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Appels d’offres

INTRODUCTION
A l’heure où la Côte d’Ivoire aspire à atteindre l’émergence à l’orée 2020, la gestion des
marchés publics occupent une place de choix. Ainsi la méthode d’attribution de ces
marchés dans la transparence ainsi que la gestion des soumissionnaires constituent un
souci majeur pour les autorités.

1. DEFINITION DES APPELS D’OFFRES

Un appel d’offres est une procédure par laquelle un acheteur potentiel demande à
différents offreurs de faire une proposition commerciale chiffrée en réponse à la
formulation détaillée (cahier des charges) de son besoin (produit ou service).

Les appels d’offres sont principalement utilisés (obligation légale) pour le passage des
marchés publics mais aussi dans le cadre des passations de marché international et privé.

Des appels d’offres peuvent également être passés, en dehors du cadre légal spécifique,
par des entreprises pour la recherche de fournisseurs. Certains sites Internet se sont
d’ailleurs spécialisés dans le passage d’appels d’offres.

1.1. Passation de marché publique

Dans une passation de marché public, l’appel d’offres est la procédure par laquelle
le pouvoir adjudicateur choisit l’attributaire, sans négociation, sur la base de critères
objectifs préalablement portés à la connaissance des candidats.

L’appel d’offres peut être ouvert ou restreint.

• L’appel d’offres est dit ouvert lorsque tout opérateur économique peut remettre
une offre.
• L’appel d’offres est dit restreint lorsque seuls peuvent remettre des offres
les opérateurs économiques qui y ont été autorisés après sélection.

Le choix entre les deux formes d’appel d’offres est libre.

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1.1.1. LES POUVOIRS ADJUDICATEURS

Les pouvoirs adjudicateurs sont :

1° L’Etat et ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industriel et
commercial ;

2° Les collectivités territoriales et les établissements publics locaux.

Sauf dispositions contraires, les règles applicables à l’Etat le sont également à ceux de
ses établissements publics. De même, sauf dispositions contraires, les règles applicables
aux collectivités territoriales le sont également aux établissements publics locaux.

Le pouvoir adjudicateur est la personne qui conclut le marché avec le titulaire. Lorsque
le marché est conclu par une entité adjudicatrice, les dispositions applicables au pouvoir
adjudicateur s’appliquent à l’entité adjudicatrice. .

1.1.2. LE SOUMISSIONNAIRE

Le soumissionnaire est la personne physique ou morale qui présente une soumission en


vue de la conclusion d'un marché.

L'opérateur économique qui a présenté une offre est désigné par le mot
«soumissionnaire».
Le terme opérateur économique couvre à la fois les notions d'entrepreneur, fournisseur
et prestataire de services. Il est utilisé uniquement dans un souci de simplification du
texte.

1.1.3. L’ATTRIBUTAIRE

L'attributaire est la personne (opérateur économique ou personne publique) retenue pour


l’exécution du marché mais dont à laquelle la notification de la décision n’a pas encore
été effectuée.

Le marché ne pourra être attribué que si le candidat fournit les attestations et certificats
exigés, lorsqu’il est avisé qu’il a été retenu.

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1.1.4. NOTIFICATION DU MARCHE

La notification consiste en un envoi du marché signé au titulaire par tout moyen


permettant de donner date certaine. La date de notification est la date de réception du
marché par le titulaire

La notification est l’action consistant à porter une information ou une décision à la


connaissance de la ou des parties contractantes par tout moyen matériel ou dématérialisé
permettant de déterminer de façon certaine la date et l’heure de sa réception. La date et
l’heure de réception qui peuvent être mentionnées sur un récépissé sont considérées
comme celles de la notification.

1.1.5. LE TITULAIRE

Le titulaire est l’opérateur économique qui conclut le marché avec le représentant du


pouvoir adjudicateur. En cas de groupement des opérateurs économiques, le « titulaire
» désigne le groupement, représenté par son mandataire.

1.1.6. LE CANDIDAT

Un candidat est une personne physique ou morale qui sollicite une invitation à participer
à une procédure d’appel d’offre.

Le candidat retenu devient le titulaire du marché.

1.2. Exemple de critères pour le compte des appels d’offre des programmes
d’urgence présidentielle

Dans les procédures de marchés publics on distingue les critères de sélection des
candidatures (applicables aux candidatures recevables) et les critères de choix des
offres.

1. L'acheteur doit clairement distinguer, d'une part, les critères de sélection des
candidatures (applicables aux candidatures recevables) qui permettent d'évaluer les
capacités professionnelles, techniques et financières des candidats et, d'autre part,
les critères d'attribution (ou critères de choix des offres) qui permettent dans un
deuxième temps de choisir les offres.
• La vérification de l'aptitude des entrepreneurs à exécuter les travaux à
adjuger et l'attribution du marché sont deux opérations différentes dans le
cadre de la passation d'un marché public.
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• Sont exclus à titre de critères d'attribution des critères qui ne visent pas à
identifier l'offre économiquement la plus avantageuse, mais qui sont liés
essentiellement à l'appréciation de l'aptitude des soumissionnaires à exécuter
le marché.
• Les critères retenus, par le pouvoir adjudicateur, à titre de «critères
d'attribution» qui portent principalement sur l'expérience, les qualifications
et les moyens de nature à garantir une bonne exécution du marché sont des
critères qui concernent l'aptitude des soumissionnaires à exécuter ce marché
et qui n'ont donc pas la qualité de «critères d'attribution».
• Un pouvoir adjudicateur ne peut tenir compte de l'expérience des
soumissionnaires, de leur effectif et de leur équipement ainsi que de leur
capacité à fournir le marché au moment prévu au titre des critères
d'attribution.

Il est rappelé que des critères autres que ceux énumérés peuvent être pris en compte,
s'ils sont justifiés par l'objet du marché ou ses conditions d'exécution.

Les critères doivent être objectifs, opérationnels et non discriminatoires, c'est-à-dire


qu'ils doivent être liés à l'objet du contrat pour éviter des contraintes inutiles.

S'ils doivent prendre en compte le prix de la prestation ou de la fourniture, il est tout


aussi nécessaire pour les acheteurs de ne pas négliger les coûts induits par l'opération
d'achat, soit du fait de l'accroissement des charges d'entretien ou d'exploitation pour le
pouvoir adjudicateur, soit en terme d'économies résultant d'avancées technologiques ou
d'innovation. Ainsi, un investissement dans des équipements conçus avec le souci de la
maîtrise d'énergie ou utilisant une énergie renouvelable, s'il coûte plus cher à l'achat, est
susceptible de se révéler à l'usage plus rentable qu'un équipement standard.

Les acheteurs devront veiller à ce qu'un achat réalisé par souci d'économie ne se révèle
pas à l'usage plus coûteux. C'est pourquoi, parmi les critères de choix de l'offre
économiquement la plus avantageuse sur lesquels peut se fonder le pouvoir
adjudicateur, figure le coût global d'utilisation ou la rentabilité.

Une fois les critères portés à la connaissance des candidats potentiels à l'attribution du
marché, il n'est plus possible d'en modifier la liste, soit par addition, soit par
soustraction, ou en changeant la pondération ou le classement. De la même façon, les
précisions ou les explications qui, dans le cadre d'un appel d'offres, peuvent être

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demandées sur le contenu de l'offre ne peuvent modifier les critères ou en modifier


l'ordre ou la pondération.

Les critères sont indiqués et hiérarchisés dans le règlement de la consultation ; ils


peuvent faire l'objet d'une pondération qui est parfois obligatoire.

2. Chaque fois qu’il est autorisé par le code, le recours au dialogue et à la négociation,
après publicité et mise en concurrence, peut être utilement envisagé. Il permet en
effet d’obtenir un meilleur achat dans le respect des règles de transparence.
L’acte d’achat efficace se caractérise par la recherche d’une adéquation de l’offre
du vendeur aux besoins de l’acheteur. La négociation permet d’adapter les offres à
la demande. Au terme de la négociation, l’acheteur public aura à déterminer l’offre
présentant le meilleur rapport qualité-prix, c’est-à-dire la meilleure offre susceptible
d’être faite à ce moment en fonction des capacités économiques et techniques des
entreprises.
Si cette procédure ne lui permet pas de modifier les caractéristiques principales du
marché tels, notamment, l’objet du marché ou les critères de sélection des
candidatures et des offres, elle laisse à l’acheteur public la possibilité de déterminer
librement par la négociation le contenu des prestations et l’adaptation du prix aux
prestations finalement retenues alors que dans une procédure d’appel d’offres ouvert
ou restreint, le cahier des charges est fixé de manière unilatérale et intangible avant
le lancement de la consultation.
Par conséquent, même si le pouvoir adjudicateur ne peut modifier les conditions du
marché telles qu’elles ont été définies pour le lancement de la procédure, il dispose,
avec le marché négocié, d’une marge de manœuvre importante.

2. NEGOCIATION

2.1. Que peut-on négocier ?

Il est ainsi possible de: Négocier le prix

Comment payer moins cher une prestation en agissant par exemple sur le coût
d’acquisition mais aussi sur le coût de stockage ou de transformation, comment agir sur
le prix des accessoires, des options, des pièces de rechange, des garanties, de l’entretien,
de l’assurance, du transport, etc.

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2.2. Les contraintes de la négociation

En matière de marchés négociés, l’acheteur public doit faire face à deux contraintes. La
première est d’assurer aux candidats l’égalité de traitement tout au long de la procédure.
La seconde contrainte, corollaire de la première, est la transparence de la procédure qui
doit être réalisée dans le respect du secret industriel et commercial entourant le savoir-
faire des candidats.

Pour répondre correctement à cette double contrainte, l’acheteur devra particulièrement


veiller à la traçabilité des échanges effectués avec chacun des candidats ainsi qu’à les
maintenir à un même niveau d’information.

3. MODELES PRATIQUE DE PASSATION DE MARCHE PUBLIC

3.1. Cas du PRICI

3.1.1. ELABORATION DU CAHIER DE CHARGES

3.1.1.1. Généralités

Le PRICI est un projet du service public dont la mission principale est la gestion
l'exécution et la bonne gestion du projet dans ses deux volets travaux urbains prioritaires
et renforcement des capacités des acteurs. Ceci pour assumer son fonctionnement et
répondre à ses missions d'appui et d'assistance aux collectivités territoriales.

→Cellule de coordination du projet

→Cellule Administrative et Financière;

→ Cellule Passation des Marchés;

→ Cellule Administrative et Financière;

→ Cellule Passation des Marchés;

→ Cellule suivi-évaluation;

→ Cellule suivi-opérationnel ;

→ Cellule suivi-environnemental et social;

→ Cellule Communication,

→ Cellule Audit Interne

La Cellule Passation des Marchés est composé de :


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