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Section II : Contrôles en vigueur des marchés publics

Les marchés publics sont soumis à une série de contrôles et de contrepoids effectués
par diverses organisations pour assurer leur fonctionnement normal et le respect de toutes les
lois et réglementations applicables. Ces agences interviennent sous la forme d'un contrôle a
priori, d'un contrôle d'exécution des contrats et d'un contrôle a posteriori.

1. Contrôle a priori 

Le contrôle a priori appartient au contrôle de l'engagement des dépenses du contrat d'Etat.


Le comptable désigné par le ministère des Finances agit en tant que contrôleur de la
collectivité locale et de ses groupements, et enfin contrôleur d'État et superviseur financier des
établissements publics.

1.1 Contrôle des engagements de dépenses :

Le contrôle des engagements de dépenses est un contrôle a priori des dépenses de l'Etat, dans
le but de s'assurer de la régularité des dépenses avant engagement.

Le Contrôle de l'engagement des dépenses (CED) est organisé par le décret n° 2-75-839 du 30
décembre 1975 et réformé par le décret n° 2-01-2678 du 31 décembre 2001. DEC assure la
surveillance du marché avant approbation par l'autorité compétente. Ce contrôle comprend la
vérification des documents des documents contractuels et est lié à la cohérence budgétaire des
dépenses, conduisant à des visas ou à des refus raisonnables de visas.

L'examen budgétaire des dépenses comprend la vérification de la disponibilité des crédits et la


détermination de l'adéquation des dépenses à engager à leurs objectifs, dans le libellé de la
catégorie budgétaire à laquelle elles sont affectées.

1.2 Contrôle des marchés des collectivités locales et leur groupement :

Le contrôle a priori des dépenses repose sur le contrôle de la loi d'engagement prévu par le
décret n° 2-75-839 du 30 décembre 1975. Ce contrôle de la régularité des engagements de
dépenses est de la responsabilité de comptables, nommés par le ministre des Finances en
qualité de contrôleurs des engagements de dépenses des collectivités territoriales

.
1.3 Contrôle des marchés des établissements publics  :

La loi 69-00 prévoit ce contrôle prioritaire, qui prévoit le contrôle financier de l'État sur les
entreprises publiques et autres entités. Il est exécuté devant les établissements publics par les
commissaires aux comptes nationaux et les trésoriers nationaux nommés par le ministre des
finances. Lors de la vérification de la légalité des marchés passés par les organismes publics,
les contrôleurs d'État et les trésoriers de l'État suivent les mêmes procédures que le CED.

2. Contrôle en cours d’exécution

Les prestations ne peuvent être reçues qu'après des contrôles d'assurance qualité et les frais
sont à la charge de l'entrepreneur L'objectif est de vérifier que le projet, les fournitures ou les
prestations sont conformes à toutes les obligations contractuelles, notamment les
spécifications techniques. L'accueil peut être temporaire ou permanent.

L'article 83 de la loi sur les marchés publics prévoit que lorsque l'importance et la complexité
du marché s'avèrent nécessaires, le soumissionnaire peut déléguer le contrôle de l'exécution
du marché à la « personne chargée de surveiller l'exécution du marché ».

3. Contrôle a posteriori

Il s'agit d'un audit réalisé après la réalisation de la prestation de marché. Il peut être
externe ou interne. Le contrôle externe est effectué par le tribunal des comptes ou l'agence
générale d'inspection financière. L'audit interne est effectué par le personnel de contrôle
administratif compétent exécutant le contrat.

3.1 Contrôle de la cour des comptes

Le décret n° 1-79-175 du 14 septembre 1979 a promulgué la loi n° 12-79 relative à la


Cour des comptes, lui accordant les droits de contrôle suivants :

 Contrôle de la discipline monétaire, notamment en s'assurant que tous les employés et


responsables des institutions publiques respectent la régularité de la gestion
financière ;
 Le contrôle comptable porte sur les comptes annuels de gestion soumis par le
comptable au tribunal, et le tribunal statue sur les comptes sur la base des motifs
fournis par celui-ci;
 Le contrôle de gestion comprend l'évaluation de l'efficacité des services de l'État,
notamment ceux chargés de la gestion des contrats.
3.2 Inspection Générale des Finances (IGF) :

L'objet contrôlé par l'IGF était défini par l'article 1er du Dahir n° 1 -59-269 du 14 avril
1960, qui l'instituait. Son pouvoir de surveillance s'étend aux comptables publics, aux agents
autorisés et aux institutions publiques (telles que les autorités locales, les institutions
publiques et les entreprises publiques).

3.3 Audit interne

Un auditeur interne est un employé ou un employé d'un ministère ou d'un organisme


public qui effectue un examen et une évaluation indépendants des activités.
Section III : Apports et limites de la réglementation des marchés
publics
1. Apports de la réglementation des marchés publics :
1.1 Equité d’accès à la commande publique :
 Le processus d'adjudication a été interrompu. La notion de cotation préférentielle
remplace la norme de prix minimum.
 La procédure de contrat direct a été remplacée par le concept de contrats négociés, qui
exige la mise en concurrence et la négociation avant l'attribution du contrat. Dans ce
modèle, seuls 9 cas ont été autorisés.
1.2 Information des concurrents :
 Émettre des plans temporaires pour inciter les acheteurs publics à mieux planifier
leurs achats et permettre à l'entreprise de concurrence.
 Préciser les critères d'appréciation et d'appréciation des devis, tels que définis dans la
convention de conseil, afin de déterminer les devis les plus intéressants.
 Dans les 24 heures suivant la fin des travaux du comité, dans un délai d'au moins 15
jours, les résultats définitifs de l'examen des offres sont publiés au bureau du
soumissionnaire.
1.3 Garantie des droits des concurrents :
 Si le participant en fait la demande par écrit, le client doit informer le participant du
motif de l'élimination. L'adjudicataire accepte la nécessité de prolonger sa durée
d'emploi à plus de 90 jours. Si le soumissionnaire ne notifie pas l'approbation du
marché dans le même délai,
 Lorsque le délai de réalisation dépasse un an, le contrat de projet et les prix de
recherche associés seront automatiquement révisés. Si la durée est inférieure à un an,
le client doit vérifier l'impact des variations de taux de TVA sur le prix de résolution
après l'expiration du délai de remise des offres.
1.4 Plus de rigueur dans la gestion des marchés :
 Une personne chargée de surveiller l'exécution du marché peut être désignée, dont les
attributions sont stipulées dans les prescriptions particulières.
 L'obligation du pouvoir adjudicateur d'établir un rapport de présentation comprend les
éléments suivants:
 La nature et l'étendue des besoins à satisfaire;
 Une introduction à la situation économique globale du marché et son montant
estimé;
 Décider de la raison du choix du mode de passation des marchés;
 Les raisons du choix des critères de candidature et d'examen des offres;
 Raisons du choix des bénéficiaires.
 Obligé de rédiger un rapport sur l'exécution du contrat dépassant 1 million de MYR,
qui doit inclure les informations suivantes:
 Délai d'exécution, précisant les dates de début et de fin de la prestation, et
justifiant les éventuels retards par rapport à la date de réalisation initiale.
 Les évaluations physiques et financières révèlent des changements au niveau
du plan initial, des changements dans la quantité et la nature des services
fournis, et des révisions de prix si nécessaire.
 Tous les contrats d'une valeur supérieure à 5 millions de bahts sont soumis à un
contrôle interne et à un audit.
2. Limites de la réglementation des marchés publics :
Parmi les restrictions de la loi 2-12-349, on peut citer:

L'audit interne manque de précision, ce qui est obligatoire pour les contrats d'une valeur
supérieure à 5 000 000,00. En effet, la loi ne précise pas quelles mesures doivent être prises
pour faire face aux découvertes ou autres irrégularités pouvant résulter des travaux de
l'auditeur.

Ne vaudrait-il pas mieux prévoir à l'avance des audits externes pour garantir la meilleure
indépendance et objectivité?

Le décret n° 2-06-388 ne précise pas de mesures correctives pour les soumissionnaires qui
s'estiment lésés. Ce dernier devrait s'adresser d'abord au client, ce qui, à notre avis, est peu
susceptible de porter ses fruits car le propriétaire n'acceptera pas facilement une action biaisée
ou le propriétaire de sujets préférés sur le marché.
En matière de juridiction administrative ou commerciale, la loi ne prévoit aucun droit de
recours. En effet, la possibilité d'aller en justice peut dissuader des promoteurs ou des jurys
peu scrupuleux.
Par ailleurs, le décret ne donne aucune indication sur les sanctions pouvant être infligées au
maître d'œuvre si des actes frauduleux ou de corruption sont découverts lors de la passation
des marchés publics.
Cette disposition, qui doit certainement figurer dans un document séparé, sera incluse dans la
loi sur les marchés publics afin de prévenir tout comportement criminel éventuel dans la
procédure de passation des marchés.

1. Principes et intérêt des procédures de passation des marchés publics :


Selon la loi, les marchés publics administrés par l'État doivent pouvoir garantir les principes
généraux suivants:

 Transparence de la sélection du soumissionnaire;


 L'égalité d'accès à l'ordre public;
 Essayez de rivaliser autant que possible;
 L'efficacité des dépenses.

1.1 La transparence dans le choix du maître d’ouvrage :

Ce principe signifie que la sélection des chefs de projet doit se faire sans distinction de
race ou de sexe. Un candidat ne doit pas avoir la priorité sur un autre. Cette transparence doit
s'appliquer à toutes les étapes de la passation des marchés publics, de la planification à
l'attribution et à la mise en œuvre. Si l'objectif principal est d'améliorer l'éthique
administrative et de réduire la corruption, cela aura pour effet d'améliorer l'efficacité des
dépenses publiques. Plusieurs mesures ont été prises pour accroître la transparence:

La publication du programme prévisionnel : Selon l'article 81 de la loi sur les marchés, les
entités publiques doivent annoncer leurs projets d'acquisition pré budgétaires au cours du
premier trimestre de l'exercice en cours. Le logiciel qui génère l'indicateur doit être publié
dans une publication nationale.

L'objectif est de préparer en amont les entreprises souhaitant participer aux marchés publics
en comprenant l'importance et la nature des projets envisagés par le gouvernement.

Le règlement de consultation : C'est l'un des changements les plus importants apportés par
l'article 22 de la loi. Les critères de sélection des candidats et d'évaluation des offres sont
connus à l'avance. Il s'agit d'une garantie supplémentaire qui permet au comité chargé de
sélectionner les candidats à la réélection de le faire selon des critères objectifs, et permet
également aux candidats potentiels qui s'estiment lésés par le concours de demander justice et
de défendre leurs droits.

L’information des candidats : Le pouvoir adjudicateur (OM) est chargé d'informer le


candidat demandeur. Cependant, il doit aviser tous les demandeurs qui ont reçu les documents
le même jour et dans les mêmes conditions. Le droit de savoir prévu à l'article 24 s'applique
aux travaux de la commission chargée d'évaluer l'offre. Les offres doivent maintenant être
ouvertes publiquement. Par conséquent, d'autres participants peuvent suivre la procédure. Les
résultats de la délibération doivent être présentés par le chef d'exploitation à l'issue de la
procédure.

La motivation des décisions d’éviction : Cette motivation est fournie en réponse à une
demande formulée par les parties prenantes dans un délai de 7 jours. Si ces personnes
estiment avoir été licenciées injustement, elles ont le droit d'intenter une action en justice.

1.2 L'égalité d'accès à la commande publique  :

Il s'agit d'un principe dérivé directement du principe constitutionnel selon lequel tous sont
égaux devant la loi. C'est le principe de base que la surveillance du marché doit respecter. Dès
lors, la discrimination à l'encontre des soumissionnaires et le traitement uniforme des
candidats sont interdits, notamment en ce qui concerne les informations qu'ils doivent fournir
ou fournir.

Le propriétaire est responsable d'obtenir les mêmes informations de tous les candidats. Le
décret précise une liste de documents que les candidats doivent fournir, ainsi que les
catégories de candidats qui ne peuvent pas participer aux entretiens compétitifs. Cela inclut
les séquestres et les séquestres à moins qu'ils ne soient expressément autorisés par l'autorité
judiciaire compétente. Il est important de noter que si un candidat commet une fraude, viole
les conditions d'emploi ou ne respecte pas ses obligations, le ministre a le droit de suspendre
ou de résilier temporairement ou définitivement la participation du candidat à son contrat
administratif. (articles 27 et 79 de la loi). Sur proposition du ministre compétent, et sur
décision du premier ministre, cette exclusion peut être étendue à tous les contrats nationaux.

1.3 Le recours à la concurrence autant que possible :

L'appel d'offres public est le meilleur moyen d'assurer la meilleure concurrence. La loi
tente d'en faire une méthode standard de passation des marchés publics. Par conséquent, le
recours à la concurrence doit profiter au prestataire qui offre les meilleures conditions. De
même, l'ancien concept de marchés directs a été remplacé par le concept de marchés négociés.
Le but est d'inciter le gouvernement à négocier avec ses vendeurs et à choisir la meilleure
option. De plus, lorsque le niveau de concurrence est limité, des mesures de protection ont été
prises pour éviter les dérapages. Par conséquent, les entités publiques ne peuvent pas utiliser
les appels d'offres restreints ou les contrats négociés sans fournir d'explications adéquates, ou
sauf disposition contraire de la loi (par exemple, dans le cas des contrats négociés)
(Abdelmouhcine, 2007/2008).

1.4 L’efficacité de la dépense :

L'objectif du décret est de fournir aux managers des outils pour les aider à mener à
bien leurs missions dans les meilleures conditions et à obtenir les meilleurs résultats. Par
conséquent, plusieurs critères sont utilisés pour prendre une décision. Le prix n'est plus le seul
critère d'évaluation des devis. L'évaluation doit tenir compte des capacités techniques et
financières des candidats, ainsi que de leur expérience dans un domaine spécifique. Afin de
rendre les dépenses plus efficaces, l'administration doit d'abord déterminer les objectifs du
contrat et préciser les spécifications et les exigences à respecter. Le client doit déterminer
avec précision le produit qu'il souhaite acheter et déterminer ses spécifications techniques en
se référant aux normes marocaines approuvées ou aux normes internationales, qui toutes ne
doivent pas mentionner la marque et ajouter "ou etc." au nom utilisé lorsque cela est
nécessaire Effet".

Les moyens prescrits par la loi ne peuvent répondre pleinement aux besoins de toutes les
entités publiques soumises à la loi. En effet, l'efficacité des dépenses signifie que les
méthodes utilisées pour suivre les achats de l'entité répondent à ses besoins spécifiques et lui
permettent de modifier le processus. Le coût qu'une entité gouvernementale peut encourir
pour remplir tous les documents juridiques requis pour se conformer aux lois et
réglementations peut entraîner une forte augmentation du prix d'un produit particulier,
entraînant une inefficacité des dépenses publiques.