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République Algérienne Démocratique et Populaire

1
Ministère de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique
Université des sciences et de la technologie HOUARI BOUMEDIEN

Faculté génie des procédées et génie mécanique

Projet sur :

Thème

Réalisé par : Encadré par :


Mme
M elle BETATA Zineb
201500003597
L3GPB3

Année Universitaire 2020/2021


2

Sommaire :

I. Introduction
II. Définition
III. Types de corrosion

III.1. Corrosion bactérienne (biochimique)


III.1.1. La corrosion due aux bactéries sulfato-réductrices
III.1. 2. La corrosion due à des bactéries acidogènes
III.1. 3. La corrosion due aux bactéries oxydant le fer et le manganèse
III.1.4. La corrosion sous les biofilms
III.1.5. La corrosion due aux bactéries nitrifiantes
III.1.6. La corrosion due à des films algaux
III.2. corrosion chimique
III.3. Corrosion électrochimique (humide)
a) La corrosion généralisée ou uniforme
b) La corrosion localisée (zonale)
1. La corrosion galvanique (bimétallique)
2. La corrosion par piqure
3. La corrosion frottement (tribocorrosion)
4. La corrosion sélective
5. La corrosion-érosion
6. La corrosion intergranulaire
7. La corrosion Caverneuse (par crevasse)
8. La corrosion sous contrainte
VI. Les causes de corrosion
V. Conclusion
3 I - Introduction :
La corrosion est le phénomène suivant lequel les métaux ont tendance, spis l’action d’agents
atmosphériques ou de réactifs chimiques, à retourner à leur état original d’oxyde, carbonate, plus
stable par rapport au milieu considéré, et ainsi à subir une détérioration de leurs propriétés.
Le problème de la corrosion a pris de nos jours une importance considérable, étant donnée
l’utilisation de plus grande des métaux et alliages dans la vie moderne.
L’étude de la corrosion se situe à croisée de divers domaines :
Electrochimie, physique du solide, métallurgie, chimie, physique, thermodynamique … outre son
intérêt scientifique interdisciplinaire, elle répond à un enjeu industriel important.

II – Définition :
La corrosion1 est le phénomène d’interaction entre un métal ou alliage métallique et son
environnement et qui entraine une détérioration des propriétés utiles du permettant ainsi un
retour à la situation stable de sulfure, d’oxyde qui était la seine avant les opérations d’élaboration
et d’extraction, est une réaction d’oxydation involontaire des métaux sous d’agent.
Les composés non métalliques ne sont
pas inclus dans la présente définition, les
plastiques peuvent être gonfler ou craquer,
le bois peut se fondre pi s’ouvrir, le granit
peut s’éroder et le ciment portant peut se
lessiver mais le terme corrosion est ici
limité à l’attaque chimiques des métaux.
D’une façon générale, la corrosion
peut être sèche2 (dans l'air) ou humide3
(dans l'eau).
La corrosion sèche :
➢ En présence d’un gaz
réactif (O2, H2O, SO2, CO …).
➢ En absence totale d’eau.
➢ Le résultat de l’attaque d’un métal par un gaz à des températures élevées.
➢ Formation d’une couche d’oxyde superficiel.
➢ Pas de passage d’un courant électrique (mais transfert de charge électriques).
➢ On l’étude à l’aide des diagrammes d’Hellingham.
➢ La réaction qui se produit est de la forme :
∆𝑮 = ∆𝑼 − 𝑻 ∆𝑺
Métal + oxygène + ∆𝐺 → oxyde métallique
∆𝑮 > 0 : La réaction n’est pas spontanée, Le métal est stable
∆𝑮 < 0 : La réaction est spontanée, Le métal est s’oxyde
4

La corrosion humide :
➢ Elle peut se faire à température ordinaire.
➢ Passage d’un courant électrique.
➢ Au contact d’un fluide contenant de l’oxygène.
➢ Dissolution du métal.
➢ Formation d’un dépôt plus ou moins adhérent. Les principaux oxydants sont :
✓ Les protons solvates.
✓ L’oxygène dissous.
✓ On trouve aussi les cations métalliques
➢ On l’étude avec les diagrammes E-pH(thermodynamique) et i-(cinétique).

• La corrosion dépend du :

b) Milieu
a) Matériaux (environnem
(métal) ent)
- De sa composition
- De sa structure et - Du pH.
microstructure - Du pouvoir
- De son état de oxydant.
surface - De la température.
- Des contraintes - De la présence de
appliquée ou solutés.
résiduelles …

III- Types de corrosion :


La corrosion peut se développer suivant différents processus qui caractérisent chaque type de
5
corrosion.

III.1. Corrosion bactérienne (biochimique) :


Ce type de corrosion appelé aussi bio-corrosion, est la conséquence d’interaction qui se
manifestent entre des bactéries et les matériaux sur lesquels elles se sont
fixées.
La bio-corrosion
Les bactéries peuvent être soit à Corrosion bactérienne, soit
l’origine d’une corrosion primaire, par leur métabolisme, soit en
accélérant un processus déjà
soit être des facteurs aggravants
établi (cinétique)
pour une corrosion préexistante • Création d’un biofilm
• Production de composés
corrosifs (métabolites) ex :
Dans ces deux cas, l’attaque Thiobacillus thiooxydans qui
corrosive peut être rapide et avoir génère de l’acide sulfurique
•Les ferrobactéries :
des conséquences très grave
oxydation par Gallionella
(rupture l’éléments, percement ferruginae (formation de
entrainant des fuites, dégradation dépôts d’hydroxyde ferrique
des structures, perte de l’étanchéité des ouvrages en béton, etc ...) avec zone d’anaérobiose)
•Attaques par les bactéries
sulfatoréductrices
• Hétérogénéité du biofilm :
zones avec et sans oxygène
qui provoquent des aérations
différentielles
• Formation de dépôts qui
produisent une corrosion par
crevasses.

III.1.1. La corrosion due aux


bactéries sulfato-réductrices :
Les bactéries responsables de ce
type de corrosion sont principalement des Desulfovibrio, des desulfomonas et
des Desulfomaculatum. Ce sont des bactéries anaérobies capables de
transformer les sulfates et les sulfites.
La présence de ces bactéries dans divers lieux corrodés (réseaux d’eaux résiduaires, circuits de
refroidissement, etc.) est attestée par l’odeur particulière que dégagent les sulfures accumulés.
III.1. 2. La corrosion due à des bactéries acidogènes :
Le métabolisme de très nombreuse bactéries conduit à la libération
6
transitoire d’acides organique (Clostridium), mais aussi d’acides minéraux
(Thiobacillus Thiooxydans), dans le résultat est une diminution sensible du
Ph du milieu.
Cette acidification entraine une accélération de la corrosion par des
processus chimiques (action complexant sur le fer)
III.1. 3. La corrosion due aux bactéries oxydant le fer et le manganèse :
Ce sont surtout les bactéries micro aérobies des genres Gallionella, Sphaerotilus, Crenothrix, et
Leptothrix, oxydent les ions ferreux Fe2+ en ions ferriques Fe3+.
Ces bactéries sont responsables de points de corrosion, particulièrement sous des dépôts et des
incrustations. Cette corrosion est accentuée en présence de chlore et d’oxygène dissous.
III.1.4. La corrosion sous les biofilms :
Lorsque des bactéries forment des biofilms, leur adhérence au substrat est augmentée par
différents phénomènes dont le plus significatif est la sécrétion de polymères extracellulaires. Ces
sécrétions à piéger de nombreuses substances présentes dans le milieu comme des colloïdes, et
différentes autres matières en suspension ou en dépôt.
La corrosion se développe sous les biofilms pour les mêmes raisons que celles que l’on décrit
sous les autres types de dépôts, c’est-à-dire aération différentielle, action synergique des bactéries
anaérobies corrosives, passivation de l’acier inoxydable, etc.
III.1.5. La corrosion due aux bactéries nitrifiantes :
Les bactéries des genres Nitrosomas et Nitrobacter qui oxydent l’ammoniaque en nitrates et
nitrates initient une forme de corrosion due à l’acide nitrique issus des nitrites et nitrates
néoformés.
III.1.6. La corrosion due à des films algaux :
Diverses algues unicellulaires qui se déposent et adhèrent fortement sur différents substrats
bénéficiant d’un éclairage suffisant, peuvent abriter sous les films qu’elles forment des bactéries
anaérobies responsables de corrosions chimiques.
En outre, la mort des algues libère des acides qui accentuent les effets de la corrosion initiée.
III.2. corrosion chimique sèche :
L’environnement buccal crée un certain nombre de dégradation des alliages non précieux qu’il
faut bien qualifier de « chimiques », puisqu’elles résultent soit de la dissolution de composants des
alliages, soit de la formation d’une couche superficielle plus ou moins protectrice d’oxyde de
chrome.
Ce genre de dépôt qui peut entrainer une coloration de surface, une
altération du lustre et une perte l’éclat métallique, est généralement
l’apanage des alliages à base de nickel. Les alliages de cobalt sont plus résistants à cette forme
7
de ternissement.
Mais ces manifestations ne sont gênantes que sur le plan esthétique, ce qui est loin d’être le
cas avec la dissolution de composants de l’alliage. Il est toutefois difficile de séparer clairement
ici ce qui relève de la corrosion chimique pure et ce qui est du dans ce type de dissolution, à la
corrosion électrochimique.

Equations : M M n+ + ne (Oxydation)

n/2 O2 + 2ne nO2- (Réduction)

III.3. Corrosion électrochimique (humide) :


La corrosion électrochimique est le résultat de l’attaque d’un métal par un électrolyte. Elle a lieu
dans des solutions aqueuses ou dans des sels fondus. Ces derniers sont susceptibles de
conduire le courant par déplacement d’ions, les courants ioniques mis en jeu donnent au
Elle résulte de
phénomène de la corrosion un aspect particulier. C’est ce qu’on appelle corrosion
l’établissement
électrochimique.
de courants
Elle diffère de la corrosion sèche par le fait que le milieu corrosif participe au locaux dus à
déplacement d’ions de la solution vers le métal. Les principaux oxydants sont : l’existence de
piles locales, la
✓ Les protons solvatés.
réduction
✓ L’oxygène dissous.
cathodique4 et
✓ On trouve aussi les cations métalliques (Cu2+, Fe3+, Sn4+), les anions (NO2,
l’oxydation
NO3, CrO4, MnO4) et les gaz dissous (O3, Cl2, SO3)
anodique5 étant
localisées en
deux zones
distinctes.
• L’oxydation6 du métal implique la réduction7 de l’agent oxydant.
8
Métal + agent oxydant métal oxydé + agent réducteur
Exemple :
La corrosion du fer dans l’acide chlorhydrique est due à la réaction :

Fe (s) + 2HCl FeCI2 + H2 (g)

La corrosion humide, elle peut être divisée, en deux grandes classes : corrosion généralisée et
corrosion localisée
a) La corrosion généralisée ou uniforme :

Ce type de corrosion, qui est le plus connu et la forme de corrosion la plus


classique est également le plus facile à repérer et à prévoir.
✓ La surface entière du métal sert à l’oxydation et à la réduction,
sans distinction de sites anodiques et cathodiques.
✓ Un seul métal intervient.

Perte d’épaisseur et de matière


✓ La totalité du système qui peut être le siège de la réaction d'oxydoréduction est
9
relativement homogène : la totalité de la surface du métal est alors oxydée. Dans ce cas il
y a échange direct des électrons entre l'oxydant et le métal.
✓ Le taux de corrosion permet de savoir si l’alliage peut être utilisée ou non, le taux de
corrosion d’un alliage est :
➢ Excellent jusqu’à 0,05 mm/an
➢ Bon jusqu’à 0,5 mm/an
➢ Satisfaisant jusqu’à 1,25 mm/an
➢ Mauvais au-delà de 1,25 mm/an (A.Maural ,2006)
✓ Un taux de corrosion de 1 g.𝑚−2 ℎ−1 correspond à une diminution d’épaisseur de 1 mm
par an environ pour un métal ou alliage de densité 8,75 (densité moyenne des aciers
inoxydables étudiés ici : 8,00).
✓ Dans la mer les aciers inoxydables sont totalement insensibles à la corrosion générale,
ce qui les différencie des aciers ordinaires. En revanche, ils peuvent être éventuellement
sensible à deux types de corrosion localisée (par piqures et par crevasses)

b) La corrosion localisée (zonale) :

La corrosion localisée est la forme la plus insidieuse. Elle survient sur une
partie du métal qui représente un lieu spécifiquement anodique, clairement
distingué, dont la surface est très faible devant le reste de la structure
métallique qui constitue la zone cathodique

Piqûres de rouille sous le film


de peinture

Cette forme de corrosion s’effectue dans quelque point de surface d’un matériau, les chercheurs
ont subdivisé ce type de corrosion en huit catégories :

• La corrosion galvanique
• La corrosion-érosion
1 (bimétallique) 5

• La corrosion par piqure • La corrosion intergranulaire


2 6

• La corrosion frottement • La corrosion Caverneuse (par


(tribocorrosion) 7 crevasse)
3
• La corrosion sous contrainte
• La corrosion sélective 8
4
1. La corrosion galvanique (bimétallique) :
10
Elle est due à un contact entre des matériaux de nature différente
exposés au même milieu conducteur appelé électrolytique. Cette
situation est appelée "couplage galvanique", la corrosion galvanique
fonctionne comme une pile qui constituée de deux électrodes plongent
dans une solution électrolyte qui est en général une solution diluée
d’acide.

Le métal 1 rongé est appelé anode : l’acier libère des ions


de métal (Fe2+ par exemple) Un courant électrique circule
entre ces deux métaux : électrons.
Le métal 2 qui se charge en ions métallique est la cathode.

On observe généralement un accroissement de la corrosion de l’alliage le moins noble et


diminution ou suppression de la corrosion de l’alliage le plus noble.

La corrosion galvanique à lieu en présence de trois conditions


nécessaires :
➢ Deux métaux de natures différentes6, au potentiel
d’oxydoréduction différent.
➢ La mise en contact électrique de ces deux métaux7.

La pile de Volta : le zinc à l'anode est


consommé en libérant des électrons
qui alimentent le circuit électrique.
➢ La présence d’eau agissant en tant qu’électrolyte8, recouvrant les deux métaux.
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2. La corrosion par piqure :

➢ La formation de piqures est un phénomène de corrosion qui survient lorsqu’une


pièce est protégée contre la corrosion généralisée par un
film passif. Souvent un oxyde protecteur (par exemple,
acier inoxydable ou aluminium). Il s’agit d’une corrosion
localisée. En surface, on ne voit qu’un petit point, mais en
dessous, il y a une cavité bien plus important. Ceci
entraine à terme la perforation de la pièce et sa
fragilisation.
➢ La piqure commence toujours par une rupture locale du
film passif (l’oxyde protecteur formé sur le métal)
souvent au droit d’hétérogénéités du métal près desquelles le film est moins stable
– par exemple inclusions de type sulfure pour les aciers inoxydables. Ensuite, la
propagation est entretenue par deux phénomènes :
✓ L’intérieur de la piqure est dé passivé et contient un milieu désaéré, alors que
l’extérieur est passivé et en milieu aéré. Il se crée donc un effet de pile entre
l’intérieur et l’extérieur, il s’agit donc d’une corrosion galvanique localisée.
✓ La réduction de l’oxygène à l’extérieur de la piqure, sur le métal passif, alimente
l’oxydation du métal à l’intérieur, Ce qui produit des cations métalliques. Lorsque la
concentration en cation augmente se produit une réaction d’hydrolyse, par exemple
pour les aciers inoxydables :

3. La corrosion frottement (tribocorrosion) :

La corrosion-frottement concerne les dommages provoqués par la


corrosion au niveau de deux surfaces métalliques en mouvement relatif
l’une par rapport à l’autre
➢ Elle se produit essentiellement lorsque l’interface est soumise a des vibrations
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(mouvement relatif répété de deux surface en contact) et à des charges de compression.
➢ Ce mouvement relatif peut être très faible (« petits débattements » de l’ordre de quelques
micromètres).
➢ En présence d’un mouvement de frottement continu en milieu corrosif, on utilise de
préférence le vocable de tribocorrosion.
Les moyens de réduire cette corrosion sont :
✓ Une lubrification par des huiles ou graisses : le frottement est réduit, l’oxygène est
exclu de l’interface .
✓ Une augmentation de la dureté de deux alliages en contact . Certains couples ont
de meilleures aptitudes au frottement que d’autres ; les traitements de de
durcissement superficiel sont parfois favorables.
✓ Un emploi de joints permettant d’adsorber les vibrations et d’exclure l’oxygène
et / ou l’humidité.
✓ Une diminution des charges de frottement dans certains cas. Dans d’autres, au
contraire, augmentation de ces charges afin d’atténuer les vibrations.
✓ Une modification de l’amplitude du mouvement relatif entre les deux surfaces en
contact.
4. La corrosion sélective :

Comme son nom l’indique ce mode de corrosion se traduit


par la dissolution sélective de l’un des éléments de l’alliage si
celui-ci est homogène, ou de l’une des phases si l’alliage est
polyphasé.
La dézincification (dissolution sélective du zinc) dans un
laiton (ex 70Cu – 30Zn) est l’exemple le plus connu.
Dans ce cas, le laiton se colore en rouge. Il devient poreux
(spongieux) et très fragile, sans que les dimensions de la pièce
soient modifiées. Pour prévenir ce mode de corrosion, il faut
choisir des matériaux plus résistants comme le cupronickel
riche en cuivre.
Autres vocables utilisés : dénickélisation pour les alliages Cu-Ni, dés aluminisation pour les
bronze d’aluminium, graphitisation pour les fontes grises, etc.
5. La corrosion-érosion :
La corrosion-érosion a été définie comme la dégradation
accélérée d’un matériau due à l’action combinée de l’érosion
physique et de la corrosion chimique. Elle se traduit par
l’élimination des produits de corrosion inhibiteurs provoquée par
l’action érosive du fluide ou des matières en suspension de ce
fluide. La dégra-dation est plus manifeste dans les zones
caractérisées par une circulation intense voire des turbulences9 telles que tés, joints, coudes ou
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éléments de pompes.

Les moyens pour réduire cette corrosion sont de choisir un matériau plus résistant, d'adapter le
dessin de l'installation ou encore d'agir sur le milieu (teneur en oxygène, température, inhibiteurs,
etc.).
6. La corrosion intergranulaire :

C'est une attaque sélective aux joints de grains, par suite d'hétérogénéités
locales : appauvrissement de l'un des constituants ou au contraire,
enrichissement par suite de précipitation lors d'un traitement thermique par
exemple. Il y a alors création de piles locales avec dissolution des zones
anodiques. Une section transversale fortement agrandie peut montrer la
structure granulaire avec une limite clairement définie qui diffère chimiquement
du grain.
Elle est invisible à l’œil nu, par contre, affecte considérablement la résistance
mécaniques du métal.

7. La corrosion Caverneuse (par crevasse) :

Cette forme d'attaque est généralement associée à la présence de petits volumes de solution
stagnante dans des interstices, sous des dépôts et des joints, ou dans des cavernes ou crevasses,
par exemple sous les écrous et têtes de rivets. C'est aussi le cas des joints en matériau souple,
poreux ou fibreux.
La corrosion caverneuse se rencontre surtout sur les métaux et alliages dont la tenue dépend de
la stabilité du film passif, car ces films sont instables en présence de concentrations élevées en
Cl- et H+.
Le mécanisme de base à l'origine de la corrosion caverneuse des alliages passivables en
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milieux chlorurés aérés est une acidification progressive du milieu dans la caverne avec
l'apparition de conditions locales du milieu très agressives qui détruisent la passivité. La réaction
de dissolution dans la crevasse est alors favorisée et la réaction de réduction de l'oxygène se
localise sur les surfaces proches de la crevasse.
8. La corrosion sous contrainte :

Ce type de corrosion se définit comme un processus de développement


de fissures, pouvant aller jusqu'à la rupture complète de la pièce sous
l'action combinée d'une tension mécanique et d'un milieu corrosif. Ce sont
les contraintes de tension, d'où le nom donné parfois à ce mode de
corrosion, qui sont dangereuses ; les contraintes de compression exerçant
au contraire une action protectrice. La corrosion sous contrainte
mécanique (CSC) se produit la plupart du temps dans des milieux peu ou
non agressifs à l'égard du métal ou de l'alliage en l'absence de toute
contrainte 26 (par exemple eau et vapeur à haute température pour les
aciers inoxydables austénitiques).

IV- Les causes de corrosion :


Les causes de la corrosion est La présence de la plupart des matériaux
métalliques sous forme de composés chimiques dans le minerai (stables sous
cette forme). Traitement du minerai et opérations d'élaboration pour obtenir un
métal pur. Métal pur = Matériau artificiel et instable dans Tes conditions
d'utilisation. Corrosion : retour du métal à l'état de minerai qui est plus stable
Les causes de la corrosion sont complexes et varient selon les industries, Voici
quelques exemples propres à des industries spécifiques :
➢ Dans la construction, la corrosion se produit souvent en raison de l’exposition des
métaux aux éléments extérieur et à des températures extrêmes.
➢ L’exploitation minière souterraine se caractérise par un milieu aquatique acide
(souvent riche en chlorure et sulfates), combiné à une humidité et à des températures
élevées.
➢ Dans l’industrie forestière, la corrosion se manifeste fréquemment dans des endroits
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éloignés : l’équipement étant stationné sur l’herbe ou sur le sol est exposé à une grande
quantité d’humidité pendant la nuit. Cela risque de corroder les systèmes mécaniques
et les composants intégrés.

❖ Les conditions environnementales influent également sur les taux de corrosion et la


propagation. En présence d’humidité, les métaux se corrodent beaucoup plus rapidement qu’ils
ne le feraient dans des conditions sèches. Un environnement corrosif se caractérise par un ou
plusieurs éléments suivants :
✓ Humidité
✓ Température extrêmes
✓ Humidité de surface
✓ Particules en suspension dans l’air
✓ Sel
✓ Lubrifiants industriels

V- Conclusion

Les phénomènes de corrosion en milieu buccal sont très complexes pour ces raisons, les alliages
utilisés en odontologie doivent résister à l'action corrosive de la salive, électrolyte complexe
contenant de l'oxygène dissous (élément participant au processus de réduction de la corrosion)
mais aussi des ions chlorures (agents altérant la passivité des alliages) et d'autres substances
organiques, minérales et des enzymes.
Bien que les vitesses de corrosion des alliages usuels dans la cavité buccale restent très faibles,
elles peuvent suffire à provoquer, non seulement des effets indésirables sur les obturations et
reconstitutions métalliques mais aussi une accumulation d'ions métalliques dans les tissus vivants
et des sensations douloureuses dues aux courants électriques d'origine galvanique. La
symptomatologie qui accompagne ces manifestations est variée et non spécifique.
Référence :
16
1- http://thesis.univ-biskra.dz/2425/3/Chapitre%2001.pdf (consulté le 30 Avril 2021)

2- https://www.univ-biskra.dz/enseignant/bensaada/corrosion.pdf (consulté le 30 Avril 2021)

3-http://www.viabilite-hivernale.developpement-durable.gouv.fr/qu-est-ce-que-la-corrosion-
a4339.html (consulté le 30 Avril 2021)

4-https://studylibfr.com/doc/765939/la-corrosion-humide (consulté le 30 Avril 2021)

5-http://www.ecosociosystemes.fr/corrosion_microbienne.html (consulté le 1 Mai 2021)

6-https://www.slideshare.net/AbdeldjalilGadra/la-corrosion-99212171 (consulté le 1 Mai 2021)

7-http://thesis.univ-biskra.dz/2425/3/Chapitre%2001.pdf (consulté le 1 Mai 2021)

8-http://www.est-usmba.ac.ma/coursenligne/GP-S2-M8.3b-Corrosion-CRS-Addaou.pdf (consulté le 1
Mai 2021)

9-http://campus.cerimes.fr/odontologie/enseignement/chap6/site/html/cours.pdf (consulté le 1 Mai


2021)

10-
file:///C:/Users/Billel/Downloads/Cours%20corrosion%20et%20protection%20des%20m%C3%A9taux%2
0(CPM)%20M1.pdf (consulté le 1 Mai 2021)

11-https://www.swagelok.com/fr/toolbox/material-selection-guide/corrosion-types#uniform
(consulté le 10 Mai 2021)

12-https://www.azphysic.com/2021/04/corrosion-humide-des-metaux.html (consulté le 10 Mai 2021)

13-http://e-learning.univ-
tebessa.dz/moodle/pluginfile.php/18666/mod_resource/content/1/1er%20cours%20corrosion.pdf
(consulté le 10 Mai 2021)

14- http://thesis.univ-biskra.dz/2425/3/Chapitre%2001.pdf (consulté le 17 Mai 2021)

15- https://www.apper-
solaire.org/Pages/Fiches/Ballons/Preconisations%20d%20installation%20ballon%20ECS%20face%20a%2
0la%20corrosion%20galvanique/index.pdf (consulté le 17 Mai 2021)

16- https://vapiemojo.fr/openlibre/tiv-du-cd86_dec_2017/ALU%20-%20NITROX%20-
%20COMPOSITE%20-%20CORROSION/CORROSION/Corrosion_aqueuse.pdf (consulté le 17 Mai 2021)

17- https://www.cdcorrosion.com/mode_corrosion/corrosion_frottement.htm (consulté le 17 Mai


2021)

18- https://www.suezwaterhandbook.fr/eau-et-generalites/corrosion-des-metaux-et-
betons/morphologie-des-corrosions/corrosion-localisee (consulté le 20 Mai 2021)

19- file:///C:/Users/Billel/Music/1er%20cours%20corrosion.pdf (consulté le 20 Mai 2021)


17
20- https://slideplayer.fr/slide/16895765/ (consulté le 24 Mai 2021)

21- http://blog.parker.com/fr/corrosion-types-causes-et-strategies-de-prevention (consulté le 24 Mai


2021

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