Vous êtes sur la page 1sur 99

RÉPUBLIQUE ALGERIENNE DÉMOCRATIQUE ET

POPULAIRE
MINISTERE DES ÉTUDES SUPERIEURES ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
UNIVERSITÉ MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTÉ DES LETTRES ET DES LANGUES


DÉPARTEMENT DE LANGUE ET CULTURE AMAZIGHES

MÉMOIRE DE FIN DE CYCLE EN VUE DE L’OBTENTION DU


DIPLÔME DE MASTER EN LANGUE ET CULTURE AMAZIGHES
OPTION : NÉOLOGIE ET TERMINOLOGIE AMAZIGHE

THÈME :

ÉTUDE MORPHO LEXICALE ET SYNTAXIQUE DES


ÉNONCÉS DES REPORTAGES SPORTIFS
EN KABYLE

Présenté par :
• HARBANE Abdellaziz.
Dirigé par :
Dr : CHEMAKH Said
Membres de Jury :
• SABRI Malika

• GUERCHOUH Lydia

Année universitaire : 2014-2015


Dédicaces :

Je dédie ce travail de fin d’études à :

- A mes parents.

- Mes frères, mes sœurs.

- A ma camarade Samira, avec la quelle j’ai fait binôme.

- Tous mes amis, principalement : Lilia, Dihia, Sabrina,Toutou, Brahim,


Moumouh, Mohamed, Mourad, Abdelhak et Madjid.

- Les enseignants du département langue et culture Amazighes de l’université

Mouloud Mammeri.

- Les berbères et les militants de la cause et l’identité berbère où qu’ils soient.

- A l’esprit des martyres berbères et de la liberté, qu’ils reposent en paix.

Harbane Abdellaziz.
Remerciements

Nous tenons à exprimer notre reconnaissance et notre gratitude à toutes les


personnes qui nous ont apporté un aide pour la réalisation de ce travail de recherche.
Principalement :

Notre promoteur : Monsieur Chemakh Said, qui a guidé et suivi ce


travail de près, sans jamais douter de son aboutissement.

Mes parents, mes frères et sœurs qui ont toujours été à mes côtés.

Nes collègues et amis.

Merci à tout le personnel de la bibliothèque du département langue


et culture Amazighes de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
SOMMAIRE :

Introduction générale…………………………………………………………………06

A. Présentation du thème……………………………………………………......07
B. Choix de sujet………………………………………………………………...08
C. Problématiques……………………………………………………………….08
D. Hypothèses…………………………………………………………………...08
E. Démarches suivie…………………………………………………………….09
F. Présentation de corpus……………………………………………………….09

• Chapitre I : Eléments théoriques.

1. La Situation Sociolinguistique de l’Algérie....................................................11


2. La langue et la communication........................................................................15
3. Le cadre général des médias en Algérie...........................................................16
4. La langue berbère (le kabyle) et les médias.....................................................17
5. Définitions des concepts...................................................................................17
6. Un aperçu géneral sur le sport..........................................................................23

• Chapitre II: Analyse morpho lexicale.


A. Lamorphologie..........................................................................................26
1. Analyse morphologique des mots..............................................................26
2. La classification monématique en berbère ................................................26
3. Les procédés de la création lexicale………...……………………………36
4. La dérivation……………………………………………………………..36
5. La composition…………………………………….……………………..38
6. L’emprunt………………………………………………………………...39
7. La néologie………………………………………………………............46
B. La sémantique...........................................................................................50
1. Les relations sémantiques entre les unités lexicales………………….
- Relations de hiérarchie et d’inclusion............................................50
- Les relations d’équivalence et d’opposition...................................51
SOMMAIRE :

• Chapitre III: Analyse syntaxique.


1. Typologie des calques......................................................................................56
2. Les calques lexicaux.........................................................................................56
3. Les calques syntaxiques...................................................................................59
4. Les raisons de recourir au calques....................................................................61

Conclusion générale.....................................................................................................63

Bibliographie................................................................................................................66

Annexes........................................................................................................................71
Introduction générale :

Introduction générale :

La langue berbère se présente de nos jours sous la forme d’un grand nombre
de dialectes et de parlers répartis sur une dizaine de pays (Algérie, Maroc, Tunisie,
Libye, Mauritanie, Mali, Niger, Egypte et la diaspora, …). Elle était souvent
confrontée à la présence et à la concurrence de grandes langues de civilisation et
fonctionnait comme une langue vernaculaire dans une aire régie essentiellement par
l’oralité.

Un processus de passage à l’écrit était amorcé dès le 19ème siècle par les
précurseurs dans le cadre de l’anthropologie coloniale, comme les travaux des
militaires comme HANOTEAU 1, ou missionnaires comme le père HUYGHE pour le
kabyle et le Chaouia et le père Ch.de Foucauld pour le Touareg…2. Ce sont des
travaux qui consistent essentiellement en glossaires, recueils de textes
ethnographiques, contes, poèmes, etc.

Puis viennent les recherches linguistiques3 menées dans le cadre académique, sous la
direction d’universitaires comme André et René Basset, Arsène Roux, André
Picard..., ce mouvement fut immédiatement approprié par des élites intellectuelles
berbères comme Boulifa, Ben Sedira, Cidkaoui,… qui entreprennent les premières
expériences d’aménagement linguistique4 qui est l’intervention humaine consciente
sur les langues. Au début du XXème siècle, Boulifa constitue le premier jalon d’une
chaîne d’appropriation de l’écrit en raison de l’ampleur de sa contribution et de ses
travaux déjà très précis sur la langue, notamment sa «Méthode de langue kabyle
»(1913).

Les écrivains romanciers modernes, tels que Mammeri et Alliche… avaient assuré la
transition entre l’époque de ces premières études, à caractère essentiellement
descriptif, et l’époque actuelle des travaux de linguistique appliquée.

1
HANOTEAU, est auteur de plusieurs ouvrages, comme «Poésies populaires de la Kabylie de Djurdjura »(1867), «Les
coutumes kabyles : organisation politique et administrative »(1869), «La Kabylie et les coutumes kabyles » ,…
2
HUYGHE P G, est auteur de :«Dictionnaire Français- Kabyle : Qamus qbaili-rumi », (1901), «Dictionnaire chaoui-arabe-
kabylefrançais »(1907),…
3
Citons quelques travaux, comme : «Eléments de grammaire berbère (Kabylie-Irdjen) » (1948) et «La langue berbère » (1952)
de André Basset, «Notes de lexicographie berbère» (1883) et «Etudes sur les dialectes berbères» (1894) de René Basset,
ainsi que «Eléments de grammaire berbère(Kabylie-Irdjen)» (1948) et «Textes berbères dans le parler des Irdjen(Kabylie-
Algérie)» (1958) de André Picard,…
4
Pour la genèse de cette entreprise, voir : R. Kahlouche, «Aménagement linguistique dans un milieu plurilingue : le cas
du berbère »
In. Actes des journées d’études «la coexistence des langues dans l’espacefrancophone», Rabat, 25- 28 septembre 1998.

9
Introduction générale :

A l’indépendance, la langue berbère ne bénéficie d’aucun statut politico-


juridique, étant tout pluralisme que ce soit politique, culturel ou linguistique était
exclu. Ceci dit, tout le travail sur la langue (fixation, normalisation de la graphie,
néologie...) s’est fait en dehors des instances de l’Etat.

En effet, le processus d’aménagement du berbère (kabyle) qui était extra-


institutionnel et autonome a donné naissance à un nombre important de documents
écrits, concernant le lexique berbère. Certains de ces travaux ont été faits en équipe,
tels que Amawal n tmazight tatrart (lexique de berbère moderne) (1974) et le lexique
français-berbère de mathématiques (1984), d’autres sont des réalisations
individuelles, comme Tajerrumt n tmazight (Tantala Taqbaylit) de Mammeri, (1976).

Cette prise en charge du kabyle, pendant plus d’un siècle, par ses propres
locuteurs ainsi que la reconnaissance de tamazight comme seconde langue nationale
depuis 2002, le berbère semble sortir du statut de langue minorée, orale et à usage
restreint pour conquérir des domaines nouveaux de la vie moderne, tel que le domaine
de la communication et de l’information, d’où la nécessité d’adaptation du lexique de
la langue aux nouveaux besoins de la communication.

C’est vers la composante de la langue qui est le lexique et la syntaxe que notre
intérêt est dirigé.

A. Présentation du thème :

A travers cette étude, nous nous contentons de proposer une contribution à la


réflexion sur les stratégies fondamentales de formation du lexique berbère pour qu’il
puisse répondre aux besoins de l’expression moderne, et ce dans le domaine de sport.

Pour ce faire, nous avons procédé à la constitution de notre corpus qui consiste en
l’enregistrement d’un bulletin sportif télévisé en kabyle par la télévision 4 (TV 4) de
l’entreprise nationale.

La raison fondamentale qui a motivé cette recherche est la nécessité


d’élaboration d’un vocabulaire de sport, étant les difficultés de l’expression moderne
posées dans ce domaine et auxquelles les journalistes sont toujours confrontés.

10
Introduction générale :

Aussi, du fait que ce type de médias constitue un véritable outil et un moyen


puissant de diffusion de la langue, ainsi que la grande influence qu’il peut exercer sur
les usages linguistiques, il est très nécessaire de savoir les moyens de la production
lexicale dans le vocabulaire sportif.

B. Choix de sujet:

Le choix de ce travail issue d’une expérience s’explique ainsi :

En premier lieu, ce thème n’est pas abordé auparavant puis nous


voulons savoir la qualité, le choix et la structure syntaxique des unités lexicales
utilisées dans le domaine de sport précisement dans le football.

Notre objectif à travers cette étude, est d’analyser le lexique et de dégager les
procédés de la création lexicale utilisés par ses animateurs, dans la réalisation de leurs
productions linguistiques. Bien que, le terrain de notre investigation est marqué par le
manque.

C. Problématique:

Le domaine du sport est un domaine vaste, qui ne connait pas jusqu’a présent
une terminologie amazigh proprement dite. Notre travail se focalise sur les bulletins
sportifs presentés en kabyle dans des émissions téléviseés, pour cette raison nous nous
essayerons de répondre aux questions suivantes :

Quels sont les moyens de la création lexicale mise en place par les journalistes
en ce qui concerne les bulletins sportifs ? Quel est le procédé le plus productif ? Est ce
que les journalistes prennent en considération les règles de la langue berbère
(kabyle) ?

D. Hypothèse:

Dans la langue Amazighe précisement dans le demaine de sport, si on


fait l’inventaire des unités lexicales utilisés dans ce domaine, on trouve que la
majorité sont des termes formés à partir des procédées de création du lexique berbère,
qui sont utilisés par plusieures auteurs et linguistes dans des différents
domaines, tels que la composition, la dérivation, l’emprunt, la néologie, et cela pour

11
Introduction générale :

le but d’extension des signifiés des unités de la langue et de la modérnisation du


lexique.

E. La démarche suivie:

Dans ce travail, nous essayons d’étudier les différentes méthodes de


formation des unités lexicales dans les bulletins sportifs kabyles, nous présentons se
travail sous trois chapitres essentiels aprés avoir entamé notre travail par une
introduction générale.

Le premier chapitre vise à exposer les concepts théoriques. Le deuxiéme chapitre est
consacré pour l’analyse morphosémantique des unités lexicales voire les procédés de
la création lexicale: la dérivation, la composition, la néologie et l’emprunt. Et le
dernier chapitre sera consacré pour l’analyse syntaxique, ou nous allons basé sur le
phénomène du calque.

F. Présentation du corpus :

Notre corpus consiste en un enregistrement d’un bulletin sportif d’information


d’expression kabyle de la Télévision 4 (TV 4) de l’entreprise nationale de la
radiodiffusion. Enregistrement d’un match de football daté de 16 juin 2013 entre
l’équipe nationale Algérienne et l’équipe nationale de Rwanda, ce bulletin dut d’une
heure et 44 minutes et 38 secondes.

12
Chapitre I Eléments théoriques :

Introduction:

Dans ce chapitre, nous allons faire d’abord un aperçu sommaire de la situation


sociolinguistique de l’Algérie où nous allons voir le statut de la langue Amazighe par rapport
aux autres langues utilisées qui sont l’arabe et le français, par la suite, nous verrons le lien
entre la langue et le phénomène de la communication où nous allons voir la place de la
langue berbère dans les médias en Algérie, comme nous essayerons de définir quelques
concepts auxquels nous allons faire appel au cours de cette étude.

1. La Situation Sociolinguistique de l’Algérie:

Le paysage sociolinguistique en Algérie (Algérien) est caractérisé par une forte


hétérogénéité. Comme dans les autres pays de l’Afrique du Nord, c’est le multilinguisme
qui prédomine. Trois langues concurrencent dans le marché linguistique ; la langue berbère,
la langue arabe (celle dite classique et celle dite dialectale) et la langue française. Ce sont des
langues qui ont toutes des statuts différents.

a. La langue arabe:

La langue arabe, en Algérie, se caractérise par une diglossie, voire même une
triglossie1. La langue arabe dite classique ou littérale (fuṣḥa) est la langue dans laquelle fut
révélé le Coran. Elle est la langue liturgique et dans laquelle s’est exprimée toute la culture
arabo-musulmane. C’est une langue essentiellement écrite, même si elle est utilisée oralement
pour la prédication et l’enseignement.

A partir du XIXème siècle, la langue arabe a évolué sous l’influence des conditions de
la vie moderne. Les changements de sa structure grammaticale et l’enrichissement de son
vocabulaire de nombreux nouveaux termes l’ont rendue plus apte à exprimer les réalités du
monde moderne et de répondre à des usages sociaux plus larges que ceux de la langue
classique. Cette langue dite moderne2 est utilisée (actuellement) dans la littérature moderne,
dans la presse écrite et les médias (radiotélévision), dans l’administration et l’enseignement.

1
KAHLOUCHE R, (2000) : « Le berbère (kabyle) au contact de l’arabe et de français ; Etude sociohistorique et
linguistique », p 32.
2
COHEN D : ‹‹ À la croisée des études libyco-berbères ››, LIBRAIRIE ORIETALISTE PAUL GEUTHNER,
Paris, p 426.

14
Chapitre I Eléments théoriques :

Elle est aussi la langue du discours officiel étant qu’elle est la seule au statut de la
langue nationale et officielle depuis l’indépendance (à nos jours) jusqu’à la consécration de
tamazight comme langue nationale en 2002.

A cette forme exclusivement écrite, s’oppose l’arabe dialectal (avec lequel forme une
diglossie). Elle est la langue de la communication spontanée et l’usage quotidien. L’arabe
dialectal est essentiellement oral. Il diffère de l’arabe classique par sa grammaire et par son
vocabulaire et se présente sous forme de nombreux dialectes (parlers) qui varient d’une région
à l’autre.

Il est réparti en quatre régions dialectales :

- L’Est autour de Constantine.

- L’Algérois et son arrière-pays.

- L’Ouest autour de l’Oranie et la région de Tlemcen

- Le Sud : de l’Atlas saharien aux confins du Hoggar, qui connaît lui-même une grande
diversité dialectale d’Est en Ouest.

Cette répartition permet de distinguer les parlers ruraux des parlers citadins, en
particulier ceux d’Alger, Constantine, Jijel, Nedroma et Tlemcen3. Généralement, le dialecte
de la capital est toujours privilégié du fait qu’il bénéficié du prestige attaché au lieu du
pouvoir, tel le cas de l’Algérois, comme l’indique R.KAHLOUCHE : « Le parler d’Alger
tendrait actuellement à devenir une sorte de Koîné orale d’Algérie ».4

L’arabe dialectal est la langue maternelle de la majorité des algériens et se présente


comme une langue véhiculaire entre les locuteurs berbérophones et arabophones et même
entre les berbérophones de différents dialectes.

« Ajoutons à tout ça la « variété médiane » qui est seulement en gestation en Algérie,


de sorte que ses contours ne sont pas encore bien définis. On la rencontre uniquement chez
les intellectuels arabisants dans certaines situations de communication».5

3
Ouvrage collectif, sous la coordination d’Hassan Remaoun, « L’Algérie : histoire, société et culture », Casbah
Editions, Alger, 2000, p 64.
4
KAHLOUCHE R, (2003), Op. cite, p 33.
5
KAHLOUCHE R, Idem, p 33.

15
Chapitre I Eléments théoriques :

b. La langue amazighe:

La langue amazighe, de part sa généalogie, est considérée comme faisant partie du


groupe des langues chamito-sémitiques. Son aire s’étendait sur un ensemble de pays de
l’Egypte (Siwa) aux îles de Canaris en Atlantique, et de la Méditerranée (au nord) jusqu’aux
pays du sahel (Niger, Mali…).

Pour des raisons sociohistorique diverses6 elle a subit une forte dialectalisation et elle
se présente de nos jours sous forme de dialectes parlés par des groupes éloignés
géographiquement les uns des autres.

En Algérie, la principale région (ou le principal groupe) berbérophone est la Kabylie,


qui compte à elle seule probablement plus des deux tiers des berbérophones algériens7.

Les autres groupes berbérophones significatifs sont :

- Les Chaouias de l’Aurès.

- Le Mzab (Ghardaïa et les autres villes ibadites)

- Les Touaregs du Grand Sud (Ahaggar et Tassili-Ajjer)8.

Du fait de cette extension géographique, il y a une grande diversité entres les dialectes,
ce qui rend l’intercompréhension immédiate difficile entre les locuteurs de différents dialectes
(ou groupe berbérophones).

Chaque dialecte se diversifie à son tour en plusieurs parlers qui comportent certaines
variantes sur les plans lexical, phonétique et morphosyntaxique mais elles n’affectent pas
l’intercompréhension.

Pour le Kabyle, qui est l’objet de notre étude, NAIT ZERRAD9 envisage quatre
groupes linguistiques plus ou moins homogènes :

- Extreme occidental (Tizi-Ghennif, Boghni, Drâa el Mizan,...).

6
KAHLOUCHE R, Op. cite, p 33.
7
CHAKER S, (1990): « Imazighen ass-a », éd. Bouchène, Alger, p 09.
8
Ce groupe berbérophone qui est constitué par des populations touarègues est à cheval sur plusieurs
pays à travers la zone Sahara-sahélienne, principalement le Niger (+500.000 personnes)et le Mali
(3à400.000 personnes.) ainsi que d’autres comme la Libye, Haute volta et Nigeria (mais comptent des
effectifs très modestes).
9
NAIT ZERRAD K : « Kabylie : dialectologie» In. Encyclopédie berbère N° 63, p 40-68.

16
Chapitre I Eléments théoriques :

- Occidental (AT Mengellat, At Yiraten,At Σisi, At Yanni,…).

- Oriental (OR-Ouest: At Mlikec, At Abbas, OR-Centre: At Aïdel, At Xyar, OR-Est: At


Sliman....).

- Extrême oriental (Awqas, Melbou, At Smaεil.....).

A l’intérieur d’un groupe, comme l’écrit également NAIT ZERRAD, « il peut bien
entendu exister des différences sur tel ou tel point très particulier dans tel ou tel village ».10

Le kabyle, utilisé comme langue vernaculaire, est confiné à des situations de


communication strictement orale se limitant à la vie quotidienne, familiale et informelle.

« Etant victime d’une domination et d’une marginalisation pendant des siècles, la


langue amazighe connaît des tentatives de revalorisation11 associée à la revendication de la
reconnaissance de la spécificité berbère ».

L’une des tentatives (ou manifestations) les plus notoire a été, après celle du
printemps berbère 1980, le boycott de l’année scolaire 1994/1995 qui s’est terminé par la
décision d’introduire Tamazight à l’école et la création du Haut Commissariat à l’Amazighité
en Mai 1995, une institution chargée de la réhabilitation de l’amazighité et de la promotion de
la langue amazighe, ainsi que la création des départements de langue et culture amazighes
(Tizi-Ouzou en 1990, Bgayet en1991, et Bouira en 2008 ).

Enfin, après de longues années de silence et d’interdit, la langue amazighe, langue


maternelle d’une partie de la population algérienne, est consacrée constitutionnellement et
reconnue langue nationale le 08 Avril 2002.

c. La langue française:

L’Algérie, comme tous les pays du Maghreb, a de tout temps, de par sa situation
géographique, été en relation avec les étrangers, à des degrés et à des moments divers de son
histoire. Elle a connu plusieurs invasions étrangères et dont l’Histoire est profondément
influencée par de multiples civilisations (phénicienne, carthaginoise, romaine, byzantine,
arabe, turque et française).

10
AIT ZERRAD K, Op. Cite, p 40 68-40 70.
11
KAHLOUCHE R, (1998) : « Aménagement linguistique en milieu plurilingue : le cas du berbère » In. Acte
des journées d’études « la coexistence des langues dans l’espace francophone », Rabat.

17
Chapitre I Eléments théoriques :

Dès les débuts de la colonisation française, le français est devenu la seule langue
officielle en Algérie. A l’avènement de l’indépendance en 1962, le français ayant un statut
officiel de langue étrangère privilégiée, son emploi est étendu du fait de la démocratisation
de la scolarisation qui comporte l’enseignement du français dès le niveau primaire, et qui
a entraîné une généralisation de l’utilisation de cette langue par le recours à tous les algériens
diplômés ou instruits (qui l’étaient dans leur majorité dans cette langue) et à la coopération
étrangère (surtout française).

Jusqu’à l’institution de « l’école fondamentale » totalement arabisée, la dualité


linguistique (arabe scolaire / français) caractérisait le système scolaire même après
l’application de cette « école fondamentale » qui prévoit l’enseignement du français à partir
de la 4ème année primaire, le français bénéficie encore d’un domaine d’utilisation et d’une
tranche horaire d’enseignement appréciables, d’un statut privilégié par rapport aux autres
langues étrangères. Dans l’enseignement supérieur, il reste prépondérant dans les filières
scientifiques et techniques, ainsi que dans le cycle de post-graduation de sciences humaines,
notamment de langue arabe.

La langue française reste toujours à l’usage dans la vie économique. Elle occupe aussi
une place importante dans les médias : un grand nombre de journaux, quotidiens et
périodiques, sont édités en français et ont une large diffusion. Il y a aussi une chaîne de radio
qui émet également en français et qui jouit d’un succès et d’une audience remarquables,
comme on voit la diffusion dans cette langue de certains programmes de télévision sur
Canal-Satellite.

Ainsi, nous constatons que la situation sociolinguistique algérienne est une situation
de multilinguisme complexe par l’imbrication des langues et des variétés en présence, tel
que le dit R. KAHLOUCHE :« la situation sociolinguistique se présente (donc) comme une
mosaïque de langues et de parlers où s’enchâssent des diglossies dans des bilinguismes »12.

2. La langue et la communication:

La communication met en jeu toute une série de facteurs ou de paramètres, intimement


reliés les uns aux autres, et dont le bon fonctionnement sera le garant du succès (le plus
souvent relatif) de l’opération informative.

12
KAHLOUCHE R, (2000), Op. Cite, p 36.

18
Chapitre I Eléments théoriques :

Il existe plusieurs types de partage et de transmission de l’information chez les êtres


doués de conscience ou ayant un contact réfléchi avec le réel ambiant ; chacun (de ces types)
est fondé soit sur la nature des acteurs, la matière mise en œuvre ou les modalités de
transmission.

Le type de communication qui est pertinent pour notre étude est la communication entre les
êtres humains où nous incluons la communication non verbale et la communication verbale
ou linguistique qui se présentent sous deux aspects : l’aspect écrit et l’aspect oral.

Notre réflexion se portera sur un seul type de communication ; celui de l’oralité,


linguistique, structurée.

3. Le cadre général des médias en Algérie:

« Dès l’indépendance, l’Etat algérien a exercé un monopole total sur les outils de
communication à large diffusion : radio, télévision, presse. Dans une étude consacrée aux
tendances de l’audiovisuel en Algérie »13 , on retrouve un certain nombre de données
concernant la gestion des médias audiovisuels.

Ainsi, l’article1 du code de l’information adopté par l’assemblée nationale en 1982


stipule que « l’information est un domaine de souveraineté nationale ». Par ailleurs, les
articles 2 et 4 du décret no 84-146 précise que l’entreprise nationale de radiodiffusion est
‘’placée sous tutelle du ministère de l’information’’, « cette entreprise exerce le monopole de
diffusion des programmes radiophoniquessur tout le territoire nationale ».

Les programmes d’information (ou autres) de la radio et télévision étaient surveillés.


L’information constitue, en Algérie, un enjeu capital où les journalistes n’ont même pas la
possibilité d’organiser et de structurer leur propre journal.

Parmi les médias de large diffusion qui est sous l’autorité de l’Etat et qui est soumis à
un traitement ’’spécial’’, il y a la chaîne II d’expression kabyle de l’entreprise nationale de
radiodiffusion, qui est devenue actuellement la chaîne de radiodiffusion de toutes les aires
dialectales de l’Algérie.

13
MOSTEFAOUI B, (1998) : « Tendances actuelles de l’audiovisuel en Algérie. A propos de brèches dans le
monopole de l'Etat ». In: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, N°47, p 53-72

19
Chapitre I Eléments théoriques :

4. La langue berbère (le kabyle) et les médias:


a. La chaîne II de l’entreprise nationale de radiodiffusion en
kabyle :

La chaîne II de radiodiffusion en kabyle est un legs de la période coloniale à l’instar


des autres chaînes algériennes (arabe et française). Elle était installée par l’administration
française en 1948, huit ans après la chaîne en arabe et vingt trois ans après celle émettant
en français. Elle représentaitle seul canal officiel d’expression berbère pendant longtemps,
hormis quelques émissions présentées par la suite à la télévision et l’introduction d’un
simple bulletin d’informations diffusé en 1991 et qui fait place, depuis 1996, à un journal de
près de trente minutes.

Il y a eu aussi l’ouverture de la quatrième chaîne de télévision qui émet en berbère ainsi que
l’ouverture de la chaîne radiophonique locale de la région de Tizi-Ouzou en novembre 2011,
après celle de la région de Béjaîa « la radio Soummam ».

Relevant de l’administration centrale, elle n’a jamais été à l’abri des contrôles d’usage et les
contrôles des contenus, ni à l’abri des restrictions et de pressions diverses.

La radio chaîne II d’expression kabyle, devenue radio d’expression berbère avec


l’introduction d’autres dialectes depuis 1991, assure un large éventail d’émissions distinctes
: informations, émissions médicales, culturelles, sociales, éducatives et enfantines, sportives,
religieuses, politiques, variétés, etc.

b. Historique de la chaine IV:

La télévision algerienne à mis en service à titre exprimental "la chaine 4" le mercredi
18 Mars, il s’agit d’une chaine en langue tamazight dans ses declinaisons kabyle, chaoui,
tamashaqt et mozabit. Elle met six heures par jour de 17h00 à 23h0014.

5. Définitions des concepts:


5.1. La langue: au sens le plus courant, une langue est un instrument de
communication, un système de signes locaux spécifiques aux membres d’une même
communauté.15

14
- www.google/wikipédia/tamazight-tv 4 [consulté le 20/07/2015].
15
DUBOIS J, (1994), « Dictionnaire de linguistique et des sciences de langage », éd. Larousse, Paris, p 147.

20
Chapitre I Eléments théoriques :

5.2. Le lexique et le vocabulaire:

Dans son sens le plus général, le terme de « lexique » désigne conventionnellement


l’ensemble des mots au moyen desquels les membres d’une communauté linguistique
communiquent entre eux. Mais on constate qu’il est impossible de dénombrer tous les mots
d’une langue. Il y a énormément de mots qui ne peuvent fonctionner qu’au sein de certains
groupes de sujets parlants restreints : c’est le cas des termes scientifiques et techniques, de
ceux qui appartiennent aux argots professionnels, des mots régionaux, etc. Sans compter les
disparités d’ordre socioculturel qui affectent de manière sensible la connaissance du lexique,
tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

Les linguistes font souvent la distinction entre le lexique et le vocabulaire. Le lexique,


défini comme l’ensemble des mots qu’une langue met à la disposition des locuteurs, doit être
considéré comme une notion théorique, car aucun locuteur d’une langue donnée ne peut
connaître tous les mots de sa langue. Pas d’avantage n’existe-t-il de dictionnaire qui les
enregistre tous sans exception.

Le vocabulaire est, pour sa part, souvent envisagé comme l’ensemble des mots
utilisés par un locuteur donné dans une réalisation orale ou écrite. Selon cette perspective, le
lexique est une réalité de langue à laquelle on ne peut accéder que par la connaissance des
vocabulaires particuliers qui sont une réalité de discours.

Le lexique transcende les vocabulaires mais n’est accessible que par eux : un
vocabulaire suppose l’existence du lexique dont il est un échantillon.

Dans la réalité chaque individu ne se sert que d’une partie restreinte du lexique. A ce niveau,
le terme de vocabulaire désigne conventionnellement un domaine du lexique qui se prête à
un inventaire et à une description. Le vocabulaire est donc un ensemble concret, délimité et
analysable, contrairement au lexique qui, tout en étant fini, est sujet à des enrichissements et à
des appauvrissements, doncillimité.

5.3. Le mot en berbère:

Certains linguistes berbérisants préfèrent utiliser d’autres termes, comme ‘’monème’’,


‘’lexème’’, pour désigner les unités lexicales. Mais d’autres, comme GALAND16 qui admet

16
GALAND L, (1992): « Le problème du mot en berbère », In. Actes des sessions de linguistique et de la

21
Chapitre I Eléments théoriques :

que le ‘’mot’’ doit être à la base de l’analyse lexicale, et HADDADOU17 affirme que « la
notion présente l’avantage, en berbère comme dans la plupart des langues, d’être à la
foiscourante et évidente pour le locuteur. On peut donc la garder ».

Les berbérisants s’accordent sur le fait que le mot berbère est le résultat de la
combinaison d’une racine et d’un schème.18

En linguistique générale :

MARTINET. A défini le mot ‹‹ en tant qu’une unité significative plus vaste que le monème
››.19

J. DUBOIS, le définit comme « un élément significatif composé de plusieurs


phonèmes et séparé par deux blanc »20.
En linguistique berbère, HADDADOU.M.A définit ainsi ‹‹ l’association d’une racine
(suite consonantique porteuse d’un minimum de sens) et d’un schème (cadre phonique
permettant à l’unité lexicale de se réaliser sur les plans syntaxiques et sémantiques) ».
En berbère, comme d’autres langues, un mot peut servir des verbes et des noms.21

5.4. La términologie:

Toute discipline, et a plus forte raison toute science a besoin d’un ensemble de termes,
définis rigoureusement, par lesquels elle désigne les notions qui lui sauf utiles : cet ensemble
de termes constitue sa terminologie dans le cas de la linguistique, la terminologie officielle
(traditionnelle) repose en partie sur celle des grammairiens latins, empruntée par eux aux
ème ème
Grecs adoptée aux XVIII et XIX siècles. On appelle également terminologie
l’étude systématique de la dénomination des notions (ou concepts) spécifiques de
domaines spécifiques des connaissances ou des techniques.

5.5. La métaphore:

La métaphore est une figure de rhétorique qui consiste dans l’emploi d’un mot concret
pour exprimer une notion abstraite, en l’absence de tout élément introduisant

littérature, Presses de la Sorbonne nouvelle, Paris, p 189-195.


17
HADDADOU M A, (2000): « Le guide de la culture berbère », Méditerranée – Paris, p 240.
18
CANTINEAU J, (2002) : « Racine et schéme », Galaud L, étude de linguistique bérbère, p 99-108.
19
MARTINET A, (1970): « Élement de linguistique générale », Armand Colin 4ème édition, Paris, p116.
20
DUBOIS J, (1970), Op. Cite, p 327.
21
HADDADOU M A, Idem, p 240.

22
Chapitre I Eléments théoriques :

formellement une comparaison ; par extension, la métaphore est l’emploi de tout terme
auquel on en substitue un autre qui lui est assimilé après la suppression des mots
introduisant la comparaison.

5.6. La néologie:

La néologie est le processus de formation des nouvelles unités lexicales. Selon les
frontières qu’on veut assigner à la néologie ou se contentera de rendre compte des
mots nouveaux ou l’an englobera dans l’étude toutes nouvelles unités de signification
(mots nouveaux et nouvelles combinaisons ou expressions). On distingue néologie de
forme et néologie de forme et néologie de sens, dans les deux cas, il s’agit de
dénoter une réalité nouvelle (nouvelle technique, nouveau concept,…). La néologie de forme
consiste à fabriquer pour ce faire des nouvelles unités ; la néologie de sens consiste à
employer un signifiant existant déjà dans la langue considérée en lui confèrent un
contenu qu’il n’avait pas jusqu’alors que ce contenu soit conceptuellement nouveau, ou
qu’il ait été jusque-là exprimé par un autre signifiant.

Ces unités lexicales nouvelles prennent le nom de « néologisme », un concept définit dans
le dictionnaire de linguistique du J. DUBOIS22 comme étant : « tout mot de création récente
ou empruntée depuis peu à une autre langue, ou toute acception nouvelle d’un mot
déjà ancien ».

Ces mots nouveaux ont leur fonction dans la langue car, comme le précise Aïno
SALMINIEN.N: « des mots nouveaux sont toujours indispensables pour exprimer les
changements qui surviennent : les découvertes scientifiques, les progrès industriels, les
modifications de la vie sociale, etc.».23

• Court bilan de la néologie berbère:


a) Les premiers néologismes (1945-1954):

Les premiers néologismes en berbère remontent à l’année 1945. Ils apparaissent dans les
chants berbéro-nationalistes24 produits par des jeunes militants kabyles du mouvement
national algérien. Cette production de ces chants s’étale sur une dizaine d’années (1945-

22
DUBOIS J, Op. Cite, p 335.
23
SALMINEN N, (1997) : « La lexicologie », Armand Colin /Masson, Paris, p 86.
24
CHAKER S, (1990), « Imazighen ass-a », éd. Bouchène, Alger, Op. Cite, p 20.

23
Chapitre I Eléments théoriques :

1954). Ces néologismes sont formés par divers procédés de production lexicale, ou sont des
emprunts internes puisés dans d’autres parlers ou dialectes berbères.

b) Tajerrumt n tmaziɣt (Grammaire berbère):

Sa première édition date de 1976, mais l’auteur, tel que l’indique ACHAB, en dévoilait les
premières ébauches et la terminologie technique dès les débuts des années 1970, à
l’Université d’Alger où il donnait des cours de grammaire et de civilisation berbère.

Tajerrumt, souligne ACHAB, « peut être considérée historiquement comme la première


intervention à la fois volontariste et relativement massive (180 termes environ) sur le lexique
berbère. Bien plus, au-delà de la discipline concernée et de la quantité de termes introduits,
Tajerrumt pose la question plus générale des vocabulaires de spécialité et de l’aménagement
du lexique».25

Ce sont, en grande partie, les néologismes que contient ce document qui sont adoptés dans les
manuels d’enseignement de la langue dans tout ses paliers, exemples : asemmad «
complément », amqim « pronom », tasɣunt « conjonction », tanzeɣt « préposition »,…

c) L’AMAWAL (1974) :

L’Amawal peut être considéré comme le matériau central de la néologie lexical berbère,
indique ACHAB, car il est le premier à avoir identifié de manière explicite un certain nombre
de besoins généraux de la langue berbère en matière lexicale, et tenté d’y répondre de façon
massive (1940 termes environ), il contient des termes appartenant aux terminologies de
plusieurs disciplines, telles que : la sociologie, l’économie, la politique, l’administration, le
droit, etc. De ce fait, ce document demeure une référence pour tous les berbères dont leur
langue maternelle est aussi leur langue de travail, tels que les journalistes, les écrivains
d’expression berbère, les auteurs des manuels scolaires, etc. La plupart des néologismes
proposés sont des emprunts internes, c’est-à-dire puisés des autres dialectes berbères,
précisément du touareg pour la plus grande partie, mais on y trouve aussi d’autres procédés de
création néologique comme la néologie de sens.

25
ACHAB R, (1996) : « La néologie lexicale berbère », éd. Peeters, Paris, p 104.

24
Chapitre I Eléments théoriques :

5.7. La dérivation:

Se définit en linguistique générale comme « la procédure de formation des mots par


combinaison d’un élément lexicale (appartenant à un inventaire ouvert) et d’un morphéme
grammatical (appartenant à un inventaire fermé)» 26.

En berbère, la dérivation est un procédé très important et très productif, il joue un rôle
essentiel dans la formation des unités lexicales. S.CHAKER27 le confirme en disant « […]il
existe cependant entre elle un déséquilibre écrasant :la composition n’est en berbère qu’un
phénomène sporadique, peu productif, alors que la dérivation, tant verbale que nominale
constitue un système essentiel dans l’économie générale de la langue, la dérivation est le
pivot, non seulement du lexique, mais aussi de la syntaxe de l’énoncé verbal ».

La dérivation, comme processus historique, est donc une relation orientée entre deux
mots, dont l’un est primitif et l’autre dérivé. En berbère, la dérivation joue un rôle essentiel,
tant dans la formation du lexique que dans la syntaxe de la phrase verbale. Était et constitue
encore l’essentiel de la systématique amazighe et joue un rôle très important dans l’économie
générale de la langue.

5.8. La composition :

On désigne la formation d’une unité sémantique à partir d’éléments lexicaux


susceptibles d’avoir par eux-même une autonomie dans la langue.A ce titre,la composition est
géneralement opposé à la dérivation qui constitué les unités lexicales nouvelles on puissant
éventuellement dans un stock d’éléments non susceptibles d’emploi indépendant.28

D’après J. DUBOIS, la composition comme étant : « [...] la formation d’une unité


sémantique, à partie d’éléments lexicaux susceptibles d’avoir par eux même une autonomie
dans la langue ».29

26
MOREAU M, (1997): « Sociolinguistique concepts de base », éd Piérre Mardaga, p 136-137.
27
CHAKER S, (1991) : « Systématiques berbère : composition et dérivation en kabyle », Manuel de linguistique
berbère I, Edition Bouchène, Alger, p 179.
28
MOREAU M, Op. Cite, p 136-137.
29
DUBOIS J, Op. Cite, p106.

25
Chapitre I Eléments théoriques :

5.9. L’emprunt:

« Il ya un emprunt linguistique quand un parlé (A) utilise et finit par integrer une
unité ou un trait linguistique qui existe précedemment dans un parlé (B) dit (langue source) et
que (A) ne possédait l’unité ou le trait emprunté sont eux mêmes qualifies d’ennyants ».30

Tel que l’écrit L. GUILBERT, « aucun peuple (…) n’a pu développer une culture
entièrement autochtone, à l’abri de tout contact avec d’autres peuples, qu’il s’agisse de
guerres ou de relations économiques, si bien que, nécessairement, sa langue s’est trouvée en
rapport avec une ou d’autres langues, et en a reçu une influence quelconque »31, ce qui
s’applique parfaitement au cas du berbère qui s’étendait, autrefois, sur un espace si large et
sans discontinuité, de l’Egypte à l’Océan Atlantique, et des côtes de la Méditerranée
aux pays d’Afrique Noire.

5.10. Le calque:

« On dit qu’il ya calque linguistique quand, pour dénommer une notion ou un


objetnouveau, une langue ”A” traduit un mot simple au composé appartenant à une langue
“B” ».32

‹‹ Le calque est une forme d’emprunt d’une langue à une autre qui consiste à utiliser, non
une unité lexicale de cette autre langue, mais un arrangement structurel, les unités
lexicales étant indigénes. Le “mot” à “mot” des mauvaises traductions scolaire est une forme
de calque, comme aussi la traduction littérale d’unité figées (dite courament
gallicismes,anglicisme,et germanisme)...››.33

6. Un aperçu géneral sur le sport:

Le sport est l’ensemble d’exercice physique, se pratique sous forme de jeux inviduels
ou collectifs pouvent donner lieu à des compétitions. Le sport est un phénomène quasi
universel dans le temps et dans l’espace humain.

Le terme "sport" a pour racine le mot de vieux Français desport qui signifie
‹‹divertissement, plaisir physique ou des l’esprit››. La Grèce antique, la Rome antique,

30
DUBOIS J, Idem, p 177-178.
31
GUILBERT L, (1975), Op. Cite, p 89.
32
DUBOIS J, Op. Cite, p 73.
33
GORGE M, (2004) : ‹‹ Dictionnaire de la linguistique ››, Quadrige PUF, Paris, p 58.

26
Chapitre I Eléments théoriques :

Byzance, l’occident mediéval puis moderne, mais aussi l’Amerique precolombienne ou


l’Asie, sont tous marqué par l’importance du sport.Certaines périodes sont marquées par des
interdits34.

34
www.google./wikipédia/Le_Sport_(quotidien) [consulté le 25/07/2015 ].

27
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Dans ce chapitre nous essayerons de dégager les procédés de création des unités
lexicale sur les deux plans ; formel et sémantique.

A. La morphologie : est définit par M. MAHMOUDIAN comme


étant: « Étude des signifiants des signes (ou séquences des signes)»1.

La morphologie en linguistique, est l’étude de la forme des mots et de leurs variations.


Dans notre analyse morphologique, nous allons étudier en particulier ce qui concerne le
nom (genre, nombre, état) et le verbe.

I. Analyse morphologique des mots :

I.1. La structure du mot :

Le nom (ou le verbe) berbère est, comme en sémitique, composé d’une racine
et d’un schème. Il faut donc, avant de chercher un mot, trouver sa racine, c’est-à-
dire le débarrasser du schème dont il est porteur.

I.2. La classification monématique en berbère :

D’après S. CHAKER2, « la classification des monèmes lexicaux est centrée sur deux
bases fondamentales : les latitudes combinatoires et les latitudes fonctionnelles ». Ainsi le
berbère oppose deux classes ; la classe des verbes et celle des nominaux, qui se
distinguent par :

Leurs fonction : le verbe est un uni fonctionnel prédicatif, il est toujours centre de
rattachement des éléments constitutifs de l’énoncé, par contre le nom est un
plurifonctionnel qui peut assumer des fonctions très variées dans l’énoncé, y compris celle
de prédicat.

Leurs compatibilité : chacun à des déterminants qui leurs sont spécifique.

Exemples : les adverbes déterminent les verbes /les adjectifs déterminent les noms.

Selon S. CHAKER3, les unités syntaxiques du berbère s’organisent en quatre grandes


catégories :

1
MORTEZA M, (1982) : « La linguistique », Sachers, Paris, p 117.
2
CHAKER S, (1983): « Un parler berbère d’Algérie (Kabylie) », Syntaxe, Publication universitaire de
Provence, Paris, p 69.
3
CHAKER S, Idem, p 40.

29
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Les verbes
Les noms
Les connecteurs ou les relationnels
Les déterminants divers
Les deux premiers appartiennent au lexique, puisque ce sont des inventaires vastes et
ouverts, par opposition aux deux autres qui appartiennent à la grammaire qui se sont de
taille limité (inventaire fermé).

I.2.1. Le verbe :

Selon S. CHAKER, le verbe est définit par ‹‹ l’association obligatoire d’une racine
lexicale composée uniquement de consonnes, d’une marque aspectuelle conjointe, souvent
amalgamé, et un indice de personne accompagné parfois par des marques
dérivationnelles tel que l’actif-factitif, le passif, le réciproque, ainsi les modalités
d’orientation spatial (d/n).4

Racine lexicale → marque aspectuelle → indice de personne.

Les modalités obligatoires du verbe sont:

I.2.1.1. L’indice de personne : C’est le déterminant grammatical qui se combine


avec le verbe quel que soit sa modalité aspectuelle.

I.2.1.2. Schème aspectuel : Selon J. CANTINEAU, « le schème c’est le cadre


phonique permettant à l’unité lexicale de se réaliser, il contient indifféremment des
consonnes et des voyelles, constitue un cadre formel avec des vides remplis par la suite
par les consonnes de la racine pour chaque forme dérivée, et appartient à la
grammaire».5

I.2.1.3. Racine lexicale : Selon D. COHEN, « est l’élément irréductible, auquel


conduit l’analyse d’un mot après élimination de tous les éléments de formation et indices
grammaticaux et qui est porteur du concept essentiel porté par ce mot ».6

4
CHAKER S, (1983), Op. Cite, p 69.
5
CANTINEAU J, (2002), Op. Cite, p 99-108.
6
COHEN D, Op. Cite, p

30
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Exemples :

Le mot Indice de personne Racine Schème


Yeffeɣ y……….. [FƔ] Ø

Yewwet y………… [WT] Ø

Iɛedda i………… [ƐD] …………._a

I.2.2. Le nom:

Le nom, en berbère, affiche une morphologie particulière étant donné qu’il est
caractérisé par plusieurs modalités et marques qui le distinguent des autres catégories
lexicales. Les marques, en question, sont souvent pertinentes sur le plan morphologique mais
leur valeur syntaxique demeure très limitée, dans la plupart des situations.

Selon S. CHAKER7 d’une façon presque parallèle le nom en berbère se définit


par « une association d’une racine lexicale, d’un schème nominal et de marques
obligatoires accompagné parfois des modalités périphériques qui s’ajoutent au nom comme
»:

I.2.2.1. Les modalités de localisation ou déictiques :

- Proximité
- Éloignement
- Absence

I.2.2.2. Les modalités obligatoires du nom :

I.2.2.2.1. Le genre : D’après F. BENTOLILA8 « le genre n’est pas l’objet d’un


choix ; ce n’est donc pas un monème… ». Il dit que le genre fait pas partie des modalités
obligatoires du nom, par contre S. CHAKER, considère cette modalité comme un monème
grammaticale qui a le même statut que le nombre et l’état d’annexion.

Comme le cas de nombreuses langues, le berbère oppose deux groupes morphologiques,


le groupe des noms masculins et le groupe des noms féminins.

7
CHAKER. S, (1983), Op. Cite, p 42.
8
BENTOLILA. F, (1981) : « Grammaire fonctionnelle d'un parler berbère. Aït Seghrouchen d’Oum
Jeniva (Maroc central)», Selaf, Paris, p 35.

31
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

A. Le masculin : Le nom masculin, en berbère, est porteur d’une des trois voyelles
pleines (a), (i) ou (u), à son initial.

Le masculin
Le mot en berbère Son équivalant en français
Amyurar Joueur
Aɛessas Gardien
Asleɣmay Entraineur
Aselway Président
Amenṭag Attaquant
Anefray Arbitre
Uṭṭun Numéro

B. Le féminin : Selon M. IMARAZENE, Le féminin, quant à lui, est obtenu, en


général, sur la base du masculin auquel on ajoute deux (t), dont l’un est préfixé et
l’autre suffixé. Ces deux éléments sont désignés par différents chercheurs
berbéristes comme monème à signifiant discontinu désignant ce genre.9

Les mots féminins Leurs équivalant en


français
Timlilit Rencontre
Talemmast Milieu
Tamenṭagt Attaque
Taɣennawt Nationale
Tayeffust Droite
Tamḥaddit Défense
Tamezwarut Première
Taẓelmadṭ Gauche
Timserreḥt Libre

9
IMARAZENE M, (2007): « Manuel de syntaxe berbère », HCA, p 12.

32
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Tasqamut Fédération
Tasɣert Tirage au sort
Tameqrant Grande
Tuffirt Cachée
Tawṛaɣt Jaune
Tagnit Occasion
Taqbuct Coupe
Tagmat Union
Tabeṛṛanit Etrangère

Remarque :

Dans notre corpus, il existe des noms féminins singulier qui n’affichent que le (t)
initial sans que cela n’affecte leur appartenance à ce genre :

Exemples :

• Tagara.
• Tiyita
• Tama.
• Tazwara.
Certains noms ne connaissent pas l’opposition de genre, ils sont soit masculins ou
féminin mais ne varient pas.

Exemples :

Les noms féminins Les noms masculins


Tamusni Azal
Tikkelt
Tanallit
Tazwara
Tiɣmert
Tamusni
Tameddit
Tili

33
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Tagara
Tiḥerci

Le monème discontinu (t)---(t) ne signifié pas toujours une opposition de sexe,


mais on le trouve associés à d’autre valeurs (opposition) :

B.1. opposition de sexe : regroupe tous les noms d’agent


Exemples :

• Amyurar / tamyurat.
• Anefray / tanefrayt.

B.2. Opposition de taille (diminutif/ augmentatif) :

Exemple :

• Asqamu → tasqamut.10

I.2.2.2.2. Le nombre :

Le berbère oppose le singulier et le pluriel qui est formé, principalement, sur la base
du premier auquel on fait subir certaines modifications qui peuvent toucher la voyelle initiale,
la partie médiane et/ ou finale.

En berbère, il existe trois types du pluriel, pluriel interne, externe et le pluriel mixte.

La voyelle initiale : les modifications qui affectent la voyelle initiale ne sont pas
prises en considération lors de classement de ces trois types cités plus haut car
cette alternance de la voyelle initiale se fait en général de (a) à (i).

I.2.2.2.2.1. Le pluriel interne : est obtenu sur la base d’alternances


vocaliques, et plus rarement consonantiques, au sein du nom, ces alternances peuvent
être simples (une seule alternance) ou doubles (deux alternances).

10
DALLET J M, (1982), « Dictionnaire kabyle-français parler de At Mangellat Algérie », éd SELAF
(MaghrebSahara 1), Paris, p 787, figure sous le sens de « cercle de convives ».

34
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

a) Alternance vocalique simple :


Le passage de (u) à (a) :

Exemples :

• Amenzu/ imenza
• Agemmuḍ / igemmaḍ
b) Alternance vocalique double :

Exemples :

• annar / inurar

Double alternance entre voyelle pleine :

• taneggarut / tineggura
• taseqqamut / tiseqquma

I.2.2.2.2.2. Le pluriel externe : Selon M. IMARAZENE, ce pluriel résulte de la


suffixation d’un ou plusieurs éléments au nom masculin.11

Exemples :

Masculin (en) / Féminin (in) :


Les noms masculins Les noms féminins

Singulier Pluriel Singulier Pluriel


Amenṭag Imenṭagen Taẓebẓabt Tiẓebẓabin
Aɛessas Iɛessasen
Amferreǧ Imferǧen
Ugur Uguren
Aseggas Iseggasen
Axṣim Ixṣimen
Afud Ifadden

11
IMARAZENE M, Op. Cite, p 21.

35
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Masculin (awen) (en) / Féminin (win) :

Les noms masculins Les noms féminins

Singulier Pluriel Singulier Pluriel


Isem Ismawen Tama Tamiwin
Agrawliw Igrawliwen Tiyita Tiyitwin

Masculin (yen) / Féminin (yin) :


Les noms masculins Les noms féminins

Singulier Pluriel Singulier Pluriel


Amḥaddi Imḥaddiyen Timlilit Timliliyin
Azzayri Izzayriyen
Ilemẓi Ilmeẓyen
Iswi Iswiyen

Remarque :

Certains noms n’ont qu’un seul nombre, soit le singulier ou le pluriel. Ce sont des noms
qui n’admettent pas d’être comptés.

Exemples : azal (temps), iṭij, dabex.

I.2.2.2.2.3. Le pluriel mixte : Selon M. IMARAZENE, ce type de pluriel est formé


sur la base de l’assemblage des deux procédés précédents. Il combine, donc, la suffixation
et les alternances internes. Il est difficile de faire la correspondance entre le masculin et le
féminin, comme c’est le cas avec les deux autres types de pluriel.12

Alternance de la voyelle finale et suffixation de (win) pour le féminin :

Exemples :

12
IMARAZENE M, Op. Cite, p 23-24.

36
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Féminin
Singulier Pluriel
Tama Tamiwin
Tiyita Tiytiwin

I.2.2.2.2.4. Le duel :

Selon M. IMARAZENE, le berbère, comme la plupart des langues du monde, ne


connaît pas de duel qui serait dérivé du nom comme on le retrouve en arabe, par exemple.13

Cependant, il existe, en berbère, certains duels empruntés à la langue arabe: yumayen,


cehrayen, ɛamayen. (hors corpus).

Le duel est formé, en berbère, sur la base du nom de nombre, (sin) pour le masculin et (snat)
pour le féminin, suivie du pluriel du nom concerné.

Exemples :

• Sin n yimyuraren/ sin n yiberdan.


• Sin n yifassen/ sin n yiswiyen.
• Snat n temliliyin/ snat n terbuyaɛ.
• snat n tneqqiḍin/ snat n tyitwin.

I.2.2.2.3. L’état : Le nom en berbère, oppose deux formes d’état distinctes par leurs
morphologies : l’état libre et l’état d’annexion.

I.2.2.2.3.1. L’état libre: on dit d’un nom qu’il est à l’état libre quand il
apparaît sous la forme qu’il prend habituellement lorsqu’il est hors syntagme.

I.2.2.2.3.2. L’état d’annexion: le nom est dit à l’état d’annexion marqué,


lorsqu’il subit des changements dans sa partie initiale : modifications dans sa
voyelle initiale et/ou préfixation d’une semi-voyelle.

Les modifications formelles liées à l'opposition d'état concernent la syllabe initiale.

13
IMARAZENE M, Op. Cite, p 26-27.

37
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

a) Au masculin (indépendamment du nombre, voyelle initiale : a-/u-/i-), on a, pour


tous les dialectes berbères nord (les formes retenues sont généralement celles du
kabyle).14

Exemples :

L’état libre L’état Exemples Modifications


d’annexion
A------- U------- Anefray/ unefray Alternance de la voyelle
initiale.
A------- Wa----------- Addal / waddal Préfixation d’une semi-
Ass / wass voyelle et maintient de la
voyelle initiale.
U--------- Wu------------ Udem/ wudem Préfixation d’une semi-
Urar / wurar voyelle et maintient de la
voyelle initiale.
I------------- Yi------------- Imezdaɣ/ yimezdaɣ Préfixation d’une semi-
voyelle et maintient de la
voyelle initiale.

b) Au féminin dépendamment du nombre, initiale : ta-/tu-/ti.

Exemples :

L’état libre L’état d’annexion Exemples Modifications


Ta---------- T(e)----------- Tafriqt/ Tefriqt Chute partielle de la voyelle
Tagnit / tegnit initiale.
Ta---------- Ta------------- Tama/ tama Maintien de la voyelle
Initiale.
Ti----------- T(e)----------- Tiyita/ Tyita Chute totale.

14
CHAKER S, (1988): « L’etat d’annexion du nom », Encyclopédie berbère V, p 686-695.

38
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Tilelli / tlelli

Il existe beaucoup de noms qui subissent pas ce genre de changement quelque


soit leurs position dans l’énoncé. On dit dans ce genre de cas il s’agit d’un état d’annexion
non marqué.

Exemples : tagara, tuɣalin, tili.

II. Les procédés de la création lexicale :

La créativité lexicale reflète le développement scientifique, technique et culturel d’une


société, car chaque langue dispose d’un ensemble de procédés morphologiques,
morphosyntaxiques et morphosémantiques pour créer les nouvelles dénominations. En ce
qui concerne la langue berbère, nous avons quatre procédés principaux de la
production lexicale; la dérivation, la composition, l’emprunt et la néologie; ces
procédés font partie de la morphologie lexicale, et l’évolution du sens qui fait partie de la
sémantique lexicale.

D’après plusieurs auteurs les deux premiers procèdes sont les moyens essentiels de la
production des unités lexicales berbères.

• La synthèmatique :
• La formation des synthémes :

Selon A. MARTINET15 le synthème est « le signe linguistique que la


commutation relève comme résultant de la combinaison de plusieurs signes minima,
mais qui se comportent vis -à -vis des autres monèmes de la chaine comme un monème
unique ».

La production des synthèmes en berbère connait, en fait, les deux procédures


fondamentales de la formation du lexique, en l’occurrence : la dérivation et la
composition.

15
MARTINET A, (1985) : « Syntaxe générale», Armand Colin, Paris, p 37.

39
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

II.1. La dérivation :

Selon J. DUBOIS, « la dérivation consiste l’agglutination d’éléments lexicaux dont un


au moins n’est pas susceptible d’emploi indépendant, en une forme unique, refaire,
malheureux sont des dérivés, les éléments re , _eux ne sont pas d’emploi
indépendant, tandis que faire, malheur sont des unités lexicales par elles-mêmes ».

II.1.1. La dérivation grammaticale :

II.1.1.1. La dérivation verbale : il s’obtient par l’ajout d’affixes dérivationnels.

a) La forme de l’actif (ss) :

Exemples :

• Ɛeddi < [ƐD] → sɛeddi.


• Ffeɣ < [FƔ] → ssufeɣ.
• Aweḍ < [WḌ] → ssiweḍ.
b) La forme de passif : tt (ttw), n :

Exemples :

• Kemmel < [KML] → nekemal.


• Efk < [FK] → ttunefk.
• Ṭṭef < [FK] → ttwaṭṭef.

c) La forme de réciproque: my, m, ms :


• Fhem < [FHM] → msefham.
• Qabel < [QBL] → mqabal.
• Uɣal < [ƔL] → myuɣal.

II.1.1.2. La dérivation nominale :

Ce modèle de dérivation est très productif, consiste de dériver à partir d’un verbe : un
nom d’action verbale, nom d’agent, nom concret, nom d’instrument et des adjectifs.

40
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

a) Nom d’action verbale : Selon M.A. HADDADOU16 renvoi à l’action dans sa


généralité et le nom du sens concret décrit sa manifestation ou sa réalisation.
Exemples :
• Mlil < [ML] → amlili.
• Ffeɣ < [FƔ] → asufeɣ.
• Beddel < [BDL] → abeddel.
b) Le nom concret : le nom d’action fonctionne, aussi, comme nom concret, mais on
peut retrouver des noms concrets dont la morphologie diffère de celle du nom
d’action.

Exemples :

• Wwet < [T] → tiyita.


c) Nom d’agent : le nom d’agent en grammaire est celui qui fait l'action ; il est dérivé à
partir du verbe en ajoutant un suffixe tel que (am, tam).17

Le nom d’agent est désigné par M.A. HADDADOU par un agent inanimé.18

Exemples :

• Urar < [R] → amyurar.


• Ɛiwen < [ƐWN] → amɛiwen.
• Fru < [FR] → anefray.
d) Nom d’instrument : Il n’existe, en kabyle, que quelques cas de noms d’instruments.
On utilise, souvent, des emprunts à d’autres langues, notamment l’arabe.
Ces noms d’instrument sont dérivés à partir de verbes auxquels on fait subir quelques
modifications : préfixation de (am/im/as/is) et/ou alternances vocaliques.
Exemple : ṣeffeṛ → taṣeffaṛt

II.2. La composition :

Selon M.A. HADDADOU19, « la composition est un phénomène marginal, qui a un


rôle beaucoup moins important que la dérivation».

16
HADDADOU M A, (1985): « Les structures lexicales et significations en berbère (kabyle)» , Thèse de
3ème cycle en linguistique, Université de Provence, France, p 242.
17
https://fr.wikipidia/nom_d’agent. [Consulté le 14/07/2015].
18
HADDADOU M A, (2000), Op. Cite, p

41
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

En berbère, on distingue deux types de composition :

• Les composés par simple juxtaposition ou proprement dite.


• Les composés par lexicalisation de syntagme ou composition synaptique.

Au cours de notre analyse, nous avons relevé plusieurs modèles de ces composés, nous les
avons réparti dans différents modèles, en voici les différentes classes que nous avons
obtenu.

II.2.1. La composition proprement dite : elle se caractérise par l’association de


deux unités lexicales sans qu’il y ait de lieu syntaxique entre elle. : les unités qui forment
ces composés sont figés et indissociables.

Dans notre corpus, on a recencé aucun exemple de ce type.

II.2.2. La composition synaptique : il s’agit de syntagme figé ou en voie de


figement qui dénomme un objet ou tout autre référent bien déterminé, comportant au
moins deux unités libres séparés par deux blancs.

Les modèles des composés :

a. Nom + n +nom2 :

Exemples :

• Asleɣmay n tarbeɛt (entraineur d’équipe).

• Tagara n temlilit (fin du match).


• Tiyita n teɣmert (cornere).
b. Nom + adjectif:

Exemples:

• Tiyita timserreḥt.
• Tarbeɛt taɣennawt (équipe nationale).
• Iswi amezwaru (premier but).
• Tama tayeffust (coté droit).

19
HADDADOU M A, Idem, p 246.

42
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

II.3. L’emprunt:

« L’emprunt est un mot, un morphème ou une expression qu’un locuteur ou une


communauté emprunté à une autre langue sans traduire.Le terme emprunt est
généralement limité au lexique, même-ci certains auteurs l’utilisent pour inconscient, il se
confond avec l’interférence ».20

Ce phénomene existe beaucoup plus dans les medias soit à la télévision, soit à la
radio.

II.3.1. Les types d’emprunts:

Dan son ouvrage Manuel de syntaxe berbère21, M. IMARAZENE parle de trois types
d’emprunt, ils sont classés selon le degré de leur assimilation et de leur intégration au
système phonétique, phonologique et morphologique du berbère.

a) Les emprunts complètement berbèrisés.


b) Les emprunts partiellement berbèrisés.
c) Les emprunts non berbèrisés.
II.3.1.1. Les emprunts complètement berbérisés : « Ce sont ceux qui ont
été complètement intégré sur différents plans (phonétique et morphologique) et qui
n’affichent pas de différences comparés aux mots d’origine berbère »22 : taṣeffart.

Les emprunts berbérisés réagissent comme les noms d’origine berbère. Ils connaissent les
mêmes marques et modalités et subissent exactement les mêmes changements.

Exemples:

- Masculin singulier : acebbak (EL) / ucebbak (EA)


- Masculin pluriel : icebbaken (EL) / yicebbaken (EA)

II.3.1.2. Les emprunts partiellement berbérisés : « Ce sont ceux qui ont


subi l’influence du berbère sur le plan phonétique et qui ont gardé la morphologie des

20
KAHLOUCHE R, (1994): « L’emprunt lexical et son incidence sur les cultures de la langue. Le cas du
berbère (kabyle) au contact de l’arabe et du français ».in Actes de symposium linguistique Franco-Algérien,
Bastia, p.
21
IMARAZENE M, (2007), Op. Cité p 31-32.
22
IMARAZENE M, Idem, p 31.

43
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

23
autres langues d’origines » : lmundyal (fr: le mondial), leḥsab "calcule" (ar: ḥisa:b),
lqubṭan (ar: qubṭa:n), tilivizyu (fr: télévision), aṛadyu (fr: radio)...

II.3.1.3. Les emprunts non berbérisés : « Ce type d’emprunt a gardé sa


structure phonétique telle qu’elle est dans la langue d’origine et n’a subi aucune influence
morphologique ni phonétique, en passant vers la langue berbère »24:

Remarques:

• Notre corpus contient des mots qui sont repris tels quels, avec leurs signifiants et leurs
signifiés, ce sont des vocables nouvellement introduits, comme : acebbak "fillet",
tineqqiḍin "points", lexṣara "perte", nnacid "hymne".
• Nous avons aussi relevé des emprunts qui été déjà passés dans la langue (le kabyle
courant) et intégrés sémantiquement, mais dans notre corpus ils sont utilisés avec leurs
sens originel.

Exemples:

- Xseṛ/ yexseṛ/ xesṛen: (xesṛen timlilit)

Verbe transitif dans sa langue d’origine (xasiṛa al muqabala « au sens vaincu lors d’un
match », est passé au kabyle comme verbe intransitif ; (xesṛen waman «les eaux sont
défectueuses», texseṛ ṭṭbiεa-s « devenu nerveux »), mais dans notre corpus il est repris
avec son sens originel qui est « défaite ou perte ».

• Comme nous avons relevé des néologismes pour des référents (ou actions) auxquels
le kabyle dispose déjà de nominations.

Exemples :

- Lweqt "temps", kabyle "akud"


- Amkan "lieu", kb "adeg"
- Lǧiha "coté", kb "tama"
- Rraḥa "repos", kb "asteɛfu"
- Tteswiṛa "image", kb "tugna"

23
IMARAZENE M, Idem, p 31.
24
IMARAZENE M, Idem, p 32.

44
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

- Ṛṛay "opinion", kb "tikti"


• Quant au système de numérotation, ce sont les numéraux appartenant à l’arabe qui
sont utilisés.

Exemples :

- Xemsa "cinq"
- Ɛecrin "vingt"
- Tlatin "trente"
- Tmenṭac "dix huit"
- Ɛecṛa "dix"
- Tnac "douze"
• Qaunt au mois du calendrier, dans notre corpus se sont les noms appartenant au
français qui sont utilisés, hors que le kabyle dispose des dénominations pour ses noms.

Exemples:

- Octobre (kabyle. Tubeṛ)


- Septembre (kb. Cutambeṛ)
- Mars (kb. Meɣres)
• Nous avons aussi relevé des vocables composés d’un morphème grammatical berbère
(généralement une préposition) et un emprunt à l’arabe, et qui fonctionnent comme
connecteurs ou adverbes, tels que :
- Di lfayda " au profit de "
- Si lǧiha " du côté "

II.3.2. Intégration de ses emprunts dans la langue:

Pour de nombreuses raisons linguistiques et extra-liguistiques, le berbère affiche


beaucoup d’emprunts touchant à divers domaines. Ces emprunts sont classés en trois types
sur la base de leur intégration aux systèmes phonétique, phonologique et morphologique du
berbère.

a) Intégration sémantique:

On dit d’un emprunt qu’il est intégré sémantiquement, quand il subie une
transformation sur ce plan lors de son installation dans le lexique de la langue d’accueil.

45
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Le fait que le terme, une fois introduit, puisse recouvrer une disponibilité sémantique qui
lui permet d’assumer le rôle de signifiant de plusieurs signifiés témoigne de son insertion
définitive dans le système lexical de la langue emprunteuse.

Notre corpus contient des lexèmes de ce type qui sont expliqués dans le
tableau suivant :

Le lexème Sa signification Sa signification Les


originale (en arabe) nouvelle (en transformations
kabyle) qu’il a subies
Leḥsab Le fait de compter Calendrier Obtenu par
métonymie
Lǧiha Coté (parlant d’un Au environ (parlan Extention de sens
Leǧwayeh endroit). du temps).

b) Intégration morphologique:

L’emprunt prend sa place dans la langue emprunteuse, comme nous l’avons vu


précédemment et tel l’avait indiqué R. KAHLOUCHE, « quand il se combine avec les
modalités grammaticales de la langue emprunteuse, ou l’orsqu’il sert de base de
dérivation ou de composition qui sont des « marques de vitalité et de productivité». Cet
avis est communément appuyé par les linguistes, tel que L. GUILBERT qui écrit : « un
mot étranger, dès le moment où il sert de base à une dérivation selon le système morpho-
syntaxique de la langue française, est véritablement intégré à notre langue »25 (parlant
de la langue française).

• Le verbe: ad nerbeḥ « on gagnera » comporte:


- la marque de l’aoriste simple « ad ».
- l’indice de la 3ème personne du masculin singulier « i ».
- le radical « rbeḥ ».
• Le verbe: tettuɛawed comporte:
- la marque aspectuelle du passé.
- l’indice de la 3ème personne du féminin singulier « t ».
- l’affixe de dérivation verbale « ttu » de sens passif.

25
GUILBERT L, Op. Cite, p 97.

46
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

- le radical « εawed »
• le verbe ur trebbeḥ ara « elle gagnera pas» comporte:
- le monèmes discontinu « ur…ara » qui marque la négation.
- la tension de la 2eme consonne de la racine verbale « bb ».
- l’indice de la 3eme personne du féminin singulier « t ».
- le radical « rbeḥ ».

Et la liste est longue: yeḍlem, iḍaɛ, iɛawed, ttɛeṭṭil...

B.1. Ajout de la voyelle initiale qui caractérise le nom kabyle:

Exemples:

- Aserreḥ "le fait de permettre".


- Aḥbas "arrêt".

D’autres prennent en plus le préfixes « am » qui est utilisé respectivement, dans

la formation des noms d’action verbale comme: ɛdel → amɛadal.

B.2. Ajout du monème discontinu du genre féminin:

Exemples:

- Tteswiṛa "l’image".

- Tanefsit "la conscience".

- Taɛellamt "le drapeau".

B.3. Ajout de l’affixe de formation du nom d’agent:

Exemples:

- Ɛawen → amɛiwen.
- Ḍebber → imḍebber.

B.4. Ajout de la marque du pluriel, soit au masculin ou au féminin:

Exemples:

- Imferǧen "les supporteurs".


- Imukan "les lieux, les endroits".
- Tineqiḍin "les points".

47
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

- Ixṣimen "les adversaires".

Pour les emprunts au français, on trouve l’articles français (le, la, les) amalgamé au
nominale emprunté, comme dans : ladinamik "la dynamique", lmundyal "le mondiale",
lisugund "les secondes", lefriqya "l’Afrique", lmitrat les maitre.

Selon M. IMARAZENE, « cette intégration concerne la forme des mots (les


catégories : état, nombre, le genre )», et parmi ces emprunts intégrés morphologiquement
on trouve:

• Le genre: le masculin et le feminin26.

Exemples:

Feminin Masculin
Takarṭiwt Akarṭiw
Tarbeɛt Arbeɛ
Tacebbakt Acebbak

• Le nombre: le singulier et le pluriel27.

Les examples:

Singulier Pluriel
Imfarreǧ Imferrǧen
Amekan Imukan
Taneqidṭ Tineqiḍin

• L’etat : « l’opposition d’état est l’une des spécificités du nom en Berbère. En effet, ce
dernier oppose deux formes d’états qui se distinguent par leurs morphologie, l’état
libre et l’état d’annexion »28.

Exemples:

26
IMARAZENE M, (2007), Op. Cite, p11.
27
IMARAZENE M, Op. Cite, p 16.
28
IMARAZENE M, Idem, p 27.

48
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

État libre État d’annexion


Annar Unnar
Aḍar Uḍar
Tamenṭagt Tmenṭagt

c) L’intégration phonétique:

Cette intégration subisse des adaptations phonétiques propres au kabyle.

Exemple:

W U
Sawt Sut

• Quelques remarques à propos de l’utilisation des emprunts:


- l’emprunt peut être utilisé dans le but de l’économie de la langue, comme le cas de
l’emprunt "le mondial", qui est utilisé plus de cinq fois dans notre corpus par le
journaliste, car il est plus aisé de prononcer cet emprunt (un seul lexème) que sa
traduction en kabyle « tabuqalt n ddunit » avec deux monèmes lexicaux.
- Concernant l’emprunt a l’arabe "lǧiha" qui est utilisé plusieurs fois dans notre
corpus pour designer « coté », hors que, en kabyle il existe le néologisme "tama".
- L’emprunt est parfois employé dans le but de précision ou d’explication,
c’est-à-dire pour apporter un complément d’information et se faire comprendre.
Ainsi, nous avons relevé des vocables empruntés pour traduire les mots qui les
précédaient dans l’énoncé alors que ses derniers sont précis et compréhensibles.

Exemples:

tamusni n wurar neɣ "l’intelligence " deg wurar.


Senǧaq "taɛellamt " n Lzzayer.
Amyurar ifazen "meilleur joueur".

49
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

II.4. La néologie:

Pour L. GUILBERT, « la néologie lexicale se définit par la possibilité de création de


nouvelles unités lexicales, en vertu des règles de production incluses dans le système lexical
».29

II.4.1. Typologie des néologismes:

L. GUILBERT a proposé quatre types de néologie : la néologie phonologique, la néologie


sémantique, la néologie par emprunt et la néologie syntagmatique.

II.4.1.1. La néologie phonologique:

Consiste à produire de nouveaux signes linguistiques par le simple jeu de la combinatoire


des phonèmes spécifiques à la langue.

Exemple: lqubṭan.

II.4.1.2. La néologie sémantique:

Elle peut être définie par l’attribution d’une nouvelle signification à une forme déjà
existante dans la langue.

Dans les modifications dans le sens d’un mot, on fait appelle à différentes figures de
pensée comme la synecdoque qui s’explique par une extension du sens du terme 2 par rapport
au sens du terme 1 ou l’étymon, ou inversement, par la restriction du sens, ou encore la
métonymie qui rend compte du transfert d’un mot dans la désignation d’une autre chose en
vertu d’une relation de contiguïté entre les deux, et qui se présente selon les rapports de :
cause à effet, du contenant au contenu et inversement, du nom abstrait au nom concret, etc.

En ce qui concerne notre corpus, nous avons relevé quelques exemples de ce type :

• Annar : son sens originel est : « aire à battre », il a pris d’autres significations tout en
gardant les sèmes d’ "espace étendu" et d’activité.

Sens 1: « stade ».

29
GUILBERT L, Op. Cite, p 31.

50
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

- Exemple: annar n waddal "stade", annar n umenzu n novembre

"stade du premier novembre".

Sens 2 : « champs ».

- Exemple 1 : annar aserti "champs politique".

- Exemple 2 : deg unnar "sur le champs".

• Aḥric : à le sens d’une "part", ou une "partie d’un ensemble", c’est-à-dire il exprime
la fraction.

Il apparaît dans d’autres contextes où cette signification de "fraction" est sous entendue, il
prend les sens de :

1. " Secteur ", exemples : aḥric n leqraya (n ttrebga): "secteur de l’éducation",


aḥric n tezmert "secteur de la santé".
2. "Tour" (en sport), exemple : aḥric wis rebεa n taggara n… "quart de finale".

• Aseqqamu (n. mas. sing), figure dans le dictionnaire de Dallet sous le sens de
"cercle de convives". C’est le sème de "l’union" qui est repris pour la nouvelle
signification "conseil".
Exemples : 1- Aseqqamu n laman (n ṭṭmana) "conseil de sécurité"
2- Aseqqamu ineɣlafen "conseil des ministres"
- Taseqqamut (n. fem. sing) / tiseqquma (n.fem.pl.) : diminutif de "aseqqamu"
signifie "commission", "jury", "comité" ou "cellule".
Exemples : 1- Tiseqquma nniḍen "les commissions autres" (les autre
commissions).
• Timlilit : à le sens de "rencontre", il a pris une nouvelle signification pour designer
"réunion".
• Agraw : (assemblée, réunion), sens néologique: congrès, colloque (le sème de
réunion).

II.4.1.3. La néologie dérivationnelle:

La néologie dérivationnelle est le processus de création de nouvelles unités lexicales


en exploitant les possibilités qu’offre le système dérivationnel de la langue berbère, c’est-

51
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

a-dire à base d’un seul mot on obtient d’autres mots qui ont une racine commune. Ces
nouveaux mots s’obtiennent soit par affixation, soit par changement de catégorie
syntaxique.

Dans notre corpus, figurent quelques exemples de ce type :

a. Le nom d’agent:

Produit par ajout des préfixes du nom d’agent (‘’am’’, ‘’an’’) à la racine du verbe.

- Amenṭag "attaquant"
- Amḥaddi "défenseur"
- Anefray "arbitre"
- Amyurar "joueur"

Comme figurent aussi des dérivés formés par ajout de la marque discontinue désignant le
féminin ‘’t…t’’ au néologismes qui sont des noms d’agent :

- Amenṭag "attaquant"…..tamenṭagt "attaque", ex. Tamenṭagt n terbaεt… "l’attaque


d’une équipe".
- Amḥaddi "défenseur"….tamḥaddit "défense" (sport et autre), ex. Tamḥaddit n
terbaεt "la défense d’une équipe".

II.4.1.4. La néologie par emprunt :

a) La néologie par emprunt interne:

Les néologismes par emprunt interne sont des vocables empruntés aux autres
dialectes berbères. Les emprunts interdialectaux utilisés comme néologismes par les
journalistes sont tous puisés de l’Amawal, document auquel se réfèrent pratiquement
tous les auteurs d’expression berbère.

Exemples:

- Aselway "président" est issu du verbe selwi (dériger).( Mzb).


- Ahil "programme".
- Taɣelnawt "nationale", vient de aɣlan (nation).(Mzb).
b) La néologie par emprunt externe : se sont des vocables empruntés aux
autres langues comme l’arabe ou le français.

52
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Exemples:

- Aɛessas "gardien, surveillant" vient du verbe ɛassa "surveiller" qui est issu de
l’arabe dialectale.
- Leḥsab "calcule" vient du verbe ḥasaba "calculer" qui est issu de l’arabe classique.

II.4.1.5. La néologie syntagmatique:

Nous désignons par néologie syntagmatique, le processus de dénomination des réalités


nouvelles par des formes complexes.

Exemples:

- Talemmast n temḥaddit "melieu deffensif".


- Tiyita n uqerru "coup de tete".
- anefray n temlilit "arbitre du match".

B. La sémantique :

Contrairement à la morphologie qui s’occupe de l’étude de signifiant, la sémantique


s’intéresse à la variation et l’identité de signifié, comme le souligne, d’ailleurs M.
MAHMOUDIAN30 « la morphologie s’occupe seulement de la variation de
signifiant.la sémantique doit non seulement étudier les variantes de signifié, mais
aussi mettre en évidence l’identité de signifié ».

I. Les relations sémantiques entre les unités lexicales : sont de deux


types :
1. Relations hiérarchiques et d’inclusion : l’lorsqu’elles concernent des unités qui
n’ont pas le même rang (hyponymes et hyperonymes, relation partie-tout).
2. Relations d’équivalence et d’opposition l’lorsqu’elles concernent des unités de
même rang (synonymes, antonymes, Co-hyponymes).31

30
MAHMOUDIAN M, (1976), « Pour enseigner le français : présentation fonctionnelle de la langue» , Ed.
PUF,
Paris, p 105.
31
MARTINET. A, (1970), Op. Cite, p 72.

53
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

I.1. Relations hiérarchiques et d’inclusion :


I.1.1. L’hyponymie et l’hyperonymie :

Selon A. LEHMANN, « la relation d’hyponymie est une relation hiérarchique qui unit
un mot spécifique (sous ordonné), l’hyponyme, à un mot plus général (super ordonné)
nommé l’hyperonyme ».32

I.1.2. La relation partie-tout :

« La relation partie-tout est une partie hiérarchique qui existe entre un couple de
termes dont l’un dénote une partie et l’autre dénote le tout ».33

Exemples :

- Addal (le sport d’une manière générale) qui désigne le tout ou l’hyperonyme / Dabex n
ufus (volley Ball) est une partie (composant) nommée hyponyme.

- Equipe (hyperonyme) / joueur (hyponyme).

I.2. Relations d’équivalence et d’opposition :

I.2.1. La synonymie :

La synonymie est la relation d’équivalence sémantique entre deux ou plusieurs unités


lexicales dont la forme diffère. Les synonymes ont un même signifié et des
signifiants différents ; ils s’opposent, en ce sens, aux homonymes définis par un même
signifiant et des signifiés différents.

Exemple : tarbeɛt /agraw

Ι.2.2. L’antonymie :

Les antonymes sont définis comme des mots de sens contraire et, comme tels,
ils paraissent opposée aux synonymes.

Exemples :

• Les mots simples:

32
MARTINET. A, Idem, p 73.
33
MARTINET. A, Idem, p 77.

54
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

- Tamḥaddit (déffence) ≠ tamenṭagt (attaque).


- Beṛṛa ≠ daxel.
- Zdat ≠ deffir.
• Les mots composés :
- Timliliyin n ṛwaḥ (les matchs d’aller) ≠ timliliyin n tuɣalin (les matchs de
retour).
- Lǧiha tayeffust (coté droite) ≠ lǧiha tazelmaḍt (coté gauche).

I.2.3. La polysémie :

« On appelle polysémie la propriété d’un signe linguistique qui a plusieurs sens.


L’unité linguistique est alors dite « polysémique ».34

Exemples :

• Le mot « Annar » : dans son sens original signifie « air à battre », il à pris d’autres
significations tout en gardant les sèmes d’espace étendu et d’activité, le sens du
« stade ».

On disant :

- Annar n waddal signifie « stade ».


- Annar n umenzu n novembre signifie « stade du premier novembre ».
• Le mot « Aḥric » : en kabyle signifie « une partie », par contre dans les contextes
sportifs, il prend le sens de « Tour ».

On disant : aḥric n tuɣalin (quart de tour).

• Le mot « Iswi » : en kabyle signifie « l’objectif », et dans les bulletins sportifs, il


prend le sens de « but » (marquer un but).
• Afud « genou » associé à un autre signifié « courage ».
1.2.4. L’homonymie :

« L’homonymie est l’identité phonique (homophonie) ou l’identité graphique


(homographie) de deux morphèmes qui n’ont pas, par ailleurs, le même sens ».35

34
DUBOIS J, Op. Cite, p 381.
35
DUBOIS J, Idem, p 245.

55
Chapitre II Analyse morpho lexicale :

Exemple : Tili

- Sens1 : nom : ombre.


- Sens2 : conjonction (ex : lukan ruḥeɣ tili uɣaleɣ-d).

56
Chapitre III Analyse syntaxique :

Introduction :

Ce chapitre traite le phénomène de calque et ses déférents types. Avant d’entamer, il


est préférable de définir la syntaxe et de rédiger une petite introduction concernant ce
phénomène.

Au cours de leur évolution (à la fois historique et géographique), les langues entrent en


contact les unes avec les autres, provoquant des situations d’interférence linguistique qui peut
se produire pour plusieurs raisons :

- Deux langues sont parlées dans des territoires très proches, de telle sorte que leurs
locuteurs se côtoient fréquemment et ils finissent par intégrer à leur langue des traits
issus de l’autre langue.
- Certaines langues en influencent d’autres dans un domaine précis (comme le domaine
technique), car l’apparition d’une nouvelle réalité ne se fait pas partout en même
temps, et la société qui emprunte cette nouvelle réalité incorporent au même temps la
dénomination étrangère dans le lexique de sa langue.

Les langues s’influencent alors mutuellement, ce qui peut se manifester par des emprunts
lexicaux, de nouvelles formulations syntaxiques, etc. Concrètement, cela se traduit par
l’apparition de nouveaux mots (éventuellement adaptés à la prononciation spécifique à la
langue), de nouvelles tournures de phrase et/ou la traduction littérale d’expressions
idiomatiques qu’on appelle les calques.

Cela , caractérise aussi la langue berbère qui est fortement influencée par les langues
dominantes sur le marché linguistique, à savoir l’arabe et le français, plus
particulièrement l’expression dans des situations de communication moderne que M.O.
OUSSALEM nomme par « situation de quasi-traduction » tout en poursuivant : « les langues
d’enseignement (arabe et/ou français) dans lesquelles ont été formés les locuteurs,
structurent les schèmes de perception et d’organisation de la pensée, dès lors où il s’agit de
domaines où l’usage régulier (ou courant) de la langue tamazight est nouveau ».1

En raison de ces schèmes acquis au préalable durant leur formation, en raison aussi des
conditions de production des textes informatifs, les journalistes recourent aux calques de tous
types.
1
OUSALEM M O, (1999) :« Quelques éléments sur les problèmes de l’expression en tamazight dans des usages
modernes». In. ANADI, p 120.

58
Chapitre III Analyse syntaxique :

1. Définition de syntaxe :

« On appelle syntaxe la partie de la grammaire décrivant les règles par lesquelles se


combinent en phrases les unités significatives ».2

Aussi, « la syntaxe, est à l'origine, la branche de la linguistique qui étudie la façon


dont les mots se combinent pour former des phrases ou des énoncés dans une langue ».3

2. Définition de calque :

HAUGEN Einar considère le calque (loan translation) comme « un type d’emprunt


appartenant à la classe des emprunts remaniés (loan-shift) qu’il distingue des deux
autres types d’emprunts qui sont : l’emprunt intégral (loan word) et l’emprunt partiel
ou hybride (loan blend) ».

Selon HAUGEN, le mécanisme du calque repose sur une double opération :

a) l’analyse des éléments d’une forme étrangère (forme d’une unité lexicale complexe
ou d’une unité construite par dérivation).

b) le remplacement des deux éléments de cette forme par deux éléments correspondants
de la langue emprunteuse. On peut donc appeler calque un type d’emprunt lexical particulier
en ce sens que le terme emprunté a été traduit littéralement d’une langue à une autre.

« On dit qu'il y a calque quand pour dénommer une notion ou un objet nouveau, une
langue A traduit un mot simple ou composé, appartenant à une langue B, en un mot simple
existant déjà dans la langue ou en un terme formé de mot existant aussi dans la langue ».4

3. Différence entre calque et emprunt :

Le calque et l’emprunt résultent du contact de deux langues qui s’influencent


mutuellement, ou bien l’une d’elles influence l’autre, ce qui se fait généralement de la langue
dominante vers celle qui est dominée. Ces deux phénomènes sont distincts en ce sens que le
calque repose sur la production d’une nouvelle unité lexicale, mais l’emprunt est un élément
étranger importé avec son signifiant et signifié, plus ou moins adapté à la langue emprunteuse.

2
DUBOIS J, (1994), Op. Cité p 468.
3
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syntaxe [Consulté le 13/09/2015].
4
DUBOIS J, Op. Cité p 73.

59
Chapitre III Analyse syntaxique :

Si on prend l’exemple suivant : dabex n uḍar "football", qui est un syntagme constitué de
deux lexèmes appartenant tous les deux au kabyle, seulement le premier est un néologisme,
l’autre est un terme usuel du kabyle courant. Aussi, l’exemple : talemmast n wannar "milieu
de terrain" est composé de deux lexèmes, le premier est un terme usuel du kabyle, l’autre est
un néologisme. Ou encore talɣuɣa n dunnit "champion du monde" qui est composé de deux
lexèmes, le premier est un néologisme, l’autre est un emprunt à l’arabe mais intégré au
kabyle. Ainsi, « le calque se distingue de l’emprunt sémantique en ce sens que la langue A
produit une forme nouvelle »5 et aussi « par le fait que plusieurs éléments se combinent pour
former une nouvelle lexie ».6

4. Typologie des calques :


4.1. Les calques lexicaux :
4.1.1. Les calques morphologiques :

Les calques relevés dans notre corpus sont, pour la majorité, des traductions ou des
dénominations des notions nouvelles que le kabyle courant ignorait auparavant. Ils se
présentent sous forme de lexies composées ou encore complexes, et ce, en raison de
l’influence des langues sources tels l’arabe et le français.

La plupart des calques relevés se présentent sous forme de composés synaptiques, c’est-à-dire
constitués de deux lexèmes reliés par un fonctionnel (préposition "n"). Les unités constitutives
de ces lexies peuvent être de nature berbère (kabyle), néologique ou empruntée, ou encore
l’amalgame de deux de ces unités.

• Les composés d’éléments berbères (kabyles) :

Les composés recensés ici sont constitués d’éléments kabyles et des néologismes, car nous
n’avons pas relevé des compositions constituées d’éléments appartenant uniquement au
kabyle.

Exemples :

- Timlilit n tuɣalin, calqué de la langue française "match de retour".


- Aqerru n tmenṭagt "chef attaquant".

5
BOUMALEK A, (1996) : « Morphogenèse et dynamique lexicale enberbère (tachelhit du Sudouestmarocain)»,
Thèse de Doctorat, INALCO, Paris, p 176.
6
BOUMALEK A, Idem, p 176.

60
Chapitre III Analyse syntaxique :

- Talemmast n temḥaddit "milieu défensif".


- Dabex n uḍar "football".
- Tagara n temlilit "fin du match".
- Talemmast n unnar "milieu de terrain".
- Tiyita n uqerru "coup de tête".
- Tiyita n teɣmert "coup de corner"
• L’expression tiyita n tɣmert signifie, de façon claire, pour un natif berbérophone,
«coup de coude » (le mot tiɣmert exprime aussi le sens de « coude » et de « pierre
angulaire ») par ailleurs l’anglicisme corner signifie « coin ». Il n’existe aucun mot ni
expression en kabyle pour désigner le signifié « corner » en sport, c’est pourquoi ce
calque est utile, d’autant plus que sa structure syntaxique N + n« de » + N est
parfaitement adapté.
- Aslaɣmay n terbeɛt "entraineur d’équipe".
- Anefray n temlilit "arbitre du match".
- Azgen n uḥric "moitié d’une mi-temps".

• Lexème berbère + emprunt berbérisé :


- Tabuqalt n ddunit "la coupe du monde".
- Talɣuɣa n ddunit "championnat du monde".
- Ajeṛṛiḍ n tmenṭac "ligne de dix huit mètres".
• Composés sans monème fonctionnel :

Comme nous avons relevé des compositions mais sans le monème fonctionnel pour lier
les deux éléments constitutifs et qui sont simplement juxtaposés, le deuxième élément est
généralement sous forme d’adjectif.

Exemples :

- Aneɣlaf amenzu "le premier ministre".


- Aḥric amezwaru. "première mi-temps".
- Takerṭunṭ tawraɣt "carton jaune ".
- Tiyita timserreḥt "coffron ".
• Les lexies complexes :

Celles-ci sont constituées de plusieurs lexèmes, elles résultent de la traduction mot à mot
des concepts de la langue source.

61
Chapitre III Analyse syntaxique :

Exemples :

- Udem ɣer wudem, calqué du français « face a face ».


- […] Taider twalam-d d aɛefrit igerrez yesɛa la technique d tameqrant rnu-as ifehhem
urar l’inteligence dans le jeu, yaɛni tesɛa azal d ameqran deg umyurar yetturaren
dabex n uḍar « c’est un bon joueur qui a une grande technique et intelligence du jeu,
qui est la base d’un joueur de football».
- […] Belkalem iḥella-d amkan-is iḥerr-it-id acḥal aya ɛecra n temliliyin yetturar aɛni
titulaire « est devenu un joueur titulaire ».
- Yetturar zdat n Belkalem akked Bouguerra deg la récupération « il occupe le poste
d’un récupérateur ».
- dabex ɣer setta n lmitrat « le ballon est dans la zone de six mètres ».
- Yakouba Kaita yeǧǧa dabex ad ikemmel yeǧǧa urar ad ikemmel « il a laissé
d’avantage ».

On observant ces syntagmes, nous confirmons ce que A. BOUMALEK7, écrit dans son
étude concernant le tachelhit au Maroc, que « les constituants de ces syntagmes sont placés,
dans la plupart des cas, d’une façon identique à la langue source, hormis quelques
modifications, particulièrement dans l’ordre des mots ainsi que le changement de la catégorie
grammaticale de certains lexèmes ».

Exemple :

- Coupe du monde est traduit respectivement par "Tabuqalt n dunit" avec le


même ordre des mots de la langue source.
4.1.2. Les calques sémantiques :

Un calque sémantique associe un sens étranger ou un trait sémantique à une forme déjà
existante dans la langue emprunteuse, ou « C’est le processus de transfert de signification
(d’une langue A à une langue B) et aussi le résultat de ce transfert ».8

Exemples :

• Le mot Zdat signifie" devant, avant, en avant de", il a acquis un autre sens "face"
calqué sur l'arabe "ama:ma ".
- Ad turar timlilit-ines zdat n terbaεt n lportugal.
7
BOUMALEK A, Op. Cité p 191.
8
AZIRI B, (2000-2001), p 189.

62
Chapitre III Analyse syntaxique :

• Le mot Lǧiha signifie "région", il est utilisé pour "côté", calqué de l’arabe "min
ǧihati".
- Tiyita n teɣmert seg lǧiha tayeffust… "un corner du cote droit"/ lǧiha tazelmadṭ n
temḥaddit "coté gauche de la défense"/ ɣer lǧiha tazelmaḍt n uɛessas "sur le coté
gauche du gardien".
4.1.3. Les calques d’expressions :

L'expression arabe et française de sens figuré fait l'objet du même traitement dans les
textes sportifs par le mécanisme de traduction mot à mot.

Exemples :

- Mebla ccek → bidu:ni cakk "certainement".


- Deg yiwen n lweqt → fi nafsi lweqti (au même temps).
- Ɛla ḥsab → "selon".

Comme nous trouvons des calques sous forme de syntagmes prépositionnels où la préposition
« di » traduit « fi » "dans" de l’arabe comme dans l’exemple suivant :

- Iswi di dqiqa-agi tis tesɛa n uḥric wis ssin → "fi daqiqa" (dans la minute).

La préposition « ɣef » qui traduit « εala » "sur" comme dans les exemples suivants :

- Zyada ɣef tiḥerci-ines deg urar-ines → "ziya:da ɛala".


- Mazal 17 n dqayeq n zyada ɣef lweqt ara iḍaɛen→ "ziya:da ɛala al waqt".
- Ṛbeɛ n saɛa i d-yeggran ɣef tagara n temlilit-agi → "ɛala niha:yat al muq:bala".
- Aḥeddu aḥennu ɣef uqrur-agi azzayri.
- Ɣef leḥsab n le classement FIFA → "ɛala ḥisa:b".

4.2. Les calques syntaxiques :

Le calque syntaxique est un emprunt d’une structure syntaxique étrangère. Cet emprunt
touche la construction des phrases.

La composante morphosyntaxique est aussi importante que la composante lexicale. Une


langue n’est pas un simple agencement de mots, mais un système où chaque élément se
définit par la place qu’il occupe et par la nature de ses relations avec les autres éléments de

63
Chapitre III Analyse syntaxique :

l’ensemble de ce système. Les emprunts syntaxiques entraînent, la plupart du temps, une


modification notable des structures et de la valeur sémantique qu’elles véhiculent.

Introduction des éléments de grammaire non attestés

On trouve beaucoup d’exemples où sont introduits des éléments qui ne sont pas
nécessaires, comme :

• L’usage du pronom relatif français "akken / d akken / i wakken " (que / c’est que /
pour que) pour expliciter le rapport de dépendance entre un syntagme prédicatoïde et
un syntagme prédicatif, alors que la simple succession des syntagmes suffit.

Exemples :

- Twalam-d akken dabex igerrez mbeɛd imi yefka dabex i Guedyoura…


- Nessaram akken tignatin-agi iruḥen deg uḥric-agi amezwaru…
- Asleɣmay n terbeɛt-agi yekkat i wakken ad d-yesbed yiwet n terbeɛt i uzekka deg
tmurt n Rwanda
- Ukin-d imyuraren n terbeɛt n Rwanda lamaɛna ur sawḍen ara i wakken ad ɛeddin…
• D’autres exemples contiennent une structure syntaxique à valeur définitoire, telle que
la nomme R. ACHOUR9, à savoir : "d tin, d tid, d win, d wid" (c’est celle, ce sont
celles, c’est celui, ce sont ceux).

Exemples :

- Agabar-ines aɛni d win ara as-yefken tagnit i wakken ad d-iḥelli amekkan-is.


- Deg temliliyin n usɛeddi ɣer le mondial ama d win n alfin usetta alfin u ɛecra
(2006/2010)…
• Ou encore l’utilisation d’un pronom personnel juste après un nom indicateur de thème
alors qu’on l’utilise habituellement pour éviter la répétition, ce qui n’est pas le cas ici.

Exemples :

- Anefray wis rebɛa d Ahmed Touri ula d netta n tmurt n la Génie.


- […] Lamaɛna tarbeɛt taɣennawt d nettat uɣur tella tsarut n temlilit deg uḥric-agi
amezwaru…
- Amyurar xemsa Midyi Kagri d netta i d-yewwin iswi-nni n Rwanda deg lmali…

9
ACHOUR R, (2010), p 17.

64
Chapitre III Analyse syntaxique :

- Belkalem ula d netta 23 iseggasen deg leɛmer-is…

Tous ces écarts par rapport à la syntaxe de la langue nous renseignent que le kabyle en
usage dans les médias est fortement influencé par les langues dans lesquelles sont formés les
journalistes. Et comme l’écrit R. ACHOUR10: « Les changements qui se manifestent au
niveau syntaxique (…) sont en train de se concrétiser par imitation des langues dominantes
comme conséquence d’une situation de concurrence linguistique qui est manifestement en
défaveur du kabyle ».

5. Les raisons de recourir au claque :

L’utilisation excessive du calque dénote les lacunes du berbère en matière de lexique pour
signifier les notions modernes mais les exemples examinés révèlent aussi les insuffisances
linguistiques des rédacteurs et leur tendance à la facilité; ils se contentent, dans la majorité des
cas, de transposer littéralement les structures et / ou les signifiés de la langue source sans
avoir épuisé les possibilités qu’offre la langue cible.

Les calques sont nécessaires à la désignation de référents nouveaux dans le domaine du


sport, seulement il y a lieu de les adapter de façon à les rendre clairs et facilement
déchiffrables par l’usager berbérophone sans passer par la langue source.

10
ACHOUR R, Op. Cité p 20.

65
Conclusion générale :

Conclusion générale :

Tout au long de ce travail, j’ai tenté à atteindre les manières et les méthodes
de la création lexicale dans les lexiques de spécialité en kabyle particulièrement dans
le domaine de sport.

Durant mon analyse, dans la partie A (morphologie) nous avons constaté que
les journalistes emploient des différents procédés pour la formation des unités du
lexique sportif, dont la dérivation et la composition sont les plus productives.

La néologie comme processus de formation de nouvelles unités lexicales, est


employée d’une proportion importante, des termes nouveaux qui sont puisés, pour la
plupart, dans l’AMAWAL. L’usage des néologismes, comme on l’a vu
précédemment, est imposé par les nouvelles thématiques développées dans les
bulletins sportifs et qui intègrent de nouvelles notions modernes et universelles. Ainsi,
l’emploi du néologisme est une nécessité seulement on doit le faire d’une façon
modérée, soit par l’adjonction de synonymes en usage dans le langage courant, ou
encore l’adjonction de paraphrases, de telle sorte qu’il n’entrave pas la perception du
sens. Car, ce n’est pas tant l’appartenance du néologisme au fonds berbère qu’il faille
mettre en valeur mais son utilité, l’étendue de son utilisation, son degré de motivation
et son adaptation morphologique au système de la langue. Il est aussi plus utile
d’exploiter la richesse du lexique usuel vivant avant de penser à introduire de
nouvelles bases lexicales, difficiles à mémoriser.

L’apport et l’influence des autres systèmes linguistiques, comme l’arabe et le


français, est nettement décelable dans l’emploi massif des emprunts provenant de ces
deux langues.

Dans la partie B (analyse sémantique), on a dégagé quelques cas de relations


sémantiques comme la synonymie et la polysémie entre quelques mots du lexique de
sport.

Dans l’analyse syntaxique, j’ai traité le phénomène du calque qui est employé
avec ses différents types, non seulement au plan lexical mais aussi au plan de la
structure syntaxique qui est pourtant plus résistante au changement, ce qui pourra être
en défaveur du kabyle. Mais cela, en raison des conditions de production des textes

67
Conclusion générale :

sportifs au sein de la télévision, car la situation de communication est toujours vécue


sous le signe de l’urgence.

Ceci n’est pas spécifique au kabyle car aucune langue n’est figée dans le temps ou
dans l’espace, comme l’indique R. JAKOBSON, « Toute expérience cognitive peut
être rendue et classée dans n’importe quelle langue existante. Là où il y a des
déficiences, la terminologie sera modifiée et amplifiée par des emprunts, des calques,
des néologismes, des déplacements sémantiques, et, finalement, par des
circonlocutions».1

Au terme de cette étude, nous avons constaté à quel point le kabyle, comme
toute langue naturelle, est en perpétuel dynamisme, et ce, par l’emploi de plusieurs
stratégies lexicales nouvelles à la langue. Nous avons remarqué aussi, l’effort des
journalistes dans l’exploitation des ressources de la langue comme la néologie
sémantique et formelle ainsi que la composition avec ses différents types, et ceci est
un important apport pour l’enrichissement du lexique, mais beaucoup de ressources
qui ne sont pas exploitées par les journalistes, il y a même des termes kabyles usuels
auxquels on a substitué des vocables étrangers. Cela peut s’expliquer de deux points
de vue, celui des compétences linguistiques des journalistes ou bien celui des attitudes
de ces derniers vis-à-vis de leur langue à la fois maternelle et langue de travail.

A travers notre étude nous nous sommes rendu compte que dans ce domaine
de l’information et de la communication qui est nouveau pour tamazight, nous
suggérons des formations continues dans la langue de travail pour les journalistes
dans le but de la maitrise des règles et les ressources de la langue kabyle et de
répondre a toutes lacunes et insuffisances.

1
JAKOBSON R, (1963 /2003), p 82-83.

68
BIBLIOGRAPHIE:

Bibliographie:

Ouvrages:

- ACHAB R, (1996) : « La néologie lexicale bérbére » (1945-1995), Editions Peeters,


Paris.
- ACHOUR R, (2010): « Problèmes de construction syntaxique de la phrase en kabyle
dans les usages modernes en situations formelles», In. TIMMUZGHAN° 21, HCA .

- AZIRI B, (2000-2001): « Influence des langues scolaires sur les langues maternelles,
incidence du français sur le kabyle».In. Actes des journées d’étude, approche et étude
sur l’amazighité, H.C.A.
- BENTOLILA F, (1981): « Grammaire fonctionnelle d'un parler berbèr e. Aït
Seghrouchen d’Oum Jeniva (Maroc central)», Selaf, Paris.
- BOUMALEK A, (1996): « Morphogenèse et dynamique lexicale enberbère
(tachelhit du Sud-ouestmarocain)», Thèse de Doctorat, s/dir. S.CHAKER, INALCO,
Paris.
- CANTINEAU J , (2002): « Racine et schéme », 1950 Galaud L, étude de linguistique
bérbére.
- CHAKER S, (1990): « Imazighen ass-a », Editions Bouchène, Alger.
- CHAKER S, (1988): « L’etat d’annexion du nom », Encyclopédie berbère V, 686-695.

- CHAKER S, (1973): « Le système dérivationnel verbal berbère (dialecte kabyle)»,


Thèse pour le doctorat de 3ème cycle, EPHE, Université René, Paris.
- CHAKER S, (1980): « Dérivés de manière en berbère (kabyle) », GLECS, tomme
XVII, (1972-1973), pp. 81-94.
- CHAKER S, (1983): « Un parler berbère d’Algérie (Kabylie), Syntaxe», Publication
universitaire de Provence, Paris.
- CHAKER S, (1991): « Syntématiques berbère : composition et dérivation en kabyle »,
Manuel de linguistique berbère I, Edition Bouchène, Alger, pp. 179-215.
- COHEN D, (sans année): ‹‹ À la croisée des études libyco-berbéres ››, LIBRAIRIE
ORIETALISTE PAUL GEUTHNER, Paris.(article).
- GALAND L, (1992): « Le problème du mot en berbère », In. Actes des sessions de
linguistique et de la littérature, Presses de la Sorbonne nouvelle, Paris.
- GALAND L, (2002): « Etudes de linguistique berbère », Editions PEETERS, Leuven-
Paris.

70
BIBLIOGRAPHIE:

- GUELPA P , (1997): « Introduction à l’analyse linguistique », Armond colin.


- GUILBERT L, (1975): « La création lexicale », Larousse, Paris. [PDF]
- JAKOBSON R, (1963 /2003): « Essais de linguistique générale », les fondations du
langage, les Editions de Minuit, Paris.
- HADDADOU M A, (2000): « Le guide de la culture berbère », Méditerranée - Paris.
- HADDADOU M A, (2003): « Le vocabulaire berbère commun », Thèse de
doctorat d’Etat, Université de Tizi-Ouzou.
- HADDADOU M A, (1985): « Les structures lexicales et significations en
berbère (kabyle) », Thèse de 3ème cycle en linguistique, Université de Provence,
France.
- IMARAZENE M, (2007): « Manuel de syntaxe berbére », HCA.
- KAHLOUCHE R, (2000): « Le berbère (kabyle) au contact de l’arabe et de
français ; Etude sociohistorique et linguistique », Thèse pour le Doctorat d’Etat,
université d’Alger.

- KAHLOUCHE R, (1994) : « L’emprunt lexical et son incidence sur les cultures de la


langue. Le cas du berbère (kabyle) au contact de l’arabe et du français ».in Actes de
symposium linguistique Franco-Algérien, Bastia.
- KAHLOUCHE R, (1998) : « Aménagement linguistique en milieu plurilingue : le
cas du berbère » In. Acte des journées d’études « la coexistence des langues
dans l’espace francophone », Rabat.
- LAHMAM A, MARTIN BERTHET F, (2003): « Lexicologie, sémantique,
morphologie, lexicographie », éd. Armand colline.
- MAHMOUDIAN M, (1976) : « Pour enseigner le français :présentation fonctionnelle
de la langue », ed.PUF, Paris.
- MARTINET A, (1970): « Élement de linguistique générale », Armand colin 4ème
édition, Paris.
- MARTINET A (1985): « Syntaxe générale», Armand Colin, Paris.
- MOREAU M, (1997): « Sociolinguistique concepts de base », éd Piérre Mardaga.
- MORTÉZA M, (1982): « La linguistique », Sachers, Paris.
- MOSTEFAOUI B, (1988): « Tendances actuelles de l’audiovisuel en Algérie. A
propos de brèches dans le monopole de l'Etat ». In: Revue de l'Occident musulman et
de la Méditerranée, N°47 : Lunes industrielles. Les médias dans le monde arabe.
- NAIT ZERRAD K, (1995): « Manuel de conjugaison kebyle », ENAG, Alger.

71
BIBLIOGRAPHIE:

- NAIT ZERRAD K, « Kabylie : dialectologie» In. Encyclopédie berbère N° 63.


- NIKLAS-SALMINEN A, (1997): « La lexicologie », Armand Colin /Masson, Paris.
- OUSALEM M O, (1999) :« Quelques éléments sur les problèmes de l’expression en
tamazight dans des usages modernes». In. ANADI, revue d’études amazighes N°
03/04- Tizi-Ouzou, p.120.
- YOUSSI A, (1983): « La triglossie dans la typologie linguistique », In. La
Linguistique Vol. 19.

Dictionnaires :

- BERKAI A, (2007): « Lexique de la linguistique français, anglais, bérbére »,


Hamathan, Paris.
- DALLET J M, (1982) : « Dictionnaire kabyle-français parler de At Mangellat Algérie
», éd SELAF (Maghreb-Sahara 1), Paris.
- DUBOIS J, et autres (1994) : « Dictionnaire de linguistique et des sciences de
langage », éd Larousse, Paris.
- GÉORGE M, (2004) : ‹‹ Dictionnaire de la linguistique ›› , Quadrige PUF, Paris.
- HADDADOU M A, (2006-2007): « Dictionnaire des racines berbères communes »,
ed HCA.
- MAMMERI M, (1990) : « Lexique berbère moderne », éd Association culturelle
"Tamaziɣt" de Bgayet, Bgayet.
- MANSOURI H A, (2004): « Lexique berbère moderne », Edition corrigée et
augmentée pour le compte du HCA.
- NOUH Abdellah, (2006-2007) : « Glossaire de vocabulaire commun au Kabyle et au
Mozabite », éd HCA.

Mémoires:

- AZIRI B, (2009): ‹‹ Néologismes et calque dans les médias amazighe ››,Haut


Commissariat à l’Amazighité.
- CHAKER S, (1983): ‹‹ Un parler bérbére d’algerie (kabyle) syntaxe ››, thése de
doctorat détat, université de Provence.
- KAHLOUCH R, (1992): ‹‹ Le bérbére (kabyle) au contact de l’arabe et du français,
étude socio-historique et linguistique ››, thèse de doctorat d’Etat en linguistique.

72
BIBLIOGRAPHIE:

- MERKITOU Khellidja, (2013): « Éude lexicale des bulletins d’information


radiodiffuses d’expression kabyle», mémoire de magister.

Références éléctroniques:

- www.google.com/htt/fr,wikipédia/wiki/le sport-(quotidien).
- www.google.com/htt/fr,wikipédia.org/tamazight-tv4.
- www.google.com/histoire du football-wikipédia-htm.

73
Annexes :

Annexe I :

Agzul :
Ilmend n ugerdas n master di tutlayt tamaziɣt, nefren asentel n tezrawt
i ukatay n taggara i yellan deg tazzagt n tesnilest, nmal ɣar usegzawal n waddal i
d-yeddan deg ahil n tilivizyu tis ṛebɛa (TV 4); imi d asegzawal ɣef ur d-telli ara
tezrawt s uqbel, am wakken i nebɣa ad t- nesleḍ si tama n tesnalɣa d tesnamka n
wawalen id-yettunefken s daxel-is .

Iwakken ad nesleḍ tayunin n umawal n waddal; ad nẓer tasnalɣa, tasnamka akked


yiberdan i ḍefren ineɣmasen i usnulfu n wawalen, yewwi-d lḥal ad nebḍu
axeddim-nneɣ ɣef kraḍ n yiḥricen:

Deg uḥric amenzu, nefka-d tamuɣli ɣef waddad n tesnilesmettit n tmurt n


Lzzayer, anda ara ad nwali asebdad n tutlayt tamaziɣt s wassaɣ ɣer tutlayt taɛrabt
akked tefrensist. Rnu ɣer-s, ad nwali assaɣ ger tutlayt akked d tarat n teɣwalt anda ara
ad nzeṛ amkan n tutlayt taqbaylit deg tilivizyu n tmurt n Lzzayer. Deg uḥric-agi
daɣen, ad d-nefk kra n tbadutin d yisallen i yeɛnan asentel n tezrawt d wayen i
icudden ɣar tesnalsit.

Deg uḥric wis sin, deg-s snat n teslaḍ i umawal, tasleḍt tasnalɣit
iwakken ad nẓer ilugan d wamek i yulɣen wawalen; nufa-d amur ameqqran deg-
sen d ismawen isuddimen . Akken daɣen i llan yismawen uddisen.

Tasleḍt tasnamkant, iwakken ad nẓer assaɣen di tesnamka n wawalen n umawal n


tsekla d wid n umawal n tutlayt i nettmeslay.

Deg uḥric wis kraḍ, deg teslḍt taseddast newwi-d awal ɣef tarat n urwas asnilsi
akked wannawen-is yemgaraden.

Ɣer taggara n tezrawt-agi, nger tamawt ɣer ubeddel ameqqran i d-


yettilin deg tutlayt tamaziɣt neɣ taqbaylit, am deg tutlayin niḍen meṛṛa.

Ineɣmasen ssexdamen s waṭas awalen imaynuten, tuget deg-sen ttwagmen-d seg


Umawal, i wakken ad d-senfalin timiḍranin timaynutini ttafen deg yisental n yisallen i
d-ttawin. Rnu ɣer-s, ineɣmasen ssexdamen tizemmar nsen akken ad ḍefren iberdan n
usnulfu n wawalen i tuɣ tutlayt seg wacḥal aya, ama d asnulfu asnamkan neɣ d

75
Annexes :

asnalɣan, maca lexṣas yezga yella, llan ula d awalen n teqbaylit i ittwabeddlen
s wawalen ibeṛaniyen.

Anermis n tutlayt taqbaylit akked yinagrawen isnalsiyen nniḍen am teɛṛabt d


tefrensist, yegla-d, s tuget, s usexdem n yimerḍilen d yirwisen seg tutlayin-agi. Aya,
mačči d ayen yellan kan deg tmaziɣt, yerza akk timeslayin.

Yeggra-d ad d-nini, akken ad tidir tutlayat tamaziɣt wa ad teddu ɣer zdat, ilaq
ad d-nesekfel awalen yettwattun wa ad nadi s iberdan tssexdam tutlayt tamaziɣt
yakan.

76
Annexes :

Annexe II :

Le corpus étudié :

Match de football daté de 16 juin 2013 entre l’Algérie et Rwanda :

Axaṭar ar tura mazal ur d-wwiḍen ara yismawen n snat n terbbuyaɛ, ad neɛreḍ


seg lweqt ɣer wayeḍ akken ad awen-ten-id-nefk ɣas ulama deg terbeɛt taɣelnawt
Mboulhi, Mustapha Mahdi, ɣer lǧiha tayeffust, yella daɣenni Mesbah ɣer lǧiha,
tazelmaḍt, deg tlemmast n temḥaddit Bouguerra Madjid akked Belkalem Said zdat-
sen Medjani akked Guedyoura, syin akin Taider akked Brahimi deg tmenṭagt,
Fighouli aqerru n tmenṭagt akked Slimani Islam. Tura ihi ad d-nsel i nacid aɣelnaw n
tmurt nneɣ. Akka ihi mbeɛd mi d-nesla i nacid aɣelnaw n Lzzayer “Qassaman” akked
nacid n tmurt-agi n Rwanda, ur nettɛeṭṭil ara ihi ad tebdu, ad nettwali Madjid d tis
sebɛa d lqubṭan n terbeɛt taɣelnawt Bouguerra lqubṭan n terbeɛt taɣelnawt, Madjid
Bouguerra d wiyaḍ, ad ɛawdeɣ ihi nniɣ-d: aɛessas Mboulhi, ɣer lǧiha tayeffust Mahdi
Mustapha, ɣer lǧiha tazelmaḍt Djamel ddin Mesbah, deg tlemmast n temḥaddit ihi
lqubṭan Madjid Bouguerra ɣer s idis-is Said Belkalem, zdat-sen Karl Medjani syin
akin zdat-is daɣen, rrif-ines Adlan Guedyoura, Taider Safir, Brahimi Yacine, Fighouli
d netta ara yilin deg l’animation, Slimani aqerru n tmenṭagt. Wigi ihi d imyuraren n
terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, macci Lugunda ad tettwalim ihi wigi d imyuraren n
terbeɛt n tmurt n tmurt n Rwanda, aɛessas Ndouri Jean Claud, setta Salomon
Nirizarike, uṭṭun Buteera Andrew, weɛrit yismawen-agi, syin akin Michel
Rusheshangoga, Tumain Ntamuhanga, Jean Claud iranzi, Olivier Kirekezi, Medie
Kagere, Abouba Sibimana, Fautsi Usengimana, Fabric Twagizimana. Ad d-naweḍ
tura ɣer Yakouba Kaita i snen akk izzayriyen, amefray n tmurt n la Génie ssnen-t
macci axaṭar yessen i waken-nni ad d-yili ɣef lmendad n temliliyin lamaɛna s lɣelṭat
timeqranin alemi yiwen n lweqt neqqar-d acu i yesɛa mgal n dabex n uḍar n Lzzayer,
acu i d-yessukes i Lzzayer imi acḥal iberdan i iḥarrem tarbeɛt ama d tarbeɛt taɣelnawt
neɣ tagara-agi tarbeɛt n GCB n Bgayet deg temlilit iɛeddan akked terbeɛt n
l’esperence n Tunes, Yakouba n tmurt n la Génie, imi deg alfin u tesɛa (2009) deg
Blida tlata ɣer yiwen i terbeɛt taɣelnawt wagi d Haliluzic lamaɛna meqbel ayagi
yekkes iswi n Antar Yahia ɣas dabex iɛedda deffir ujarrid s lmitra. Deg temliliyin i
iɛeddan n terbeɛt n Bgayet deg Tunes deg unnar n Rades akked terbeɛt n l’Esperance
77
Annexes :

n Tunes. Wagi d asleɣmay n tmurt n Rwanda, nniɣ-d deg tazwara yekkes tiyita n
lplinalty i terbeɛt n Bgayet ur yessufeɣ ara Chames ddin Douadi. Deg lawan-agi i
tebda temlilit ger terbeɛt taɣelnawt akked terbeɛt n tmurt n Rwanda, dabex amezwaru
i umyurar n terbeɛt n Rwanda, nniɣ-d ihi yekkes Yakouba Kaita tiyita n lpinalty i
Bgayet ur yessufeɣ ara Chems ddin Douadi mbeɛd imi yessaɣli Derrag, rnu ɣef tagi
yefka-asen deg tagara n temlilit tiyita n lpinalty i terbeɛt n l’esperence. Ihi ad nebdu
ihi i waken Yakouba Kaita ass-agi ad yili akken iwata lḥal ur iṭalam ara dabex n uḍar
n Lzzayer. Tarbeɛt taɣelnawt ihi ad d-nuɣal ɣer sseḥ, ssin n yimyuraren ur ittekkin ara
deg temlilit-agi ɣef wid-ak yuraren deg tmurt n Lbinin, ulac Lehsen deg tlemmast n
unnar deg umkan-ines yessekcem-d Adlan Guedyoura, deg tmenṭagt ulac Hilal
Soudani yella deg umkan-is Yacine Brahimi amyurar n Granada. Mesbah dabex ɣer
daxel lamaɛna ulac amyurar azzayri i yellan ɣer daxel, Mahdi Mustapha lamaɛna
dabex i Islam Slimani ɛecra n yiswiyen akked terbeɛt taɣelnawt deg tleṭac n temliliyin
kan, d ayen yessewhamen ayen din d ayen ara yefken i umyurara-agi n terbeɛt
taɣelnawt, dabex ɣer Fabris Twagizimana imdukkal ma yella ɣelṭeɣ deg yismawen-
agi. Dabex ɣer le majic Bouguerra deg tlemmast anda yella Brahimi Yacine yuɣal
alemmi d talemmast n unnar anda yella Madjid Bouguerra ɣer Mehdi Mustapha,
Fighouli syin akkin ɣer lǧiha tayeffust iɛedda Fighouli yessufeɣ-d dabex ue yeffiɣ ara
ur t-yessaweḍ ara i Slimani, igerrez tagnit tmezwarut i terbeɛt taɣelnawt, snat dqayeq-
agi macci akka ad tettwalim deg television n Rwanda, iswi amezwaru bababab Safir
Taider tiyita n uqerru tamezwarut deg dqiqa-agi tis snat, aɛessas Jean Claud Ndouri
yessufeɣ-itt ɣer beṛṛa, dabex amezwaru igerzen sɣur Safir Taider amyurar n Pologne n
tmurt n Ṭelyan, tiyita n teɣmert tamezwarut i terbeɛt taɣelnawt ɣer lǧiha tazelmaḍt n
uɛessas Ndouri Jean Claud, ad nettwali ula d Bouguerra yuli ɣer daxel i waken nni ad
yefk afud i imenṭagen. Dabex yessufeɣ-it-d syin akin Salomon Nirizarike yuɣal alemi
d imyuraren n terbeɛt taɣelnawt, Mustapha dabex n Islam Slimani yuɣal-d alemmi d
talemmast n unnar ɣer Yacine Brahimi, ɣer Karl Medjani ibeddel tama anda yella
Fighouli yiwen ssin netta akked Taider yessufeɣ-d dabex ur d-yewwiḍ ara i Islam
Slimani yuɣal ɣer Salomon Nirisariki n terbeɛt taɣelnawt n tmurt n Rwanda, Said
Belkalem netta akked umyurar Medier Kaguiri, dabex yenna-d umefray Yakouba
Kaita tiyita timserreḥt i terbeɛt taɣelnawt, Medjani ɣer Belkalem, Bouguerra, Mesbah
Taider i d-yuɣalen alemmi d tamḥaddit, Mesbah ibeddel tama anda yella Belkalem,
karl Medjani dabex iruḥ i Fighouli, yuɣal tiyita n teɣmert i terbeɛt taɣelnawt n

78
Annexes :

Rwanda, ad d-sellem i tẓebẓabin-agi n yimferǧen n tmurt n Rwanda, tarbeɛt taɣelnawt


n Rwanda i wumi qqaren Amahoubi lmaɛna-as arẓaẓen neɣ arẓen, yefka-aɣ-d tbut
tiẓebẓabin-agi aɛni i xeddment seg-mi tebda temlilit. Tarbeɛt taɣelnawt ilaq ad ḥadren
seg aṭas n temsal ass-agi, deg tazwara seg umefray Yakouba Kaita xaṭar yezmer ad d-
yessufeɣ takarṭunṭ tazeggaɣt, yezmer tiyita n lpinalty i Rwanda, yezmer ur iḥetteb ara
kra n yiswiyen i terbeɛt taɣelnawt, wagi aɛni d aɛwiq amezwaru i terbeɛt taɣelnawt,
yella unnar akka ad tettwalim leḥcic n unnar-agi deg tama yella leḥcic deg tayeḍ ulac,
zyada ɣef ayagi deg waṭas n tamawin n unnar-agi, twalam yaɛni yeffeɣ-d cewya
wakal ɣef wemkan-ines. Wagi d aɛessas Jean Claud Ndouri, seg useggas n rebɛa
utmanyin deg terbeɛt taɣelnawt n tmurt n Rwanda maca alfin u rebɛa. Twalam tiyita n
uqerru n Taider deg dqiqa-nni tis snat, dagi tiyita timserreḥt ɣer Fighouli. Nniɣ-d
amefray Yakouba, leḥcic n unnar rnu ass-agi tarbeɛt taɣelnawt n Rwanda i d-yuɣalen
s umɛadal seg Lmali ddurt iɛeddan yiwen ɣer yiwen. Xas ulamma teffeɣ seg urar
terbeɛt n Rwanda ulac ayen ad t-urar ɣef ayagi imyuraren-ines keccmen-d s ṛṛaḥa
tameqrant, d ayagi aɣ-yeǧǧen ad d-nini belli tarbeɛt taɣelnawt ilaq ad turar s leḥder, d
ayen i yefhem uslaɣmay Haliluzic imi yekkes ameṭag Soudani yerra-d deg umkan-
ines Brahimi, daɣen deg tlemmast n unnar ulac Lehsen yella deg umkan-ines Adlan
Guedyoura. Dabex d tiyita i terbeɛt taɣelnawt, tiyita timserreḥt ɣer Yacine Brahimi,
yeǧǧa-t-id i Djamel Mesbah, yiwen ssin akked Taider i yeṭṭfen dabex yuɣal ɣer Said
Belkalem ɣer Mustapha Mehdi ɣer sanda yella syin akin ur yessaweḍ ara dabex-ines
Guedyoura, yuɣal ɣer terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, i uɛessas-ines Jean Claud Ndouri.
Annar n Amahoro, d tikkelt tis tlata ad d-tas tarbeɛt taɣelnawt ɣer unnar-agi, deg snat
n temliliyin i iɛeddan, tarbeɛt taɣelnawt temɛadal yiwen ɣer yiwen ayagi deg useggas
n alfin u rebɛa (2004), mbeɛd tesɛa Octobtre temɛadal yiwen ɣer yiwen, iswi n
Bourehli deg lweqt-nni, temɛadal daɣen deg usaggas n alfin u tesɛa (2009) ulac ɣer
ulac dima deg temliliyin n usɛeddi ɣer lmundyal. Deg useggas n alfin u rebɛa ɣer
lmundyal n Almanya alfin u setta, timlilit tamezwarut deg Rwanda yiwen ɣer yiwen
deg tuɣalin deg unnar n Zabana deg Wahran yiwen ɣer ulac i Lzzayer, iswi n
Boutabout Mensour, deg lweqt-nni d Fergani i yellan d asleɣmay n terbeɛt taɣelnawt.
Snat n temliliyin nniḍen deg usaggas n alfin u tesɛa deg Rwanda ulac ɣer ulac, deg
Blida tlata ɣer yiwen imiren aslaɣmay d ccix Rabah Saadane, ma yella d timlilit i
iɛeddan akken tezram timlilit i d-yellan deg Juin n useggas n alfin u tnac (2012),
Lzzayer terbeḥ ṛebɛa ɣer ulac zdat n terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, ssin n yiswiyen n

79
Annexes :

Soudani yiwen n Fighouli yiwen n Slimani. Tagi d timlilit tis setta ger Lzzayer akked
Rwanda, tlata n temliliyin i terbeḥ Lzzayer temɛadal deg snat ur texsiṛ ula deg yiwet,
nessaram ass-agi ad tt-kemmel deg ayen i wumi neqqar la dénamique-nni n rbeḥ n
snat n temliliyin ta s deffir ta, deg temliliyin-agi n usɛeddi ɣer lmundyal, akken
teẓram nniɣ-d Lzzayer teṭṭef amekan amezwaru deg temliliyin-agi. Lzzayer mbeɛd
imi terbeḥ akked Lbinin deg Blida tlata ɣer yiwen, terbeḥ daɣen deg Lbinin tuɣalin
tlata ɣer yiwen, uqbel snat n temliliyin. Dabex igerrez Guedyoura dabex yeḥbes-it-id
Ndouri, dabex n Guedyoura Adlan yetturaren ass-agi mačči am leɛwayed-ines deg
tlemmast n unnar cɣel n umḥaddi, ad ten-wali ɣer zdat ass-agi. Dabex s amyurar
Olivier Kouizira, Bouguerra yeḥbes-it-id lamaɛna dabex mazal-it s imyuraren n
Rwanda deg tlemmast n unnar, Fighouli dabex mazal-it s imyuraren n terbeɛt
taɣelnawt, Guedyoura ibeddel tama dabex ur d-yewwiḍ ara ɣer Brahimi.Nniɣ-d
Lzzayer terbeḥ akked Rwanda deg Blida tlata ɣer yiwen, terbeḥ akked Lbinin deg
Blida tlataɣer yiwen terbeḥ daɣen deg Lbinin tlata ɣer Yiwen uqbel tilmlilit-agi
timlilit n tegmat akked Bourkinafaso ssin ɣer yiwen.Tiyita n Yacine Brahimi teffeɣ
tebɛed ɣef uɛessas Nduri aɛessas n terbeɛt taɣelnawt n Rwanda wagi ad tettwalim,
timlilit tis tmenṭac akked terbeɛt taɣelnawt n Rwanda Nduri deg temliliyin n usɛeddi
ɣer le mondial ama d win n alfin usetta alfin uɛecra (2006/2010) akked wagi n 2014,
Lzzayer ass-agi tezmer ad tɛeddi s aḥric wis tlata aneggaru ara ldin deg Septembre
lamaɛna ccerṭ Lzzayer ad terbeḥ ilaq ad nerbeḥ ass-agi, deg temlilit tayeḍ-nin ad d-
yili-n deg Bamako tarbeɛt n Mali ur ilaq ara ad terbeḥ, ma temɛadal neɣ texser nukkni
nerbeḥ ass-agi deg Rwanda Lzzayer ad tɛeddi s aḥric wis tlata, besaḥ ilaq tlata n
tneqqiḍin n wass-agi, axaṭar ma terbeḥ Lzzayer ass-agi ad tuɣal tesɛa tnac n tneqqiḍin
akken yebɣu texdem terbeɛt n Mali ccerṭ ur terbeḥ ara Lmali akked terbeɛt n Lbinin,
timlilit ad d-tili tameddit-agi, ssaɛa mbeɛd mi ara tekfu temlilit-agi ger Lzzayer akked
Rwanda ad tebdu temlilit ger Lmali akked terbeɛt taɣelnawt n Lbinin, Lbinin i yesɛan
ṛebɛa n tneqqiḍin, ɣas ulama yaɛni mi ara ad nmuqel leḥsab-a tezmer tarbeɛt
taɣelnawt n Lbinin ad tɛeddi ma yella terbeḥ snat n temliliyin lamaɛna acu ara ad d-
iniɣ, ilaq ula d terbeɛt taɣelnawt n tmurt nneɣ ilaq urtrebbeḥ ara akken ad terbeḥ
terbeɛt n Lbinin s aḥric wis tlata, yewwi lḥal d terbeɛt taɣelnawt n tmurt nneɣ i yesɛan
zher d ṭmeɛ d ameqran i wakken ad tɛeddi s aḥric i d-iteddun, nessaram ass-agi, ilaq
nukkni ad nerbeḥ ass-agi Lmali ur irebbeḥ ara deg unnar-is akked terbeɛt n Lbinin,
lweqt yettazzal a yimdukal qrib tnac n dqayeq macci ɛecra n dqayeq akked tlatin n les

80
Annexes :

secondes, Michel Ruchinchunguga i d-yefkan dabex ɣer uqerru n tmenṭagt Jean Claud
Dironzi lamaɛna dabex ɣer Mesbah yella zdat-is Bouguerra yefka dabex s aqerru n
tmenṭagt Islam Slimani ɛecra n yiswiyen deg telṭac n temliliyin, Slimani yella akked
Brahimi igerrez dabex-agi yefka-tt-id s yenna dabex ɣer Guedyoura bababab ur d-
yeffiɣ ara dabex-agi ɣer Slimani yessufeɣ-it umyurar-agi Fabris ad tettwalim amyurar
ɛecra Fabris Twagazimana i yessufɣen dabex ɣer tyita n teɣmert tis snat i terbeɛt
taɣelnawt tagi ɣer lǧiha tayeffust n uɛessas Nduri yekkes dabex-agi n Adlan
Guedyoura lamaɛna ur d-yeffiɣ ara ɣer Islam Slimani, dabex yuɣal i tikkelt nniḍen ɣer
terbeɛt taɣelnawt lamaɛna tikkel-agi ɣer tnallit, Taider dabex yebɛed s waṭas yebɛed
ɣef Islam Slimani, aɛessas n Rwanda Nduri Jean Claud yaɛni ulac ayen ara yerbeḥ
ulac ayen ara yexseṛ, asleɣmay n terbeɛt-agi yekkat i wakken ad d-yesbed yiwet n
terbeɛt i uzekka deg tmurt n Rwanda mbeɛd imi teffeɣ ad nwali aɛni amur ameqqran n
tfaṣil ɣef yimyuraren yaɛni d ilmeẓyen llan wid yesɛan taɛṭac ɛecrin n iseggasen deg
terbeɛt-agi taɣelnawt n Rwanda, Mahdi Mustapha, Belkalem ɣer BouguerraTaider
dabex ur yewwiḍ ara, wigi d kra n yimferǧen n terbeɛt taɣelnawt i iruḥen syagi seg
Lzzayer llan kra i d-yusan seg tmura n l’Europe, Brahimi lamaɛna yefka dabex s yin
akkin i Safir Taider, wagi d aselway Paul Kagami n Tmurt n Rwanda i d-yusan ad
yeḥḍer timlilit-agi wagi ad tettwalim ihi d aselway n tmurt n Rwanda almi d dqiqa tis
xmestac i d-yusa ad iwali tilmlit-agi acḥal-agi d aselway n tmurt n Ruwanda, dabex
ɣer Brahimi ur t-yessaweḍ ara yeffeɣ tiyita n tnallit i terbeɛt n tmurt…Simbrine
amyurar n FC Gharnata Granada n tmurt n l’Espagne, imyuraren deg temlilit-nni
iɛeddan deg Lbinin ass-agi yekcem-d deg umkan n Soudani, Salomon Iri Zariki ɣer
daxel lamaɛna yezwer-d s yinna Said Belkalem igerrez dabex-agi, Belkalem timlilit
tis ḥdac akked terbeɛt taɣelnawt n tmurt nneɣ, tu t’enchainer avec la tête ou avec le
pied alaɛ (voila) Haliluzic, yenna-as ilaq ad turareḍ dabex ad tkemleḍ akken i d-yusa s
ugerru neɣ s uḍar ur ttaǧǧa ara ad d-yeffeɣ, ssawlen-as i Taider, ur d-iban ara ulama
melba ccek ad d-sellem nekkini ad d-selleɣ ɣer ṣṣut i aɣ-d-yettawḍen srid seg Kigali
tamanaɣt n Rwanda, Safir Taider yeffeɣ dabex-ines ɣer tyita timsereḥt i terbeɛt n
tmurt n Rwanda, Mesbah ɣer daxel i Slimani ɣer Fighouli, Fighouli ur d-iban ara deg
tazwara n temlilit-agi, Guedyoura iruḥ-as dabex, Yakouba Kaita yenna-d tiyita
timserreḥt i terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, ur yeḥmi ara lḥal aṭas deg Kigali ulac
daɣenni l’humidité, igerrez dabex-agi ger wis ssin n terbeɛt n Rwanda Kuizira ɣer
daxel weḥd-s umyurar-agi lamaɛna yella Brahimi yessufeɣ-d dabex ur yewwiḍ ara ɣer

81
Annexes :

Taider yuɣal s amyurar-agi weḥd u ɛecric Michel Rikonguga, wigi d ilmeẓyen


izzayriyen yaɛni anda ma yella truḥ tarbeɛt taɣelnawt ddan yid-s, bɣiɣ ad fehmeɣ acu
yebɣa ad d-yini Haliluzic i yimyuraren-ines neɛqel ssut-ines Haliluzic s tṛumit-ines,
dabex ur yewɛir ara ɣef uɛessas Nduri, zdat Fighouli Sofiane amyurar n Valence,
Salomon Miri Zariki dabex yuɣal s imyuraren n terbeɛt n tmurt nneɣ Medjani dabex
ɣer Guedyoura lamaɛna ur yewwiḍ ara yuɣal s imyuraren n terbeɛt n Rwanda, udem
ɣer wudem lamaɛna Mbulhi dinna, Bouguerra yuli-d ɣer tmenṭagt, seg useggas n alfin
u rebɛa 2004 deg terbeɛt taɣelnawt, meslay-aɣ-d ɣef temliliyin ger Lzzayer akked
Rwanda tagi d timlilit tis xemsa i Madjid Bouguerra yella deg temlilit-nni n Mars
alfin u xemsa 2005 deg Wahran yella deg temliliyin nniḍen iɛeddan ama deg useggas
n 2009 arwaḥ d tuɣalin ama deg tmliliyin tiyaḍ iɛeddan, rebɛa ɣer ulac neɣ uqbel
timlilit n tlata ɣer ulac deg Blida, Fighouli twalam-d akken dabex igerrez mbeɛd imi
yefka dabex i Guedyoura, tiyita n teɣmert i terbeɛt n tmurt n Rwanda d tamezwarut i
Rwanda snat n tyitiwin n teɣmert i terbeɛt n tmurt nneɣ, teslam-d aɛni i tejjewaqin-agi
i tẓebẓabin-agi n yimferǧen n terbeɛt n Rwanda ɣas ur yeččur ara unnar kra kan i
yellan lamaɛna ɛemren reḥba ɛemren ssuq, Mbulhi i d-ismenɛen tiyita-agi ɣas ulama
ɣer tyita n teɣmert nniḍen ur d-yeṭṭif ara dabex s ssin n yifassen, yekkes-as seg uqerru
i umyurar n terbeɛt n Rwanda, Slimani yuɣal-d ɣer tmenṭagt, tiyita n teɣmert ɣer lǧiha
tayeffust n Mboulhi ɣer Itigi Kimana, Mesbah s uqerru ines dabex ur yewwiḍ ara s
aqerru n tmenṭagt n tmurt nneɣ, Said Belkalem, imyuraren n Rwanda suturen tiyita
timsereḥt qqaren-d iḥuza Belkalem dabex s ufus lamaɛna dabex ad ikemmel, igerrez
Brahimi akked Taider igerrez dabex-agi lamaɛna ur yewwiḍ ara ɣer Slimani, twalam
yaɛni yiwen ssin ger Taider akked Brahimi ɣas ulama tagi d timlilit tis snat ger-asen,
uraren deg temlilit-nni tamezwarut deg Blida akked Lbinin, tagi d timlilit tis snat ger-
asen lamaɛna amzun acḥal iseggasen aya imi turaren s jmiɛ deg terbeɛt taɣelnawt,
dabex ɣer uɛessas n tmurt nneɣ, Mustapha, Fighouli, Medjani yessutur akken ad yefk
dabex ɣer daxel anda yella Slimani, yessufeɣ dabex tiyita n teɣmert tis tlalta i terbeɛt
taɣelnawt, Slimani i d-yewwin ssin n yiswiyen deg temlilit-nni i iɛeddan deg
Portonovo anda Lzzayer terbeḥ tlata ɣer ulac akked terbeɛt n Lbinin, iswi amezwaru d
wis ssin wis tlata akken teẓram d Ghiles, Bouguerra yuli ɣer daxel lamaɛna dabex
yessufeɣ-it-id uɛessas Nduri yuɣal ɣer tyita n tnallit, nettwali amsefham meqqren ger
Madjid Bouguerra akked Said Belkalem, iwilef yettali Said Belkalem lamaɛna tikkelt-
agi imi d Bouguerra i d-yulin ɣer tmenṭagt Belkalem yeqqim akken ad iḥader ɣef

82
Annexes :

temḥaddit ad yesseḥbiber ɣef temḥaddit n terbeɛt taɣelnawt n tmurt nneɣ, Mesbah,


Brahimi lamaɛna ur yemsefham ara akked Mesbah, yeɛreḍ ad as-d-yerr dabex yiwen
ssin s uqerru-ines lamaɛna yeffeɣ ɣer tyita n tnallit i terbeɛt taɣelnawt n Rwanda,
Lqubṭan Olivier Kuisira, dabex ɣer Said Belkalem yeǧǧa-tt i Mboulhi i d-yefkan ɣer
lqubṭan Madjid Bouguerra, Slimani yexdem ayen i wumi yezmer akken ur yetteffeɣ
ara dabex lamaɛna yeǧǧa-t, teẓram a yimdukkal deg lber n lefriqya ass-a d wis xemsa
n temliliyin, iḍelli akked wass-a aṭas n terbbuyaɛ aɛni ur d-ḍminent ara aɛeddi nsent,
ulac ɣer tura i wudem unṣib ɣas ulama tarbeɛt n Tunes tesrafeg deg tesqamut i deg
tella lamaɛna mazal-as timlilit n wass-a akked tin n setta septembre i d-it-ddun, ass n
setta septembre d ass aneggaru n uḥric-agi wis ssin aḥris n tesquma, ad d-yegri uḥric
wis tlata, llan wid i as-isemman barrage llan wid i as-isemman aḥric wis tlata, axaṭar
llant xemsa n tesquma kan, teẓram xemsa n terbbuyaɛ ara yeṭṭfen amekkan amezwaru
deg yal tasqamut, ad ɛeddint ɣer uḥric i d-it-ddun, syin akkin ad d-grint ɛecra n
terbbuyaɛ, mkul tarbeɛt i yeṭṭfen amekkan amezwaru ad tɛeddi, ɛecra n terbuyaɛ ad
mqabalent ger-asent, ad d-yili ujbad n tesɣert ass n seṭṭac septembre deg uxxam la
CAF deg lqahira, xemsa n terbbuyaɛ i yeṭṭfen imukan imenza deg Ifriqya ɣef leḥsab n
le classement FIFA ad ilint d timezwura tiyaḍ ad ilint deg umkan wis ssin, yaɛni
tirebbuyaɛ ara yeṭṭfen amekkan amezwaru ara yuraren timliliyin n tuɣalin deg unnar
nsent, mbeɛd timlilit-agi n rwaḥ d tuɣalin tarbeɛt ara iɛeddin ad tɛeddi ɣer le Brésil.
Mustapha, Slimani akked Fighouli maɛna ur yewwiḍ ara dabex, wagi d Haliluzic, tlata
uɛecrin dqayeq n wurar, xemsa uɛecrin txuṣ tagi n télévision n Rwanda, ɣur-i xemsa
uɛecrin n dqayeq d ɛecrin n les secondes, Brahimi iruḥ-as dabex yuɣal-d alemi d
Taider, Brahimi Yacine, Djamel Mesbah, Brahimi iɛedda igerrez dabex-agi yessufeɣ-
it lamaɛna tiyita n teɣmert i terbeɛt taɣelnawt d tis rebɛa, Yacine Brahimi yessuter ad
as-d-yefk dabex yefka-as-t-id umdakel-ines iɛedda ulac ayen i yellan, setta n lmitrat i
terbeɛt taɣelnawt n tmurt n Rwanda, Yacine Brahimi igerrez yaɛni yesɛa la technique
d tameqrant zyada ɣef tmusni u urar l’intelligence deg wurar, i wakken aɣ-d-seknen la
répétition la reprise-agi, alemi tlata rebɛa n les secondes, akken aɣ-d-seknen Rwanda
télévision, mazal dabex ɣer yimyuraren n terbeɛt n Rwanda, acu i d-yenna umefray
amɛiwen wis ssin, beṛṛa n wurar, meslay-aɣ-d aṭas ɣef Yakouba Kaita lamaɛna ur d-
meslayeɣ ara ɣef yimɛiwen-ines, Yakouba Kaita deg tlemmas n unar amɛiwen
amezwaru d Sidiki Sidibi, amɛiwen wis ssin Abu baker Doumbouya n tmurt n la
Génie, amefray wis rebɛa d Ahmed Touri ula d netta n tmurt n la Génie, di rebɛa yid-

83
Annexes :

sen n tmurt n la Génie. Tiyita timsereḥt i terbeɛt taɣelnawt, asleɣmay n terbeɛt n


Ruwanda ur t-yeɛjib ara lḥal ɣef useffeṛ-agi, d lɣelṭa i iseffeṛ Yakouba Kaita i lfayda n
Guedyoura, Guedyoura ur nelli ara deg temlilit-nni iɛeddan, imi Haliluzic yelɛeb s
ssin n yimḥaddiyen deg tlemmast n temḥaddit Bouguerra akked Belkalem, zdat nsen
yella umyurar Karl Medjani zdat-s yella Lehsen. Mesbah, Bouguerra, Brahimi igerrez,
twalam la technique i yesɛa Brahimi, yessufeɣ dabex anda yella Fighouli ur yessaweḍ
ara dabex ɣer Adlan Guedyoura, Guedyoura igerrez dabex-agi ɣer Medjani s yin
akkin Fighouli igerrez dabex lamaɛna ur yessaweḍ ara ad d-yebren s dabex, yebren-d
lamaɛna dabex ɣer temḥaddit n Ruwanda. Belkalem s uqerru-ines ɣer tlemmast n
unnar, yesfaydi-d Belkalem s tyita timsereḥt i terbeɛt taɣelnawt, teslam akka ad
tseffiren yimferǧen n Rwanda ur asen-yeɛjid ara ṛṛay n Yakouba Kaita, awi-d kan ur
aɣ-yettkellix ara, ɣer tura ulac lɣelṭa i yexdem, wissen ma d lakra n tuffirt la surprise
aɣ-yejj ɣer tagara n temlilit, axaṭar tarbeɛt n tmurt nneɣ tezmer ad tɛeddi ɣer uḥric wis
tlata s ssin n curuṭ, deg tazwara ilaq tarbeɛt n tmurt nneɣ ad terbeḥ timlilit-agi n
Ruwanda, ccerṭ wis ssin tarbeɛt n Lmali ur ilaq ara ad terbeḥ tameddit-agi deg unnar-
ines zdat n Lbinin,ma yella texseṛ neɣ temɛadal kifkif, aɛni awi-d kan ur trebbeḥ ara,
Lzzayer ad terbeḥ ad tɛeddi ɣer uḥric i d-iteddun. Ma yella Lzzayer ur terbiḥ ara neɣ
terbeḥ, Lmali terbeḥad d-yegri wemkan uɛeddi s aḥric wis tlata deg temlilit n setta
septembre ara d-yilin dagi deg Lzzayer, ger Lzzayer akked Lmali, aṭas i d-yennan
akken ayen i yeǧǧan amecwaṛ deg tesqamut-agi i deg tella Lzzayer tis tmanya yaɛni
ad yeddu deg lewhi n terbeɛt taɣelnawt d arbeḥ n Lzzayer deg Lbinin, rnu amɛadal n
Rwanda deg Bamakou zdat n Lmali, aṭas i iwehmen amek Rwanda temɛadal deg
Bamakou akked Lmali yiwen ɣer yiwen, Bouguerra, Taider, igerrez dabex-agi ɣer
Slimani lamaɛna ur t-yewwiḍ ara dabex iruḥ ɣer tyita n tnallit i terbeɛt taɣelnawt ɣer
Mesbah, Bouguerra ibeddlen tama ɣer Mustapha, Fighouli igerrez dinna yessufeɣ-d
ɣer Slimani lamaɛna ur meysefhamen ara, Fighouli yefka dabex ɣer zdat ɣer setta n
lmitrat lamaɛna Slimani yettraju-t deg tama n setta n lmitrat, akken yebɣu yili lḥal d
tiyita n teɣmert i terbeɛt taɣelnawt, Jean Claud Nduri, amefray ur iseffeṛ kra, ad
ikemmel wurar s tyita-agi n tnallit, Mesbah, tiyitra timserreḥt, ikemmel wurara
Brahimi ur yemsefham ara akked Slimani, Slimani yebɣa ad yurara yiwen ssin
lamaɛna dabex-ins ur yessaweḍ ara ad t-id-yerr ɣer deffir, s uqerru Slimani, twalam
texseṛ teṣwiṛa i aɣ-d-yettawḍen s yenna seg Kigali seg Rwanda, wagi yaɛni ma yella
aṭas n yiṭij la caméra yaɛni ad teffeɣ seg tama n yiṭij-nni ɣer tama anda tella tili yaɛni

84
Annexes :

aṭas n wuguren techniques i d-tettilin i wakken la qualité n teswiṛa ad tili tfaz, cɣel
timliliyin-nni ad bdunt deg yiṭij, mbaɛd mi ara yeɣli yiṭij yaɛni deg yiḍ, neɣ deg yiwet
n tama anda yeseḥseḥ yiṭij deg tama nniḍen ad tafeḍ d tili yaɛni ur d-tt-ban ara
teswiṛa. dabex ɣer fighouli, aṭas n yimyuraren n terbeɛt taɣelnawt qimen deg
tmenṭagt, twalam yaɛni yettewhi-d s ufus Slimani, yeqqer-as s aqerru s amkan n tyita
n penalty, yaɛni s amkan n tesɛa n lmitrat, yettewhi-as-d yaɛni Slimani i Fighouli,
akken i as-tt-yefka ahaha tiyita n uqerru, msefhamen ssin n yimyuraren-agi, Slimani i
yellan yettewhi-as-d ɣer daxel lamaɛna ur d-tusi ara akken i tt-yabɣa, rebɛa utlatin n
dqayeq deg uḥric-agi amezwaru ulac ɣer ulac. Olivier Kuisira, Belkalem, Mesbah
zdat-s Brahimi dabex yuɣal ɣer terbeɛt n Ruwanda, lukan ad neḥseb dqayeq i teṭṭef
dabex terbeɛt taɣelnawt akter n terbeɛt n Rwanda. Fighouli tiyita n tnallit, Fighouli
amyurar n terbeɛt n Valence, Guedyoura akked Mustapha ur d-yewwiḍ ara dabex ɣer
Medjani yuɣal ɣer Bouguerra, Brahimi, Taider ibedel tama syin akkin seg lǧiha
tayeffust ɣer Adlan Guedyoura s aqerru n Slimani lamaɛna ur t-yewwiḍ ara dabex,
dabex i yimyuraren n terbeɛt n Rwanda, Jean Claud dironzi dabex ɣer Said belkalem
yeǧǧa-at i uɛessas-ines Mboulhi, Mustapha Mahdi, Karl Medjani ɣer uɛessas Mboulhi
qrib lɣelṭa meqqren, Mbulhi yella yebɛed ɣef ucebbak-ines iḥun Rebbi yeqḍeɛ dabex-
agi i as-yefka Karl Medjani, Taider twalam Safir Taider yaɛni yettruḥu seg temḥaddit
almi d tamenṭagt, Mesbah, Taider, Bouguerra Madjid dabex ɣer terbeɛt taɣelnawt,
twalam ɣas ulama yaɛni timlilit n wass-agi ur tesɛi ara kra n ccan i terbeɛt-ines, iruḥ
ad iwali timlilit i wakken ad yefk afud i yimyuraren-ines, tarbeɛt n Rwanda teffeɣ seg
urar, tesɛa snat n tneqqiḍin kan, tiyita igerzen Mahdi Mustapha lamaɛna dabex-
inesyeffeɣ ɣer beṛṛairuḥ ɣer s aɛessas Jean Claud Nduri, zdat-s Salimani lamaɛna
yessufeɣ-d dabex-agi ɣer tlemmast n unnar Nduri, Slimani dabex yeffeɣ ɣer tyita n
tnallit i terbeɛt taɣelnawt, Mesbah, Taider yezzi-d yufa-d Mesbah ɣer lǧiha tazelyat
netta akked Brahimi Yacine, iɛedda yessufeɣ dabex yeḥbes-it-id syin akkin umḥaddi
Salomon Nirisa Kiri, takerṭunṭ tawraɣt tamezwarut deg temlilit-agi i wuṭun ɛecṛa
Afrutisikigimana deg dqiqa tis tesɛa utlatin n uḥric-agi amezwaru, mbeɛd mi yessaɣli
amyurar n terbeɣt taɣelnawt n tmurt nneɣ, Yakouba Kaita deg umkan, takerṭunt
tawraɣt tamezwarut deg temlilit n wass-agi, dabex yella zdat-s fighouli akked Medjani
d anwa ara yefken tiyita i dabex-agi ad yeɛreḍ ad tyefk i umyurar nniḍen, xemsa n
yimyuraren deg lḥiḍ-agi n terbeɛt n Rwanda, qrib d iswi igerrez amek uraren dabex-
agi imyuraren n terbeɛt taɣelnawt, Fighouli lamaɛna Nduri yella deg umkan, aɛessas-

85
Annexes :

agi ad tettwalim deg useggas n alfin uxemsa deg terbeɛt-agi, seṭṭac n temliliyin n
usɛeddi ɣer le mondial i yurar, d amyurar i yesɛan tmanya uɛecrin n iseggasen deg
leɛmer-is. Belkalem yuli ɣer daxel ur yesaweḍ ara dabex yessufeɣ-it Nduri, Taider
dabex ɣer yimyuraren n terbeɛt n Rwanda, ikemmel wurar, twalam dagi aɛni iban-d
amek annar leḥcic-ines ur yelhi ara ass-agi. Twagizimina dabex s uqerru n tmenṭagt
Dironzi yerra-t-id Belkalem ɣer Medjani dabex ur yewwiḍ ara ɣer Fighouli, amefray
yenna-d tiyita timserreḥt s tidet tella dagi i terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, yeqqar-as ali
ɣer zdat à gauche ɣer lǧiha tazelmaḍt, Haliluzic, imyuraren n terbeɛt n tmurt nneɣ,
Bouguerra i d-yeḥbesn dabex mazal-it ɣer yimyuraren n terbeɛt n Rwanda macci i
waṭas n lweqt, Medjani yiwen ssin i Slimani Taider dabex-ines ur yewwiḍ ara ɣer
Guedyoura, dabex ɣer Brahimi i d-yesfaydin s yita n tnallit, Mesbah ad tettuɛawed
tyita-agi i d-yenna Yakouba Kaita amɛiwen-ines amezwaru Sidibi Sidiki i as-yennan
ad tettuɛawed tyita-agi i wexṣim i terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, tnin urebɛin n dqayeq
d wezgen, Safir Taider dabex-ines ɣer beṛṛa yebɣa ad yefk dabex s yin akkin i
Brahimi, Belkalem ɣer tura amsefham meqqren ger yimḥaddiyen n terbeɛt taɣelnawt,
ama deg tlemmast ger Belkalem akked Bouguerra, ama ɣer lǧiha tayeffust anda yella
Mustapha neɣ ɣer lǧiha tazelmaḍt anda yella Mesbah, Taider ɣer lǧiha anda yella
Mehdi Mustapha, Fighouli neɣ Guedyoura yeɛreḍ ad iruḥ ɣer zdat yekcem deg tama n
tmenṭac lamaɛna dabex yeffeɣ ɣer tyita n teɣmert, setta n tyitiwin n teɣmert i terbeɛt
taɣelnawt siwa snat i terbeɛt n Rwanda , tikkelt-agi ɣer lǧiha tazelmaḍt n Jean Claud
Nduri aɛessas n Rwanda, Fighouli, Guedyoura s uqerru-ines dabex yuɣal-d ɣer
Brahimi twalam la touche de balle n Brahimi, tiyita s aqerru n Slimani iswi amezwaru
bababab tlata n tegnatin n yiswi i terbeɛt taɣelnawt lukan terbeḥ tlata ɣer ulac tarbeɛt
taɣelnawt deg tazwara-agi yaɛni tuklal rbeḥ-agi, twalam mi d-yessufeɣ dabex syin
akkin dabex ɣer Mehdi Mustapha, ur d-yegri ara aṭas n lweqt deg uḥric-agi amezwaru
azgen n dqiqa kan tlatin n les secondes i d-yegran. Fighouli mazal ɣer-s dabex yeffeɣ
ɣer tyita n teɣmert, tarbeɛt taɣelnawt ma yella tkemmel akka zemreɣ ad d-iniɣ ad
terbeḥ sya ɣer tagara n temlilit, dqiqa kan n lweqt iḍaɛen, Guedyoura, Brahimi
lamaɛna ur t-yewwiḍ ara dabex, Mehdi Mustapha yusa-d alemmi d talemmast n unnar
amekkan-is deg lǧiha tayeffust n temḥaddit, yerra dabex ɣer Bouguerra, Taider yuɣal
ɣer lǧiha tayeffust mbeɛd mi yella yetturar deg lǧiha tazelmaḍt, Fighouli Tiader
igerrez dabex yessufeɣ dabex s aqerru iswi ababababab sin iberdan i d-yeḥbes dabex
uɛessas Jean Claud Nduri, twalam igerrez dabex-agi amek iɛedda Taider ur yeffiɣ ara

86
Annexes :

dabex, ɣef ssin n yiberdan i t-yeḥbes Nduri, deg lawan-agi ihi i iseffeṛ Yakouba Kaita
tagara n uḥric-agi amezwaru s ulac ɣer ulac, tarbeɛt taɣelnawt nezmer ad d-nini
texdem aḥric igerrez ɣas ur ifaz ara, lamaɛna tarbeɛt taɣelnawt d nettat uɣur tella
tsarut n temlilit deg uḥric-agi amezwaru, ixef n umrara a-t-an ɣer-s, nessaram akken
tignatin-agi iruḥen deg uḥric-agi amezwaru…

Seg unnar n kigali deg Ruwanda deg uḥric-agi wis ssin n temlilit ger tarbeɛt
taɣelnawt akked terbeɛt n tmurt n Rwanda, tarbeɛt taɣelnawt ulac abeddel deg
yimyuraren, Mboulḥi, Mustapha ɣer lǧiha tayeffust, Mesbah ɣer lǧiha taẓelyaḍt, deg
tlemmast n temḥaddit Bougerra d Belkalem, ɣer zdat Medjani Taider Guedyoura,
Brahimi aqerru n tmenṭagt Fighouli, akked neɣ agerru n tmenṭagt Slimani s deffir-is
yella fighouli, asleɣmay n terbeɛt taɣelnawt Ḥaliluzic ma yella d terbeɛt n Rwanda
Nduri uzun Kigawa Fabris Twaki Zimala Salumun Mirisi Raki Atiki Ginba,
Racencenguga, Muci Yimana, Olivier Kuizira, Jean Claud yeffeɣ deg uḥric-agi wis
ssin yekcem-d deg umkan-ines umyurar Sibumana yella daɣen Midier Kagiri akked
Abu baker Sibumana, wigi d imyuraren ihi n terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, amefray n
temlilit Yakouba Kaita, yella umɛiwen-ines amezwaru d Sidibi Sidiki, tagnit nniḍen i
terbeɛt taɣelnawt d tamezwarut deg uḥric-agi wis ssin, nniɣ-d amefray n temlilit n
wass-agi Yakouba Kaita, amɛimen-ines amezwaru Sidibi Sidiki wis ssin d Abu Bakar
Dumbouya amefray wis rebɛa d Ahmed Touri, tarbeɛt taɣelnawt i yesruḥen tlata n
tegnatin deguḥric amezwaru, nessaram akken deg uḥric-agi wis ssin ad d-tawi xersum
yiwen n yeswi iswi n rbeḥ, ara iǧǧen ad teldi tewwurt n uḥricwis tlata i terbeɛt
taɣelnawt deg ubrid-agi n uɛeddiɣerlmudyal n Brésil, uqbel lmundyal n Brésil tebda
iḍelli teqbuct n tkunfidiraliyin i d-yesnejmaɛen tmanya n tmura tamurt i yebbin
taqbuct n kul lber ama n lefriqya n Marikan n l’Europe n l’Asie neɣ n luciani, zyada
ɣef Marikan zyada ɣef terbeɛt n l’Espagne i yebbin taqbuct n dunnit iɛeddan tmanya n
terbbuyaɛ, timlilit tamezwarut iḍelli Brésil deg unnar n Brasilia terbeḥtlata ɣer
ulaczdat n terbaɛt n ljapan, ljapan d tarbeɛttamezwarut i iɛeddan ɣer Brésil n useggas
n 2014 lmundyal n 2014, meɛlum zyada ɣef Brésil ad d-heggin taqbuct-agi,
tirebbuyaɛ-ak nniḍen ak mazal urɛeddint ara,Belkalem yessufeɣ dabex syin akkin
yuɣal ɣer Bucinkunga dabex ɣer Mbulḥi yessers dabex-ines, tiyita n Fighouli ger sin
n yimyuraren dabex mazal-it ɣer Fighouli Sofiane Fighouli ilaq ad d-yezzi ad d-yefk
dabex ɣer temhaddit, yerbeḥ-d tiyita n tnallit lamaɛna yewwi-d lukan ad yerfed ciṭ
allen-is ad d-iwali belli-k Mustapha Mahdi a-t-an s deffir-ines, Mustapha, Ndouri

87
Annexes :

wagi d aɛessas n terbeɛt taɣelnawt n Rwanda, Fighouli ɣer Brahimi maɛna dabex iruḥ-
as i Brahimi yacine yuɣal i terbeɛt n tmurt n Rwanda s amyurar xemsa Midyi Kagri d
netta i d-yewwin iswi-nni n Rwanda deg lmali iswi amezwaru uqbel ma ad d-terr
terbeɛt n Mali iswi, agmuḍ yiwenɣer yiwen, Mboulḥi s ufus-ines i Bouguerra, Karl
Medjani, Medjani ɣer wanda yella syin akkin Slimani lamaɛna yekkes-as dabex-agi
umyurar-agi Salomon NirisiRaki, Yacine Brahimi Guedyura ɣer daxel ɣer Fighuli
tiyita-ines teffeɣ ɣer tyita n teɣmert, tiyit-ines teffeɣ ɣer tyita n teɣmert tis tesɛa i
terbeɛt taɣelnawt n tmurt-nneɣ, sebɛa deg uḥric-nni amezwaru tagi d tis snat deg
uḥric-agi wis ssin, ɣer lǧiha tayeffust Duri jean claud, dabex n Guedyura yeḥbes-t-id
lqubṭan Bouguera,Duri seg terbeɛt taɣelnawt taɛessat n duri tlata n temliliyin i yurar
akked terbeɛt n Rwanda zdat n lzzayer lamaɛna Mboulḥi yella deg umkan, Saɛid
Belkalem ur yuli ara aṭas ɣer tmenṭagt ass-agi imi yeṭṭef amkan-is netta s deffir n
Bouguerra wagi d amyurar nniḍen udem ɣer wudem syin akkinTaider iswi deg dqiqa-
agi tis tesɛa n uḥric wis ssin, SafirTaider d iswi wis ssin deg terbeɛt taɣelnawt mbeɛd
amezwaru i d-yewwi zdat n lbinin deg Blida Taider d amyurar ifazen s waṭas, deg
dqiqa-agi tis setta ihi iswi amezwaru i terbeɛt taɣelnawt yiwen ɣer ulac nniɣ-d sraḥeɣ
belli tarbeɛt taɣelnawt tignatin-ak i iruḥen deg uḥric amezwaru ad d-tawi xersum
yiwen n yiswi deg uḥric-agi wis ssin, SafirTaider iswi-ines wis ssin tagi d timlilit-ines
tis rebɛa akked terbeɛt taɣelnawt Taider yurar timlilit tamezwarut akked lbinin tis snat
akked Burkinafaso n tegmat tis snat akked lbinin, tis tlata akked lbinin, tagi d tis rebɛa
ssin yiswiyen yurar ilemzi Taider 21 iseggasen kan Safir Taider yetturarendeg terbeɛt
n Pologne deg tmurt n ṭelyan, Lzzayer yiwen Rwanda ulac, dabex n Slimani Ndouri,
Mahdi Mustapha mebla ccek tura imyuraren n terbeɛt n Rwanda ad d-fɣen seg tama
nsen ɣas ulama deg uḥric amenzu ur uɣalen ara ɣer deffir lamaɛna tura imi tarbeɛt n
tmurt nneɣ tewwi-d iswi-ines amezwaru nessaram ad d-ḍefren iswiyen nniḍen i
terbeɛt n tmurt nneɣ, tarbeɛt n Rwanda ad teɛreḍ ula n nettat ad truḥ ɣer tmenṭagt, iswi
igerrez igerrez mi i as-d-yewwet dabex Slimani Islam une passe décisive Guedyoura
twalaḍ igerrez dabex-agi igerrez Islam Slimani akked Safir Taider ahhh Taider
twalam-d d aɛefrit igerrez yesɛa la technique d tameqrant rnu-as ifehhem urar
l’inteligence dans le jeu, yaɛni tesɛa azal d ameqran deg umyurar yetturaren dabex n
uḍar, ad iẓer timlilit anda tleḥḥu dabex aniwer ara iruḥ, amzunakken aɛni yeɣra urar
ama akked yimdukal-ines neɣ deg yexsimen-ines, tarbeɛt n Rwanda ad d-yekcem
umyurar nniḍen, tikkelt-agi dabex i Slimani i Taider, ɣas ulama yeffeɣ-d Nduri

88
Annexes :

lamaɛna Taider yetbeɛ dabex almi yekcem ula d netta deg ucebbak,yiwenɣer ulac,
dabex tura i Miri cincinguga, dabex i terbeɛt taɣelnawt, tiyita n tnallit seg mi akken i
yeḥbes wurar yella dabex ɣer tarbeɛt taɣelnawt, Mesbaḥ amyurar n tmurt n Ṭelyan,
Brahimi ɣer daxel dagi aɛni amek i d-yuɣal Slimani seg tmenṭagt almi d tamḥaddit i
wakken ad d-yerr dabex i imyuraren n terbeɛt n tmurt nneɣ, lamaɛna yewwi-d ɣef
Slimani ad yali ɣer zdat, axaṭar tura yiwen ɣer ulac ilaq ɣef yimyuraren n terbeɛt n
tmurt nneɣ d sseḥ ad ɛassen tamḥaddit akked tlemmast n unnar akken tamenṭagt-agi
ulac anwi i yellan daxel, tura Slimani d amḥaddi yak imyuraren n terbeɛt nneɣ d iḥdac
yid-sen ɛecra akked uɛessas Mboulḥi ad ten-nan di tmenṭac n terbeɛt n tmurt nneɣ wa
ad suturen akken ad leɛben beṛṛa n urar lamaɛna ur turaren ara, dabex yerra-t-id
KarlMejjani s uqerru-ines, dabex i terbeɛt n Rwanda tiyita n tnallit, tiyita dabex
yebɛed s waṭas, urar ḥdac n dqayeq deg uḥric-agi wis ssin yiwen i Lzzayer ulac i
Rwanda, iswi n safir Taider deg dqiqa tis setta deg uḥric-agi wis ssin, Fighouli
Slimani ur yewwiḍ ara dabex, Belkalem s uqerru-ines, FabrisTwagizima, Zimana
dabex yeffeɣ ɣer tyita n tnallit mbeɛd imi i t-iḥuza Aedlan Guedyoura ur yetturar ara
deg umkan-is iwilef deg terbeɛt taɣelnawt neẓra mbeɛd mi yejreḥ acḥal-agi Buguerra
yuɣal s amkan-is Belkalem iḥella-d amkan-is iḥerr-it-id acḥal aya ɛecra n temliliyin
yetturar aɛni titulaire tagi d tis ḥdac syin akkin yiwen ger Guedyoura akked Medjani
ad yeǧǧ amkan i wayeḍ aɛni deg temlilit-nni iɛeddan ẓriɣ d Guedyoura i yuraren ara,
deg tlemmast n unnar yurar Lehsen ass-agi ulac Lehsen yella Guedyoura, Medjani
yetturar zdat n Belkalem akked Bouguerra deg la récupération, tnac n dqayeq deg
uḥric-agi wis ssin ad netturar tis telṭac, yiwen i Lzzayer ulac i Rwanda, timlilit ger le
Mali akked lbinin tameddit-agi yezmer lḥal aɛni imyuraren n Lmali mi ara slen terbeḥ
Lzzayer dagi, mais ma terbeḥ ma ikemmel akka temlilit ma tekfa s rbeḥ n lzzayer
aɛni, rbeḥ n tmurt nneɣ deg Rwanda ad yegzem ifadden i terbeɛt n Mali, axatar
lzzayer tura tesɛa tesɛa n tneqqiḍin ad tuɣal tnac, imyuraren n terbeɛt n Mali ẓran belli
lkalafa nsen d tameqqrant tesɛeb tewɛer s waṭas, Fighouli tiyita n teɣmert tis ɛecra i
terbeɛt n tmurt nneɣ, ɣer lǧiha tazelmadṭ Ndouri ad t-id- yessufeɣ Slimani, ad t-id-
yessufeɣ Fighouli, wagi d Haliluzic Kourayci le bon n terbeɛt taɣelnawt, Taider,
Fighouli s uḍar-is ayeffus lamaɛna ur d-yewwiḍ ara dabex s uqerru n tmenṭagt n tmurt
nneɣ, tiyita nniḍen daɣen n teɣmert i terbeɛt n tmurt nneɣ dima seg lǧiha tazelmaḍt,
Ndouri dima dabex ad t-id-yessufeɣ fighouli Sofiane, dabex n Slimani lamaɛna
Ndouri Jean Claud yekkes-d dabex seg uqerru n Slimani, Saɛid Belkalem s uqerru-

89
Annexes :

ines yeqqar-as ad yejj dabex ad iruḥ ɣer Mboulḥi, Mboulḥi netta akked Saɛid
Belkalem, Belkalem ula d netta 23 iseggasen deg leɛmer-is amyurar aɛni yesɛan
azekka d ameqqran deg terbeɛt taɣelnawt, ḥdac n temliliyin s tin n wass-agi, agabar-
ines aɛni d win ara as-yefken tagnit i wakken ad d-iḥelli amekkan-is zyada ɣef tiḥerci-
ines deg urar-ines, yemsefham akked yimdukal-ines neẓra anwi ukkud yurar deg
tlemmast n temḥaddit yettemsefham yid-s Saɛid Belkalem, ahat d aseggas-ines
aneggaru deg lzzayer mazal ɣer tura ahat mbeɛd timlilit-agi ad d-iban kullec ɣef Saɛid
Belkalem ad yeqqim deg la JSK neɣ ad iṛuḥ ɣer kra n terbeɛt tabeṛṛanit, Mehdi
Mustapha i yuraren ass-agi ɣer lǧiha tayeffust, nesla-d i Haliluzic yessawal i Slimani
lameɛna Haliluzic yebɣa iswi nniḍen, dabex ɣer setta n lmitrat, wagi d amyurar wis 21
i d-ikecmen deg uḥric-agi wis ssin wis 22, Sibumana, Slimani iḥella-d tiyita timsereḥt
i terbeɛt n tmurt nneɣ takerṭunt tawṛeɣt nniḍen mbeɛd tamezwarut i yewwi deg uḥric-
nni amezwaru Atiki Gimana tagi d tis snat deg dqiqa agi tis 61 ur d-iban ara d anwa
Yakouba Kaita yeqqar-as i Medjani ad yeḥbes urar, Guedyoura ah Slimani iḥuza s
ufus, iḥuza dabex s ufus Slimani s tidet yecceḍ uqbel mi ara ad d-yawi dabex-agi
wama ad yili d iswi wis ssin n terbeɛt taɣelnawt, dabex n Guedyoura, iḥuza dabex s
ufus-is, wa ad tsellem rattrape rattrape prise la, aɛni ilaq ad d-yeɣrem ayen i-as-iruḥen
wa ad yeqqim deg umkan ines ahat rattrape aɛni ad yeqḍeɛ amyurar-nni n terbeɛt n
Rwanda wa ad yeqqim deg umkan-is, teslam-d akk aɛni i Haliluzic acu i as-yeqqar i
Slimani, nniɣ-d Haliluzic yebɣa iswiyen nniḍen, Belkalem akkin Taider takerṭunṭ
tawreɣt nniḍen i wuṭṭun xemsa Midyi Kagiri, tlata n tkerṭunin tiwraɣin deg dqiq-agi
tis tmenṭac n uḥric wis ssin, ɣef Djamel ddin Mesbah, haliluzic d umyurar nniḍen n
terbeɛt taɣennwat Safir Taider akked Bouguerra s deffir n dabex, Taider amyurar netta
akked akked brahimi s yenna ah yezgel dabex Fighouli yezgel-it tazwara Slimani syin
akkin Fighouli d tagnit nniḍen aɛni i terbeɛt taɣelnawt, ḥuss-aɣ bellik tezmer ad d-
tuɣqal ad terbeḥ dagi seg Rwanda, takerṭunṭ tawreɣt i Mehdi Mustapha i Fighouli,
takerṭunṭ tawreɣt i Fighouli deg dqiqa tis 64, Yakouba Kaita ɣer tura ur yexdim ara
lɣelṭat nessaram ad yeqqim akka Yakouba Kaita ass-agi mačči d aderɣal, ur d-yewwi
ara nwaḍar lamaɛna yesɛa iẓri ifeṛṛeẓ, iwala ak lɣelṭat, yefka tlata n tkerṭunin tiwraɣin
i Ruwanda, yeḥseb iswi n terbeɛt n tmurt nneɣ iwala i yekcem dabex n Safir Taider,
ur idderɣel ara ass-agi Yakouba Kaita mačči d aderɣal, Guedyoura dagi daɣen tella
lɣelṭa, dagi daɣen tella lɣelṭa n Guedyoura ɣef umyurar fabriz Twazi Guimana, iḥuza-
t idemmer-it s ufus Guedyoura immal umyurar-agi, dabex ɣer Mboulhi zdat-s

90
Annexes :

Belkalem lamaɛna yefka dabex ɣer lgiha tzelmaḍt, Brahimi akked Mesbah Brahimi
Karl Medjani, Medjani ɣer fighouli, Fighouli yuɣal ɣer deffir sanda yella Guedyoura,
Fighouli ur iɛedda ara dabex-agi Belkalem Medjani iger-d iman-is s yenna akkin
Yakouba Kaita yeǧǧa dabex ad ikemmel yeǧǧa urar ad ikemmel, Islam Slimani
lamaɛna Nduri yezwer-it-d ɣer dabex, 21 n dqayeq deg uḥric-agi wis ssin, tiyita
timserreḥt i d-yenna ɣef Belkalem dabex iweɛren s waṭas, ayɣer yewɛer s waṭas axaṭar
acḥal ayagi tura Mboulhi ttawin-as-d iswiyen s tiyitiwin-agi timserḥin, twalam winna
zdat n lbinin deg Blida, twalam daɣen iswi nni n Lbinin n tuɣalin ɣas ulama s tyita
uqerru dabex yella yers tiyita timsereḥt s aqerru n umenṭag n terbeɛt n Lbinin,
Mituidi, deg temlilit nni tamezwarut akked Lbinin dag Blida iswi i-as-d-wwin i
Mboulhi ur issin ara ad iseggem iman-is netta akked lḥiḍ ines, axaṭar ma yella lḥiḍ
netta ad d-iɣum lǧiha nni nniḍen hhh deg umkan i yella qrib qrib iswi i terbeɛt n
Rwanda, aɛessas yesɛa aɛni amur meqqren deg lɣelṭat am tigi xaṭar ma iseggem lḥiḍ-
ines ur t-iseggem ara neɣ yeɛwej lḥiḍ nni neɣ yeǧǧa-d kra n wemkan seg ara iɛeddi
dabex d aɛessas id lɣelṭa ines d lɣelṭa n uɛessas, ad iseggem lḥiḍ wa lǧiha-nni nniḍen
ad tt-yeffer netta, dabex mazal-it ɣer Ruwanda yeffeɣ ɣer beṛṛa, iḥun Rebbi dabex-agi
yeffeɣ ɣer beṛṛa, dqiqa tis 23 n uḥric-agi wis ssin aɛni azgen n uḥric wis ssin, Mbulhi
dabex syin akkin i Slimani lamaɛna yezwer-it-id, beṛṛa i yeṭṭef Nduri dabex takerṭunṭ
tawraɣt i Nduri deg dqiqa-agi tis 68, takerṭunṭ tawraɣt i Nduri yenna-d yeṭṭef dabex
beṛṛa n ujerrid-nni n tmenṭac n lmitrat, dagi ma ḥarcen imyurar n terbeɛt taɣelnawt,
Fighouli neɣ d win ara yewwten dabex yezmer ad yili d iswi dayen i sarameɣ, ad nzer
dagi anida yeṭṭef dabex netta yella beṛṛa n ujerrid n tmenṭac aɛni netta yella deg tama
n tmenṭac dabex, ma yella icelqef-it deg tmenṭac ur d-iban ara aṭas dagi lamaɛna
aɛessas ur d-ifiɣ ara beṛṛa n tmenṭac n lmitrat-is, yella daxel n tmenṭac n lmitrat
lamaɛna ifassen dagi deg ttṣawer-agi i aɣ-d-ɛawden deg television n Ruwanda ur d-
banent ara mliḥ, aɛessas yella deg tama n tmenṭac ifassen-is wissen ma fɣen-d neɣ ur
d-fiɣen ara, Ykouba Kaita wissen ma yella tḥuseb-it tnefsit-ines waqila izzem iman-is
mi ara iwali lɣelṭat i yexdem akked dabex n uḍar n Lzzayer ama deg temlilit nni n
Ruwanda deg Blida deg useggas n 2009, ama d timlilit nni n terbeɛt n Bgayet deg
unnar n Rades deg Tunes anda yekkes tiyita n lpinalty ur yessufeɣ ara amyurar atunsi
yefka tiyita n lpinalty i terbeɛt n L’espérance ulac tiyita n lpinalty, ad tafeḍ yezzem
iman-is mi ara ad iwali tiyitiwin-agi deg television neɣ ahat ass-agi ar tura nniɣ-d ar
tura ulac lɣelṭat ur yeḍlim ara tarbeɛt n Tunes deg tmurt nneɣ, 70 n dqayeq 25 n

91
Annexes :

dqayeq deg uḥric-agi wis ssin, ad nẓer imyuraren n terbeɛt taɣelnawt anwa ara
yewwten dabex, yewwi-d Rebbi d Fighouli s uḍar-is azelmaḍ ad nẓer tura, yella
fighouli yella Mesbah zdat n dabex Fighouli s uḍar-is ayeffus neɣ Mesbah s uḍar-is
azelmaḍ, yekcem-d Fouad Kadir anwi yefɣen mazal ur neẓri ara, yewwi-iyi-d Rebbi d
Yacine Brahimi, a-t-an Fouad Kadir yekcem-d deg uḥric-agi… tura ahh Fighouli ahh
fighouli ahya Fighouli nessen-ik tetturareḍ axir n wakka, wigi zemreɣ ad d-iniɣ d kra
n yimezdaɣ n L’europe i izedɣen deg Ruwanda, Fighouli nessen-it yetturar tiyitiwin
timserḥin axir n wakka, yekcem-d tura i nwala Fouad Kadir yewwi-d Rebbi yeffeɣ
Yacine Brahimi ɣas ulamma ur aɣ-t-id yesken ara u réalisateur-nni n Ruwanda
lamaɛna d Kadir netta akked Yacine Brahimi yiwen yeffeɣ yiwen yekcem-d, dabex
ɣer Mbulhi yeffeɣ ɣer beṛṛa, Mbulhi Slimani iruḥ dabex Taider taider yiwen sinna
Kadir dabex yuɣal alemmi d tamḥaddit almi d talemmast n unnar ɣer yimyuraren n
terbeɛt n Ruwanda, Mustapha syin akkin dabex ɣer ɣer-s Slimani tiyita-ines mačči
deg umkan neɣ Fighouli, ass-agi Slimani Islam yaɛni d sseḥ d netta i yefkan tiyita-nni
n yiswi dabex n yiswi i Taider lamaɛna ur t-nwala ara am zik, iban-iyi-d am akken
yeɛna, neɣ sarameɣ yeskiddeb ad d-ibeggen udem nniḍen sya ɣer tagara n temlilit-agi,
mazal 17 n dqayeq n zyada ɣef lweqt ara iḍaɛen, ad d-ibeggen belli mazal ttkal fell-as
Slimani, Foghouli Slimani ahahahah tiyita dabex n Kadir dabex tiyita n Kadir Fouad
lamaɛna Nduri deg umkan ɣas ulamma llan ssin yimyuraren n terbeɛt taɣelnawt
lamaɛna yeḥbes-d dabex-agi Nduri, twalam Fouad Kadir dabex yerra-tt-id ɣer Slimani
deg tazwara lamaɛna ur imsefham ara netta akked Fighouli ur myesefhamen netta
akked Fighouli, abeddel nniḍen seg tama n Ruwanda yaffeɣ Atiki Gimana yekcem-d
deg umkan-ines umyurar Ismail ɣezzif yisem-is wagi Nchutiyama gana abeddel wis
tlata deg terbeɛt-agi n Ruwanda, Yakouba Kaita yeqqar-as i Mbulhi ad yuɣal ɣer
deffir, yeffeɣ-d aṭas s dabex beṛṛa n tmenṭac, Ṛbeɛ n saɛa i d-yeggran ɣef tagara n
temlilit-agi, wa ad ɛawdeɣ ad t-id-iniɣ Lzzayer yezmer aseggas-agi ad tt-ɛeddi s aḥric
amezwaru uqbel le Brésil uqbel le mondial n Brésil, ad d-ɛawdeɣ ssin n curuṭ ilaq ad
nerbeḥ tura deg temlilit n wass-a ar tura aqlaɣ nerbeḥ ilaq tarbeɛt n Mali ur trebbeḥ
ara tameddit-gi zdat … dabex dima n Kader ger ifassen n Nduri, ilaq Lmali ur trebbeḥ
ara zdat n Lbinin deg Bamako, ad temɛadal neɣ ad texseṛ kifkif awi-d kan ur trebbeḥ
ara, ma yella Lzzayer terbeḥ u Mali ur terbiḥ ara, lmeɛna-as nukkni aqlaɣ deg uḥric
wis tlata, mebla ma nerja timlilit n setta septembre akked Lmali dagi deg Lzzayer,
Mbulhi, Medjani ur imsefham ara akked Taider akked Fighouli, zedma i terbeɛt n

92
Annexes :

Ruwanda Belkalem deg umkan, Medjani syin akkin suffɣen-d dabex, Taider iruḥ
dabex-ines ɣer tama anda yella Mesbah, tiyita n tnallit i terbeɛt n Lzzayer,lǧiha
tazelmaḍt n temhaddit, Guedyoura , tiyita timserreḥt i terbeɛt n Ruwanda ad tɛeddi
ɣer yimdukkal ad turar swaswa, 32 n dqayeq deg uḥric-agi wis ssin twalam
achronomètre aḥric-agi wis ssin iseggem swaswa lweqt-agi, Belkalem syinna s
uqerru-ines Islam Slimani macci deg umkan-is yuɣal-d aṭas ɣer temḥaddit, Guedyoura
dabex ɣer imyuraren n Ruwanda Siboumana yeffeɣ ɣer tyita n tnallit ad t-yessufeɣ
Fighouli Sofiane, dabex mazal-it ɣer imyuraren n Ruwanda Medjani yessufeɣ dabex
yuɣal ɣer imyuraren n Ruwanda, twalam ḥaca Slimani i yellan d aqerru n tmenṭagt ɣer
zdat imyuraren-ak n terbeɛt taɣelnawt ad ten-nan deg temḥaddit nneɣ Belkalem
yeǧǧa-d dabex i Mbulhi dagi yessuter smaḥ Belkalem seg yimdukal-ines, dabex aɛni
ur yejhid ara aṭas yeshel i Mbulhi, wissen ma yella ad d-yessekcem kra n umyurar
Haliluzic deg tnac n dqayeq-agi i d-yegran wissen ahat ma yebɣa iswi nniḍen ad d-
yessekcem ahat Soudani neɣ Ghiles neɣ ad yebɣu aɛni ad yesseḥbiber ɣef tegnit-agi
ɣef ugmuḍ-agi ad d-yessekcem amyurar nniḍen n temḥaddit neɣ n tlemmast, aɣ-d-
iban kullec sya ɣer kra n dqayeq neɣ ad ikemmel akka, tiyita n tnallit i terbeɛt n
Ruwanda, Taider Fighouli netta akked Guedyoura ur mysefhamen ara, bien jouer bien
jouer nesla i Haliluzic yeqqar-as i Fouad Kadir kcem-d deg umkan n Yacine Brahimi
deg uḥric-agi wis ssin, tiyita nniḍen i terbeɛt n Ruwanda dabex i terbeɛt n tmurt nneɣ,
nekkini waleɣ ad tɣileḍ d Kadir i yessufɣen dabex, Mustapha Mahdi mazal ur iɛeddi
ara yeffeɣ dabex yeffeɣ dabex i terbeɛt n Ruwanda, ɛecra n dqayeq kan i d-yegran,
Fighouli yessufeɣ ɣer Islam Slimani tiyita n uqerru lamaɛna ɣer beṛṛa, tiyita n uqerru
ɣer beṛṛa d tiyita n teɣmert tnac n tiyitiwin n teɣmert i terbeɛt n tmurt nneɣ, tiyita u
ugerru n Slimani yettecmumuḥ Slimani ur neẓri ara ayɣer acu yettmeslay netta akked
umyurar-agi n Ruwanda, tiyita n Slimani lamaɛna yerra-tt-id umḥaddi Taider akked
Guedyoura, Taider Kadir mazal yessufeɣ dabex ɣas ulamma maɛna yerra-d dabex,
mazal-it ɣer Fighouli figh…ahhh yezgel dabex-ines Taider yezgel dabex-ines Taider
ur ilaq ad yeḥbes dabex-ines ilaq ad yewwet lamaɛna yezgal-it, yuɣal i terbeɛt n
Ruwanda imyuraren n Ruwanda sruḥen dabex, 81 n dqayeq tesɛa n dqayeq kan i d-
yegran, Rafik Djebour d timlilit-ines tis rebɛa zdat n Ruwanda, anwa ara yefɣen ad
yeffeɣ Slimani aqerru n tmenṭagt s aqerru n tmenṭagt, Djebour yella deg temlilit-nni n
alfin u tesɛa (2009), yella deg temlilit-nni n rwaḥ yella deg snat n temliliyin tagi d
timlilit tis rebɛa Rafik Djebour d amyurar n Olympiacos yewwi taqbuct akked talɣuɣa

93
Annexes :

n la Grece aseggas-agi netta akked uzzayri nniḍen ifazen Djamel Abdoune, Abdoune i
d-yufraren d amyurar ifazen meilleur joueur n talɣuɣa n la Grèce n useggas-agi, d
lewhayem amek ur as-yessawel ara Haliluzic i terbeɛt taɣelnawt wissen d acu i as-d-
suksen i Djamel Abdoune ɣas ulmma ifaz ayen din, ihi nniɣ-d d la tactique amyurar s
umyurar amekkan s umekkan, yessufeɣ aqerru n tmenṭagt yesskcem-d aqerru n
tmenṭagt ahat d tagnit nniḍen i Djebour imi tarbeɛt taɣelnawt terbeḥ d tagnit i Djebour
i wakken ad d-yuɣal ad d-yawi iswiyen acḥal-agi ur d-yewwi ara Djebour iswiyen,
iḥun Rebbi yella Mehdi Mustapha iḥuza dabex-agi yeffeɣ ɣer tyita n teɣmert, tarbeɛt
n Ruwanda, Bouguerra yettseggim imyuraren-is, Rafik Djebour yuɣal-d alemmi d
tamḥaddit, dabex yessufeɣ-it-id Bouguerra imyuraren n terbeɛt taɣelnawt Bouguerra
Kadir Guedyoura Mesbah Kadir anda yella Djebour yuɣal-d alemmi d deffir
Guedyoura Taider, Taider Karl Medjani, Medjani yeqɛed tiyita-ines yeḥbes-itt-id
Nduri dabex mazal-it ɣer Figouli ahhh ayen yesruḥ Safir Taider, ayen i isruḥ Safir
Taider lmitra ger-as akked ujerrid n ucebbak, twalam tiyita n Medjani yeḥbes-itt-id
Nduri ɣer iḍarren n Fighouli lamaɛna Safir taider tiyita-ines tezgel teɛwej, dabex
yebren yeffeɣ-d seg temḥaddit, Taider aɛni yewwi-d lfayda tameqqrant imi d-yusa ɣer
terbeɛt taɣelnawt n Lzzayer, macci kan s yiswiyen-ines lamaɛna ula d urar-ines
twalam aɛni la technique-ines tiḥerci-ines, Lahsen ad d-yekcem d anwa ara yefɣen,
yettwafhem tura d acu yebɣa… Fighouli yeffeɣ-d ad d-yekcem deg umkan-is Lehsen
Medhi neɣ Lahsen n terbeɛt taɣelnawt n tmurt nneɣ, Haliluzic yebɣa ad yejj schéma
akken i yella schéma tactique-ines, yessufeɣ aqerru n tmenṭagt yessekcem-d aqerru n
tmenṭagt, yessufeɣ-d tura amyurar Fighouli ɣas ulamma yaɛni yebɣa ad yesseḥbiber
ɣef ugemmuḍ-agi, axaṭar Fighouli d netta i yellan deg i wumi neqqar Ḥeggu n wurar
l’animation du jeu, deg lawan Lahsen netta yetturar ciṭ defiir ma nmuqel ɣer wemkan
n Fighouli i wakken ad yesserked talemmast n unnar, Mahdi Medhi Lahsen, Kadir,
Djebour, Lahsen netta akked Kadir, Lahsen yessufeɣ dabex ines ulac aqerru n
tmenṭagt, rebɛa n dqayeq kan i d-yegran a yimdukal, ad ɛiwdeɣ ad d-iniɣ belli
Lzzayer tezmer ass-agi ad tɛeddi s aḥric wis tlata uqbel le Brésil, lamaɛna ilaq ad
nesseḥbiber ɣef ugemmuḍ-agi n rbeḥ ilaq le Mali ur trebbeḥ ara tameddit-agi
temɛadal neɣ texser kifkif awi-d kan ur trebbeḥ ara, Rafik reste sur l’axe i as-yeqqar,
aɛni qim d aqerru n tmenṭagt deg tlemmast n temḥaddit n Ruwanda i as-yeqqar
Haliluzic i Djebour lmaɛna-s akken ur ttalin ara yemhaddiyen n terbeɛt n Ruwanda,
axaṭar ma yeqqim uqerru n tmenṭagt deg umkan-ines amyurar neɣ ssin ad t-ɛassen ur

94
Annexes :

tettajjan ara weḥdes, ukin-d imyuraren n terbeɛt n ruwanda lamaɛna ur sawḍen ara i
wakken ad ɛeddin seg lǧiha n tlemmast-agi nneɣ neɣ ad awḍen ɣer temḥaddit n
terbeɛt n tmurt nneɣ, tura dagi dabex n Safir Taider iswi n Safir Taider mbeɛd dabex i
as-yefka Slimani Islam, iswi awḥid ɣer tura deg temlilit-agi, ilaq leḥder meqqren,
Belkalem igerrez s uqerru tiyita lamaɛna teɛwej tebren, dabex ɣer setta n lmitrat,
amicru-agi xedmen s ufella n unnar aɛni yenfeɛ-aɣ aṭas nsel mi ara yettɛeyyiḍ
Haliluzic acu i as-yeqqar i imyuraren-ines, Safir taider, Guedyoura ɣer Mahdi
Mustapha, Safir Taider i d-yuɣalen tura ɣer lǧiha tayeffust yuɣal ɣer Kadir i ibeddlen
tama, Safir taider iruḥ-as dabex yuɣal s amyurar Siboumana yuɣal i terbeɛt taɣelnawt,
igerrez Guedyoura yuɣal-d alemmi d talemmast anda yella Lahsen, ɣer lǧiha
tazelmaḍt ɣer umyurar Mesbah, Mesbah yuɣal-d ɣer karl Medjani, dqiqa d rebɛin n
les secondes kan i d-yegran i wakken Lzzayer ad d-ḥelli taneqqiṭ ines tis tnac deg
tesqamut-agi tis tmanya n uɛeddi ɣer le mondial n Brésil, aṭas i yugaden ayyur n Juin
nnan-ak Juin ad yili yesɛeb aṭas ɣef terbeɛt taɣelnawt imi ad turar snat n temiliyin
beṛṛa n unnar-ines lamaɛna tura tarbeɛt taɣelnawt tebgen-d belli Juin-agi akken
igerrez lḥal akken i nessaram-ak, aṭas i d-yeqqaren xarṣun rebɛa n tneqqiḍin ama deg
snat n temiliyin deg Ruwanda akked lbinin lamaɛna akka tura setta n tneqqiḍin, ɣer
tura awi-d kan ad yeqqim ugemmuḍ akka tura, neɣ ad d-rnu terbeɛt n tmurt nneɣ iswi
nniḍen, Djebour tiyita n tnallit i terbeɛt n Ruwanda i d-yenna umefray amɛiwen
amezwaru Sidiki Sidibi, Belkalem zdat n dabex-agi tiyita n setta n lmitrat i d-yenna
Yakouba kaita, imdukal Yakouba Kaita ad d-iniɣ yezzem iman-is aṭas mbeɛd ayen i
yexdem i dabex n uḍar n Lzzayer deg temlilit n Bagayet akked l’esperence n Tunes,
ass-agi ɣer tura igerrez Yakouba Kaita, tlata n dqayeq n lweqt iḍaɛen mbeɛd tlata-agi
n tneqqiḍin Lzzayer ad d-ḥelli taneqiṭ-ines tis tnac awi-d kan imyuraren n tmurt nneɣ
ad qimen yeɛni ur ten-yettfeɣ ara leɛqel ad qimen rekzen aṭas ɣef temlilit-agi, aɣ-
tessurfem a yimdukal ɣef tsaweṛ-agi nnexlaḍent lkamirat tsaweṛ n snat n lkamirat tura
t-seggem, amefray Yakouba Kaita i d-yennan tiyita timsereḥt i Lzzayer, s lexsara-agi
tarbeɛt n Ruwanda ad teqqim d taneggarut deg tesqamut-agi s snat n tneqqiḍin kan,
deg lawan i deg tarbaɛt n tmurt nneɣ ad taweḍ ɣer tneqqidṭ tis tnac, Lmali sebɛa n
tneqqiḍin Lbinin rebɛa n tneqqiḍin, Lbinin akked Lmali ad mlilent tameddit-agi ɣef
sebɛa n tmurt nneɣ deg Bamakou, anɛam aḥeddu aḥennu ɣef uqrur-agi azzayri-agi i d-
iruḥen ɣer Ruwanda akked imawlan-ines, One two three vive a l’Algerie ɣas ur nesli
ara lamɛna nẓer deg yimi nsen acu bɣan ad d-inin, senjeq taɛellamt n Lzzayer, amɣar

95
Annexes :

aqrur argaz tameṭṭut akken ma llan izzayriyen dinna deg Ruwanda ttaken afud i
terbeɛt taɣelnawt, dqiqa d uzgen kan i d-yugran uqbel tagara n temlilit, aya leḥder
meqqren a yizzayriyen s ufella n unnar i wakken ad qiment tlata n tneqqiḍin-agi ɣer
nneɣ, tella lɣelṭa yezmer ad yefk takerṭunṭ, ma yefka takerṭunṭ Yuklal-itt umyurara n
terbeɛt n tmurt nneɣ, Lahsen xaṭi Guedyoura, ma yefka tkerṭunṭ tawreɣt yuklal-itt
Guedyoura, Guedyoura twalam yuɣal ɣer tlammast n temḥaddit aɛni i wakken ad
iɛawen Bouguerra akked Belkalem akked Mejjani daɣen nni, ak imyuraren n terbeɛt n
tmurt nneɣ ad ten-nan deg tama nneɣ ur zriɣ ara ur walaɣ ara kan Djebour ma yella
yuli-d ad d-yefk afud i yemyuraren, ula d Djebour ad t-an deg temḥaddit aɛni 21 n
yimyuraren ad ten-nan deg tama n tmurt nneɣ siwa aɛessas Nduri i yellan deg tama n
Ruwanda, igerrez dabex-agi i d-yessufeɣ Belkalem neɣ Mehdi Mustapha i t-id-
yessufɣen yeffeɣ ɣer tyita n tnallit, kra n les secondes kan a les verts a les fennecs,
Taider tiyita timserreḥi i Lzzayer mbeɛd tiyita-agi timserreḥt ad yesfeṛ Yakouba Kaita
tagara n temlilit arẓaẓen neɣ arẓen areẓ akken i wen-yehwa semmit-as d isem i as-
ttaken i terbeɛt n Ruwanda amek akken neqqar nukkni les fennecs neɣ muḥaribu al
sehraa, igrawliwen n seḥra neɣ les verts izegzawen ɛeddant tlala-nni n dqayeq yerna
umefray Kaita, mebruk rbeḥ n Lzzayer, Nduri yeǧǧa dabex yeffeɣ, tiyita n tnallit i
terbeɛt n tmurt nneɣ, twalam bubuzilla-agi tiẓebẓabin t-agi i d-yufraren deg lmundyal-
nni n lefriqya n wadda, imi d-nemeslay ɣef Lefriqya n wadda nessaram yeɛni Mondila
ad yeḥlu, mebruk i Lzzayer arbeḥ-agi wis ssin wa s deffir wa beṛṛa n unnar-ines
mbeɛd Lbinin deg Portonovo ass-agi deg Kigali deg Ruwanda, tlata n tneqqiḍin
nniḍen i terbeɛt n Lzzayer mbeɛd iswi n Safir Taider deg dqiqa tis setta n uḥric-agi
wis ssin tnac n tneqqiḍin i Lzzayer Mali deg umkan wis ssin s sebɛa n tneqqiḍin
mbeɛd ihi ccerṭ-agi amezwaru ma yella Lmali temɛadal neɣ texseṛ awi-kan ur trebbeḥ
ara Lzzayer ad tɛeddi s aḥric aneggaru aḥric wis tlata ad d-yilin deg Octobre uqbel
timlilit n setta Septembre akked Lmali akken yebɣu yili lḥal, tanemmirt d tameqrant i
yemyuraren izzayriyen tanemmirt daɣen i kunwi i kunemti sɣur televesion tis rebɛa n
Lzzayer timlilit-agi i nessaram i wakken ad teqqim deg cfawa, axaṭar aṭas i d-yennan
dakken abrid ɣer Rio Dejaniro yettɛeddi seg Kigali iɛeda seg Portonovo ikemmel ɣer
Kigali Belkalem akked Islam Slimani d Kuraychi ak imyuraren n terbeɛt n tmurt nneɣ
Karl Medjani, Haliluzic, belkalem akked le staff n terbeɛt n tmurt nneɣ akken ma llan
yimyuraren ad asen-nini tanemmirt tameqqrant uraren akken iwata lḥal, ula d tactique
n Haliluzic anect akka i ibeddlen ssin n yimyuraren ɣef wid i yuraren zdat n terbeɛt n

96
Annexes :

Lbinin deg portonovo ass n lḥed nni i iɛeddan, nniɣ-d ayagi-ak d ayen yejjan tarbeɛt
taɣelnawt ciṭ ciṭ yaɛni tger aḍar ɣer zdat i wakken ad d-ḥelli taneqqidṭ-agi tis tnac,
mbeɛd ihi rbeḥ deg Lbinin akked rbeḥ deg Ruwanda tarbeɛt n tmurt nneɣ a-tt-an
terwel s xemsa n tneqqiḍin ɣef Lmali,tameddit-agi zemren ad d-fɣen izzayriyen akken
ad ferḥen ma yella tecceḍ terbeɛt n Mali deg unnar ines Lzzayer ad tt-ɛeddi s aḥric wis
tlata mebla ma nerǧa timlilit taneggarut ara ad d-yilin akked Lmali deg setta
septembre dagi deg Lzzayer, ihi d tagi i timlilit a yimdukal mazal ttawḍent-aɣ-d
ttsaweṛ-agi seg Kigali ttsaweṛ igerzen s waṭas sɛant lbenna tmeqqrant. Imyurar n
terbaɛt-agi taɣelnawt n Rwanda, ameɛna mazal rruḥ n tdukli gar-asen. Tanemmirt,
ǧǧiɣ-ken deg lehna. Nureddin Saɛad yeqqar-awen qqimet deg lehna, ar tufat ma yebɣa
Ṛebbi.

• Un tableau recapitulatif des emprunts arabes utilisés dans le


corpus:

Les emprunts Leur équivallent en


Arabe
Lweqt ‫ا‬
Nnacid ‫ا‬
Lqebṭan ‫ن‬ ‫ا‬
Iḥarem ‫م‬
Lawan ‫ا"وان‬
Ccerṭ ‫ط‬ ‫ا‬
Ttineqqiḍin ‫ا ط‬
Leḥcic $ ‫ا‬
Ccek % ‫ا‬
Imfaṛṛǧen & ' ()* ‫ا‬
Amkan ‫ ن‬+* ‫ا‬
Yexseṛ ,-
Rrbeḥ ./ ‫ا‬
Lǧiha 012 ‫ا‬
Amɛadal 0 ‫ د‬4* ‫ا‬
Rraḥa 05‫ا ا‬

97
Annexes :

Leḥder ‫ر‬7 ‫ا‬


Ccix 8 ‫ا‬
Ccɣel 9: ‫ا‬
Ttfaṣil 9 ; () ‫ا‬
Ṣṣut ‫ا> ت‬
Lḥal ‫ا ل‬
Lberr ‫ا‬
Dqayeq @A ‫ا‬
Lfayda ‫ ة‬A(‫ا‬
Lɣelṭa 0 C: ‫ا‬
Tteswiṛa ‫ا > رة‬
Ṛṛay ‫ا أي‬
Acebbak ‫ك‬ ‫ا‬
Ccan ‫ن‬G ‫ا‬
Lḥiḍ H ‫ا‬
Leɛmer *4 ‫ا‬
Axṣim I>J ‫ا‬
Tlatin & KLK
Iḍaɛ MA N
Iṣeffer (;
Aɛefrit (4 ‫ا‬
Yejreḥ ‫ وح‬2P
Lkalafa 0(C+ ‫ا‬
Tmenṭac Q 0 S *K
Ṛbeɛ M/ ‫ا‬
Ssaɛa 0Q , ‫ا‬
Setta 0)‫ﺳ‬
Ssmaḥ ‫* ح‬, ‫ا‬
Awḥid 5‫و‬
Leḥder ‫ر‬7 ‫ا‬
Leɛqed 4‫ا‬
Taɛellamt IC4 ‫ا‬

98
Annexes :

Aɛessas U,Q
Tanefsit 0 ,( ‫ا‬
Xemsa 0,*-
Ɛecrin ‫ون‬ Q
Ṭmeɛ M* ‫ا‬
Ssuq ‫ ق‬,‫ا‬
leḥsab ‫ب‬, ‫ا‬
Amecwaṛ ‫ا * ار‬
Yetbeɛ M‫ﺗ‬
Yeḥseb Z,5
Ɛawed ‫ ود‬Q
Yeḍlem IC‫ظ‬
Ṛbeɛ M/‫ر‬
Lmaɛna \ 4P
Ljehd 12 ‫ا‬
Yeshel 91‫ﺳ‬
Lexṣara ‫ رة‬,J ‫ا‬
Lbenna 0 ‫ا‬
Ṛṛuḥ ‫ا وح‬

• Un tableau recapitulatif des emprunts au français utilisés dans


le corpus:

L’emprunt Son equivallent en


français
Lanimasyu Animation
Abilanti Un pinalty
Tilivizyu La télévision
Takarṭiwt Une carte
Ladinamik La dynamique
Limiditi L’humidité
Lmundyal Le mondiale

99
Annexes :

Lisugund Les seconds


Lefriqya L’afrique
Marikan L’Amérique
Ṭelyan L’Italie
Siptumbr Septembre
Lmali Le Mali
Amikṛu Un micro
Lkamiṛat Les caméras
Krunumitr Chronmetre
Taktik Tactique
Animaṣyu Animation
Octubr Octobre
Ulampiq Olympique
Cima Schéma

• Un tableau recapitulatif des neologismes utilisés dans le


corpus:

Néologismes Equivallent en
existant dans le français Leurs origines
corpus
Selon Selon
J. M. Dallet M.A.Hddadou
«Dictionnaire : «Dictionnaire
kabyle-français des racines
parler de At berbères
Mangellat communes».
Algérie».

Iswi Le but, objectif [SW]: (objectif). [SW]

Annar Air à battre [NR]: (air à [NR]:aire


battre). (Maroc central)
:(aire à batte).
Taɣelnawt National / ƔLN: derivé de

100
Annexes :

aɣlan (nation)
(trg).
Ahil Le programme / (Trg)

Anaddal Sportif / /

Anefray Arbitre dérivé du verbe dérivé du verbe


fru: [FR]: (régler, fru: [FR]:
resolu). (régler).

Amenṭag Attaquant dérivé du verbe /


nṭeg:[NṬG]
(sauter, bondir).
Imyuraren Joueurs Dérivé du verbe Dérivé du verbe
urar (Ghad):[R] urar (néfoussi):
(jouer, s’amuser, [R] (jouer).
danser).
Urar Jeu/ Jouer [R]: urar (jouer, [R]: urar (jouer).
s’amuser).
Talɣuɣa Champion / /

Dabex Ballon / /

Amḥaddi Défenseur Dérivé du verbe Dérivé du verbe


ḥudd: [ḤD] ḥudd: [ḤD]
( chercher a (séparer).
séparer, à
défendre).
Uṭṭun Le numéro / /

Ajarrid Un tri Dérivé du verbe Dérivé du verbe


jerred [JRD]: jerred:[JRD]
(écrir, graver). (écrire).
Afud Le courage [FD] : (force [FD] : (force,
physique ou richesse,
morale). pouvoir).
Tama Le coté [M] : à coté de, [M] (Wrg):
auprès de). (extrémité, limite
bordure).
Ddurt / /

Aḥric Partie [ḤRC]: (part). /

Aselway Président Derivé de selwi : Derivé de selwi


[SLW] (dériger). [SLW] :
(dériger).(trg)
Tiyita Coup de frappe. [WT] : (coup). [WT] : wwet,
tiyita (fait de
frapper, coup).

101
Annexes :

Timlilit Une rencontre [ML] : dérivé du Dérivé du verbe


vverbe mlil mlil [ML].
(rencontrer).
Tasqamut Une assemblée / /

Ugur Probléme [GR] [GR] :


:(souffrance, (difficultés).
difficulté)s.

• Un tableau recapitulatif des néologismes existant dans


l’Amawal:

Neologisme Son equivalant en


français
Addal Le sport
Iswi Le but,objectif
Ahil, pl ihallen Le programme
Anaddal Le sportif
Anefray Arbitre
Amenṭag Attaquant
Asleɣmay Entraineur
Aselway Le président
Tasqamut Une assemblée
Taɣelnawt Nationale
Unṣib Officiel
Uṭṭun Numéro
Tama Marge
Aɣelnaw National
Alɣuɣ Champion

Annexe III :

• Sigles et abréviations :

Liste des sigles :


FIFA "Fédération Internationale de Football Association".
102
Annexes :

JSK "Junesse Sportive de Kabylie".

Liste des abréviations :


EL : état libre

EA : état d’annexion

N : nom

Mas : masculin

Sing : singulier

Fém : féminin

Trg : touareg

Ghad : Ghadamès

Wrg : wargli

Ar : arabe

Fr : français

103
Table des matières :

Sommaire…………………………………………………………………………….05

Introduction générale…………………………………………………………………09

A. Présentation du thème……………………………………………………......10
B. Choix de sujet………………………………………………………………...11
C. Problématiques……………………………………………………………….11
D. Hypothèses…………………………………………………………………...11
E. Démarches suivie…………………………………………………………….12
F. Présentation de corpus……………………………………………………….12
• Chapitre I : Eléments théoriques.

Introduction…………………………………………………………………...……...11

1. La Situation Sociolinguistique de l’Algérie....................................................14


a. La langue arabe..........................................................................................14
b. La langue amazighe………………………….…………………………...16
c. La langue française……………………………………………………….17
2. La langue et la communication.......................................................................18
3. Le cadre général des médias en Algérie..........................................................19
4. La langue berbère (le kabyle) et les médias....................................................20
a. La chaîne II de l’entreprise nationale de radiodiffusion en kabyle...........20
b. Historique de la chaine IV.........................................................................20
5. Définitions des concepts..................................................................................20
5.1. La langue ..................................................................................................20
5.2. Le lexique et le vocabulaire.......................................................................21
5.3. Le mot en berbère......................................................................................21
5.4. La terminologie.........................................................................................22
5.5. La metaphore.............................................................................................22
5.6. La néologie................................................................................................23
• Court bilan de la néologie berbère...................................................................23
a- Les premiers néologismes (1945-1954).....................................................23
b- Tajerrumt n tmaziɣt (Grammaire berbère).................................................24
c- L’AMAWAL (1974)..................................................................................24
5.7. La dérivation.............................................................................................25

105
Table des matières :

5.8. La composition..........................................................................................25
5.9. L’emprunt..................................................................................................26
5.10. Le calque...............................................................................................26
5.11. Le radicale............................................................................................26
6. Un aperçu géneral sur le sport..........................................................................26

• Chapitre II: Analyse morpho lexicale.


A. La morphologie.........................................................................................29
I. Analyse morphologique des mots........................................................29

I.1. La structure du mot..............................................................................29

I.2. La classification monématique en berbère ..........................................29

I.2.1. Le verbe…………….……………….………………….………… ………...30

I.2.1.1.Les indices de personnes………………………………………….30

I.2.1.2. Schème aspectuel …………………………...………………….30


I.2.1.3. Racine lexicale…………………………….……….…………..…30

I.2.2. Le nom..................................................................................................31

I.2.2. 1. Les modalités de localisation ou déictiques.....................................31

I.2.2.2. Les modalités obligatoires du nom……………………………………….……………31

I.2.2.2.1. Le genre……………………………………………………………….31

A. Le masculin……………………………………………………………...32
B. Le féminin…………………………………………………………….....32
B.1. opposition de sexe …………………………………………………34
B.2. Opposition de taille (diminutif/augmentatif) ……………………...34

I.2.2.2.2. Le nombre…………………………...………………………………...34

I.2.2.2.2.1. Le pluriel interne…………………….…………………..………..34

a. Alternance vocalique simple……………………………………….……35


b. Alternance vocalique double……………………………………………35

106
Table des matières :

I.2.2.2.2.2. Le pluriel externe………………………………………….………35

I.2.2.2.2.3. Le pluriel mixte………………….…….…………………………...36

I.2.2.2.2.4. Le duel…………………………………………………………….37

I.2.2.2.3. L’état…………………………..………………………………………..37

I.2.2.2.3.1. Etat libre ……………………………………………….……….….37

I.2.2.2.3.2. Etat d’annexion…………………………………………………….37

a. Etat d’annexion pour les noms masculins………………………………..….34


b. Etat d’annexion pour les noms féminins …………………………………....35
II. Les procédés de la création lexicale…………………………………………39

II.1. La dérivation………………………………………………………………………..40

II.1.1. La dérivation grammaticale……………………………………………………40

II.1.1.1. La dérivation verbale……………………………………………………...40

a. La forme de l’actif (préfixation de s_)………………………………………40


b. La forme du passif ………………………………………………………….40
c. La forme de réciproque……………………………………………………...40

II.1.1.2. La dérivation nominale ………………………………………………………………………40

a. Nom d’action verbale………………………………………………………...41


b. Le nom concret……………………………………………………………….41
c. Le nom d’agent……………………………………………………………….41
d. Le nom d’instrument…………………………………………………………41

II.2. La composition……………………………………………………………………..41

II.2.1. La composition proprement dite……………………………………………..42

II.2.2. La composition synaptique…………………………………………………..42

a. Nom + n + nom2………………………………………………………………………………….....42

b. Nom + adjectif……………………………………………………………....42

II.3. L’emprunt…………………………………………………………………………43

107
Table des matières :

II.3.1. Les types d’emprunts……………………………………………………….43

II.3.1.1. Les emprunts complètement berbèrisés…..………………….…………43

II.3.1.2. Les emprunts partiellement berbèrisés………………………………….43

III.3.1.3. Les emprunts non berbèrisés……………………………………………44

II.3.2. L’intégration de l’emprunt dans la langue………..…………………...……45

a. Intégration sémantique…………………………………………………….45
b. Intégration morphologique…………………………………………….......46
c. Intégration phonétique…………………………………………………….49

II.4. La néologie…………………………………………………………………............50

II.4.1. La typologie des néologismes………………………………………..50

III.4.1.1. La néologie phonologique.............................................................50

III.4.1.2. La néologie sémantique.................................................................50

III.4.1.3. La néologie dérivationnelle...........................................................51

III.4.1.4. La néologie par emprunt...............................................................52

a. La néologie par emprunt interne……………………….…………52


b. La néologie par emprunt externe……………………..…………..52
II.4.1.5. La néologie syntagmatique…………………..………………......53

B. La sémantique...........................................................................................53
I. Les relations sémantiques entre les unités lexicales………………………….53
I.1. Relations de hiérarchie et d’inclusion........................................................54
I.1.1. Hyponymie et hyperonymie..............................................................54
I.1.2. La relation partie-tout.........................................................................54
I.2. Les relations d’équivalence et d’opposition...............................................54
I.2.1. La synonymie.....................................................................................54
I.2.2. L’antonymie......................................................................................54
I.2.3. La polysémie......................................................................................55
I.2.4. L’homonymie.....................................................................................55

108
Table des matières :

• Chapitre III: Analyse syntaxique.


Introduction........................................................................................................
1. Définition de syntaxe.....................................................................................59
2. Définition de calque.......................................................................................59
3. Déférence entre calque et emprunt.................................................................59
4. Typologie des calques....................................................................................60
4.1. Les calques lexicaux................................................................................60
4.1.1. Les calques morphologiques.........................................................60
4.1.2. Les calques sémantiques...............................................................62
4.1.3. Les calques d’expression..............................................................63
4.2. Les calques syntaxiques...........................................................................63
5. Les raisons de recourir au calques..................................................................65

Conclusion générale.....................................................................................................67

Bibliographie................................................................................................................70

Annexes........................................................................................................................75

Annexe I.......................................................................................................................76

1. Le résumé en kabyle........................................................................................76

Annexe II......................................................................................................................77

2. Le corpus.........................................................................................................77
3. Un tableau montrant les emprunts arabes utilisés dans le corpus…………...97
4. Un tableau montrant les emprunts au français utilisés dans le corpus…….....99
5. Un tableau récapitulatif des néologismes utilisés dans le corpus…………...100
6. Un tableau récapitulatif des néologismes existant dans l’Amawal................102

Annexe III..................................................................................................................102

7. Les abréviations et sigles ………………………………………………….102

109

Vous aimerez peut-être aussi