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Sommaire 

:
 Conclusion :

 Quels sont les acteurs de l’action et de l’aide sociale ?

 L’Etat
 De très nombreux organismes nationaux interviennent par ailleurs à des degrés
divers :
 Les départements
 Les communes et les CCAS
 Les organismes de protection sociale
 Les institutions sociales et médico-sociales

 Des acteurs clés de l’action sociale :

 La personne elle-même (le « destinataire »)


 Les élus
 Les partenaires locaux
 L’université et la recherche

N .B : Ce qui est en jaune est à réciter et non pas à


mentionner dans les diapos.
I. Quels sont les acteurs de l’action et de l’aide sociale ?
1. L’Etat

Depuis la décentralisation, l’Etat a une compétence résiduelle en matière d’aide sociale. Sont
notamment à sa charge les dépenses d’aide sociale engagées en faveur des personnes sans domicile
fixe, les frais d’aide médicale de l’Etat, ou encore la prise en charge de personnes handicapées dans
les établissements et services d’aide par le travail.

2. De très nombreux organismes nationaux interviennent par ailleurs à des degrés


divers :

- organes préparant les décisions gouvernementales : comité interministériel du handicap (CIH),


Comité interministériel de lutte contre les exclusions (CNLE), etc. ;

- organismes consultatifs, de proposition et ou de liaison : Conseil national des politiques de lutte


contre la pauvreté et l’exclusion, Haut conseil du travail social, Conseil national consultatif des
personnes handicapées (CNCPH), etc. ;

- organismes contribuant au développement des connaissances ou à l’évaluation des besoins :


Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale , Centre technique national d’études et
de recherches sur les handicaps et les inadaptations (CTNERHI), etc.

- organismes d’expertise et d’appui scientifique et technique : Caisse nationale de solidarité pour


l’autonomie (CNSA), Haute Autorité de santé (HAS), etc.

3. Les départements

L’aide sociale incombe principalement aux conseils départementaux, qui agissent auprès des
personnes en situation d’handicap, des personnes âgées, en faveur de l’insertion professionnelle et
sociale et pour la protection de l’enfance.
Le département est par ailleurs chef de file de l’action sociale. A ce titre, c’est lui qui coordonne
notamment les actions sociales menées sur son territoire.

4. Les communes et les CCAS

En matière d’aide sociale, les communes n’agissent que sur délégation de compétences par le
département. S’agissant d’action sociale, elles doivent notamment domicilier les demandeurs d’aide
sociale, analyser les besoins sociaux de leur population ou encore participer à l’instruction des
dossiers de demande d’aide sociale (sauf en matière d’aide sociale à l’enfance). C’est le centre
communal d’action sociale (CCAS) qui mène ces missions. Les communes peuvent aussi mettre en
place des dispositifs spécifiques, par exemple la mise en place de tarifs réduits pour certains services.
Elles peuvent confier leurs compétences sociales à leur intercommunalité.

5. Les organismes de protection sociale

La prise en charge des personnes âgées dépendance et des personnes handicapées en établissement
ou service médico-social est en partie financée par l’assurance maladie. Par ailleurs, la CNAV, la
CNAF, la MSA et la CNAMTS financent aussi des mesures d’action sociale au profit de leurs assurés.
6. Les institutions sociales et médico-sociales

Près de 30 000 établissements et services sociaux et médico-sociaux accueillent et prennent en


charge :

 les personnes âgées : Ehpad, résidences autonomie, services de soins infirmiers à domicile
(SSIAD), etc. ;

 les enfants en situation de handicap : instituts médico-éducatifs (IME), instituts éducatifs,


thérapeutiques et pédagogiques (Itep), centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), etc. ;

 les adultes en situation de handicap : maisons d’accueil spécialisées (MAS), foyers d’accueil
médicalisé (FAM), foyers d’hébergement, foyers de vie, services d’accompagnement médico-
social pour adultes handicapés (Samsah), établissements et services d’aide par le travail (Esat),
etc. ;

 les personnes précaires ou en situation d’exclusion : lits haltes soins santé (LHSS), centres
d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), centres d’accueil pour demandeurs d’asile
(Cada), etc. ;

 les enfants relevant de la protection de l’enfance : maisons d’enfants à caractère social (MECS),
foyers de l’enfance, etc.

II. Des acteurs clés de l’action sociale :


a. La personne elle-même (le « destinataire »)

Aucune solution durable ne sera possible sans l’association de la personne, du destinataire final de
l’action sociale, à la construction de son propre parcours. Cela nécessite de définir avec et grâce à
elle, à lui, les points d’appui, même fragiles, sur lesquels ce parcours pourra compter pour se fonder
et se développer.

b. Les élus

Dans le cadre du mandat qui leur est confié, le rôle des élus des collectivités locales ne peut plus se
réduire, comme il l’a trop souvent été, à une écoute des doléances auxquelles on répond par des
projets/actions . C’est à un rôle de « passeur de démocratie » qu’est appelé l’élu aujourd’hui, apte à
comprendre les problématiques des citoyens et à s’en imprégner pour définir avec eux les modalités
de l’action publique qu’il maîtrise. En ce qui concerne l’action sociale en particulier, l’élu doit en
outre s’assurer de l’intégration des objectifs de solidarité dans toutes les autres politiques publiques
dont il a la charge.

c. Les partenaires locaux

L’État et les collectivités locales ont un rôle structurant pour l’organisation des services et des prises
en charge diverses au service de chaque habitant. Mais c’est bien l’ensemble des acteurs locaux qui
ont un rôle direct sur l’environnement des habitants, surtout des plus démunis, et sur les conditions
de leur accès aux services publics ou privés locaux. Cette action peut devenir un levier d’intégration
pour les personnes habituellement exclues des réseaux sociaux locaux.

d. L’université et la recherche

Citons enfin un acteur encore trop peu présent, en France en tout cas, sur le terrain de l’action
sociale : l’université et la recherche. À l’instar de pratiques existant au Québec par exemple, un lien
plus étroit entre université, recherche et travail social permettrait de donner du relief et de
l’anticipation à l’action sociale : construction collégiale de méthodes et d’outils, observation et
analyse des pratiques, valorisation et évaluation des projets expérimentaux, critères et conditions de
généralisation.