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UNIVERSITÉ CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

Licence 2 MATHS - 2017- 2018


FACULT‘ DES SCIENCES ET TECHNIQUES (FST)
DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES
ET INFORMATIQUE (DMI)
Fiche 6 : Révision
Tous les corps gurant dans le problème sont supposés commutatif.
 On dira que deux sous-espaces vectoriels V et W de l'espace vectoriels M n (K) sont
conjugués s'il existe P ∈ GL (K) telle que n

W = P −1 V P = P −1 M P ; M ∈ V


 S = {X ∈ M (K), X = A}
A p
n

Problème 1 Partie I
Dans cette partie, on xe une matrice A ∈ M (K).
1) Soit X un élément de S .
p

(a) Démontrer que X commute avec A.


A

(b) Montrer que le polynôme minimal m de X divise m (x ). n

(c) On suppose que n et p sont ≥ 2. Montrer que S est inni.


X A

(d) On suppose que n et p sont premiers entre eux. Soit λ ∈ K . Montrer que S est vide
0p

si et seulement si le polynôme x − x n'a pas de racine dans K .


λp
n p

2) (a) Soit A semblable sur K à A. Montrer qu'il existe P ∈ GL (K) telle que
0
p

SA0 = {P XP −1 , X ∈ SA }

(b) Soit P ∈ GL (K) et X ∈ S . Démontrer que P XP est aussi dans S si et seulement −1

commute avec A.
p A A
P
Partie II
On note d = dim ker A, et pour i ≥ 2, d = dim ker A − dim ker A . i i−1

1) Dans cette question, on suppose qu'il existe k ≥ 1 tel que le polynôme minimal de A
1 i

est x .
k

(a) Démontrer que pour tout X ∈ S , il existe un entier r tel que m = x r

et (k − 1)n < r ≤ kn.


A X

(b) En déduire que, si (k − 1)n ≥ p, alors S = ∅.


2) Soit une matrice de M (K) telle qu'il existe v ∈ ker X pour lequel (X v) est une
A
p j

base B de X .
p 0≤j<p
p

(a) Calculer la matrice de l'endomorphisme canoniquement associé à X dans la base B . n

(b) En déduire
 une réduction de Jordan de X . n

(c) Soit A = . Quel est l'ensemble des valeurs de n pour lesquelles S est non

N 0 2
A

vide?
0 N 2
 
. . .  est une réduction de Jordan de
N
3) On suppose dans cette question que 
k

A.
N k

(a) Montrer que d = Card{j ≤ r, k ≥ i}


(b) On suppose que S 6= ∅. Montrer que pour tout entier s ≥ 0, il existe au plus un indice
i j

i tel que d ∈]ns, n(s + 1)[.


A
i

1
 
N3 0 0
(c) Soit J =  0 N2 0  . Pour quelles valeurs de n a-ton S = ∅ ? J
0 0 N2
(d) Établir la réciproque de la question b)(on pourra raisonner
 par récurrence)
4) Montrer que A est semblable à une matrice de la forme oú B et C sont des

B 0

matrices carrées à coecients dans K telles que B = 0 et detC 6= 0, puis qu'il existe une
0 C
p

application bijective φ : S × S −→ S
5) On suppose ici que K = C . Montrer que S est non vide si et seulement si, pour tout
B C A

entier s ≥ 0, il existe au plus un indice i tel que d ∈]ns, n(s + 1)[.


A
i

Problème 2 Dans ce problème, on se propose d'étudier les sous-espaces vectoriels de


M (K) constitués de matrices diagonalisables. Plus précisément, si n est un entier ≥ 1
et K un corps, on note MT (n, K) l'armation suivante : - Pour toutes matrices A et B
n

diagonalisables dan sM (K), la propriété


n
1. A et B commutent
est équivalente à la propriété
2. Pour tout λ ∈ K, A + λB est diagonalisable dans M (K). n
Les parties I, II peuvent être traitées de manière indépendante.

I-A :Le sens direct et le cas n=2


1. Soit K un corps et E un K−espace vectoriel de dimension nie.
On considère u et v deux endomorphismes diagonalisables de E qui commutent
c'est-à-dire tels que u ◦ v = v ◦ u.
(a) Montrer que les sous-espaces propres de v sont stables par u c'est-à-dire que si
F est un sous-espace propre de v , on a u (F ) ⊂ F .
(b) Montrer que u induit sur chaque sous-espace propre de v un endomorphisme
diagonalisable.
(c) En déduire l'existence d'une base commune de réduction dans E pour les endo-
morphismes u et v, c'est-à-dire qu'il existe une base B de E telle que celle ci soit
une base de vecteurs propres à la fois de u et de v.
2. plus généralement, on considère (u ) une famille d'endomorphismes diagonali-
sables de E. On suppose en outre que ces endomorphismes commutent deux à
i i∈I

deux :
∀ (i, j) ∈ I 2 , ui ◦ uj = uj ◦ ui .


Montrer l'existence d'une base commune de réduction dans E pour la famille (u )


c'est-à-dire une base B de E qui est une base de vecteurs propres pour chaque
i i∈I

endomorphisme u , i ∈ I .
(indication : on pourra raisonner par récurrence sur la dimension de E, en étudiant
i

à part le cas où (u ) est une famille d'homothéties.)


i i∈I
3. Montrer que l'implication (a) ⇒ (b) est vraie dans l'armation M T (n, K), pour
tout entier n ≥ 1 et tout corps K.
4. Étudier l'implication (b) ⇒ (a) dans l'armation MT (2, R).
5. On étudie l'implication (b) ⇒ (a) dans l'armation MT (2, C).
Soit A et B deux matrices diagonalisables de M (C) satisfaisant à la propriété (b)
de MT (2, C).
2

2
(a) Montrer que l'on peut se ramener au cas où B est une matrice diagonale de
M (C) avec au moins une valeur propre nulle.
(b) En supposant que B est une matrice diagonale non nulle avec une valeur propre
2

nulle, démontrer l'existence d'un nombre complexe λ tel que A + λ B ait une
valeur propre double.
0 0

(c) En déduire que l'implication (b) ⇒ (a) dans MT (2, C) est vraie
6. On suppose ici K = F = Z/pZ, où p est un nombre premier et n un nombre entier
≥ 1.
p

(a) Montrer que A ∈ M (F ) est diagonalisable si et seulement si A = A. p

(b) Démontrer l'armation MT (n, F ).


n p

(c) Démontrer l'armation MT (2, F ), dans le cas p ≥ 3.


2

(Indication : on pourra suivre le même plan que dans le cas complexe rencontré
2

à la question I-A-5)
I-B : Application de la réduction simultanée

1. (a) On suppose ici que K est un corps de caractéristique diérente de 2.


On considère un sous-groupe multiplicatif ni G de GL (K) où n est un entier
≥ 1.
n

On suppose que : 2
(∀ M ∈ G), M = I . n

Montrer que G est abélien de cardinal inférieur ou égal à 2 . n

(b) En déduire que pour tout (n, m) ∈ (N ) les groupes multiplicatifs GL (K) et
∗ 2

Gl (K) sont isomorphes si et seulement si n = m.


n

2. Dans cette question, K = C et n est un nombre entier ≥ 1.


m

On considère A et B deux matrices de M (C) et on introduit l'endomorphisme de


n
Mn (C)
ΦA,B : M 7−→ AM + M B.
(a) En supposant que A est diagonalisable et que B = 0, établir que Φ est
diagonalisable.
A,B

(b) Démontrer la réciproque, c'est-à-dire que si Φ est diagonalisable, A et B le


sont.
A,B

(Indication : On pourra utiliser la décomposition de Jordan-Dunford de A et B)


(c) Lorsque A et B sont diagonalisables, déterminer les éléments propres de Φ
en fonction de ceux de A et de B.
A,B
t

3. Dans cette question, K = R et on note S (R) l'ensemble des matrices symétriques


réelles de M (R). Soit V un hyperplan vectoriel de M (R) constitué de matrices
2

diagonalisables sur R.
2 2

On se propre de montrer que V est conjugué à S (R).


(a) Montrer que V contient la matrice I .
2

(b) Montrer que V est conjugué au sous-espace vectoriel engendré par (I , A, B)


2

avec
2

et B = 1 0 , 2
   
1 0 0 ω
A=
0 0
où ω est un nombre réel non nul.
(c) En déduire le résultat.
4. Montrons que tout espace vectoriel formé de matrices diagonalisables de M (R)
est conjugué à un sous-espace vectoriel de S (R).
2
2

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