pas supplémentaires.

Exercice 8. On munit l’espace vectoriel R[X] du produit scalaire


Z 1
< P, Q >= P (t)Q(t) dt.
0
(1) Soit F = R2 [X]. Appliquer la méthode de Schmidt à la base canonique (1, X, X 2 ) de F pour
obtenir une base orthonormée de F .
(2) Calculer le projeté orthogonal du polynôme X 3 sur le sous-espace vectoriel F .
(3) En déduire un polynôme de degré 3 qui est orthogonal à F .
Z 1
(4) Calculer min (t3 − at2 − bt − c)2 dt.
(a,b,c)∈R3 0

Fin du TD
Début du TD  plus 

X
Exercice 9. Soit E = R[X] l’espace vectoriel des polynômes P = an X n où an est une suite
n=0

X
nulle à partir d’un certain rang. Le produit scalaire < P, Q > de deux polynômes P = an X n
n=0

X ∞
X
et Q = bn X n est défini par < P, Q >= an bn . Soit f : R[X] → R l’application qui, à tout
n=0 n=0
∞ ∞
X
n
X an
polynôme P = an X , associe le réel .
n+1
n=0 n=0
(1) Montrer que f est linéaire.
(2) Calculer l’image par f du polynôme 1. L’application f est-elle surjective ?
(3) Soient i et j deux entiers naturels. Vérifier que le polynôme Rij = (j + 1)X j − (i + 1)X i
appartient à Ker(f ).
(4) Quelle est la dimension du noyau Ker(f ) ?
(5) Montrer qu’il existe un réel K tel que, pour tout polynôme P de E, |f (P )| ≤ K · kP k.
(6) Soit F le noyau de f . Montrer que F ⊥ = {0R[X] }.
(7) A-t-on (F ⊥ )⊥ = F ?

Exercice 10 (D.S. no 8 du 13/03/2015). Soient un entier naturel n non nul et un réel x ∈ [0, 1].
Soit
n  
X k
x − n xk (1 − x)n−k .

S= n k
k=0
n  
X n
(1) Montrer que xk (1 − x)n−k = 1.
k
k=0
(2) Calculer en fonction de n et de x les sommes
n   n  
X n k n−k
X n k
A= k x (1 − x) et B= k(k − 1) x (1 − x)n−k .
k k
k=0 k=0
n 
k 2 n k
  
X x(1 − x)
(3) En déduire que x− x (1 − x)n−k = .
n k n
k=0

k 1
(4) (a) Soit V l’ensemble des entiers k ∈ J0, nK tels que x − ≤ √ . Montrer que

n n
 
x − k n xk (1 − x)n−k ≤ √1 .
X
n k n
k∈V

k 1
(b) Soit W l’ensemble des entiers k ∈ J0, nK tels que x − > √ . Montrer que
n n
 
x − k n xk (1 − x)n−k ≤ x(1√− x) .
X
n k n
k∈W
5
(c) En déduire que S ≤ √ .
4 n
(5) (a) Écrire l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour deux vecteurs (a0 , a1 , · · · , an ) et (b0 , b1 , · · · , bn )
de l’espace vectoriel Rn+1 muni du produit scalaire usuel.
1
(b) À l’aide des questions (1) et (3), en déduire que S ≤ √ .
2 n

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