Vous êtes sur la page 1sur 7

Mock Exam Analyse II - Correction

Prof. Radici
Dr. Corazza

20/05/2021

1
Mock Exam - Correction 20/05/2021

Exercice 1
Afin de résoudre cette équation différentielle de premier ordre on applique la méthode de
séparation des variables.

y 0 (x) = ex−y(x) ⇐⇒ y 0 (x) · ey(x) = ex


Par intégration des 2 membres de l’équation en fonction de x on obtient.
Z Z
0
y (x) · e dx = ex dx ⇐⇒ ey(x) = ex + C ⇐⇒ y(x) = ln (ex + C) avec C > −ex
y(x)

On impose la condition initiale y(0) = 0 afin de déterminer la valeur de la constante


d’intégration C.

y(0) = ln e0 + C = 0 ⇐⇒ ln (1 + C) = 0 ⇐⇒ C = 0


La solution particulière est obtenue posant C = 0 dans la solution générale.

y(x) = ln (ex ) = x et donc y(2) = 2

Exercice 2
Le polynôme caractéristique associée à cette équation différentielle de deuxième ordre est le
suivant.
p
1 −(α + 1) ± (α + 1)2 − 1
λ2 + (α + 1) · λ + = 0, avec racines λ1,2 =
4 2
On doit procéder par distinction de cas. Dans un premier temps, si le discriminant du
polynôme ∆ = (α + 1)2 − 1 = 0 alors on a α = −2 ou α = 0, et λ1 = λ2 . Par substitution
dans l’équation caractéristique on obtient λ = 12 si α = −2, et λ = − 12 si α = 0. La solution
générale si ∆ = 0 est donc:

y(x) = C1 · eλx + C2 · xeλx avec C1 , C2 ∈ R

La valeur de λ pour laquelle la limite limx→∞ y(x) = 0 est satisfaite correspond à λ = − 21 .


Dans un deuxième temps, si le discriminant du polynôme ∆ = (α + 1)2 − 1 > 0 alors on a
α < −2 ou α > 0, et λ1 6= λ2 , voir figure A.1. La solution générale est donc la suivante:

y(x) = C1 · eλ1 x + C2 · eλ2 x avec C1 , C2 ∈ R

Les solutions générales satisfaisant la limite limx→∞ y(x) = 0 ∀C1 , C2 sont celles avec racines
λ1 et λ2 < 0, l’équation suivante doit donc être vérifiée.
p
−(α + 1) ± (α + 1)2 − 1 p
< 0 ⇐⇒ ± (α + 1)2 − 1 < (α + 1) ⇐⇒ α > 0
2

2
Mock Exam - Correction 20/05/2021

Il est possible de vérifier ce résultat par inspection


p graphique (voir figure A.2) et par étude
du comportement des fonctions α + 1 et ± (α + 1)2 − 1 pour x −→ ± ∞.
hp i h p i
lim (α + 1)2 − 1 − (α + 1) = 0 et lim − (α + 1)2 − 1 − (α + 1) = 0
α→∞ α→−∞

Remarque: Afin de calculer les limites précédentes il est possible d’appliquer le changement
1
de variables x = α+1 et faire tendre x −→ 0.
Finalement, nous devons considérer le cas ∆ = (α + 1)2 −1 < 0. Cette inégalité est satisfaite
pour −2 < α < 2 (voir figure A.1). Les deux racines complexes du polynôme sont les
suivantes. p
α+1 −(α + 1)2 + 1
λ1,2 = a ± i · b = − ±i· ∈C
2 2
La solution générale pour ∆ < 0 est la suivante.

y(x) = eax (C1 · cos(bx) + C2 · sin(bx)) avec C1 , C2 ∈ R.

Les solutions générales satisfaisant la limite limx→∞ y(x) = 0 sont celles avec a < 0, c’est-à-
dire, − α+1
2
< 0, donc, −1 < α < 0.
Finalement, en regroupant les conditions sur α obtenues précédemment on a X = ] − 1, ∞[.

Exercice 3
L’ensemble F = {(x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 ≤ 1} ⊂ R3 n’est pas borné car il n’existe pas
de restriction vis-à-vis de la variable z ∈ R. De plus, F est fermé car son complémentaire
F C = {(x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 > 1} est un intervalle ouvert sur R3 . C’est-à-dire,
p 2 pour2 tout
C 1
point p = (xp , yp .zp ) ∈ F on peut définir une boule de centre p et rayon 2 · xp + yp − 1
inclue dans F C .
Soit un point arbitraire Q = (x, y, z) ∈ B p, 12
p 2 
xp + yp2 − 1 . L’inégalité suivante est
satisfaite.
q q
kQ − pk = (x − xp )2 + (y − yp )2 + (z − zp )2 ≥ (x − xp )2 + (y − yp )2 = k(xp , yp ) − (x, y)k

En appliquant l’inégalité triangulaire inverse on obtient.


q p
kQ − pk ≥ | (xp , yp) − k(x, y)k | ≥ (xp , yp) − k(x, y)k = x2p + yp2 − x2 + y 2

1
p 2 
Étant donné que kQ − pk < 2
xp + yp2 − 1 , on en déduit.

1 q 2  q p p 1 q 2 
xp + yp2 − 1 > x2p + yp2 − x2 + y 2 ⇐⇒ x2 + y 2 > xp + yp2 + 1 > 1
2 2
En conclusion, tout point Q appartenant à la boule B 0 = B p, 12
p 2 
xp + yp2 − 1 est un
point de F C et donc B 0 ⊂ F C .

3
Mock Exam - Correction 20/05/2021

Exercice 4
Afin d’étudier cette limite il est convenable de tester différentes approches possibles de
l’origine (0, 0). Dans un premier temps nous allons étudier la limite suivant les points de
type (t, 0).
t2 · 0 + 0
lim f (t, 0) = lim 4 =0
t→0 t→0 t + 0

Dans un deuxième temps, nous allons étudier la limite suivant les points de type (t, t2 ).
t2 · t2 + (t2 )4 1 t4 · (1 + t4 ) 1 1
lim f t, t2 = lim 4 = lim · (1 + t4 ) =

2 2
= lim · 4
t→0 t→0 t + (t ) t→0 2 t t→0 2 2
On a limt→0 f (t, 0) 6= limt→0 f (t, t2 ), or, on sait que si la limite existe alors elle est unique,
c’est-à-dire, qu’elle admet la même valeur pour n’importe qu’elle approche du point (0, 0).
En conclusion, la fonction f n’admet pas de limite en (0, 0).

Exercice 5
Pour tout point (x, y) ∈ R2 \(0, 0) les dérivées partielles de premier ordre de la fonction
f (x, y) sont obtenues par calcul direct.
∂f y 2 · (x2 + y 2 ) − xy 2 · (2x) y 2 · (y 2 − x2 )
(x, y) = =
∂x (x2 + y 2 )2 (x2 + y 2 )2
∂f 2xy · (x2 + y 2 ) − xy 2 · (2y) 2x3 y
(x, y) = =
∂y (x2 + y 2 )2 (x2 + y 2 )2
Pour évaluer les dérivées partielles de premier ordre au point (0, 0) nous appliquons la
définition vue en cours.
∂f f (x, 0) − f (0, 0) x·0
(0, 0) = lim = lim =0
∂x x→0 x x→0 x · (x2 + 0)

∂f f (0, y) − f (0, 0) 0 · y2
(0, 0) = lim = lim =0
∂y y→0 y y→0 y · (y 2 + 0)

Supposons la fonction f (x, y) est différentiable au point (0,0), on a donc.


∂f ∂f
f (x, y) = f (0, 0) + (0, 0) · x + (0, 0) · y + r(x, y)
∂x ∂y
r(x, y) f (x, y) xy 2
= = p
k(x, y)k kx, yk (x2 + y 2 ) x2 + y 2
r(x,y)
Nous allons maintenant vérifier si le reste r(x, y) satisfait la limite lim(x,y)→(0,0) k(x,y)k = 0.
Pour cela, nous pouvons commencer par évaluer la limite suivant les points du type (y, y).
r(x, y) y3 y3 1
lim+ = lim+ p = lim+ √ = √ 6= 0.
y→0 k(x, y)k y→0 2y 2 · 2y 2 y→0 2 2 · y 3 2 2
Ce résultat contredit la définition de différentiabilité au point (0,0), donc, les dérivée par-
tielles de f existent en (0, 0) mais f n’est pas différentiable en (0, 0).

4
Mock Exam - Correction 20/05/2021

Exercice 6
La matrice jacobienne d’une fonction g définie comme composition de deux fonction f et
h, g = f ◦ h, est donnée par Jg (xo , yo ) = Jf ◦h (xo , yo ) = Jf (h(xo , yo )) · Jh (xo , yo ). Dans cet
exercice on a g = f ◦ f et donc Jg (x, y, z) = Jf ◦f (x, y, z) = Jf (f (x, y, z)) · Jf (x, y, z), avec,
f (x, y, z) = (x2 , y 2 , z 2 )
   
0 2y 0 0 2z 2 0
Jf (x, y, z) =  0 0 2z  et Jf (f (x, y, z)) =  0 0 2x2 
2x 0 0 2y 2 0 0

Donc, par définition de la matrice jacobienne d’une composition de fonctions on obtient.


     
0 2z 2 0 0 2y 0 0 0 4z 3
Jg (x, y, z) =  0 0 2x2  ·  0 0 2z  =  4x3 0 0 
2y 2 0 0 2x 0 0 0 4y 3
0

Exercice 7
R b(t)
Soit une fonction f (t) = a(t) g(x, t)dx, de classe C 1 f : I × J −→ R avec a, b : I −→ R. Si
les fonctions g(x, t),(a(t)),b(t) sont de classe C 1 et Im(a) ⊂ J, Im(b) ⊂ J, alors, la dérivée
de f (t) est définie comme étant.
Z b(t)
0 0 0 ∂f
f (t) = g(b(t), t)b (t) − g(a(t), t)a (t) + (t, x)dx
a(t) ∂t
R t2 1−ext
Dans cet exercice on a f (t) = t x
dx, la dérivée f 0 (t) est définie par.
3 2 t2 3 2 t2
1 − et 1 − et 2(1 − e−t ) − (1 − e−t )
Z 
0 −xt 1 −xt
f (t) = · (2t) − + e dx = + − ·e
t2 t t t t t

3 2  1 − 3e−t3 + 2e−t2
2(1 − e−t ) − (1 − e−t ) 1  −t3 2
f 0 (t) = − · e − e−t =
t t t

Exercice 8
L’équation différentielle y 0 (x) + y(x) = 1 est linéaire et de premier ordre, sa solution générale
est donc de la forme y(x) = yhom (x) + ypart (x), avec yhomo (x) = yo (x) solution de l’équation
homogène associée y 0 (x) + y(x) = 0 et ypart (x) = y1 (x) une solution particulière. En intro-
duisant cette expression dans l’équation on obtient.

yo0 (x)+y10 (x)+yo (x)+y1 (x) = 1 ⇐⇒ (yo0 (x) + yo (x))+y10 (x)+y1 (x) = 1 ⇐⇒ y10 (x)+y1 (x) = 1

Nous pouvons donc démontrer qu’en général yo (x) + C · y1 (x) n’est pas une solution car,

(yo0 (x) + yo (x)) + C · (y10 (x) + y1 (x)) = C · (y10 (x) + y1 (x)) = C 6= 1

5
Mock Exam - Correction 20/05/2021

Exercice 9
Contre-exemple: Soit une fonction continue f (x) = 1 définie sur la boule ouverte B(0, r) ⊂ R
de centre 0 et rayon r. La fonction f est bornée sur cet ensemble (ouvert). Remarque: Si
l’ensemble D ⊂ Rn est compact et f est continue sur D, alors f est bornée sur D par définition.

Exercice 10
Cette affirmation est fausse car différentiabilité d’une fonction f en un point (a, b) ; conti-
nuité des dérivées partielles dans ce point. Remarque: si les dérivée partielles de f existent
et sont continues en (a, b) alors f est différentiable en (a, b).

Exercice 11
D est un disque unitaire fermé sur R2 , il s’agit donc d’un ensemble compact, c’est-à-dire
fermé et borné. De plus, D est connexe par arcs, il est en effet facile de voir graphiquement
que ∀p, q ∈ D ∃ une courbe f de p à q dans D. Étant donné que D est compact, connexe
et que la fonction f est continue sur D alors elle admet un maximum M et minimum m sur
D. L’image de f peut donc être écrite de la forme [m, M ].

Annexe

Figure A.1: Fonction f(α) = (α + 1)2 − 1

6
Mock Exam - Correction 20/05/2021

q
Figure A.2: Fonctions f1 (α) = α + 1 et f2,3 (α) = ± (α + 1)2 − 1

Vous aimerez peut-être aussi