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Matériaux/ Liaisons Inter atomiques

Liaisons inter atomiques


I/ Types de liaisons
I-1/ liaison covalente
Une liaison covalente s’établie entre 2 atomes, quand ces derniers se partagent un ou plusieurs
électrons afin que leur couches électroniques extérieures soit complètes, c'est-à-dire possède 8
électrons une fois la liaison établie.
Par exemple, 2 atomes de chlores (fig.1), possédant chacun 7 électrons sur leur couches
périphériques. Etablissent une liaison covalente en partageant un de ses électrons afin que leurs
couches extérieures possèdent maintenant 8 électrons après établissement de la liaison.

Fig.1 : liaison covalente établie entre 2 atomes de chlore


Il faut noter que les électrons ainsi partagés sont fortement localisés dans l’espace et se trouvent
sur l’orbitale de liaison entre les 2 atomes.
La liaison covalente est donc directionnelle, ce qui aura des conséquences sur le comportement
mécanique d’un matériau covalent.
Un autre exemple typique de liaison covalente est celle qui s’établie chez les éléments de la
colonne IV du tableau périodique, tels que le carbone, la silice ou le germanium. L’atome de ces
éléments possède 4 électrons sur la couche périphérique. Il va donc se lier à 4 atomes semblables,
chacun partage un électron avec son voisin. Il y a donc formation de 4 orbitales de liaisons
covalentes. Vu dans l’espace, ces orbitales, qui sont les lieux préférentielles ou sont localisés les
électrons impliqués dans la liaison se repoussent électrostatiquement et sont dirigés selon des
directions qui partent du centre d’un tétraèdre régulier ou se trouve l’atome considéré et pointe vers
les sommets de ce tétraèdres occupés par les 4 atomes voisins.
Dans ce cas l’angle formé par 2 liaisons = 109,5 °. Dans un matériau à liaison covalente, le
nombre N de premier voisin d’un atome est donné par la règle simple des 8-N = n ou n est le
numéro de la colonne à laquelle appartient l’élément dans le tableau périodique.

Fig.2 : liaisons covalente chez les éléments de la colonne IV


I-2/ liaison ionique
Pour qu’une liaison ionique s’établie entre 2 atomes, il faut que ceux-ci soient de natures
différentes. C’est pourquoi la liaison ionique est dite hétéropolaire. L’un des atomes possède peu
d’électrons sur sa couche de valence, par exemple le lithium (Li) avec un seul électron, quand au
deuxième atome, il possède un nombre élevé d’électrons sur sa couche de valence, par exemple le
fluor (F) qui possède 7 électrons. La liaison ionique va s’établir grâce au transfert de l’électron du
lithium vers la couche extérieure du fluor qui est ainsi complétée avec 8 électrons. Il y a donc
formation de 2 ions : le cation Li+ et l’anion F- dont les structures électroniques sont maintenant
caractéristiques des gaz rares, dons très stable. Contrairement à la liaison covalente, la liaison

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ionique est non directionnelle puisqu’elle est le résultat de l’attraction électrostatique entre charges
électriques cations et anions qui sont de signes opposés.

Fig.3 : transfert d’électron du Li vers F

Fig.4 : formation des ions. Fa : Attraction électrostatique

I-3/ Liaison métallique


La liaison métallique s’établie entre atomes possédant peu d’électrons sur leurs couches
périphériques. Par exemple le sodium avec un seul électron, afin de posséder une couche
électronique extérieure complète, chaque atome perd alors son électron de valence et le met en
commun avec ses voisins. Il en résulte la formation d’un ensemble d’ions positifs baignant dans un
gaz d’électrons de liaison qui ne sont pas localisées dans l’espace et se déplacent sous l’effet de
l’agitation thermique.
La liaison métallique est donc une liaison non directionnelle. La stabilité de l’ensemble est assurée
par les forces de répulsion entre les ions et les forces d’attraction entre les ions et les électrons
libres de se déplacer au travers de l’ensemble des ions.

Fig.5 : disposition des ions et des électrons dans un métal

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Fig.6 : interaction entre ions et électrons

I-4/ liaisons mixtes


En général le caractère réel d’une liaison n’est pas totalement covalent, ionique ou métallique.
Si la liaison s’établie entre 2 atomes identiques, elle est dite homopolaire et présente un caractère à
100% covalent.
Exemple la molécule d’hydrogène (H2)

Fig.7 : molécule H2 homopolaire

Dans une telle molécule les électrons impliqués dans la liaison sont attirés également par les
noyaux identiques d’hydrogène.
Par contre si la liaison s’établie entre 2 atomes de natures différentes elle est dite hétéropolaire.
Dans ce cas les électrons de valence impliqués dans la liaison sont soumis à 2 influences
contraires, d’une part la capacité de partager ces électrons qu’ont ces atomes, d’autre part le
pouvoir d’attirer les électrons que possède le noyau de chacun des 2 atomes. Ce pouvoir est
appelé : électronégativité de l’atome.
Exemple : la molécule H Cl (fig.8).
Les électrons de valence impliqués dans la liaison sont plus attirés par le noyau du chlore qui
contient plus de protons que celui de l’atome d’hydrogène et la propabilité de présence des
électrons est plus élevée vers l’atome de chlore. Il y a apparition d’un dipôle électrique qui confère
à la molécule d’H Cl un certain degré d’ionicité.
Pour déterminer le degré d’ionicité d’une liaison hétéropolaire il faut calculer la différence
d’électronégativité entre les atomes impliqués (fig.9)

Fig.8 molécule HCl (polarisée)

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Fig.9 : caractère ionique en fonction de la différence d’électronégativité


I-5/ Liaisons de faibles intensités
Il s’agit de la liaison Van Der Waals et la liaison hydrogène.

a- liaison van der Waals

la liaison VDW s’établie entre des molécules qui sont à priori neutres, mais qui peuvent être
polarisés soit de façon permanente soit de façon induite.
Exemple ; molécule de vinyle CH3Cl (fig.10). L’atome de carbone est situé au centre d’un tétraèdre
et lié aux 3 atomes d’hydrogène et à l’atome de chlore par 4 liaisons covalentes. Toutefois le
nombre de protons de l’atome de chlore étant supérieur à celui de l’atome de carbone, les électrons
impliqués dans la liaison covalente C-Cl sont plus attirés par le noyau du chlore que par celui du
carbone. Il apparaît alors un déséquilibre entre les charges positives et négatives de la molécule de
vinyle qui devient ainsi polarisé de façon permanente. Le pole négatif étant situé vers l’atome de
chlore et le pole positif vers les atomes d’hydrogène. À l’état solide une telle molécule se lie à ses
voisins grâce à l’attraction de ces dipôles électriques. La liaison de VDW ainsi crée étant de faible
intensité, la température de fusion du vinyle est faible (Tf = 113°K).

Fig.10 : molécule CH3Cl (polarisée)

Dans le cas de la molécule de méthane CH4 (fig.11), celle-ci n’est pas polarisée de façon
permanente étant donné la symétrie et l’identité des 4 liaisons covalentes C-H. Toutefois l’attraction
momentanée d’une molécule par le noyau d’une molécule voisine induit une polarisation et des

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molécules ainsi polarisés peuvent s’associer pour former un solide dont la température de fusion
sera faible ( Tf = 88°K).

Fig.11 : molécule de méthane

Considérons maintenant la molécule de CCl4 (fig.12) tétrachlorure de carbone, qui est plus
polarisable que celle du méthane puisque le nombre de protons des atomes de chlore est plus
élevé que celui dans les atomes d’hydrogène. La polarisation induite sera donc plus forte et la
température de fusion aussi (Tf = 250°K).

Fig.12 : molécule de tétrachlorure de carbone

b- liaison hydrogène
.
La liaison hydrogène appelée aussi pont hydrogène, est un autre exemple de liaison de faibles
intensités. Dans la molécule d’eau H2O, les électrons de valence impliqués dans la liaison O-H sont
plus attirés par le noyau plus lourd de l’atome d’oxygène que par celui des atomes d’hydrogène. Il
s’en suit une polarisation permanente de la molécule. Dans la glace, qui est de l’eau à l’état solide,
les molécules polarisées se lient entre elles grâce à l’attraction électrostatique entre les dipôles
(fig.13 ). Dans la glace les dipôles sont disposés régulièrement dans l’espace selon un réseau
hexagonal comme l’illustre la forme typique des flocons de neige.

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Fig.13 : structure typique de flocons de neige

Autre exemple de liaison VDW est celui le la liaison s’établissant entre les atomes d’un gaz neutre
solidifié, tel que le néon (Ne) (fig.14)

Fig.14 : liaison VDW entre atomes de Ne

L’atome de néon a sa couche externe complète avec ses 8 e-. Il est globalement neutre et ne
possède pas de dipôles électriques. Toutefois à très basse température quand 2 atomes de néon
se rapprochent, le noyau de l’un des atomes peu déformer, pendant un bref instant, le nuage
électronique de l’autre atome, induisant ainsi un dipôle électrique, ce qui permet la création d’une
liaison entre les atomes . Cette liaison est de très faible intensité puisque la température de fusion
du néon solide n’est que de 24,50°K.
I-6/ Propriétés des matériaux et types de liaisons
Grâce à un schéma simple (fig.15), on peut dresser un bref résumé des types de liaisons existants
dans les solides en situant chacun des types de liaisons de fortes intensités, covalente, ionique et
métallique au 3 sommets d’un tétraèdre, le 4éme sommet étant occupé par les liaisons de faibles
intensités VDW et hydrogène. Chaque type de liaison possède des caractéristiques particulières,
ce qui confère au solide possédant ce type de liaison certaines propriétés caractéristiques. Ainsi la
liaison covalente étant de forte intensité. Les solides covalents (C, Diamant, Si, Ge) auront une
température de fusion et une rigidité élevée. Ils seront fragiles, car la liaison covalente est
directionnelle et peut se rompre sous l’effet d’un déplacement imposé aux atomes du solide. Ils ne
seront pas de bons conducteurs électriques puisqu’ils ne possèdent pas d’électrons libres de se
déplacer sous l’effet d’un champ électrique.
La liaison ionique étant de forte intensité, les solides ioniques, tels que Na Cl, MgO, Al2O3 seront
eux aussi caractérisés par une température et une rigidité élevé et une fragilité certaine. Ils seront
aussi mauvais conducteurs électriques.

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Fig.15 : types de liaisons existants dans les solides

Dans la liaison métallique, les atomes mettent en commun les électrons de liaison qui forment alors
un gaz électronique dans lequel baignent des ions. Les solides métalliques, tels que le sodium, le
cuivre, auront une température de fusion et une rigidité moyenne à élevée. La liaison métallique
étant non directionnelle, les atomes pourront se déplacer les uns par rapport aux autres sous l’effet
des contraintes. Les solides métalliques seront donc ductiles et pourront être mis en forme à l’état
solide par déformation plastique. Les électrons délocalisés pourront se déplacer sous l’effet d’un
champ électrique. Les solides métalliques seront donc bons conducteurs électriques.
Enfin, caractérisées par les liaisons de faibles intensités VDW et hydrogène, auront une
température de fusion et une rigidité relativement faibles. Ils seront mauvais conducteurs
électriques.
En dernier lieu, soulignons que chez certains éléments du tableau périodique et pour de nombreux
composés définis, le caractère de la liaison peut être mixte. La liaison présentant à divers degrés,
certaines caractéristiques des liaisons principales que nous venons de décrire.
Ce caractère mixte de la liaison est mis en évidence sur le tétraèdre des liaisons pour quelques
éléments ou composés définis situés alors sur les arrêtes. Selon le degrés de pureté d’une liaison,
par exemple son degrés de covalence, certaines propriétés du solide possédant cette liaison
peuvent varier grandement comme l’illustre la variation de la résistance électrique et celle de la
conductivité thermique en fonction du degrés de covalence d’une liaison (fig.16).
Il est aussi possible de situer les grandes classes des matériaux sur le tétraèdre des liaisons :
• Les céramiques essentiellement localisés sur l’arrête covalente-ionique ;
• Les métaux se concentrent prés du sommet métallique ;
• Polymères prés du sommet VDW et hydrogène

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Fig.16 : résistivité électrique et conductivité thermique en fonction du degré de covalence

II/ Etat de la matière (ensemble d’atomes) : du désordre à l’ordre


II-1/ Du désordre à l’ordre
Etudions les caractéristiques générales des 3 principaux états de la matière
• Etat gazeux
• Etat liquide
• Etat solide
Dans un gaz les atomes ou les molécules n’inter réagissent pas entre elles et sont continuellement
en mouvement (fig.17). Le nombre d’atomes ou de molécules par unité de volume et leurs vitesses
dépendent de la pression et de la température. (par exemple : leur vitesse diminue quand la
température décroît). C’est le désordre le plus complet. La propabilité de trouver un autre atome ou
autre molécule à une distance d d’un atome ou d’une molécule pris comme origine et de diamètre
a0 croit de façon continue quand la distance d augmente (fig.18).

Fig.17 : Etat gazeux

Fig.18 : La propabilité de trouver un autre atome à une distance d d’un atome P=f(d) dans un gaz

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A l’état liquide les atomes ou molécules occupent un volume constant et indépendant, en


première approximation de la pression. Ils sont toutefois en agitation continuelle. Il est impossible
de définir un ordre régulier dans leur arrangement (fig.19).

Fig.19 : Etat liquide

A un instant donné on peut constater que certains de ces atomes ou molécules forment des amâts
ou ils sont empilés de façon régulière. Le liquide possède donc un ordre à courte distance. La
propabilité de trouver un atome ou molécule à une distance d d’un autre est égale à 1 pour la
distance a0 (fig.20)d’équilibre défini précédemment sur les courbes U = f(d), mais reste non nul
entre ce premier pic et le suivant qui correspond au second voisin.
A grande distance cette propabilité est égale à 1.

Fig.20 : La propabilité de trouver un atome à une distance d d’un autre P=f(d) dans un liquide

Dans un solide cristallin les atomes ou molécules sont en contact les uns des autres (fig.21) et
vibrent autour de leur position d’équilibre sous l’effet de l’agitation thermique. Toutefois la position
d’équilibre de ces atomes ou molécules est parfaitement définie dans l’espace.
Quelque soit la position d’un atome ou d’une molécule dans le solide cristallin son environnement
est toujours identique à celui de ses voisins. On parle alors d’ordre à longue distance.

Fig.21 : Etat solide

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Dans un solide cristallin la propabilité de trouver un atome ou une molécule à une distance d d’un
de ses voisins est égale à 1 pour des valeurs discrètes et bien spécifiques de ces distances d, et
cette propabilité est nulle pour toute autre valeur de d (fig.22)

Fig.22 : propabilité de trouver un atome à une distance d d’un de ses voisins P=f(d) dans un solide

L’état solide cristallin est typique des métaux, de nombreux céramiques et très rarement des
polymères.
Il existe aussi des solides amorphes ou vitreux dans lesquelles les atomes ou molécules n’ont pas
d’ordre à longue distance.
Prenons l’exemple de la silice ou l’oxyde de silicium (SiO2). Pour satisfaire sa tétravalence l’atome
de silicium est lié à 4 atomes d’oxygènes situés aux sommets d’un tétraèdre régulier (fig.23).

Fig.23 : Tétraèdre SiO4-

Chacun de ces atomes d’oxygène est lié à un atome de silicium occupant le centre d’un tétraèdre
voisin. C’est ce tétraèdre régulier qui devient l’unité constituante de la silice solide.
Au passage de l’état liquide à l’état solide, et selon les conditions de refroidissement, ces unités
constituantes pourront soit être disposés régulièrement dans l’espace, et donner alors naissance à
de la silice cristalline, soit être disposés irrégulièrement dans l’espace et donner naissance au verre
de silice (fig.24). En fait la structure d’un solide amorphe est semblable à celle de liquide, à la
différence , toutefois , que dans un solide amorphe les atomes ou molécules ne sont pas en
mouvement continuel, mais qu’ils vibrent autour de position d’équilibre qui ne sont pas
régulièrement disposées dans l’espace.
L’état amorphe ou vitreux se trouve surtout chez les polymères, les verres et certaines céramiques.

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Fig.24 Silice cristalline (ordre) & silice amorphe (désordre)

II-2/ Ordre parfait

Imaginons un cristal hypothétique simple ou un atome constituant le motif occupe chaque nœud
d’un réseau de points défini par les sommets d’un cube. Pour construire un cristal réel, il suffit alors
d’empiler dans l’espace de tels cubes appelés maille élémentaire (fig.25)

Fig.25 : Maille élémentaire

Un cristal réel contient un très grand nombre de ces mailles élémentaires et peut,
macroscopiquement, le présenter sous une forme polyédrique dont les faces font des angles
parfaitement définis (fig.26). La forme du polyèdre et l’angle entre deux faces dépendent des
caractéristiques de la maille élémentaire, choisie et de l’empilement réalisé

Fig.26 : Empilement des mailles élémentaires dans l’espace


II-3/ liquides et solides amorphes
Le fait qu’un solide soit amorphe ou cristallin a une conséquence importante pour certains de ses
propriétés.
Si dans un solide amorphe on mesure une propriété par exemple le module d’Young le long
d’une direction quelconque de l’espace, le nombre moyen d’atomes ou de molécules par unité de
longueur dans cette direction ainsi que la distance entre ces atomes ou molécules seront toujours
les mêmes (fig.27), par conséquent on obtiendra toujours les mêmes valeurs de la propriété
quelque soit la direction de l’espace choisi. La propriété sera dite isotrope, c'est-à-dire
indépendante de la direction le long de laquelle elle est mesurée.

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Fig.27 : nombre moyen d’atomes par unité de longueur suivant différentes directions
Par contre dans un solide cristallin le nombre d’atomes par unité de longueur ainsi que
l’équidistance d entre ces atomes dépendent de la direction choisie (fig.28). Il s’en suit que
certaines propriétés du solide cristallin qui dépendent de cette équidistance par exemple le module
d’Young E n’aura pas la même valeur le long de la direction selon laquelle ces propriétés sont
mesurées. La propriété est dite anisotrope. Cette anisotropie se manifeste à l’échelle du cristal ou
d’un grain de matériau polycristallin. Comme un très grand nombre de matériaux couramment
utilisés sont généralement polycristallin, c'est-à-dire constitués d’un ensemble de petits cristaux
certes individuellement anisotropes, mais désorientés au hasard les uns par rapport aux autres
dans l’espace, une propriété anisotrope à l’échelle d’un grain peut devenir isotrope à l’échelle du
polycristal, car sa valeur sera alors la moyenne des valeurs discrètes obtenues le long d’un grand
nombre de direction cristallographiques (fig.29).

Fig.28 : nombre d’atomes pour différentes directions dans un solide cristallin

Fig.29 : anisotropie au niveau des grains mais isotropie à l’échelle du polycristal

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