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PAct-Alcool 2007- 2012

PLAN CANTONAL D’ACTION

Deuxième axe - Information et prévention

PLAN OPERATIONNEL

Rapport 2010

1. RÉSUMÉ

2. OBJECTIFS

3. BILAN DES MESURES 2010

4. CONCLUSION

5. BIBLIOGRAPHIE

6. ANNEXE

Chavannes-près-Renens
Janvier 2011
Rév. 03-2011

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
1. RÉSUMÉ
Ce rapport présente la première année de fonctionnement du plan opérationnel du PAct
Alcool 2007-2012, deuxième axe, information et prévention.

La rédaction et la mise en œuvre du plan opérationnel ont été confiées à la Fondation


vaudoise contre l’alcoolisme par le service de la santé publique. Cette prestation est réglée
par le contrat de mandat1 et prévoit la mise à disposition de 0.5 EPT pour la gestion
opérationnelle du plan.

La gestion du plan se base sur le document Plan opérationnel de septembre 2009. (FVA,
2009).
Ce plan opérationnel s’articule principalement autour du point 24 du PAct-Alcool deuxième
axe, qui a pour but la «Coordination des acteurs cantonaux concernés par la prévention de
la consommation à risques d’alcool. » (DSAS, 2007) Il propose un modèle de coordination
impliquant la participation des acteurs cantonaux sous la direction d’un chef de projet et
s’appuie sur les recommandations du Rapport ISPA « Analyse et recommandations
concernant la politique cantonale en matière de prévention des risques liés à l’abus
d’alcool », (Forel, Graf, 2009) pour la mise en œuvre des mesures à déployer jusqu’en 2012.

24 mesures ont été identifiées en lien avec 7 champs d’actions définis dans le Programme
national alcool (PNA) 2008-2012 de l’OFSP. (OFSP, 2008).

L’année 2010 prévoyait le développement et la mise en oeuvre de 12 mesures de prévention


au niveau cantonal. La mise en oeuvre des 12 mesures suivantes restantes étant prévue
dans les 2ème et 3ème volets de mesures respectivement en 2011 et 2012 en complément à la
poursuite de la mise en œuvre des mesures du volet 2010.

« Les mesures du plan opérationnel déployées en 2010 s’inscrivent dans la vision suivante :
Celles et ceux qui boivent de l’alcool le font de manière à ne nuire ni à eux-mêmes ni aux
autres. » (OFSP, 2008) Pour y parvenir ces mesures de prévention concernent la
consommation problématique d’alcool en ciblant en particulier les conséquences négatives
de la consommation pour les individus et la société.

Les mesures préventives déployées en 2010 sont basées sur deux approches
complémentaires : la prévention structurelle (influencer les conditions sociales, culturelles,
juridiques et économiques de la consommation) et la prévention comportementale
(influencer l’attitude, les compétences ou les comportements des individus). Selon les
connaissances actuelles, la combinaison des deux approches est recommandée pour agir
sur la consommation problématique d’alcool. (PNA 2008-2012, OFSP, 2008).
En 2010, 6 des 11 mesures développées présentaient une combinaison d’approche
structurelle et comportementale et 5 mesures une composante comportementale
uniquement.

Le modèle de gouvernance défini dans le plan opérationnel prévoit la création d’une


plateforme vaudoise des acteurs de prévention la PlaVA regroupant les différents acteurs
concernés par le volet « information et prévention » ainsi que des groupes mesures chargés
de développer et mettre en oeuvre les mesures définies dans le plan. La PlaVA s’est réunie
pour sa première séance le 22 mars 2010 et les groupes de travail ont démarré leurs travaux
simultanément. Le plan opérationnel est conduit par un chef de projet chargé de la gestion
opérationnelle du plan et de la coordination entre les différentes mesures.

1
Contrat de mandat PSP/2009/2003

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
En 2010, 11 mesures ont été déployées. 4 ont été développées par la création de groupes
de travail mesures, 5 par la coordination d’actions existantes, 2 par la collaboration avec des
projets non spécifiques alcool et 1 mesure s’est avérée non pertinente et n’a pas été
développée sous la forme prévue. Ces différentes mesures sont présentées de manière
détaillée dans le chapitre 3 « Bilan des mesures 2010 » du présent rapport. Le tableau
récapitulatif ci-dessous résume la situation au 31.12.2010.

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Etat des Mesures 2010 au 31.12.2010
CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE
Ressources 2011
Mesures Thème Etat du projet
nécessaires

Me.01.02. Programme cantonal de prévention des dépendances dans les écoles vaudoises Opérationnel Existante

Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels. Opérationnel Existante

Me.01.03.1.D Réflexion sur les problématiques alcool en milieu urbain Mode projet A définir

Me.01.03.2 Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM. Mesure abandonnée Existante

CHAMP D’ACTION CA03 – REDUCTION DES RISQUES INDIVIDUELS ET SOCIAUX


Alcool et sécurité routière programmes: be my angel, ateliers et outils interactifs
Me.03.01. Opérationnel Existante

Réalisable avec
Me.03.02 / Concepts de protection de la jeunesse dans les manifestations soumises à autorisation.
financement CHF 9200.-
(Me.1.03.1.A)
additionnel
CHAMP D’ACTION CA05 – INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUES

Me.05.02 Assurance d’une présence permanente des principes du PAct-Alcool 2ème axe dans les medias Mode projet Existante

CHAMP D’ACTION CA06 – COLLABORATION INSTITUTIONELLE

Me.06. Déploiement du plan opérationnel PAct-Alcool, 2ème axe, information et prévention Opérationnel Existante

CHAMP D’APPLICATION CA08 – APPLICATION DU DROIT


Réalisable avec
Me.08.02. « Achats-Tests » Contrôle systématique de l’application des prescriptions de protection de la jeunesse financement CHF 69'475.-
additionnel
Formation du personnel travaillant dans la vente et le service concernant la remise de boissons alcooliques aux
Me.08.04. Mode projet A définir
jeunes et aux personnes ivres
MESURES HORS PNA:
Réalisable avec
HPNA1 Sensibilisation et soutien aux parents financement CHF 10050.-
additionnel

HPNA2 Prévention et réduction des risques en milieu festif Mode projet A définir

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
2. OBJECTIFS
Le plan opérationnel comporte des objectifs généraux et des objectifs spécifiques aux
mesures. Nous traiterons ici des objectifs généraux, les objectifs spécifiques des mesures
étant traités dans le chapitre 3 « Bilan des mesures 2010 ».

2.1 Objectifs du plan opérationnel :


Nous analyserons le premier volet du plan opérationnel sur la base des cinq objectifs définis
dans le document de référence du plan.

• Développer des synergies entre les différents acteurs de la prévention de la


consommation problématique d’alcool

• Construire des partenariats concrets, qui définissent les champs d'actions


respectifs des différents acteurs et facilitent une mise en oeuvre optimale des
mesures

La mise en œuvre des 11 mesures de prévention de la consommation problématique


d’alcool du volet 2010 a mobilisé 23 institutions actives respectivement dans le champ de la
prévention des dépendances et de la promotion de la santé, de la santé scolaire, de
l’animation jeunesse et du travail social de proximité.
De plus, 6 services de police et de sécurité ainsi que 8 représentants des milieux
économiques et culturels ont également participé au développement des mesures de
prévention.
Cette participation active des différents acteurs concernés par la consommation
problématique d’alcool a permis de créer les synergies nécessaires au développement des
mesures du plan de manière concertée. Les partenariats ainsi construits seront utilisés pour
maintenir et développer les mesures de prévention au niveau cantonal et à les adapter à
l’évolution de la problématique.

La large participation des différents acteurs concernés, à la première séance de la PlaVA (40
professionnels et acteurs concernés) le 22 mars 2010 est également un signe encourageant.
Il confirme l’intérêt porté à la consommation problématique d’alcool et aux mesures de
prévention à développer dans ce domaine.
Cette plateforme favorise également les synergies entre les différents acteurs en permettant
de communiquer sur les orientations de la politique de prévention cantonale.

• Améliorer la communication avec les partenaires et le public (Rôle de Centre de


référence)

Le secteur prévention de la FVA, a pu au travers de 10 interventions dans les médias


diffuser les principes du PAct-alcool 2ème axe, information et prévention auprès de la
population. Le débat autour de la révision de la loi sur l’alcool ainsi que les différentes
interventions parlementaires au niveau cantonal et communal ont permis de communiquer
au sujet des différentes mesures de prévention de la consommation problématique d’alcool
déployées auprès de la population vaudoise.

Le secteur prévention de la FVA a également pu présenter les mesures du plan opérationnel


auprès des représentants des partis politiques, des services cantonaux concernés et des
milieux de l’économie, lors de la table ronde du 28 juin 2010. Organisée par le Service de la
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santé publique, cette table ronde s’est inscrite dans le processus de réponse du Conseil
d’Etat au postulat Haenni2 du 16 juin 2009 demandant une large réflexion et une
intensification de la prévention.
Le secteur prévention de la FVA a également été sollicité à plusieurs reprises pour présenter
le plan opérationnel ou participer à des réflexions en matière de prévention de la
consommation problématique d’alcool au niveau romand et national. (Présentation du plan
opérationnel lors de la journée « Plans d’actions cantonaux alcool » organisée par l’OFSP,
participation à la journée de réflexion « PAC plus » organisée par le GREA, participation au
groupe de référence des enquêtes de L’IUMSP sur les consommations en milieu festif et
monitorage des consommations (étude sentinelle))

• Assurer une couverture géographique optimale

Le partage des compétences en matière de prévention au niveau cantonal régional et


communal, rend a priori difficile le déploiement uniforme des mesures de prévention sur
l’ensemble du territoire cantonal.
Cependant, l’implication de différents acteurs actifs à ces différents niveaux dans le
développement et la mise en œuvre des mesures du plan opérationnel favorise une
cohérence au niveau cantonal.

Sur les 11 mesures développées en 2010, 8 concernent l’ensemble du territoire cantonal, 1


couvre partiellement le canton et 2 concernent en particulier la commune de Lausanne.
Cependant, ces mesures pourront, une fois leur phase pilote achevée, être utilisées pour
adapter ces interventions à d’autres villes ou régions du canton.

• Garantir la bonne mise en oeuvre du Plan opérationnel, en termes de respect


des étapes, délais et jalons administratifs

Si, de manière générale, le calendrier initial prévu dans le plan opérationnel a pu être tenu, iI
a toutefois été nécessaire de procéder à quelques ajustements. Principalement pour tenir
compte du processus de réponse du Conseil d’Etat au postulat Haenni mais également pour
tenir compte du rythme des groupes de travail mesures. Ainsi, la première réunion PlaVA
initialement prévue en décembre 2009 c’est tenue en mars 2010, suivie en juin 2010 par la
table ronde du 28 juin organisée par le SSP.
De plus, compte tenu du temps nécessaire à la conduite des groupes de travail impliquant
un grand nombre d’acteurs, la tenue des futures séances PlaVA au mois de mars 2011 et
2012 semble la plus indiquée et nous recommandons de modifier le calendrier dans ce sens.
Nous pensons également qu’une séance par année et suffisante compte tenu de l’implication
importante des membres de la PlaVA dans les groupes de travail mesures. Des réunions
extraordinaires à l’image de la table ronde du 28 juin 2010 pouvant être convoquées en
fonction de l’actualité.

2
Postulat 09_pos_136 déposé le 16 juin 2009
6

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
3. BILAN DES MESURES 2010
Le volet 2010 du plan opérationnel comportait 12 mesures basées sur les recommandations
du Programme National Alcool 2007-2012 adaptées au contexte cantonal. Ces mesures sont
réparties en 5 champs d’actions et reprennent la classification du PNA.

Ces mesures ont été largement décrites dans le Rapport ISPA « Analyse et
recommandations concernant la politique cantonale en matière de prévention des risques
liés à l’abus d’alcool » (Forel, Graf, 2009) et ont été réparties en trois volets annuels dans le
résumé du plan opérationnel du deuxième axe du Pact-Alcool 2007-20012, information et
prévention (FVA, 2010). Nous les passerons en revue mesure par mesure afin d’en tirer le
bilan du volet 2010. Nous avons choisi de présenter chaque mesure sous la forme d’un
tableau reprenant le descriptif du résumé du plan opérationnel ; suivi du bilan de la mesure
concernée. En fin de tableau figurent les recommandations quant à la poursuite du
processus. Le choix de cette présentation vise à permettre le traitement individuel de chaque
mesure dans le processus de validation.

Exemple :

CHAMP D’ACTION CA06 – COLLABORATION INSTITUTIONELLE Champ du PNA


Me.06.
Déploiement du plan opérationnel PAct-Alcool, 2ème axe,
information et prévention Numéro et titre de la mesure

Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible


PAct- Voir Plan Voir Plan opérationnel Mandant : SSP Programme PlaVA
Alcool opérationnel PAct-Alcool 2007-2012, Copil : déleg. national Popul
2007- PAct-Alcool 2ème axe, information et Conseil Alcool alcool, PNA ation Résumé selon plan opérationnel
2012, 2ème 2007-2012, 2ème prévention (FVA, 2009) Chef de projet: PAct-Alcool vaudoi
axe, axe, information Stéphane Caduff – 2007-2012 se
information et prévention FVA Rapport
et (FVA, 2009) scaduff@fva.ch Forel 2008
prévention Rapport
Groupe Mesure: Forel - Graf
PlaVA 2009
Bilan 2010
La mesure Me 06 correspondant à la mise en œuvre du plan opérationnel, le bilan 2010 est constitué de
l’ensemble du présent rapport.

Recommandation :
Poursuite des volets 2010 et 2011 sur la base du rapport 2010
Bilan et recommandation

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CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.02.
Programme cantonal de prévention dans les écoles vaudoises
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Prévention Programme Voir doc. PROGRAMME Cheffe de projet : PAct- Acteurs du


des cantonal prioritaire CANTONAL DE Sylvie Bonjour – ODES Alcool champ
problèmes développé par PREVENTION DANS sylvie.bonjour@vd.ch 2ème scolaire
d’alcool en l’ODES depuis 2006 LES ECOLES axe
milieu VAUDOISES Partenaires :
scolaire http://www.vd.ch/fr/them ACT, CIPRET, FVA, LEVANT,
es/formation/sante-a- DEPART, HEP.
lecole/programmes-
prioritaires/prevention-
et-dependances/

Bilan 2010

Le programme de prévention des dépendances dans les écoles vaudoises piloté par l’Office
des écoles en santé (ODES) était préexistant au lancement du plan opérationnel. Pour le
déroulement et l’évaluation de cette mesure, nous renvoyons le lecteur aux documents et
rapports produits par l’ODES.

Le lien avec l’ensemble du plan opérationnel est assuré par le chef de projet du plan
opérationnel qui participe au Copil du programme. La FVA participe au développement de
ce programme depuis sa phase pilote. Cette collaboration fait l’objet d’une convention
entre le SSP, le SESAF et la FVA depuis 2009. Les chargés de projets FVA participent à la
plateforme du programme. Ils appuient les autres partenaires des institutions spécialisées
participant au programme dans l’acquisition des compétences nécessaires à
l’accompagnement des établissements scolaires à la mise en oeuvre de la politique
d’établissement.

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.03.1.C
Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Préventi Rassemblements Maintien et Chef de projet Mesure: Me.01.03.1D Jeunes fréquentant les
on des ponctuels de développement Stéphane Caduff – FVA Me.01.03.2 lieux informels
problèm jeunes pendant des stratégies scaduff@fva.ch Me.03.01
es les fêtes de préventives Me.03.02
d’alcool promotions. spécifiques à ces Mise en oeuvre: HPNA1
en Lieux de fêtes événements. EP La Côte HPNA2
milieu non officiels et Mise en commun Ville de Nyon
extra non encadrés. des expériences EP du Nord vaudois
scolaire Projet initial: développées Délégation à la jeunesse
/ milieu collaboration dans chaque Lsne, Service de santé des
festif Espace région. écoles Lsne, Point Fixe,
prévention La Utiliser les FVA
Côte et FVA expériences Commission prévention
actuellement mis accumulées Riviera, Service jeunesse
en œuvre par dans ce domaine de Vevey, Gingko,
plusieurs acteurs afin de se Animation jeunesse de
institutionnels préparer à un Montreux
éventuel retour TSP Commune de
des Villeneuve
« Botellones »

Introduction

Cette mesure vise spécifiquement les consommations problématiques d’alcool et leurs


conséquences lors des rassemblements festifs non encadrés se déroulant de mai à août et
plus particulièrement pendant les fêtes de promotions.

A l’origine le projet a été développé en 2005 conjointement entre l’espace prévention de la


Côte et la FVA. Il partait des constats effectués par les TSP de la région qui rencontraient
d’importants rassemblements accompagnés de fortes alcoolisations sur les plages de la
région à la période des fêtes de promotions. Les TSP s’alarmaient des conséquences
observées, fortes intoxications et comas, violences, prises de risques dans des lieux parfois
isolés peu éclairés et ne disposant pas des infrastructures de sécurité propres aux
manifestations officielles. Ces lieux de rassemblements étaient également fréquentés par
des adolescents de 12 à 16 ans augmentant ainsi les risques liés de part leur vulnérabilité à
l’alcool accompagné d’un manque d’expérience dans la gestion des consommations et de
leurs conséquences.

Suite à ces constats, un concept de prévention a été mis sur pied en se basant sur les
expériences accumulées jusqu’ici dans les lieux festifs institutionnels (bars, clubs, festivals)
et en l’adaptant aux contextes de ces fêtes informelles.

L’action s’articule sur 2 axes :

• Constitution et formation d’une équipe de jeunes intervenants allant à la rencontre


des groupes faisant la fête et engageant la discussion au sujet des consommations
problématiques et des comportements à risques associés. Pour soutenir cette
approche, les intervenants distribuent des bouteilles d’eau munies de messages de
prévention.
• Présence des TSP de la région pouvant intervenir et appuyer les équipes
d’intervenants dans la gestion des situations plus complexes rencontrées.

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En marge des actions déployées sur le terrain, des actions d’information ont été entreprises
auprès des établissements scolaires et des parents.

Depuis 2005 ces actions de prévention ont été déployées dans les communes du canton
partageant des préoccupations similaires.

Bilan 2010

Le bilan des actions 2010 est basé sur les retours des intervenants régionaux et
communaux engagés dans ces actions et se base sur leurs observations.

D’une manière générale, l’accueil par le public des équipes de prévention est bon et la prise
de contact ainsi que la discussion avec les jeunes fréquentant ces lieux se passent bien.
Tous les intervenants relèvent qu’ils constatent soit une baisse de fréquentation soit une
diminution des consommations problématiques et de leurs conséquences ainsi qu’une
diminution de la fréquentation de ces soirées par les plus jeunes (12-16 ans).

En 2010, 69 actions de prévention ont été menées dans les communes de Villeneuve,
Montreux, Vevey, Lausanne, Yverdon, Nyon ainsi que sur l’ensemble de la Côte. Ces
actions sont toutes conduites par les structures communales ou régionales de prévention
avec l’appui de la FVA . Cet appui prend la forme de production des messages de
prévention, de la formation des intervenants, de l’accompagnement de projets et de
l’intervention de terrain en fonction des besoins.

Bilan par région

Ce bilan est réalisé sur la base des rapports fournis par les institutions impliquées et du
retour des intervenants lors des séances de bilan organisées dans chaque région. De plus
amples informations peuvent être obtenues auprès des institutions menant ces actions dans
leurs régions.

Lieu : La Côte
Nom : La Teuf sans risque
Institution : Espace prévention, La Côte

L’EP a conduit 17 soirées sur les mois de juin et juillet, les équipes d’intervenants ont
distribué 1140 bouteilles sur 22 plages de la région entre Préverenges et Mies.

Les TSP et les équipes d’intervenants constatent que même s’ils rencontrent des jeunes en
état d’ébriété, les comportements problématiques constatés en 2005 sont en forte
diminution. Les équipes n’ont pas eu, contrairement aux années précédentes, à intervenir
pour assister des personnes en difficulté ou faire appel à l’ambulance. Plusieurs
interventions ont permis de calmer des tensions entre groupes de jeunes mais, de manière
générale les soirées se sont déroulées sans problèmes majeurs.

Il est à relever que les communes concernées par ce rassemblement apprécient la


présence des équipes de prévention. Un travail de sensibilisation préalable a été mené par
les établissements scolaires de Rolle et d’Aubonne. Des associations de parents se sont
également mobilisées pour organiser des fêtes de promotions sans alcool destinées aux
élèves des écoles obligatoires.

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Lieu Nyon :
Nom : Prévention soirées festives
Institution : Equipe jeunesse, Service des Affaires sociales de la ville de Nyon

La commune de Nyon a mené 20 actions durant les mois de juin, juillet et août.
Les plus grands rassemblements ont lieu entre la fin juin et le début juillet. Plus de 1000
bouteilles ont été distribuées par les équipes d’intervenants. L’action menée pour la
première fois à cette échelle sur les lieux de rassemblements de la ville a été très bien
accueillie par les jeunes fréquentant ces soirées.
La ville constate une diminution des dégradations suite aux soirées par rapport aux années
précédentes. Les équipes ont dû intervenir quelquefois pour rendre attentifs des groupes de
jeunes à un de leurs amis en état d’ébriété avancé. Les interactions entre les groupes de
jeunes et les intervenants se sont bien passées (prise en charge des jeunes en état
d’ébriété par leurs amis).

Suite à cette expérience, la ville prévoit d’étendre ces actions à d’autres rassemblements
festifs en 2011 en plus des actions de l’été.

Lieu : Lausanne
Nom : Prévention « Fêtes de Promos »
Institution : Service de santé des écoles et Délégation à la jeunesse de la ville de
Lausanne

Les travailleurs sociaux hors murs (TSHM) de la ville de Lausanne, accompagnés par des
intervenants de Point Fixe (prévention sida) et de la FVA, sont intervenus lors de 4 soirées
durant les fêtes de promotions. A cette occasion plus de 2000 bouteilles ont été distribuées.
Suite aux observations effectuées en 2009, il a été décidé d’intervenir au bord du lac ainsi
que dans les parcs du centre ville ou un certain nombre de rassemblements avaient eu lieu
l’an passé.
Les soirées se sont bien déroulées et les équipes n’ont pas rencontré de situations
particulièrement problématiques ou préoccupantes. Elles constatent également une forte
diminution de la présence de collégiens ou gymnasiens sur les différents sites. Les
personnes rencontrées étant plutôt des étudiants HES ou universitaires et des apprentis.

Au parc de Montbenon, le nombre de personnes fréquentant le lieu oscille entre 100 et 250
personnes en fonction des soirées. La majorité prend l’apéro dans le calme avant de se
rendre dans les établissements publics du centre ville.

Au parc Bourget, la fréquentation varie entre 200 et 500 personnes. La population varie en
fonction des soirées. On y rencontre majoritairement des étudiants des hautes écoles ainsi
que des familles.

Ce projet est complété par la mise à disposition de bus permettant de rentrer du parc
Bourget en sécurité ainsi que par une lettre d’information aux parents des élèves des
établissements scolaires lausannois.

Une équipe de nettoyage, composée de jeunes encadrés par les TSHM, travaille en
collaboration avec le service Parc et Promenade de la ville au nettoyage des lieux après les
fêtes.

Si la baisse de fréquentation, par les plus jeunes, de ces lieux de rassemblement est une
évolution favorable, elle pose cependant la question de l’adaptation du type d’intervention à
un public plus âgé. Par ailleurs, elle pose la question d’un éventuel transfert de cette

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population vers d’autres lieux de rassemblements.
En effet, un certain nombre de soirées à thème (Fête de promotion avec un âge limite fixé à
16 ans révolus) ont été organisées par les Clubs de la ville. Une évaluation de la
fréquentation de ces soirées par des jeunes entre 16 et 18 ans et des mesures de
prévention nécessaires devra être effectué en collaboration avec le Pool Lausanne la nuit.

D’autre part, une réflexion devra être menée avec les groupes mesures travaillant sur les
mesures : Me.01.03.1.D Réflexion sur la problématique de consommation en milieu urbain
et HPNA 2 Prévention et réduction des risques en milieu festif sur les approches
préventives à mettre en œuvre tenant compte de l’évolution de la situation.

Lieu : Yverdon
Nom : A ta santé !
Institution : Espace prévention du Nord Vaudois et Service Education jeunesse de la
ville d’Yverdon

Les intervenants « Health angel » de l’Espace prévention du nord vaudois accompagnés


par les Travailleurs sociaux hors murs de la ville d’Yverdon sont intervenus durant 4 soirées
entre la fin juin et le début juillet 2010, et ont distribué 250 bouteilles d’eau munies de
messages préventifs sur les plages de la ville.

Ces lieux de rassemblements sont fréquentés par des jeunes de 14 à 25 ans. Les
intervenants ont été bien accueilli par les jeunes présents sur place, ces rencontres ont
permis des échanges intéressants en terme de consommation et de prises de risques ainsi
que sur la manière de réagir en cas de forte alcoolisation d’un membre du groupe.
Les aspects liés aux projets professionnels ont également pu être abordés.

Lieu : Montreux
Nom : Prevjazz
Institution : Animation jeunesse de la ville de Montreux

Les intervenants du service animation jeunesse de la ville de Montreux ont travaillé durant 8
soirées et ont distribué 969 bouteilles d’eau munies de messages préventifs sur les lieux de
rassemblements et de consommation se trouvant en périphérie du Montreux Jazz Festival.

Les intervenants relèvent une modification du comportement de consommation avec une


diminution notable des alcoolisations rapides et des ivresses de début de soirée en
comparaison des années précédentes. Ils ont constaté une diminution de l’agressivité et
une plus grande réceptivité du message de modération des situations à risques par les
membres du groupe.
Ils rapportent un besoin d’échanger sur ces sujets par les groupes présents en début de
soirée, et un effet d’apaisement liés à une attitude d’écoute et de non jugement adoptés par
les intervenants.

Cette action est également coordonnée avec les autres actions de prévention menées lors
du Montreux Jazz Festival. Elle s’inscrit dans une réflexion plus globale menée sur
l’ensemble de la région soutenue par la commission prévention Riviera et en collaboration
avec Police Riviera.

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Lieu : Villeneuve
Nom : Pré’villeneuve
Institution : Travail social de proximité de la commune de Villeneuve
Référence : Echange avec le Travailleur social de proximité de la commune.

Deux intervenants encadrés par le travailleur social de proximité de la commune sont


intervenus durant 8 soirées du début du mois de juillet et ont distribué 200 bouteilles sur les
lieux de rassemblements de la commune. Ils n’ont pas rencontré de problèmes majeurs,
mais n’ont opéré qu’en début de soirée, les jeunes ayant tendance à se déplacer à
Montreux par la suite en raison de l’attractivité du Montreux Jazz Festival.

Lieu : Vevey
Nom : Prévriv 10
Institution : Service jeunesse de la Ville de Vevey- Ginko

Le service jeunesse de la ville de Vevey par l’intermédiaire de son programme Ginko


destiné aux jeunes en difficultés de 14 à 25 ans est intervenu durant 10 soirées sur les
mois de mai, juin et juillet et a distribué 500 bouteilles d’eau munies de messages
préventifs.

Contrairement à l’édition 2009, l’action 2010 a rencontré certaines difficultés dans le contact
avec le public, ce dernier se montrant moins réceptif aux messages de prévention. Il font
l’hypothèse que le public est moins réceptif aux messages de prévention du fait de
l’augmentation de mesures structurelles et programmes de prévention en général
(alimentation, activité physique, tabac,…)

Les intervenants ont constaté une diminution des intoxications aiguës et peu d’incidents ont
été signalés durant ces périodes (cette tendance est confirmée par les observations de la
police). Ils ont établi en moyenne 50 contacts par soir à l’exception de la soirée étudiante
du mois de juin qui est très fréquentée. Les publics présents dans ces lieux de
rassemblements (quais et parc public) sont composés de jeunes et d’adultes qui viennent
faire la fête entre amis, mais de manière modérée puis au cours de la soirée ils sont
remplacés par des jeunes fortement alcoolisés dont les comportements sont plus
préoccupants.

Conclusion

La mise en œuvre de ces actions de prévention est un bon exemple de collaboration entre
les différents acteurs de prévention au niveau communal régional et cantonal. Tout en
respectant les particularités régionales, cet exemple démontre qu’il est possible de conduire
à l’échelon cantonal une action de prévention de manière cohérente tout en bénéficiant de
l’appui des acteurs bien intégrés localement et en respectant les particularités régionales.
Ce modèle permet l’implication des structures non spécialisées dans la prévention de la
consommation problématique d’alcool avec le soutien du centre de référence cantonal.

L’ensemble des acteurs impliqués souhaite reconduire les actions menées en 2010 tout en
les adaptant sur la base des constats effectués lors des bilans 2010.

Pour ce projet, la structure actuelle laissant une grande autonomie aux acteurs régionaux
tout en permettant de pouvoir bénéficier de l’appui du référent cantonal est la plus
appropriée. En effet, elle permet, à l’image de la structure fédéraliste de notre pays, une
capacité d’adaptation optimale à la diversité des réalités régionale tout en favorisant

13

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
l’innovation.

Par contre, cette souplesse demande un grand effort de coordination pour maintenir la
cohérence de l’ensemble des actions et des messages diffusés. De même, cette approche
n’est pas garante d’une couverture optimale de l’ensemble du territoire cantonal dans la
mesure où elle est tributaire des partenariats locaux et de la possibilité, pour les différentes
régions, d’investir des ressources dans ce type de programme de prévention.

Par ailleurs, la collaboration avec les travailleurs sociaux hors murs et les travailleurs
sociaux de proximité des différentes régions du canton rempli les objectifs de la mesure
01.03.2 Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM du plan
opérationnel. Les échanges autour du projet permettant de rendre compte de l’évolution des
problématiques alcool rencontrées dans leurs champs d’activités

De manière générale, cette mesure développée en tenant compte des ressources locales
existantes répond parfaitement à l’objectif du champ d’action CA 6 Collaboration
institutionnelle du plan opérationnel visant une intensification de la collaboration entre les
différents acteurs de prévention en adéquation avec les recommandations du Programme
National Alcool.

Recommandations :

• Maintien des actions en 2011 avec adaptation sur la base des bilans 2010 et
maintien de l’observation des tendances relevées
• Maintien de la cohérence des actions au niveau cantonal par l’appui du
référent cantonal
• Développement des échanges entre les acteurs communaux et régionaux
coordonné par le référent cantonal

14

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.03.1.D
Réflexion sur les problématiques alcool en milieu urbain
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Prévention Rassemblement Discussion auprès des Chef de projet Mesure: Me.01.0 Acteurs de
des de jeunes acteurs de terrains (TSP, Stéphane Caduff – FVA 3.2 terrains et
problèmes consommateurs TSHM, Police, autorités…) scaduff@fva.ch Me.01.0 autorités
d’alcool en d’alcool dans les Etablissement d’un état des 3.1.C
milieu extra centres villes. lieux. HPNA2
scolaire / Problématique Examens des mesures Groupe mesure:
milieu peu analysée et prises dans les autres Voir opportunité
urbain objectivée au cantons.
niveau cantonal. Création d’un groupe
Problématiques mesure ?
plus complexes
que les fêtes
ponctuelles de
l’été.
Population
hétérogène ?
Différences
régionales ?

Bilan 2010

La problématique de la consommation d’alcool par la jeunesse dans l’espace public


préoccupe les autorités politiques et fait l’objet de nombreux articles de presse. Cependant,
elle est encore mal documentée en terme de population concernée, de problématiques et
de réponses potentielles en terme de mesures préventives.
Trois villes du canton ont lancé des projets de recherche et d’observation de la situation.
Disponibles courant 2011, ces éléments devraient permettre d’obtenir une vision plus claire
de la situation.

Le but de la mesure était de prendre contact avec des acteurs de terrain afin d’examiner les
possibilités d’interventions dans ce domaine et d’examiner l’opportunité de développer un
groupe de travail à ce sujet.

Les représentants des délégués jeunesse, services jeunesse et travailleurs sociaux de


proximité des villes du canton contactés à ce sujet, préconisent une approche globale de la
problématique dépassant la stricte question de la consommation d’alcool. Ce type
d’approche, favorisant la prise de contact avec les différentes populations concernées
semble donc aujourd’hui une piste à privilégier.

Projet pilote : « Le PAVE »

Dans cette logique, un groupe de réflexion interne à la Fondation pour l’animation


socioculturelle a produit un rapport (FASL, 2010) contenant des pistes de travail concernant
la population jeune adulte (18-25 ans). Sur cette base, un projet pilote « Le PAVE » a été
mené par la FASL de février à juin 2010. Il avait comme but d’aller à la rencontre des
jeunes adultes (18-25 ans) ne fréquentant plus ou pas les centres de loisirs et de voir dans
quelle mesure un projet d’animation pouvait rejoindre leurs besoins et préoccupations.

15

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Le lien avec le plan opérationnel du volet information et prévention du PAct Alcool a été
effectué suite à la PlaVA du mois de mars 2010 au cours de laquelle les contacts ont été
pris avec la cheffe de projet de la FASL.

Le projet s’est déroulé en 2 phases : une première d’immersion dans l’espace public ou des
stagiaires animateurs sont allés à la rencontre des jeunes adultes fréquentant le centre ville
de Lausanne. Auprès desquels ils ont proposé un questionnaire afin d’évaluer leurs besoins
et leurs préoccupations. Elle a également permis de recruter une équipe de pairs prêts à
s’engager dans la mise en œuvre du projet.

Par la suite, sur la base de l’analyse de ce questionnaire, une action a été conceptualisée
sous la forme d’une structure d’animation mobile s’établissant durant 6 soirées dans
l’espace public durant les débuts de soirée (18-23h) à la place de l’Europe (3 soirées) et au
Parc de Montbenon ( 6 soirées).

Le bilan de l’action est extrêmement positif pour l’ensemble des acteurs impliqués. Le projet
a permis de créer le contact avec les différentes populations de jeunes adultes fréquentant
l’espace public qui ont pu s’impliquer, à leur niveau, dans le projet et bénéficier de la
structure d’animation et de l’écoute des intervenants (pairs et professionnels) présents sur
le lieu.

La force de ce projet est de permettre de renouer le contact de manière collective et


individuelle avec les jeunes adultes fréquentant ces lieux. Même si l’action ne permet pas
sous cette forme d’avoir un impact déterminant sur la consommation problématique d’alcool
à court terme sur le site. Cette prise de contact constitue une opportunité intéressante en
vue d’aborder, le cas échéant, les problématiques présentes afin de pouvoir orienter dans le
réseau de prise en charge.
Sur la base du bilan de cette phase pilote, il apparaît que les possibilités de prise de contact
et orientation ont de meilleures chances de s’établir en déployant cette action sur plusieurs
mois.

A cet effet, un groupe de projet conduit par la FASL, et constitué du Délégué jeunesse et
des TSHM de la ville de Lausanne, de l’Observatoire de la sécurité de la ville de Lausanne,
de Rel’ier et de la FVA a été constitué afin de d’examiner l’opportunité de reconduire et
d’étendre l’action « Le PAVE » en 2011.

La FVA apportera son expertise alcool et fera le lien avec plan opérationnel. Ce groupe de
travail pourrait être intégré à la dynamique du plan opérationnel comme un groupe mesure
piloté par la cheffe de projet de la FASL.

Le développement de ce projet pourra donner de précieuses indications sur les possibilités


de réponse à la problématique consommation d’alcool par les jeunes en milieu urbain et sur
l’éventuelle exploitation des enseignements tirés de cette expérience dans d’autres régions
du canton.

Conclusion

La rencontre entre des approches non spécifiques et les mesures de prévention de la


consommation problématique d’alcool autour de projets concrets est une stratégie à
explorer pour faire face à la problématique de la consommation d’alcool par les jeunes
dans l’espace public. La mise en œuvre du plan opérationnel et la PlaVA ont permis de
saisir une opportunité de collaboration pluridisciplinaire qui constitue, en l’état des
connaissances actuelles de la problématique, l’alternative la plus prometteuse. De plus, elle

16

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
participe au même titre que la mesure : Me01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes
et rassemblements informels, au développement des échanges et des collaborations avec
les TSP et TSHM remplissant ainsi, de manière transverse, les objectifs de la mesure
Me.01.03.2

Recommandations

• Participation de la FVA à la mise sur pied du projet « le Pavé » 2011


• Assurer la coordination avec les autres mesures du plan opérationnel
• Développer les compétences des intervenants du projet dans la prise en
compte de la problématique alcool chez les jeunes adultes et dans l’orientation
vers les réseaux spécialisés
• Utiliser les enseignements tirés de cette expérience pour développer des
projets dans ce domaine dans les autres régions du canton en partenariat avec
les acteurs régionaux

17

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.03.2
Développement des échanges et des collaborations avec
les TSP et TSHM
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Prévention Le TSP et le Développer les Chef de projet Mesure: Plateforme des TSP-TSHM
des problèmes TSHM sont en espaces Stéphane Caduff – FVA travailleurs sociaux
d’alcool en constant d’échanges et de scaduff@fva.ch de proximité dans le
milieu extra développemen collaborations dans canton de Vaud
scolaire / t et offrent une l’analyse des Partenaire: (Rel’ier)
collaboration bonne consommations Plate-forme des
TSP - TSHM couverture problématiques travailleurs sociaux de Me.01.03.1
cantonale. d’alcool. proximité dans le canton Me.01.03.1.C
De part leurs Evaluer la de Vaud (Rel’ier) HPNA2
actions de pertinence de
proximité les développement de
TSP et TSHM nouveaux projets.
peuvent Evaluer et répondre
rendre compte si nécessaire aux
des besoins des TSP et
problématique TSHM
s alcool
rencontrées
dans leurs
champs
d’actions

Bilan 2010

Les objectifs de cette mesure sont de renforcer la collaboration avec les travailleurs sociaux
de proximité (TSP) et les travailleurs sociaux hors murs (TSHM) actifs dans différentes
régions du canton. L’idée de ce rapprochement était de profiter des observations de ces
professionnels au sujet de l’évolution de la consommation problématique d’alcool à laquelle
ils peuvent être confrontés.

Dans cette optique, l’opportunité pour le chef de projet PAct 2ème axe de rejoindre la
plateforme des travailleurs sociaux de proximité du canton de Vaud animée par Rel’ier avait
été retenue afin de favoriser les échanges et la collaboration. Cette proposition a été
présentée en plateforme TSP Vaud et suite à la discussion qui a suivi, cette option a été
finalement écartée. En effet, les réunions de cette plateforme sont avant tout dédiées au
partage d’expériences et de pratiques entre les différents professionnels concernés et ne
sont pas appropriées pour le traitement d’une problématique spécifique. De plus, les
échanges et la collaboration entre les TSP et TSHM s’effectuent de manière optimale au
travers des mesures spécifiques du plan opérationnel dans lesquelles ils sont
impliqués, soit :

Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels


Me.01.03.1.D Réflexion sur les problématiques alcool en milieu urbain
Me.03.01. Programmes: Be my angel
Me.03.02 Concepts de protection de la jeunesse dans les manifestations
HPNA2 Prévention et réduction des risques en milieu festif

De fait, les objectifs de la mesure peuvent être atteints de manière transverse au travers
des collaborations effectives liées à la mise en œuvre des mesures. Ainsi, la mesure
Me.01.03.2 Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM se

18

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
trouve dès lors sans objet et peu être abandonnée.

Des présentations en lien avec la prévention de la consommation problématique alcool


peuvent être reconduites au sein de la Plateforme TSP Vaud en fonction des nécessités
mais ne demandent pas le développement d’une mesure spécifique. La présentation de
l’avancement du plan opérationnel pourra être effectuée par l’intermédiaire des séances
PlaVA.

Recommandations

• Abandon de la mesure Me.01.03.2


• Développement des collaborations et des échanges avec les TSP et TSHM au
travers des autres mesures du plan opérationnel
• En cas de nécessité, présentation des aspects concernant la prévention de la
consommation problématique d’alcool en Plateforme TSP Vaud
• Présentation aux TSP et TSHM de l’avancement du plan opérationnel lors des
séances PlaVA

19

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA03 – REDUCTION DES RISQUES INDIVIDUELS ET SOCIAUX

Me.03.01.
Alcool et sécurité routière. Programmes: Be my angel,
ateliers et outils interactifs

Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Alcool et Programme be my angel, ateliers et Maintien et Chef de projet Me.03.02. Jeunes


sécurité outils interactifs déployés sur le canton développement Mesure: HPNA2 conducte
routière de Vaud par la FVA et l’Espace des programmes Stéphane Caduff – urs
prévention Nord Vaudois (Health actuels. FVA
Angel). Elargissement scaduff@fva.ch
BMA : expérience accumulée depuis des messages
2003 mobilisable dans d’autres projets. aux drogues
Collaboration avec la HES-SO dans la illégales. Mise en œuvre:
mise en œuvre des actions au Paléo et VD: FVA
au Montreux Jazz Festival. Nord vaudois: EP
BMA déployé au niveau Romand et
national. Liens au niveau
national
Suisse romande:
Coordination: FVA
NE: CENEA
GE: FEGPA
JU: Fondation O2
VS: LVT
FR: REPER
VD : FVA

Suisse alémanique:
ASN
Bleue Kreuz

Bilan 2010

En fonction depuis 2003, le programme alcool et sécurité routière a été maintenu en 2010.
Ce programme étant préexistant au lancement du plan opérationnel, nous ne nous
attarderons pas à en faire un descriptif détaillé mais ferons premièrement un bilan des
actions déployées sur l’ensemble du canton en 2010 pour finalement nous intéresser aux
projets de développement de ce programme en lien avec les autres mesures du plan
opérationnel.

Le programme Be my angel (www.bemyangel.ch) est un programme de prévention des


risques liés à l’alcool au volant par la promotion du concept du conducteur sobre.

Grâce au soutien du Fond de Sécurité Routière (FSR), 101 soirées Be my angel ont été
organisées en collaboration avec 45 établissements ou organisateurs d’événements. Plus
de 3500 contrats de confiance ont été signés entre le conducteur et ses passagers, soit
10500 personnes directement impliquées, afin d’assurer un retour en toute sécurité.
Cette année, la collaboration avec la HES-SO Wallis s’est poursuivie dans le cadre du
Montreux Jazz Festival 2010 et du Paléo Festival. Dans le nord vaudois, c’est avec
l’Espace prévention et ses « Health Angels » que nous collaborons pour la mise en œuvre
du projet.

La FVA coordonne également ce projet au niveau Romand et collabore avec l’association


20

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Am Steuer nie et la Croix bleue suisse alémanique dans le déploiement du projet au niveau
national.

Au niveau des conférence et ateliers de prévention des accidents de la route dus à des
facultés affaiblies 8 établissements de formation ont pu bénéficier d’actions de
sensibilisation basées sur des outils de simulation. Nous avons également mis à disposition
nos outils et collaboré avec 1 corps de police régional ainsi qu’auprès d’administrations
publiques, ce qui a permis d’organiser 72 journées de sensibilisations destinées à la
population vaudoise.

Liens et développements

L’inscription du projet alcool et sécurité routière dans les mesures et la dynamique du plan
opérationnel permet de créer des synergies avec les autres mesures de prévention en
milieu festif. Ainsi, le projet Be my angel participe, par la mise à disposition d’outils de
prévention, de module de formation et d’intervenants de terrain à la mise en œuvre de la
mesure Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels.

Cette dynamique permet de réinvestir les compétences développées dans le cadre du projet
alcool et sécurité routière vers d’autres actions de prévention de la consommation
problématique d’alcool développées au niveau cantonal. Ainsi, l’axe Be my angel est intégré
à la mesure 03.02 Concept de protection de la jeunesse et de prévention dans les
manifestations soumises à autorisation et figure dans le Catalogue vaudois3 des prestations
de prévention.

Cette expérience sera également utilisée dans le cadre du développement de la mesure


HPNA 2 Prévention et réduction des risques en milieu festif au niveau des modes
d’interventions et des aspects logistiques. Cette dynamique permet de réinvestir et de
transposer des compétences vers d’autres projets. Ces collaborations sont prometteuses
dans la mesure où elles devraient permettre des économies d’échelle et une cohérence des
messages tout en élargissant la palette des comportements à risques ciblés. De même, la
poursuite de ces collaborations permettra d’élargir l’approche liée à la conduite avec des
facultés affaiblies aux drogues illégales.

Enfin, la communication concernant la mise en oeuvre du plan opérationnel a également


permis de collaborer avec l’Unité socio-éducative (USE) par la mise à disposition des outils
de simulation dans le cadre des cours pour conducteurs animés par ce service. La mise en
oeuvre concrète de cette collaboration aura lieu en janvier 2011. Il a ainsi été possible
d’élargir le champ d’utilisation des outils du programme à d’autres populations que les 16-25
ans.
Cette collaboration a permis d’anticiper en partie la mise en oeuvre de la mesure 03.01
prévue dans le volet 2011 ayant pour objectif le développement de nouveaux lieux de
déploiement du programme alcool et sécurité routière et un élargissement des messages à
la population vaudoise en général. (FVA, 2009 p.17)

Enfin Be my angel collabore au projet Alcooquizz du service d’alcoologie du CHUV


(www.alcooquiz.ch) par la diffusion du programme dans les lieux festifs.

3
Document annexé
21

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA03 – REDUCTION DES RISQUES INDIVIDUELS ET SOCIAUX

Me.03.02 / (Me.1.03.1.A)
Concepts de protection de la jeunesse et de prévention dans les
manifestations soumises à autorisation
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Préventi Fort Charte cantonale Cheffe de Projet Mesure Me.08.02 « Achats- Organisateurs
on des développem Catalogue des Rose-Marie Notz – FVA test » de
problèm ent des mesures rmnotz@fva.ch Me.08.04 manifestations
es actions de d’accompagnement Mesure.03.01 Autorités
d’alcool prévention Répartition des Groupe mesure: HPNA 2 communales
en en milieu champs à couvrir et Croix bleue, Guichet Unique Etat de Public
milieu festif. des acteurs impliqués Espace Prévention Nord Vaud, Check-list de la
extra- Autorisation Espace prévention La Côte police cantonale
scolaire délivrée par Service Jeunesse Vevey
/ milieu les Point Fixe
festif communes ACT
avec préavis Police de Lausanne
Police Police Cantonale
Cantonale. Montreux Jazz Festival
Plusieurs Recidive Production
acteurs FVJC
institutionnel
s impliqués.

Bilan 2010

Le groupe mesure s’est réuni à quatre reprises durant l’année 2010 afin d’échanger au sujet
des mesures préventives et de protection de la jeunesse destinées aux manifestations avec
autorisation. Le groupe a été composé en tenant compte des différents acteurs concernés
par ce type de manifestations à savoir les organisateurs, les services de police et les
organismes de prévention actifs dans ce domaine au niveau cantonal.

Objectifs

- Concevoir un programme coordonné de prévention des risques liés à la


consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes en milieu festif.
- Créer une Charte cantonale pour les manifestations à permis temporaire ainsi qu’un
catalogue présentant les mesures d’accompagnement.4
- Répartir les champs à couvrir et les acteurs impliqués.

Contexte

Ces dix dernières années, la prévention des risques liés aux abus d’alcool et autres
substances psychotropes s’est fortement développée dans les manifestations avec
autorisation du canton de Vaud. Aujourd’hui, s’inquiéter pour un retour sécurisé, mettre à
disposition du public de l’eau gratuite ou former les équipes des bars pour un service
responsable de l’alcool sont des mesures beaucoup plus répandues qu’hier. De nombreux
organisateurs vaudois ont fait preuve de créativité pour s’approprier des actions de
prévention en collaboration, le plus souvent, avec des organismes spécialisés. Ces derniers
ont développés des programmes qui ont peu à peu enrichi la gamme des prestations
proposées aux organisateurs. De son coté, la police a largement contribué à faire connaître
4
Document figurant à l’annexe 1
22

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
certaines de ces offres.

Le permis temporaire pour la vente d’alcool est remis par l’autorité communale dans le
canton de Vaud. Le traitement des demandes est encore très inégal selon les communes
notamment sur la question de la gestion des risques. La coordination des actions de
prévention au plan cantonal permettrait de viser une harmonisation des pratiques et une
plus grande égalité de traitement. D’autre part, optimiser les ressources, améliorer la
qualité, renforcer l’impact des actions et traduire des lignes de force, c’est-à-dire une
politique cantonale, sont les principaux objectifs qui motivent la réalisation d’une Charte
cantonale pour la prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres
substances psychotropes en milieu festif.

Recommandations

- Dynamiser et favoriser l’indentification de la charte cantonale par un concept


de communication approprié
Pour identifier de manière dynamique la Charte cantonale, elle a reçu un nom propre
« Festi-Plus » et il est prévu de lui créer un site internet. Les noms de domaine Festi-
plus et festiplus ont été réservés. Les logos des institutions membres du groupe de
projet qui ont contribué à la création du concept apparaîtront sur une page du site.

- Insérer la charte cantonale dans le dispositif de « guichet unique » destiné aux


organisateurs développé par l’Etat de Vaud
Afin de faire connaître la Charte cantonale aux organisateurs de manifestations, il
est important d’être en lien étroit avec le guichet unique (portail informatique pour
toutes les demandes de permis temporaire de vente d’alcool) qui verra le jour début
2011 au sein de l’administration cantonale. D’autres canaux seront activés
(Jeunesse campagnardes, écoles post-obligatoires, etc.).

- Favoriser l’adhésion des organisateurs à la charte cantonale par des


exigences adaptées
La question de l’adhésion à la Charte cantonale est un point délicat car il faut
marquer l’engagement sans décourager les organisateurs par des exigences trop
hautes et compliquées. Ce point est encore à l’étude pour trouver le meilleur
compromis permettant d’avoir un suivi et un contrôle minimum sans alourdir les
démarches de l’organisateur qui en a par ailleurs déjà beaucoup.

- Développer et fournir aux organiseurs des bracelets d’indentification des âges


siglés au nom de la charte cantonale
Dans le catalogue de prestations, sous la rubrique du matériel à disposition, on ne
trouve pas d’adresses pour commander des bracelets pour le repérage des âges
aux bars. Proposer des adresses commerciales n’est pas souhaité. Nous suggérons,
pour le lancement de la Charte, d’en acheter avec l’inscription Festi-Plus. En
commander une certaine quantité permettrait de diminuer le coût de l’unité.

- Maintenir un groupe de suivi afin évaluer et d’adapter la charte


Pour lancer ce projet, suivre son évolution, faire les mises à jour nécessaires,
l’adapter aux besoins et en évaluer l’impact, il est envisagé de maintenir les liens
entre les différents acteurs du catalogue de prestations. Cela pourrait se traduire par
une rencontre annuelle par exemple. L’un des autres objectifs du maintien des liens
serait de développer et/ou de partager des compétences.

23

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Suite au travail du groupe mesure en 2010 le projet et prêt à être mis en œuvre. Cependant,
les ressources propres des acteurs impliqués ne permettent pas de financer sa mise en
forme.
La suite de la mesure nécessite la validation par le Service de la santé publique des
recommandations du groupe mesure et du contenu de la charte ainsi que la recherche d’un
financement additionnel pour sa mise en forme et sa promotion selon le budget ci-dessous.

Budget prévisionnel

Rubriques Coûts

30 000 bracelets Festi-Plus à 13 cts pièce 4200.-


(+TVA)
Couleurs : rouge, orange et vert

Construction du site internet Festi-Plus 3000.-

500 flyers d’information Festi-Plus 2000.-


Conception et impression

Total 9200.-

24

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA05 – INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUES

Me.05.02
Assurance d’une présence permanente des principes du PAct-Alcool
2ème axe dans les médias

Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Information Addiction info suisse Diffuser les informations en Chef de projet Toutes Médias
Communica et le GREA lien avec les mesures du Mesure: mesures PAct- Public
tion communiquent PAct-alcool dans les médias. Stéphane Caduff – Alcool 2ème
régulièrement au Développer des synergies FVA axe
niveau national et avec les communiqués de scaduff@fva.ch
romand. Addiction info suisse et du
Le PNA préconise la GREA. Groupe Mesure:
diffusion Addiction info suisse
d’informations GREA
destinées à la Ligues de la santé
population dans les
médias.
Les Ligues de la santé
disposent d’un service
de communication qui
peut être mobilisé.

Bilan 2010

L’objectif de cette mesure est d’assurer une communication des principes du PAct-Alcool
deuxième axe dans les médias afin de diffuser les informations concernant la prévention de
la consommation problématique d’alcool auprès de la population. La stratégie prévue pour
développer cette mesure était de profiter des actions de communication du Grea et de
Addiction Info Suisse afin de transmettre les informations pertinentes au niveau cantonal.
Une rencontre avec les responsables de ces institutions a permis de prévoir la coordination
de la campagne de presse par fourniture au référent cantonal des plans de communication
de ces deux institutions.

Cependant, cette stratégie n’a pas permis un plan de communication efficace, d’une part
parce que les thèmes prévus par Addiction Info Suisse n’ont pas toujours fourni une
opportunité de communication sur les mesures du plan opérationnel, et que d’autre part, les
plans de communication sont également soumis à l’actualité et ne permettent pas toujours
une anticipation suffisante compte tenu des délais. En ce qui concerne le GREA les
communiqués « alcool » se sont essentiellement orientés cette année sur la question de la
révision de la loi sur l’alcool. La réunion d’un groupe mesure sur ce thème n’apporte pas de
valeurs ajoutées significatives. La collaboration avec ces deux institutions peut être
maintenue par des échanges bilatéraux.

Cependant, la présentation du plan opérationnel lors de la séance PlaVA du 22 mars ainsi


que le débat autour du projet de loi sur la révision de la loi sur l’alcool ont offert quelques
opportunités de présenter les principes du plan opérationnel dans les médias. Le chef de
projet du plan opérationnel s’est exprimé sur ces thèmes à 5 reprises dans le journal 24h
ainsi que 3 interviews radio (RSR, Rouge FM et Radio Lac) et a également participé à deux
plateaux TV sur la chaîne régionale La Télé.

25

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Cependant, un plan de communication planifié permettra de mieux diffuser les informations
en lien avec la population vaudoise. La mise en œuvre en 2011 des mesures du plan
opérationnel développées durant cette année fournira des opportunités de communication
qui seront exploitées.

Recommandations

Dissolution du groupe mesure tout en maintenant la collaboration avec ces deux


institutions par des échanges bilatéraux

Planification d’un plan de communication 2011 tenant compte de la mise en œuvre


des mesures développées en 2010.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’ACTION CA06 – COLLABORATION INSTITUTIONELLE

Me.06.
Déploiement du plan opérationnel PAct-Alcool, 2ème axe,
information et prévention

Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

PAct-Alcool Voir Plan opérationnel Voir Plan opérationnel PAct- Mandant : SSP Programme PlaVA
2007-2012, PAct-Alcool 2007- Alcool 2007-2012, 2ème axe, Copil : délég. Du national Populati
2ème axe, 2012, 2ème axe, information et prévention Conseil Alcool alcool, PNA on
information information et (FVA, 2009) Chef de projet: PAct-Alcool vaudoise
et prévention (FVA, Stéphane Caduff – 2007-2012
prévention 2009) FVA Rapport Forel
scaduff@fva.ch 2008
Rapport Forel
Groupe Mesure: - Graf 2009
PlaVA

La mesure Me 06 correspondant à la mise en œuvre du plan opérationnel, le bilan 2010 est


constituée de l’ensemble du présent rapport.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’APPLICATION CA08 – APPLICATION DU DROIT

Me.08.02.
« Achats-Tests » ; Contrôle systématique de l’application des prescriptions de
protection de la jeunesse
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Protection Augmentation des Objectifs 1: Cheffe de Projet Me.03.02. Les autorités


de la problématiques liées Etablir l’efficacité des AT. Mesure Me.08.04 cantonales et
jeunesse aux ivresses Explorer les alternatives. Rose-Marie Notz – communales.
ponctuelles. Monitoring et relation avec FVA Les acteurs de
Développement des les autorités. rmnotz@fva.ch la prévention.
« achats-tests » en Légitimité des acteurs et Les acteurs de
suisse alémanique; responsabilités. la protection
Guide Ferarihs, Blaue La démarche vue sous Membre du de la jeunesse
Kreuz et récemment en l’angle de l’éthique et de groupe: et de
suisse romande (VS - l’éducation. Croix bleue l’éducation.
LVT) et (NE Croix- Animation Jeunesse Les polices.
bleue). Objectifs 2: de Montreux Les acteurs de
Expériences sur VD Critères qualité des AT CIPRET Vaud la vente et du
menée en 2002 (Vevey) (procédures et partenariats Addiction info suisse service.
en 2008 (Riviera) qualifiés). Police cantonale du
et au niveau du Tabac Estimation des coûts. commerce
(CIPRET-ISPA 2009). Répartition des champs à Police Riviera
Aspects légaux encore à couvrir et des acteurs Observatoire de la
clarifier notamment au impliqués. sécurité Lausanne
niveau fédéral. Coordination cantonale des Gastrovaud
Questions éthiques. AT.
Questionnement autour
des rôles des différents
acteurs concernés
(autorités, police du
commerce, organismes
de prévention).

Bilan 2010

Le groupe mesure s’est réuni à six reprises durant l’année 2010 dont deux fois avec l’apport
d’une éthicienne. Le groupe a été composé en tenant compte des différents acteurs
concernés par la question des achats-tests à savoir un représentant des milieux de la vente
et de la distribution, des communes, les services de police et les organismes de prévention.

Objectifs

Déterminer la faisabilité des achats-tests dans le canton de Vaud :


- S’informer sur l’efficacité des AT et voir si d’autres alternatives existent
- Mener une réflexion sur les questions éthiques et éducatives de la démarche
- Déterminer les liens entre les différents partenaires (police, prévention)
- Recommander une procédure et des critères qualité
- Etablir une estimation des coûts des AT
- Définir la répartition des champs à couvrir et les acteurs impliqués

Contexte

La question de l’utilisation des achats-tests (AT) comme outil de prévention est aujourd’hui
sur le devant de la scène. On constate une moindre tolérance de la société en relation avec

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
la vente d’alcool aux mineurs. Cela est dû notamment aux signes alarmants de
l’alcoolisation des jeunes : précocité, bitures express (binge drinking), comas éthyliques.

Les AT ont pour principal objectif d’améliorer le respect de la législation sur la vente d’alcool
aux mineurs et par conséquent de diminuer l’accessibilité des boissons alcoolisées pour les
adolescents. Au niveau vaudois, il n’existe pas aujourd’hui un état des lieux exhaustif qui
donne une idée précise de la manière dont cette loi est appliquée dans les différents types
de lieux de vente.

Des médias ont effectué des tests d’achat à Lausanne (2009) et en Suisse romande (2008)
de manière ciblée. Un groupe pluridisciplinaire, sous l’égide de la Commission prévention
Riviera, en a aussi réalisé en 2008 dans sa région, mais là encore en sélectionnant les
établissements visités. Ces différentes actions ont montré qu’il est encore facile, pour les
mineurs, d’acheter ou de se faire servir de l’alcool. Ces expériences n’ayant pas été
réitérées, il est difficile de dire si elles ont infléchi les ventes illégales. On constate
néanmoins une évolution, puisque plusieurs groupes de la grande distribution effectuent des
AT en interne de manière plus ou moins systématisée depuis quelques temps en Suisse
romande.

La Régie Fédérale des Alcools (RFA) défend l’introduction, dans la nouvelle loi sur l’alcool,
d’une base légale pour les AT. Elle a mandaté l’institut Ferarihs pour mener un premier état
des lieux au niveau suisse, puis réaliser un guide pour la mise en place d’AT paru dans sa
première version fin 2009, puis dans sa version définitive en août 2010. Le projet de loi sur
l’alcool, dont l’article 9 concerne les AT, a été mis en consultation jusqu’au 31 octobre 2010.
Addiction Info Suisse et le Groupement romand d’étude des addictions saluent la création
d’un article donnant une base légale aux AT.

Cependant, les AT sont aussi une mesure controversée : pour les uns, action très efficace,
pour les autres, action discutable du point de vue du droit ou de l’éducation et de l’éthique.
Une réflexion plus approfondie est apparue nécessaire sur cette mesure avant son
éventuelle mise en œuvre au sein du canton. Cette réflexion a pu être conduite par le
groupe de travail mesure

Les travaux du groupe mesure ont abordés les points suivants :

• Procédures lors d’infractions à la LADB ou à l’art 136 du code pénal


• Expériences antérieures en matière d’achats test d’alcool
• Efficacité des achats test d’alcool
• Aspects éthiques
• Alternative aux achats test

Les discussions ont permis de confronter différents points de vue parfois divergents entre
les acteurs concernés. Les discussions ont permis de dégager un consensus débouchant
sur la rédaction de recommandations et la proposition d’une phase opérationnelle pour la
réalisation des achats test dans le canton de Vaud. Pour des raisons de structure, le détail
des éléments discutés n’est pas rapporté ici. Ils figurent dans le document
« Recommandations sur la question des achats test d’alcool » annexé au présent rapport.

Recommandations pour la mise en place d’AT dans le canton de Vaud

• Organiser au niveau cantonal, et sous l’égide du Service de la santé publique, 2


campagnes d’AT sous la forme du monitorage lors d’une phase pilote d’environ
deux ans. Le mandat devrait être confié à un organisme reconnu et pourrait

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
s’appuyer sur un comité de pilotage.

• Viser une égalité de traitement sur le territoire cantonal au niveau géographique


et selon le type de lieux de vente (inclure les manifestations avec autorisation).
L’échantillonnage ainsi que le traitement des données recueillies seront réalisés par
un organisme spécialisé, ce qui permettra d’obtenir des statistiques significatives au
niveau cantonal (choix aléatoire des lieux de vente sur la liste complète). Pour ce qui
concerne les régions, il sera possible d’obtenir des tendances pour le district de
Lausanne, les régions Ouest, Est et Nord.

• Au terme de la phase pilote, une évaluation d’impact pourra être faite en fonction
de l’évolution des résultats de ces deux campagnes qui donnera une première
indication. Nous aurons alors une photographie plus précise de la situation par
rapport au respect de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs dans le canton
de Vaud. Nous aurons aussi des données concernant les types de lieux de vente et
les zones géographiques les plus concernés.

• Ces actions ne doivent pas se déployer en tant que mesure unique pour résoudre un
problème, mais s’insérer dans une campagne de prévention (sensibilisation de la
population et/ou des acteurs de la vente). La formation des acteurs de la vente doit
être une mesure d’accompagnement associée.

• Des critères ainsi qu’une procédure doivent être établis pour le recrutement et la
formation des jeunes acheteurs en complément du guide Ferarihs (par exemple
avoir 14 ans révolus). Ce guide est une bonne base de référence pour certains
éléments de la mise en place des AT mais il doit être complété (procédure de
recrutement, formation) et adapté au contexte vaudois (monitorage et
échantillonnage représentatif d’un point de vue statistique).

• Privilégier chez les jeunes acheteurs une vision critique et nuancée de la


démarche et développer l’esprit citoyen du dialogue et de la responsabilité partagée.
Les valeurs éducatives qui visent l’autonomie et la solidarité ne doivent pas être
négligées par souci d’efficacité. Cet aspect pourrait faire l’objet d’une évaluation
qualitative externe.

• Privilégier la concertation entre les différents acteurs impliqués dans la


démarche des AT et définir le plus précisément possible les rôles et limites de
chacun (répressif, préventif). Développer des compétences parmi les acteurs
engagés dans l’action et affiner l’approche méthodologique des AT.

• Continuer à défendre d’autres mesures de prévention dans le but de diminuer


l’accessibilité de l’alcool pour les mineurs : structurelles (imposition, publicité, prix
bas, remise d’alcool interdite) et comportementales (en visant les parents, les jeunes
et la population en général).

Proposition pour la phase opérationnelle

Deux campagnes d’AT sous la forme de monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux
ans.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
OBJECTIFS

- Dresser un état des lieux de la situation concernant le respect de la législation pour


la vente d’alcool aux mineurs dans le canton de Vaud.
- Diminuer la vente d’alcool aux mineurs n’ayant pas l’âge requis.
- Etablir un échantillonnage représentatif du canton qui prenne en compte l’ensemble
des lieux de vente (à l’emporter et à consommer sur place). A ceci s’ajoute un panel
d’AT qui seront réalisés au sein de manifestations avec un permis temporaire de
vente d’alcool.
- Développer des compétences parmi les acteurs impliqués dans la démarche et
affiner l’approche méthodologique des AT.
- Renforcer la collaboration coordonnée des acteurs de la prévention des risques liés
à la consommation d’alcool dans le but de proposer des prestations de qualité et
d’optimiser les ressources.

ORGANISATION

Mandant : Service de la santé publique

Chef de projet : Fondation vaudoise contre l’alcoolisme

Comité de pilotage : membres actuels du groupe de projet

ÉTAPES DE LA PROCÉDURE DES AT D’ALCOOL

Communication :
- Communication de campagne
- Information des lieux de vente du résultat de l’AT
- Communication des résultats (anonymes) au mandant
- Communication aux médias et aux acteurs de la vente

Recrutement, formation, accompagnement :


- Recrutement des équipes (jeunes et accompagnants)
- Information des parents, formation des équipes
- Récoltes des données
- Débriefing avec les équipes
- Evaluation du processus
- Formation des acteurs de la vente
Procédure, échantillonnage et analyse des données :
- Validation de la procédure (guide Ferarihs et Addiction Info Suisse)
- Construction de l’échantillonnage
- Analyse des données

DISTINCTION DES RÒLES

Communication : coordination par le chef de projet en lien avec le mandant.

Recrutement, formation et accompagnement : coordination par le chef de projet et


collaboration étroite avec les acteurs de la prévention dont la police pour la formation des
jeunes et des accompagnants.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Procédure, échantillonnage et analyse des données : coordination Addiction Info Suisse.

ECHANTILLONNAGE DES AT

D’après une estimation d’Addiction Info Suisse, il faudrait réaliser environ 350 achats-tests
pour garantir un panel statistiquement représentatif au niveau cantonal. Pour la deuxième
campagne, les contrevenants ne seraient pas repris automatiquement dans
l’échantillonnage car cela nécessiterait de les compter en plus des 350 AT, ce qui
augmenterait les coûts qui sont déjà conséquents. Pour le cas particulier des manifestations
avec permis temporaire de vente d’alcool, outre le fait qu’elles sont très nombreuses en
terres vaudoises, un échantillonnage systématique sur la base de listes préétablies est
difficile à mettre en œuvre et un panel serait sélectionné de manière aléatoire, ce qui devra
permettre de dégager une tendance à leur sujet (par ex. sur la base de 50 AT environ).
Le niveau de détail des informations recueillies pourrait se décliner de la manière suivante
au plan cantonal :

- Les grandes régions du canton (par ex. district de Lausanne et les régions du Nord,
de l’Est et de l’Ouest).
- La vente à l’emporter en distinguant la grande distribution et les petits commerçants.
- La consommation sur place en distinguant, si possible, les cafés-restaurants et
hôtels, des autres types d’établissements.

BUDGET PREVISIONNEL

Sur la base de 400 AT

Rubriques Coût/ an

Procédure et analyse des données Vaud 10000.-

Evaluation de processus avec les jeunes 1500.-

Défraiement 10 jeunes AT 12000.-


Défraiement jeunes formation 450.-

Salaires 5 accompagnateurs AT 30000.-


Salaires formation 1125.-

Frais opérationnels (boissons, transports, repas) 9400.-

Communication, administration 5000.-

Total 69475.-

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHAMP D’APPLICATION CA08 – APPLICATION DU DROIT

Me.08.04.
Formation du personnel travaillant dans la vente et le service concernant
la remise de boissons alcooliques aux jeunes et aux personnes ivres
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Formation Augmentation des Objectif: Cheffe de Projet Me.03.02. Serveurs,


du ivresses ponctuelles. Renforcer les ressources des Mesure Me.08.02. serveuses.
personnel Application parfois professionnels pour faire face aux Rose-Marie Notz – Vendeurs,
travaillant lacunaire de la loi. situations de vente difficiles : refus FVA vendeuse.
dans la Situations de refus de vente d’alcool en cas d’ébriété rmnotz@fva.ch Caissiers,
vente et le parfois difficile, et/ou aux mineurs caissières.
service (violence). Membre du Responsa
Offre de formation sur Objectifs intermédiaires : groupe: bles
VD: Gastrovaud Inventaire des formations et des Croix bleue d’équipes
(FVA), enseignes du formateurs VD. Gastrovaud de vente.
commerce de détails, Identifier les besoins en formation COOP
sensibilisation des Définir les contenus et les critères Denner
responsables de bars qualités des formations. Trade Club
dans les Valider les organismes de Pool « Lausanne La
manifestation, (FVA, formation. Nuit »
Croix Bleue, Espaces Envisager une stratégie de Ecole Hôtelière de
préventions). promotion de la formation. Lausanne
Formation Police du commerce
professionnelle d’Yverdon- Les-
(EPCL), Hautes Bains
Ecoles (EHL),…

Bilan 2010

Ce groupe de projet a été constitué sur la base de trois types de lieux de vente d’alcool identifiés
comme spécifiques : la vente à l’emporter, la consommation sur place et le milieu de la nuit (clubs,
bars, discothèques).

Le groupe de projet s’est scindé en deux sur proposition des acteurs de la grande distribution afin
d’approfondir les besoins particuliers de la vente à l’emporter (Coop, Denner et Globus qui
représente le Trade Club de Lausanne). Seul le sous-groupe Distribution, vente à l’emporter s’est
réuni plusieurs fois cette année et a mené une réflexion.

Ce milieu est difficile à appréhender dans sa diversité notamment parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur
au niveau cantonal qui regroupe les intérêts de cette branche. On trouve les grandes marques et
quelques associations de commerçants régionales.

Si l’on fait un tour d’horizon des principales offres vaudoises de formation dans le domaine de la
vente et du service, on distingue la formation initiale, permanente et de perfectionnement, interne aux
entreprises et enfin celle nécessaire pour l’obtention de la licence. Des actions de prévention
destinées aux acteurs de la vente et du service ont aussi été mises en place : sensibilisation des
responsables bars lors des manifestations avec autorisation, workshops dans les écoles hôtelières,
campagne « Quel âge as-tu ? », rencontres avec des équipes de la grande distribution.

Par ailleurs, et en parallèle du guide pour la mise en place d’achats-tests, la Régie Fédérale des
Alcools (RFA) prépare, avec plusieurs grands groupes de la restauration et de la grande distribution,
des modules de formation destinés aux personnels de la vente et du service. Ces modules ont pour
objectif de soutenir les professionnels pour une meilleure application de la législation pour la vente
d’alcool et la protection de la jeunesse. Ils seront disponibles au printemps 2011.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
1. Distribution, vente à l’emporter

LE SOUS-GROUPE DE PROJET

Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) - Secrétaire : Paola Tarchini (FVA)


Membres du sous-groupe de projet : Vincent Audemars (police du commerce Yverdon-les-Bains),
Laurent Chaignard (Trade Club Lausanne), Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Jean-Marie Nidegger
(Denner), Yves Vuilleumier (Coop).

LES OBJECTIFS DU SOUS-GROUPE DE PROJET

- Inventorier l’offre de formation des membres du groupe


- Identifier les besoins en fonction des contextes et définir des priorités
- Compléter ou améliorer l’offre

L’OFFRE DE FORMATION DE TROIS ACTEURS DE LA GRANDE DISTRIBUTION

On constate que des procédures de formation similaires existent chez les trois acteurs de la grande
distribution représentés dans le groupe de projet : cours caisses, formations des nouveaux employés
et apprentis, autocontrôles, caisses munies d’un système d’alarme en cas d’achat d’alcool.

EXEMPLE DE FORAMTION DANS LA GRANDE DISTRIBUTION

La formation interne sur les questions de l’alcool s’articule autour de :


- Cours caisse (un film avec une explication des lois)
- Un rappel régulier aux équipes par les chefs de vente

En appui, les caisses sont munies d’un écran qui possède une alarme lorsqu’un produit doit faire
l’objet d’un contrôle de l’âge (tabac et alcool).

- Les apprentis tournent sur tous les secteurs du magasin en 2 ou 3 ans selon leur formation.
Ils participent aussi au cours caisse qui se déroule sur une demi-journée. Les formateurs
sont particulièrement attentifs aux apprentis dans ce cadre. Les caisses sont régulièrement
mises à jour (aspects techniques et nouveaux produits).

- Tous les nouveaux employés bénéficient d’une journée de formation dont le contenu porte
sur la sécurité et l’hygiène. Elle permet aussi de donner des consignes concernant la vente
d’alcool et la protection de la jeunesse. Cette journée est dispensée auprès d’un maximum
d’une dizaine de personnes.

Le contenu de la partie de la formation qui concerne la vente d’alcool est le suivant : exercice de
reconnaissance de l’âge des jeunes, refus de vente à des enfants qui viendraient acheter de l’alcool
pour leurs parents, stratégies de communication (faire appel à la sécurité en cas de besoin par
exemple).

POLITIQUE DE FORMATION

Un acteur de la grande distribution ont mis en place une politique active en matière de protection de
la jeunesse et ne vend pas d’alcool au moins de 18 ans (l’âge requis par la loi vaudoise est de 16
ans révolus pour les alcools fermentés). Les employés sont informés qu’ils pourraient être pénalisés
en cas de non respect de cette règle. Les restaurants qui se trouvent dans les supermarchés ont du
personnel formé qui a obtenu la patente.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Un module de formation spécifique pour l’alcool et le tabac est envoyé aux gérants qui doivent
réaliser ce module auprès de leur personnel. Les employés signent un formulaire qui prouve qu’ils
ont bien suivi ce module.

Le centre de formation interne gère les cours suivants :

- Cours caisse sur 2 jours (au niveau romand, 2-3 sessions par mois avec une quinzaine de
personnes). Le contenu de la formation pour la vente d’alcool est centré principalement sur la
protection de la jeunesse, la reconnaissance de l’âge et le mode de communication selon les
situations rencontrées. Ce sont les cartes d’identité et non celles d’étudiants qui sont
demandées, au moindre doute, comme preuve de l’âge. Des mises à jour sont régulièrement
faites au niveau des caisses (aspects techniques et nouveaux produits).

- Cours caisse pour les étudiants (job d’été) d’une journée. L’accent est mis sur la difficulté
pour des jeunes de s’adresser à d’autres jeunes pour leur demander leur âge et refuser la
vente.

- Tous les nouveaux employés bénéficient de 2 jours de formation, la question de la vente


d’alcool y est abordée.

- Tous les nouveaux apprentis commencent par 3 jours de cours au Centre de formation.

- Un cours d’une demi journée destiné aux employés qui ont vendu de l’alcool à des jeunes
qui n’ont pas l’âge requis (suite à des achats mystères internes). Cette formation est
obligatoire. Elle a été conçue récemment avec la participation d’Addiction Info Suisse.

LES CONTRÔLES INTERNES

Les groupes cherchent à améliorer leur résultats en matière de respect de la législation (protection de
la jeunesse). Des contrôles sont réalisés en interne sous la forme d’achats-tests (exemple cité d’un
chef de région qui les réalise avec des adolescents de son entourage). Les achats-tests sont
efficaces mais ont surtout un caractère préventif. En Suisse allemande, une entreprise indépendante
a mandaté pour réaliser des achats mystères. Les magasins testés qui n’ont n’a pas vendu d’alcool à
un jeune qui n’avait pas l’âge requis, reçoivent des félicitations.

Plusieurs enseignes pratiquent des achats mystères en interne réalisés avec des apprentis ou des
adolescents, enfants de collaborateurs. Ce n’est pas une pratique systématisée. Des mesures sont
prises en cas de problèmes. Suite à l’émission A Bon entendeur, à la télévision suisse romande, sur
la vente d’alcool aux mineurs et les mauvais résultats d’achats mystères, les ventes ont diminué les
jours suivants dans les enseignes ayant vendu de l’alcool aux jeunes n’ayant pas l’âge requis.

LES LIEUX SENSIBLES

Les agences franchisées, sont des lieux sensibles dans la mesure où les heures d’ouverture sont
prolongées. Ces agences se trouvent dans des lieux exposés (centres villes ou gares). Les
conditions de travail sont difficiles, en général ce sont des familles qui tiennent ces échoppes pour
pouvoir ouvrir 7 jours sur 7. Ils sont moins sensibilisés puisqu’ils ne sont pas directement dans le
groupe « mère » mais appliquent les mêmes règles (pas de vente d’alcool aux moins de 18 ans par
exemple). Leur chiffre d’affaires pour la vente d’alcool est important, ils ont des produits spécifiques.

Pour ce qui concerne ces magasins, le manque de formation dispensée, va être corrigé. En effet, la
les modules de formation développés avec la Régie fédérale des alcools seront accessibles à
l’ensemble du personnel y compris les franchisés. Il sera intéressant de vérifier si ces nouveaux outils
sont adaptés pour ce type d’échoppe.

ll convient également d’être attentif aux autres enseignes (Hard discounter et Chaînes de
franchisés) non représentées dans ce groupe de travail pour voir si ils pourront bénéficier

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
des travaux de la RFA dans ce domaine.

Au niveau des commerçants, ceux qui sont le plus exposés sont probablement ceux qui se trouvent
dans les quartiers périphériques des villes, ce sont des lieux relativement anonymes et isolés.
Dans un village, les gens se connaissent en général mieux, l’anonymat est plus difficile à préserver.

2. Recommandations

1. Des modèles de formation ainsi que des mesures d’accompagnement pour les personnels de
la vente d’alcool existent et on constate qu’ils s’appuient sur des bases similaires au sein de
trois grandes enseignes : cours caisse, formations des nouveaux employés et apprentis,
autocontrôles, caisses munies d’un système d’alarme en cas d’achat d’alcool. Ces modèles
peuvent être une référence pour encourager la profession à se munir de procédures
identiques ou adaptées selon la taille et le type de commerce.

2. Il est possible d’améliorer les contenus ou de compléter l’offre de formation, comme on


le voit par exemple dans la mise en place de cours pour ceux qui ont vendu de l’alcool à un
jeune n’ayant pas l’âge requis suite à des achats-tests internes.

3. Les petits commerçants ou certains franchisés ne peuvent bénéficier des mêmes


ressources que les grandes surfaces et c’est vers eux que devraient se tourner nos efforts en
matière de prévention, notamment par le biais de la formation. Une partie d’entre eux sont
particulièrement exposés par leur emplacement, leur isolement et/ou la pression financière.

4. En complément du point 3, si deux campagnes d’achats-tests sont mises en place au niveau


cantonal sous la forme du monitorage, cela devrait permettre de mieux identifier les types
de lieux de vente et les zones géographiques les plus exposés à la vente d’alcool aux
mineurs. Sur la base de ces informations et d’éventuelles rencontres avec les professionnels
concernés, proposer des offres de formation ou d’autres formes d’intervention pour les
soutenir.

5. Lorsque les modules de formation, conçus sous l’égide de la Régie fédérales des alcools
(RFA), seront disponibles en 2011, il serait intéressant de voir de quelle manière ils
pourraient être proposés aux petits commerçants et franchisés de marques.

6. En tenant compte du projet de la RFA, développer et mettre en application une formation


adaptée pour le personnel des petits commerces de proximité.

7. L’aspect humain est essentiel pour transmettre des messages adaptés de prévention aux
acteurs de la vente d’alcool : travailler dans le dialogue direct et la proximité, observer,
encourager, informer. Il peut aussi être utile dans certains contextes de créer des
rencontres entre les différents partenaires sociaux : police, vendeurs, acteurs de la
prévention et de la jeunesse.

8. Vérifier auprès de la police cantonale du commerce dans quelle mesure il serait possible de
donner des conditions d’octroi de patente pour la vente à l’emporter.

9. Pour ce qui concerne les établissements publics et plus particulièrement le milieu de la nuit
(clubs, etc.), en 2011, un autre groupe de projet va envisager une approche en prévention
qui complète l’existant, il prendra en compte les aspects de formation du personnel.

Annexe

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
L’OFFRE VAUDOISE DE FORMATION DES ACTEURS DE LA VENTE ET DU SERVICE

Pour la vente :
Ecole professionnelle commerciale de Lausanne (EPCL)
- Assistant de commerce de détail. Attestation fédérale de formation professionnelle (AFP)
- Gestionnaire de commerce de détail. Certificat fédéral de capacité (CFC)

Pour l’hôtellerie et la restauration


- Spécialiste en restauration, EPM
- Employé en restauration, EPM
- Diplôme de gestion en hôtellerie et restauration, EHL
- Bachelor «Hautes études en hôtellerie et professions de l’accueil », EHL
- Master en hôtellerie, EHL

Cours pour la licence d’établissement ou autorisation simple Module 1


Cours à Gastrovaud sur « La prévention des risques liés à la consommation d’alcool »

Formation interne à l’entreprise


- Module Training on the job (COOP)
- TIPS (Training for Intervention ProcedureS) program, EU (école hôtelière Lausanne)
- …

Actions de prévention
- Sensibilisation des responsables de bars en milieu festif
- Ateliers dans les écoles hôtelières
- Rencontres avec le personnel
- Brochure « Au cœur du service »
- Campagne « Quel âge as-tu ? »

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
MESURES HORS PNA:

HPNA1
Sensibilisation et soutien aux parents
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Famille Diverses études Etudier la reprise des guides GE Cheffe de Me01.02. Parents
démontrent l’influence du adaptés à la réalité VD projet mesure: Me.01.03.
positionnement des Définir les canaux de diffusion au Carole Moix – 1.C
parents et de la fratrie sur niveau cantonal FVA
la consommation Développer des synergies avec les cmmoix@fva.ch
problématique d’alcool des lettres aux parents de l’ISPA
adolescents. Partenaires:
Addiction Info Suisse FEGPA
diffuse une lettre aux
parents au niveau national
Le canton de GE, et la
FEGPA ont développé un
site web et des brochures
spécifiques d’informations.
A l’occasion des fêtes de
promotions plusieurs
services communiquent
des informations aux
parents (Service de santé
des écoles Lausanne,
Police Riviera,
Etablissement scolaire).

Bilan 2010

Introduction

En 2008 La Fédération genevoise pour la prévention de l’alcoolisme (FEGPA) a développé


le programme « mon-ado.ch » dans le cadre du Plan cantonal genevois de promotion de la
santé et de prévention 2007-2010. Le but de ce programme est d’informer les adultes, et en
particulier les parents au sujet des risques liés à la consommation d’alcool des adolescents.
A cet effet, un site web www.mon-ado.ch et un guide sous la forme d’une brochure ont été
développés par la FEGPA.

Il n’existe pas, dans le canton de Vaud, de programme d’information et de soutien aux


parents sur ce thème. Le plan opérationnel a donc défini cette mesure afin d’examiner les
opportunités de collaboration avec la FEGPA pour pouvoir faire bénéficier la population
vaudoise de cette prestation.

Plusieurs rencontres ont été organisées avec la Direction générale de la santé du canton de
Genève et la FEGPA dans le but d’examiner une opportunité de collaboration dans le
développement et la promotion du site mon-ado.ch. Ces rencontres ont permis d’obtenir
l’accord du canton de Genève, et nous avons pu démarrer la collaboration avec la FEGPA.

La collaboration porte sur les points suivants :

• Adaptation des références du site au contexte vaudois


• Participation au financement du poste de la cheffe de projet « mon-ado.ch »
• Participation à la création et au financement d’une campagne de communication
menée conjointement sur les cantons de Genève, Vaud et Valais

38

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
• Participation à la rédaction des contenus du site.

La participation au financement du poste de la cheffe de projet « mon-ado.ch » est évaluée


à 10000.- (gestion et développement du site et réponses aux questions des parents)

En ce qui concerne le financement de la campagne de communication, nous examinons la


possibilité de transmettre une demande au fond géré par le PNA ou l’art.43a, ce que rend
possible la dimension intercantonale.

Le lancement du site est prévu fin mai 2011 et sera communiqué dans le cadre de la
semaine alcool organisée par le GREA dans le cadre du Plan national alcool PNA.

D’autre part, les échanges et les collaborations avec les acteurs de la PlaVA ont permis de
renforcer la coordination au niveau local. Ainsi nous avons pu faire le lien avec un projet
porté par la police de Lausanne en collaboration avec l’Hôpital de l’Enfance visant à
développer un projet de brochure d’information aux parents, suite à des interventions pour
intoxications alcooliques.

Ces deux projets complémentaires permettront d’améliorer l’information et le soutien aux


parents au niveau cantonal.

Conclusion :

La rédaction et la mise en oeuvre du plan opérationnel a permis de mettre en évidence un


manque au niveau de l’information aux parents, il a également permis par l’échange entre
Vaud et Genève concernant nos plans respectifs, de favoriser le transfert de connaissances
et le partage de ressources à un niveau intercantonal.

Recommandations

• Poursuivre la collaboration avec la FEGPA et les autres cantons romands


intéressés (notamment la Ligue valaisanne contre les toxicomanies)
• Lancer le programme dans le canton de Vaud fin mai 2011 à l’occasion de la
semaine alcool du PNA
• Utiliser cette référence dans les courriers adressés aux parents dans le cadre
de la mesure Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et
rassemblements informels

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
MESURES HORS PNA:

HPNA2
Prévention et réduction des risques en milieu festif
Thème Contexte Objectifs Groupe Me liens Cible

Prévention Etudes de l’IUMSP. Objectifs au niveau PAct- Cheffe de projet Axes Jeunes
en milieu Disparition de l’association Alcool207-2021, 2ème axe, mesure: prioritaires et
festif Prevtech en 2007. information et prévention Rachèle Feret – 2008-2012 jeunes
Réflexions simultanées de Rel’ier en matière adultes
plusieurs institutions. Participer à la réflexion rferet@relais.ch de consom
Convergence des concernant le développement prévention mateurs
approches prévention d’un projet de prévention et de Groupe mesure: et de lutte de
alcool et toxicomanie en réduction des risques en Délégé jeunesse contre la substan
milieu festif. milieu festif. de la Ville de toxicodépen ces
Intersection entre les Axes Mettre les expériences et Lausanne dance psychoa
prioritaires 2008-2012 en compétences développées ACT ctives à
matière de prévention et dans le cadre du PAct- Alcool GREA – Night Life Me.01.03.1. usage
de lutte contre la 2ème axe, au service du Fondation ABS C récréatif.
toxicodépendance et le projet. Observatoire de la Me.01.03.1. Organis
PAct-Alcool 2007-2012, sécurité, Ville de B ateur de
deuxième axe, information Lausanne Me.03.02 soirées,
et prévention. Rel’aids Me.01.03.2 clubs et
FVA festivals.

Introduction

Les professionnels actifs dans le domaine de la prévention des dépendances sont


préoccupés par les risques liés à la consommation de substances en milieux festifs et
constatent un manque d’informations à ce sujet. La Coordination vaudoise des quatre
Centres d’Accueil Bas Seuil (CCABS) a également interpellé le SSP sur les risques pris et
les coûts engendrés par les consommateurs intégrés, et de ce fait partiellement moins
visibles.

Une enquête de l’IUMSP réalisée en 2005 dans le canton de Vaud sur la consommation
de cocaïne et de drogues de synthèses a mis en évidence, en milieu festif, un mode de
consommation occasionnel combinant de nombreuses substances dont l’alcool et le
cannabis.
Ces éléments plaident pour un rapprochement entre les actions de prévention de la
consommation problématique d’alcool avec la réflexion autour de la prévention de la
consommation de drogues en milieu festif. Ceci d’autant plus que la disparition en 2007 de
l’association Prevtech a laissé un vide dans ce domaine.

Bilan 2010
Sur la base de ces constatations, différents acteurs se sont réunis dans un groupe de
travail animé par Relier dans le but de développer un projet de prévention et de réduction
des risques en milieu nocturne. Le groupe de travail c’est réuni 5 fois en 2010 et a
présenté en juin 2010 une esquisse de projet au GEA afin d’obtenir un préavis.

Dans sa réponse du 14 juin 2010 Le GEA a accueilli favorablement ce pré-projet et a


proposé, compte tenu du nombre d’institutions représentées dans le groupe, de définir
clairement l’ancrage institutionnel du projet, il s’est félicité de la dimension toxicomanie et

40

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
alcool et de la diversité des lieux d’interventions (cadre institutionnel et espace public)
prévus dans le projet.

Sous sa forme actuelle, le projet est articulé autour de 6 points

1) Tenue de stands d’informations dans les soirées festives

2) Action mobile de sensibilisation dans l’espace public à proximité des lieux festifs
institutionnels

3) Mise en œuvre d’un lieu mobile d’accueil bas seuil en seconde partie de nuit

4) Développement d’un site web d’informations

5) Elaboration de modules de formation spécifique

5) Développement de mesures destinées aux organisateurs en lien avec les mesures


développées dans le plan opérationnel du PAct-Alcool 2eme axe, information et prévention
(Me.03.02 et Me.08.04)

Conclusion :

L’ampleur du projet projeté de par sa dimension et le budget nécessaire à sa réalisation


nécessite un travail encore important de définition et de recherche de financements. Le
groupe de travail poursuivra son travail en 2011. La mise en synergie de l’expérience et
des compétences des institutions représentées dans le groupe de travail devrait permettre
une utilisation optimale des ressources nécessaires à son fonctionnement.

Recommandations :

• Poursuite de la participation au groupe de travail


• Intensification de la collaboration avec les mesures du plan arrivant en phase
opérationnelle fin 2010 (Me03.02 Concept de prévention et de protection de la
jeunesse dans les manifestations, Charte Festi-Plus notamment)

41

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
4. CONCLUSION
Le lancement du plan opérationnel et du premier volet de mesures 2010 s’est effectué entre
les mois de mars et décembre 2010. Le choix de lancer 12 mesures sur les 24 prévues était
un choix ambitieux mais correspondait également à la volonté d’inscrire ce plan dans une
démarche dynamique mobilisant un grand nombre d’acteurs.
A la lecture de ce premier bilan, on peut constater que toutes les mesures ne sont pas
encore en phase opérationnelle, mais l’objectif principal visant la coordination des acteurs
cantonaux concernés par la prévention de la consommation problématique d’alcool est une
réussite. La mise en œuvre du plan a mobilisé 23 institutions du champ socio-sanitaire, 8
acteurs des milieux économiques et culturels et 6 services de police au niveau cantonal,
régional et communal ; soit un total de 37 institutions. Cette implication s’est réalisée de
manière concrète par la participation à un groupe de travail mesures ou par la mise en
oeuvre concrète de mesures au niveau opérationnel.

Cette importante mobilisation d’acteurs non spécialisés dans la prévention des


consommations problématiques d’alcool a pu être favorisée par le modèle de gouvernance
prévu dans le PAct-Alcool, 2ème axe, information et prévention, définissant un centre de
référence cantonal porteur du plan opérationnel tout en respectant les particularités et
ressources régionales et communales.

Le contexte social et l’actualité politique ont également largement contribué, en mettant


l’accent sur le thème de la consommation problématique d’alcool, à renforcer cette
mobilisation. Enfin, l’inscription du plan opérationnel dans les axes du Plan national alcool et
de son calendrier participent également à cette dynamique.

Si cette mobilisation est sans nul doute une des réussites de cette première année de
fonctionnement, elle doit toutefois être modérée par un certain nombre de constats effectués
notamment au niveau de la dynamique des groupes mesures. En effet, nous avons pu
remarquer en cours de mandats une légère diminution d’implication des membres des
groupes. Ce phénomène peut, en partie, être expliqué par l’implication de certaines
institutions dans plusieurs mesures du volet 2010 mais également par l’inertie inhérente au
processus de collaboration entre des acteurs provenant de divers milieux ayant parfois une
vision spécifique de la problématique et des attentes différentes en terme de solutions à
apporter.

Le passage au développement de 6 mesures pour les volets 2011 et 2012 devrait permettre
de corriger ce phénomène en permettant de surcroît la poursuite des mesures n’ayant pu
être finalisées à la fin 2010.
Dans cette optique, l’entrée en phase opérationnelle des mesures élaborées en 2010,
comme les achats test par exemple, devrait redynamiser les acteurs ayant participé à leur
définition.

Un autre aspect positif du plan opérationnel est sa participation à une définition claire de la
politique cantonale en matière d’alcool permettant de pouvoir répondre de manière plus
précise aux interpellations politiques sur ce thème. De même, l’existence d’un Plan cantonal
alcool décliné en mesures opérationnelles permet des échanges avec les autres cantons et
ainsi de pouvoir s’inspirer des solutions mises en place face à des problématiques souvent
similaires.
(A ce titre, les échanges avec Genève constituent une opportunité à développer encore et à
étendre à d’autres cantons).

Le plan opérationnel a également permis au canton de Vaud de se positionner de manière


dynamique dans le processus de réflexion mené au niveau national.

42

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Au niveau cantonal, le plan opérationnel permet de valoriser la prévention de la
consommation problématique d’alcool dans les projets menés au niveau interdépartemental.
De ce point de vue l’inscription de la charte Festi-Plus (Me.03.02) dans le processus de mise
en place du « guichet unique » à l’usage des organisateurs de manifestations constituera un
point majeur des travaux de 2011.

L’identification d’un centre de référence, porteur de la démarche du plan opérationnel


favorise également la communication entre les acteurs du réseau et favorise la cohérence
des mesures prises en améliorant la circulation des informations entre les différents projets
concernant la consommation problématique d’alcool.

Au niveau des améliorations à apporter en 2011, il convient de réfléchir à un concept de


communication plus adapté et plus pro-actif. Le modèle actuel ayant surtout permis une
approche réactive soumise à l’actualité. La communication autour de mesures arrivant en
phase opérationnelle devrait permettre d’améliorer ce point.

43

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
5. BIBLIOGRAPHIE
Département de la santé et de l’action sociale du canton de Vaud. DSAS (2007).
PAct-Alcool 2007 – 2012. Plan cantonal d’action.

Forel M (2008). Inventaire des acteurs et des actions cantonales de prévention de la


consommation à risque d’alcool. Ligues de la santé.

Forel M, Graf M (2009). PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe: information et prévention.


Analyse et recommandations concernant la politique cantonale en matière de prévention des
risques liés à l’abus d’alcool, ISPA.

FVA (2009) PAct-Alcool 2007-2012 Deuxième axe - information et prévention Plan


Opérationnel.

FVA (2010) PAct-Alcool 2007-2012 Deuxième axe - information et prévention Plan


Opérationnel Résumé

OFSP (2008). Programme National Alcool (PNA) 2008 – 2012

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
6. ANNEXES

Annexe 1 : Charte cantonale Festi-plus

Avertissement :

Ce document constitue les éléments de fond de la charte cantonale élaborée dans le


cadre du groupe mesure Me.03.02 Concepts de protection de la jeunesse et de
prévention dans les manifestations soumises à autorisation. Un traitement au niveau
de la forme sera encore nécessaire en ce qui concerne le graphisme et la création du
site web.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) – secteur prévention
ème
Plan Opérationnel du 2 axe du Pact-Alcool 2008-2012, information et prévention - Mesure 03.02
_____________________________________________________________________________________________________

A L’INTENTION DES ORGANISATEURS


DE MANIFESTATIONS AVEC AUTORISATION

CHARTE VAUDOISE Festi-Plus


Prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres
substances psychotropes en milieu festif

INCLUS CATALOGUE DE PRESTATIONS DE PRÉVENTION

15 DÉCEMBRE 2010
_________________________________________________________________________________

GROUPE DE PROJET

Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) Secrétaire : Paola Tarchini (FVA)

Membres du groupe de projet : Tania Diaz (Espace Prévention Nord), Josette Quartenoud (Point
Fixe), Michèle Theytaz Grandjean (Service Jeunesse Vevey), Nicolas Despont (Récidive Productions),
Cédric Fazan (ACT), Gérald Magnin (Espace Prévention Ouest), Maxime Montagrin (FVJC),
Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Michel Riesen (Police cantonale), Michel Seivel (Police Lausanne),
David Torreblanca (Montreux Jazz).

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
CHARTE VAUDOISE Festi-Plus
Prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes
en milieu festif

Le but de la Charte est d’améliorer le bien être des personnes qui sortent dans les lieux de fête et de
permettre aux organisateurs de manifestations publiques d’avoir accès à des prestations de qualité en
matière de prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances
psychotropes. Cette Charte a été élaborée par un groupe de professionnels pluridisciplinaire
(prévention, jeunesse, police) et des organisateurs de manifestation sur mandat du Service de la
santé publique. Un catalogue de prestations de prévention ainsi que la liste des acteurs de prévention
qu’il est possible de contacter l’accompagne.

Le projet s’appuie sur trois principes d’action :

- La prévention de la consommation de substances psychotropes, la réduction des risques et la


sécurité publique sont des approches complémentaires. Elles se manifestent par des mesures
structurelles (agissant sur le cadre) et comportementales (interventions directes auprès du
public).
- Les problèmes liés à la consommation d’alcool ou d’autres substances psychotropes sont
appréhendés dans un contexte plus global de promotion de la santé et de gestion des
conduites à risques incluant la sécurité routière, les infections sexuellement transmissibles,
les risques auditifs, la consommation de tabac,…
- Les mesures de prévention ne seront vraiment efficaces que si il existe une certaine
cohérence entre elles et l’objet de la manifestation. Le fait de mettre en place un stand ou un
service de rapatriement ne doit pas autoriser par ailleurs une consommation effrénée d’alcool
par exemple.

Les objectifs de la Charte

- Soutenir les organisateurs de manifestations publiques


- Proposer des prestations de prévention de qualité
- Diffuser auprès du public des informations adaptées au contexte
- Promouvoir un esprit solidaire et le sens des responsabilités individuelles

PRINCIPES DE COLLABORATION
Les acteurs de la prévention s’engagent à :

- Etre à l’écoute des demandes des organisateurs


- Proposer des réponses concrètes et applicables
- Mettre en valeur les expériences positives
- Evaluer les actions et maintenir un processus
de réflexion dynamique.

Les organisateurs s’engagent à :

- Mettre en place les 4 mesures de base de la Charte


- Eventuellement proposer une ou plusieurs mesures en bonus
- Respecter l’esprit général de la Charte (cohérence des
mesures de prévention avec les prestations proposées lors
de la manifestation).

47

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
9 MESURES DE PRÉVENTION

4 mesures de base

- Respect de la législation en vigueur


- Stratégie d’intervention coordonnée
- Information aux équipes des bars
- Sécurisation du retour

5 mesures optionnelles

- Stand avec des intervenants formés et/ou équipe mobile


- Formation des responsables bars
- Mise à disposition d’eau fraîche
- Lieu calme (Chill out)
- Boissons sans alcool attractives

POINT DE VUE D’UN ORGANISATEUR

« L’évaluation de la réussite d’un événement festif se définit sur deux types


de critères. D’une part, les critères objectifs et rationnels, à savoir les aspects
budgétaires, sécuritaires et logistiques. D’autres part, les critères subjectifs et
émotionnels, tels que la qualité du spectacle au sens large, la qualité des
rapports humains entre les différents acteurs impliqués et la satisfaction du
public. »
David Torreblanca, Operations Manager au Montreux Jazz Festival

POINT DE VUE D’UNE CHARGÉE DE PRÉVENTION

« L’accueil d’une prestation de prévention est toujours meilleur lorsque


celle-ci n’est pas parachutée mais s’insère dans un concept global
cohérent au sein de la manifestation. »
Josette Quartenoud, responsable Point Fixe

_________________________________________________________________________________

Fête : réjouissance, rupture avec le quotidien, joie du plaisir partagé, parfois excès et libération des
tensions
Prévention : mesures ciblées visant à réduire la survenue d’un problème de santé. Ces mesures ont
pour but de diminuer les facteurs de risques (accidents, violences) et de renforcer les facteurs de
protection.

48

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
LES 4 PRESTATIONS DE BASE
Selon la nature et l’ampleur de la manifestation, les moyens à disposition pour prendre en compte ces
quatre prestations de base seront plus ou moins importants. Le but est bien de mettre en place des
actions pertinentes qui ont du sens pour la clientèle et l’équipe d’encadrement de la manifestation.

1. RESPECT DE LA LÉGISLATION EN VIGUEUR

Le premier principe est de respecter la législation en vigueur (ventilation, volume sonore, vente
d’alcool, sécurité, etc.). Celle-ci vise essentiellement à protéger le public de certains risques inhérents
aux rassemblements (incendie, risque sanitaire, sécurité).

2. STRATÉGIE D’INTERVENTION COORDONNÉE

En cas de problème au sein de la manifestation, les interventions des acteurs de la prévention, du


service sanitaire et des agents de sécurité doivent être coordonnées et complémentaires afin de
garantir une assistance rapide et efficace. Il est donc pertinent de nommer, dès le début de la
préparation de l’évènement, un membre du comité d’organisation coordinateur prévention/sécurité et
de garantir qu’il dispose de moyens adaptés pour mener à bien sa mission.

3. INFORMATION AUX ÉQUIPES DES BARS

Les équipes des bars, bénévoles ou professionnelles, ont une responsabilité dans l’application de la
législation pour la vente d’alcool. Il est important que l’organisateur les soutienne dans cette tâche
parfois délicate qui consiste à servir des boissons alcoolisées tout en contrôlant différents paramètres
(âge des plus jeunes et manifestations d’ébriété sévère). Cela peut se traduire par :

- Avant la manifestation, réaliser une séance interne d’information ou remettre un écrit qui
rappelle à chacun la législation notamment en ce qui concerne la protection de la jeunesse
(âge requis, boissons sans alcool à prix bas, etc.). La brochure « Au cœur du service » peut
être une ressource (voir catalogue de prestations).

- Pendant la manifestation, des bracelets qui distinguent les âges des plus jeunes (si cela est
possible), une équipe renforcée aux heures d’affluence, une procédure en cas de problème
qui permette à la sécurité et au service sanitaire de pouvoir intervenir rapidement en cas de
besoin auprès des équipes des bars et de la clientèle.

- Les moins de 16 ans ne devraient pas travailler derrière un bar après 20 heures. Ils ne doivent
pas être seul mais toujours sous la responsabilité d’un majeur. Les moins de 18 ans ne
devraient pas travailler après 22 heures derrière un bar. Le service de l’alcool par des moins
de 16 ans n’est pas recommandé.

4. SÉCURISATION DU RETOUR

Le but de cette mesure est de renforcer la sécurité routière afin que chacun puisse rentrer à la
maison dans les meilleures conditions possibles. Plusieurs approches permettent de sensibiliser le
public et/ou de mettre à sa disposition un ou des services :

- Intégration dans la communication d’annonce de la manifestation d’une information qui


propose une solution pour un retour sécurisé.
- Mise à disposition des horaires des transports publics (si possible à prix réduits voire gratuits).
- Incitation des couples ou groupes motorisés à désigner un chauffeur qui reste sobre (Be my
angel,…).
- Proposition d’un taxi ou d’une navette à prix préférentiel voire gratuit pour ceux qui ne sont
plus en état de rentrer par leurs propres moyens (éventuellement outils d’évaluation de
l’alcoolémie).
- Mise à disposition d’un lieu de repos sur place (dortoir, camping, etc.).

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
LES 9 MESURES DE PRÉVENTION

4 mesures de base indispensables

- Respect de la législation en vigueur


- Stratégie d’intervention coordonnée
- Information aux équipes des bars
- Sécurisation du retour

CHARTE VAUDOISE 5 mesures optionnelles

- Stand avec des intervenants formés


FESTI-PLUS et/ou équipe mobile
- Formation des responsables bars
- Mise à disposition d’eau fraîche
- Lieu calme (Chill out)
- Boissons sans alcool attractives

LE OU LES ORGANISATEURS S’ENGAGENT À …

- Mettre en place les quatre mesures de base de la Charte.


- Eventuellement proposer une ou plusieurs mesures optionnelles.
- Respecter l’esprit général de la Charte (cohérence des mesures.
de prévention avec les prestations proposées lors de la manifestation).

Nom de la manifestation :……………………………………………..site internet ……………………………...........

Nom de l’organisateur :……………………………………………………Tél. …………………………………………

Adresse :……………………………………………………………………..E mail :……………………………………

DESCRIPTIF SUCCINCT DES MESURES DE BASE PRISES ET D’ÉVENTUELLES OPTIONS

Nom du coordinateur prévention/sécurité :……………………………………………………………………………

Information aux équipes bars : …………………………………………………………………………………………

Sécurisation du retour : …………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………….....

EVENTUEL PARTENAIRE PRÉVENTION : …………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………………

Lieu et date :………………………………………………………Signature :…………………………………………

Envoyer une copie à : Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA)


Secteur prévention, Charte cantonale Festi-Plus
Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
DES ORGANISATEURS S’IMPLIQUENT DANS LA PRÉVENTION !
Ces dix dernières années, la prévention des risques liés aux abus d’alcool et autres substances
psychotropes, s’est fortement développée en milieux festifs. Aujourd’hui, il paraît presque normal de
s’inquiéter pour un retour sécurisé de sa clientèle, de mettre de l’eau gratuite à disposition (surtout en
été) ou de former les responsables des bars pour une meilleure protection de la jeunesse. De
nombreux organisateurs vaudois ont fait preuve de créativité pour s’approprier des actions de
prévention en collaboration le plus souvent avec des organismes spécialisés.

QUELQUES EXEMPLES

LA FÉDÉRATION VAUDOISE DES JEUNESSES CAMPAGNARDES (FVJC)


http://www.fvjc.ch

Un classeur est à disposition des membres de la FVJC, il contient les procédures à respecter pour
mettre sur pied une manifestation ainsi que des exemples concrets dont il est possible de s’inspirer.

La Fédération recommande à ses membres de ne pas vendre de l’alcool de plus de 21% de volume
d’alcool lors de manifestations.

Pour favoriser la sécurité routière, l’accent est mis sur la présence, obligatoire lors de manifestations
importantes (girons, cantonales, etc.), d’un camping et/ou de dortoirs.

RÉCIDIVE DISCO MOBILE


http://www.recidive.ch/newsite.php

Pour un retour sécurisé, deux minibus sont à la disposition des clients. Les personnes intéressées
doivent s’inscrire 48h avant la soirée. Le lieu de prise en charge est souvent un point stratégique
comme une gare par exemple.

Un espace est dédié à la sécurité routière et aux risques sexuels et des affiches de prévention sont
aussi mises dans les toilettes.

Les serveurs ont pour consigne de ne pas servir d’alcool aux personnes qu’ils suspectent être en état
d’ébriété comme le préconise la loi et de leur offrir à la place une boisson sans alcool gratuite.

LE MONTREUX JAZZ FESTIVAL (MJF)


http://www.montreuxjazz.com

Un espace jeune au MJF, la «Young Planet » : cette scène est décentrée du festival, elle accueille
des jeunes jusqu’à 18 ans (coûts partagés avec la ville) et leur propose diverses activités culturelles et
sportives.

Un point prévention fixe accueille l’Association Communautaire et Toxicomanie (ACT), Point Fixe
(risques sexuels) et une équipe Be my angel. ACT met à disposition du MJF des éducateurs qui
sillonnent le festival entre 20 heures et 2 heures du matin en fin de semaine, analysent les situations
et interviennent auprès des publics fragilisés et/ou en difficultés.

Une sensibilisation des équipes des bars pour un service responsable de l’alcool et la protection des
mineurs a lieu quelques jours avant la manifestation (intervention FVA). Pendant le festival, des points
de situation peuvent être réalisés plusieurs fois si nécessaire.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA), secteur prévention
ème
Plan Opérationnel du 2 axe du Pact-Alcool 2008-2012, information et prévention - Mesure 03.02
_____________________________________________________________________________________________________

A L’INTENTION DES ORGANISATEURS


DE MANIFESTATIONS AVEC AUTORISATION

CATALOGUE VAUDOIS
Prestations de prévention des risques liés à la consommation d’alcool et
d’autres substances psychotropes en milieu festif

_________________________________________________________________________________

GROUPE DE PROJET

Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) Secrétaire : Paola Tarchini (FVA)

Membres du groupe de projet : Tania Diaz (Espace Prévention Nord), Josette Quartenoud (Point
Fixe), Michèle Theytaz Grandjean (Service Jeunesse Vevey), Nicolas Despont (Récidive Productions),
Cédric Fazan (ACT), Gérald Magnin (Espace Prévention Ouest), Maxime Montagrin (FVJC),
Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Michel Riesen (Police cantonale), Michel Seivel (Police Lausanne),
David Torreblanca (Montreux Jazz).

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
SÉCURISATION DU RETOUR

Actions de prévention et de sécurité routière qui visent à diminuer le nombre d’accidents de la


route causés par la conduite d’un véhicule avec des facultés affaiblies.

- Le concept du conducteur désigné Be my angel


- Le service Nez Rouge pour un retour sécurisé
- La mise à disposition du public de transports privés ou publics peu onéreux voire gratuits à
l’aller et/ou au retour (bus, train, taxis,…)

_________________________________________________________________________________

BE MY ANGEL TONIGHT
http://www.bemyangel.ch

Programme de prévention alcool, drogue et sécurité routière destiné aux 16-25 ans basé sur la
promotion du concept du conducteur sobre qui ramène ses amis en fin de soirée.

Des équipes de prévention sont chargées d’aller à la rencontre du public en début de soirée et de leur
présenter le concept du conducteur sobre. En collaboration avec les partenaires de l’opération, les
« anges conducteurs » reçoivent, après s’être engagés à rester sobres, deux boissons non
alcoolisées gratuites. L’équipe de « Be my angel » est également présente pour informer le public sur
les risques liés à la consommation d’alcool, elle propose aussi une évaluation de l’alcoolémie grâce à
l’Alcoosim, un programme de simulation informatique.

Coût : prestation non facturée, participation de l’organisateur par les bons de boissons non
alcoolisées offertes aux conducteurs qui s’engagent dans l’opération.

Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) - secteur prévention


http://www.fva.ch

Stéphane Caduff, coordinateur du programme


Paola Tarchini, secrétaire, chargée de la logistique
Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 05 - 079 559 70 66 - scaduff@fva.ch

Partenaire régional : Espace Prévention Nord vaudois


http://www.espace-prevention.ch/nord

Nord vaudois Kim Carrasco, travailleur social de proximité


Tél. 024 424 24 20 - 079 435 23 25 - kim.carrasco@avasad.ch

_________________________________________________________________________________

NEZ ROUGE
http://www.nezrouge.ch

L’Opération Nez Rouge est une action de prévention, de sensibilisation et de


sécurité routière, à l’échelon national, qui vise à diminuer le nombre d’accidents
de la route causés par la conduite d’un véhicule lorsque les facultés sont
affaiblies.

53

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Nez Rouge propose symboliquement, durant les fêtes de fin d’année, de ramener
chez elles toutes les personnes qui ne se sentiraient pas en état de conduire. Fatigue,
alcool, drogues ou médicaments sont autant de raisons de composer le numéro
gratuit afin de confier les clefs de son véhicule à une équipe de bénévoles.

Fondation Nez Rouge


Rte de Porrentruy 6, 2800 Delémont, tél. 032 423 05 20 - info@nezrouge.ch

Le Service Nez Rouge est proposé, en dehors de la période de l’Opération Nez


Rouge, aux organisateurs de fêtes et manifestations qui souhaitent :

- Bénéficier d’aide et conseils afin qu’ils puissent prendre eux-mêmes des mesures
nécessaires pour que la fête se termine bien.
- Eventuellement bénéficier d’une action de prévention pour leurs hôtes selon le
même principe que l’Opération Nez Rouge. Ce service, qui peut être payant, est
proposé dans certaines régions. Les équipes ont besoin d’un délai minimum afin
d’organiser l’action.

Opération Nez Rouge Section Morges-Lausanne


Serge Badan, serge.badan.seba@bluewin.ch
Opération Nez Rouge Section Nord Vaudois
Denis Veuve, denisveuve@nezrouge-les-bains.ch
Opération Nez Rouge Section Est-Vaudois
Chantal Chassot, chanrobi@hotmail.com
Opération Nez Rouge Section Broye
Jean Cuany, cuany.jean@bluewin.ch

_________________________________________________________________________________

TRANSPORTS PUBLICS NOCTURNES

Bus Pyjama http://www.service-pyjama.ch


Au départ de Lausanne vers plus de 60 communes

Bus du Petit Prince http://www.vmcv.ch/petit-prince.php


Transport VMCV (Vevey, Montreux, Chillon, Villeneuve)

MBC (Bière, Apples, Morges) http://www.mbc.ch/reseaux.php

Funiculaire Cossonay-Gare-Ville http://www.cossonay.net

Transport Régionaux Nyon-Ouest Vaudois


http://www.tprnov.ch

TRAVYS (Transports vallée de Joux, Yverdon-les-bains, Sainte-Croix SA)


http://www.travys.ch

TPC (Transports publics du Chablais)


http://www.tpc.ch (cliquer horaires en haut, puis bus, puis Noctibus)

CFF http://www.voie7.ch/home
Libre parcours depuis 19h avec l’abonnement demi-tarif + voie 7

Pour d’autres informations


Les transports publics et régionaux du canton de Vaud
http://www.vd.ch/fr/themes/mobilite/a-velo-au-boulot/astuces-et-bons-plans/autres-
modes-de-deplacement/les-transports-publics-et-regionaux

54

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
FORMATION DES RESPONSABLES DE BARS

Action de prévention destinée aux responsables des bars et aux serveurs pour les rendre
attentifs à la législation et aux responsabilités corrélées à la vente d’alcool ; ceci, dans le but
de diminuer les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées, de protéger la
jeunesse et de soutenir les équipes des bars.

Cette formation d’environ une heure a pour but de :


- Rappeler la législation et les responsabilités des serveurs en matière de vente d’alcool.
- Evoquer les risques liés aux abus d’alcool ainsi que les facteurs spécifiques de vulnérabilité
des adolescents.
- Renforcer les mesures de protection de la jeunesse si nécessaire.
- Permettre d’envisager ensemble des stratégies pour anticiper ou gérer les situations de vente
difficiles (ivresse, mineurs, agressivité).
- Remise de documents utiles (brochure « Au cœur du service », affiche sur les âges, etc.).

Coût : prestation non facturée


_________________________________________________________________________________

FONDATION VAUDOISE CONTRE L’ALCOOLISME, secteur prévention


http://www.fva.ch

Rose-Marie Notz, chargée de projet


Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 05 - 079 563 20 42 - rmnotz@fva.ch

CROIX-BLEUE ROMANDE
http://www.croix-bleue.ch

Guillaume Nicole, chef projets jeunesse


Av. de la Gare 31, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 633 44 33 - 078 611 79 10 - guillaume.nicole@croix-bleue.ch

ESPACE PRÉVENTION LA CÔTE


http://www.espace-prevention.ch

Gérald Magnin, travailleur social de proximité région Morges


Place du Casino 1, 1110 Morges, tél. 021 804 66 44
079 623 30 16 - gerald.magnin@avasad.ch
La Côte
Youcef Barkat, travailleur social de proximité, région de Nyon (hormis la ville)
Rue des Marchandises 17, 1260 Nyon, tél. 022 365 77 50
079 559 07 74 - youcef.barkat@avasad.ch

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS AUX ABUS D’ALCOOL ET AUTRES
SUBSTANCES PSYCHOTROPES

Des intervenants formés proposent aux jeunes un espace de dialogue pendant la manifestation
autour des risques liés à la consommation d’alcool et/ou d’autres substances psychotropes en
leur proposant des alternatives (boissons sans alcool, etc.), une réflexion sur la réduction des
risques (sécurité routière, sexualité, etc.) ou un soutien en cas de besoin (malaise, isolement,
violence).

Ce type d’action peut se déployer autour d’un stand et/ou d’une équipe mobile qui sillonne l’espace de
la manifestation et ses abords immédiats. Plusieurs acteurs régionaux ou communaux ont développé
des approches de ce type avec quelques spécificités.
Ces interventions s’effectuent toujours en collaboration avec les organisateurs de la manifestation et
en particulier avec la sécurité et le service sanitaire.

Coût : La plupart des prestations ne sont pas facturées, mais selon l’intervention une participation
financière peut être demandée.
________________________________________________________________________________

FONDATION VAUDOISE CONTRE L’ALCOOLISME, secteur prévention


http://www.fva.ch

Stéphane Caduff, responsable de secteur


Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 05 - 079 559 70 66 - scaduff@fva.ch

HEALTH’S ANGELS
http://www.healthsangels.ch

Nord vaudois Espace Prévention Nord vaudois


Kim Carrasco, travailleur social de proximité
Rue du Pré 2, 1400 Yverdon-les-Bains
Tél. 024 424 24 20 - 079 435 23 25 - kim.carrasco@avasad.ch

ESPACE PRÉVENTION EST VAUDOIS


http://www.espace-prevention.ch

Est vaudois Patricia Isoz, travailleuse sociale de proximité


Av. des Glariers 20 – CP 140 – 1860 Aigle
Tél. 024 468 40 80 - 079 435 23 24 - patricia.isoz@avasad.ch

ESPACE PRÉVENTION LA CÔTE


http://www.espace-prevention.ch

La Côte Pour la région de Morges


Gérald Magnin, travailleur social de proximité
Place du Casino 1, 1110 Morges, tél. 021 804 66 44
079 623 30 16 - gerald.magnin@avasad.ch

Pour la région de Nyon (hormis la ville) :


Youcef Barkat, travailleur social de proximité
Rue des Marchandises 17, 1260 Nyon, tél. 022 365 77 50
079 559 07 74 - youcef.barkat@avasad.ch

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
SERVICE DES AFFAIRES SOCIALES
EDUCATION ET JEUNESSE DE LA VILLE DE NYON

Equipe Jeunesse
Anne-Catherine Crisinel Merz, adjointe au chef de service
Nyon
17 Rue des Marchandises, 1260 Nyon
Tél. 022 363 84 74 - ac.crisinel@nyon.ch

SERVICE JEUNESSE ET LOISIRS (SJL)

Tanguy Ausloos, délégué jeunesse


Place Chauderon 9, 4e étage
Lausanne Case postale 5032, 1002 Lausanne
Tél. 021 315 68 20 - tanguy.ausloos@lausanne.ch

ANIMATION JEUNESSE MONTREUX


http://www.montreuxjeunesse.ch

Simon Smith, délégué jeunesse


Montreux
Av. des Alpes 22, case postale 1032, 1820 Montreux 1
Tél. 079 709 02 84 - smiths@comx.org

SERVICE JEUNESSE VEVEY


http://www.vevey.ch/jeunesse

Michèle Theytaz Grandjean, déléguée à la jeunesse


Vevey
Grande-Place 5, Case postale, CH-1800 Vevey 2
Tel: 021 925.53.55 - jeunesse@vevey.ch

Disponibilité restreinte : des actions de prévention sont menées uniquement pour des
manifestations organisées par le service jeunesse y compris Egzeko (animation jeunesse du
cercle de Corsier). Conseils et coaching possibles en fonction des demandes.

ACTION COMMUNAUTAIRE ET TOXICOMANIE (ACT)


http://www.act-riviera.ch

Cédric Fazan, directeur


Riviera
Rue Ancienne-Monneresse 5, 1800 Vevey
Tél. 021 921 50 50 - 078 891 23 71 - a.c.t@bluewin.ch

Disponibilité restreinte : en fonction des demandes (plutôt sur les sites informels sans
autorisation), intervention régulière au Montreux Jazz festival.

_________________________________________________________________________________

CONSEILS ET MISE EN RÉSEAU

SERVICE SPORT ET JEUNESSE DE LA TOUR-DE-PEILZ


http://www.la-tour-de-peilz.ch

La Sylvain Béné, délégué jeunesse


Tour-de-Peilz Grand Rue 46, 1814 La Tour-de-Peilz
Tél. 021 977 02 30 - sylvain.bene@la-tour-de-peilz.ch

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS A LA SEXUALITÉ

Des intervenants formés proposent un espace de dialogue et visent la sensibilisation du public


et des jeunes en particulier sur des questions concernant la sexualité et la réduction des
risques qui y sont liés notamment en milieu festif.

Des intervenants formés au dialogue autour des questions liées à la sexualité, ont pour mission de
sensibiliser le public et les jeunes en particulier aux risques tels que les maladies sexuellement
transmissibles (SIDA,..), les grossesses non désirées, les relations subies et de leur proposer des
manières de réduire ces risques. Les interventions s’adaptent au contexte pour entrer en relation avec
le public.

Coût : La plupart des prestations ne sont pas facturées, mais selon l’intervention une participation
financière peut être demandée.
_________________________________________________________________________________

POINT FIXE
http://www.sida-vd.ch

Natanaëlle Perrion, responsable


Av. de la Gare 17, 1003 Lausanne
Tél. 021 320 40 60 - np@pointfixesida.ch

HEALTH’S ANGELS (Espace Prévention Nord vaudois)


http://www.healthsangels.ch

Nord vaudois Kim Carrasco, travailleur social de proximité


Rue du pré 2, 1400 Yverdon-les-Bains
Tél. 024 424 24 20 - - 079 435 23 25 - kim.carrasco@avasad.ch

ESPACE PRÉVENTION LA CÔTE


http://www.espace-prevention.ch

La Côte Pour la région de Morges


Gérald Magnin, travailleur social de proximité
Place du Casino 1, 1110 Morges, tél. 021 804 66 44
079 623 30 16 - gerald.magnin@avasad.ch

Pour la région de Nyon (hormis la ville) :


Youcef Barkat, travailleur social de proximité
Rue des Marchandises 17, 1260 Nyon, tél. 022 365 77 50
079 559 07 74 - youcef.barkat@avasad.ch

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
PREVENTION DES RISQUES LIÉS AU TABAGISME

LEGISLATION

Réponse aux questions des organisateurs concernant la loi sur l’interdiction de fumer dans les
lieux publics (LIFLP) et l’interdiction de vente aux mineurs. Conseils pour leur mise en
application.

Coût : prestation non payante

La loi vaudoise sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics est entrée en vigueur le 15 septembre
2009. Depuis cette date, tous les lieux publics et à usage public doivent être sans fumée. Pour être
considéré comme ouvert et avoir ainsi la possibilité d’être fumeur, un lieu doit avoir au moins un de
ses côtés entièrement ouvert, de façon permanente, sans aucune possibilité de le fermer (ni vitre, ni
parois coulissante, ni toile).

La loi vaudoise sur l’exercice des activités économiques (LEAE) interdit la vente de tabac aux
mineurs.

L’interprétation de l’interdiction de fumer dans les lieux publics et sa mise en place peuvent parfois
être difficiles. Le CIPRET se tient à disposition des organisateurs pour répondre à toute question sur
la loi. Il les conseille également pour trouver des solutions optimales pour que l’interdiction de fumer
soit respectée et réfléchir à des emplacements pour les fumeurs.

CIPRET-Vaud (Centre d’information pour la prévention du tabagisme)


http://www.cipretvaud.ch

Audrey Delmonico, cheffe de projet


Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 92 - audrey.delmonico@fvls.vd.ch
_________________________________________________________________________________

PROMOTION D’UNE VIE SANS TABAC

Parrainage de manifestations sportives, culturelles ou de loisirs destinées aux jeunes durant


lesquelles des animateurs peuvent tenir des stands d’information et de prévention du
tabagisme.

Coût : prestation non payante, éventuel soutien financier

Le CIPRET soutient les clubs de sportifs et associations de loisirs pour la promotion d’une vie sans
tabac au travers des activités et manifestations qu’ils organisent pour les jeunes. Il propose
notamment :
- Le sponsoring des activités régulières ou spécifiques des clubs ou associations qui
s’engagent en matière de promotion d’une vie sans tabac.
- L’animation d’un stand d’information sur le tabagisme lors d’évènements sportifs, culturels ou
de loisirs ; réponse aux questions sur tous les sujets en lien avec le tabagisme.

CIPRET-Vaud
Vincent Falcy, chef de projet
Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 59 - vincent.falcy@fvls.vd.ch

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
MATÉRIEL DE PRÉVENTION

_________________________________________________________________________________

- Affiche pour les âges de vente d’alcool


- Brochure : Désolé, tu es trop jeune pour que je puisse te servir de l’alcool
- Documentation sur les substances psychotropes

Addiction Info Suisse (ex ISPA)


Av. Louis Ruchonnet 14, 1003 Lausanne
Tél. 021 321 20 11 - info@addiction-info.ch - http://www.sucht-info.ch/fr
_________________________________________________________________________________

- Cannette Raid Blue : Ethylotests chimiques et kits de prévention


- Borne servant à délivrer des messages de prévention par l’intermédiaire du réseau Bluetooth

Croix-Bleue romande - Programme Raid Blue


Av. de la Gare 31, 1022 Chavannes-près-Renens,
Tél. 021 633 44 33 - http://www.raidblue.ch
_________________________________________________________________________________

- Disque de stationnement et réglette permettant un calcul approximatif de l’alcoolémie


- CD-ROM Alcoosim, programme de simulation informatique pour l’évaluation de l’alcoolémie
- Brochure Boire et conduire, cocktails de boissons sans alcool
- Brochure Au cœur du service, pour les serveurs professionnels ou occasionnels

Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA), secteur prévention


Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 05 - prevention@fva.ch - http://www.fva.ch
_________________________________________________________________________________

- Autocollant et affiche « Espace sans fumée »


- Autocollant et affiche « Interdiction de vente aux moins de 18 ans »

CIPRET-Vaud (Centre d’information pour la prévention du tabagisme)


Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens
Tél. 021 623 37 42 - http://www.cipretvaud.ch
_________________________________________________________________________________

- Tampon auriculaire pour la protection contre le bruit

http://www.sapros.ch (une prestation de la SUVA, assurance accidents)


Cliquer sur équipements de protection individuelle, puis protection de l’ouïe, puis
tampons auriculaires, puis tampons auriculaires moulés.
Modèle : 3M 1100, 200 paires, payant

_________________________________________________________________________________

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
MANIFESTATIONS AVEC AUTORISATION

Définition d’une manifestation : Toutes les manifestations publiques ou privées organisées dans
des lieux ouverts au public, notamment les rassemblements, les cortèges, les spectacles, les
conférences, les soirées (dansantes ou autres) ou les expositions (références se trouvant dans les
règlements de police des communes).

Autorisation de manifestation et permis temporaire de vente d’alcool : L’autorisation de


manifestation est obligatoire ainsi que le permis temporaire de vente d’alcool si ce produit est vendu
lors de l’évènement, ces deux documents sont délivrés par les autorités communales avec un préavis
de la police ou de la gendarmerie pour les questions de sécurité. L’autorité politique (l’exécutif) est
seule compétente pour interdire une manifestation.

Procédure pour l’obtention des autorisations : Un guichet unique ou portail informatique vaudois
pour toutes les questions relatives à l’obtention des autorisations ainsi qu’à la sécurité (y.c. sanitaire)
sera ouvert en 2011.

LES PRESTATIONS DE POLICE

Il est important de rappeler ici que l’organisateur de la manifestation est le premier responsable au
niveau de l’organisation sécuritaire.

Avant la manifestation : prévention/ sécurité

- Analyse du dossier et obligations liées à la sécurité : infrastructures, sécurité privée, horaires


d’exploitation, types de boissons alcooliques mises à disposition, voire interdiction pure et
simple, nombres de spectateurs/participants, proposition d’interdiction de manifestation, etc.
- Mise en réseau si besoin avec les acteurs de la prévention des risques liés aux abus de
substances psychotropes en milieu festif.

Pendant la manifestation : Sécurité/ répression

- Si la sécurité est fortement menacée ou s’il se commet des actes punissables au sens du
CPS (code pénal), il est du ressort de la police de faire cesser la manifestation.
- Assistance aux victimes (violences, accidents)
- Contrôle de la bonne application de la législation, sanction des contrevenants et lutte contre
les récidives.

Contact : Guichet unique

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
LES PRESTATIONS SANITAIRES

Cadre légal : La loi sur la santé publique (LSP) du 29 mai 1985, dans sa version du 01.10.2009,
prévoit dans son article 180 ter que « Tout organisateur de manifestation importante comportant des
risques sanitaires doit mettre en place, à ses frais, une infrastructure adéquate et prendre les mesures
nécessaires à la sécurité sanitaire de l’évènement. Ces mesures doivent être validées par le service
en charge de la santé publique qui en fixe les conditions ».

Définition d’une manifestation importante

- Présence sur le site de la manifestation de 3'000 personnes ou plus au pic de fréquentation,


c’est-à-dire au même moment, à une ou plusieurs reprises.
- La nature de la manifestation présente un risque pour les participants ou les spectateurs.
- Accueil sur le site de la manifestation de groupes de personnes médicalement à risques.
- Absence, dans un rayon couvert en voiture à 60 km/h en 15 minutes, d’un service
d’ambulance autorisé à intervenir pour les urgences, d’un hôpital ou d’un centre médical
disposant d’un service d’accueil des urgences.

En cas de réponse positive à l’une ou plusieurs des questions énoncées ci-dessus, le dispositif
sanitaire doit être contrôlé et autorisé par le service en charge de la santé publique.

Contacts : Guichet unique


Bureau sanitaire des manifestations, tél. 021 316 44 58 - www.busama@busama.ch

Manifestation d’importance moindre

Lors d’une manifestation qui n’entre pas dans le cadre des critères listés ci-dessus, un dispositif
sanitaire non professionnel peut être recommandé en fonction de l’importance de la manifestation, de
son étendue géographique et d’autres facteurs que les organisateurs peuvent consulter sur le site de
l’Association cantonale vaudoise des samaritains : www.samaritains.com

PRÉVENTION INCENDIE

Cadre légal : Le règlement du 14 septembre 2005 concernant les prescriptions sur la prévention des
incendies, la norme de protection incendie de l'Association des établissements cantonaux d’assurance
incendie (AEAI) datant de 2003 ainsi que les directives de protection incendie de l'AEAI 2003.

Champ d’application : Toute manifestation réunissant plus de 100 personnes

Responsabilité

Les organisateurs de la manifestation sont responsables de la sécurité contre l’incendie. La commune


ou la municipalité doit procéder à un contrôle de l’ensemble des mesures (capacité, voie de fuite,
signalétique, etc.) avant d’autoriser la manifestation.

Organisation

Un concept de sécurité doit être élaboré si la manifestation réunit plus de 500 personnes. Dans ce
cas, un chargé de sécurité doit être désigné, il a notamment pour mission d’élaborer un plan
d’intervention, en collaboration avec les pompiers.

62

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Des consignes de sécurité écrites seront remises à chaque membre de l’organisation. Ces consignes
doivent rappeler brièvement le rôle de chacun en cas de sinistre. La procédure d’évacuation doit être
définie.

Résumé des exigences


Lors de manifestations temporaires telles que concerts, théâtres et autres
http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5710_tempo_concerts.pdf
Pour l'installation temporaire de tribunes et gradins extérieurs et intérieurs
http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5720_tempo_gradins.pdf
Lors de l'utilisation de la chaussée pour les manifestations provisoires à l'intérieur des localités
http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5730_tempo_localite.pdf
Pour le montage et l'exploitation de tentes et structures pneumatiques provisoires
http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5740_tempo_tentes.pdf
Détermination des voies d'évacuation
http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5750_manif_voies_evacua.pdf

Contacts : Etablissement cantonal d’assurance


Service de prévention feu communal

PRÉVENTION CONTRE LE BRUIT

SEVEN (Service de l’environnement et de l’énergie)


http://www.vd.ch/fr/themes/environnement/bruit/manifestations-publiques

La limitation des niveaux sonores de la musique dans les établissements publics et lors de
manifestations occasionnelles a pour but de protéger le public des nuisances sonores excessives. Le
son est un phénomène physique dû à une variation rapide de la pression atmosphérique qui se
propage sous forme d'ondes sonores. Le niveau de pression acoustique s'exprime en décibels (dB).
Afin de tenir compte de la sensibilité de l'oreille humaine, on utilise le filtre de correction A qui atténue
les basses fréquences. Le niveau sonore est alors exprimé en dB(A).

La limite générale du niveau sonore moyen de la musique est maintenue à 93 dB(A). Pour les
manifestations et les établissements publics qui souhaitent diffuser de la musique avec un niveau
sonore supérieur, il est possible de porter le niveau sonore admissible pour la musique à 96 dB(A),
voire 100 dB(A) sous certaines conditions. Dans ce cas, une annonce doit être effectuée par
l'organisateur au moins 14 jours avant la manifestation auprès du Service de l'environnement et de
l'énergie (SEVEN) à l'aide du formulaire d’annonce (voir guichet unique).

Il est possible de trouver sur le site internet ou au guichet unique


- une brochure sur « Les dangers de la diffusion de musique pour l’ouïe du public »,
- de nombreuses informations concernant la législation pour la protection des nuisances
sonores lors des manifestations publiques.

Contacts : Guichet unique (Accès au formulaire officiel et informations)


SEVEN, Chemin des Boveresses 155, 1066 Epalinges, tél. 021 316 43 60

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
DÉVELOPPEMENT DURABLE

NICE FUTURE
http://www.nicefuture.com

Pour obtenir le petit guide pour l’éco-festivalier aller sur cette page internet :
http://www.nicefuture.com/index.php?IDcat=55&IDarticle=1640&IDcat55visible=1

LABEL CONSCIENCE
http://www.liguesdelasante.ch

But : Création d’un environnement favorable à la promotion de la santé et au développement durable


dans les manifestations sportives

Les manifestations sportives rencontrent, depuis quelques années, un intérêt populaire grandissant.
Leurs système et responsabilité d’organisation diffèrent en fonction des valeurs véhiculées par chaque
événement. Le « Label conscience » propose de distinguer les événements favorisant à la fois la
santé et le développement durable au moyen de critères définis et respectés. Ceux-ci concerneront
tant les comportements favorisant la santé : promotion de l'activité physique, alimentation équilibrée,
absence de tabac, réglementation de la consommation d'alcool, absence de publicité alcool/ tabac ;
que ceux favorisant un développement durable : gestion des déchets, transports publics, mobilité
douce.

Coût : 300 CHF (inscription, informations, contrôle du label, référencement de la manifestation sur le
site internet des Ligues de la santé)

Contact : Ligues de la santé / Recherche et Développement


Rue de la Mouline 89, 1022 Chavannes-près-Renens,
Tél. 021 623 37 37 - fvls@fvls.vd.ch

64

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Annexe 2 :

Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) - Secteur prévention 15 décembre 2010


Plan Opérationnel du 2ème axe du Pact-Alcool 2008-2012, information et prévention
_____________________________________________________________________________________________________

MESURE 08.02 : ACHATS-TESTS D’ALCOOL

LE GROUPE DE PROJET

Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA)


Secrétaire : Paola Tarchini (FVA)
Ethicienne : Maria-Grazia Vilona Verniory
Membres du groupe de projet : Arjen Ceylan (stagiaire HES), Morella Frutiger Larqué (Ville de Lausanne),
Myriam Pasche (CIPRET), Pierre-André Emery (Police Riviera), Hervé Kuendig (Addiction Info Suisse), Didier
Lohri (UCV), Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Edgar Schiesser (Gastrovaud), Simon Smith (Jeunesse
Montreux), Marc Tille (Police du commerce VD).

LES OBJECTIFS DU GROUPE DE PROJET

Déterminer la faisabilité des achats-tests dans le canton de Vaud :


- S’informer sur l’efficacité des AT et voir si d’autres alternatives existent
- Mener une réflexion sur les questions éthique et éducative de la démarche
- Déterminer les liens entre les différents partenaires (police, prévention)
- Recommander une procédure et des critères qualité
- Etablir une estimation des coûts des AT
- Définir la répartition des champs à couvrir et les acteurs impliqués
_____________________________________________________________________________________________________

RECOMMANDATIONS SUR LA QUESTION DES ACHATS-TESTS D’ALCOOL

LE CONTEXTE

La question de l’utilisation des achats-tests (AT) comme outil de prévention est aujourd’hui sur le devant de la
scène. On constate une moindre tolérance de la société en relation avec la vente d’alcool aux mineurs. Cela est
dû notamment aux signes alarmants de l’alcoolisation des jeunes : précocité, bitures express (binge drinking),
comas éthyliques.

Les AT ont pour principal objectif d’améliorer le respect de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs et par
conséquent de diminuer l’accessibilité des boissons alcoolisées pour les adolescents. Au niveau vaudois, il
n’existe pas aujourd’hui un état des lieux exhaustif qui donne une idée précise de la manière dont cette loi est
appliquée dans les différents types de lieux de vente.

Des médias5 ont effectué des tests d’achat à Lausanne (2009) et en Suisse romande (2008) de manière ciblée. Un
groupe pluridisciplinaire, sous l’égide de la Commission prévention Riviera, en a aussi réalisé en 2008 dans sa
région, mais là encore en sélectionnant les établissements visités. Ces différentes actions ont montré qu’il est
encore facile, pour les mineurs, d’acheter ou de se faire servir de l’alcool. Ces expériences n’ayant pas été
réitérées, il est difficile de dire si elles ont infléchi les ventes illégales. On constate néanmoins une évolution,
puisque plusieurs groupes de la grande distribution effectuent des AT en interne de manière plus ou moins
systématisée depuis quelques temps en Suisse romande.

5
L’Illustré n° 51/09, Alcool et mineurs, notre test (Lausanne) ; Bon à Savoir n° 200803/ On en parle 2008, Bières et vodka
vendues à des mineurs (Suisse romande)

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
La Régie Fédérale des Alcools (RFA) défend l’introduction, dans la nouvelle loi sur l’alcool, d’une base légale
pour les AT. Elle a mandaté l’institut Ferarihs pour mener un premier état des lieux au niveau Suisse, puis
réaliser un guide pour la mise en place d’AT paru dans sa première version fin 2009, puis dans sa version
définitive en août 20106. Le projet de loi sur l’alcool, dont l’article 9 concerne les AT7, a été mis en consultation
jusqu’au 31 octobre 2010. Addiction Info Suisse et le Groupement romand d’étude des addictions saluent la
création d’un article donnant une base légale aux AT.

Cependant, les AT sont aussi une mesure controversée : pour les uns, action très efficace, pour les autres, action
discutable du point de vue du droit ou de l’éducation et de l’éthique. Une réflexion plus approfondie est apparue
nécessaire sur cette mesure avant son éventuelle mise en œuvre au sein du canton. Un groupe de travail a dès lors
été mis sur pied dans le cadre du Plan opérationnel du 2ème axe du PAct-Alcool 2008-2012, information et
prévention, dans le but de réfléchir à cette problématique.

1. Situation actuelle

PROCÉDURES LORS D’INFRACTIONS À LA LADB OU À L’ART. 136 DU CODE PÉNAL

Sur dénonciation ou à partir d’un contrôle de police (en uniforme ou pas), les infractions à l’article 50 de la
LADB (Loi vaudoise sur les auberges et les débits de boissons) ou à l’article 136 du code pénal peuvent être
sanctionnées au niveau administratif ou pénal, voire les deux. Les mesures pénales qui passent par le préfet
aboutissent dans la plupart des cas à des amendes allant de 200 à 800 francs (plus les frais de dossier) lors d’une
première infraction sans conséquence grave (observations sur les jugements de ces dernières années). Ces
mesures apparaissent peu dissuasives. Le retrait de la licence (mesure administrative) est plus contraignant et
coûteux pour le contrevenant, le gérant étant aussi mis en cause et pas seulement le vendeur qui a commis la
faute. Il est suggéré de sensibiliser les préfets sur ces questions.

Sur la Riviera, des contrôles annuels sont réalisés dans les établissements publics et chez les commerçants pour
plusieurs mesures dont le respect de l’âge pour la vente d’alcool. Il est constaté qu’il est difficile de réunir, lors
de contrôles inopinés, des éléments de preuve irréfutable, notamment dans les établissements publics. Dans
les magasins il est déjà plus facile de constater un flagrant délit (sac de courses à la sortie du magasin).

Au niveau cantonal, des disparités sont constatées selon les régions par rapport à la politique de prévention et
de contrôle, notamment lors de manifestations festives (du ressort des communes). La question des moyens à
disposition pour effectuer des contrôles est aussi importante.

EXPÉRIENCES VAUDOISES EN MATIÈRE D’ACHATS-TESTS D’ALCOOL

En 2002, des AT ont été organisés par le Service jeunesse de la ville de Vevey et la Fondation vaudoise contre
l’alcoolisme en concertation avec la police communale. Cette mesure s’insérait dans un programme de
prévention plus global, « Les communes bougent ! ».

6
Obtenir le guide : http://www.eav.admin.ch/dokumentation/00439/00565/index.html?lang=fr
7
Art.9 AT :
1Les autorités cantonales et communales peuvent effectuer ou faire effectuer des AT et dénoncer aux autorités de poursuite
pénale les infractions à l’interdiction de remise des boissons alcooliques aux personnes dont l’âge est inférieur aux limites
légales.
2Le Conseil fédéral règle en particulier :
a. la reconnaissance et la surveillance des organisations spécialisées impliquées ;
b. les détails concernant l’engagement, l’instruction, l’accompagnement et la protection de la personnalité des
adolescents participant à des AT ;
c. les exigences posées pour les documents concernant les AT effectués ;
d. la communication des résultats à fournir aux points de vente concernés.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
En 2005, suite à une proposition faite par un groupe de travail sur la surconsommation d’alcool des jeunes, la
Commission jeunesse d’Yverdon-les-Bains a refusé le principe des AT pour des raisons d’éthique (les jeunes ne
doivent pas être des délateurs).

En 2008, des AT ont été effectués sur la Riviera pour réaliser un état des lieux après une campagne de
sensibilisation des commerçants (ceux-ci étaient avertis du renforcement des contrôles). Quinze jeunes de 14 à
17 ans ont été recrutés par les délégués jeunesse pour évaluer 28 établissements sélectionnés. Ces jeunes ont été
formés et leur parents informés. Les résultats globaux et anonymes ont été rendus publics lors d’une conférence
de presse. Suite aux articles parus, peu élogieux vis-à-vis des commerçants qui dans leur grande majorité avaient
vendu de l’alcool aux mineurs, un projet a vu le jour en étroite collaboration avec Gastro Riviera, la campagne
de prévention « Quel âge as-tu ? ».

Quelques mois plus tard, un conseiller communal a réagi sur le principe des AT, ce qui a aboutit à un vœu
émanant de la Commission de gestion du Conseil communal de Vevey « La Commission souhaite que la
problématique soulevée par les AT d’alcool soit rediscutée avec la collaboration d’un expert neutre
(pédopsychiatre, psychologue, etc.) ».

2. La question des achats-tests

L’EFFICACITÉ DES ACHATS-TESTS

Les données sur l’efficacité des AT en Suisse sont extraites de l’état des lieux réalisé par l’institut Ferarihs. Ces
éléments sont peu documentés dans le résumé du rapport en français (types d’AT, avec ou sans sanction, critères
qualités, validation des âges des acheteurs, etc.). Ces expériences sont suisses allemandes. Seuls quatre cantons
en ont pratiqué un nombre important dont Zürich pour la moitié de l’ensemble des AT recensés dans l’étude.
Selon l’institut Ferarihs les AT sont une mesure très efficace que ce soit sous la forme du monitorage8 ou
avec dénonciations : 83,5% de vente aux mineurs en 2000 (pour 85 AT) à 32,6 % en 2009 (pour 4584 AT). Ces
résultats donnent une indication et des tendances mais d’un point de vue statistique les échantillonnages ne sont,
la plupart du temps, pas représentatifs.

Accentuer la pression sur les commerçants pour un meilleur respect de la loi, quelles que soient les méthodes
employées, devrait avoir un impact. Les éléments déterminants sont vraisemblablement la responsabilité sociale
des acteurs de la vente et la crainte des sanctions. L’AT peut être un outil mais ce n’est pas le seul pour viser
un meilleur respect de la loi (contrôle de police renforcé, formation des acteurs de la vente, etc.).

Par exemple, sur la Riviera des contrôles sporadiques sont faits par la police et si des infractions viennent à être
constatées, elles sont systématiquement dénoncées à l’autorité compétente. Les AT semblent apporter plus
facilement des éléments de preuve de la faute que les contrôles policiers (en uniforme ou pas). Par ailleurs, des
dénonciations sont parfois effectuées à la suite d’informations de citoyens ou de parents, ou après une
intervention envers un mineur fortement alcoolisé.

Il est aussi mentionné lors de la discussion qu’il est important de réaliser des contrôles de type AT de manière
régulière (une fois l’an par exemple) pour voir une éventuelle évolution et faire des comparaisons. En revanche,
si ces contrôles réguliers ne donnent pas lieu à une sanction des infractions à un moment donné, cela peut
décrédibiliser la loi.

Si l’ensemble des lieux de vente d’alcool est pris en compte pour établir l’échantillonnage des AT, cela permet
d’obtenir des données fiables (faisant actuellement défaut) qui permettent de mesurer une évolution au fil du
temps. C’est aussi la possibilité de mettre en évidence certaines variables (par région et type d’établissement).
Tous les vendeurs d’alcool peuvent éventuellement être contrôlés, il y a une équité de traitement.

Suite à l’expérience menée lors des AT sur le tabac, il est ressorti qu’il est très important d’avoir un mandant
qui représente une autorité reconnue. Il serait dommageable que des AT fleurissent tout azimut, sans une
procédure validée et sans concertation avec les autorités concernées, quel que soit le mode choisi (monitorage

8
Le monitorage est une activité de surveillance et de mesure d’une activité. Dans le cadre des AT cela permet d’établir une
photographie de la situation, les données restent anonymes, ce qui exclut les dénonciations.

67

Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
simple ou avec transmission des données en vue d’une dénonciation). Cela pourrait provoquer un climat
d’insécurité et disqualifier le sérieux de la prévention. Il serait aussi nécessaire que cette mesure soit reconnue
par les acteurs de la vente et de la distribution (cohérence et sentiment de justice). Des règles du jeu adoptées par
les acteurs en présence, tout au moins en théorie, et communiquées.

LA DÉMARCHE DES ACHATS-TESTS À L’ÉPREUVE DE L’ÉTHIQUE

Définition de l’éthique selon S. Martineau : « L’éthique est une branche spécifique de la philosophie qui a pour
objectif général d’interroger les systèmes de valeurs en usage. Elle a pour finalité dernière le devenir humain.
Elle est multiple et apparaît intimement liée à l’apprentissage du dialogue. L’ouverture au dialogue que
l’éthique implique signifie que l’autre est vu comme un interlocuteur acceptable. ».
Définition de l’éthique selon J.-F. Malherbe : «C'est le travail que je consens à faire avec d’autres sur le terrain
pour réduire, autant que faire se peut, l'inévitable écart entre mes valeurs affichées et mes pratiques
effectives. ».

La discussion au sein du groupe de projet a été animée par une éthicienne reconnue au cours de deux rencontres.
Il est apparu au fil des échanges que la majorité des membres du groupe de projet avait un a priori positif envers
la mesure des AT par le fait d’en avoir déjà organisé ou de le projeter. L’éthicienne, par ces remises en question,
a d’abord provoqué des réactions de résistance. Cela a orienté le début de la discussion mais par la suite le
dialogue s’est ouvert plus librement.

Un des points débattus a été de s’interroger sur la nécessité d’aller si loin dans la réflexion discursive alors qu’il
semble urgent d’agir. La gravité du problème, l’accessibilité de l’alcool pour les mineurs et les conséquences qui
en découlent, devrait justifier de prendre des mesures jugées efficaces. Et ceci quand bien même ces moyens
pourraient être discutables à certains égards (instrumentalisation des jeunes par exemple). Un des arguments
évoqués étant que les alcooliers, qui ont des ressources considérables, ne s’embarrassent pas d’autant de
précautions, il leur arrive même de détourner les injonctions de prévention légales pour arriver à leurs fins
(marketing et publicité).

Dans le compte rendu qui va suivre, les interrogations sont en majorité posées par l’éthicienne. Elle a mis en
relief deux questions essentielles sur le plan de l’éthique en relation avec les AT : l’implication des mineurs et la
responsabilité sociale.

L’IMPLICATION DES MINEURS

Demander à des mineurs de prendre en faute des adultes (les vendeurs) n’est pas anodin. Quelle vision le
jeune a-t-il de ce qu’il fait ? Juger, contrôler. Est-ce adéquat ?

Les jeunes qui s’engagent dans la démarche des AT, même si cela fait l’objet d’une rémunération, s’inscrivent
dans un processus qui se voudrait avoir une visée morale : ne pas boire d’alcool, ne pas s’alcooliser. Cet
aspect moral devient plus discutable lorsqu’il y a une rémunération à la clef, ceci d’autant plus qu’il s’agit de
prendre en faute, de contrôler. Le jeune n’est pas le bénéficiaire direct de cette action, il en est l’instrument. Est-
ce que les jeunes qui ont participé à cette action ont montré avoir acquis un sens plus moral ?

Est-ce que les jeunes ont une maturité suffisante pour se rendre compte de ce qu’ils font ? Cela pose la question
du pouvoir donné aux jeunes si d’aventure il devait y avoir des sanctions plus tard. Le poids moral pour les
jeunes n’est pas nul, il faut se rappeler la part d’incontrôlable dans la démarche des AT (réaction des vendeurs,
conséquences de la faute,…). La nouvelle loi sur l’alcool, si elle ancre et définit le cadre des AT, aura forcément
un volet sur les sanctions qui deviendront peut-être obligatoires, sinon cette loi serait inique (qui perd son sens
initial, qui manque d’équité, injuste). Faudrait-il définir un âge minimum, par exemple 14 ans révolus9, pour
réaliser des AT ?

On ne peut pas se désengager de la responsabilité que portera le jeune dans cette démarche. Les adolescents
mettent tout de même à défaut des adultes et cela peut les mettre mal à l’aise en terme de loyauté (entre jeunes,
avec les commerçants, etc.).

9
« Adultes et adolescents admettent qu’à quatorze ans, la capacité de discernement est habituellement acquises », Capacité
de discernement des adolescents mineurs : étude qualitative sur les représentations en Suisse romande, S. Henninger, PA
Michaud, C. Akré, Revue Médicale Suisse, n° 3253, sujet général, p. 1.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
Si les jeunes mineurs deviennent des auxiliaires des autorités administratives, comme cela semble être le cas
dans le projet de loi sur l’alcool, ils ont donc un rôle de police (contrôles qui peuvent aboutir à des sanctions).
Dans cette situation, nous ne sommes plus dans une action de prévention.

Quelle alliance faisons-nous avec les adolescents dans ce cadre ? Comment éveillons-nous en eux une vision
critique et nuancée, l’esprit citoyen qui passe d’abord par le dialogue et la responsabilité ? Il est essentiel
de leur expliquer que le contrôle s’effectue après une démarche de sensibilisation et d’information et que les
règles du jeu des AT sont acceptées, sur le principe, par les organes faîtiers de la vente d’alcool (Gastrovaud,
Coop, etc.).

Le fait de ne pas pouvoir effectuer des AT dans son propre quartier, d’avoir un devoir de réserve montre bien
que ce travail n’est pas anodin, et cela sans même tenir compte de l’éventualité d’une sanction des
contrevenants. Le recrutement des adolescents est un sujet délicat, il faut définir des critères pour effectuer une
sélection adaptée. A l’heure actuelle, la Croix-Bleue romande par exemple, ne recrute pas par le biais d’annonces
dans les journaux mais préfère passer par son réseau.

La question de l’instrumentalisation des jeunes est d’autant plus importante lorsque ceux-ci font confiance aux
adultes, voire adhèrent à la démarche pour se conformer à leur désir. Par ailleurs, il serait très regrettable que
suite à des AT un jeune découvrant l’accessibilité de l’alcool se mette à consommer de la bière et en abuse. On
lui aurait montré la manière de détourner la loi et donné l’envie de goûter à l’alcool prématurément.

LA RESPONSABILITÉ SOCIALE

Pourquoi les jeunes consomment autant d’alcool ? Qu’est-ce que les jeunes montrent, nous disent en
consommant des produits de manière dangereuse ? Le sens et les causes plus profondes de ces comportements à
risques ne sont pas abordés dans la discussion sur les AT. On ne touche finalement que superficiellement aux
causes, il ne faut pas l’oublier. Les adultes sont inquiets de la consommation d’alcool des jeunes.

Nous sommes dans une société de consommation. C’est un système qui a pour finalité d’augmenter la
consommation avec des moyens marketing très sophistiqués. D’autre part, le système de contrôle devient de plus
en plus restrictif des libertés individuelles. C’est un paradoxe, une forme d’ambivalence sociétale. On le constate
notamment pour ce qui concerne la consommation d’alcool, les jeux vidéo, la violence, la sexualité.

N’est-ce pas un certain aveu d’impuissance de notre part que de faire appel à des mineurs pour résoudre des
problèmes d’adultes (faire respecter la loi) ? Ces discours parallèles nous décrédibilisent aux yeux des jeunes qui
ne nous font plus vraiment confiance pour résoudre leurs problèmes.

Les AT ne sont pas forcément la mesure la plus simple à mettre en place, ni forcément la plus efficace en
comparaison d’une mesure telle que l’augmentation du prix des boissons alcoolisées par l’imposition ou des
restrictions renforcées en matière de publicité.

Le syndic d’une petite commune, éprouve un sentiment d’impuissance devant ces problèmes d’abus d’alcool de
la jeunesse. Que faire pour trouver des solutions au niveau communal ? Régulièrement les groupes de jeunes se
renouvellent et il est nécessaire de s’adapter à leurs comportements. Nous sommes libres de choisir de réaliser
des AT plutôt qu’une autre mesure. Mais, au niveau communal « Nous n’avons pas les compétences pour faire
cela bien. Nous risquons de faire plus de dégâts car nous ne ferons que le côté répressif ».

Le directeur de Gastrovaud précise que la profession est de plus en plus consciente de l’importance de son rôle
pour le respect des règles concernant le service de l’alcool aux mineurs. Les professionnels mettent en place
diverses initiatives pour favoriser la prévention (formation, participation campagne Riviera, etc.). Ils se sentent
relativement impuissants face aux nouveaux comportements de consommation des jeunes (binge drinking). La
baisse du prix des alcools forts rend ces produits très accessibles et cela est regrettable. Il faudrait sensibiliser
surtout les petits commerçants et les grandes surfaces. Les AT, c’est une méthode parmi d’autres pour essayer
d’améliorer la situation. Il est important que les règles du jeu concernant la procédure des AT soient clairement
définies et communiquées aux commerçants. Il est normal que la police du commerce sanctionne les
contrevenants.

EPILOGUE DE LA DISCUSSION ÉTHIQUE

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Nous avons accepté de relativiser nos points de vue et avons pris en compte la réalité et nos limites d’action telle
que :
- La disproportion entre les moyens de l’industrie et ceux de la prévention
- La portée relative des AT dans l’arsenal de la prévention
- La délicate question de l’implication des mineurs dans cette démarche
- La révision de la loi sur l’alcool et l’article sur les AT

En conclusion, cette réflexion éthique complexifie l’approche de la question des AT et pose de sérieuses réserves
quand à l’implication de jeunes mineurs dans cette démarche surtout si les résultats sont transmis à la police.

CONCLUSION DU GROUPE DE PROJET PAR RAPPORT À LA QUESTION DES ACHATS-TESTS

Les membres du groupe de projet reconnaissent la nécessité de prendre des mesures pour diminuer l’accessibilité
de l’alcool pour les mineurs et améliorer l’application de la loi qui s’y rapporte. Ils prennent en compte les
difficultés énoncées par la police pour réunir des éléments de preuves lors d’infractions commises par les
personnels de la vente d’alcool et sont favorables à la mise en place d’une campagne d’AT dans le canton de
Vaud sous la forme du monitorage.

Les AT ne sont pas une mesure de prévention recommandée du point de vue éthique, l’une des principales
contre-indications étant l’instrumentalisation des mineurs. Ces réserves seraient beaucoup plus importantes si
l’on sortait du modèle de monitorage. Par ailleurs, réaliser des AT régulièrement et retrouver des récidivistes que
l’on ne sanctionnerait pas finirait par décrédibiliser la loi. Mais, l’exemple zurichois contredit quelque peu cette
remarque puisque cette ville pratique des AT sous la forme du monitorage depuis plusieurs années et constate
une baisse importante des ventes illégales.

Est-ce que les AT sont essentiellement une mesure de contrôle qui a pour finalité la sanction des contrevenants
ou une action de prévention dont le but est d’influencer la norme sociale ? Est-ce que l’on peut dissocier ces
deux approches, sont-elles compatibles (voir le modèle valaisan10) ? Il n’y a pas de consensus au sein du groupe
sur la manière d’exploiter les données recueillies lors d’AT, et ce malgré la discussion éthique.

Les représentants de la sécurité publique au sein du groupe de projet ont une vision pragmatique des AT : en
sélectionnant les établissements à risque pour constituer l’échantillonnage, à un coût moindre, il serait possible
d’obtenir une liste des contrevenants, voire d’aller jusqu’à des dénonciations. Ce serait là un moyen efficace de
mieux faire respecter la loi. Pour la majorité des représentants des milieux de la prévention et de la jeunesse au
sein du groupe de projet, les AT sont un instrument de prévention qui a pour but d’influencer la norme sociale.
La question éthique vis-à-vis des mineurs pose problème surtout dès le moment où, suite à des AT, des
informations seraient transmises à la police. Les représentants de l’économie et des communes au sein du groupe
de projet défendent les mesures de prévention et non de répression ainsi que l’égalité de traitement (au niveau
géographique et au niveau des différents types de lieux visités).

La constitution de l’échantillonnage ne fait pas l’unanimité au sein du groupe. La majorité se rallie au fait que
pour le niveau cantonal, il est important d’obtenir des résultats exploitables au plan statistique ce qui garantit
aussi l’égalité de traitement (sélection aléatoire représentative de l’ensemble des lieux de vente). Une minorité ne
voit pas l’utilité d’engager autant de moyens pour aboutir à des données que l’on connaît probablement déjà en
partie. Ils préconisent une sélection ciblée des établissements à visiter.

Un compromis s’est dégagé lors des discussions afin de pouvoir démarrer le processus : réaliser, au niveau
cantonal, deux campagnes d’AT sous la forme du monitorage, avec un souci d’équité de traitement des
commerçants, dans le cadre d’une phase pilote d’environ deux ans.

10
La procédure des AT de la Ligue valaisanne contre les toxicomanies (LVT) : depuis 2008, dans la partie francophone, des
campagnes d’AT sont réalisées au niveau communal sur demande des autorités. C’est la police qui sélectionne les lieux de
vente de manière à ce que les différents types de commerces soient représentés. Lors de la première infraction, les
contrevenants reçoivent une lettre d’information, lors de la deuxième, un avertissement qui leur signale que si une troisième
infraction devait être constatée, une dénonciation serait alors déposée au service de police. Ces AT sont prévus pour être
réalisés régulièrement (une fois l’an environ) et les contrevenants sont systématiquement repris dans la liste des lieux à
contrôler. Depuis 2008, environ 200 commerces ont été visités.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
3. Les alternatives aux mesures de contrôle

Les AT sous la forme du monitorage sont une mesure de prévention parmi d’autres. Il s’agit de les conduire dans
le cadre d’une politique coordonnée en synergie avec d’autres mesures tout aussi importantes. Celles-ci sont
décrites ci-après :

- Une campagne de prévention et d’information des vendeurs d’alcool devrait être mise en œuvre avant
d’en arriver à des mesures de contrôle renforcées, surtout si ce sont des acteurs de la prévention qui
réalisent ces contrôles comme cela pourrait être le cas des AT sous la forme de monitorage. Développer
des compétences, informer, agir sur le contexte, proposer des outils pour éviter les problèmes et
protéger la jeunesse, ce sont là les missions de la prévention. Les AT peuvent être envisagés sous
l’angle de la prévention mais pas comme une mesure isolée.

- La formation du personnel est aussi un aspect important. Il faudrait développer une offre adaptée et
inciter les gérants à y inscrire leur personnel, notamment lors d’infractions constatées.

- Le Plan opérationnel du PAct-Alcool conduit plusieurs groupes de projet qui étoffent et complètent
l’approche préventive des risques liés à la consommation d’alcool : formation des acteurs de la vente et
de la distribution, Charte pour les manifestations avec autorisation par exemple.

- La police cantonale du commerce fait sporadiquement un travail d’information et de clarification


concernant l’application de la législation, en l’occurrence la Loi sur les auberges et les débits de
boissons (LADB), auprès des détenteurs de licence.

- Sur la Riviera, la Commission prévention a soutenu une campagne de sensibilisation réalisée auprès
des parents, des commerçants et des jeunes avant de réaliser des AT. Suite aux résultats décevants de
ces contrôles sous forme de monitorage, une deuxième campagne a vu le jour avec le concours de
Gastro Riviera « Quel âge as-tu ? » qui visait la formation du personnel et l’information de la clientèle.
Lors de l’évaluation de la campagne, des acteurs de la jeunesse sont allés à la rencontre des personnels
de la vente et du service.

Ces dernières années, il est intéressant de noter que les milieux de la prévention s’intéressent de plus en plus aux
mesures structurelles alors que la police de son côté développe des concepts de prévention comportementale
(information à l’école, médiation,…). Cela tend à démontrer la nécessité d’associer ces deux démarches :
mesures de contrôle et d’éducation. Cela prouve aussi que modifier les comportements est une démarche
complexe et envisageable sur le long terme.

Il est cependant important que chacun affirme son rôle social. On ne saurait confondre l’aspect préventif et
répressif, il est essentiel de ne pas créer de confusion à ce propos. Les milieux de la prévention n’ont pas de
mission répressive, ni de légitimité pour exercer ce rôle.

4. Les 8 recommandations pour la mise en place d’AT dans le canton de Vaud

1. Organiser au niveau cantonal, et sous l’égide du Service de la santé publique, 2 campagnes d’AT sous
la forme du monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux ans. Le mandat devrait être confié à un
organisme reconnu et pourrait s’appuyer sur un comité de pilotage.

2. Viser une égalité de traitement sur le territoire cantonal au niveau géographique et selon le type de
lieux de vente (inclure les manifestations avec autorisation). L’échantillonnage ainsi que le traitement
des données recueillies seront réalisés par un organisme spécialisé, ce qui permettra d’obtenir des
statistiques significatives au niveau cantonal (choix aléatoire des lieux de vente sur la liste complète).
Pour ce qui concerne les régions, il sera possible d’obtenir des tendances pour le district de Lausanne,
les régions Ouest, Est et Nord.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
3. Au terme de la phase pilote, une évaluation d’impact pourra être faite en fonction de l’évolution des
résultats de ces deux campagnes qui donnera une première indication. Nous aurons alors une
photographie plus précise de la situation par rapport au respect de la législation sur la vente d’alcool aux
mineurs dans le canton de Vaud. Nous aurons aussi des données concernant les types de lieux de vente
et les zones géographiques les plus concernés.

4. Ces actions ne doivent pas se déployer en tant que mesure unique pour résoudre un problème, mais
s’insérer dans une campagne de prévention (sensibilisation de la population et/ou des acteurs de la
vente). La formation des acteurs de la vente doit être une mesure d’accompagnement associée.

5. Des critères ainsi qu’une procédure doivent être établis pour le recrutement et la formation des
jeunes acheteurs en complément du guide Ferarihs (par exemple avoir 14 ans révolus). Ce guide est
une bonne base de référence pour certains éléments de la mise en place des AT mais il doit être
complété (procédure de recrutement, formation) et adapté au contexte vaudois (monitorage et
échantillonnage représentatif d’un point de vue statistique).

6. Privilégier chez les jeunes acheteurs une vision critique et nuancée de la démarche et développer
l’esprit citoyen du dialogue et de la responsabilité partagée. Les valeurs éducatives qui visent
l’autonomie et la solidarité ne doivent pas être négligées par souci d’efficacité. Cet aspect pourrait faire
l’objet d’une évaluation qualitative externe.

7. Privilégier la concertation entre les différents acteurs impliqués dans la démarche des AT et définir le
plus précisément possible les rôles et limites de chacun (répressif, préventif). Développer des
compétences parmi les acteurs engagés dans l’action et affiner l’approche méthodologique des AT.

8. Continuer à défendre d’autres mesures de prévention dans le but de diminuer l’accessibilité de


l’alcool pour les mineurs : structurelles (imposition, publicité, prix bas, remise d’alcool interdite) et
comportementales (en visant les parents, les jeunes et la population en général).

5. Proposition pour la phase opérationnelle

Deux campagnes d’AT sous la forme de monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux ans.

OBJECTIFS
- Dresser un état des lieux de la situation concernant le respect de la législation pour la vente d’alcool aux
mineurs dans le canton de Vaud
- Diminuer la vente d’alcool aux mineurs n’ayant pas l’âge requis.
- Etablir un échantillonnage représentatif du canton qui prenne en compte l’ensemble des lieux de vente
(à l’emporter et à consommer sur place). A ceci s’ajoute un panel d’AT qui seront réalisés au sein de
manifestations avec un permis temporaire de vente d’alcool.
- Développer des compétences parmi les acteurs impliqués dans la démarche et affiner l’approche
méthodologique des AT.
- Renforcer la collaboration coordonnée des acteurs de la prévention des risques liés à la consommation
d’alcool dans le but de proposer des prestations de qualité et d’optimiser les ressources.

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011
ORGANISATION

Mandant : Service de la santé publique

Chef de projet : Fondation vaudoise contre l’alcoolisme

Comité de pilotage : membres actuels du groupe de projet

ETAPES DE LA PROCÉDURE DES AT D’ALCOOL

Communication :
- Communication de campagne
- Information des lieux de vente du résultat de l’AT
- Communication des résultats (anonymes) au mandant
- Communication aux médias et aux acteurs de la vente

Recrutement, formation, accompagnement :


- Recrutement des équipes (jeunes et accompagnants)
- Information des parents, formation des équipes
- Récoltes des données
- Débriefing avec les équipes
- Evaluation du processus
- Formation des acteurs de la vente

Procédure, échantillonnage et analyse des données :


- Validation de la procédure (guide Ferarihs et Addiction Info Suisse)
- Construction de l’échantillonnage
- Analyse des données

DISTINCTION DES RÔLES

Communication : coordination par le chef de projet en lien avec le mandant.

Recrutement, formation et accompagnement : coordination par le chef de projet et collaboration étroite avec les
acteurs de la prévention dont la police pour la formation des jeunes et des accompagnants.

Procédure, échantillonnage et analyse des données : coordination Addiction Info Suisse.

ECHANTILLONNAGE DES AT

D’après une estimation d’Addiction Info Suisse, il faudrait réaliser environ 350 achats-tests pour garantir un
panel statistiquement représentatif au niveau cantonal11. Pour la deuxième campagne, les contrevenants ne
seraient pas repris automatiquement dans l’échantillonnage car cela nécessiterait de les compter en plus des 350
AT, ce qui augmenterait les coûts qui sont déjà conséquents. Pour le cas particulier des manifestations avec
permis temporaire de vente d’alcool, outre le fait qu’elles sont très nombreuses en terres vaudoises, un
échantillonnage systématique sur la base de listes préétablies est difficile à mettre en œuvre et un panel serait
sélectionné de manière aléatoire, ce qui devra permettre de dégager une tendance à leur sujet (par ex. sur la base
de 50 AT environ)12.
Le niveau de détail des informations recueillies pourrait se décliner de la manière suivante au plan cantonal :

11
Selon les données actuelles de la police cantonale du commerce :
- 920 commerces pour la vente à l’emporter
- 2300 établissements publics environ pouvant accueillir des mineurs dans le canton de Vaud.
12
Selon les données de la gendarmerie et de la police de Lausanne :
- 3987 manifestations avec autorisation pour le canton en 2008 (sans Lausanne)
- 413 manifestations avec permis temporaire de vente d’alcool en 2009 pour Lausanne.

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- Les grandes régions du canton (par ex. district de Lausanne et les régions du Nord, de l’Est et de
l’Ouest).
- La vente à l’emporter en distinguant la grande distribution et les petits commerçants.
- La consommation sur place en distinguant, si possible, les cafés-restaurants et hôtels, des autres types
d’établissement13.

BUDGET PREVISIONNEL

Sur la base de 400 AT

Rubriques Coût/ an

Procédure et analyse des données Vaud 10 000.-

Evaluation de processus avec les jeunes 1 500.-

Défraiement 10 jeunes AT 12 000.-


Défraiement jeunes formation 450.-

Salaires 5 accompagnateurs AT 30 000.-


Salaires formation des jeunes 1 125.-

Frais opérationnels (boissons, transports, repas) 9 400.-

Communication, administration 5 000.-

Total 69 475.-

13
Il est nécessaire d’avoir au moins 20 à 30 AT pour un type spécifique ou une condition spécifique d’AT (par ex. cafés-
restaurants ou Ouest vaudois) pour pouvoir considérer que les tendances indiquées par les AT pour cette condition
spécifique sont fiables (il ne sera toutefois pas pour autant possible de dire que les résultats sont statistiquement
représentatifs pour cette condition).

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