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Université Cheikh Anta-Diop de Dakar

Faculté des Sciences et Techniques


Département de Mathématiques et Informatique
Licence 2-Année 2016-2017

Série VI

Exercice 1

Soit M ∈ GLn (R) telle que M 2 +t M = In


1. Montrer que M = −M 4 + 2M 2 .
2. En déduire que M 3 − 2M + In = 0.
3. Montrer que M est diagonalisable.

Exercice 2

Donner la
 réduite de Jordan desmatrices suivantes 
:
0 1 0 1 3 −4 0 2

 1 0 1 0   4 −5 −2 4 
A=  et B = 
   
 0 1 0 1   0 0 3 −2 

1 0 1 0 0 0 2 −1

Exercice 3

On considère l’equation différentielle y 000 − y 00 − y 0 + y = 0 et on pose


 
y(t)
 0
Z(t) =  y (t) 

y 00 (t)
dZ(t)
1. Montrer qu’il existe une matrice A telle que dt
= AZ.
2. Donner une réduite de Jordan de A en précisant la base et la matrice de passage.
dZ(t)
3. Résoudre le système différentiel dt
= AZ.
4. En déduire la forme générale des solutions de l’equation y 000 − y 00 − y 0 + y = 0 et
préciser celle vérifiant  
2
Z(0) =  −1 

Exercice 4

Donner la solution de l’équation différentielle y 000 − 2y 00 − 4y 0 + 8y = 0 vérifiant y(0) = 0,


y 0 (0) = 0 et y 00 (0) = 16.

Exercice 5

1
On note M3 (C) l’ensemble des matrices carrées d’ordre 3 à coéfficients complexes et
A ∈ M3 (C). On note PA et mA les polynômes caractéristique et minimal de A. Soit
C(A) le commutant de A c’est à dire l’ensemble des matrices qui commutent avec A. On
suppose dans ce problème que PA = −mA
Partie 1 : On suppose que mA a trois racines simples α , β, γ
1. Montrer que A est diagonalisable.
2. Soit B ∈ M3 (C) qui commute avec A. Montrer que B est diagonalisable.
3. Soient a, b, c les valeurs propres de B. Montrer qu’il existe un polynôme T ∈ C[X]
vérifiant : 



T (α) = a
T (β) = b



T (γ) = c
En déduire que T vérifie B = T (A).
4. En déduire le commutant de A.
Partie 2 : On suppose qu’il existe λ ∈ C tel que mA = (X − λ)3

On note f l’endomorphisme de C3 dont la matrice dans la base canonique est A.


1. Montrer que l’endomorphisme g = f − λidC3 est nilpotent d’indice 3.
2. Montrer qu’il existe u ∈ C3 tel que {u, g(u), g 2 (u)} soit une base B de C3 .
3. Soit H ∈ M3 (C) qui commute avec A. On appelle h l’endomorphisme de C3 dont
la matrice dans la base canonique est H. On note h(u) = x1 u + x2 g(u) + x3 g 2 (u),
x1 , x2 , x3 ∈ C. Déterminer en fonction de x1 , x2 , x3 la matrice de h dans la base B.
4. Montrer qu’il existe Q ∈ C[X] tel que H = Q(A).
5. En déduire le commutant de A.
Partie 3 : On suppose qu’il existe λ1 , λ2 ∈ C tel que mA = (X − λ1 )(X − λ2 )2

1. Montrer que C3 = ker(f − λ1 idC3 ) ⊕ ker(f − λ2 idC3 )2


2. Montrer qu’il existe une base B 0 de C3 telle la matrice de f dans B 0 soit
!
λ1 0
M1 =
0 U
avec U = λ2 I2 + N , I2 est la matrice unite d’ordre 2 et N est nilpotent d’indice 2.
3. On considère la matrice !
µ L
M=
C V
avec 



µ∈C

 L ∈ M1,2 (C)



 C ∈ M2,1 (C)

V ∈ M2 (C)

On suppose que M et M1 commutent, montrer que






L= 0
C= 0



NV = V N

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