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GROUPE DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

PROJET DE RIPOSTE AU COVID-19 (CRP)

PAYS : ZIMBABWE

RAPPORT D’ÉVALUATION DE PROJET


06 May 2020
Chef d’équipe : Raymond Besong, Spécialiste supérieur, Infrastructures
rurales, RDGS.2/AHHD.2

Membres de l’équipe :
• Erick Mariga, Analyste supérieur des politiques/Chargé de la
fragilité, RDTS
• Herbert Nyakutsikwa, Consultant spécialiste, Eau, ZIMFUND
COZW
• Amani Aimtonga, Consultant spécialiste, Suivi et évaluation
• François Docgne, Chargé principal, Protection sociale
• Daniela Morra, Chargée supérieure, Développement social, SNSC
Équipe • Anne MUKUDI, Chargée supérieure, Genre, RDGS2
d’évaluation • Pelotshweu RAMMIDI, Chargé supérieur, Passation des marchés,
RDGS4
• Joseph BYAMUGISHA, Spécialiste supérieur, Gestion financière,
RDGS4
• Walter ODERO, Économiste pays principal, COZW

Chefs de division sectorielle : Neeraj Vij, RDGS.2


Babatunde Omilola, AHHD.2
Directeurs sectoriels : Yero Baldeh, Directeur, RDTS
Martha Phiri, Directrice, AHHD
Directrice générale (p. i.) : Josephine Ngure, RDGS
Chef de bureau pays : Damoni Kitabire, COZW

Mulle Chikoko, Socio-économiste en chef (RDGE) ; Elizabeth Owiti,


Économiste principale, Santé, AHHD.2 ; Rosemond Offei-Awuku,
Pairs évaluateurs Économiste en chef, Développement, RDNG/AHHD ; Demissie Eskendir,
Ingénieur principal, Eau et assainissement, RDGS.2 ; Nana Kgosidintsi,
Spécialiste principal, Santé, RDGS.2.
Publication autorisée
GROUPE DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

ZIMBABWE

PROJET DE RIPOSTE AU COVID-19 (CRP)


Publication autorisée

DEPARTEMENTS RDGS/AHHD/RDTS

Mai 2020

Document traduit
TABLE DES MATIÈRES
Équivalences monétaires………………………………………………........ .i
Exercice budgétaire ………………………………………………………………….i
Poids et mesures…………………………………………………………………………..i
Sigles et abréviations……………………………………………………………………..i
Informations sur le don…………………………………………………………………..ii
Résumé du projet………………………………………………………………………...iii
Cadre logique axé sur les résultats………………………………………………………v
Tableau 1. Calendrier du projet/Calendrier d’exécutionvii…………………………… vii
I. ORIENTATION STRATÉGIQUE ET JUSTIFICATION ................................................ 1
1.1 Liens entre le projet, la stratégie et les objectifs du pays………………………..1
1.2 Justification de l’intervention de la Banque………………………. 2
1.3 Coordination des partenaires au développement………………………………2
II. DESCRIPTION DU PROJET............................................................................................ 3
2.1 Composantes du projet……………………………………………………….. 3
2.2 Coût et dispositions relatives au financement du projet………………………4
2.3 Processus participatif durant l’identification, la conception et l’exécution du
projet ……………………………………………………………… 5
2.4 Indicateurs de performance du projet………………………………………….6
3. FAISABILITÉ DU PROJET ............................................................................................. 7
3.1 Performance économique et financière………………………………………..7
3.2 Impacts environnementaux et sociaux…………………………………………7
4. MISE EN ŒUVRE ............................................................................................................ 9
4.1 Dispositions relatives à la mise en œuvre……………………………………..9
4.2 Dispositions relatives à la gestion financière, au décaissement et à l’audit……9
4.3 Dispositions relatives à la passation des marchés……………………………..10
4.4 Suivi et évaluation……………………………………………………………11
4.5 Gouvernance………………………………………………………………….11
5 INSTRUMENT JURIDIQUE ET CONFORMITÉ ......................................................... 12
5.1 Instrument juridique………………………………………………………….12
5.2 Conditions de l’intervention de la Banque……………………………………12
5.3 Engagements………………………………………………………………… 12
5.4 Conformité aux politiques de la Banque……………………………………...12
6. RECOMMANDATION ................................................................................................... 12
TABLEAUX
Tableau 1 : Calendrier de mise en œuvre
Tableau 1.3 : Appui des partenaires au développement au secteur social
Tableau 2.1 : Composantes du projet
Tableau 2.3 : Coûts estimatifs du projet par composante
Tableau 2.4 : Sources de financement
Tableau 2.5a : Coûts du projet par catégorie de dépenses (BAD)
Tableau 2.5b : Coûts du projet par catégorie de dépenses (FAD)
Tableau 2.6 : Calendrier des dépenses par année
Tableau 2.7 : Indicateurs de performance clés

ANNEXES

Annexe I : Indicateurs socio-économiques comparatifs du Zimbabwe


Annexe II : Tableau du portefeuille de la BAD dans le pays
Annexe III : Principaux projets connexes financés par d’autres partenaires au
développement
Annexe IV : Travaux d’analyse et fondements
Annexe V : Rapport d’évaluation de la situation de fragilité du Zimbabwe (PFAR)
Annexe VI : Appui des partenaires au développement
Annexe VII : Justification de l’accès aux ressources du premier pilier de la FAT
Annexe VIII : Mesures gouvernementales contre le COVID-19, développement et
mesures de la Banque
Annexe IX : Coûts estimatifs détaillés
Annexe X : Résumé des dispositions relatives à la passation des marchés
Annexe XI : COVID-19 : liste des articles essentiels
Annexe XII : Analyse du secteur de la santé du Zimbabwe
Annexe XIII : Carte de la zone du projet
Équivalences monétaires
Taux en vigueur au 30 avril 2020
1 UC = 1,3648 USD

Exercice budgétaire
1 janvier – 31 décembre
er

Poids et mesures
1 tonne métrique = 2 204 livres (lb)
1 kilogramme (kg) = 2,200 lb
1 mètre (m) = 3,28 pieds (pi)
1 millimètre (mm) = 0,03937 pouce (po)
1 kilomètre (km) = 0,62 mile

Sigles et abréviations
BAD Banque africaine de développement
CDP Comité directeur du projet
COVID-19 Maladie du coronavirus (2019)
CRFA Évaluation de la résilience et de la fragilité du pays
CRP Projet de riposte au COVID-19
DfID Ministère britannique de Développement international
EPI Équipement de protection individuelle
FAD Fonds africain de développement
FAT Facilité d’appui à la transition
FMI Fonds monétaire international
OIT Organisation internationale du travail
OMS Organisation mondiale de la santé
PCR Réaction en chaîne de la polymérase
PME Petite et moyenne entreprise
RAE Rapport d’avancement de l’exécution
SMP Programme suivi par les services du FMI
PST Programme de stabilisation transitoire
UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance
UNOPS Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux
projets
ZIMFUND Fonds fiduciaire de multiples partenaires au
développement du Zimbabwe
ZIMSTAT Agence nationale de la statistique du Zimbabwe
ZimVAC Comité d’évaluation de la vulnérabilité du Zimbabwe

i
Informations sur le don

Informations sur le client

BÉNÉFICIAIRE : République du Zimbabwe

ORGANE D’EXÉCUTION : Ministère de la Santé et des Services aux Enfants

ORGANISME DE MISE EN ŒUVRE : Organisation mondiale de la santé (OMS)

Plan de financement

Source Montant (UC) Instrument

FAD (FAT 1) 10 millions Don


Gouv. zimbabwéen 1,11 million Contrepartie
Coût total 11,11 millions

Calendrier — principales dates (provisoires)


Approbation du projet Mai 2020
Entrée en vigueur Mai 2020
Revue à mi-parcours Juin 2021
Achèvement Juin 2022
Date de clôture Décembre 2022

ii
Résumé du projet
Paragraphe Sujets couverts
Intitulé du projet : projet de riposte au COVID-19 (CRP). Portée géographique
: 15 banlieues urbaines densément peuplées d’Harare, de petites
agglomérations satellites et les établissements de santé ciblés à l’échelle du
pays. Résultats et produits attendus : les résultats escomptés sont a)
l’amélioration de l’indice de sécurité sanitaire mondial du Zimbabwe, b) le
renforcement des compétences des populations des régions ciblées en matière
de protocoles de prévention et de gestion du COVID-19, et c) l’élargissement
de l’accès aux installations de lavage des mains pour la protection contre le
COVID-19 à Harare, dans les petites agglomérations satellites et dans d’autres
Vue régions touchées par le COVID-19. Ces objectifs seront atteints grâce aux
d’ensemble du résultats suivants au niveau des produits : i) mise à disposition de matériel
projet médical de lutte contre le COVID-19 et de trousses d’essai en laboratoire, de
fournitures et d’équipements de protection individuelle (EPI) ; ii) mise en place
d’installations de lavage des mains grâce à la réhabilitation ou la construction
de puits de forage ; et iii) formation du personnel de soins de santé au niveau
des communautés nationales sur les protocoles de prévention du COVID-19 et
de gestion des cas. Calendrier d’exécution : 2 ans, soit de 2020 à 2022. Coût
total du projet : 11,11 millions d’UC. Bénéficiaires directs du projet : les
bénéficiaires directs sont principalement i) les populations des banlieues
urbaines à forte densité ciblées d’Harare et des petites agglomérations
satellites, qui jouiront d’un meilleur accès aux installations de lavage des mains
; ii) les 4 500 agents de santé communautaires et villageois qui seront formés
aux protocoles de prévention du COVID-19 et de gestion des cas — 60 %
d’entre eux seront des femmes se trouvant en première ligne de la prestation
de soins communautaires ; et iii) les médecins et le personnel infirmier des
établissements de santé ciblés, qui bénéficieront d’EPI et tireront parti de la
baisse des taux d’infection. Les bénéficiaires indirects comprendront
l’ensemble des 680 000 habitants des petites agglomérations et des banlieues
ciblées.
Le Zimbabwe est actuellement confronté à des problèmes supplémentaires de
vulnérabilité causés par la pandémie du COVID-19, qui touche désormais la
quasi-totalité des pays du monde. Le rapport d’évaluation de la situation de
fragilité du pays indique que la fragilité du Zimbabwe a pour origine les
problèmes de développement social, politique et économique auxquels le pays
est confronté. L’utilisation du prisme de la fragilité et de l’outil d’évaluation
de la résilience et de la fragilité du pays (CRFA) démontre la nécessité de se
concentrer sur les questions de moyens de subsistance, de développement des
marchés et d’infrastructures communautaires en utilisant des approches
novatrices pilotées par les communautés en milieu urbain et périurbain. Le
gouvernement et les partenaires au développement s’accordent largement à
dire que l’apparition du COVID-19 et les catastrophes liées au climat ont une
incidence négative sur la population et que la situation s’aggrave dans les zones
Évaluation
tant rurales qu’urbaines. Il convient de déployer des efforts pour protéger les
des besoins pauvres et les personnes vulnérables, en particulier dans les zones urbaines et
périurbaines, contre les effets négatifs de la pandémie, ce qui viendra compléter
les efforts fournis par le gouvernement et les partenaires au développement en
milieu rural. La malnutrition, qui constitue également un défi dans les zones
ciblées, est liée à la pandémie et se caractérise par des niveaux élevés de retard
de croissance (25 % en 2018), d’anémie chez les enfants âgés de 6 à 59 mois
(37 %), d’émaciation (3 %) et de privation de nourriture (20 % en 2018).
L’accès aux services de base (eau et assainissement) est limité dans les zones
périurbaines à forte densité ciblées d’Harare, les petites villes satellites et les
communautés touchées par le COVID-19. Le manque d’accès aux installations
de lavage des mains et aux services d’assainissement est un facteur clé de
vulnérabilité de la population ciblée au COVID-19. Le projet favorisera
l’inclusion sociale et appuiera les efforts du gouvernement en matière de lutte

iii
contre le COVID-19, de réduction de la pauvreté et d’atténuation des
vulnérabilités, comme le prévoit le Programme de stabilisation transitoire
(PST, 2018-2020).
L’opération proposée vise à atténuer l’impact de la pandémie du COVID-19,
tout particulièrement en mettant à disposition du matériel et des fournitures
médicales ainsi qu’en formant des intervenants de première ligne ciblés et en
offrant des installations de lavage des mains. Le projet proposé vient en
Valeur réponse à la demande présentée par le gouvernement zimbabwéen à la Banque
en mars 2020 et s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Banque et le
ajoutée de la gouvernement pour relever les énormes défis liés au COVID-19 auxquels le
Banque pays est confronté, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines. Les
raisons pour lesquelles il a été envisagé d’utiliser les ressources du premier
pilier de la FAT pour le présent projet sont exposées à l’annexe VII.
Gestion du Le projet contribuera à l’acquisition de connaissances utiles à des interventions
savoir similaires dans d’autres pays en transition, ainsi qu’à la création du savoir dans
le contexte zimbabwéen en vue d’améliorer l’efficacité et l’efficience de l’aide
de la Banque au pays. Les enseignements tirés et l’expérience acquise seront
mis à disposition pour guider les opérations futures. Le renforcement du
système d’intervention sanitaire d’urgence, en particulier face aux maladies
infectieuses, élargira l’accès aux connaissances des partenaires au
développement, des décideurs politiques et du secteur privé. La Banque
recueillera et diffusera les connaissances dans le cadre du suivi et de
l’évaluation, des rapports d’avancement de l’exécution (RAE) et du rapport
d’achèvement de projet.

iv
Cadre logique axé sur les résultats
Pays et titre du projet : Zimbabwe, projet de riposte au COVID-19 (CRP)
Objectif du projet : contribuer à limiter les taux de morbidité et de mortalité liés au COVID-19 au Zimbabwe en renforçant
le système de santé afin de réagir efficacement à la pandémie du COVID-19
Indicateurs de performance
Moyen de Risques/Mesures
Chaîne de résultats
vérification d’atténuation
Indicateur Référence Cible

Renforcement 1.1 Indice de sécurité 38,2 40 (déc. 2022) Rapports du


Hypothèses :
de la capacité sanitaire mondial (2020) ministère
nationale de zimbabwéen Stabilité politique.
riposte de la Santé
d’urgence à la et de l’OMS Stabilité économique.
Impact

1.2 Nombre d’essais 5 000


pandémie du du COVID-19 que le 40 000 (déc.
Maintien de l’appui
COVID-19. gouvernement est en (28 avril) 2021)
gouvernemental au
mesure d’effectuer renforcement du
par mois système de santé.

1.1 Nombre 4 500 1 000 000 (d’ici


total d’essais PCR du (avril déc. 2021) Rapports du
COVID-19 réalisés au 2020) ministère
Zimbabwe zimbabwéen Risque 1 : le
de la Santé problème de devises
1.2 Pourcentage et de l’OMS au Zimbabwe, qui

Résultat 1 : d’établissements de 30 % (déc. 2021) Rapport empêche les


renforcement du santé désignés pour la 5 % d’activité entrepreneurs
système de lutte contre le trimestriel nationaux de remplir
santé en vue COVID-19 qui leurs obligations
d’une gestion répondent aux normes contractuelles.
efficace des cas de l’OMS Atténuation : pour
de COVID-19 limiter les risques de
1.3 Pourcentage
10 % (avril Rapport change, le projet
(%) des laboratoires
100 % (déc. d’activité et utilisera les systèmes
ciblés par le projet qui 2020)
2021) d’évaluation de l’OMS.
sont équipés de
du projet
matériel de diagnostic
du COVID-19

Résultat 2 :
élargissement Risque 2 : une
de l’accès aux sensibilisation
installations de 25 % (avril 75 % (50 % de insuffisante de la
lavage des Pourcentage de 2020) femmes) communauté pourrait
mains pour la ménages ciblés ayant limiter l’accès aux
protection accès à des installations fournies.
contre le installations de lavage Atténuation : le
COVID-19 à des mains projet prévoit des
Harare et dans campagnes de
les petites
Résultats

sensibilisation de la
agglomérations communauté.
satellites

Composante 1 : renforcement de l’intervention en faveur de la gestion des cas de COVID-19

1.1 Nombre de
1.1
centres d’isolement Rapports de
Réhabilitation
ciblés réhabilités 10 30 supervision
des centres
Produits

(fonds de (RAE)
d’isolement
contrepartie)*

v
1.1 Nombre de
centres d’isolement
ciblés équipés de
1.2 Équipement Rapports de
matériel médical,
des centres 2 30 supervision
d’équipements de
d’isolement (RAE)
laboratoire et de
fournitures d’essai du
COVID-19

1.2.1 Nombre de 0 2 000 000


1.2 Fourniture masques chirurgicaux
d’équipements fournis Rapports de
de protection supervision
individuelle 1.2.2 Nombre de (RAE)
(EPI) blouses chirurgicales
fournies 0 200 000

Composante 2 : installations de lavage des mains pour la protection contre le COVID-19

2.1 Nombre de Risque 3 : la


bornes-fontaines distanciation sociale
Produit 2 : mise construites pour le 0 297 Rapports de
à disposition supervision pourrait retarder les
lavage des mains travaux.
d’installations (RAE) ;
de lavage des Atténuation : le
mains pour la projet suivra les
protection 2.2 Nombre de
10 000 (dont Rapports directives de l’OMS
contre le ménages pauvres
0 50 % sont dirigés d’activité pour mener à bien les
COVID-19 approvisionnés en
par des femmes) trimestriels. activités et limiter les
trousses d’hygiène
retards.

Composantes Ressources

Composante 1 : appui à la gestion des cas de COVID-19 (7,3 millions


d’UC)

• Fournir du matériel médical (ventilateurs, ambulances,


moniteurs de patients) ; fournir des équipements de laboratoire
et des consommables ; et former les agents de santé et la
communauté aux protocoles de gestion des cas de COVID19. Don FAD (FAT 1) : 10 millions
d’UC
Activités clés

Composante 2 : Composante 2 : installations de lavage des mains


pour la protection contre le COVID-19 (2,5 millions d’UC)

• Construire 297 bornes-fontaines pour le lavage des mains ; et Fonds de contrepartie (en nature) du
fournir des trousses d’hygiène aux ménages pauvres gouvernement : 1,11 million d’UC

Composante 3 : appui à la gestion et à la mise en œuvre du projet Total : 11,11 millions d’UC.
(1,31 million d’UC)

Superviser toutes les activités du projet ; coordonner les activités de


mise en œuvre, notamment la passation des marchés, la gestion
financière et le décaissement ; mener des activités de suivi et
d’évaluation.

vi
Tableau 1 : Calendrier du projet/Calendrier d’exécution
Zimbabwe : projet de riposte au COVID-19
C a le ndrie r d’ e xé c ut io n du pro je t 2020 2021 2022

Déc.

Déc.

Déc.
Janv.

Janv.
Févr.

Févr.

Févr.
Nov.

Nov.

Nov.
Juil.
Juil.

Juil.
Sept.

Sept.

Sept.
Août
Août

Août
Oct.

Oct.

Oct.
Janv

Avril

Avril
Mars

Mars
Avril

Mars
Juin

Juin
Juin
A ct ivit é

Mai

Mai

Mai
T r ait ement d u d o n
Négociation du don

Appprobation du don
Entrée en vigueur du don (signature de l’acccord tripartite de
financement et d’exécution)
Lancement du projet
Phase de démarrage — mise en œuvre
Acquisition et fourniture d’EPI et du matériel d’essai du COVID

Construction et réhabilitation des installations de laboratoire

M ise en œuvre et suivi des produits de gestion des cas de


COVID

Audit annuel des comptes


Gestion et supervision technique

Suivi et évaluation

Réunions du Comité directeur

Revue à mi-parcours

Rapport d’achèvement de projet

vii
RAPPORT ET RECOMMANDATION DE LA DIRECTION AUX CONSEILS
D’ADMINISTRATION CONCERNANT UNE PROPOSITION D’OCTROI D’UN DON
À LA RÉPUBLIQUE DU ZIMBABWE POUR FINANCER LE PROJET DE RIPOSTE
AU COVID-19 (CRP)

La Direction soumet le rapport et la recommandation ci-après concernant une proposition


d’octroi d’un don du FAD-14 (au titre du premier pilier de la FAT) de 10 millions d’UC à la
République du Zimbabwe pour financer le projet de riposte au COVID-19 (CRP).
I. ORIENTATION STRATÉGIQUE ET JUSTIFICATION
1.1 Liens entre le projet, la stratégie et les objectifs du pays

1.1.1 La fiche-pays du Zimbabwe (2019-2020) définit les deux piliers suivants : I —


appuyer les chaînes de valeur agricoles dans les corridors clés en vue d’une croissance inclusive
; et II — accroître l’investissement dans les infrastructures pour relancer la croissance. La fiche
est alignée sur le Programme de stabilisation transitoire (PST) du pays, qui couvre la période
allant d’octobre 2018 à décembre 2020. Elle est par ailleurs mise en œuvre dans le contexte de
l’environnement favorable prévu dans la Vision 2030 du gouvernement qui met l’accent sur la
gouvernance, la stabilité macroéconomique et le réengagement, la croissance inclusive, les
infrastructures et les services publics, et le développement social.

1.1.2 Le projet contribuera à la lutte contre la pandémie du COVID-19 en appuyant les


centres d’isolement grâce à la fourniture des équipements nécessaires et à la formation des
agents de santé et des membres de la communauté, en particulier les femmes qui sont en
première ligne en matière de soins à domicile. Les détails des mesures prises par le
gouvernement en riposte au COVID-19, les propositions d’intervention de la Banque et la
complémentarité avec les interventions des autres partenaires au développement figurent en
annexe VIII. Une analyse du secteur de la santé du Zimbabwe est présentée à l’annexe XII.

1.1.3 Le projet cadre avec les objectifs et les priorités de la stratégie de la Banque en matière
de lutte contre la fragilité et de renforcement de la résilience. L’interaction mutuelle entre
l’environnement économique et les crises sociales et politiques du Zimbabwe au cours des deux
dernières décennies a plongé le pays dans un profond état de fragilité, comme en témoignent
la contraction de son économie et la forte baisse des indicateurs sociaux. S’agissant de la
fragilité, la Banque classe le Zimbabwe dans la « catégorie 1 », ce qui dénote des niveaux
élevés de risque et d’incertitude, dont les conséquences sont l’accentuation de la vulnérabilité
économique et un accès difficile des citoyens aux services sociaux. Contrairement à la
population rurale qui a toujours bénéficié d’un soutien social en raison du fait qu’une majorité
de la population vit en milieu rural et du sentiment que la pauvreté et la vulnérabilité sont le lot
des habitants des zones rurales, la population urbaine n’a guère été prise en compte. Cependant,
environ deux tiers des ménages périurbains du Zimbabwe sont non seulement pauvres, mais
vivent dans des conditions défavorables et sont très vulnérables à la pauvreté extrême (voir
l’annexe V pour une analyse détaillée des interventions du projet proposé qui ciblent les
facteurs de fragilité et de vulnérabilité).

1
1.2 Justification de l’intervention de la Banque1

1.2.1 Le rapport d’évaluation de la vulnérabilité du Zimbabwe montre que, même avant le


début du COVID-19, la vulnérabilité socio-économique de la population urbaine s’était déjà
accrue. À titre d’exemple, 37 % de la population urbaine (environ 1,5 million de personnes)
était en situation d’insécurité alimentaire en 2018 ; cette proportion a augmenté à 40,6 % en
2019 (ZimVAC, 2019). Le projet proposé vient en réponse à la demande présentée par le
gouvernement zimbabwéen à la Banque en mars 2020 et s’inscrit dans le cadre des efforts
déployés par la Banque et le gouvernement pour atténuer les effets du COVID-19.
1.2.2 Le rapport d’évaluation de la situation de fragilité du pays indique que la fragilité du
Zimbabwe a pour origine les problèmes de développement social, politique et économique
auxquels le pays est confronté. L’utilisation du prisme de la fragilité et de l’outil de la CRFA
démontre la nécessité de se concentrer sur les questions de moyens de subsistance, de
développement des marchés et d’infrastructures communautaires en recourant à des approches
novatrices pilotées par les communautés en milieu urbain et périurbain. Le gouvernement et
les partenaires au développement s’accordent largement à dire que les réformes économiques
en cours et l’apparition du COVID-19 ont une incidence négative sur la population et que la
situation s’aggrave dans les zones tant rurales qu’urbaines.
1.3 Coordination des partenaires au développement
1.3.1 Au Zimbabwe, la coordination des partenaires au développement est en grande partie
assurée au travers d’un dialogue entre les différents partenaires au développement. Ces derniers
se penchent essentiellement, lors de leurs réunions, sur les initiatives d’apurement des arriérés
et en 2019, leurs actions ont été largement coordonnées sous l’égide du Programme suivi par
les services du FMI. Toutefois, le Groupe de la Banque héberge le Programme du ZimFund
dans le cadre duquel les partenaires se réunissent régulièrement pour passer en revue
l’avancement de la mise en œuvre. Le Groupe de la Banque a aussi approfondi sa collaboration
avec tous les acteurs bilatéraux et multilatéraux concernés sur le terrain, en ce qui concerne
notamment son rôle de co-chef de file du processus d’apurement des arriérés. Depuis février
2018, le Groupe de la Banque co-dirige avec la Banque mondiale et les Nations Unies
l’évaluation conjointe des besoins qui est en cours. Le Groupe de la Banque participe également
à des groupes qui s’intéressent à la préparation et aux interventions en cas de catastrophe,
notamment dans le cadre de la réaction aux effets du cyclone Idai de 2019. À l’heure actuelle,
le Groupe de la Banque participe activement au groupe des partenaires au développement sur
la riposte à la pandémie du COVID-19, qui est coordonné par le bureau du coordonnateur
résident de l’ONU.
1.3.2 Les partenaires au développement ont appuyé la riposte au COVID-19 et le
renforcement des capacités institutionnelles dans divers secteurs au Zimbabwe. Outre la
Banque, les partenaires au développement qui apportent leur concours à la lutte contre le
COVID-19 et au renforcement des capacités institutionnelles au Zimbabwe sont l’OMS, le
Programme alimentaire mondial, la Coopération technique allemande, la Banque mondiale, le
DfID, l’Agence de développement international des États-Unis, la Commission européenne,
l’UNICEF et le Programme des Nations Unies pour le développement. La Banque mondiale
s’emploie aussi à mettre au point un système intégré d’information de gestion qui tiendra lieu
de registre unique des bénéficiaires de la protection sociale pour le pays. Ce registre servira
dans le cadre du processus de sélection des bénéficiaires lorsqu’il sera lancé. Les partenaires
au développement ayant partagé des informations sur leurs activités dans le domaine de la
protection sociale, le projet a pu être conçu de manière à compléter leurs efforts.

1
Les raisons pour lesquelles il a été envisagé d'utiliser les ressources du premier pilier de la FAT pour le présent projet sont exposées à
l'annexe VII

2
II. DESCRIPTION DU PROJET
2.1 Composantes du projet

2.1.1 Objectifs du projet. Le projet a pour objectif de développement général de contribuer


à limiter les taux de morbidité et de mortalité liés au COVID-19 au Zimbabwe en renforçant le
système de santé afin de réagir efficacement à la pandémie du COVID-19.

2.1.2 Composantes du projet. Le tableau 2.1 résume les activités principales de chaque
composante et l’annexe IX présente une description détaillée des composantes et des coûts du
projet.

Les détails des mesures prises par le gouvernement en riposte au COVID-19, les propositions
d’intervention de la Banque et la complémentarité avec les interventions des autres partenaires
au développement figurent en annexe VIII du présent rapport.

Tableau 2.1 : Composantes et coûts du projet (don FAD/FAT 1)


Composantes Description

Dans le cadre de cette composante, il est prévu de fournir des équipements de


protection individuelle (EPI) ; de réhabiliter des centres d’isolement financés au
moyen de fonds de contrepartie ; d’assurer l’équipement de 15 centres d’isolement
; de fournir des équipements médicaux liés à la lutte contre le COVID-19, dont des
Composante 1 : ventilateurs, des ambulances et des moniteurs de patients, ainsi que d’autres articles2
appui à la essentiels ; de fournir des produits pharmaceutiques et du matériel de laboratoire liés
gestion des cas à la lutte contre le COVID-19 ; et de former le personnel de santé ainsi que les
de COVID-19 membres de la communauté, en particulier les femmes qui sont en première ligne
(7,3 millions des soins à domicile, en matière de protocoles de prévention et de gestion des cas
d’UC) liés au COVID-19. Les femmes constitueront plus de la moitié des bénéficiaires de
ces séances de formation (les détails des mesures prises par le gouvernement en
riposte au COVID-19, les propositions d’intervention de la Banque et la
complémentarité avec les interventions des autres partenaires au développement
figurent en annexe VIII du présent rapport).
Les activités de cette composante porteront principalement sur la fourniture
d’installations urgentes de lavage des mains pour la protection contre le COVID-19,
Composante 2 :
qui comprendra la réhabilitation et la construction de forages alimentés à l’énergie
installations de
solaire et équipés de réservoirs de stockage et de bornes-fontaines, ainsi que la
lavage des
fourniture de trousses d’hygiène aux familles pauvres des communautés ciblées qui
mains pour la
n’ont pas accès à des installations de lavage des mains, lesquelles sont essentielles à
protection
la lutte contre la propagation du Coronavirus. Les banlieues ciblées sont notamment
contre le
Mabuku, Tafara, Caledonia, Glen View, Budiriro, Mbare, Glen Norah, Waterfalls,
COVID-19 (2,5
Highfield, Kuwadzana, Epworth et Hopley. La mobilisation communautaire, la
millions d’UC)
communication, la sensibilisation et la gestion des connaissances seront également
réalisées dans le cadre de cette composante en collaboration avec l’UNICEF.
Les activités relevant de cette composante permettront d’atteindre les objectifs du
projet grâce à la gestion fiduciaire (passation des marchés, gestion financière,
Composante 3 :
décaissement, audits) ; à la gestion des contrats (consultants et autres prestataires de
appui à la
services) ; au suivi et à l’évaluation et à l’établissement de rapports, notamment des
gestion et à la
études par traceurs et des enquêtes d’évaluation des bénéficiaires pour faciliter la
mise en œuvre
mesure des résultats et de l’impact. Le projet appuiera aussi la mobilisation et la
du projet (1,31
formation des bénéficiaires, la communication, la gestion du savoir et la
million d’UC)
sensibilisation. Les activités du projet seront mises en œuvre par l’OMS en
collaboration avec l’UNICEF.

2
Voir la liste des articles essentiels à l’annexe XI

3
2.2 Coût et dispositions relatives au financement du projet

2.2.1 Le coût total estimatif du projet, hors taxes et droits, s’élève à 11,11 millions d’UC.
Des provisions pour hausse de prix de 4,5 % et pour aléas d’exécution de 3 % ont été
prises en compte dans le coût estimatif. Les tableaux 2.3 et 2.4 présentent le coût estimatif
du projet par composante et par source de financement, tandis que les tableaux 2.5 et 2.6
montrent les coûts estimatifs du projet par catégorie de dépenses et le calendrier des dépenses.
Les détails des coûts du projet par composante et par catégorie de dépenses figurent en annexe
IX.
Tableau 2.3 : Coût estimatif du projet par composante
USD Coût (UC) %
Composante Monnaie
Total nationale Devise Total Devise Base
Composante 1 : appui à la 9,27 1,92 4,88 6,79 71,78 65,72
gestion des cas de COVID

Composante 2 : installations de
3,17 1,34 0,99 2,32 42,39 22,49
lavage des mains pour la
protection contre le COVID-19
Composante 3 : gestion du
1,66 0,60 0,62 1,22 51,07 11,79
projet
14,11 3,85 6,48 10,34 62,7 100,00
Total, coût de base
Provisions pour aléas
0,42 0,12 0,19 0,31
d’exécution (3 %)
Provisions pour hausse de prix
0,63 0,17 0,29 0,47
(4,5 %)
15,16 4,14 6,97 11,11
TOTAL
Note : Taux de change en vigueur en avril 2020 : 1UC = 1,3648 USD

2.2.2 Le projet sera financé par un don du FAD-14 (premier pilier de la FAT) et une
contribution en nature du gouvernement zimbabwéen. Le financement de contrepartie du
gouvernement couvre notamment les coûts de réhabilitation des centres d’isolement et la
formation du personnel de soins de santé et des agents de santé communautaires en matière de
lutte contre le COVID-19, ainsi que les salaires des coordonnateurs du projet, les bureaux, les
installations de formation et les services publics. Le tableau 2.4 ci-après montre la contribution
provenant de chaque source.
Tableau 2.4 : Sources de financement
Sources de Total Total
Monnaie
financement (millions Devise % % (millions (millions %
nationale
d’UC) d’UC) d’USD)
Don FAD 6,77 97,13 3,23 78,02 10,00 13,79 90,0
Apport gouvernemental 0,20 0,03 0,91 21,98 1,11 1,53 10,0
Total 6,97 97 4,14 100 11,11 15,33 100
Pourcentage 62,73 - 37,27 - - -

4
Tableau 2.5a : Coûts du projet par catégorie de dépenses (don du FAD-14/FAT 1)
Coût en UC
Catégories de décaissement
Monnaie nationale Devise Coût total
Travaux de génie civil 1,307 1,012 2,32
Biens 1,357 5,104 6,46
Services 0,077 0,023 0,10
Charges d’exploitation 0,490 0,630 1,12
Coût total 3,231 6,770 10,00
*Comprend les coûts indirects de l’OMS (frais d’administration du don) qui s’élèvent à 7 % du montant du don
**Comprend les coûts directs de l’OMS

Tableau 2.5b : Coûts du projet par catégorie de dépenses


(contrepartie gouvernementale, en nature)
Coût en millions d’UC
Catégories de dépenses Monnaie
Devise Coût total
nationale
Travaux de génie civil
(réhabilitation des centres 0,80 0,20 1,00
d’isolement)
Biens - - -
Services - - -
Charges d’exploitation 0,11 - 0,11
Coût total 0,91 0,20 1,11

Tableau 2.6 : Calendrier des dépenses du projet à partir du trimestre de démarrage (millions d’UC)
Composantes T1-T2 T3-T4 T5-T6 T7-T8 Total
Composante 1 : appui à la
2,38 1,70 1,36 1,36 6,79
gestion des cas de COVID
Composante 2 :
installations de lavage des
0,81 0,58 0,46 0,46 2,32
mains pour la protection
contre le COVID-19
Composante 3 : gestion du
0,43 0,30 0,24 0,24 1,22
projet
Total, coût de base 3,62 2,58 2,07 2,07 10,34
Provisions pour aléas
0,11 0,08 0,06 0,06 0,31
d’exécution (3 %)
Provisions pour hausse de
0,16 0,12 0,09 0,09 0,47
prix (4,5 %)
TOTAL 3,89 2,78 2,22 2,22 11,11

2.3 Processus participatif durant l’identification, la conception et l’exécution du


projet
2.3.1 Au cours de la préparation et de l’évaluation du projet, des consultations ont eu
lieu par vidéoconférence avec des représentants du gouvernement du Zimbabwe, du
secteur privé, des partenaires au développement et des organisations de la société civile.
Des consultations ont été organisées avec les ministères et organismes publics suivants : le
ministère de la Santé et de l’Enfance; le ministère de la Condition féminine, du développement
communautaire et des Petites et moyennes entreprises; le ministère de la Jeunesse, des Sports,
des Arts et des Loisirs, ZIMSTAT (Agence nationale de la statistique) et l’Agence pour la

5
gestion de l’environnement. L’équipe de préparation a également consulté un certain nombre
de partenaires au développement, dont l’OMS, la Banque mondiale, l’OIT, l’UNOPS,
l’UNICEF, le PNUD, le PAM, le DFID, la GIZ, USAID, l’ambassade royale de Suède et
l’ASDI. Les partenaires au développement ont été consultés, et leurs contributions ont été
sollicitées dans le cadre de l’opération afin de développer des synergies et d’assurer une
complémentarité avec leurs initiatives en cours. D’autres consultations ont eu lieu d’une part
avec des organisations de la société civile, à savoir NANGO, Zimbabwe Coalition on Debt and
Development, Women in Politics, Higher Life Foundation, et d’autre part avec de jeunes
entrepreneurs innovants. Grâce à ces consultations, l’équipe du projet a pu en déterminer les
objectifs, les résultats, les groupes cibles et la stratégie de mise en œuvre. La Banque continuera
à faire participer toutes les parties prenantes à la mise en œuvre du projet, de la phase de
lancement aux missions de supervision en passant par les activités de gestion.

2.4 Indicateurs de performance du projet

2.4.1 Les indicateurs clés de performance identifiés et les résultats attendus à


l’achèvement du projet sont énoncés dans le Cadre logique et dans le Cadre de suivi des
résultats. Un résumé des résultats escomptés et des produits connexes pour chaque composante
du projet est résumé ci-dessous :

Tableau 2.7 : Indicateurs clés de performance


Impact - Niveau 1
a. L’indice de sécurité sanitaire mondiale (Global Health Security Index) pour le Zimbabwe est passé
de 38,2 (avril 2020) à 40 (décembre 2022)

Résultat - Niveau 2
Composante 1 : Soutien à la riposte contre le COVID-19 Composante 2 : Installations pour le lavage des
mains dans la lutte contre le COVID-19
• Les tests PCR de dépistage du COVID-19 réalisés • Le pourcentage de ménages ciblés ayant
sont passés de 4 500 (avril 2020) à 1 000 000 accès à des installations de lavage des
(décembre 2021) mains est passé de 25 % (avril 2020) à
• Le pourcentage des formations sanitaires retenues 75 % (décembre 2021)
dans la lutte contre le COVID-19 et répondant aux
normes de l’OMS est passé de 5 % (avril 2020) à
30 % (décembre 2021)

Cibles des indicateurs des produits - Niveau 3

Composante 1 : Soutien à la riposte contre le Composante 2 : Installations pour le lavage des mains dans
COVID-19 la lutte contre le COVID-19

6
• 30 centres d’isolement ciblés réhabilités • 297 bornes-fontaines pour le lavage des mains
(grâce à un financement de contrepartie)* construites
• 30 centres d’isolement ciblés dotés de matériel • 10 000 ménages pauvres approvisionnés en kits
médical, de matériel de laboratoire et d’hygiène
d’équipements pour les tests COVID-19
• 2 000 000 masques chirurgicaux fournis
• 200 000 blouses chirurgicales fournies

Source : Cadre de mesure des résultats du Projet de riposte au COVID-19.

3. FAISABILITÉ DU PROJET

3.1. Performance économique et financière

3.1.1 Les hypothèses ayant présidé au calcul du taux de rentabilité économique interne
(TRE) du projet sont les suivantes : amélioration de la résilience au COVID-19 dans les
communautés urbaines ciblées et réduction des coûts potentiels de prise en charge résultant de
la baisse des niveaux d’infections à Coronavirus du fait d’un meilleur accès aux installations
de lavage des mains. Le projet prévu se justifie au plan économique par sa contribution à la
limitation des pertes de revenus des populations infectées par le Coronavirus et au renforcement
des capacités institutionnelles en vue d’une prestation durable des services de santé. La
limitation des décès en raison du maintien du taux de mortalité dû au COVID à un niveau
minimum parmi la population ciblée et l’acquisition par les communautés de connaissances en
matière de prévention et de lutte contre la pandémie, constituent les avantages concrets du
projet. Le projet contribuera également au renforcement durable des capacités en ressources
humaines, par la formation du personnel de santé aux protocoles de prise en charge des
maladies infectieuses et par le partage des connaissances, assurant ainsi la durabilité des
avantages dans le temps. Cela implique des coûts d’investissement, des coûts de remplacement
et autres dépenses de fonctionnement et d’entretien comprenant des dépenses de personnel,
d’énergie, de réparations et autres frais généraux ayant été pris en compte dans la réhabilitation
et l’équipement des installations d’isolement et de traitement du COVID-19. Les coûts induits
d’exploitation et de gestion sont estimés à 5 % des coûts d’investissement par an. La durée de
vie économique des installations d’isolement et de traitement du COVID-19 réhabilitées est
estimée à 15 ans, avec tous les coûts et avantages hors droits et taxes. Le TRE du projet est
estimé à 21,5 %. Cette valeur est supérieure au coût d’opportunité du capital de 12%. Par
conséquent, le projet est considéré comme économiquement viable. Une analyse de sensibilité
a été effectuée pour évaluer la robustesse du TRE afin de déterminer l’impact des variations
négatives. Le TRE baisse à 17 % si les coûts augmentent de 10 %, et chute à 18 % si les
bénéfices diminuent de 10 %. Les analyses montrent que le projet est économiquement viable
et socialement bénéfique pour le Zimbabwe. La nature du projet ne permet pas une estimation
précise des flux de trésorerie; ainsi, le taux de rentabilité interne financier (TRI) et la valeur
financière actuelle nette (VFAN) ne peuvent être estimés de manière fiable et ne sont pas non
plus pertinents pour ce type de projets.

3.2 Impacts environnementaux et sociaux

3.2.1 Environnement : L’opération est une riposte urgente au COVID-19, et implique


principalement l’acquisition et la distribution d’équipements/kits, ainsi que des mécanismes de
coordination aux niveaux national et régional qui contribuent à renforcer les capacités
institutionnelles de préparation et de riposte aux catastrophes au Zimbabwe. Par ailleurs, les

7
risques et impacts environnementaux et sociaux négatifs potentiels de l’opération devraient être
négligeables. L’opération a par conséquent été classée en catégorie 3, conformément aux
exigences du Système de sauvegardes intégré. Toutefois, l’OMS et l’UNICEF veilleront à ce
que des mesures appropriées en matière de santé et de sécurité au travail soient mises en œuvre
dans le cadre des activités de l’opération, conformément aux normes de l’OMS et aux
exigences nationales en vigueur. Ils veilleront en outre à la gestion appropriée de tout déchet
médical produit dans le cadre de l’opération. Le rapport de suivi comprendra, le cas échéant,
un rapport sur les questions susmentionnées à la fin de l’opération.

3.2.2 Changement climatique : Sur la base du classement préliminaire, l’intervention est


classée en catégorie 2 selon l’outil CSS (Système de surveillance des risques liés au
changement climatique) de la Banque. Cela signifie que l’intervention est vulnérable au
risque climatique en raison de la sécheresse prolongée et des pénuries d’eau que connaissent
les zones urbaines et rurales. L’impact de cette situation se fait déjà ressentir dans les secteurs
de l’agriculture et de la santé et, partant, dans les groupes de population les plus vulnérables,
en l’occurrence les communautés urbaines, les personnes âgées et les personnes ayant des
antécédents médicaux. Une conception minutieuse de la composante du projet axée sur
l’amélioration des services communautaires de base, notamment en ce qui concerne les
mesures d’utilisation efficace de l’eau permettant de garantir l’accès à l’eau et à
l’assainissement; l’utilisation de technologies de gestion des déchets économes en énergie et
en eau pour améliorer la résilience au climat; et l’alignement sur le Plan d’action en matière de
changement climatique au Zimbabwe (2015), constituent les mesures d’adaptation.

3.2.3 Aspect social: L’opération prévue permettra d’atténuer les risques de contamination au
COVID-19 résultant des réformes économiques en cours dans le pays, qui menacent par ailleurs
la cohésion sociale. Les populations pauvres et vulnérables ciblées devraient être confrontées
à moins de problèmes de santé résultant de la propagation du Coronavirus, grâce aux mesures
de prévention prévues dans le cadre des activités du projet. Ces mesures n’élimineront pas les
risques. Toutefois, les installations d’isolement et de traitement prévues dans le cadre du projet
contribueront à réduire la morbidité et la mortalité dues aux infections à Coronavirus, et
permettront de limiter les pertes économiques résultant des hospitalisations.

3.2.4 Genre : La dimension du genre a été prise en compte dans l’ensemble du cycle du projet.
De plus, le ministère de la Condition féminine, du Développement communautaire et des
Petites et moyennes entreprises et le ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et des Loisirs
ont pleinement participé à la conception de ce projet et feront partie de son comité de pilotage.
Une analyse des questions de genre a été menée dans le cadre du projet et certains des
défis/lacunes ont été identifiés. Selon le Système de repérage des activités contribuant à
l’égalité des sexes, le projet est classé en catégorie 2. L’impact de COVID-19 sur les femmes
est multiforme et disproportionné. Le gouvernement a imposé un premier confinement total de
21 jours le 30 mars 2020. Cette situation, couplée à l’auto-isolement dans les foyers, a fait
courir aux femmes un risque accru d’infection au Coronavirus en raison de leur rôle de
soignantes en première ligne dans la communauté pour les cas légers de COVID-19, qui
devraient représenter la grande majorité des cas. Les femmes dans les communautés ciblées
par le projet sont censées fournir des services de santé, tout en étant obligées de s’acquitter de
responsabilités domestiques telles que la garde des enfants, ce qui a amplifié l’impact du virus
chez elles. En réponse à l’impact disproportionné du COVID-19 sur les femmes, le projet
contribuera à renforcer leurs capacités de prise en charge des cas légers de la pandémie au
niveau des foyers, et seuls les cas critiques seront envoyés dans les centres d’isolement.

3.2.5. Réinstallation involontaire : Le projet n’entraînera aucun déplacement de population.

8
4. EXÉCUTION

4.1. Modalités d’exécution


4.1.1 Le projet sera mis en œuvre sur une période de deux ans, entre juin 2020 et
décembre 2022. Le soutien à la riposte contre le COVID-19 qui sera apporté par la Banque
vise à avoir un impact à plus long terme sur le système de santé et les moyens de subsistance
de la population vulnérable, y compris après la pandémie. Par conséquent, en soutenant une
réponse rapide, la Banque axe également son action sur les capacités institutionnelles à moyen
terme. Pour cette raison, le projet doit être mis en œuvre pour une période de deux ans et durer
au-delà de la date à laquelle les effets immédiats du COVID-19 se feront sentir. La période de
mise en œuvre comprendra une période initiale d’un mois, nécessaire pour un ciblage précis et
participatif des communautés bénéficiaires. L’organe d’exécution du projet sera le ministère
de la Santé et de l’Enfance. L’OMS sera l’organe de mise en œuvre, compte tenu de son
avantage comparatif et de son expérience dans la mise en œuvre de programmes liés à la santé
dans le monde entier. L’OMS s’occupera de la gestion quotidienne des activités de mise en
œuvre du projet, y compris les achats, la gestion financière, le suivi; le compte rendu des
résultats et le contrôle de la qualité. L’Organisation a été jugée capable de mener à bien le
projet. Elle mettra sur pied une équipe de gestion consacrée au projet. En collaboration avec
l’UNICEF, l’OMS mettra à profit l’avantage comparatif de l’UNICEF en matière
d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), unanimement reconnu
comme l’un des aspects clés pour renforcer la capacité de résilience à la pandémie du COVID-
19. Lors de la phase de lancement du projet, les rôles des autres agences des Nations Unies
seront définis afin de faciliter leurs contributions respectives à la mise en œuvre du projet.

4.1.2 Un manuel de mise en œuvre du projet mettant en lumière le déroulement des


opérations, les liens, les rôles et responsabilités de tous les acteurs impliqués dans la gestion
quotidienne de l’opération, sera élaboré et utilisé. Les principales institutions parties prenantes
(ministère de la Santé et de l’Enfance; ministère des Finances et du développement
économique; ministère de la Condition féminine, du Développement communautaire et des
Petites et moyennes entreprises; ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et des Loisirs;
ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale) ainsi que la société civile
désigneront des points focaux pour travailler au quotidien avec l’OMS. Des représentants de
ces institutions de premier rang feront partie du Comité de pilotage du projet (CPP) et des
groupes de travail techniques (GTT), présidés par l’organe d’exécution. Le CPP et les GTT
doivent faire partie du Groupe de protection sociale où toutes les institutions concernées sont
représentées. Les membres seront communiqués à la Banque. Le CPP et les GTT assureront
tous deux une surveillance stratégique et fourniront des orientations en matière de politique
pour la mise en œuvre des projets. Ils contribueront par ailleurs à la mise en œuvre d’activités
spécifiques liées à leurs domaines de compétence. La mise en œuvre du projet comprendra une
phase de démarrage d’un mois, au cours de laquelle seront définies en détail les activités à
réaliser.

4.2 Dispositions relatives à la gestion financière, au décaissement et à l’audit


Gestion financière :
4.2.1 L’OMS sera responsable de la mise en œuvre globale du projet et supervisera les
aspects du don relatifs à la gestion financière. Cette institution désignera un personnel de
gestion financière dûment qualifié et expérimenté pour exécuter les tâches de gestion financière
connexes, notamment en ce qui concerne la budgétisation, la comptabilité, l ’établissement de
rapports financiers, les contrôles internes et les décaissements. Le projet sera conforme aux

9
modalités existantes prescrites dans les politiques et procédures de gestion financière de
l’OMS.

4.2.2 Conformément à l’Accord sur les principes fiduciaires conclu entre la BAD et l’OMS,
cette dernière veillera à ce que des dispositions financières appropriées soient prises pour
faciliter la préparation en temps opportun des états financiers réguliers et fiables, à ce que toutes
les transactions et tous les soldes fassent l’objet d’un enregistrement complet, conforme et
fidèle, à ce que les actifs soient protégés et à ce que des dispositions appropriées soient prises
en matière d’audit interne et externe.

Décaissements, Audit externe et établissement de rapports :


4.2.3 L’OMS préparera un plan de travail pour chaque année (Plan de travail annuel) et le
soumettra à la Banque pour approbation après examen par l’organe d’exécution. Le don sera
versé en deux (2) tranches, en tenant compte des Plans de travail annuels approuvés. La
première tranche de cinquante pour cent (50 %) sera décaissée dès l’entrée en vigueur de
l’Accord de financement. L’OMS appliquera ses systèmes et procédures dans l’utilisation des
fonds décaissés. La deuxième tranche de cinquante pour cent (50 %) sera versée après
vérification que l’OMS est à jour dans la présentation des documents suivants : a) rapports
financiers semestriels intermédiaires non audités indiquant clairement les dépenses provisoires
de l’Organisation liées au don et b) rapports trimestriels sur l’état d’avancement de la mise en
œuvre décrivant l’état d’avancement des activités du projet. Toutes les dépenses approuvées
engagées par l’OMS avant l’entrée en vigueur de l’Accord de financement lui seront
remboursées. À la fin du projet, l’Organisation reversera à la Banque les fonds décaissés qui
n’ont pas été dépensés, et soumettra les états financiers définitifs certifiés.

4.3. Modalités de passation de marchés


4.3.1 Les ressources de la Banque doivent servir à financer l’acquisition de biens, de
services et de services autres que de consultation, nécessaires pour faire face à la pandémie du
COVID-19. Tous les marchés doivent être passés conformément au Cadre de passation des
marchés de la Banque approuvé par le Conseil d’administration en octobre 2015.3

4.3.2 Compte tenu de ce qui précède, l’emprunteur/les emprunteurs et la Banque décideront


des modalités de passation de marchés les plus optimales, qui seront l’une des options suivantes
ou une combinaison de celles-ci :

4.3.3 L’OMS peut se changer d’acheter les articles non disponibles sur le marché
puisqu’elle possède les compétences requises et les connaissances dans les domaines
concernés. Cette démarche est conforme aux articles 5.3 (e) et 6.5 de la Politique de passation
des marchés pour les opérations financées par le Groupe de la Banque, datée d’octobre 2015,
et tel que précisé à la section A2.5 du chapitre A2 du volume 1, partie A, ainsi qu’au chapitre G
du volume 2, partie A du Manuel des opérations de passation des marchés. La Banque a déjà
signé un Accord sur les principes fiduciaires avec l’OMS, qui permet de passer des marchés
conformément à leurs directives en la matière. Dans de tels cas, si les besoins des pays dans le
cadre de cette opération sont de même nature et si les interventions de la Banque sont similaires,
il est possible d’effectuer des achats en gros dans un souci d’économie et d’efficacité.

4.3.4 Les articles non disponibles sur le marché local peuvent également être achetés
directement par l’intermédiaire de toute autre organisation compétente qui fera office d’agent

3
(https://www.afdb.org/fr/projects-and-operations/procurement/new-procurement-policy)

10
contractant, à condition qu’elle jouisse d’une grande expérience dans la gestion des situations
d’urgences sanitaires et dans la réponse à celles-ci, de même que dans les chaînes
d’approvisionnement, et qu’elle procède aux acquisitions au nom des pays bénéficiaires.

4.3.5 Les modalités de passation de marchés convenues seront précisées dans un Plan de
passation des marchés qui sera rapidement approuvé par la Banque avant le début de toute
activité de mise en œuvre.

4.3.6 Les modalités de passation des marchés pour les différentes composantes et divers
articles des différentes catégories de dépenses à financer par le don et à acquérir au moyen de
méthodes et procédures de passation de marchés de tiers sont résumées à l’annexe X.

4.4 Suivi et évaluation


4.4.1 La mise en œuvre du projet est prévue sur une période de 24 mois, de juin 2020 à
décembre 2022. Ce calendrier est raisonnable, compte tenu du champ des activités à
entreprendre et de l’approche adoptée pour la mise en œuvre du projet. Comme indiqué ci-
dessus, par ses initiatives en matière de renforcement des capacités institutionnelles, la Banque
affiche son soutien qui devrait perdurer au-delà de l’impact immédiat du COVID-19. Par
conséquent, le calendrier prévoit une période de 24 mois. Les rapports de suivi-évaluation se
conformeront au modèle standard de rapport sur l’état d’avancement et au Cadre de suivi axé
sur les résultats de la Banque. Les indicateurs clés de performance identifiés et les résultats
attendus à l’achèvement du projet sont énoncés dans le Cadre de suivi axée sur les résultats.
L’OMS sera responsable du suivi global des progrès réalisés dans le cadre des activités du
projet. Par ailleurs, elle collectera et consolidera toutes les données et l’ensemble de la
documentation nécessaires au suivi et à l’évaluation du projet. Elle consolidera régulièrement
les rapports de mise en œuvre technique et financière du projet et fournira à la Banque et à
l’organe d’exécution/au Comité de pilotage du projet tous les documents et toutes les données
nécessaires à la vérification. Les organes d’exécution partenaires telles que l’UNICEF mettront
en œuvre et suivront les activités du projet dont elles sont respectivement responsables,
conformément à leur cadre de suivi et d’évaluation des performances. Le Comité de pilotage
validera en interne les rapports trimestriels de mise en œuvre que l’OMS soumettra à la Banque.
Bien que le suivi et l’évaluation soient effectués au niveau des organes d’exécution, des efforts
supplémentaires sont encore nécessaires pour améliorer le ciblage et la coordination des
activités de protection sociale sur le terrain.
4.4.2 Grâce à des missions de supervision périodiques de six mois, à des ateliers fiduciaires
et à un dialogue avec le gouvernement, la Banque suivra et évaluera la performance du projet,
mènera une mission de revue à mi-parcours et établira le rapport d’achèvement. Les missions
de supervision viseront à examiner les progrès dans l’exécution, à examiner comment les
difficultés sont identifiées et résolues, à évaluer l’efficacité des mécanismes de suivi et de
vérification mis en place et à prendre les mesures correctives nécessaires. L’organe d’exécution
affectera un agent du suivi et d’évaluation à cette opération, qui sera principalement chargé de
fonctions telles que la conception et l’opérationnalisation du système de suivi-évaluation,
l’évaluation de l’impact et la gestion des connaissances. Tous les rapports de suivi
comprendront des données ventilées par sexe et par âge, ainsi que les données sur les personnes
ayant des antécédents médicaux. Le système de suivi-évaluation de cette opération prendra en
considération l’implication des parties prenantes lors de la réunion de revue à mi-parcours et
de la réunion annuelle conjointe.

4.5 Gouvernance
4.5.1 Des mécanismes de gouvernance solides ont été mis en place pour gérer
l’exécution, le suivi, l’examen et l’audit de ce projet, tel qu’indiqué dans les sections 4.1,

11
4.2 et 4.3 ci-dessus. L’OMS, l’organe d’exécution, a été jugée capable de mener à bien le projet
en appliquant ses procédures. L’organe d’exécution et le Comité de pilotage du projet mèneront
des activités de supervision supplémentaires et veilleront à ce que les critères objectifs définis
dans la conception du projet soient appliqués dans le choix des bénéficiaires et des sous-projets
à mettre en œuvre.
4.5.2 Les risques pour la gouvernance du projet se posent dans les décisions d’achat et
l’utilisation des biens du projet. Ces risques sont atténués en recourant aux procédures de
l’OMS, notamment la préparation d’un plan de passation des marchés détaillé, des procédures
efficaces de sélection des prestataires de services et des fournisseurs et l’application des règles
et procédures de passation des marchés de l’Organisation. L’alignement sur les mécanismes de
contrôle de l’exécution sera examiné lors des missions de supervision. Un audit indépendant
des rapports financiers du projet et un audit de la passation des marchés seront réalisés chaque
année dans le cadre des mécanismes de gouvernance du projet et conformément aux procédures
de l’OMS.
5. INSTRUMENTS ET COMPÉTENCE JURIDIQUES
5.1 Instrument juridique

5.1.1 Le cadre juridique du projet sera régi par un accord tripartite de financement et de
mise en œuvre entre le Fonds africain de développement, la République du Zimbabwe et l’OMS
pour un don FAD (pilier 1 de la FAT) de 10 millions d’UC.

5.2 Conditions de l’intervention de la Banque

5.2.1 Conditions préalables à l’entrée en vigueur : L’accord tripartite de financement et de


mise en œuvre entre en vigueur à la date de signature par le Fonds africain de développement,
la République du Zimbabwe et l’OMS.
5.2.2 Conditions préalables au premier décaissement : Le premier décaissement du don
(première tranche) est subordonné à l’entrée en vigueur de l’accord tripartite de financement et
de mise en œuvre.
5.2.3 Conditions préalables aux décaissements ultérieurs : Le décaissement de la deuxième
et dernière tranche du don est subordonné à la présentation par l’OMS d’un rapport financier
intermédiaire non-audité tous les six mois.
5.3 Engagements
a) Le bénéficiaire doit maintenir l’existence et le fonctionnement du Comité de
pilotage du projet dans une forme et avec une composition acceptables pour le
Fonds (à partir du 30 juin 2020);
b) Présentation de preuves de la désignation des points focaux de chaque institution
clé concernée (le ministère de la Santé et de l’Enfance, le ministère des
Finances et du Développement économique, le ministère de la Condition
féminine, du développement communautaire et des Petites et moyennes
entreprises et le ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et des Loisirs),
qui seront membres du Comité de pilotage du projet.

5.4 Conformité aux politiques de la Banque

5.4.1. Le projet est conforme à toutes les politiques de la Banque en vigueur.

6. RECOMMANDATION

12
6.1 La Direction recommande aux Conseils d’administration :
(i) d’accorder une dérogation à l’obligation pour le Zimbabwe de remplir toutes les
conditions d’éligibilité stipulées aux paragraphes 3.14 et 3.20 des Directives
opérationnelles de la FAT concernant l’accès aux ressources du guichet d’appui
supplémentaire de la FAT (pilier I) et de permettre à la République du
Zimbabwe de bénéficier exceptionnellement d’un financement au titre du
pilier I de la FAT; et
(ii) d’approuver l’octroi à la République du Zimbabwe (le « bénéficiaire ») d’un don
de dix millions d’unités de compte (10 000 000 UC) prélevés sur les ressources
FAD-14 (consacrées au pilier I de la FAT), aux conditions stipulées dans le
présent rapport, afin de financer une partie des coûts du projet.

13
Annexe I
Zimbabwe
Principaux indicateurs macroéconomiques

Indicateurs Unité 2010 2015 2016 2017 2018 2019 (e) 2020 (p)

Comptes nationaux
RNB aux prix courants du marché Million $ E.U. 8 000 17 683 18 099 19 504 25 845 ... ...
RNB par habitant $ E.U. 630 1 280 1 290 1 370 1 790 ... ...
PIB au prix courants Million $ E.U. 12 042 19 963 20 549 22 041 23 113 7 122 6 931
PIB aux prix constants de 2010 Million $ E.U. 12 042 17 049 17 169 17 976 18 596 16 213 16 954
Croissance du PIB en termes réels % 19,7 1,8 0,7 4,7 3,4 -12,8 4,6
Croissance du PIB par habitant en termes réels % 18,1 0,1 -0,8 3,2 2,0 -14,0 3,0
Investissement intérieur brut % du PIB 18,8 10,0 9,9 9,7 6,8 14,1 16,1
Investissement public % du PIB 14,6 2,4 3,8 4,9 3,4 7,3 8,5
Investissement privé % du PIB 4,2 7,6 6,1 4,8 3,5 6,8 7,6
Epargne nationale % du PIB 17,7 6,4 15,4 19,8 21,8 37,9 38,8

Prix et Monnaie
Inflation (IPC) % 3,0 -2,4 -1,6 0,9 10,5 200,4 76,7
Taux de change (moyenne annuelle) monnaie locale / $ E.U. 1,0 1,0 1,0 1,3 2,0 7,6 9,5
Masse monétaire, variations annuelles (M2) % ... ... ... ... ... ... ...
Vitesse de circulation de la monnaie (PIB / M2) % ... ... ... ... ... ... ...

Finances publiques
Recettes totales et dons % du PIB 20,5 18,7 17,0 14,1 12,8 11,6 11,2
Dépenses totales et prêts nets % du PIB 18,6 21,0 24,2 24,0 18,5 17,6 16,8
Déficit (-) / Excédent global (+) % du PIB 1,9 -2,3 -7,1 -9,9 -5,6 -6,0 -5,6

Secteur extérieur
Variation en volume des exportations (marchandises) % 40,9 -4,1 -1,3 14,3 3,5 6,0 6,7
Variation en volume des importations (marchandises) % 60,7 -3,9 -13,6 8,3 27,2 -13,7 2,2
Variation des termes de l'échange % 41,9 1,6 2,7 5,5 6,5 2,5 -0,8
Solde des comptes courants Million $ E.U. -1 444 -1 678 -697 -278 -1 392 -160 -96
Solde des comptes courants % du PIB -12,0 -8,4 -3,4 -1,3 -6,0 -2,2 -1,4
Réserves internationales mois d'importations 0,8 0,7 0,8 0,5 0,1 ... ...

Dette et flux financiers


Service de la dette % des exportations ... ... ... ... ... ... ...
Dette extérieure totale % du PIB 59,1 54,7 53,7 43,4 41,8 62,0 60,2
Flux financiers nets totaux Million $ E.U. 743 830 506 680 ... ... ...
Aide publique au développement nette Million $ E.U. 713 788 654 726 ... ... ...
Investissements nets directs en prov. de l'étranger Million $ E.U. 166 421 372 349 745 ... ...

Taux de croissance du PIB réel, Inflation (IPC), 2008-2020 Solde du compte courant en pourcentage du
2008-2020 PIB,2008-2020
%

250,0
25,0 0,0
200,0 -2,0
20,0
-4,0
15,0 150,0 -6,0
10,0 -8,0
5,0 100,0 -10,0
0,0 -12,0
50,0
-14,0
-5,0
0,0 -16,0
-10,0 -18,0
-15,0 -50,0 -20,0
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020

Source : Département de la statistique de la BAD; FMI: Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2019 et Statistiques financières internationales, octobre 2019;
Département de la statistique : Plateforme des données (base de donnée), janvier 2020; OCDE, Division des systèmes statistiques.
Notes: … Données non disponibles ' ( e ) Estimations ( p ) Projections Dernière mise à jour : janvier 2020

I
Annexe II : Opérations actives du Groupe de la Banque au Zimbabwe au 28 avril 2020
Portefeuille actif du Zimbabwe au 28 avril 2020
Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays
Agriculture
1 PROJET LAKE HARVEST Zimbabwe 26/10/2011 5828 100,19 5 828 100,19 100 17/12/2014 8,1 BAD
AQUACULTURE
2 APPUI À LA CHAINE DE Zimbabwe 11/06/2015 728 512,52 552 610,17 75,85 29/06/2020 4,4 FAPA
VALEUR DE LA VIANDE ET DU
CUIR
3 APPUI À LA CHAINE DE Zimbabwe 19/10/2015 719 165,76 399 537,91 55,56 29/06/2020 4,1 TSF
VALEUR DE LA VIANDE ET DU
CUIR
4 FINANCEMENT DU RISQUE DE Zimbabwe 22/01/2020 500 000,00 0 0 20/06/2022 0,16 FAD
CATASTROPHE EN AFRIQUE
7,775,778.47 6,780,248.27 0 5.5
Environnement
1 CLIMDEV Zimbabwe 15/01/2019 319 235,08 91 011,05 29 4/12/2020 1 CDSF
2 AIDE D’URGENCE POUR Zimbabwe 04/12/2018 728 512,52 728 512,52 100 31/12/2019 1 SRF
SOUTENIR LES EFFORTS
VISANT A REMEDIER AUX
DEFIS ENVIRONNEMENTAUX

1 047 747,60 819 523,57 0 1


Finance
1 CENTRAL AFRICA BUILDING Zimbabwe 20/04/2016 18 212 813,08 18 212 813,08 100 15/01/2020 3,6 BAD
SOCIETY
2 CENTRAL AFRICA BUILDING Zimbabwe 08/06/2016 0.00 0.00 0 15/01/2020 3,4 BAD
SOCIETY Fonds de garantie
3 WILMAR OLIVINE Zimbabwe 25/03/2020 5 930 000.00 0 0 0 BAD
Private
24,142,813.08 18,212,813.08 0 3.5
Multi-Secteur
1 PROJET DE RENFORCEMENT Zimbabwe 05/12/2012 16 120 000,00 15 943 518,69 98,91 31/12/2019 7 TSF
DES CAPACITES POUR LES
FINANCES PUBLIQUES ET LA
GESTION ECONOMIQUE
2 APPUI INSTITUTIONNEL AUX Zimbabwe 24/01/2017 3 000 000,00 1 554 559,32 51,82 29/06/2021 2,8 FAD
ENTREPRISES D’ETAT POUR
SOUTENIR LEUR REFORME ET
LEUR PERFORMANCE
3 PROJET SUR LA Zimbabwe 24/01/2017 7 600 000,00 0.00 0 31/12/2023 2,8 FAD
RESPONSABILITE ET LE
RENFORCEMENT FISCAL
26,720,000.00 17,498,078.01 0 3.7
Energie
1 PROJET DE REHABILITATION Multinational 15/12/2014 15 510 000,00 754 785,30 4,87 30/06/2026 4,9 FAD
DU BARAGE DE KARIBA ZIM
2 PROJET DE REHABILITATION Multinational 15/12/2014 7 750 000,00 1 362 108,06 17,58 30 /06/2026 4,9 TSF
DU BARAGE DE KARIBA ZIM
3 LIGNE DE TRANSPORT Zimbabwe 16/12/2016 380 000.00 25 460,00 6,7 31/07/2022 2,9 FAD
ALASKA-KAROI
4 LIGNE DE TRANSPORT Zimbabwe 16/12/2016 13 160 000,00 452 926,86 3,44 31/07/2020 2,9 TSF
ALASKA-KAROI
5 PROGRAMME D’URGENCE DE Zimbabwe 20/06/2017 5 332 711,67 531 570,60 9,97 30/10/2020 2,4 ZIMFUND
REHABILITATION DES
INFRASTRUCTURES
D’ENERGIE - PHASE
6 ZIMFUND EPIRP Zimbabwe 19/06/2019 1,282,182.04 0.00 0 30/04/2020 0.4 ZIMFUND
CONSOLIDATION WORKS
43 414 893,71 3 126 850,82 0 2,2
Social
1 PROJET D’AUTONOMISATION Zimbabwe 31/10/2016 3 410 000,00 2 216 381,00 65 30/06/2020 3 FAD
DES JEUNES ET DES FEMMES

II
Portefeuille actif du Zimbabwe au 28 avril 2020
Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays Pays
2 SOLUTIONS INNOVANTES Zimbabwe 13/06/2018 1 102 058,00 500 000,00 45,37 30/06/2021 1,4 TSF
POUR APPUYER LES MOYENS
DE SUBSISTANCES DES
COMMUNAUTES
VULNERABLES
4 512 058,00 2 716 381,00 0 3
Alimentation en
eau/Assainissem
ent
1 PROGRAMME DE Zimbabwe 07/10/2013 14 453 688,46 14 415 408,39 99,74 30/09/2019 6,,1 ZIMFUND
REHABILITATION D’URGENCE
DE L’ALIMENTATION EN EAU
ET DE L’ASSAINISSEMENT
PHASE 2
2 ADDITIONAL FINANCING TO Zimbabwe 30/09/2015 11 765 477,25 10 569 249,84 89,83 29/09/2020 4,1 ZIMFUND
URGENT WATER SUPPLY AND
SANITATION R
3 BULAWAYO WATER AND Zimbabwe 09/12/2015 24 000 000,00 8 873 412,46 36,97 31/12/2020 3,9 TSF
SEWERAGE SERVICES
IMPROVEMENT PROJECT
4 ADDITIONAL FINANCING Zimbabwe 04/03/2019 1 274 896,92 62 261,76 4,87 31/12/2019 0,7 ZIMFUND
2018-URGENT URBAN WATER
SUPPLY AND SANI
5 PROJET INTEGRE DE GESTION Zimbabwe 21/12/2015 1 601 266,84 710 680,56 44,38 31/12/2020 3,9 AWF
D’EAU EN MILIEU URBAIN AU
ZIMBABWE
53,095,329.47 34,631,013.01 0
Humanitaire
1 AIDE HUMANITAIRE Multinational 12/04/2019 181 883,00 181 883,00 100 31/12/2019 0.6 SRF
D’URGENCE RELATIVE AU
CYCLONE TROPICAL 2019
2 PROGRAMME D’URGENCE, DE Multinational 05/06/2019 5 670 000,00 2 835 000,00 50 31/12/2023 0.5 FAD
RELANCE ET DE RESILIENCE
POST-CYCLONE IDAI
3 PROGRAMME D’URGENCE, DE Multinational 05/06/2019 7 000 000,00 3 500 000,00 50 31/12/2023 0.5 TSF
RELANCE ET DE RESILIENCE
POST-CYCLONE IDAI
4 PROGRAMME D’URGENCE, DE Multinational 05/06/2019 5 000 000,00 2 500 000,00 50 31/12/2023 0.5 TSF
RELANCE ET DE RESILIENCE
POST-CYCLONE IDAI
17 851 883,00 9 016 883,00 0
TOTAL 178 560 503,33 92 801 790,76 54% 3.1

Portefeuille du COZW au 28 avril 2020

Le portefeuille actuel du Groupe de la Banque au Zimbabwe est composé de 22 opérations, dont deux
régionales et trois du secteur privé. Il comprend trois nouveaux projets approuvés par le Conseil
d'administration entre décembre 2019 et mars 2020. Il s'agit du projet de responsabilisation et
d'amélioration de la fiscalité (TAEP) approuvé pour 7,6 millions d'UC et destiné à soutenir trois entités
connexes dont les objectifs sont d'améliorer la mobilisation des ressources intérieures en aidant la
ZIMRA à moderniser ses systèmes informatiques, et de renforcer la capacité du Parlement du
Zimbabwe et du Bureau du vérificateur général à jouer leur rôle de surveillance de l'utilisation efficace
des ressources et de la comptabilité.

Les deux autres projets sont le projet ADRiFi (Africa Disaster Risk Financing), qui vise à renforcer la
capacité du Gouvernement de la République de Zélande à mettre au point un ensemble d'assurances
contre les risques de catastrophes naturelles telles que les inondations, les sécheresses et autres risques
climatiques. Le troisième projet est un prêt de premier rang à Wilmar Olivine destiné à aider l'entreprise
à développer ses capacités de fabrication et de distribution. Wilmar Olivine fabrique toute une gamme
de biens de consommation pour les marchés locaux et régionaux.
III
Les principaux instruments de financement du Groupe de la Banque pour le soutien au Zimbabwe ont
été la Facilité de soutien à la transition (TSF), l'allocation FAD basée sur la performance, le guichet
du secteur privé de la BAD et le Fonds fiduciaire multidonateurs du Zimbabwe (ZimFund). Le
portefeuille de la Banque au Zimbabwe est composé de dons du FAD (62%), de prêts de la BAD (17%)
pour trois opérations du secteur privé, du ZimFund (19%) et d'autres fonds fiduciaires (2%). La valeur
totale du portefeuille au 28 avril 2020 était de 178,56 millions d'UC (246 millions d'USD). Ce montant
comprend des fonds d'urgence s'élevant à 17,85 millions d'UC (25 millions de dollars US) qui ont été
approuvés par le Conseil d'administration en 2019 pour soutenir le programme de résilience Kennedy
et post-cyclone Idai.

L'âge moyen du portefeuille est de 3,1 ans et le décaissement cumulé est de 54 %. Le portefeuille
s'appuie sur l'engagement stratégique et les priorités opérationnelles du Groupe de la Banque en cours
pour consolider les acquis et soutenir davantage les réformes de la gouvernance financière et
économique, comme le prévoit la fiche pays de la Banque pour le Zimbabwe. La répartition stratégique
et sectorielle des fonds du portefeuille est présentée dans les graphiques ci-après.

Le portefeuille comprend trois projets du secteur privé, à savoir (i) Lake Harvest Aquaculture (LHA)
Project, une entreprise privée financée par un prêt de 5,8 millions d’UC (8 millions d'USD) pour
développer la production de poisson tilapia dans le lac Kariba ; (ii) une ligne de crédit de financement
du commerce de 25 millions d'USD à la Central Africa Building Society (CABS), pour soutenir
l'expansion de ses opérations en tant que fournisseur de financement du commerce aux entreprises et
PME locales ; et (iii) un prêt Wilmar Olivine de 5,93 millions d'UC (8,2 millions d'USD) approuvé par
le Conseil d'administration en mars 2020 pour l'aider à développer ses opérations de fabrication.

IV
Annexe III : Projets similaires financés par la Banque et d’autres partenaires de développement
au Zimbabwe

PARTENAIRE DE
TITRE DU PROJET MONTANT DOMAINES D’INTERVENTION
DÉVELOPPEMENT
Formation technique et à l’entrepreneuriat destinée
aux femmes et aux jeunes ; développement
Projet d’entreprises, avec la création de 4 entreprises
3,41 millions d’UC pivots ; et formation des femmes aux régimes
d’autonomisation des
(2016) commerciaux transfrontaliers dans la région de la
jeunes et des femmes
SADC ainsi qu’à l’intégration de la dimension genre
dans les plans de développement des ministères
concernés au Zimbabwe.
Programme L’objectif du programme est de contribuer au
d’intervention redressement socio-économique et à la résilience
BAD d’urgence et de 17,7 millions d’UC aux chocs climatiques par la reconstruction des
infrastructures productives et sociales et le
relèvement après le (2019)
renforcement des mécanismes de préparation aux
passage du cyclone catastrophes au Mozambique, au Malawi et au
Idai Zimbabwe.
Solutions novatrices
pour soutenir les Le projet vise le développement de solutions
moyens de 1 million d’UC innovantes en matière d’approvisionnement en
énergie et d’alimentation en eau, la création de
subsistance des (2018)
moyens de subsistance, et la formation des jeunes
communautés tout comme le renforcement de leurs capacités.
vulnérables
FMI-Fonds Fondation du Ce projet appuie l’exécution d’une stratégie de
thématique pour la Zimbabwe pour une recettes à moyen terme dans le cadre d’un
mobilisation des conformité durable programme de réforme de l’administration fiscale.
recettes (RMTF) (2019-2024) L’assistance technique ciblée est programmée de
manière à compléter les priorités et la capacité
d’absorption de ZIMRA. Le projet sera axé sur trois
modules du Fonds thématique pour la mobilisation
des recettes, à savoir : la gestion de la stratégie de
réforme ; les fonctions et processus opérationnels de
base de l’administration fiscale ; et la gestion des
risques de conformité.
Une série d’activités d’assistance technique sera
organisée afin de contribuer à la reconfiguration des
processus opérationnels des fonctions essentielles
d’enregistrement, de dépôt et de paiement de
manière à rationaliser les processus et à les intégrer
dans un nouveau système intégré d’administration
fiscale (ITAS).
FMI Assistance technique Le SMP est notamment axé sur la politique et
et programme de l’administration fiscales, la gestion de la dette, la
référence du FMI politique monétaire et la gestion des finances
(SMP) (2019-2023) publiques. Les divers mécanismes d’assistances
techniques portent sur la planification stratégique,
les audits douaniers après dédouanement,
l’évaluation et la préparation de l’outil diagnostique
d’évaluation de l’administration fiscale (TADAT),
l’examen du système de gestion des impôts et des
recettes (TARMS), la gestion de l’accise, la gestion
des débiteurs, le rapprochement des données, l’audit
des télécommunications et la reconfiguration des
processus opérationnels.

V
Appui à la mise en Le projet appuie la mise en place d’un système
place d’un système 1 million d’USD intégré d’information de gestion, qui servira de
Banque mondiale
intégré d’information 2019 - 2020 registre unique pour tous les bénéficiaires de la
de gestion protection sociale au Zimbabwe.
Le programme a appuyé la réhabilitation des
infrastructures d’alimentation en eau,
d’assainissement et d’hygiène dans 14 petites villes
du Zimbabwe. Les résultats montrent que
Programme
10 000 personnes supplémentaires ont eu accès à
d’alimentation en eau, 26,63 millions l’eau potable et que plus de 200 000 personnes ont
UNICEF d’hygiène et
d’USD bénéficié de services améliorés
d’assainissement pour
d’approvisionnement en eau potable. En ce qui
les petites villes
concerne l’assainissement, plus de 7 000 personnes
supplémentaires ont eu accès à l’eau potable et la
prestation de services a été améliorée pour plus de
114 000 individus.
Apporter de l’espoir
aux habitants de L’objectif général du programme était de consolider
Hopley, Harare et d’améliorer les progrès réalisés en matière de
(programme développement dans les domaines de la santé et des
OIT droits sexuels et génésiques des adolescents, de la
d’infrastructure et de
lutte contre le VIH et du développement global des
développement social jeunes en améliorant et en renforçant davantage la
pour les jeunes de coordination intersectorielle et interinstitutions.
Hopley)
Renforcement de la responsabilisation et de la
surveillance : cette composante met l’accent sur le
renforcement du ministère des Collectivités locales
et provinciales pour lui permettre de superviser la
prestation des services au niveau local. Ceci, à long
terme, devrait également conduire à l’amélioration
des services.
Programme de
GIZ
prestation de services Déployer les meilleures pratiques en matière de
gestion des déchets, de l’eau non comptabilisée, de
service à la clientèle, de système d’information
géographique, etc., des conseils avec lesquels nous
avons travaillé au cours des dix dernières années vers
tous les autres, tout en établissant des systèmes
d’évaluation qui permettent de surveiller le niveau
politique global.

VI
Composante /
Domaines de Travaux d’analyse Institution
réforme
Note de synthèse pays pour le Zimbabwe 2016-2018 ; 2019- BAD
2020
Programme de stabilisation transitoire pour la période Gouvernement du
Stratégies d’octobre 2018 à décembre 2020 Zimbabwe
globales Gouvernement du
Vision 2030 du Zimbabwe
Zimbabwe
Gouvernement du
Cadre de la politique de protection sociale du Zimbabwe
Zimbabwe
Banque mondiale /
Renforcement des programmes de protection sociale pour
Gouvernement du
faire face à la crise économique
Protection Zimbabwe
sociale Rapport sur la pauvreté au Zimbabwe, 2017 ZimStat
Enquête sur la pauvreté, les revenus, la consommation et les
ZimStat
dépenses au Zimbabwe (PICES) - Rapport de 2017
ZimStat / Banque
Tendances de la pauvreté au Zimbabwe, 2017-2019
mondiale
Rapport d’évaluation des moyens de subsistance en milieu
ZimVAC
urbain, 2019
Analyse des lois agraires sous l’angle de la parité hommes-
femmes
Liens entre l’égalité et la
Analyse de l’Accord politique global du Zimbabwe sous
justice sous l’angle de la
l’angle de la parité hommes-femmes
parité hommes-femmes
Revue internationale des
Conceptualisation de la violence basée sur le genre au
sciences humaines et
Zimbabwe
sociales
Directives opérationnelles du Zimbabwe pour des travaux Gouvernement du
communautaires productifs Zimbabwe
Analyse des systèmes de résilience urbaine au Zimbabwe UNICEF/PNUD
Rapport d’achèvement du projet de promotion de la jeunesse
BAD
et du tourisme au Zimbabwe
Filet de sécurité productif – Programme pilote de travaux
Banque mondiale
publics
Gouvernement du
Programme pilote de travaux publics au Zimbabwe Zimbabwe / Banque
mondiale
SIG dans la ville de Bulawayo GIZ
The Economist (EIU,
Série d’indicateurs économiques du Zimbabwe
2019)
Économie informelle du Zimbabwe : comment assurer des
PNUD, 2019
gains de développement plus importants, Harare
Évaluation conjointe des besoins - Secteur de l’emploi et des
Banque mondiale, 2019
moyens de subsistance
Autres
- Paysage urbain changeant du Zimbabwe : données probantes
DFID / ICED, 2017
et perspectives sur les tendances urbaines du Zimbabwe
Labour and Economic
Stratégies de transition de l’économie informelle vers la Development Research
formalisation au Zimbabwe : Institute du Zimbabwe et
Friedrich-Ebert-Stiftung.
(LEDRIZ, 2015)

VII
Annexe V : Rapport d’évaluation de la fragilité du projet (PFAR)

Méthodologie pour l’évaluation des facteurs de fragilité

L’évaluation de la fragilité du projet (PFA) s’appuie sur l’évaluation de la fragilité du pays réalisée en
2018. Elle fait également fond sur les résultats préliminaires de l’outil d’évaluation de la résilience et
de la fragilité pays (CRFA) de 2018, qui mesure systématiquement et quantitativement les pressions
et les problèmes de capacités auxquels se heurtent le pays, et complète ses résultats par une évaluation
qualitative de la fragilité. L’évaluation vise à identifier les points d’entrée des programmes afin
d’atténuer ou de résoudre les facteurs de fragilité ou de s’y adapter. Il s’agit également de recenser les
domaines au titre des programmes/projets qui peuvent le plus contribuer à renforcer la résilience. Alors
que la population s’accroît sur fond de contraintes économiques, le développement et le maintien des
infrastructures de prestation de services de santé dans le climat économique actuel restent un défi
majeur. Dans l’ensemble, la taille de l’infrastructure sanitaire au Zimbabwe est restée statique, à
l’exception des centres de santé et des cliniques en milieu rural. Une enquête récente a révélé que
6 Zimbabwéens sur 10 vivent dans des zones éloignées des centres de santé.

Principaux facteurs de fragilité du projet/secteur (et indicateurs)

1. Un système de santé inefficace : Le manque de ressources a eu un impact négatif sur


la capacité du Zimbabwe à fournir des services de santé appropriés. Le Zimbabwe a
connu des épidémies de choléra à répétition, notamment en 2008 où plus de
4000 personnes sont mortes et plus de 98000 ont été infectées. En septembre-
octobre 2018, une autre épidémie a éclaté dans plusieurs communautés à forte densité
autour de Harare en raison du manque d’infrastructures de soins de santé et de la pénurie
de médicaments, de liquides intraveineux et de vêtements de protection. Les lacunes en
matière d’hygiène et d’assainissement restent les principaux facteurs de causalité et les
experts considèrent que les investissements du gouvernement dans ces domaines sont
« totalement insuffisants ». Cela soulève des questions concernant les priorités
d’investissement du gouvernement et la nécessité d’une plus grande transparence dans
ces domaines pour une meilleure compréhension de l’affectation des ressources
disponibles, ainsi que pour améliorer les possibilités de plaidoyer et de lobbying dans
ce secteur.

2. Une dette publique élevée et une crise de liquidité : Les niveaux élevés actuels de la
dette publique intérieure et extérieure (7 milliards d’USD dont 5 milliards d’USD
d’arriérés accumulés) sont dus à la combinaison des effets du blocus économique sur le
Zimbabwe et de l’inefficacité des politiques (en matière de gestion foncière et fiscale)
qui ont créé une crise économique. Les efforts déployés par le gouvernement pour éviter
le déclin économique par une augmentation des dépenses, en particulier dans
l’agriculture, ont creusé le déficit budgétaire. Les mesures de financement du déficit
prises par la Reserve Bank (Banque centrale) par une augmentation de la masse
monétaire ont entraîné une hyperinflation et, à terme, une crise de confiance dans
l’économie, se traduisant par une crise de liquidité et l’introduction d’un régime
multidevise. Compte tenu du niveau d’endettement élevé et de la crise de liquidité sur
fond de contraction de l’économie et de baisse des recettes fiscales, douanières et
d’exportation, le Zimbabwe s’est retrouvé dans l’incapacité d’assurer le service de sa
dette et a dû s’endetter davantage. Par conséquent, la marge de manœuvre budgétaire
est limitée, ce qui se traduit par la mauvaise qualité des prestations de services dans les
domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement et d’autres
infrastructures sociales, ainsi que par la faiblesse des dépenses d’investissement, qui a
VIII
pour effet de renchérir le coût des services essentiels (électricité, transports et
communications, par exemple) indispensables au développement des entreprises. Cette
situation rend la reprise économique encore plus difficile. En outre, le Parlement ne
dispose pas de moyens suffisants pour assurer la gestion de la dette, et il n’existe pas de
cadre législatif permettant de fixer des limites aux emprunts de l’État ou à la dette
publique et aux obligations dont le remboursement est garanti par l’État.

3. Exode des compétences : Le Zimbabwe souffre d’un exode massif de compétences,


notamment de médecins et d’autres professionnels de la santé, depuis l’avènement de
la crise économique et le déclenchement des tensions politiques. Cette émigration
massive concerne particulièrement les personnes qualifiées (55 % d’entre elles ont un
diplôme d’études supérieures et sont âgées de 30 ans et plus) qui se rendent en Afrique
du Sud, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Cette situation a entraîné une
réduction de la capacité de production dans de nombreux secteurs économiques et
sociaux critiques, notamment dans les domaines de la santé, de l’ingénierie, de
l’éducation et des finances. Le secteur public a été durement touché, ce qui a entraîné
une réduction des prestations de services publics. La poursuite du déclin économique
rendra encore plus difficile l’absorption de nouveaux arrivants sur le marché du travail
ou l’inversion de la tendance. Des efforts concertés sont actuellement déployés par le
gouvernement du Zimbabwe et, dans une certaine mesure, par les partenaires de
développement pour utiliser les capacités et attirer les compétences de la diaspora, mais
la situation reste très préoccupante.

4. Dialogue social limité : Le dialogue social entre le gouvernement du Zimbabwe et les


organisations de la société civile (OSC) est limité et fragmenté. Il existe une méfiance
mutuelle entre le gouvernement du Zimbabwe et les organisations de la société civile.
Cela s’explique en partie par le fait que les OSC, en particulier celles qui œuvrent dans
le domaine des droits de l’homme et de la gouvernance, sont souvent financées par des
acteurs non nationaux et adoptent parfois une approche partisane aux antipodes des
positions du gouvernement. Par conséquent, le gouvernement du Zimbabwe a le
sentiment que les OSC sont guidées par des intérêts extérieurs et distincts de ceux des
groupes d’intérêt locaux. Les OSC travaillent souvent de manière isolée, ce qui restreint
les possibilités de collaboration efficace et durable entre elles et le gouvernement du
Zimbabwe. Les OSC ne disposent pas non plus des capacités humaines et des ressources
financières nécessaires pour analyser de manière cohérente les phénomènes sociaux,
politiques et relatifs au développement et pour engager un dialogue efficace avec le
gouvernement.

5. Inégalité des genres : L’inégalité des genres au Zimbabwe reste élevée et l’inclusion
des femmes dans la prise de décision politique est limitée. La Constitution du Zimbabwe
prévoit de solides dispositions en matière d’égalité des genres et de droits des femmes.
Toutefois, la représentation des femmes dans la prise de décision politique est bien
inférieure à l’objectif national de 50 % et au protocole de la SADC sur l’égalité homme-
femme et le développement dont le Zimbabwe est signataire. Par ailleurs, les femmes
n’ont guère accès aux opportunités économiques, ce qui contribue à accroître la
pauvreté et à limiter leur autonomisation. Environ un tiers des ménages au Zimbabwe
sont dirigés par des femmes, ce qui est révélateur de l’impact élevé des pressions
économiques et sociales sur l’unité familiale et le coût élevé qui en résulte pour les
femmes.

IX
Conclusion de l’évaluation

La fragilité a un effet négatif sur les systèmes de santé et la santé des personnes. Cela pose des défis
considérables aux acteurs qui mettent en œuvre des programmes de santé d’urgence au Zimbabwe. La
vulnérabilité de base du pays est également élevée compte tenu de la relative fragilité des systèmes de
santé, de l’insuffisance des infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène, de la mobilité de la
population et de la vulnérabilité aux troubles sociaux dans les zones urbaines. La pandémie de COVID-
19 devrait mettre l’économie à rude épreuve et aggraver la récession qui a débuté en 2019. Le projet
de riposte à la COVID-19 du Zimbabwe vise à aider les systèmes de santé du pays à mieux gérer
l’afflux potentiel de patients et les communautés à mieux s’adapter à l’interruption des activités
sociales, culturelles et économiques. Le projet vise à optimiser la coordination entre tous les acteurs
du secteur de la santé dans le pays afin d’obtenir un impact durable.

X
Annexe VI : Soutien des partenaires de développement (en dollars)4
Partenaire de
développement jan à sept Prévisions 31 Prévisions 31
2019 (Réel) décembre 2019 décembre 2020
Bilatéral
États-Unis 50 064 531 252 722 653 252 722 653
Royaume-Uni 50 000 375 83 460 375 112 992 500
Union européenne 41 086 881 59 731 595 72 947 916
Suède 28 050 000 28 050 000 10 590 000
Chine 3 631 500 3 881 500 46 211 500
Japon 14 293 496 14 293 496 11 245 953
Inde 500 000 500 000 -
Suisse 6 425 180 6 425 180 -
Sous - total 194 051 963 449 064 798 506 710 522

Multilatéral
Fonds mondial 88 684 303 88 684 303 116 728 288
Banque mondiale 400 000 24 650 000 26 600 000
BAD 21 401 088 21 401 088 3 412 133
UNICEF 8 810 587 8 810 587 7 809 000
PNUD 3 788 439 3 788 439 3 054 000
OMS 9 400 461 9 400 461 -
FNUAP
2 733 164 2 733 164 3 780 249
FIDA 712 639 712 639 6 436 751
FAO 732 782 732 782 644 000
OIT 329 760 329 760 1 050 000
OIM - - 373 457
UIT 62 000 62 000 -
UNESCO 58 670 58 670 -
AIEA - - 537 766
CNUCED - - 500 000
Sous - total 137 113 893 161 363 893 170 925 643

GRAND TOTAL
331 165 856 610 428 692 677 636 164

4
Source: Zimbabwe 2020 National Budget Statement
XI
Décaissement des fonds des partenaires de développement par secteur5

Secteur Prévisions 31
Décembre Prévisions 2020
2019(en dollars) (en dollars
Agriculture
Secteur 148 228 906 134 703 869
Transport 8 235 453 11 181 820
Électricité et énergie 7 831 785 2 031 400
Eau et assainissement 15 659 081 15 825 000
Santé 316 224 754 360 745 139
Éducation 15 613 382 35 294 250
Gouvernance 35 932 499 41 827 425
Multi-secteurs 23 831 475 21 838 887
Secteur humanitaire 4 709 214 30 000 000
Renforcement des capacités 10 607 142 6 628 439
Services sociaux de base 23 555 000 17 559 936
TOTAL 610 428 692 677 636 164

5
Source: Zimbabwe 2020 National Budget Statement
XII
Annexe VII : Justification de l’accès aux ressources du pilier I de la FAT

DEMANDE DE DÉROGATION DE L’OBLIGATION POUR LE ZIMBABWE DE REMPLIR


TOUTES LES CONDITIONS D’ÉLIGIBILITÉ, ET APPROBATION D’UN ACCÈS, À TITRE
EXCEPTIONNEL, AU GUICHET D’AIDE SUPPLÉMENTAIRE DE LA FAT (PILIER I) —
10 MILLIONS D’UC POUR LA RÉPONSE À LA COVID-19

INTRODUCTION

Les crises économiques, sociales et politiques du Zimbabwe, qui se renforcent mutuellement, ont
enfermé le pays dans un profond état de fragilité. Le 24 février 2020, le Conseil d’administration du
Fonds monétaire international (FMI) a adopté le rapport au titre de l’article IV sur le Zimbabwe et a
indiqué que le pays est confronté à une crise économique et humanitaire exacerbée par des
manquements politiques et des chocs liés au climat. La stabilité macroéconomique reste un défi et
l’économie s’est fortement contractée en 2019, amplifiée par les chocs climatiques qui ont paralysé
l’agriculture et la production d’électricité. Les chocs climatiques ont aggravé les impacts sociaux de la
réduction budgétaire et ont laissé plus de la moitié de la population dans l’insécurité alimentaire. Étant
donné que l’on s’attend à une nouvelle mauvaise récolte et compte tenu de l’apparition de la COVID-
19, la croissance économique en 2020 devrait se situer entre -1 % et -3 %.

La pandémie de COVID-19 devrait mettre l’économie à rude épreuve et aggraver la récession qui a
débuté en 2019. Au 29 avril 2020, le Zimbabwe avait enregistré trente-deux (32) cas confirmés de
COVID-19, cinq guérisons et quatre décès. Le risque d’une propagation rapide et d’un nombre
important de décès est élevé, d’autant plus que de plus en plus de pays commencent à enregistrer des
taux de prévalence élevés. De l’autre côté de la frontière sud, l’Afrique du Sud a enregistré 5 350 cas
confirmés, 2 073 guérisons et 103 décès. Compte tenu de la proximité géographique du Zimbabwe et
de ses liens historiques avec l’Afrique du Sud, le risque de propagation rapide au Zimbabwe reste
élevé, bien que la plupart des cas confirmés jusqu’à présent soient liés à des personnes ayant voyagé
depuis l’Europe et le Moyen-Orient.

De même, un ralentissement des chaînes d’approvisionnement et de distribution affectera également


la livraison des médicaments et des matières premières de l’industrie pharmaceutique (la Chine et
l’Inde sont les principales sources). Compte tenu des faibles niveaux d’emploi formel, la majorité de
la population ne bénéficie d’aucune couverture médicale ou sanitaire (seuls 7 % sont couverts par un
régime d’assurance maladie), ce qui rend l’accès aux soins de santé privés et la capacité de les payer
très limités. Il en résulte une augmentation des soins à domicile pour les malades, ce qui accroît
davantage la charge des femmes en raison de leur rôle de soignantes. Cela veut simplement dire que
le système de santé déjà fragile du Zimbabwe sera encore plus sollicité.

XIII
ÉLIGIBILITÉ AU MAINTIEN DE L’ACCÈS AUX RESSOURCES DE LA FAT
PILIER I/FAD-14

La Facilité d’appui à la transition (FAT) joue un rôle essentiel dans l’engagement de la Banque au
Zimbabwe. Au fil des années, les ressources de la FAT ont permis à la Banque de collaborer davantage
avec ses partenaires dans le domaine de l’aide humanitaire et du développement, de piloter des
approches innovantes et de répondre rapidement aux situations d’urgence.
Toutefois, pour que le Zimbabwe puisse continuer d’avoir accès aux ressources de la FAT, le pays doit
répondre aux critères d’éligibilité en deux étapes définis dans les lignes directrices opérationnelles de
la FAT, et également satisfaire aux conditions d’éligibilité à l’aide à titre exceptionnel en tant que pays
sous sanctions et accusant des retards de paiement.
Bien que certains progrès aient été réalisés, les résultats obtenus par le Zimbabwe pour remplir ces
conditions n’ont pas été satisfaisants, comme expliqué dans le tableau ci-dessous :

i) Critères d’éligibilité de la Deuxième étape


Critères d’éligibilité de la première étape
• En 2019, le Président a lancé le Dialogue des acteurs politiques (POLAD) visant à unifier
les dirigeants politiques de l’opposition et a créé un Conseil consultatif présidentiel
chargé de donner des orientations sur les réformes économiques et politiques. Cependant
le principal parti d’opposition, le MDC-A, a largement boycotté les initiatives, ce qui les
a rendues moins efficaces.

• Le rythme des réformes politiques est lent. Les récents progrès notables ont été la
signature par le Président, le 23 novembre 2019, de la loi sur le maintien de la paix et de
l’ordre (MOPA), qui remplace la loi sur l’ordre et la sécurité publics (POSA).
Engagement à L’abrogation de la loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée (AIPPA),
consolider la
qui doit être réalisée par trois instruments juridiques — le projet de loi sur la liberté de
paix et la
sécurité l’information, le projet de loi sur la commission des médias du Zimbabwe et le projet de
loi sur la protection des informations personnelles et des données — a progressé
lentement. Le projet de loi sur la liberté de l’information a été approuvé par le Parlement
et attend la signature du Président. Les deux autres projets de loi sont encore à différentes
étapes du processus d’approbation.

• En signe d’engagement à défendre les valeurs de bonne gouvernance, de transparence, de


démocratie et de constitutionnalisme, le Zimbabwe a adhéré au Mécanisme africain
d’évaluation par les pairs (MAEP) de l’Union africaine lors du 33 e sommet des chefs
d’État et de gouvernement de l’UA à Addis-Abeba, en Éthiopie, en février 2020.
• Au cours des deux dernières décennies, l’économie s’est fortement contractée,
engendrant un chômage et une pauvreté généralisés. Jusqu’à un quart de la population a
quitté le pays, ce qui a entraîné un exode de compétences, tandis que la pauvreté s’élève
désormais à 70,5 %.
• La fragilité a continué à se manifester sur de multiples fronts ; les fréquentes épidémies
de choléra qui incitent souvent le gouvernement à déclarer l’état d’urgence sont le signe
d’une défaillance des infrastructures urbaines et des services de santé et d’assainissement.
Besoins sociaux
• L’apparition de la COVID-19 a encore révélé la faiblesse du système de santé qui peut
et économiques
difficilement faire face aux demandes de la population.
non satisfaits
• La stabilisation économique et les perspectives de reprise sont entravées par un ensemble
de défis macroéconomiques majeurs, une crise monétaire débilitante et un stress aigu lié
à la dette.
• Le gouvernement et les partenaires au développement s’accordent largement à dire que
les réformes économiques liées au Programme suivi des services du FMI (SMP) initiées
en 2019 ont eu un impact négatif sur la population et que la situation s’aggrave dans les
zones rurales et urbaines avec l’apparition de la pandémie de COVID-19. La vulnérabilité

XIV
urbaine augmente, la cohésion sociale urbaine diminue et le soutien du marché du travail
urbain aux vulnérabilités rurales diminue également.

Critères d’éligibilité de la deuxième étape


• Le PIB réel s’est contracté de 12,8 % en 2019 en raison de la sécheresse prolongée de
2018-2019, des effets du cyclone Idai en mars 2019 et des difficultés macroéconomiques
persistantes. Avec l’arrivée de la COVID-19, l’économie pourrait encore se contracter de
3,1 % en 2020 avant de connaître une modeste reprise de 4,4 % en 2021, sous réserve
d’une amélioration des conditions économiques.

• Le déficit budgétaire s’est élevé à 6,0 % en 2019 à cause des mesures d’austérité liées au
programme SMP du FMI. Avec l’apparition de la COVID-19, le déficit pourrait atteindre
6,3 % et 6,6 % en 2020 et 2021, respectivement, alors que le gouvernement s’efforce de
Amélioration réunir les ressources nécessaires pour faire face à la pandémie.
des conditions
macroéconomiq • La dépréciation rapide du taux de change et la suppression en janvier 2019 des subventions
ues et mise en aux carburants et à l’électricité, ainsi que le doublement par le gouvernement du prix de la
place de tonne de maïs, qui est passé de 2 000 ZWL à 4 000 ZWL, ont entraîné une flambée de
politiques l’inflation globale, qui s’est élevée en moyenne à 255 % en 2019.
d’endettement
saines • Le déficit des comptes courants est tombé à 3,8 % et 2,2 % en 2018 et 2019, le
gouvernement ayant continué d’appliquer des contrôles sur les importations et à maintenir
un régime de gestion serré des devises étrangères. Avec l’apparition de la COVID-19, le
déficit pourrait augmenter légèrement pour atteindre 2,4 % en 2020. Les réformes liées au
TSP/SMP au début de 2019 ont conduit à de modestes excédents budgétaires avant que le
pays ne retombe plus tard dans le déficit. Toutefois, la suppression des subventions sur les
prix des carburants et de l’électricité a eu un effet positif sur la stabilité économique.
Cependant, l’introduction et l’utilisation obligatoire du dollar zimbabwéen depuis 2019
ont été annulées à la suite de l’apparition de la COVID-19.

• Le Programme de stabilisation transitoire (PST) octobre 2018-décembre 2020 a donné la


priorité à l’assainissement budgétaire, à une gestion financière saine, à l’administration
des recettes, à la stabilisation économique et à la création d’emplois. L’amélioration de
la gestion des finances publiques, y compris la mobilisation efficace des ressources
Saines pratiques intérieures et l’allocation efficace des ressources sont au centre des efforts du
de gestion
gouvernement pour contribuer à la relance économique.
financière
• Le Groupe de la Banque soutient actuellement le gouvernement dans la mise en place
d’un système de gestion des impôts et des recettes efficace et fiable, conforme aux
meilleures pratiques internationales, ainsi que dans le renforcement de la capacité du
Bureau de l’Auditeur général à lutter contre la corruption et les flux financiers illicites.
• Le gouvernement publie régulièrement le rapport sur l’état de l’économie, qui couvre la
performance globale de l’économie (y compris la performance budgétaire), les recettes et
Transparence
les dépenses totales. Le gouvernement publie également des informations sur les
des comptes
publics performances budgétaires par le truchement du Budget national annuel et de la
Déclaration de révision semestrielle de la politique budgétaire.

ii) Maintien d’appui à titre exceptionnel aux pays ayant des arriérés :

Bien que certains progrès aient été réalisés, les résultats obtenus par le Zimbabwe pour remplir ces
conditions n’ont pas été satisfaisants, comme expliqué ci-dessous :

(a) Conclure un accord avec la Banque concernant son programme d’apurement des
arriérés, qui devrait être reflété dans le document de programmation par pays sous la
forme d’étapes et de critères de performance clairement définis : L’accord de 2015,
conclu lors de la réunion de la Banque mondiale et du FMI à Lima, au Pérou, qui repose
XV
sur des principes pari passu, reste le cadre dans lequel tous les partenaires au
développement s’engagent avec le gouvernement. Une stratégie d’apurement échelonné
des arriérés a été lancée en 2016, qui a permis au Zimbabwe d’apurer 107,9 millions
d’USD dus au FMI. Au 31 mars 2020, les arriérés du Zimbabwe envers le Groupe de la
Banque s’élevaient à 511,5 millions d’UC.

(b) Effectuer au moins des paiements symboliques d’apurement des arriérés à la Banque :
Depuis mai 2019, le gouvernement effectue des paiements trimestriels symboliques de
500 000 USD. À ce jour, cinq paiements trimestriels à titre symbolique ont été
effectués, le dernier en date étant celui de décembre 2019. Cependant, le gouvernement
a écrit à la Banque pour demander un moratoire de 12 mois sur les paiements. La
question est toujours à l’étude.

(c) Avoir coordonné le programme d’apurement des arriérés avec d’autres partenaires :
Bien que peu de progrès aient été réalisés, le Groupe de la Banque et la Banque mondiale
continuent à s’engager auprès du gouvernement pour que les arriérés soient réglés dans
les plus brefs délais. La Banque mondiale et le Groupe de la Banque sont tous deux
engagés à respecter les principes pari passu. Plusieurs réunions se sont tenues dans le
pays, tenues à la fois dans le pays, aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque
ainsi que les réunions annuelles et de printemps du FMI et de la Banque mondiale sur
le même sujet. La Banque poursuivra sa collaboration avec les IFI dans un cadre
coordonné afin de faire progresser les perspectives d’apurement des arriérés du
Zimbabwe.

CONCLUSION

L’engagement du Groupe de la Banque au Zimbabwe vise à aider le pays à sortir de sa fragilité, à


renforcer sa résilience, à accélérer la reprise de sa coopération avec les institutions financières
internationales (IFI) et à promouvoir sa transformation socioéconomique. Il demeure essentiel
d’accroître l’efficacité et la réactivité du Groupe de la Banque grâce aux ressources de la FAT pour
aider le Zimbabwe à faire face aux différents facteurs socioéconomiques de fragilité.

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19, le gouvernement du Zimbabwe a élaboré


un plan national de préparation et de riposte, avec notamment des mesures visant à accroître la capacité
à détecter, à isoler et à traiter un grand nombre de cas, à renforcer les capacités des laboratoires dans
le pays et à garantir la protection du personnel de santé dans l’exercice de ses fonctions. L’apparition
de la COVID-19 s’est accompagnée d’un énorme déficit de ressources. Les partenaires de
développement ont donc été appelés à soutenir le pays dans ses efforts pour venir à bout de la
pandémie. Cette aide sera complétée par un dialogue soutenu sur les politiques qui devrait permettre
de mettre en place les réformes politiques et économiques majeures dont le Zimbabwe a besoin pour
renouer avec la communauté internationale. À cette fin, la Banque, par l’intermédiaire du bureau pays
du Zimbabwe, continuera à sensibiliser les autorités à la nécessité d’accélérer les réformes politiques
et économiques, notamment en convenant d’un nouveau programme suivi par les services du FMI et
en réussissant sa mise en œuvre.

RECOMMANDATIONS

La Direction recommande aux Conseils d’administration :


(i) d’accorder une dérogation à l’obligation pour le Zimbabwe de remplir toutes les conditions
d’éligibilité pour accéder aux fonds du premier pilier de la FAT ; et
XVI
(ii) d’approuver, à titre exceptionnel, l’accès du Zimbabwe aux ressources du premier pilier de la
FAT équivalant à dix millions d’unités de compte (10 000 000 UC) sous forme de don à la
République du Zimbabwe pour financer la mise en œuvre du projet selon les modalités et
conditions stipulées dans le présent rapport. À l’instar du Programme de reconstruction
d’urgence et de résilience après le cyclone Idai (PCIREP) de 2019, les ressources seront versées
directement à des partenaires tiers d’exécution comme l’OMS et l’UNICEF.

XVII
Annexe VIII - COVID-19 : Action gouvernementale, interventions des partenaires de
développement et de la Banque

A. Action gouvernementale

Face à la pandémie de COVID-19, le gouvernement, en collaboration avec les partenaires de


développement (PD), a élaboré un plan de préparation COVID-19 autour des 10 piliers suivants :

1. Coordination, planification et suivi


2. Communication sur les risques et engagement communautaire
3. Surveillance, équipes d’intervention rapide et enquête sur les cas
4. Points d’entrée
5. Laboratoires nationaux
6. Prévention et contrôle des infections
7. Gestion des cas
8. Appui opérationnel et logistique
9. Sécurité
10. Mobilisation des ressources

Le plan de préparation COVID-19 qui est coordonné par un groupe de travail national et comprend
des équipes d’intervention rapide à l’échelle nationale, tient compte de la nécessité : i) d’envisager une
réaffectation du budget pour financer les besoins essentiels dans un contexte de marge de manœuvre
budgétaire limitée ; ii) d’augmenter le financement de la préparation, des mesures de prévention et des
installations de prise en charge ; iii) de renforcer le dialogue, les partenariats et l’intégration dans la
prévention, la préparation et la réaction ; iv) d’accroître les mesures d’incitation en faveur des
fournisseurs de produits essentiels et des importateurs de denrées pour accélérer les importations de
céréales afin de couvrir les déficits préexistants ; v) d’intégrer des réformes institutionnelles et
politiques tournées vers l’avenir pour renforcer la résilience et les systèmes de protection sociale
universelle qui peuvent servir de stabilisateurs économiques et sociaux automatiques face aux crises
actuelles et futures ; et vi) d’estimer les impacts quantitatifs sociaux et économiques grâce à une
assistance technique appropriée des partenaires de développement.6 Le gouvernement a également
dégelé 4 000 postes de personnel de santé et créé 200 postes supplémentaires. Le gouvernement prévoit
actuellement d’augmenter la capacité d’analyse de 50 à 1 000 échantillons par jour à partir de la mi-
avril. Des plans sont en place pour gérer jusqu’à 1 000 cas et 10 000 cas d’ici fin avril et mai,
respectivement.

B. Interventions des partenaires de développement

Sous la coordination du groupe de travail national qui comprend des partenaires de développement,
certains partenaires de développement ont déjà apporté un appui à la mise en œuvre du plan de
préparation COVID-19, en particulier pour les premiers stades de la maladie : dépistage et tests ;
équipements de protection individuelle (EPI). Le gouvernement signale, toutefois, qu’il existe encore
des déficits importants en matière d’assistance dans tous les domaines identifiés dans le plan et que le
budget pour la riposte à la pandémie de COVID-19 s’élève actuellement à 212 millions d’USD, contre
des besoins estimés à 160 millions d’USD. Les domaines d’assistance de quelques partenaires de
développement sont résumés dans le tableau suivant :

6
Impact socioéconomique de la pandémie de COVID-19 sur le Zimbabwe : évaluation préliminaire de l’UN TPA/FMI/BM (27 mars 2020, pg. 1)
XVIII
Facilité de
Principaux domaines
financement Fonds
d’assistance dans le contexte de Chine BAD
mondiale mondial UNICEF
la COVID-19
(BM/FMI)
Équipements de protection
X X X
individuelle (EPI)
Formation et coordination X
Coûts des ressources humaines X
Centres d’isolement
X
(équipement)
Équipement de diagnostic
X X X X
médical
Équipement médical
(ventilateurs, ambulances,
X
moniteurs de surveillance des
patients)
Équipement et consommables de
X X
laboratoire
Produits pharmaceutiques X
Approvisionnement d’eau en
X
urgence

C. Interventions de la Banque

À des fins de complémentarité et de synergie, les interventions de la Banque se concentrent sur les
domaines d’intervention en lien avec la COVID-19 qui ne bénéficient que d’une assistance limitée des
autres partenaires de développement. Les interventions de la Banque devraient commencer sur le
terrain au moment où le pays prévoit d’atteindre des centaines de cas nécessitant une capacité accrue
en matière d’infrastructure pour la prise en charge, des équipements médicaux tels que les ventilateurs,
les moniteurs de surveillance des patients, les ambulances et les fournitures médicales telles que les
produits pharmaceutiques. L’assistance que la Banque prévoit d’apporter dans le cadre de la lutte
contre la pandémie de COVID-19 vise à produire un impact à plus long terme sur le système de santé
et les moyens de subsistance des populations vulnérables, et ce, bien au-delà de la fin de la pandémie.
Le soutien de la Banque s’inscrit principalement dans le cadre du pilier de gestion des cas du plan de
préparation du gouvernement et couvre le renforcement des capacités du personnel de santé et des
membres de la communauté en matière de protocoles de gestion des cas COVID-19, la rénovation des
centres d’isolement (installations de prise en charge complète) et la fourniture d’équipements
médicaux, notamment des ventilateurs, des ambulances et des moniteurs de patients. L’appui de la
Banque comprend également la réalisation d’installations d’urgence pour le lavage des mains dans les
communautés vulnérables par la construction de forages et de fontaines d’eau, qui sont essentiels dans
la lutte contre la propagation du coronavirus dans plusieurs communautés identifiées comme n’ayant
pas accès à l’eau potable.

XIX
Annexe IX : Coûts détaillés estimatifs**
Source de
Poste n° Description Unités Quantité Coût unitaire Coût de base total
financement
Composante 1 :
Appui à la gestion USD UC USD UC
des cas de COVID

Contribution du
gouvernement -
Gouvernement
1 Réhabilitation des FF 1 1 364 800 USD 1 000 000 1 269 581 930 233
du Zimbabwe
centres d’isolement
financés par le projet
Fournitures médicales
EPI (masques, gants,
3 casquettes, blouses, FF 1 2 186 500 USD 1 602 066 2 033 953 1 490 294 FAD
couvre-chaussures,
respirateur N95)
Matériel médical (lits
de soins intensifs,
ventilateurs, pompe à
perfusion, moniteurs
4 de surveillance des FF 1 3 193 750 USD 2 340 086 2 970 930 2 176 825 FAD
patients, ambulances,
aspirateur, pompe
seringue, débitmètre,
bouteilles d’oxygène)
Réactifs et
consommables de
laboratoire (kits de test
Taqpath, tests
GeneXpert, kit
d’extraction, agent de
5 dénaturation de FF 1 2 203 269 USD 1 614 353 2 049 552 1 501 723 FAD
l’ADN/ARN, RNAse
Away, cryoviales,
boîtes de Cryobox,
compresse ou gaze,
ruban-indicateur de
stérilisation)
Matériel de laboratoire
(pipettes, microtubes à
centrifuger, plaques de
réaction PCR,
microplaques, tubes de
prélèvement, barettes
6 FF 1 1 017 065 SUD 745 211 946 107 693 220 FAD
de 8 capuchons,
Primestore MTM,
mélangeur,
microcentrifugeuse,
micropipettes,
récipients...)
Coût de base -
9 270 124 6 792 295
Composante 1

Composante 2 :
Installations pour
le lavage des mains
dans le cadre de la
lutte contre la
COVID-19

XX
Source de
Poste n° Description Unités Quantité Coût unitaire Coût de base total
financement
Réhabilitation de
forages et
installation de
18 U 72 20 000 USD 14 654 1 339 535 981 488,04 FAD
pompes solaires, de
réservoirs et de
bornes-fontaines
Réhabiliter des
forages simples avec
19 U 150 1 500 USD 1 099 209 302 153 357,51 FAD
des pompes
manuelles
Construction de
nouveaux forages et
installation de
U 75 20 000 USD 14 654 1 395 349 1 022 383,38 FAD
pompes solaires, de
réservoirs et de
bornes-fontaines
Fourniture de kits
d’hygiène aux U 10 000 15 USD 11 139 535 102 238,34 FAD
familles pauvres
Mobilisation
communautaire,
20 communication, FF 1 95 000 USD 69 607 88 372 64 750,95 FAD
sensibilisation,
gestion du savoir
Coût de base -
FF 1 3 172 093 2 324 218
Composante 2

Composante 3 :
Gestion de projet
Coûts indirects de
l’OMS pour
l’administration des
35 FF 1 955 360 700 000 888 707 651 162,79 FAD
ressources du don
(7 % du montant du
don)
Coût direct de
gestion de projet de
l’OMS (manuels de
projet, passation de
marchés, gestion
financière, audits,
gestion de contrat,
S&E, rapports,
36 FF 1 477 680 350 000 444 353 325 581,40 FAD
fournitures de
bureau et frais
généraux, etc.) ;
communication,
préparation et
diffusion de produits
du savoir liés au
projet
Réunions du comité
37 de pilotage du projet FF 68 240,00 50 000 63 479 46 511,63 FAD
(trimestrielles) 1
38 Lancement du projet U 1 27 296 20 000 25 392 18 604,65 FAD

XXI
Source de
Poste n° Description Unités Quantité Coût unitaire Coût de base total
financement
Contribution du
gouvernement -
Salaires et logistique
des points focaux du Gouvernement
39 FF 150 128 110 000 139 654 102 325,58
gouvernement qui du Zimbabwe
accompagnent la
mise en œuvre du
projet 1
Revue à mi-parcours
40 FF 20 472 15 000 19 044 13 953,49 FAD
- Consultant 1
Véhicules du projet
41 (achat, carburant et FF 1 68 240 50 000 63 479 46 511,63 FAD
frais d’entretien)
Rapport
42 d’achèvement de u 20 472,00 15 000 19 044 13 953,49 FAD
projet - Consultant 1
Coût de base -
1 787 888 1 310 000 1 663 152 1 218 605
Composante 3
Coût de base total 14 105 369 10 335 118 -
Provision pour
aléas physiques 423 161 310 054 -
(3 %)
Provision pour
hausse des prix 634 742 465 080 -
(4,5 %)
TOTAL 15 163 271 11 110 251
** Plus de détails sur la composante 1 sont fournis à la page suivante.

XXII
Composante 1 - Détails supplémentaires

Montant (y compris
Description Catégorie Prix unitaire Quantités
PSM) en dollars
Masques chirurgicaux Articles
0.18 2 000 000.00
médicaux 450 000.00
Gants d'examen en latex Articles
0.03 20 000.00
médicaux 750.00
Capuchons à usage unique Articles
0.03 2 000 000.00
médicaux 75 000.00
Robes à usage unique Articles
3.40 345 000.00
médicaux 1 466 250.00
Couvre-chaussures jetables Articles
0.08 20 000.00
médicaux 2 000.00
Blouse chirurgicale Articles
0.08 200 000.00
médicaux 20 000.00
Respirateur N95 (pour les Articles
0.46 300 000.00
travailleurs de laboratoire) médicaux 172 500.00
Lit de soins intensifs avec Matériel
6 000.00 50.00
matelas sectionnel médical 375 000.00
Ambulances Matériel
60 000.00 10.00
médical 750 000.00
Ventilateur Matériel
40 000.00 25.00
médical 1 000 000.00
Pompe à perfusion Matériel
2 000.00 100.00
médical 250 000.00
Moniteur de patient Matériel
8 000.00 50.00
multiparamètre médical 500 000.00
Machine d'aspiration à double Matériel
1 500.00 50.00
bouteille médical 93 750.00
Pompe-seringue Matériel
1 500.00 50.00
médical 93 750.00
Débitmètre avec Matériel
100.00 50.00
humidificateurs médical 6 250.00
Cylindres d'oxygène Matériel
100.00 1 000.00
médical 125 000.00
Acquisition de machines Équipement de
30 000.00 12.00
d'extraction laboratoire 450 000.00
Kits de test Taqpath Réactifs de
36.00 25 000.00
laboratoire 1 125 000.00
Gene Xpert pour 30 Genexperts Réactifs de
22.00 -
dans 13 centres de dépistage laboratoire -
Kit d'extraction Réactifs de
6.00 50 000.00
laboratoire 375 000.00
Agent de dégradation de Réactifs de
100.00 500.00
l'ADN/ARN laboratoire 62 500.00
RNAse Away Réactifs de
75.00 196.00
laboratoire 18 375.00
Pipette, embout, barrière, ster, Équipement de
0.03 25 000.00
laboratoire 937.50
PipetteTipBarrierSterBlue Équipement de
0.08 25 000.00
laboratoire 2 500.00
Tubes Epperndoff à Équipement de
2.00 1 000.00
microcentrifuge laboratoire 2 500.00
Plaques de réaction PCR Équipement de
0.04 25 000.00
laboratoire 1 250.00
Microplaque, PCR, Équipement de
0.13 25 000.00
laboratoire 4 062.50

XXIII
Montant (y compris
Description Catégorie Prix unitaire Quantités
PSM) en dollars
Tubes de prélèvement Équipement de
0.05 73 636.00
d'échantillons simples laboratoire 4 602.25
Bandes à 8 capuchons avec Équipement de
0.04 73 636.00
capuchons laboratoire 3 681.80
Sacs d'autoclave Équipement 0.80 3 348.00 3 348.00
Cryovials Consommables
0.15 18 000.00
de laboratoire 3 375.00
Cryoboxes Consommables
0.50 18 000.00
de laboratoire 11 250.00
Conteneur, objets tranchants, Laboratory c
résistant aux fuites, couvercle L Consommables
2.00 3 348.00
de laboratoire
onsumables 8 370.00
Compresse ou gaze, Consommables
2.50 3 348.00
de laboratoire 10 462.50
Bande autoclave Consommables
2.70 6.00
de laboratoire 20.25
Primestore MTM (inactive la Équipement de
3.00 50 000.00
couronne) laboratoire 187 500.00
Mélangeur à vortex Équipement de
133.00 6.00
laboratoire 997.50
Microcentrifugeuse Équipement de
7 000.00 6.00
laboratoire 52 500.00
Micropipettes Équipement de
33.00 12.00
laboratoire 495.00
Micropipettes Équipement de
37.00 12.00
laboratoire 555.00
Micropipettes Équipement de
47.00 12.00
laboratoire 705.00
Micropipettes multicanaux Équipement de
172.00 12.00
laboratoire 2 580.00
conteneurs Équipement de
5.00 576.00
laboratoire 3 600.00
Matériel de transport des Équipement de
20.00 10 730.00
échantillons laboratoire 268 250.00
Exemple de coûts de transport Équipement de
200.00 108.00
Estimation globale laboratoire 27 000.00
Total 8 011 667.30

XXIV
Annexe X: Résumé des dispositions relatives au processus de passation de marchés

UC

Catégories Procédures et méthodes de passation


de marchés par des tiers Total

1. Travaux de génie civil


981 488
1.1) Réhabilitation de forages (installation de pompes) 981,488
153 358
1.2) Réhabilitation des forages (pompe à main 153,358
1 022 383
1.3) Construction de nouveaux forages 1,022,383
2 157 229
2,157,229
Montant total pour les travaux de génie civil:

2. Produits 1,490,294
1,490,294
2.1) EPI - (masques, gants, blouses, etc.) 2,176,825
2,176,825
2.2) Équipement médical (ventilateurs, lits de soins
intensifs, pompe à perfusion, etc. )
1,501,723
2.3) Réactifs et consommables de laboratoire
693,220
1,501,723
2.4) Équipement de laboratoire
102,238
693,220
2.5) Fourniture de kits
5,964,300
102,238
Montant total pour les produits:
5,964,300

3. Services de consultance 13 953


13 953
3.1) Consultants individuels pour la revue à mi-parcours 13 953
13 953
3.2) Consultants individuels pour le Rapport d'achèvement 27 906
de projet 27 906
Montant total pour les services de consultance :
651 162
4. Frais de fonctionnement * 651 162
325 581
4.1) Frais de gestion des opérations de l'OMS (7%) 46 511 325 581
4.2) Coûts du projet 18 604 46 511
4.3) Projet- Comité directeur - Réunions 64 750 18 604
4.4) Coût de lancement du projet 46 511 64 750
4.5) Information sur la mobilisation des communautés 46 511
1 153 119
4.6) Véhicules du projet (coût, entretien, carburant, etc.) 1 153 119

Montant total des frais de fonctionnement :


310 054
Imprévus: 310 054
465 080 465 080
1. Matériel :
2. Tarifs : 775 134
775 134
10 000 000
Montant total pour les imprévus 10 000 00

TOTAL

XXV
Annexe XI : Liste des articles essentiels dans la lutte contre la COVID-19
Recommandations par l’OMS au 30 mars 2020

• Gants d’examen
EPI • Gants chirurgicaux
• Lunettes de protection
• Blouse de protection
• Écran facial
• Masque filtrant les particules
• Masque chirurgical
• Kit de test de dépistage en laboratoire
• Kit de test de confirmation en laboratoire
Matériel de diagnostic
• Kit RT-PCR
• Kit d’extraction
• Cartouches pour système RT-PCR automatique
• Écouvillon et milieu de transport viral
• Oxymètre de pouls
• Concentrateur d’oxygène 10 L, 230 V, 50 Hz + acc.
• Canule nasale avec embouts
Matériel de soins • Respirateur pour adulte et enfant avec acc.
cliniques
• Appareils de ventilation à pression positive continue
(CPAP) avec tubulure et embouts pour adulte et
enfant, avec acc.
• Pompe d’aspiration mécanique
• Canule nasale à haut débit avec acc.

Source : https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/technical-guidance/covid-19-
critical-items

XXVI
Annexe XII : Analyse du secteur de la santé au Zimbabwe

Le Zimbabwe fait face à un double défi : les maladies transmissibles et les maladies non transmissibles.
Le pays est sujet aux maladies épidémiques, notamment les maladies diarrhéiques, et les épidémies de
charbon et de rage sont courantes, soulignant l’extrême importance de disposer d’un système de
surveillance de la santé publique et d’un programme de préparation et de réponse aux catastrophes. La
prévalence du VIH reste relativement élevée, avec 15 % chez les adultes, et les progrès réalisés à ce
jour sont menacés par les comportements à risque observés chez les jeunes, caractérisés par
l’augmentation du nombre de grossesses chez les adolescentes. Les décès dus à la tuberculose restent
élevés en raison de sa double relation avec le VIH et le sida. Le paludisme reste une cause majeure de
morbidité et de mortalité dans le pays, en particulier dans certaines zones géographiques.

Les maladies non transmissibles deviennent progressivement une cause majeure de morbidité et de
mortalité au sein des communautés riches et pauvres du pays. L’état nutritionnel des enfants reste
médiocre. Ces défis sont aggravés par les contraintes du système de santé, comme la pénurie de
personnel de santé essentiel, le vieillissement des infrastructures et des équipements, l’insuffisance de
l’approvisionnement en médicaments et autres produits, le manque de financement dans la santé, les
difficultés considérables liées aux plateformes/entités de prestation de services et l’absence d’un
environnement favorable7.

Pour relever les défis sanitaires au Zimbabwe, il est nécessaire de renforcer les plateformes/entités de
prestation de services, y compris les soins de santé primaires et les services hospitaliers, et de créer un
environnement propice en adressant particulièrement les questions de politique, d’administration, de
partenariats multisectoriels, de recherche et de développement.
Les domaines prioritaires actuels de la stratégie de santé du Zimbabwe (2016-2020) sont indiqués dans
le graphique ci-dessous :

Priorité 4 :
Priorité 3 :
Priorité 1 : Priorité 2 : Système de surveillance de
Troubles de la reproduction
Maladies Maladies non la santé publique et de
et troubles chez la mère, le
transmissibles transmissibles préparation/de réponse aux
nouveau-né, l’enfant et
catastrophes
l’adolescent

Plateformes/entités de prestation de services


Environnement favorable

Cette structure a été élaborée pour articuler 21 objectifs autour de 3 buts principaux, dans des domaines
de résultats clés définis avec leurs références et leurs cibles, comme indiqué ci-dessous :

7
Stratégie nationale en matière de la santé pour le Zimbabwe 2016-2020
XXVII
Domaine de résultat clé Objectif Indicateur clé Situation 2014 Cible 2020

Objectif 1 : Renforcer les programmes de santé prioritaires

Priorité 1 : 1. Réduire l’incidence du paludisme Incidence du paludisme 39 5


de 39/1000 (2014) à 5/1000 (2020) et
éradiquer presque totalement les
Maladies décès dus au paludisme d’ici 2020
Décès dus au paludisme 654 0
transmissibles
% des foyers détectés
2. Assurer la détection et le contrôle
dans les 48 heures et
en temps opportun des maladies 30 % 100 %
contrôlés dans les 2
sujettes aux épidémies
semaines

3. Réduire de 50 % la morbidité de la
schistosomiase, des helminthiases Prévalence de la 22,7 %
transmises par le sol et d’autres schistosomiase et des (schistosomiase et 10 %
maladies tropicales négligées d’ici helminthiases helminthiases)
2020

4. Prévenir les nouvelles infections au % de personnes testées


40,3 % (hommes)
VIH et réduire de 50 % les décès dus ayant connaissance de 85 %
au VIH leur statut
56 % (femmes)
% de personnes sous
À déterminer 90 %
traitement antirétroviral
% de patients sous
traitement antirétroviral À déterminer 90 %
sans charge virale

5. Réduire de 90 % la mortalité, la
morbidité et la transmission de la Taux de mortalité 10 % 5 %
tuberculose

XXVIII
Domaine de résultat
Objectif Indicateur clé Situation 2014 Cible 2020
clé

Priorité 2 : 6. Réduire de 50 % l’incidence de


certaines maladies non transmissibles % de réduction des MNT 0% 5%
(MNT)
Maladies non
transmissibles
% d’augmentation du nombre
7. Améliorer l’état de santé de malades mentaux À déterminer 90 %
mentale de la population diagnostiqués par rapport au
nombre
% de malades
de patients mentaux
suivant un
8. Réduire de 50 % le handicap et attendus
programme de réadaptation à
À déterminer À déterminer
la dépendance base communautaire par
rapport aux patients en
9. Améliorer la qualité et réadaptation classique
l’espérance de vie % de personnes âgées recevant
À déterminer 100 %
des personnes âgées de 61,5 à des soins gériatriques
65 ans d’ici 2020
Priorité 3 : Troubles de la
10. Réduire le taux de mortalité
reproduction, et troubles Taux de mortalité maternelle 614 300
chez la mère, le nouveau-né, maternelle de 614 à 300 d’ici 2020
l’enfant et l’adolescent 11. Réduire le taux de mortalité
néonatale de 29 à 20 décès pour Taux de mortalité néonatale 29 20
1 000 naissances vivantes
12. Réduire le taux de mortalité des
moins de cinq ans de 75 à 50 décès Mortalité < 5 75 50
pour 1 000 naissances vivantes
Proportion d’enfants de
13. Réduire de 50 % la mortalité et
moins de 5 ans présentant un 28 % 19 %
la morbidité dues à la malnutrition
retard de croissance

Priorité 4 :
14. Renforcer les services de santé
environnementale, la détection % des foyers détectés dans
Système de précoce des épidémies et des les 48 heures et contrôlés dans 30 % 50 %
surveillance de la santé catastrophes d’origine humaine de les 2 semaines
publique et de 30 % à 50 % d’ici 2020
préparation/de réponse
aux catastrophes
% de districts dotés d’un
mécanisme de coordination 50 % 100 %
opérationnel
% de membres d’un ménage
utilisant des installations
35 % 50 %
sanitaires améliorées qui ne
sont pas partagées

% de membres d’un ménage


utilisant des sources 76,1 % À déterminer
améliorées d’eau potable

Objectif 2 : Améliorer les plateformes/entités de prestation de services


15. Réduire la morbidité d’au Proportion de villages dotés
Soins primaires moins 50 % en fournissant des de personnel de santé < 60 % > 90 %
services de santé de qualité communautaire
accessibles, abordables, acceptables
et efficaces au niveau de la % de districts proposant des 0% 100 %
communauté et des centres de santé services de santé primaires
16. Assurer l’accès universel et la % d’hôpitaux dotés de
Services hospitaliers fourniture d’un ensemble systèmes de gestion de la À déterminer
complémentaire de qualité
services hospitaliers, incluant des % d’hôpitaux dotés de salles
À déterminer
services curatifs d’urgence et opératoires fonctionnelles
ambulatoires

XXIX
Domaine de
Objectif Indicateur clé Situation 2014 Cible 2020
résultat clé
17. Assurer l’accès
universel et la
Services % d’hôpitaux de soins
hospitaliers
fourniture de services À déterminer 100 %
tertiaires dotés de spécialistes
curatifs spécialisés de
qualité supérieure

18. Promouvoir et
soutenir la fourniture % de patients et de familles 200 000 dans le 40 %
de soins palliatifs de recevant des soins palliatifs besoin (80 000 personnes)
qualité

Objectif 3 : Améliorer l’environnement favorable à la prestation de services


19. Améliorer les
résultats en matière de
santé en assurant la
Planification et
mise en place et la % de politiques et de
coordination des 0 100 %
politiques coordination d’un stratégies alignées sur la NHS
système de fourniture
de soins de santé
efficace et efficient
Ressources
humaines
Taux de vacance global 17 % 10 %

Nombre d’établissements 82
Finance et
administration
audités par rapport aux À déterminer
prévisions
Centres de coûts
Nombre de districts
disposant d’un système de
0 62
soins médicaux fonctionnel
financé par l’État
Cadre politique harmonisé
Suivi et évaluation 1 1
de S&E

Administration % d’examens de formation


en santé réels par an par À déterminer 100 %
rapport aux prévisions
provinciale
Gestion des achats
% de disponibilité des
et de la chaîne 42 % 80 %
d’approvisionnement médicaments essentiels
20. Renforcer la
collaboration
Partenariat Politique de partenariats
multisectoriel
multisectorielle avec 0 1
public/privé et public/public
les partenaires locaux
et internationaux
% de plateformes
intergouvernementales
À déterminer 90%
nationales et infranationales
fonctionnelles
21. Améliorer de
70 % l’utilisation des
preuves apportées par
% de recherches dans le
la recherche
Recherche et domaine de la santé en lien
développement
scientifique pour À déterminer 70 %
avec les priorités sanitaires
éclairer la prise de
nationales
décision et
l’élaboration de
politiques
Nombre d’essais cliniques
menés en lien avec la À déterminer 2
médecine traditionnelle

XXX
En raison de la crise du secteur de la santé dans le pays, initiée en 2018 avec la grève du personnel de
santé et exacerbée ensuite par la crise liée à la COVID-19, le Zimbabwe n’a pas réussi à atteindre la
plupart des objectifs 2020 définis dans sa stratégie nationale de santé (2016-2020).
Comme ailleurs dans le monde, la réponse du Zimbabwe à la pandémie de COVID-19 a consisté à
imposer une série de mesures visant à contenir la propagation de la maladie, notamment en restreignant
la liberté de circulation et en ordonnant la distanciation sociale dans les lieux publics comme les centres
commerciaux, les transports en commun et les églises. Le gouvernement a décrété un confinement à
l’échelle nationale, avec la fermeture des écoles, des limitations dans les déplacements de personnes,
la fermeture ou l’aménagement des horaires d’ouverture pour les pubs et les restaurants. Le nombre de
personnes pouvant se rassembler dans les églises, lors des funérailles et dans d’autres espaces publics
a été réduit. Le respect de ces mesures est contrôlé par les forces de l’ordre qui patrouillent dans les
rues.

XXXI
Annexe XIII : Carte du Zimbabwe

XXXII

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