Vous êtes sur la page 1sur 100

CRYOGENIE

Dr.-Ing R. Laouar
Département de Génie Mécanique
Université Larbi Tebessi Tébessa
SS 2017
Introduction
Cryogénie : (Kruos (grec) = Froid,
Genesis (grec) = Engendrer, produire)
 La cryogénie se définit comme l‘ensemble
des techniques de production et d‘utilisation
des très basses températures (<120 K ) (-150°C)).

Rappel : T [Kelvin] = T [°C] + 273.15


 La limite de −153,15 °C représente la limite à partir
de laquelle les gaz de l'air se liquéfient (passent en phase liquide)

Bonbonne contenant de l'azote liquide


• Sources de froid : Fluides cryogéniques (cryofluides)
ou machines (cryogénérateurs).
APPLICATIONS DE LA CRYOGENIE
o Réduction de volume: Stockage et transport de combustibles et fluides
cryogéniques

o Condensation et adsorption: Séparation des mélanges de gaz (Hélium de


l’air)
o Arrêt des réactions chimiques :Surgélation (industrie alimentaire),
Cryoconservation (médical)
o Supraconductivité: Résistance électrique quasi nulle de certains matériaux
à basses T°, effet Meissner

Train à lévitation magnétique (Maglev) Médical


o Réduction des bruits thermiques: instruments de détection ne peuvent
fournir la sensibilité désirée que lorsqu’ils sont refroidis à des
températures cryogéniques
o Propriétés des matériaux: Traitement des pièces mécaniques afin
d'améliorer leurs performances (résistance à l’usure)
o High energy Physic :
 CERN is an European organisation for nuclear research which was founded
in 1954.

 It consists of a 27Km accelerator ring with four


detectors.

 All the magnet systems (SC) and its accessories


are kept at 1.9 K using the liquid helium.
‫الموصلية الفائقة‪• La supraconductivité .‬‬
‫• مادة فائقة الموصلية هي مادة قادرة على نقل اإللكترونات أو إيصال‬
‫الكهرباء دون وجود أي مقاومة‬
La supraconductivité

• D’après la loi d’Ohm, nous savons que


lorsqu’un courant électrique traverse un
conducteur, de l’énergie se dégage sous
forme de chaleur, il s’agit de l’effet Joule.
• Proportionnellement au courant qui
traverse les conducteurs formant les
électroaimants, il est évident que la
chaleur dégagée serait énorme et la
section des conducteurs toute aussi
gênante.
• Il faut donc refroidir le matériau
supraconducteur en dessous d’une
température critique pour qu’il puisse
atteindre ses propriétés caractéristiques.
• Grâce à cette résistance électrique nulle,
on peut faire passer des courants de très
haute intensité dans des câbles de faible
section sans perte par effet Joule

Ces deux câbles peuvent transporter 15000 ampères


La supraconductivité = réduction de taille
 Domaine de recherche  Domaine industriel

 Mesures à très basse  Electronique


température : matériau, physique (détecteur, composants …)
du solide  Electrotechnique
 Développement instrumentation (stockage, transport, alternateurs,
limiteur,…)
 Accélérateurs et physique des  Transport
particules:  Liquéfaction et réfrigération
Aimants, cavités, détecteurs Stockage des fluides, Isolation
 Fusion nucléaire contrôlée:  Spatial
Confinement magnétique Propulseur (carburant et moteur)
 Astrophysique:  Médical
Capteurs d’observation à terre et IRM, Cryochirurgie, cryoconservation
spatial…
Le système thermodynamique
Représentation symbolique

Energie Mécanique
masse Système de
masse m, de
volume V et
CHALEUR
Milieu d ’énergie
extérieur interne E

Paroi mobile, perméable et diatherme

Un système thermodynamique est une portion d’espace limitée par une surface
fermée, encore appelé volume de contrôle, qui contient une certaine quantité de
Matière.
Cette surface fermée, encore appelée frontière du système peut être fixe
ou mobile. Tout ce qui est au-delà de la frontière est appelé milieu extérieur

Système isolé :
Paroi est rigide, imperméable et adiabatique: pas d’échange ni de chaleur
ni de travail avec le milieu extérieur
Système thermodynamique

Système thermodynamique fermé

 Matière contenue dans le système :


invariable (m = cte)

 De la chaleur et du travail peuvent traverser les


frontières du système.

 Aucune quantité de matière ne traverse les limites du


système
Système thermodynamique ouvert
 Circulation de fluides à travers le système : débit-masse ou débit volume
𝑚ሶ
𝑉ሶ =
𝜌
 Frontière du système : surface de contrôle

De la matière traverse le système (m ≠ cte)


Système ouvert

Stator (fixe)
Energie thermique
Entrée Sortie

Rotor (mobile)
Energie mécanique
Système ouvert

Admission
Débit masse
(Pe, Te, re) Arbre :
production d’énergie mécanique

Echappement
Le stator Débit masse
(supposé adiabatique) (Ps < Pe, Ts < Te, rs> re)

Turbine à Gaz
Système ouvert

Fluide froid

Fluide chaud

Echangeur de chaleur
• Fonctions d’état
L'état thermodynamique d'un système est caractérisé par divers grandeurs nommées
fonction d'état.
• la pression P
• La température T
• Le volume V
• L’énergie interne U
• L’enthalpie H
• L’entropie S

 variable extensive: une grandeur qui est proportionnelle à la taille du système que
cette grandeur caractérise.(exemples : énergie, volume, masse, nombre de molécules) ;
 variable intensive: est une grandeur qui ne dépend pas de la quantité de matière en
présence dans le système considéré (exemples : pression, température, masse
volumique, viscosité)
• Transformation thermodynamique
Une transformation thermodynamique est l’opération au cours de laquelle l‘état
thermodynamique d‘un système se modifie en passant d‘un état initial à un état final.
Un système peut subir une seule transformation [de (1) à (2)] ou parcourir une suite
de transformations [(1) ----(2); (2) ----(3); (3) --- (4)…]

 À pression constante transformation isobare


 À température constante transformation isothermique
 À volume constante transformation isochore
 À énergie interne constante transformation isoénergétique
 À enthalpie constante transformation isenthalpique
 À entropie constante transformation isentropique
 Transformation sans échange de chaleur entre le système et le milieu extérieur;
elle est dite adiabatique
• Le premier principe de la thermodynamique

Pour tout système pouvant recevoir du travail W et de la chaleur Q du milieu


extérieur, il existe une fonction d’état appelée énergie interne , notée U, telle que
sa variation au cours de toute transformation est égale à la somme de la chaleur
et du travail reçus, soit en écriture mathématique:
ΔU = Q + W
Pour une transformation infinitésimale, la différentielle de l’énergie interne vaut
également la somme du travail et de la chaleur infinitésimaux reçus
dU = δQ + δW=δQ − pdV
 Il est important de remarquer que si le travail et la chaleur reçus au cours
d’une transformation dépendent des détails de cette transformation, par
contre la variation d’énergie interne qui en résulte n’en dépend pas, puisque U
est une fonction d’état : dU ne dépend que des états initial et final de la
transformation.
 Transformation isothermique : T = constante
Si le gaz est parfait, alors U = U (T ).Cette énergie interne est donc constante sur
un isotherme. La première loi dit
ΔQ = ΔU − ΔW
ici ΔU = 0 ⇒ ΔQ = −ΔW sur un isotherme

1 → 2: décompression isothermique
ΔW = W12 et ΔQ = Q12
Si n = cte. (enceinte étanche) et considérons que
le gaz est parfait, donc obéit à
pV = nRT = cte, T = cte ⇒ dT = 0 ⇒ dU = 0.
La 1ière loi donne alors δQ = −δW , donc W12 = −Q12
Dans une décompression, V2 > V1, donc Q12 est positif, donc W12 est négatif
Cette transformation permet au gaz de faire un travail sur son environnement
tout en absorbant ( à T = cte) de la chaleur en même quantité. Ici
évidemment, U2 = U1, aucun changement de l’énergie interne.
 Transformation adiabatique : ΔQ = 0
Une transformation adiabatique se fait sans échange de chaleur. Le gaz est
thermiquement isolé.
Pour un gaz parfait (n=cte), La première loi peut s’écrire:

On obtient: avec :
qui est l’équation de la courbe décrivant une transformation adiabatique dans
le plan pV:

Considérons une décompression adiabatique, 1 → 2, et calculons W12 et


Q12. Nous prenons n = cte. Ici
et Q12 = 0, alors que 𝛾 > 1
La 1ière loi se réduit donc à
ΔW = W12 = −ΔU = − (U2 − U1), puisque U est fonction
d’état, donc:
• Transformations à pression constante: isobares: p = constante

V
T
Q
n
p

Vi  V f
Ti  T f
• Transformations à volume constant: isochore: V = constant
Puisque V = cte, dV = 0 et alors ΔW = W12 = 0. La 1ière loi s’écrira, toujours avec
n = cte,

• On obtient alors,

dans une décompression où p2 < p1.


Dans ce cas le gaz perd de la chaleur au profit de l’environnement, ce qui cause
une diminution égale de l’énergie interne. Il n’y aura aucun travail fait sur ou par
le gaz.
 Trois états de la matière
 Le changement d’état se définit comme la phase de
transformation d’une phase vers une autre phase.
 changements d’état (ou changements de phase)

Liquéfaction
Un exemple de condensation est celui de vapeurs de diiode qui se condensent
sous forme de cristaux sur des parois froides, sans passage par l'état liquide

diiode gazeux (vapeurs de diiode) cristaux de diiode solide


• A titre d’exemple, il sera rappelé les changements d’état pour l’eau.
• Ces changements sont les suivants :
• le passage de l’état solide (glace) à l’état liquide, appelé la fusion
• le passage de l’état liquide à l’état solide (glace), appelé la congélation (ou
solidification)
• le passage de l’état liquide à l’état vapeur, appelé la vaporisation (ou
l’ébullition ou encore l’évaporation)
• le passage de l’état vapeur à l’état liquide, appelé la liquéfaction (ou
condensation)
Chaleur sensible Chaleur latente
• Quantité de chaleur échangée • Quantité de chaleur échangée
sans transition de phase mais lors d’une transition de phase
avec un changement de T°. sans changement de T°.

• ΔT est proportionnelle à Q :
• T=constante
• Changement d’état de l’eau
De A à B :La température de la glace
augmente régulièrement pour
atteindre 0°C. La chaleur nécessaire
est 41,8 kJ (chaleur sensible)
En B: on a un bloc de glace de
1 kg a 0°C.
De B a C: A 0°C, la glace commence à
fondre. Le mélange liquide/solide
aura une température
rigoureusement égale à 0°C. La
chaleur apportée est de 335 kJ, c'est
de la chaleur latente (la température
reste constante).
En C :
On a 1kg d'eau entièrement liquide à
0°C.
De C à D :
La température de l'eau s'élève progressivement jusqu'à atteindre 100°C. Pour réaliser
cette augmentation de température, nous devons apporter 419 kJ. C'est de la chaleur
sensible.
En D : On a 1kg d'eau entièrement liquide à 100°C, c'est du liquide saturé.
De D à E :
A 100°C, comme nous continuons à apporter de la chaleur, l'eau se met à bouillir et la
première molécule de vapeur apparaît. C'est le début de l'évaporation. La
température reste constante pendant tout le changement d'état. Quand la dernière
goutte de liquide s'évapore, le changement d'état sera terminé, nous aurons apporté
2257 kJ de chaleur latente.
En E : Nous avons 1kg de vapeur à 100°C, c'est de la vapeur saturée.
Après E : Si on continue à chauffer la vapeur, la température continue d'augmenter
nécessitant 1,9 kJ/kg.K.
gaz parfait/gaz réel
• C’est quoi un gaz parfait (idéal)?
• PV = nRT
• Par définition il n’existe pas …
• Les molécules qui constituent un gaz parfait:
• Sont des points dans l’espace : le volume occupé par les
molécules est nul.
• N’interagissent pas, sauf par collision élastique (sans
perte d’énergie).
• Les molécules se déplacent aléatoirement.
 Le gaz parfait est un bon modèle du comportement des
gaz uniquement lorsqu’ils se trouvent à des pressions de
l’ordre d’une atmosphère et à des températures plus
élevées que celle de leur point de condensation
Interaction entre les molécules

• Les gaz ne sont pas idéaux


• Les gaz montrent des grandes déviations à la loi des gaz parfaits
• les molécules subissent des forces d’attraction
• Cette attraction est responsable de la condensation d’un gaz en liquide à
des basses températures
• À des températures assez basses l’énergie cinétique des molécules ne
permet pas à celles-ci d’échapper aux forces d’attraction et elles s’unissent
• L’interaction entre les molécules (forces d’attraction et de répulsion) crée
une énergie potentielle qui contribue à l’énergie interne du gaz
• L’attraction correspond à une diminution de l’énergie interne (énergie
potentielle négative) et la répulsion à son augmentation (énergie
potentielle positive).
Interaction entre les molécules

• variation de l’énergie potentielle • l’interaction entre les molécules


avec la distance entre les molécules se manifeste comme une force
• À des grandes distances l’énergie répulsive à des distances petites
potentielle tend vers zéro et par rapport au centre de masse
• elle devient négative (forces des molécules.
d’attraction) au fur et à mesure que • Cette répulsion est responsable
la distance diminue du fait que les liquides et les
• À des distances inférieures à d les solides ont un volume fini
forces de répulsion prédominent et
l’énergie potentielle est positive.
• Les interactions moléculaires
affectent les propriétés
macroscopiques en particulier
l’équation d’état
Les isothermes d’un gaz parfait et d’un fluide réel
Les isothermes d’un gaz parfait et d’un fluide réel
• isothermes du CO2, obtenues • Isothermes d’un gaz parfait.
expérimentalement

 Les courbes se ressemblent quand la pression est basse et la température élevée.


 Importantes différences à des températures inférieures à 50°C et pressions
supérieures à 1 atmosphère.
• A, B, C – états gazeux
• C – la première goutte de liquide
• D – coexistence liquide-gaz
• E – tout le système en phase liquide
• F – liquide à haute pression
 Processus de compression isotherme, T
= 13°C
• A à B et B à C : compression isotherme
d’un gaz :
• Vm,A = 0,60 L, pA = 30 atm
• Vm,B ~ 0,43 L, pB ~ 40 atm
• Vm,C ~ 0,30 L, pc ~ 50 atm
• C : le gaz est saturée. La première
goutte liquide apparaît.
• C à D et D à E : transformation
isotherme et isobare (13°C, 50
atm) – transition de phase
• E : (13°C, 50 atm, 0,05 L) le
système est constitué d’une seule
phase – la phase liquide
• E à F : compression isotherme
d’un liquide. Δp = 40 atm, ΔVm ~
0 L. Les phases condensées sont
quasi incompressibles

 De A à C les forces d’interaction entre les particules sont petites et le gaz se


comporte comme un gaz quasi-parfait.
 Entre C et E les forces d’attraction sont dominantes.
 De E à F les forces de répulsion rendent difficile la diminution du volume
• Température critique
• À des températures plus élevées, le
début de la condensation commence à
des pressions plus élevées.
• À une température très spéciale, 31,04°C
pour le CO2, la phase gazeuse se
transforme en liquide de façon continue.
On observe jamais une surface entre les
deux phases. Cette température est
nommée température critique, Tc.

 À des températures T > Tc le système est formé par une seule phase à n’importe
quelle pression.
 Il est impossible de condenser un gaz à des températures supérieures à la
température critique du gaz.
Exemples de températures critiques
 La température critique est parfois utilisée pour faire la distinction entre
«gaz» et «vapeur».
 Une vapeur est la phase gazeuse d’une substance à une température
inférieure à sa température critique, c’est-à-dire que la vapeur peut se
transformer en liquide par compression sans changement de la
température.
 Un gaz est la phase gazeuse d’une substance dont la température est
supérieure à sa température critique.
 Dans notre environnement, l’oxygène est un gaz et la phase gazeuse de
l’eau c’est de la vapeur d’eau.
• Détermination de l’équation d’état
• Les coefficients thermoélastiques
• L’étude expérimentale permettant d’accéder à l’équation d’état d’un fluide
réel consiste à fixer un des paramètres p, V ou T et à étudier les variations
simultanées des deux autres. Ces mesures permettent en premier lieu de
déterminer les coefficients thermoélastiques du fluide.
 coefficient de dilatation thermique à pression constante (dilatation
isobare)

 coefficient de compressibilité isotherme

 coefficient d’augmentation de pression à volume constant (dilation


isochore)
Production du froid

• Principe de réfrigérateur
 La réfrigération consiste à abaisser la température d’un objet que l’on
souhaite refroidir.
 Le principe général d’un réfrigérateur est d’extraire la chaleur à basse
température (dans l’enceinte de réfrigérateur) pour la rejeter à haute
température (à l’extérieur). Plus simplement, faire du froid consiste en fait
à retirer du chaud
 Pour transporter la chaleur du partie froide vers la partie chaude, on
utilise généralement un fluide (fluide coloporteur ou fluide réfrigérant).
Dans le cas des très basses tempérautres en cryogénie, ce fluide peut etre
appellé fluide cryogénique.
 Pour produire du froid; il existe différentes possibilités:

 Mélanger un liquide avec un solide approprie comme de l‘eau avec du sel:


le mélange du deux créant une reaction chimique abaissant la
température de fusion de la glace
 Diminuer brutalement la pression dun gaz (détente ou expansion ): par
exemple lors du passage d‘une vanne (effet Joule-Thomson) ou lors du
passage d‘une turbine à gaz
 Echanger de la chaleur entre une source chaude et une source froide:
échangeur de chaleur.
Produire du froid sans appareillage: la glacière antique
 La détente
 Détente Joule‐Thomson
• Détente à travers une vanne
• La détente de Joule Thomson est une brusque chute de pression lors du
passage du fluide à travers un orifice
• La variation de température dépend des conditions de pression et température à
l’entrée de la détente.
 Détente par extraction d’énergie
• Détente à travers une turbine
• Le gaz se détend en fournissant du travail à la turbine et ainsi
se refroidit. Toujours refroidissement lors d’une détente par
extraction d’énergie.
• Représentation du cycle • Machine frigorifique :
frigorifique théorique
Le cycle frigorifique est composé des
transformations suivantes :
• une compression
polytropique (adiabatique
pour le cycle théorique ),
• une condensation isobare,
• une détente isenthalpique,
• une vaporisation isobare.
• Détente de Joule-Gay Lussac

Dispositif de Gay-Lussac pour l’étude des détentes


• Expérience de Joule
(détente de Joule)
(Détente de Joule-Gay Lussac)
• Expérience de Joule (détente de Joule)

 Dans le cas d’un Gaz Parfait, l’énergie interne ne dépendant que de la température,
on en déduit que la détente de Joule-Gay Lussac d’un gaz parfait est une détente «
isotherme » :
 Expérimentalement, on mesure une légère diminution de la température
pour la quasi-totalité des gaz dans le domaine des températures
accessibles. Il en existe des exceptions : c’est le cas de l’hélium pour lequel
une DJGL se traduit par une légère augmentation de température dès lors
que TI > 200 K.
• Application au modèle de Van der Waals
• Equation d’état des gaz parfaits
• Equation d’état des gaz de Van der Waals

• la variation d’énergie interne d’un tel gaz entre un état initial (EI) et un état final (EF)
pour une transformation quelconque:

• comme la détente de Joule-Gay Lussac est « isoénergétique », on a :

TF < TI
• Comme le coefficient a est positif et que VF > VI (détente), la température baisse au
cours de la détente de Joule-Gay Lussac d’un gaz de Van der Waals
 Une DJGL permet de déterminer expérimentalement la valeur du
coefficient a du modèle de VdW pour la quasi-totalité des gaz :

• Ex1 : Cas du dioxyde de carbone CO2,(g) — Une DJGL de n = 0, 4 mol de


CO2,(g), avec V1 = V2 = 10 L, depuis TI = 298 K, s’accompagne d’une
variation de température ΔT = − 0, 25 K. La capacité thermique molaire à
volume constant vaut CVm = 29, 8 J.K−1.mol−1 pour des températures
proches de 298 K.
• Ex2 : pour une mole d’argon (gaz monoatomique, donc CVm = 3/2 R)
initialement comprimé dans le volume V1 = 1 L à la température TI = 291K,
lors d’une DJGL avec V2 = 1 L, la température finale vaut TF = 285, 6 K.

• Soit, puisque VF = V1 + V2 = 2.10−3 m3 et R = 8, 314 J.K−1.mol−1 :


Expérience de Joule-
Thomson
• dans l’appareil de Joule-Thomson
(1852), on force le gaz à s’écouler
lentement le long d’un tuyau qui
est obstrué en son milieu par un
obstacle (bouchon poreux, verre
fritté, coton tassé, robinet à
pointeau,..).
• Les parois du tuyau sont rigides et
adiabatiques
• Expérience de Joule-Thomson

• Dans le cas d’un Gaz Parfait, l’énergie interne ne dépendant que de la


température, on en déduit que la détente de Joule-Thomson d’un gaz
parfait est une détente « isotherme » :
• Expérimentalement, on mesure une légère variation de la température,
qui correspond soit à un refroidissement, soit à un réchauffement en
fonction des conditions initiales {P1, T1}.
• Température d’inversion
Pour savoir si la température d’un fluide augmente ou
diminue à la suite d’une DJT, il faut tracer les courbe
correspondant à une enthalpie (h = Cte) constante dans le
diagramme (T, P).
• On observe que certaines des courbes isenthalpiques
passent par un maximum, c’est-à-dire un point où la
pente est nulle :

• La courbe en pointillé qui relie ces points maximaux est


appelée la « courbe d’inversion » » et la température en
ces points, la « température d’inversion »
• La température au point où la courbe d’inversion
intercepte l’ordonnée (P = 0) est appelée la «
température d’inversion maximale ».
• Définition : On appelle coefficient de Joule-Thompson la pente d’une courbe
isenthalpique dans le diagramme (T, P) du fluide considéré.
 Il mesure la variation élémentaire dT de la température que provoque une
variation élémentaire dP de la pression pendant une détente élémentaire
isenthalpique du fluide:

 Ainsi, pour une DJT élémentaire, lorsque:

 On remarque que le coefficient de Joule-Thompson (la pente d’une courbe


isenthalpique) est négatif à droite de la courbe d’inversion (μJT < 0) et positif à
gauche (μJT > 0).
 D’un point de vue pratique, puisqu’il est impossible de mesurer des
changements infinitésimaux de températures et de pression, il est plus
pratique de travailler avec des variations finies (∆T et ∆P). Dans les faits,
l’approximation suivante est valide sur les plages de pression et de
température dans lesquelles l’expérience sera réalisée
Applications:
La détente de Joule-Thomson est une détente isenthalpique d’un fluide quelconque,
elle permet de produire une diminution de pression ou de température. Les organes
associés sont appelés des détendeurs.
Détendeur
 On appelle « détendeur » les éléments qui produisent un effet Joule-Thomson
(détente isenthalpique d’un fluide). De tels détendeurs ont trouvé de nombreuses
applications selon qu’on désire produire une diminution de pression ou une
diminution de température.
 Détendeur des bouteille de gaz comprimés
Les gaz que l’on utilise sont souvent comprimés pour limiter le Volume
de stockage. Par exemple une bouteille de butane pour l’usage
domestique ou d’air pour la plongée. Dans les deux cas, le détendeur
permet de ramener la pression du gaz à la pression ambiante, soit
pour le brûler (butane) soit pour le respirer (air comprimé du plongeur:
de 200 bars à 50/30 bars, de 50/30 bars à la pression ambiante
Détendeur de bouteille
respirée par le plongeur). de butane
 Ex : le détendeur ci-contre, adapté à des bouteille de butane de 13 kg,
• assure une pression de sortie P2 = 28 mbar et un débit massique
• Dm = 1 300 g/h pour une pression d’entrée P1 = 0, 2 à 7, 5 bar.

• Détendeur des réfrigérateurs et climatiseurs


• On utilise un détendeur pour assurer la chute de
température et de pression nécessaire, de manière
à ce que le fluide frigorigène prenne un transfert
thermique aux aliments du congélateur.

Détendeur thermostatique pour


climatiseur
(fluide : R-22 ou R-407c)
Détente par extraction d’énergie

Détente adiabatique
Voir le cours
 Lorsque les gaz sont expansés à enthalpie constante, comme dans une
expansion J-T, on parle de détente isenthalpique.
 Lorsque les gaz à haute pression sont expansés à entropie constante, on
parle de détente isentropique ou de détente adiabatique réversible.
La liquéfaction des gaz
• La liquéfaction des gaz
Historique : Joule tentait, avec la détente de Joule-
Gay Lussac, de refroidir les gaz, avec pour but ultime
de les liquéfier. La méthode s’avéra peut efficace :
l’effet était trop faible. William Thomson (lord Kelvin)
proposa à Joule de modifier son système de détente
pour lui permettre de fonctionner en régime
permanent ; il devenait possible de réinjecter en
amont de l’appareil le gaz issu de l’une des détentes,
pour lui en faire subir une autre et cumuler ainsi les
effets. Appareil de Cailletet pour liquéfaction des gazes
La liquéfaction des gaz
• Systèmes de liquéfaction des gaz
 Paramètres de performance d‘un système de liquéfaction
• Il existe trois parametres pour indiquer la performance d‘un systeme de
liquefaction:
a. Le travail nécessaire par unité de masse de gaz comprime: 𝑾/ ሶ 𝒎ሶ
b. Le travail nécessaire par unité de masse de gaz liquéfié: 𝑾/ ሶ 𝒎ሶ 𝒇
c. La fraction de gaz liquéfié (coefficient de liquéfaction): 𝒚 = 𝒎ሶ 𝒇 /𝒎ሶ
ሶ 𝑾ሶ
• ሶ
(𝑾/𝒎) = (𝒎ሶ ) ∙ 𝐲
𝒇
 Dans tout système de liquéfaction, l‘objectif est de minimiser le travail
nécessaire et maximaliser la fraction de gaz liquéfié.
 Ces paramètres étant différents pour différents gaz; la nécessité d‘un autre
paramètre de performance permettant la comparaison d‘un même système
utilisant différents fluides, s‘impose.
La liquéfaction des gaz
• Systèmes de liquéfaction des gaz
 Paramètres de performance d‘un système de liquéfaction
 Un tel paramètre est le FOM (figure of merit)
𝑊ሶ 𝑖 𝑊ሶ 𝑖 /𝑚ሶ 𝑓
 𝐹𝑂𝑀 = = ; 0<FOM<1
𝑊ሶ 𝑊/ ሶ 𝑚ሶ 𝑓

 FOM= travail théorique nécessaire/travail réel nécessaire


La liquéfaction des gaz
• Système idéal de liquéfaction
 Système idéal de point de vue thermodynamique, mais ne
l’est pas du point de vue pratique
 Le cycle idéal en thermodynamique est le cycle de Carnot
 La liquéfaction étant essentiellement un processus en
système ouvert, ainsi pour le système idéal de liquéfaction on
choisira les deux premières transformations du cycle de
Carnot: une compression isotherme réversible suivie par une
détente isentropique.
 Le gaz à liquéfier est comprimé de façon réversible et
isothermique à partir des conditions ambiantes p1 à une
certaine haute pression p2
 Le gaz subit une détente isentropique: le gaz sera dune part,
liquide saturé et d'autre part sa pression sera égale à celle de
l'état initial p1
 La pression à atteindre, à la fin de la compression isotherme
est très haute (de l'ordre de 70 à 80 GPa pour l'azote). La
difficulté à obtenir cette pression, rend le système non idéal
du point de vue pratique.
La liquéfaction des gaz
 Système Linde-Hampson simple
 Supposons des conditions idéales:
• Aucune chute de pression irréversible (excepté
pour la valve de détente);
• Aucune fuite de la chaleur avec le milieu ambiant;
• Efficacité 100% de l'échangeur de chaleur
 1→2: compression isotherme reversible du gaz.
Dans un cycle réel, cette transformation serai en
fait 2 transf.:une compression adiabatique
irreversible suivie par un refroidissement pour
abaisser la température à quelques degrés de T
ambiante
 2→ 3: le gaz traverse à p=cte un échangeur de
chaleur; au sein duquel il échange de la chaleur
avec le gaz sortant (basse pression)
 3→4: le gaz se détend dans une valve de détente
jusqu’au p4=p1
 Au point 4 une fraction du gaz est liquide et, est
soustraite aux conditions de f (liquide saturé), et le
reste du gaz quitte le séparateur aux conditions de
g (vapeur saturé)
La liquéfaction des gaz
 Système Linde-Hampson simple
• Ce gaz froid est chauffé jusqu'à la température initiale
T1 en absorbant (à p=cte), la chaleur de l'écoulement
haute pression rentrant 2→3.

 En appliquant le 1er principe pour un écoulement


stationnaire pour l'ensemble (échangeur-valve-
réservoir), on obtient:

• (aucune énergie, sous forme de travail ou chaleur n’est


échangée entre l’entourage et ces composants)
• La fraction du gaz liquéfié est donc:
La liquéfaction des gaz
 Système Linde-Hampson simple
 La fraction de gaz liquéfie dépend donc de:
 La pression est la température aux conditions ambiantes (point 1),
lesquelles déterminent h1 et h2
 La pression après la compression isothermique, laquelle détermine h2
parce que la température au pt2 est spécifiée par la température aux pt1.
 On ne peut choisir ou varier les conditions ambiantes, les conditions aux
points 1 et f sont pratiquement imposées. On ne peut donc agir sur la
performance du système qu’en faisant varier la pression aux pt2 p2.
 Pour maximaliser la fraction du gaz liquéfié, la pression optimale au pt2 p2
serait celle que minimiserait h2 (y=(h1-h2)/(h1-hf)):
 h2 minimal → 𝜕ℎΤ𝜕𝑝 𝑇=𝑇1 = 0
 Comme:
𝜇𝐽𝑇 = 𝜕𝑇Τ𝜕𝑝 ℎ = − 𝜕ℎΤ𝜕𝑝 𝑇 𝜕𝑇Τ𝜕ℎ 𝑝 ⇒ 𝜕ℎΤ𝜕𝑝 𝑇 = −𝜇𝐽𝑇 𝜕ℎΤ𝜕𝑇 𝑝 = 𝜇𝐽𝑇 ∙ 𝐶𝑝
La liquéfaction des gaz
Système Linde-Hampson simple
• Donc la pression à laquelle h2 prend sa valeur minimale est la pression à
laquelle 𝜇𝐽𝑇 = 0 pour une température T1 donc:

 𝜕ℎΤ𝜕𝑝 𝑇=𝑇1 = 0 ⇒ 𝜇𝐽𝑇 ∙ 𝐶𝑝 = 0 ⇒ 𝜇𝐽𝑇 = 0

 pour une performance optimale (y: fraction du gaz liquéfiée maximum) du


système de Linde-Hampson l’état du pt2 devrait se trouver sur la courbe
d’inversion.
 Pour l’air à 300K, la pression correspondante est d’environ 40 Mpa,
cependant, les systemes réels utilisent des pressions de l’ordre de 20 Mpa.
 Le système de Linde-Hampson ne fonctionne pas pour les gaz tels que: le
NEON, l’HYDROGENE et l’HELIUM.
 La température d’inversion maximum de ces gaz est inférieur à la
température ambiante (le système ne fonctionne pas)
Système Linde-Hampson simple
• Travail nécessaire
• En appliquant le 1er principe pour un écoulement stationnaire pour le
compresseur, on obtient:

• En appliquant le 2e principe:
La liquéfaction des gaz
• Systeme de Claude
• L’énergie est soustraite de l’écoulement du gaz en
permettant a ce dernier de fournir du travail dans
une turbine.
• La détente dans la turbine est isentropique (on
atteindrait des températures plus basses que lors
d‘une détente isenthalpique.
• Le gaz est comprimé à une pression de l‘ordre de
4MPa (40 atm) puis traverse un premier échangeur
de chaleur. Entre 60 et 80% du gaz est dévié de
l‘écoulement principal, détendu dans une turbine
puis mélangé avec le gaz retournant, à l’ entrée du
2e échangeur.
• Le gaz à liquéfié traverse les 2e et 3e échangeurs et
est finalement détendu dans une valve d‘expansion,
vers le réservoir de liquide (séparateur).
La liquéfaction des gaz
Systeme de Claude
• La vapeur froide dans le séparateur retourne vers les échangeurs pour
refroidir le gaz rentrant.
• Une valve d‘expansion reste indispensable dans le système de CLAUDE, car
la présence de beaucoup de liquide ne peut être tolérée dans la turbine,
dans un système réel.
• Dans certaines variantes du système de CLAUDE, le travail fourni par la
détente du gaz dans la turbine est utilisé pour comprimer le gaz dans le
compresseur.
• En appliquant le 1er principe à l‘ensemble (échangeurs - valve d‘expansion
- réservoir):
• 𝑚ሶ − 𝑚ሶ 𝑓 ℎ1 + 𝑚ሶ 𝑓 ℎ𝑓 + 𝑚ሶ 𝑒 ℎ3 − 𝑚ℎ
ሶ 2 + 𝑚ሶ 𝑒 ℎ𝑒 = 0
• Si on défini x comme étant la fraction de l‘écoulement total qui traverse la
𝑚ሶ 𝑒
turbine: 𝑥 = alors la fraction liquéfiée serait:
𝑚ሶ
INSTALLATIONS DE LIQUEFACTION DES GAZ INDUSTRIELS

• Le traitement, la liquéfaction et le transport du GNL


 Le passage du gaz naturel au gaz naturel liquéfié GNL se produit toujours en
moyennant l'intervention de procédés cryogéniques. Tous les procédés testés
jusqu'a nos jour tentaient de maximiser la quantité de GNL produite c'est à
dire se rapprocher le plus du le cas idéale.
 La transformation du gaz naturel en GNL (voir figure) peut être représentée
par une chaîne composée de plusieurs maillons que l’on peut définir comme
suit :
• Les canalisations ou pipelines reliant les puits de gisement de gaz et l’usine de
liquéfaction.
• Le complexe de liquéfaction où le gaz sera épuré puis liquéfié
• Les réservoirs de stockage de GNL
• Les navires méthaniers pour acheminer le GNL vers les terminaux de réception
• Le terminal de réception où le GNL sera stocké puis re-gazéifié
• Les canalisations de distribution
• les différents composants d'une chaîne GNL
• Les procédés de liquéfaction du GNL
1. L’épuration
• Avant de le liquéfier, le gaz naturel est d’abord épuré avec
l’élimination de CO2, H2S, H2O ainsi que les essences
naturelles.
• Après épuration, les gaz distribués ont une teneur en
méthane comprise, dans la majorité des cas, entre 81 et 97%.
• Le gaz distribué est odorisé par du tétrahydrothiophène
(C4H8S, environ 25 mg/m3), lorsque le gaz n'est pas odorisé
naturellement (ne renferme pas de mercaptans naturels).
2. La Liquéfaction

• Une partie de la production de gaz naturel est liquéfiée (de –160°C


à - 163,7°C), transportée sous cette forme par des méthaniers puis
regazéifié à l'arrivée dans le pays utilisateur.
• La première chaîne mondiale de transport de gaz naturel liquéfié
(GNL) est celle qui achemine, en 1963, le gaz algérien de Hassi
R'Mel à l'usine de liquéfaction d'Arzew (la CAMEL) puis le GNL en
Angleterre à Canvey Island et en France à Fos-sur-Mer où il est
regazéifié et injecté dans le réseau de canalisation de gaz.
• Actuellement, il existe 17 usines de liquéfaction dans le monde;
dont quatre en Algérie (3 complexes de liquéfaction à Arzew et 1 à
Skikda).
• Les procédés de liquéfactions en ALGERIE
• Tous les procédés de liquéfactions utilisés en ALGERIE utilisent la simple détente
de Joule-Thompson.
• Pour pouvoir liquéfier, il est impératif de refroidir le gaz naturel au dessous de la
température critique du méthane qui est de l’ordre de (–82,6°C); et ainsi la
pression de service est située au dessous de la pression critique du méthane
(46,27 bar).
1. Procédé de cascade classique:
• Ce procédé consiste à abaisser la pression du gaz naturel à liquéfier par l’utilisation
en cascade de plusieurs réfrigérants à des niveaux thermiques de plus en plus bas.
• C’est alors que le transfert des frigories s’effectue d’étage en étage à des
températures progressivement décroissantes. Le principe physique utilisé au cours
du changement d’état d’un fluide repose sur l’enthalpie de vaporisation ou de
condensation à une température qui dépend de la nature du fluide et de sa
pression.
• Parmi les fluides frigorigènes généralement utilisés nous distinguons : Le propane,
l’éthylène, le méthane
• Ce procédé est utilisé à la
CAMEL d’Arzew
2. Procédé de cascade incorporé (cascade auto réfrigéré
(ARC))
 Procédé à double pression TEALARC (Technip /Air Liquide Auto-
Refrigerated Cascade)
• C’est un cycle à cascade, mais à fluide frigorigène unique, constitué d’un
mélange de certaines composants du gaz naturel (azote et hydrocarbures
saturés allant du méthane jusqu’au pentane).
• Le procédé Tealarc à deux pressions de vaporisation a été mis en œuvre
pour la réalisation de trois trains de liquéfaction à Skikda.
• On utilise dans ce procédé deux colonnes d’échange thermiques
fonctionnant à des pressions différentes:
• La colonne à moyenne pression (5,5 bar) sert à la préparation des liquides
réfrigérants de compositions différentes,
• tandis que la colonne à basse pression (1,5 bar) sert à la liquéfaction du
gaz naturel et à l’extraction de l’éthane
• B1-B3 : ballons séparateurs,
E1-E8 : échangeurs bobinés,
C1-C2 : compresseurs
 Procédé de Pritchard Rhodes
• Dans ce procédé qui est une variante du cycle de base, les
phases liquides et vapeurs du fluide frigorigène ne sont pas
séparés. Il est apprécié par ce qu’il n’est pas encombrant dans
un train de liquéfaction vue les petites dimensions des
échangeurs. Il est aussi utilisé dans trois des six trains de
liquéfaction à Skikda.
Procédé de Pritchard Rhodes
3. Procédé multi composants réfrigérant (MCR) avec boucle de
propane en tête
• Ce procédé est une variante du cycle à cascade incorporée qui met en oeuvre
deux cycle cascade.
• Le 1e permet d’abaisser la température dans la gamme -40 et -65 °C ; ce cycle
est soit du propane à plusieurs niveaux de pression ; soit de type cascade à
plusieurs composants hydrocarbures lourds.
• Le second, du type cascade incorporée, à composants hydrocarbures légers,
permet d’atteindre la température finale désirée.
• C’est ce procédé qui est employé dans les usines de liquéfaction GL1/Z et
GL2/Z d’Arzew, d’ailleurs il est le plus utilisé dans le monde.
• Il se résume en une combinaison du cycle à cascade classique et du cycle à
cascade incorporé, où un cycle propane refroidit le gaz naturel à (–33°C) avec
une condensation des composants lourds (C5) (qui sont extrait du système), et
condense aussi partiellement les gaz du cycle.
procédé MCR avec boucle de propane en tête
 Il existe d'autres procédés pour la liquéfaction du gaz naturel, mais leurs
utilisations sont très restreintes, vu la complexité de leur mise en œuvre et
leur prix de revient trop élevé.
• différentes techniques de stockage
 Lors de la conception d’un bac de stockage il est nécessaire de prendre en
considération les composantes constituant le bac à savoir les cuves internes et
externes ainsi que l’espace d’isolation les séparant.
 Les autres paramètres techniques tels que l’étanchéité, la rétention du liquide,
la stabilité du réservoir et l’influence de l’environnement doivent être aussi
soigneusement étudiés avant d’entamer la construction du bac de stockage.
 Bien que la forme sphérique soit la forme la mieux adaptée à l'isolation des
bacs de stockage, mais pour des capacités dépassant 15.000 à 20.000 m 3 de
GNL, on a toujours recours à la forme cylindrique à dôme pour des raisons de
faisabilité
 En général les caractéristiques de fonctionnement de ces bacs de stockage
se limitent à :
• une pression relative maximale (de l'ordre de 100 à 230 mbar selon les
conceptions)
• un taux quotidien d'évaporation (boil off) variant de 0.05 % à 4 % selon le
type de conception
 Les réservoirs de stockage cryogéniques (et en particulier ceux de GNL) ne
sont jamais remplis entièrement; en effet, un espace de vapeur est exigé
pour permettre une ébullition (évaporation) adéquate avec le maintien de
la pression de stockage. Cet espace de vapeur minimum est d'environ
0.5% du volume total
• Les différents types de réservoir
• Actuellement les réservoirs existants peuvent être classé
selon quatre catégories :
 Réservoir aérien à double enveloppe métallique
 Réservoir aérien en béton précontraint
 Réservoir en béton moulé et enterré
 Réservoir en sol gelé
• Réservoir aérien à double enveloppe métallique
• sont les plus répandus ainsi que les plus largement admis et employés en
stockage du GNL.
• C'est en 1957 que le premier réservoir du GNL à double parois métalliques
a été construit à Charles Lake en Louisiane (USA) à partir des techniques et
des matériaux utilisés auparavant dans l'industrie cryogénique
• Le réservoir est constitué de deux cuves l'une contenant l'autre, et
l'espace entre les deux est rempli de calorifuges (isolation).
• La cuve interne (de nature variable suivant les procédés de réalisation) est
une membrane mince en métal présentant les propriétés requises pour
recevoir le GNL. Certains alliages d'aluminium, d'acier nickelé sont
largement utilisés
• Cette cuve repose sur un matériau isolant, rigide qui transmet les charges
hydrostatiques à une dalle en béton supportant l'ensemble. Le toit de
cette cuve est soit autoportant, soit réalisé par un voile métallique
suspendu à la charpente.
• Une cuve extérieure en acier au carbone protégeant les matériaux isolants
des intempéries et supportant les surcharges climatiques.
• Des matériaux isolants (les plus utilisés sont la perlite, la laine de verre et
les matières plastiques expansées) remplissant l'espace entre les cuves.
Cet espace est maintenu en atmosphère de gaz inerte pour éviter
l'altération des propriétés des isolants par l'humidité
• Le réservoir est doté d'appareils de contrôle et de sécurité tels que les
soupapes, les jauges de niveau et les sondes de mesure de pression et de
température.
Réservoir aérien à double enveloppe métallique
• Réservoir aérien en béton précontraint
• La technique des réservoirs en béton précontraint pour les
liquides cryogéniques a été étudiée et essayée aux USA dans
les années soixante, le premier réservoir été destiné à
contenir de l'oxygène liquide.
• Dans les réservoirs conçus suivant la technique Preload, la
cuve intérieure est constituée de panneaux préfabriqués en
béton précontraint. Ces panneaux sont revêtus
extérieurement d'une barrière d'étanchéité en acier au
carbone.
• Réservoir en béton moulé dans le sol
• Il est constitué par des parois en béton moulé,
recouvert d'une isolation en polyuréthane, la
membrane en contact avec le GNL étant en acier
inoxydable gaufré.
• Le fond du bac de stockage est constitué d'une
couche de béton précontraint, tandis que la toiture
est en charpente métallique.
• Réservoir en terre gelée
• Le seul réservoir en terre gelée encore en service est celui de la CAMEL à
Arzew, il a été construit vers 1964 et possède une capacité de stockage
d'environ 38 000 m3
• La construction de tel réservoir dépend essentiellement de la nature du
sol qui doit avoir un taux d'humidité supérieure à 30 %. En effet le contact
du GNL avec la terre contenant cette eau favorise sa solidification (à 0 °C),
ce qui constituera par la suite une isolation efficace et naturelle.
• De nos jours cette technique a été abandonnée car le taux d'évaporation
dans ces bacs de stockage est très important et excède les normes fixées
par les industriels.

Vous aimerez peut-être aussi