PAct-Alcool 2007- 2012

PLAN CANTONAL D’ACTION

Deuxième axe - Information et prévention

PLAN OPERATIONNEL

Rapport 2010

1. RÉSUMÉ 2. OBJECTIFS 3. BILAN DES MESURES 2010 4. CONCLUSION 5. BIBLIOGRAPHIE 6. ANNEXE

Chavannes-près-Renens

Janvier 2011
Rév. 03-2011

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Rapport 2010 - Plan opérationnel - PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe - Information et prévention - Janvier 2011 Rév. 03-2011

1. RÉSUMÉ
Ce rapport présente la première année de fonctionnement du plan opérationnel du PAct Alcool 2007-2012, deuxième axe, information et prévention. La rédaction et la mise en œuvre du plan opérationnel ont été confiées à la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme par le service de la santé publique. Cette prestation est réglée par le contrat de mandat1 et prévoit la mise à disposition de 0.5 EPT pour la gestion opérationnelle du plan. La gestion du plan se base sur le document Plan opérationnel de septembre 2009. (FVA, 2009). Ce plan opérationnel s’articule principalement autour du point 24 du PAct-Alcool deuxième axe, qui a pour but la «Coordination des acteurs cantonaux concernés par la prévention de la consommation à risques d’alcool. » (DSAS, 2007) Il propose un modèle de coordination impliquant la participation des acteurs cantonaux sous la direction d’un chef de projet et s’appuie sur les recommandations du Rapport ISPA « Analyse et recommandations concernant la politique cantonale en matière de prévention des risques liés à l’abus d’alcool », (Forel, Graf, 2009) pour la mise en œuvre des mesures à déployer jusqu’en 2012. 24 mesures ont été identifiées en lien avec 7 champs d’actions définis dans le Programme national alcool (PNA) 2008-2012 de l’OFSP. (OFSP, 2008). L’année 2010 prévoyait le développement et la mise en oeuvre de 12 mesures de prévention au niveau cantonal. La mise en oeuvre des 12 mesures suivantes restantes étant prévue dans les 2ème et 3ème volets de mesures respectivement en 2011 et 2012 en complément à la poursuite de la mise en œuvre des mesures du volet 2010. « Les mesures du plan opérationnel déployées en 2010 s’inscrivent dans la vision suivante : Celles et ceux qui boivent de l’alcool le font de manière à ne nuire ni à eux-mêmes ni aux autres. » (OFSP, 2008) Pour y parvenir ces mesures de prévention concernent la consommation problématique d’alcool en ciblant en particulier les conséquences négatives de la consommation pour les individus et la société. Les mesures préventives déployées en 2010 sont basées sur deux approches complémentaires : la prévention structurelle (influencer les conditions sociales, culturelles, juridiques et économiques de la consommation) et la prévention comportementale (influencer l’attitude, les compétences ou les comportements des individus). Selon les connaissances actuelles, la combinaison des deux approches est recommandée pour agir sur la consommation problématique d’alcool. (PNA 2008-2012, OFSP, 2008). En 2010, 6 des 11 mesures développées présentaient une combinaison d’approche structurelle et comportementale et 5 mesures une composante comportementale uniquement. Le modèle de gouvernance défini dans le plan opérationnel prévoit la création d’une plateforme vaudoise des acteurs de prévention la PlaVA regroupant les différents acteurs concernés par le volet « information et prévention » ainsi que des groupes mesures chargés de développer et mettre en oeuvre les mesures définies dans le plan. La PlaVA s’est réunie pour sa première séance le 22 mars 2010 et les groupes de travail ont démarré leurs travaux simultanément. Le plan opérationnel est conduit par un chef de projet chargé de la gestion opérationnelle du plan et de la coordination entre les différentes mesures.

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Contrat de mandat PSP/2009/2003

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En 2010, 11 mesures ont été déployées. 4 ont été développées par la création de groupes de travail mesures, 5 par la coordination d’actions existantes, 2 par la collaboration avec des projets non spécifiques alcool et 1 mesure s’est avérée non pertinente et n’a pas été développée sous la forme prévue. Ces différentes mesures sont présentées de manière détaillée dans le chapitre 3 « Bilan des mesures 2010 » du présent rapport. Le tableau récapitulatif ci-dessous résume la situation au 31.12.2010.

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Etat des Mesures 2010 au 31.12.2010
CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE Mesures Me.01.02. Me.01.03.1.C Me.01.03.1.D Me.01.03.2 Thème Programme cantonal de prévention des dépendances dans les écoles vaudoises Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels. Réflexion sur les problématiques alcool en milieu urbain Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM. Etat du projet Opérationnel Opérationnel Mode projet Mesure abandonnée Ressources 2011 nécessaires Existante Existante A définir Existante

CHAMP D’ACTION CA03 – REDUCTION DES RISQUES INDIVIDUELS ET SOCIAUX Me.03.01. Me.03.02 / (Me.1.03.1.A) Alcool et sécurité routière programmes: be my angel, ateliers et outils interactifs Concepts de protection de la jeunesse dans les manifestations soumises à autorisation. Opérationnel Réalisable avec financement additionnel Mode projet Existante CHF 9200.-

CHAMP D’ACTION CA05 – INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUES Me.05.02 Assurance d’une présence permanente des principes du PAct-Alcool 2ème axe dans les medias Existante

CHAMP D’ACTION CA06 – COLLABORATION INSTITUTIONELLE Me.06. Déploiement du plan opérationnel PAct-Alcool, 2ème axe, information et prévention Opérationnel Réalisable avec financement additionnel Mode projet Réalisable avec financement additionnel Mode projet Existante

CHAMP D’APPLICATION CA08 – APPLICATION DU DROIT Me.08.02. Me.08.04. MESURES HORS PNA: HPNA1 HPNA2 Sensibilisation et soutien aux parents Prévention et réduction des risques en milieu festif CHF 10050.A définir « Achats-Tests » Contrôle systématique de l’application des prescriptions de protection de la jeunesse Formation du personnel travaillant dans la vente et le service concernant la remise de boissons alcooliques aux jeunes et aux personnes ivres CHF 69'475.A définir

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2. OBJECTIFS
Le plan opérationnel comporte des objectifs généraux et des objectifs spécifiques aux mesures. Nous traiterons ici des objectifs généraux, les objectifs spécifiques des mesures étant traités dans le chapitre 3 « Bilan des mesures 2010 ».

2.1 Objectifs du plan opérationnel : Nous analyserons le premier volet du plan opérationnel sur la base des cinq objectifs définis dans le document de référence du plan. • • Développer des synergies entre les différents acteurs de la prévention de la consommation problématique d’alcool Construire des partenariats concrets, qui définissent les champs d'actions respectifs des différents acteurs et facilitent une mise en oeuvre optimale des mesures

La mise en œuvre des 11 mesures de prévention de la consommation problématique d’alcool du volet 2010 a mobilisé 23 institutions actives respectivement dans le champ de la prévention des dépendances et de la promotion de la santé, de la santé scolaire, de l’animation jeunesse et du travail social de proximité. De plus, 6 services de police et de sécurité ainsi que 8 représentants des milieux économiques et culturels ont également participé au développement des mesures de prévention. Cette participation active des différents acteurs concernés par la consommation problématique d’alcool a permis de créer les synergies nécessaires au développement des mesures du plan de manière concertée. Les partenariats ainsi construits seront utilisés pour maintenir et développer les mesures de prévention au niveau cantonal et à les adapter à l’évolution de la problématique. La large participation des différents acteurs concernés, à la première séance de la PlaVA (40 professionnels et acteurs concernés) le 22 mars 2010 est également un signe encourageant. Il confirme l’intérêt porté à la consommation problématique d’alcool et aux mesures de prévention à développer dans ce domaine. Cette plateforme favorise également les synergies entre les différents acteurs en permettant de communiquer sur les orientations de la politique de prévention cantonale. • Améliorer la communication avec les partenaires et le public (Rôle de Centre de référence)

Le secteur prévention de la FVA, a pu au travers de 10 interventions dans les médias diffuser les principes du PAct-alcool 2ème axe, information et prévention auprès de la population. Le débat autour de la révision de la loi sur l’alcool ainsi que les différentes interventions parlementaires au niveau cantonal et communal ont permis de communiquer au sujet des différentes mesures de prévention de la consommation problématique d’alcool déployées auprès de la population vaudoise. Le secteur prévention de la FVA a également pu présenter les mesures du plan opérationnel auprès des représentants des partis politiques, des services cantonaux concernés et des milieux de l’économie, lors de la table ronde du 28 juin 2010. Organisée par le Service de la

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santé publique, cette table ronde s’est inscrite dans le processus de réponse du Conseil d’Etat au postulat Haenni2 du 16 juin 2009 demandant une large réflexion et une intensification de la prévention. Le secteur prévention de la FVA a également été sollicité à plusieurs reprises pour présenter le plan opérationnel ou participer à des réflexions en matière de prévention de la consommation problématique d’alcool au niveau romand et national. (Présentation du plan opérationnel lors de la journée « Plans d’actions cantonaux alcool » organisée par l’OFSP, participation à la journée de réflexion « PAC plus » organisée par le GREA, participation au groupe de référence des enquêtes de L’IUMSP sur les consommations en milieu festif et monitorage des consommations (étude sentinelle))

Assurer une couverture géographique optimale

Le partage des compétences en matière de prévention au niveau cantonal régional et communal, rend a priori difficile le déploiement uniforme des mesures de prévention sur l’ensemble du territoire cantonal. Cependant, l’implication de différents acteurs actifs à ces différents niveaux dans le développement et la mise en œuvre des mesures du plan opérationnel favorise une cohérence au niveau cantonal. Sur les 11 mesures développées en 2010, 8 concernent l’ensemble du territoire cantonal, 1 couvre partiellement le canton et 2 concernent en particulier la commune de Lausanne. Cependant, ces mesures pourront, une fois leur phase pilote achevée, être utilisées pour adapter ces interventions à d’autres villes ou régions du canton.

Garantir la bonne mise en oeuvre du Plan opérationnel, en termes de respect des étapes, délais et jalons administratifs

Si, de manière générale, le calendrier initial prévu dans le plan opérationnel a pu être tenu, iI a toutefois été nécessaire de procéder à quelques ajustements. Principalement pour tenir compte du processus de réponse du Conseil d’Etat au postulat Haenni mais également pour tenir compte du rythme des groupes de travail mesures. Ainsi, la première réunion PlaVA initialement prévue en décembre 2009 c’est tenue en mars 2010, suivie en juin 2010 par la table ronde du 28 juin organisée par le SSP. De plus, compte tenu du temps nécessaire à la conduite des groupes de travail impliquant un grand nombre d’acteurs, la tenue des futures séances PlaVA au mois de mars 2011 et 2012 semble la plus indiquée et nous recommandons de modifier le calendrier dans ce sens. Nous pensons également qu’une séance par année et suffisante compte tenu de l’implication importante des membres de la PlaVA dans les groupes de travail mesures. Des réunions extraordinaires à l’image de la table ronde du 28 juin 2010 pouvant être convoquées en fonction de l’actualité.

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Postulat 09_pos_136 déposé le 16 juin 2009

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3. BILAN DES MESURES 2010
Le volet 2010 du plan opérationnel comportait 12 mesures basées sur les recommandations du Programme National Alcool 2007-2012 adaptées au contexte cantonal. Ces mesures sont réparties en 5 champs d’actions et reprennent la classification du PNA. Ces mesures ont été largement décrites dans le Rapport ISPA « Analyse et recommandations concernant la politique cantonale en matière de prévention des risques liés à l’abus d’alcool » (Forel, Graf, 2009) et ont été réparties en trois volets annuels dans le résumé du plan opérationnel du deuxième axe du Pact-Alcool 2007-20012, information et prévention (FVA, 2010). Nous les passerons en revue mesure par mesure afin d’en tirer le bilan du volet 2010. Nous avons choisi de présenter chaque mesure sous la forme d’un tableau reprenant le descriptif du résumé du plan opérationnel ; suivi du bilan de la mesure concernée. En fin de tableau figurent les recommandations quant à la poursuite du processus. Le choix de cette présentation vise à permettre le traitement individuel de chaque mesure dans le processus de validation. Exemple :
CHAMP D’ACTION CA06 – COLLABORATION INSTITUTIONELLE Me.06. Déploiement du plan opérationnel PAct-Alcool, 2ème axe, information et prévention
Thème PActAlcool 20072012, 2ème axe, information et prévention Contexte Voir Plan opérationnel PAct-Alcool 2007-2012, 2ème axe, information et prévention (FVA, 2009) Objectifs Voir Plan opérationnel PAct-Alcool 2007-2012, 2ème axe, information et prévention (FVA, 2009) Groupe Me Mandant : SSP Copil : déleg. Conseil Alcool Chef de projet: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Liens Programme national alcool, PNA PAct-Alcool 2007-2012 Rapport Forel 2008 Rapport Forel - Graf 2009 Cible PlaVA Popul ation vaudoi se

Champ du PNA Numéro et titre de la mesure

Résumé selon plan opérationnel

Groupe Mesure: PlaVA Bilan 2010 La mesure Me 06 correspondant à la mise en œuvre du plan opérationnel, le bilan 2010 est constitué de l’ensemble du présent rapport.

Recommandation : Poursuite des volets 2010 et 2011 sur la base du rapport 2010

Bilan et recommandation

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CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.02. Programme cantonal de prévention dans les écoles vaudoises
Thème Prévention des problèmes d’alcool en milieu scolaire Contexte Programme cantonal prioritaire développé par l’ODES depuis 2006 Objectifs Voir doc. PROGRAMME CANTONAL DE PREVENTION DANS LES ECOLES VAUDOISES http://www.vd.ch/fr/them es/formation/sante-alecole/programmesprioritaires/preventionet-dependances/ Groupe Me Cheffe de projet : Sylvie Bonjour – ODES sylvie.bonjour@vd.ch Partenaires : ACT, CIPRET, FVA, LEVANT, DEPART, HEP. Liens Cible

PActAlcool 2ème axe

Acteurs du champ scolaire

Bilan 2010 Le programme de prévention des dépendances dans les écoles vaudoises piloté par l’Office des écoles en santé (ODES) était préexistant au lancement du plan opérationnel. Pour le déroulement et l’évaluation de cette mesure, nous renvoyons le lecteur aux documents et rapports produits par l’ODES. Le lien avec l’ensemble du plan opérationnel est assuré par le chef de projet du plan opérationnel qui participe au Copil du programme. La FVA participe au développement de ce programme depuis sa phase pilote. Cette collaboration fait l’objet d’une convention entre le SSP, le SESAF et la FVA depuis 2009. Les chargés de projets FVA participent à la plateforme du programme. Ils appuient les autres partenaires des institutions spécialisées participant au programme dans l’acquisition des compétences nécessaires à l’accompagnement des établissements scolaires à la mise en oeuvre de la politique d’établissement.

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CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels
Thème Préventi on des problèm es d’alcool en milieu extra scolaire / milieu festif Contexte Rassemblements ponctuels de jeunes pendant les fêtes de promotions. Lieux de fêtes non officiels et non encadrés. Projet initial: collaboration Espace prévention La Côte et FVA actuellement mis en œuvre par plusieurs acteurs institutionnels Objectifs Maintien et développement des stratégies préventives spécifiques à ces événements. Mise en commun des expériences développées dans chaque région. Utiliser les expériences accumulées dans ce domaine afin de se préparer à un éventuel retour des « Botellones » Groupe Me Chef de projet Mesure: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Mise en oeuvre: EP La Côte Ville de Nyon EP du Nord vaudois Délégation à la jeunesse Lsne, Service de santé des écoles Lsne, Point Fixe, FVA Commission prévention Riviera, Service jeunesse de Vevey, Gingko, Animation jeunesse de Montreux TSP Commune de Villeneuve Liens Me.01.03.1D Me.01.03.2 Me.03.01 Me.03.02 HPNA1 HPNA2 Cible Jeunes fréquentant les lieux informels

Introduction Cette mesure vise spécifiquement les consommations problématiques d’alcool et leurs conséquences lors des rassemblements festifs non encadrés se déroulant de mai à août et plus particulièrement pendant les fêtes de promotions. A l’origine le projet a été développé en 2005 conjointement entre l’espace prévention de la Côte et la FVA. Il partait des constats effectués par les TSP de la région qui rencontraient d’importants rassemblements accompagnés de fortes alcoolisations sur les plages de la région à la période des fêtes de promotions. Les TSP s’alarmaient des conséquences observées, fortes intoxications et comas, violences, prises de risques dans des lieux parfois isolés peu éclairés et ne disposant pas des infrastructures de sécurité propres aux manifestations officielles. Ces lieux de rassemblements étaient également fréquentés par des adolescents de 12 à 16 ans augmentant ainsi les risques liés de part leur vulnérabilité à l’alcool accompagné d’un manque d’expérience dans la gestion des consommations et de leurs conséquences. Suite à ces constats, un concept de prévention a été mis sur pied en se basant sur les expériences accumulées jusqu’ici dans les lieux festifs institutionnels (bars, clubs, festivals) et en l’adaptant aux contextes de ces fêtes informelles. L’action s’articule sur 2 axes : • Constitution et formation d’une équipe de jeunes intervenants allant à la rencontre des groupes faisant la fête et engageant la discussion au sujet des consommations problématiques et des comportements à risques associés. Pour soutenir cette approche, les intervenants distribuent des bouteilles d’eau munies de messages de prévention. Présence des TSP de la région pouvant intervenir et appuyer les équipes d’intervenants dans la gestion des situations plus complexes rencontrées.

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En marge des actions déployées sur le terrain, des actions d’information ont été entreprises auprès des établissements scolaires et des parents. Depuis 2005 ces actions de prévention ont été déployées dans les communes du canton partageant des préoccupations similaires. Bilan 2010 Le bilan des actions 2010 est basé sur les retours des intervenants régionaux et communaux engagés dans ces actions et se base sur leurs observations. D’une manière générale, l’accueil par le public des équipes de prévention est bon et la prise de contact ainsi que la discussion avec les jeunes fréquentant ces lieux se passent bien. Tous les intervenants relèvent qu’ils constatent soit une baisse de fréquentation soit une diminution des consommations problématiques et de leurs conséquences ainsi qu’une diminution de la fréquentation de ces soirées par les plus jeunes (12-16 ans). En 2010, 69 actions de prévention ont été menées dans les communes de Villeneuve, Montreux, Vevey, Lausanne, Yverdon, Nyon ainsi que sur l’ensemble de la Côte. Ces actions sont toutes conduites par les structures communales ou régionales de prévention avec l’appui de la FVA . Cet appui prend la forme de production des messages de prévention, de la formation des intervenants, de l’accompagnement de projets et de l’intervention de terrain en fonction des besoins. Bilan par région Ce bilan est réalisé sur la base des rapports fournis par les institutions impliquées et du retour des intervenants lors des séances de bilan organisées dans chaque région. De plus amples informations peuvent être obtenues auprès des institutions menant ces actions dans leurs régions. Lieu : La Côte Nom : La Teuf sans risque Institution : Espace prévention, La Côte L’EP a conduit 17 soirées sur les mois de juin et juillet, les équipes d’intervenants ont distribué 1140 bouteilles sur 22 plages de la région entre Préverenges et Mies. Les TSP et les équipes d’intervenants constatent que même s’ils rencontrent des jeunes en état d’ébriété, les comportements problématiques constatés en 2005 sont en forte diminution. Les équipes n’ont pas eu, contrairement aux années précédentes, à intervenir pour assister des personnes en difficulté ou faire appel à l’ambulance. Plusieurs interventions ont permis de calmer des tensions entre groupes de jeunes mais, de manière générale les soirées se sont déroulées sans problèmes majeurs. Il est à relever que les communes concernées par ce rassemblement apprécient la présence des équipes de prévention. Un travail de sensibilisation préalable a été mené par les établissements scolaires de Rolle et d’Aubonne. Des associations de parents se sont également mobilisées pour organiser des fêtes de promotions sans alcool destinées aux élèves des écoles obligatoires.

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Lieu Nyon : Nom : Prévention soirées festives Institution : Equipe jeunesse, Service des Affaires sociales de la ville de Nyon La commune de Nyon a mené 20 actions durant les mois de juin, juillet et août. Les plus grands rassemblements ont lieu entre la fin juin et le début juillet. Plus de 1000 bouteilles ont été distribuées par les équipes d’intervenants. L’action menée pour la première fois à cette échelle sur les lieux de rassemblements de la ville a été très bien accueillie par les jeunes fréquentant ces soirées. La ville constate une diminution des dégradations suite aux soirées par rapport aux années précédentes. Les équipes ont dû intervenir quelquefois pour rendre attentifs des groupes de jeunes à un de leurs amis en état d’ébriété avancé. Les interactions entre les groupes de jeunes et les intervenants se sont bien passées (prise en charge des jeunes en état d’ébriété par leurs amis). Suite à cette expérience, la ville prévoit d’étendre ces actions à d’autres rassemblements festifs en 2011 en plus des actions de l’été. Lieu : Lausanne Nom : Prévention « Fêtes de Promos » Institution : Service de santé des écoles et Délégation à la jeunesse de la ville de Lausanne Les travailleurs sociaux hors murs (TSHM) de la ville de Lausanne, accompagnés par des intervenants de Point Fixe (prévention sida) et de la FVA, sont intervenus lors de 4 soirées durant les fêtes de promotions. A cette occasion plus de 2000 bouteilles ont été distribuées. Suite aux observations effectuées en 2009, il a été décidé d’intervenir au bord du lac ainsi que dans les parcs du centre ville ou un certain nombre de rassemblements avaient eu lieu l’an passé. Les soirées se sont bien déroulées et les équipes n’ont pas rencontré de situations particulièrement problématiques ou préoccupantes. Elles constatent également une forte diminution de la présence de collégiens ou gymnasiens sur les différents sites. Les personnes rencontrées étant plutôt des étudiants HES ou universitaires et des apprentis. Au parc de Montbenon, le nombre de personnes fréquentant le lieu oscille entre 100 et 250 personnes en fonction des soirées. La majorité prend l’apéro dans le calme avant de se rendre dans les établissements publics du centre ville. Au parc Bourget, la fréquentation varie entre 200 et 500 personnes. La population varie en fonction des soirées. On y rencontre majoritairement des étudiants des hautes écoles ainsi que des familles. Ce projet est complété par la mise à disposition de bus permettant de rentrer du parc Bourget en sécurité ainsi que par une lettre d’information aux parents des élèves des établissements scolaires lausannois. Une équipe de nettoyage, composée de jeunes encadrés par les TSHM, travaille en collaboration avec le service Parc et Promenade de la ville au nettoyage des lieux après les fêtes. Si la baisse de fréquentation, par les plus jeunes, de ces lieux de rassemblement est une évolution favorable, elle pose cependant la question de l’adaptation du type d’intervention à un public plus âgé. Par ailleurs, elle pose la question d’un éventuel transfert de cette

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population vers d’autres lieux de rassemblements. En effet, un certain nombre de soirées à thème (Fête de promotion avec un âge limite fixé à 16 ans révolus) ont été organisées par les Clubs de la ville. Une évaluation de la fréquentation de ces soirées par des jeunes entre 16 et 18 ans et des mesures de prévention nécessaires devra être effectué en collaboration avec le Pool Lausanne la nuit. D’autre part, une réflexion devra être menée avec les groupes mesures travaillant sur les mesures : Me.01.03.1.D Réflexion sur la problématique de consommation en milieu urbain et HPNA 2 Prévention et réduction des risques en milieu festif sur les approches préventives à mettre en œuvre tenant compte de l’évolution de la situation. Lieu : Yverdon Nom : A ta santé ! Institution : Espace prévention du Nord Vaudois et Service Education jeunesse de la ville d’Yverdon Les intervenants « Health angel » de l’Espace prévention du nord vaudois accompagnés par les Travailleurs sociaux hors murs de la ville d’Yverdon sont intervenus durant 4 soirées entre la fin juin et le début juillet 2010, et ont distribué 250 bouteilles d’eau munies de messages préventifs sur les plages de la ville. Ces lieux de rassemblements sont fréquentés par des jeunes de 14 à 25 ans. Les intervenants ont été bien accueilli par les jeunes présents sur place, ces rencontres ont permis des échanges intéressants en terme de consommation et de prises de risques ainsi que sur la manière de réagir en cas de forte alcoolisation d’un membre du groupe. Les aspects liés aux projets professionnels ont également pu être abordés. Lieu : Montreux Nom : Prevjazz Institution : Animation jeunesse de la ville de Montreux Les intervenants du service animation jeunesse de la ville de Montreux ont travaillé durant 8 soirées et ont distribué 969 bouteilles d’eau munies de messages préventifs sur les lieux de rassemblements et de consommation se trouvant en périphérie du Montreux Jazz Festival. Les intervenants relèvent une modification du comportement de consommation avec une diminution notable des alcoolisations rapides et des ivresses de début de soirée en comparaison des années précédentes. Ils ont constaté une diminution de l’agressivité et une plus grande réceptivité du message de modération des situations à risques par les membres du groupe. Ils rapportent un besoin d’échanger sur ces sujets par les groupes présents en début de soirée, et un effet d’apaisement liés à une attitude d’écoute et de non jugement adoptés par les intervenants. Cette action est également coordonnée avec les autres actions de prévention menées lors du Montreux Jazz Festival. Elle s’inscrit dans une réflexion plus globale menée sur l’ensemble de la région soutenue par la commission prévention Riviera et en collaboration avec Police Riviera.

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Lieu : Villeneuve Nom : Pré’villeneuve Institution : Travail social de proximité de la commune de Villeneuve Référence : Echange avec le Travailleur social de proximité de la commune. Deux intervenants encadrés par le travailleur social de proximité de la commune sont intervenus durant 8 soirées du début du mois de juillet et ont distribué 200 bouteilles sur les lieux de rassemblements de la commune. Ils n’ont pas rencontré de problèmes majeurs, mais n’ont opéré qu’en début de soirée, les jeunes ayant tendance à se déplacer à Montreux par la suite en raison de l’attractivité du Montreux Jazz Festival. Lieu : Vevey Nom : Prévriv 10 Institution : Service jeunesse de la Ville de Vevey- Ginko Le service jeunesse de la ville de Vevey par l’intermédiaire de son programme Ginko destiné aux jeunes en difficultés de 14 à 25 ans est intervenu durant 10 soirées sur les mois de mai, juin et juillet et a distribué 500 bouteilles d’eau munies de messages préventifs. Contrairement à l’édition 2009, l’action 2010 a rencontré certaines difficultés dans le contact avec le public, ce dernier se montrant moins réceptif aux messages de prévention. Il font l’hypothèse que le public est moins réceptif aux messages de prévention du fait de l’augmentation de mesures structurelles et programmes de prévention en général (alimentation, activité physique, tabac,…) Les intervenants ont constaté une diminution des intoxications aiguës et peu d’incidents ont été signalés durant ces périodes (cette tendance est confirmée par les observations de la police). Ils ont établi en moyenne 50 contacts par soir à l’exception de la soirée étudiante du mois de juin qui est très fréquentée. Les publics présents dans ces lieux de rassemblements (quais et parc public) sont composés de jeunes et d’adultes qui viennent faire la fête entre amis, mais de manière modérée puis au cours de la soirée ils sont remplacés par des jeunes fortement alcoolisés dont les comportements sont plus préoccupants. Conclusion La mise en œuvre de ces actions de prévention est un bon exemple de collaboration entre les différents acteurs de prévention au niveau communal régional et cantonal. Tout en respectant les particularités régionales, cet exemple démontre qu’il est possible de conduire à l’échelon cantonal une action de prévention de manière cohérente tout en bénéficiant de l’appui des acteurs bien intégrés localement et en respectant les particularités régionales. Ce modèle permet l’implication des structures non spécialisées dans la prévention de la consommation problématique d’alcool avec le soutien du centre de référence cantonal. L’ensemble des acteurs impliqués souhaite reconduire les actions menées en 2010 tout en les adaptant sur la base des constats effectués lors des bilans 2010. Pour ce projet, la structure actuelle laissant une grande autonomie aux acteurs régionaux tout en permettant de pouvoir bénéficier de l’appui du référent cantonal est la plus appropriée. En effet, elle permet, à l’image de la structure fédéraliste de notre pays, une capacité d’adaptation optimale à la diversité des réalités régionale tout en favorisant

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l’innovation. Par contre, cette souplesse demande un grand effort de coordination pour maintenir la cohérence de l’ensemble des actions et des messages diffusés. De même, cette approche n’est pas garante d’une couverture optimale de l’ensemble du territoire cantonal dans la mesure où elle est tributaire des partenariats locaux et de la possibilité, pour les différentes régions, d’investir des ressources dans ce type de programme de prévention. Par ailleurs, la collaboration avec les travailleurs sociaux hors murs et les travailleurs sociaux de proximité des différentes régions du canton rempli les objectifs de la mesure 01.03.2 Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM du plan opérationnel. Les échanges autour du projet permettant de rendre compte de l’évolution des problématiques alcool rencontrées dans leurs champs d’activités De manière générale, cette mesure développée en tenant compte des ressources locales existantes répond parfaitement à l’objectif du champ d’action CA 6 Collaboration institutionnelle du plan opérationnel visant une intensification de la collaboration entre les différents acteurs de prévention en adéquation avec les recommandations du Programme National Alcool. Recommandations : • • • Maintien des actions en 2011 avec adaptation sur la base des bilans 2010 et maintien de l’observation des tendances relevées Maintien de la cohérence des actions au niveau cantonal par l’appui du référent cantonal Développement des échanges entre les acteurs communaux et régionaux coordonné par le référent cantonal

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CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.03.1.D Réflexion sur les problématiques alcool en milieu urbain
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Prévention des problèmes d’alcool en milieu extra scolaire / milieu urbain

Rassemblement de jeunes consommateurs d’alcool dans les centres villes. Problématique peu analysée et objectivée au niveau cantonal. Problématiques plus complexes que les fêtes ponctuelles de l’été. Population hétérogène ? Différences régionales ?

Discussion auprès des acteurs de terrains (TSP, TSHM, Police, autorités…) Etablissement d’un état des lieux. Examens des mesures prises dans les autres cantons. Création d’un groupe mesure ?

Chef de projet Mesure: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Groupe mesure: Voir opportunité

Me.01.0 3.2 Me.01.0 3.1.C HPNA2

Acteurs de terrains et autorités

Bilan 2010 La problématique de la consommation d’alcool par la jeunesse dans l’espace public préoccupe les autorités politiques et fait l’objet de nombreux articles de presse. Cependant, elle est encore mal documentée en terme de population concernée, de problématiques et de réponses potentielles en terme de mesures préventives. Trois villes du canton ont lancé des projets de recherche et d’observation de la situation. Disponibles courant 2011, ces éléments devraient permettre d’obtenir une vision plus claire de la situation. Le but de la mesure était de prendre contact avec des acteurs de terrain afin d’examiner les possibilités d’interventions dans ce domaine et d’examiner l’opportunité de développer un groupe de travail à ce sujet. Les représentants des délégués jeunesse, services jeunesse et travailleurs sociaux de proximité des villes du canton contactés à ce sujet, préconisent une approche globale de la problématique dépassant la stricte question de la consommation d’alcool. Ce type d’approche, favorisant la prise de contact avec les différentes populations concernées semble donc aujourd’hui une piste à privilégier. Projet pilote : « Le PAVE » Dans cette logique, un groupe de réflexion interne à la Fondation pour l’animation socioculturelle a produit un rapport (FASL, 2010) contenant des pistes de travail concernant la population jeune adulte (18-25 ans). Sur cette base, un projet pilote « Le PAVE » a été mené par la FASL de février à juin 2010. Il avait comme but d’aller à la rencontre des jeunes adultes (18-25 ans) ne fréquentant plus ou pas les centres de loisirs et de voir dans quelle mesure un projet d’animation pouvait rejoindre leurs besoins et préoccupations.

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Le lien avec le plan opérationnel du volet information et prévention du PAct Alcool a été effectué suite à la PlaVA du mois de mars 2010 au cours de laquelle les contacts ont été pris avec la cheffe de projet de la FASL. Le projet s’est déroulé en 2 phases : une première d’immersion dans l’espace public ou des stagiaires animateurs sont allés à la rencontre des jeunes adultes fréquentant le centre ville de Lausanne. Auprès desquels ils ont proposé un questionnaire afin d’évaluer leurs besoins et leurs préoccupations. Elle a également permis de recruter une équipe de pairs prêts à s’engager dans la mise en œuvre du projet. Par la suite, sur la base de l’analyse de ce questionnaire, une action a été conceptualisée sous la forme d’une structure d’animation mobile s’établissant durant 6 soirées dans l’espace public durant les débuts de soirée (18-23h) à la place de l’Europe (3 soirées) et au Parc de Montbenon ( 6 soirées). Le bilan de l’action est extrêmement positif pour l’ensemble des acteurs impliqués. Le projet a permis de créer le contact avec les différentes populations de jeunes adultes fréquentant l’espace public qui ont pu s’impliquer, à leur niveau, dans le projet et bénéficier de la structure d’animation et de l’écoute des intervenants (pairs et professionnels) présents sur le lieu. La force de ce projet est de permettre de renouer le contact de manière collective et individuelle avec les jeunes adultes fréquentant ces lieux. Même si l’action ne permet pas sous cette forme d’avoir un impact déterminant sur la consommation problématique d’alcool à court terme sur le site. Cette prise de contact constitue une opportunité intéressante en vue d’aborder, le cas échéant, les problématiques présentes afin de pouvoir orienter dans le réseau de prise en charge. Sur la base du bilan de cette phase pilote, il apparaît que les possibilités de prise de contact et orientation ont de meilleures chances de s’établir en déployant cette action sur plusieurs mois. A cet effet, un groupe de projet conduit par la FASL, et constitué du Délégué jeunesse et des TSHM de la ville de Lausanne, de l’Observatoire de la sécurité de la ville de Lausanne, de Rel’ier et de la FVA a été constitué afin de d’examiner l’opportunité de reconduire et d’étendre l’action « Le PAVE » en 2011. La FVA apportera son expertise alcool et fera le lien avec plan opérationnel. Ce groupe de travail pourrait être intégré à la dynamique du plan opérationnel comme un groupe mesure piloté par la cheffe de projet de la FASL. Le développement de ce projet pourra donner de précieuses indications sur les possibilités de réponse à la problématique consommation d’alcool par les jeunes en milieu urbain et sur l’éventuelle exploitation des enseignements tirés de cette expérience dans d’autres régions du canton. Conclusion La rencontre entre des approches non spécifiques et les mesures de prévention de la consommation problématique d’alcool autour de projets concrets est une stratégie à explorer pour faire face à la problématique de la consommation d’alcool par les jeunes dans l’espace public. La mise en œuvre du plan opérationnel et la PlaVA ont permis de saisir une opportunité de collaboration pluridisciplinaire qui constitue, en l’état des connaissances actuelles de la problématique, l’alternative la plus prometteuse. De plus, elle

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participe au même titre que la mesure : Me01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels, au développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM remplissant ainsi, de manière transverse, les objectifs de la mesure Me.01.03.2 Recommandations • • • Participation de la FVA à la mise sur pied du projet « le Pavé » 2011 Assurer la coordination avec les autres mesures du plan opérationnel Développer les compétences des intervenants du projet dans la prise en compte de la problématique alcool chez les jeunes adultes et dans l’orientation vers les réseaux spécialisés Utiliser les enseignements tirés de cette expérience pour développer des projets dans ce domaine dans les autres régions du canton en partenariat avec les acteurs régionaux

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CHAMP D’ACTION CA01 – PROTECTION DE LA SANTE, PROMOTION DE LA SANTE ET DEPISTAGE PRECOCE

Me.01.03.2 Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Prévention des problèmes d’alcool en milieu extra scolaire / collaboration TSP - TSHM

Le TSP et le TSHM sont en constant développemen t et offrent une bonne couverture cantonale. De part leurs actions de proximité les TSP et TSHM peuvent rendre compte des problématique s alcool rencontrées dans leurs champs d’actions

Développer les espaces d’échanges et de collaborations dans l’analyse des consommations problématiques d’alcool. Evaluer la pertinence de développement de nouveaux projets. Evaluer et répondre si nécessaire aux besoins des TSP et TSHM

Chef de projet Mesure: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Partenaire: Plate-forme des travailleurs sociaux de proximité dans le canton de Vaud (Rel’ier)

Plateforme des travailleurs sociaux de proximité dans le canton de Vaud (Rel’ier) Me.01.03.1 Me.01.03.1.C HPNA2

TSP-TSHM

Bilan 2010 Les objectifs de cette mesure sont de renforcer la collaboration avec les travailleurs sociaux de proximité (TSP) et les travailleurs sociaux hors murs (TSHM) actifs dans différentes régions du canton. L’idée de ce rapprochement était de profiter des observations de ces professionnels au sujet de l’évolution de la consommation problématique d’alcool à laquelle ils peuvent être confrontés. Dans cette optique, l’opportunité pour le chef de projet PAct 2ème axe de rejoindre la plateforme des travailleurs sociaux de proximité du canton de Vaud animée par Rel’ier avait été retenue afin de favoriser les échanges et la collaboration. Cette proposition a été présentée en plateforme TSP Vaud et suite à la discussion qui a suivi, cette option a été finalement écartée. En effet, les réunions de cette plateforme sont avant tout dédiées au partage d’expériences et de pratiques entre les différents professionnels concernés et ne sont pas appropriées pour le traitement d’une problématique spécifique. De plus, les échanges et la collaboration entre les TSP et TSHM s’effectuent de manière optimale au travers des mesures spécifiques du plan opérationnel dans lesquelles ils sont impliqués, soit : Me.01.03.1.C Me.01.03.1.D Me.03.01. Me.03.02 HPNA2 Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels Réflexion sur les problématiques alcool en milieu urbain Programmes: Be my angel Concepts de protection de la jeunesse dans les manifestations Prévention et réduction des risques en milieu festif

De fait, les objectifs de la mesure peuvent être atteints de manière transverse au travers des collaborations effectives liées à la mise en œuvre des mesures. Ainsi, la mesure Me.01.03.2 Développement des échanges et des collaborations avec les TSP et TSHM se

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trouve dès lors sans objet et peu être abandonnée. Des présentations en lien avec la prévention de la consommation problématique alcool peuvent être reconduites au sein de la Plateforme TSP Vaud en fonction des nécessités mais ne demandent pas le développement d’une mesure spécifique. La présentation de l’avancement du plan opérationnel pourra être effectuée par l’intermédiaire des séances PlaVA. Recommandations • • • • Abandon de la mesure Me.01.03.2 Développement des collaborations et des échanges avec les TSP et TSHM au travers des autres mesures du plan opérationnel En cas de nécessité, présentation des aspects concernant la prévention de la consommation problématique d’alcool en Plateforme TSP Vaud Présentation aux TSP et TSHM de l’avancement du plan opérationnel lors des séances PlaVA

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CHAMP D’ACTION CA03 – REDUCTION DES RISQUES INDIVIDUELS ET SOCIAUX

Me.03.01. Alcool et sécurité routière. Programmes: Be my angel, ateliers et outils interactifs
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Alcool et sécurité routière

Programme be my angel, ateliers et outils interactifs déployés sur le canton de Vaud par la FVA et l’Espace prévention Nord Vaudois (Health Angel). BMA : expérience accumulée depuis 2003 mobilisable dans d’autres projets. Collaboration avec la HES-SO dans la mise en œuvre des actions au Paléo et au Montreux Jazz Festival. BMA déployé au niveau Romand et national.

Maintien et développement des programmes actuels. Elargissement des messages aux drogues illégales.

Chef de projet Mesure: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Mise en œuvre: VD: FVA Nord vaudois: EP Liens au niveau national Suisse romande: Coordination: FVA NE: CENEA GE: FEGPA JU: Fondation O2 VS: LVT FR: REPER VD : FVA Suisse alémanique: ASN Bleue Kreuz

Me.03.02. HPNA2

Jeunes conducte urs

Bilan 2010 En fonction depuis 2003, le programme alcool et sécurité routière a été maintenu en 2010. Ce programme étant préexistant au lancement du plan opérationnel, nous ne nous attarderons pas à en faire un descriptif détaillé mais ferons premièrement un bilan des actions déployées sur l’ensemble du canton en 2010 pour finalement nous intéresser aux projets de développement de ce programme en lien avec les autres mesures du plan opérationnel. Le programme Be my angel (www.bemyangel.ch) est un programme de prévention des risques liés à l’alcool au volant par la promotion du concept du conducteur sobre. Grâce au soutien du Fond de Sécurité Routière (FSR), 101 soirées Be my angel ont été organisées en collaboration avec 45 établissements ou organisateurs d’événements. Plus de 3500 contrats de confiance ont été signés entre le conducteur et ses passagers, soit 10500 personnes directement impliquées, afin d’assurer un retour en toute sécurité. Cette année, la collaboration avec la HES-SO Wallis s’est poursuivie dans le cadre du Montreux Jazz Festival 2010 et du Paléo Festival. Dans le nord vaudois, c’est avec l’Espace prévention et ses « Health Angels » que nous collaborons pour la mise en œuvre du projet. La FVA coordonne également ce projet au niveau Romand et collabore avec l’association

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Am Steuer nie et la Croix bleue suisse alémanique dans le déploiement du projet au niveau national. Au niveau des conférence et ateliers de prévention des accidents de la route dus à des facultés affaiblies 8 établissements de formation ont pu bénéficier d’actions de sensibilisation basées sur des outils de simulation. Nous avons également mis à disposition nos outils et collaboré avec 1 corps de police régional ainsi qu’auprès d’administrations publiques, ce qui a permis d’organiser 72 journées de sensibilisations destinées à la population vaudoise. Liens et développements L’inscription du projet alcool et sécurité routière dans les mesures et la dynamique du plan opérationnel permet de créer des synergies avec les autres mesures de prévention en milieu festif. Ainsi, le projet Be my angel participe, par la mise à disposition d’outils de prévention, de module de formation et d’intervenants de terrain à la mise en œuvre de la mesure Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels. Cette dynamique permet de réinvestir les compétences développées dans le cadre du projet alcool et sécurité routière vers d’autres actions de prévention de la consommation problématique d’alcool développées au niveau cantonal. Ainsi, l’axe Be my angel est intégré à la mesure 03.02 Concept de protection de la jeunesse et de prévention dans les manifestations soumises à autorisation et figure dans le Catalogue vaudois3 des prestations de prévention. Cette expérience sera également utilisée dans le cadre du développement de la mesure HPNA 2 Prévention et réduction des risques en milieu festif au niveau des modes d’interventions et des aspects logistiques. Cette dynamique permet de réinvestir et de transposer des compétences vers d’autres projets. Ces collaborations sont prometteuses dans la mesure où elles devraient permettre des économies d’échelle et une cohérence des messages tout en élargissant la palette des comportements à risques ciblés. De même, la poursuite de ces collaborations permettra d’élargir l’approche liée à la conduite avec des facultés affaiblies aux drogues illégales. Enfin, la communication concernant la mise en oeuvre du plan opérationnel a également permis de collaborer avec l’Unité socio-éducative (USE) par la mise à disposition des outils de simulation dans le cadre des cours pour conducteurs animés par ce service. La mise en oeuvre concrète de cette collaboration aura lieu en janvier 2011. Il a ainsi été possible d’élargir le champ d’utilisation des outils du programme à d’autres populations que les 16-25 ans. Cette collaboration a permis d’anticiper en partie la mise en oeuvre de la mesure 03.01 prévue dans le volet 2011 ayant pour objectif le développement de nouveaux lieux de déploiement du programme alcool et sécurité routière et un élargissement des messages à la population vaudoise en général. (FVA, 2009 p.17) Enfin Be my angel collabore au projet Alcooquizz du service d’alcoologie du CHUV (www.alcooquiz.ch) par la diffusion du programme dans les lieux festifs.

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Document annexé

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CHAMP D’ACTION CA03 – REDUCTION DES RISQUES INDIVIDUELS ET SOCIAUX

Me.03.02 / (Me.1.03.1.A) Concepts de protection de la jeunesse et de prévention dans les manifestations soumises à autorisation
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Préventi on des problèm es d’alcool en milieu extrascolaire / milieu festif

Fort développem ent des actions de prévention en milieu festif. Autorisation délivrée par les communes avec préavis Police Cantonale. Plusieurs acteurs institutionnel s impliqués.

Charte cantonale Catalogue des mesures d’accompagnement Répartition des champs à couvrir et des acteurs impliqués

Cheffe de Projet Mesure Rose-Marie Notz – FVA rmnotz@fva.ch Groupe mesure: Croix bleue, Espace Prévention Nord Espace prévention La Côte Service Jeunesse Vevey Point Fixe ACT Police de Lausanne Police Cantonale Montreux Jazz Festival Recidive Production FVJC

Me.08.02 « Achatstest » Me.08.04 Mesure.03.01 HPNA 2 Guichet Unique Etat de Vaud, Check-list de la police cantonale

Organisateurs de manifestations Autorités communales Public

Bilan 2010 Le groupe mesure s’est réuni à quatre reprises durant l’année 2010 afin d’échanger au sujet des mesures préventives et de protection de la jeunesse destinées aux manifestations avec autorisation. Le groupe a été composé en tenant compte des différents acteurs concernés par ce type de manifestations à savoir les organisateurs, les services de police et les organismes de prévention actifs dans ce domaine au niveau cantonal. Objectifs Concevoir un programme coordonné de prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes en milieu festif. Créer une Charte cantonale pour les manifestations à permis temporaire ainsi qu’un catalogue présentant les mesures d’accompagnement.4 Répartir les champs à couvrir et les acteurs impliqués.

Contexte Ces dix dernières années, la prévention des risques liés aux abus d’alcool et autres substances psychotropes s’est fortement développée dans les manifestations avec autorisation du canton de Vaud. Aujourd’hui, s’inquiéter pour un retour sécurisé, mettre à disposition du public de l’eau gratuite ou former les équipes des bars pour un service responsable de l’alcool sont des mesures beaucoup plus répandues qu’hier. De nombreux organisateurs vaudois ont fait preuve de créativité pour s’approprier des actions de prévention en collaboration, le plus souvent, avec des organismes spécialisés. Ces derniers ont développés des programmes qui ont peu à peu enrichi la gamme des prestations proposées aux organisateurs. De son coté, la police a largement contribué à faire connaître
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Document figurant à l’annexe 1

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certaines de ces offres. Le permis temporaire pour la vente d’alcool est remis par l’autorité communale dans le canton de Vaud. Le traitement des demandes est encore très inégal selon les communes notamment sur la question de la gestion des risques. La coordination des actions de prévention au plan cantonal permettrait de viser une harmonisation des pratiques et une plus grande égalité de traitement. D’autre part, optimiser les ressources, améliorer la qualité, renforcer l’impact des actions et traduire des lignes de force, c’est-à-dire une politique cantonale, sont les principaux objectifs qui motivent la réalisation d’une Charte cantonale pour la prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes en milieu festif.

Recommandations Dynamiser et favoriser l’indentification de la charte cantonale par un concept de communication approprié Pour identifier de manière dynamique la Charte cantonale, elle a reçu un nom propre « Festi-Plus » et il est prévu de lui créer un site internet. Les noms de domaine Festiplus et festiplus ont été réservés. Les logos des institutions membres du groupe de projet qui ont contribué à la création du concept apparaîtront sur une page du site. Insérer la charte cantonale dans le dispositif de « guichet unique » destiné aux organisateurs développé par l’Etat de Vaud Afin de faire connaître la Charte cantonale aux organisateurs de manifestations, il est important d’être en lien étroit avec le guichet unique (portail informatique pour toutes les demandes de permis temporaire de vente d’alcool) qui verra le jour début 2011 au sein de l’administration cantonale. D’autres canaux seront activés (Jeunesse campagnardes, écoles post-obligatoires, etc.). Favoriser l’adhésion des organisateurs à la charte cantonale par des exigences adaptées La question de l’adhésion à la Charte cantonale est un point délicat car il faut marquer l’engagement sans décourager les organisateurs par des exigences trop hautes et compliquées. Ce point est encore à l’étude pour trouver le meilleur compromis permettant d’avoir un suivi et un contrôle minimum sans alourdir les démarches de l’organisateur qui en a par ailleurs déjà beaucoup. Développer et fournir aux organiseurs des bracelets d’indentification des âges siglés au nom de la charte cantonale Dans le catalogue de prestations, sous la rubrique du matériel à disposition, on ne trouve pas d’adresses pour commander des bracelets pour le repérage des âges aux bars. Proposer des adresses commerciales n’est pas souhaité. Nous suggérons, pour le lancement de la Charte, d’en acheter avec l’inscription Festi-Plus. En commander une certaine quantité permettrait de diminuer le coût de l’unité. Maintenir un groupe de suivi afin évaluer et d’adapter la charte Pour lancer ce projet, suivre son évolution, faire les mises à jour nécessaires, l’adapter aux besoins et en évaluer l’impact, il est envisagé de maintenir les liens entre les différents acteurs du catalogue de prestations. Cela pourrait se traduire par une rencontre annuelle par exemple. L’un des autres objectifs du maintien des liens serait de développer et/ou de partager des compétences.

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Suite au travail du groupe mesure en 2010 le projet et prêt à être mis en œuvre. Cependant, les ressources propres des acteurs impliqués ne permettent pas de financer sa mise en forme. La suite de la mesure nécessite la validation par le Service de la santé publique des recommandations du groupe mesure et du contenu de la charte ainsi que la recherche d’un financement additionnel pour sa mise en forme et sa promotion selon le budget ci-dessous. Budget prévisionnel

Rubriques 30 000 bracelets Festi-Plus à 13 cts pièce (+TVA) Couleurs : rouge, orange et vert Construction du site internet Festi-Plus 500 flyers d’information Festi-Plus Conception et impression Total

Coûts 4200.-

3000.2000.-

9200.-

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CHAMP D’ACTION CA05 – INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUES

Me.05.02 Assurance d’une présence permanente des principes du PAct-Alcool 2ème axe dans les médias
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Information Communica tion

Addiction info suisse et le GREA communiquent régulièrement au niveau national et romand. Le PNA préconise la diffusion d’informations destinées à la population dans les médias. Les Ligues de la santé disposent d’un service de communication qui peut être mobilisé.

Diffuser les informations en lien avec les mesures du PAct-alcool dans les médias. Développer des synergies avec les communiqués de Addiction info suisse et du GREA.

Chef de projet Mesure: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Groupe Mesure: Addiction info suisse GREA Ligues de la santé

Toutes mesures PActAlcool 2ème axe

Médias Public

Bilan 2010 L’objectif de cette mesure est d’assurer une communication des principes du PAct-Alcool deuxième axe dans les médias afin de diffuser les informations concernant la prévention de la consommation problématique d’alcool auprès de la population. La stratégie prévue pour développer cette mesure était de profiter des actions de communication du Grea et de Addiction Info Suisse afin de transmettre les informations pertinentes au niveau cantonal. Une rencontre avec les responsables de ces institutions a permis de prévoir la coordination de la campagne de presse par fourniture au référent cantonal des plans de communication de ces deux institutions. Cependant, cette stratégie n’a pas permis un plan de communication efficace, d’une part parce que les thèmes prévus par Addiction Info Suisse n’ont pas toujours fourni une opportunité de communication sur les mesures du plan opérationnel, et que d’autre part, les plans de communication sont également soumis à l’actualité et ne permettent pas toujours une anticipation suffisante compte tenu des délais. En ce qui concerne le GREA les communiqués « alcool » se sont essentiellement orientés cette année sur la question de la révision de la loi sur l’alcool. La réunion d’un groupe mesure sur ce thème n’apporte pas de valeurs ajoutées significatives. La collaboration avec ces deux institutions peut être maintenue par des échanges bilatéraux. Cependant, la présentation du plan opérationnel lors de la séance PlaVA du 22 mars ainsi que le débat autour du projet de loi sur la révision de la loi sur l’alcool ont offert quelques opportunités de présenter les principes du plan opérationnel dans les médias. Le chef de projet du plan opérationnel s’est exprimé sur ces thèmes à 5 reprises dans le journal 24h ainsi que 3 interviews radio (RSR, Rouge FM et Radio Lac) et a également participé à deux plateaux TV sur la chaîne régionale La Télé.

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Cependant, un plan de communication planifié permettra de mieux diffuser les informations en lien avec la population vaudoise. La mise en œuvre en 2011 des mesures du plan opérationnel développées durant cette année fournira des opportunités de communication qui seront exploitées. Recommandations Dissolution du groupe mesure tout en maintenant la collaboration avec ces deux institutions par des échanges bilatéraux Planification d’un plan de communication 2011 tenant compte de la mise en œuvre des mesures développées en 2010.

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CHAMP D’ACTION CA06 – COLLABORATION INSTITUTIONELLE

Me.06. Déploiement du plan opérationnel PAct-Alcool, 2ème axe, information et prévention
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

PAct-Alcool 2007-2012, 2ème axe, information et prévention

Voir Plan opérationnel PAct-Alcool 20072012, 2ème axe, information et prévention (FVA, 2009)

Voir Plan opérationnel PActAlcool 2007-2012, 2ème axe, information et prévention (FVA, 2009)

Mandant : SSP Copil : délég. Du Conseil Alcool Chef de projet: Stéphane Caduff – FVA scaduff@fva.ch Groupe Mesure: PlaVA

Programme national alcool, PNA PAct-Alcool 2007-2012 Rapport Forel 2008 Rapport Forel - Graf 2009

PlaVA Populati on vaudoise

La mesure Me 06 correspondant à la mise en œuvre du plan opérationnel, le bilan 2010 est constituée de l’ensemble du présent rapport.

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CHAMP D’APPLICATION CA08 – APPLICATION DU DROIT

Me.08.02. « Achats-Tests » ; Contrôle systématique de l’application des prescriptions de protection de la jeunesse
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Protection de la jeunesse

Augmentation des problématiques liées aux ivresses ponctuelles. Développement des « achats-tests » en suisse alémanique; Guide Ferarihs, Blaue Kreuz et récemment en suisse romande (VS LVT) et (NE Croixbleue). Expériences sur VD menée en 2002 (Vevey) en 2008 (Riviera) et au niveau du Tabac (CIPRET-ISPA 2009). Aspects légaux encore à clarifier notamment au niveau fédéral. Questions éthiques. Questionnement autour des rôles des différents acteurs concernés (autorités, police du commerce, organismes de prévention).

Objectifs 1: Etablir l’efficacité des AT. Explorer les alternatives. Monitoring et relation avec les autorités. Légitimité des acteurs et responsabilités. La démarche vue sous l’angle de l’éthique et de l’éducation. Objectifs 2: Critères qualité des AT (procédures et partenariats qualifiés). Estimation des coûts. Répartition des champs à couvrir et des acteurs impliqués. Coordination cantonale des AT.

Cheffe de Projet Mesure Rose-Marie Notz – FVA rmnotz@fva.ch Membre du groupe: Croix bleue Animation Jeunesse de Montreux CIPRET Vaud Addiction info suisse Police cantonale du commerce Police Riviera Observatoire de la sécurité Lausanne Gastrovaud

Me.03.02. Me.08.04

Les autorités cantonales et communales. Les acteurs de la prévention. Les acteurs de la protection de la jeunesse et de l’éducation. Les polices. Les acteurs de la vente et du service.

Bilan 2010 Le groupe mesure s’est réuni à six reprises durant l’année 2010 dont deux fois avec l’apport d’une éthicienne. Le groupe a été composé en tenant compte des différents acteurs concernés par la question des achats-tests à savoir un représentant des milieux de la vente et de la distribution, des communes, les services de police et les organismes de prévention. Objectifs Déterminer la faisabilité des achats-tests dans le canton de Vaud : - S’informer sur l’efficacité des AT et voir si d’autres alternatives existent - Mener une réflexion sur les questions éthiques et éducatives de la démarche - Déterminer les liens entre les différents partenaires (police, prévention) - Recommander une procédure et des critères qualité - Etablir une estimation des coûts des AT - Définir la répartition des champs à couvrir et les acteurs impliqués Contexte La question de l’utilisation des achats-tests (AT) comme outil de prévention est aujourd’hui sur le devant de la scène. On constate une moindre tolérance de la société en relation avec

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la vente d’alcool aux mineurs. Cela est dû notamment aux signes alarmants de l’alcoolisation des jeunes : précocité, bitures express (binge drinking), comas éthyliques. Les AT ont pour principal objectif d’améliorer le respect de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs et par conséquent de diminuer l’accessibilité des boissons alcoolisées pour les adolescents. Au niveau vaudois, il n’existe pas aujourd’hui un état des lieux exhaustif qui donne une idée précise de la manière dont cette loi est appliquée dans les différents types de lieux de vente. Des médias ont effectué des tests d’achat à Lausanne (2009) et en Suisse romande (2008) de manière ciblée. Un groupe pluridisciplinaire, sous l’égide de la Commission prévention Riviera, en a aussi réalisé en 2008 dans sa région, mais là encore en sélectionnant les établissements visités. Ces différentes actions ont montré qu’il est encore facile, pour les mineurs, d’acheter ou de se faire servir de l’alcool. Ces expériences n’ayant pas été réitérées, il est difficile de dire si elles ont infléchi les ventes illégales. On constate néanmoins une évolution, puisque plusieurs groupes de la grande distribution effectuent des AT en interne de manière plus ou moins systématisée depuis quelques temps en Suisse romande. La Régie Fédérale des Alcools (RFA) défend l’introduction, dans la nouvelle loi sur l’alcool, d’une base légale pour les AT. Elle a mandaté l’institut Ferarihs pour mener un premier état des lieux au niveau suisse, puis réaliser un guide pour la mise en place d’AT paru dans sa première version fin 2009, puis dans sa version définitive en août 2010. Le projet de loi sur l’alcool, dont l’article 9 concerne les AT, a été mis en consultation jusqu’au 31 octobre 2010. Addiction Info Suisse et le Groupement romand d’étude des addictions saluent la création d’un article donnant une base légale aux AT. Cependant, les AT sont aussi une mesure controversée : pour les uns, action très efficace, pour les autres, action discutable du point de vue du droit ou de l’éducation et de l’éthique. Une réflexion plus approfondie est apparue nécessaire sur cette mesure avant son éventuelle mise en œuvre au sein du canton. Cette réflexion a pu être conduite par le groupe de travail mesure Les travaux du groupe mesure ont abordés les points suivants : • • • • • Procédures lors d’infractions à la LADB ou à l’art 136 du code pénal Expériences antérieures en matière d’achats test d’alcool Efficacité des achats test d’alcool Aspects éthiques Alternative aux achats test

Les discussions ont permis de confronter différents points de vue parfois divergents entre les acteurs concernés. Les discussions ont permis de dégager un consensus débouchant sur la rédaction de recommandations et la proposition d’une phase opérationnelle pour la réalisation des achats test dans le canton de Vaud. Pour des raisons de structure, le détail des éléments discutés n’est pas rapporté ici. Ils figurent dans le document « Recommandations sur la question des achats test d’alcool » annexé au présent rapport. Recommandations pour la mise en place d’AT dans le canton de Vaud • Organiser au niveau cantonal, et sous l’égide du Service de la santé publique, 2 campagnes d’AT sous la forme du monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux ans. Le mandat devrait être confié à un organisme reconnu et pourrait

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s’appuyer sur un comité de pilotage. • Viser une égalité de traitement sur le territoire cantonal au niveau géographique et selon le type de lieux de vente (inclure les manifestations avec autorisation). L’échantillonnage ainsi que le traitement des données recueillies seront réalisés par un organisme spécialisé, ce qui permettra d’obtenir des statistiques significatives au niveau cantonal (choix aléatoire des lieux de vente sur la liste complète). Pour ce qui concerne les régions, il sera possible d’obtenir des tendances pour le district de Lausanne, les régions Ouest, Est et Nord. Au terme de la phase pilote, une évaluation d’impact pourra être faite en fonction de l’évolution des résultats de ces deux campagnes qui donnera une première indication. Nous aurons alors une photographie plus précise de la situation par rapport au respect de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs dans le canton de Vaud. Nous aurons aussi des données concernant les types de lieux de vente et les zones géographiques les plus concernés. Ces actions ne doivent pas se déployer en tant que mesure unique pour résoudre un problème, mais s’insérer dans une campagne de prévention (sensibilisation de la population et/ou des acteurs de la vente). La formation des acteurs de la vente doit être une mesure d’accompagnement associée. Des critères ainsi qu’une procédure doivent être établis pour le recrutement et la formation des jeunes acheteurs en complément du guide Ferarihs (par exemple avoir 14 ans révolus). Ce guide est une bonne base de référence pour certains éléments de la mise en place des AT mais il doit être complété (procédure de recrutement, formation) et adapté au contexte vaudois (monitorage et échantillonnage représentatif d’un point de vue statistique). Privilégier chez les jeunes acheteurs une vision critique et nuancée de la démarche et développer l’esprit citoyen du dialogue et de la responsabilité partagée. Les valeurs éducatives qui visent l’autonomie et la solidarité ne doivent pas être négligées par souci d’efficacité. Cet aspect pourrait faire l’objet d’une évaluation qualitative externe. Privilégier la concertation entre les différents acteurs impliqués dans la démarche des AT et définir le plus précisément possible les rôles et limites de chacun (répressif, préventif). Développer des compétences parmi les acteurs engagés dans l’action et affiner l’approche méthodologique des AT. Continuer à défendre d’autres mesures de prévention dans le but de diminuer l’accessibilité de l’alcool pour les mineurs : structurelles (imposition, publicité, prix bas, remise d’alcool interdite) et comportementales (en visant les parents, les jeunes et la population en général).

Proposition pour la phase opérationnelle Deux campagnes d’AT sous la forme de monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux ans.

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OBJECTIFS Dresser un état des lieux de la situation concernant le respect de la législation pour la vente d’alcool aux mineurs dans le canton de Vaud. Diminuer la vente d’alcool aux mineurs n’ayant pas l’âge requis. Etablir un échantillonnage représentatif du canton qui prenne en compte l’ensemble des lieux de vente (à l’emporter et à consommer sur place). A ceci s’ajoute un panel d’AT qui seront réalisés au sein de manifestations avec un permis temporaire de vente d’alcool. Développer des compétences parmi les acteurs impliqués dans la démarche et affiner l’approche méthodologique des AT. Renforcer la collaboration coordonnée des acteurs de la prévention des risques liés à la consommation d’alcool dans le but de proposer des prestations de qualité et d’optimiser les ressources.

-

ORGANISATION Mandant : Service de la santé publique Chef de projet : Fondation vaudoise contre l’alcoolisme Comité de pilotage : membres actuels du groupe de projet ÉTAPES DE LA PROCÉDURE DES AT D’ALCOOL Communication : - Communication de campagne - Information des lieux de vente du résultat de l’AT - Communication des résultats (anonymes) au mandant - Communication aux médias et aux acteurs de la vente Recrutement, formation, accompagnement : - Recrutement des équipes (jeunes et accompagnants) - Information des parents, formation des équipes - Récoltes des données - Débriefing avec les équipes - Evaluation du processus - Formation des acteurs de la vente Procédure, échantillonnage et analyse des données : - Validation de la procédure (guide Ferarihs et Addiction Info Suisse) - Construction de l’échantillonnage - Analyse des données DISTINCTION DES RÒLES Communication : coordination par le chef de projet en lien avec le mandant. Recrutement, formation et accompagnement : coordination par le chef de projet et collaboration étroite avec les acteurs de la prévention dont la police pour la formation des jeunes et des accompagnants.

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Procédure, échantillonnage et analyse des données : coordination Addiction Info Suisse. ECHANTILLONNAGE DES AT D’après une estimation d’Addiction Info Suisse, il faudrait réaliser environ 350 achats-tests pour garantir un panel statistiquement représentatif au niveau cantonal. Pour la deuxième campagne, les contrevenants ne seraient pas repris automatiquement dans l’échantillonnage car cela nécessiterait de les compter en plus des 350 AT, ce qui augmenterait les coûts qui sont déjà conséquents. Pour le cas particulier des manifestations avec permis temporaire de vente d’alcool, outre le fait qu’elles sont très nombreuses en terres vaudoises, un échantillonnage systématique sur la base de listes préétablies est difficile à mettre en œuvre et un panel serait sélectionné de manière aléatoire, ce qui devra permettre de dégager une tendance à leur sujet (par ex. sur la base de 50 AT environ). Le niveau de détail des informations recueillies pourrait se décliner de la manière suivante au plan cantonal : Les grandes régions du canton (par ex. district de Lausanne et les régions du Nord, de l’Est et de l’Ouest). La vente à l’emporter en distinguant la grande distribution et les petits commerçants. La consommation sur place en distinguant, si possible, les cafés-restaurants et hôtels, des autres types d’établissements.

BUDGET PREVISIONNEL Sur la base de 400 AT
Rubriques Procédure et analyse des données Vaud Evaluation de processus avec les jeunes Défraiement 10 jeunes AT Défraiement jeunes formation Salaires 5 accompagnateurs AT Salaires formation Frais opérationnels (boissons, transports, repas) Communication, administration Coût/ an 10000.1500.12000.450.30000.1125.9400.5000.-

Total

69475.-

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CHAMP D’APPLICATION CA08 – APPLICATION DU DROIT

Me.08.04. Formation du personnel travaillant dans la vente et le service concernant la remise de boissons alcooliques aux jeunes et aux personnes ivres
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Formation du personnel travaillant dans la vente et le service

Augmentation des ivresses ponctuelles. Application parfois lacunaire de la loi. Situations de refus parfois difficile, (violence). Offre de formation sur VD: Gastrovaud (FVA), enseignes du commerce de détails, sensibilisation des responsables de bars dans les manifestation, (FVA, Croix Bleue, Espaces préventions). Formation professionnelle (EPCL), Hautes Ecoles (EHL),…

Objectif: Renforcer les ressources des professionnels pour faire face aux situations de vente difficiles : refus de vente d’alcool en cas d’ébriété et/ou aux mineurs Objectifs intermédiaires : Inventaire des formations et des formateurs VD. Identifier les besoins en formation Définir les contenus et les critères qualités des formations. Valider les organismes de formation. Envisager une stratégie de promotion de la formation.

Cheffe de Projet Mesure Rose-Marie Notz – FVA rmnotz@fva.ch Membre du groupe: Croix bleue Gastrovaud COOP Denner Trade Club Pool « Lausanne La Nuit » Ecole Hôtelière de Lausanne Police du commerce d’Yverdon- LesBains

Me.03.02. Me.08.02.

Serveurs, serveuses. Vendeurs, vendeuse. Caissiers, caissières. Responsa bles d’équipes de vente.

Bilan 2010 Ce groupe de projet a été constitué sur la base de trois types de lieux de vente d’alcool identifiés comme spécifiques : la vente à l’emporter, la consommation sur place et le milieu de la nuit (clubs, bars, discothèques). Le groupe de projet s’est scindé en deux sur proposition des acteurs de la grande distribution afin d’approfondir les besoins particuliers de la vente à l’emporter (Coop, Denner et Globus qui représente le Trade Club de Lausanne). Seul le sous-groupe Distribution, vente à l’emporter s’est réuni plusieurs fois cette année et a mené une réflexion. Ce milieu est difficile à appréhender dans sa diversité notamment parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur au niveau cantonal qui regroupe les intérêts de cette branche. On trouve les grandes marques et quelques associations de commerçants régionales. Si l’on fait un tour d’horizon des principales offres vaudoises de formation dans le domaine de la vente et du service, on distingue la formation initiale, permanente et de perfectionnement, interne aux entreprises et enfin celle nécessaire pour l’obtention de la licence. Des actions de prévention destinées aux acteurs de la vente et du service ont aussi été mises en place : sensibilisation des responsables bars lors des manifestations avec autorisation, workshops dans les écoles hôtelières, campagne « Quel âge as-tu ? », rencontres avec des équipes de la grande distribution. Par ailleurs, et en parallèle du guide pour la mise en place d’achats-tests, la Régie Fédérale des Alcools (RFA) prépare, avec plusieurs grands groupes de la restauration et de la grande distribution, des modules de formation destinés aux personnels de la vente et du service. Ces modules ont pour objectif de soutenir les professionnels pour une meilleure application de la législation pour la vente d’alcool et la protection de la jeunesse. Ils seront disponibles au printemps 2011.

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1. Distribution, vente à l’emporter LE SOUS-GROUPE DE PROJET Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) - Secrétaire : Paola Tarchini (FVA) Membres du sous-groupe de projet : Vincent Audemars (police du commerce Yverdon-les-Bains), Laurent Chaignard (Trade Club Lausanne), Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Jean-Marie Nidegger (Denner), Yves Vuilleumier (Coop). LES OBJECTIFS DU SOUS-GROUPE DE PROJET Inventorier l’offre de formation des membres du groupe Identifier les besoins en fonction des contextes et définir des priorités Compléter ou améliorer l’offre

L’OFFRE DE FORMATION DE TROIS ACTEURS DE LA GRANDE DISTRIBUTION On constate que des procédures de formation similaires existent chez les trois acteurs de la grande distribution représentés dans le groupe de projet : cours caisses, formations des nouveaux employés et apprentis, autocontrôles, caisses munies d’un système d’alarme en cas d’achat d’alcool. EXEMPLE DE FORAMTION DANS LA GRANDE DISTRIBUTION La formation interne sur les questions de l’alcool s’articule autour de : - Cours caisse (un film avec une explication des lois) - Un rappel régulier aux équipes par les chefs de vente En appui, les caisses sont munies d’un écran qui possède une alarme lorsqu’un produit doit faire l’objet d’un contrôle de l’âge (tabac et alcool). Les apprentis tournent sur tous les secteurs du magasin en 2 ou 3 ans selon leur formation. Ils participent aussi au cours caisse qui se déroule sur une demi-journée. Les formateurs sont particulièrement attentifs aux apprentis dans ce cadre. Les caisses sont régulièrement mises à jour (aspects techniques et nouveaux produits). Tous les nouveaux employés bénéficient d’une journée de formation dont le contenu porte sur la sécurité et l’hygiène. Elle permet aussi de donner des consignes concernant la vente d’alcool et la protection de la jeunesse. Cette journée est dispensée auprès d’un maximum d’une dizaine de personnes.

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Le contenu de la partie de la formation qui concerne la vente d’alcool est le suivant : exercice de reconnaissance de l’âge des jeunes, refus de vente à des enfants qui viendraient acheter de l’alcool pour leurs parents, stratégies de communication (faire appel à la sécurité en cas de besoin par exemple). POLITIQUE DE FORMATION Un acteur de la grande distribution ont mis en place une politique active en matière de protection de la jeunesse et ne vend pas d’alcool au moins de 18 ans (l’âge requis par la loi vaudoise est de 16 ans révolus pour les alcools fermentés). Les employés sont informés qu’ils pourraient être pénalisés en cas de non respect de cette règle. Les restaurants qui se trouvent dans les supermarchés ont du personnel formé qui a obtenu la patente.

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Un module de formation spécifique pour l’alcool et le tabac est envoyé aux gérants qui doivent réaliser ce module auprès de leur personnel. Les employés signent un formulaire qui prouve qu’ils ont bien suivi ce module. Le centre de formation interne gère les cours suivants : Cours caisse sur 2 jours (au niveau romand, 2-3 sessions par mois avec une quinzaine de personnes). Le contenu de la formation pour la vente d’alcool est centré principalement sur la protection de la jeunesse, la reconnaissance de l’âge et le mode de communication selon les situations rencontrées. Ce sont les cartes d’identité et non celles d’étudiants qui sont demandées, au moindre doute, comme preuve de l’âge. Des mises à jour sont régulièrement faites au niveau des caisses (aspects techniques et nouveaux produits). Cours caisse pour les étudiants (job d’été) d’une journée. L’accent est mis sur la difficulté pour des jeunes de s’adresser à d’autres jeunes pour leur demander leur âge et refuser la vente. Tous les nouveaux employés bénéficient de 2 jours de formation, la question de la vente d’alcool y est abordée. Tous les nouveaux apprentis commencent par 3 jours de cours au Centre de formation. Un cours d’une demi journée destiné aux employés qui ont vendu de l’alcool à des jeunes qui n’ont pas l’âge requis (suite à des achats mystères internes). Cette formation est obligatoire. Elle a été conçue récemment avec la participation d’Addiction Info Suisse.

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LES CONTRÔLES INTERNES Les groupes cherchent à améliorer leur résultats en matière de respect de la législation (protection de la jeunesse). Des contrôles sont réalisés en interne sous la forme d’achats-tests (exemple cité d’un chef de région qui les réalise avec des adolescents de son entourage). Les achats-tests sont efficaces mais ont surtout un caractère préventif. En Suisse allemande, une entreprise indépendante a mandaté pour réaliser des achats mystères. Les magasins testés qui n’ont n’a pas vendu d’alcool à un jeune qui n’avait pas l’âge requis, reçoivent des félicitations. Plusieurs enseignes pratiquent des achats mystères en interne réalisés avec des apprentis ou des adolescents, enfants de collaborateurs. Ce n’est pas une pratique systématisée. Des mesures sont prises en cas de problèmes. Suite à l’émission A Bon entendeur, à la télévision suisse romande, sur la vente d’alcool aux mineurs et les mauvais résultats d’achats mystères, les ventes ont diminué les jours suivants dans les enseignes ayant vendu de l’alcool aux jeunes n’ayant pas l’âge requis. LES LIEUX SENSIBLES Les agences franchisées, sont des lieux sensibles dans la mesure où les heures d’ouverture sont prolongées. Ces agences se trouvent dans des lieux exposés (centres villes ou gares). Les conditions de travail sont difficiles, en général ce sont des familles qui tiennent ces échoppes pour pouvoir ouvrir 7 jours sur 7. Ils sont moins sensibilisés puisqu’ils ne sont pas directement dans le groupe « mère » mais appliquent les mêmes règles (pas de vente d’alcool aux moins de 18 ans par exemple). Leur chiffre d’affaires pour la vente d’alcool est important, ils ont des produits spécifiques. Pour ce qui concerne ces magasins, le manque de formation dispensée, va être corrigé. En effet, la les modules de formation développés avec la Régie fédérale des alcools seront accessibles à l’ensemble du personnel y compris les franchisés. Il sera intéressant de vérifier si ces nouveaux outils sont adaptés pour ce type d’échoppe. ll convient également d’être attentif aux autres enseignes (Hard discounter et Chaînes de franchisés) non représentées dans ce groupe de travail pour voir si ils pourront bénéficier

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des travaux de la RFA dans ce domaine. Au niveau des commerçants, ceux qui sont le plus exposés sont probablement ceux qui se trouvent dans les quartiers périphériques des villes, ce sont des lieux relativement anonymes et isolés. Dans un village, les gens se connaissent en général mieux, l’anonymat est plus difficile à préserver. 2. Recommandations

1. Des modèles de formation ainsi que des mesures d’accompagnement pour les personnels de la vente d’alcool existent et on constate qu’ils s’appuient sur des bases similaires au sein de trois grandes enseignes : cours caisse, formations des nouveaux employés et apprentis, autocontrôles, caisses munies d’un système d’alarme en cas d’achat d’alcool. Ces modèles peuvent être une référence pour encourager la profession à se munir de procédures identiques ou adaptées selon la taille et le type de commerce. 2. Il est possible d’améliorer les contenus ou de compléter l’offre de formation, comme on le voit par exemple dans la mise en place de cours pour ceux qui ont vendu de l’alcool à un jeune n’ayant pas l’âge requis suite à des achats-tests internes. 3. Les petits commerçants ou certains franchisés ne peuvent bénéficier des mêmes ressources que les grandes surfaces et c’est vers eux que devraient se tourner nos efforts en matière de prévention, notamment par le biais de la formation. Une partie d’entre eux sont particulièrement exposés par leur emplacement, leur isolement et/ou la pression financière. 4. En complément du point 3, si deux campagnes d’achats-tests sont mises en place au niveau cantonal sous la forme du monitorage, cela devrait permettre de mieux identifier les types de lieux de vente et les zones géographiques les plus exposés à la vente d’alcool aux mineurs. Sur la base de ces informations et d’éventuelles rencontres avec les professionnels concernés, proposer des offres de formation ou d’autres formes d’intervention pour les soutenir. 5. Lorsque les modules de formation, conçus sous l’égide de la Régie fédérales des alcools (RFA), seront disponibles en 2011, il serait intéressant de voir de quelle manière ils pourraient être proposés aux petits commerçants et franchisés de marques. 6. En tenant compte du projet de la RFA, développer et mettre en application une formation adaptée pour le personnel des petits commerces de proximité. 7. L’aspect humain est essentiel pour transmettre des messages adaptés de prévention aux acteurs de la vente d’alcool : travailler dans le dialogue direct et la proximité, observer, encourager, informer. Il peut aussi être utile dans certains contextes de créer des rencontres entre les différents partenaires sociaux : police, vendeurs, acteurs de la prévention et de la jeunesse. 8. Vérifier auprès de la police cantonale du commerce dans quelle mesure il serait possible de donner des conditions d’octroi de patente pour la vente à l’emporter. 9. Pour ce qui concerne les établissements publics et plus particulièrement le milieu de la nuit (clubs, etc.), en 2011, un autre groupe de projet va envisager une approche en prévention qui complète l’existant, il prendra en compte les aspects de formation du personnel.

Annexe

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L’OFFRE VAUDOISE DE FORMATION DES ACTEURS DE LA VENTE ET DU SERVICE Pour la vente : Ecole professionnelle commerciale de Lausanne (EPCL) - Assistant de commerce de détail. Attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) - Gestionnaire de commerce de détail. Certificat fédéral de capacité (CFC) Pour l’hôtellerie et la restauration - Spécialiste en restauration, EPM - Employé en restauration, EPM - Diplôme de gestion en hôtellerie et restauration, EHL - Bachelor «Hautes études en hôtellerie et professions de l’accueil », EHL - Master en hôtellerie, EHL Cours pour la licence d’établissement ou autorisation simple Module 1 Cours à Gastrovaud sur « La prévention des risques liés à la consommation d’alcool » Formation interne à l’entreprise - Module Training on the job (COOP) - TIPS (Training for Intervention ProcedureS) program, EU (école hôtelière Lausanne) - … Actions de prévention - Sensibilisation des responsables de bars en milieu festif - Ateliers dans les écoles hôtelières - Rencontres avec le personnel - Brochure « Au cœur du service » - Campagne « Quel âge as-tu ? »

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MESURES HORS PNA:

HPNA1 Sensibilisation et soutien aux parents
Thème Contexte Objectifs Groupe Me Liens Cible

Famille

Diverses études démontrent l’influence du positionnement des parents et de la fratrie sur la consommation problématique d’alcool des adolescents. Addiction Info Suisse diffuse une lettre aux parents au niveau national Le canton de GE, et la FEGPA ont développé un site web et des brochures spécifiques d’informations. A l’occasion des fêtes de promotions plusieurs services communiquent des informations aux parents (Service de santé des écoles Lausanne, Police Riviera, Etablissement scolaire).

Etudier la reprise des guides GE adaptés à la réalité VD Définir les canaux de diffusion au niveau cantonal Développer des synergies avec les lettres aux parents de l’ISPA

Cheffe de projet mesure: Carole Moix – FVA cmmoix@fva.ch Partenaires: FEGPA

Me01.02. Me.01.03. 1.C

Parents

Bilan 2010 Introduction En 2008 La Fédération genevoise pour la prévention de l’alcoolisme (FEGPA) a développé le programme « mon-ado.ch » dans le cadre du Plan cantonal genevois de promotion de la santé et de prévention 2007-2010. Le but de ce programme est d’informer les adultes, et en particulier les parents au sujet des risques liés à la consommation d’alcool des adolescents. A cet effet, un site web www.mon-ado.ch et un guide sous la forme d’une brochure ont été développés par la FEGPA. Il n’existe pas, dans le canton de Vaud, de programme d’information et de soutien aux parents sur ce thème. Le plan opérationnel a donc défini cette mesure afin d’examiner les opportunités de collaboration avec la FEGPA pour pouvoir faire bénéficier la population vaudoise de cette prestation. Plusieurs rencontres ont été organisées avec la Direction générale de la santé du canton de Genève et la FEGPA dans le but d’examiner une opportunité de collaboration dans le développement et la promotion du site mon-ado.ch. Ces rencontres ont permis d’obtenir l’accord du canton de Genève, et nous avons pu démarrer la collaboration avec la FEGPA. La collaboration porte sur les points suivants : • • • Adaptation des références du site au contexte vaudois Participation au financement du poste de la cheffe de projet « mon-ado.ch » Participation à la création et au financement d’une campagne de communication menée conjointement sur les cantons de Genève, Vaud et Valais

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Participation à la rédaction des contenus du site.

La participation au financement du poste de la cheffe de projet « mon-ado.ch » est évaluée à 10000.- (gestion et développement du site et réponses aux questions des parents) En ce qui concerne le financement de la campagne de communication, nous examinons la possibilité de transmettre une demande au fond géré par le PNA ou l’art.43a, ce que rend possible la dimension intercantonale. Le lancement du site est prévu fin mai 2011 et sera communiqué dans le cadre de la semaine alcool organisée par le GREA dans le cadre du Plan national alcool PNA. D’autre part, les échanges et les collaborations avec les acteurs de la PlaVA ont permis de renforcer la coordination au niveau local. Ainsi nous avons pu faire le lien avec un projet porté par la police de Lausanne en collaboration avec l’Hôpital de l’Enfance visant à développer un projet de brochure d’information aux parents, suite à des interventions pour intoxications alcooliques. Ces deux projets complémentaires permettront d’améliorer l’information et le soutien aux parents au niveau cantonal. Conclusion : La rédaction et la mise en oeuvre du plan opérationnel a permis de mettre en évidence un manque au niveau de l’information aux parents, il a également permis par l’échange entre Vaud et Genève concernant nos plans respectifs, de favoriser le transfert de connaissances et le partage de ressources à un niveau intercantonal.

Recommandations • • • Poursuivre la collaboration avec la FEGPA et les autres cantons romands intéressés (notamment la Ligue valaisanne contre les toxicomanies) Lancer le programme dans le canton de Vaud fin mai 2011 à l’occasion de la semaine alcool du PNA Utiliser cette référence dans les courriers adressés aux parents dans le cadre de la mesure Me.01.03.1.C Programme de prévention pour fêtes et rassemblements informels

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MESURES HORS PNA:

HPNA2 Prévention et réduction des risques en milieu festif
Thème Contexte Objectifs Groupe Me liens Cible

Prévention en milieu festif

Etudes de l’IUMSP. Disparition de l’association Prevtech en 2007. Réflexions simultanées de plusieurs institutions. Convergence des approches prévention alcool et toxicomanie en milieu festif. Intersection entre les Axes prioritaires 2008-2012 en matière de prévention et de lutte contre la toxicodépendance et le PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe, information et prévention.

Objectifs au niveau PActAlcool207-2021, 2ème axe, information et prévention Participer à la réflexion concernant le développement d’un projet de prévention et de réduction des risques en milieu festif. Mettre les expériences et compétences développées dans le cadre du PAct- Alcool 2ème axe, au service du projet.

Cheffe de projet mesure: Rachèle Feret – Rel’ier rferet@relais.ch Groupe mesure: Délégé jeunesse de la Ville de Lausanne ACT GREA – Night Life Fondation ABS Observatoire de la sécurité, Ville de Lausanne Rel’aids FVA

Axes prioritaires 2008-2012 en matière de prévention et de lutte contre la toxicodépen dance Me.01.03.1. C Me.01.03.1. B Me.03.02 Me.01.03.2

Jeunes et jeunes adultes consom mateurs de substan ces psychoa ctives à usage récréatif. Organis ateur de soirées, clubs et festivals.

Introduction Les professionnels actifs dans le domaine de la prévention des dépendances sont préoccupés par les risques liés à la consommation de substances en milieux festifs et constatent un manque d’informations à ce sujet. La Coordination vaudoise des quatre Centres d’Accueil Bas Seuil (CCABS) a également interpellé le SSP sur les risques pris et les coûts engendrés par les consommateurs intégrés, et de ce fait partiellement moins visibles. Une enquête de l’IUMSP réalisée en 2005 dans le canton de Vaud sur la consommation de cocaïne et de drogues de synthèses a mis en évidence, en milieu festif, un mode de consommation occasionnel combinant de nombreuses substances dont l’alcool et le cannabis. Ces éléments plaident pour un rapprochement entre les actions de prévention de la consommation problématique d’alcool avec la réflexion autour de la prévention de la consommation de drogues en milieu festif. Ceci d’autant plus que la disparition en 2007 de l’association Prevtech a laissé un vide dans ce domaine. Bilan 2010 Sur la base de ces constatations, différents acteurs se sont réunis dans un groupe de travail animé par Relier dans le but de développer un projet de prévention et de réduction des risques en milieu nocturne. Le groupe de travail c’est réuni 5 fois en 2010 et a présenté en juin 2010 une esquisse de projet au GEA afin d’obtenir un préavis. Dans sa réponse du 14 juin 2010 Le GEA a accueilli favorablement ce pré-projet et a proposé, compte tenu du nombre d’institutions représentées dans le groupe, de définir clairement l’ancrage institutionnel du projet, il s’est félicité de la dimension toxicomanie et

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alcool et de la diversité des lieux d’interventions (cadre institutionnel et espace public) prévus dans le projet. Sous sa forme actuelle, le projet est articulé autour de 6 points 1) Tenue de stands d’informations dans les soirées festives 2) Action mobile de sensibilisation dans l’espace public à proximité des lieux festifs institutionnels 3) Mise en œuvre d’un lieu mobile d’accueil bas seuil en seconde partie de nuit 4) Développement d’un site web d’informations 5) Elaboration de modules de formation spécifique 5) Développement de mesures destinées aux organisateurs en lien avec les mesures développées dans le plan opérationnel du PAct-Alcool 2eme axe, information et prévention (Me.03.02 et Me.08.04) Conclusion : L’ampleur du projet projeté de par sa dimension et le budget nécessaire à sa réalisation nécessite un travail encore important de définition et de recherche de financements. Le groupe de travail poursuivra son travail en 2011. La mise en synergie de l’expérience et des compétences des institutions représentées dans le groupe de travail devrait permettre une utilisation optimale des ressources nécessaires à son fonctionnement. Recommandations : • • Poursuite de la participation au groupe de travail Intensification de la collaboration avec les mesures du plan arrivant en phase opérationnelle fin 2010 (Me03.02 Concept de prévention et de protection de la jeunesse dans les manifestations, Charte Festi-Plus notamment)

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4. CONCLUSION
Le lancement du plan opérationnel et du premier volet de mesures 2010 s’est effectué entre les mois de mars et décembre 2010. Le choix de lancer 12 mesures sur les 24 prévues était un choix ambitieux mais correspondait également à la volonté d’inscrire ce plan dans une démarche dynamique mobilisant un grand nombre d’acteurs. A la lecture de ce premier bilan, on peut constater que toutes les mesures ne sont pas encore en phase opérationnelle, mais l’objectif principal visant la coordination des acteurs cantonaux concernés par la prévention de la consommation problématique d’alcool est une réussite. La mise en œuvre du plan a mobilisé 23 institutions du champ socio-sanitaire, 8 acteurs des milieux économiques et culturels et 6 services de police au niveau cantonal, régional et communal ; soit un total de 37 institutions. Cette implication s’est réalisée de manière concrète par la participation à un groupe de travail mesures ou par la mise en oeuvre concrète de mesures au niveau opérationnel. Cette importante mobilisation d’acteurs non spécialisés dans la prévention des consommations problématiques d’alcool a pu être favorisée par le modèle de gouvernance prévu dans le PAct-Alcool, 2ème axe, information et prévention, définissant un centre de référence cantonal porteur du plan opérationnel tout en respectant les particularités et ressources régionales et communales. Le contexte social et l’actualité politique ont également largement contribué, en mettant l’accent sur le thème de la consommation problématique d’alcool, à renforcer cette mobilisation. Enfin, l’inscription du plan opérationnel dans les axes du Plan national alcool et de son calendrier participent également à cette dynamique. Si cette mobilisation est sans nul doute une des réussites de cette première année de fonctionnement, elle doit toutefois être modérée par un certain nombre de constats effectués notamment au niveau de la dynamique des groupes mesures. En effet, nous avons pu remarquer en cours de mandats une légère diminution d’implication des membres des groupes. Ce phénomène peut, en partie, être expliqué par l’implication de certaines institutions dans plusieurs mesures du volet 2010 mais également par l’inertie inhérente au processus de collaboration entre des acteurs provenant de divers milieux ayant parfois une vision spécifique de la problématique et des attentes différentes en terme de solutions à apporter. Le passage au développement de 6 mesures pour les volets 2011 et 2012 devrait permettre de corriger ce phénomène en permettant de surcroît la poursuite des mesures n’ayant pu être finalisées à la fin 2010. Dans cette optique, l’entrée en phase opérationnelle des mesures élaborées en 2010, comme les achats test par exemple, devrait redynamiser les acteurs ayant participé à leur définition. Un autre aspect positif du plan opérationnel est sa participation à une définition claire de la politique cantonale en matière d’alcool permettant de pouvoir répondre de manière plus précise aux interpellations politiques sur ce thème. De même, l’existence d’un Plan cantonal alcool décliné en mesures opérationnelles permet des échanges avec les autres cantons et ainsi de pouvoir s’inspirer des solutions mises en place face à des problématiques souvent similaires. (A ce titre, les échanges avec Genève constituent une opportunité à développer encore et à étendre à d’autres cantons). Le plan opérationnel a également permis au canton de Vaud de se positionner de manière dynamique dans le processus de réflexion mené au niveau national.

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Au niveau cantonal, le plan opérationnel permet de valoriser la prévention de la consommation problématique d’alcool dans les projets menés au niveau interdépartemental. De ce point de vue l’inscription de la charte Festi-Plus (Me.03.02) dans le processus de mise en place du « guichet unique » à l’usage des organisateurs de manifestations constituera un point majeur des travaux de 2011. L’identification d’un centre de référence, porteur de la démarche du plan opérationnel favorise également la communication entre les acteurs du réseau et favorise la cohérence des mesures prises en améliorant la circulation des informations entre les différents projets concernant la consommation problématique d’alcool. Au niveau des améliorations à apporter en 2011, il convient de réfléchir à un concept de communication plus adapté et plus pro-actif. Le modèle actuel ayant surtout permis une approche réactive soumise à l’actualité. La communication autour de mesures arrivant en phase opérationnelle devrait permettre d’améliorer ce point.

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5. BIBLIOGRAPHIE
Département de la santé et de l’action sociale du canton de Vaud. DSAS (2007). PAct-Alcool 2007 – 2012. Plan cantonal d’action. Forel M (2008). Inventaire des acteurs et des actions cantonales de prévention de la consommation à risque d’alcool. Ligues de la santé. Forel M, Graf M (2009). PAct-Alcool 2007-2012, deuxième axe: information et prévention. Analyse et recommandations concernant la politique cantonale en matière de prévention des risques liés à l’abus d’alcool, ISPA. FVA (2009) PAct-Alcool 2007-2012 Deuxième axe - information et prévention Plan Opérationnel. FVA (2010) PAct-Alcool 2007-2012 Deuxième axe - information et prévention Plan Opérationnel Résumé OFSP (2008). Programme National Alcool (PNA) 2008 – 2012

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6. ANNEXES Annexe 1 : Charte cantonale Festi-plus Avertissement :
Ce document constitue les éléments de fond de la charte cantonale élaborée dans le cadre du groupe mesure Me.03.02 Concepts de protection de la jeunesse et de prévention dans les manifestations soumises à autorisation. Un traitement au niveau de la forme sera encore nécessaire en ce qui concerne le graphisme et la création du site web.

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Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) – secteur prévention ème Plan Opérationnel du 2 axe du Pact-Alcool 2008-2012, information et prévention - Mesure 03.02

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A L’INTENTION DES ORGANISATEURS DE MANIFESTATIONS AVEC AUTORISATION

CHARTE VAUDOISE

Festi-Plus

Prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes en milieu festif

INCLUS CATALOGUE DE PRESTATIONS DE PRÉVENTION

15 DÉCEMBRE 2010 _________________________________________________________________________________ GROUPE DE PROJET Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) Secrétaire : Paola Tarchini (FVA)

Membres du groupe de projet : Tania Diaz (Espace Prévention Nord), Josette Quartenoud (Point Fixe), Michèle Theytaz Grandjean (Service Jeunesse Vevey), Nicolas Despont (Récidive Productions), Cédric Fazan (ACT), Gérald Magnin (Espace Prévention Ouest), Maxime Montagrin (FVJC), Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Michel Riesen (Police cantonale), Michel Seivel (Police Lausanne), David Torreblanca (Montreux Jazz).

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CHARTE VAUDOISE Festi-Plus
Prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes en milieu festif

Le but de la Charte est d’améliorer le bien être des personnes qui sortent dans les lieux de fête et de permettre aux organisateurs de manifestations publiques d’avoir accès à des prestations de qualité en matière de prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes. Cette Charte a été élaborée par un groupe de professionnels pluridisciplinaire (prévention, jeunesse, police) et des organisateurs de manifestation sur mandat du Service de la santé publique. Un catalogue de prestations de prévention ainsi que la liste des acteurs de prévention qu’il est possible de contacter l’accompagne. Le projet s’appuie sur trois principes d’action : La prévention de la consommation de substances psychotropes, la réduction des risques et la sécurité publique sont des approches complémentaires. Elles se manifestent par des mesures structurelles (agissant sur le cadre) et comportementales (interventions directes auprès du public). Les problèmes liés à la consommation d’alcool ou d’autres substances psychotropes sont appréhendés dans un contexte plus global de promotion de la santé et de gestion des conduites à risques incluant la sécurité routière, les infections sexuellement transmissibles, les risques auditifs, la consommation de tabac,… Les mesures de prévention ne seront vraiment efficaces que si il existe une certaine cohérence entre elles et l’objet de la manifestation. Le fait de mettre en place un stand ou un service de rapatriement ne doit pas autoriser par ailleurs une consommation effrénée d’alcool par exemple.

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Les objectifs de la Charte Soutenir les organisateurs de manifestations publiques Proposer des prestations de prévention de qualité Diffuser auprès du public des informations adaptées au contexte Promouvoir un esprit solidaire et le sens des responsabilités individuelles

PRINCIPES DE COLLABORATION
Les acteurs de la prévention s’engagent à : Etre à l’écoute des demandes des organisateurs Proposer des réponses concrètes et applicables Mettre en valeur les expériences positives Evaluer les actions et maintenir un processus de réflexion dynamique.

Les organisateurs s’engagent à : Mettre en place les 4 mesures de base de la Charte Eventuellement proposer une ou plusieurs mesures en bonus Respecter l’esprit général de la Charte (cohérence des mesures de prévention avec les prestations proposées lors de la manifestation).

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9 MESURES DE PRÉVENTION 4 mesures de base Respect de la législation en vigueur Stratégie d’intervention coordonnée Information aux équipes des bars Sécurisation du retour

5 mesures optionnelles Stand avec des intervenants formés et/ou équipe mobile Formation des responsables bars Mise à disposition d’eau fraîche Lieu calme (Chill out) Boissons sans alcool attractives

POINT DE VUE D’UN ORGANISATEUR « L’évaluation de la réussite d’un événement festif se définit sur deux types de critères. D’une part, les critères objectifs et rationnels, à savoir les aspects budgétaires, sécuritaires et logistiques. D’autres part, les critères subjectifs et émotionnels, tels que la qualité du spectacle au sens large, la qualité des rapports humains entre les différents acteurs impliqués et la satisfaction du public. » David Torreblanca, Operations Manager au Montreux Jazz Festival

POINT DE VUE D’UNE CHARGÉE DE PRÉVENTION « L’accueil d’une prestation de prévention est toujours meilleur lorsque celle-ci n’est pas parachutée mais s’insère dans un concept global cohérent au sein de la manifestation. » Josette Quartenoud, responsable Point Fixe

_________________________________________________________________________________ Fête : réjouissance, rupture avec le quotidien, joie du plaisir partagé, parfois excès et libération des tensions Prévention : mesures ciblées visant à réduire la survenue d’un problème de santé. Ces mesures ont pour but de diminuer les facteurs de risques (accidents, violences) et de renforcer les facteurs de protection.

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LES 4 PRESTATIONS DE BASE
Selon la nature et l’ampleur de la manifestation, les moyens à disposition pour prendre en compte ces quatre prestations de base seront plus ou moins importants. Le but est bien de mettre en place des actions pertinentes qui ont du sens pour la clientèle et l’équipe d’encadrement de la manifestation.

1. RESPECT DE LA LÉGISLATION EN VIGUEUR
Le premier principe est de respecter la législation en vigueur (ventilation, volume sonore, vente d’alcool, sécurité, etc.). Celle-ci vise essentiellement à protéger le public de certains risques inhérents aux rassemblements (incendie, risque sanitaire, sécurité).

2. STRATÉGIE D’INTERVENTION COORDONNÉE
En cas de problème au sein de la manifestation, les interventions des acteurs de la prévention, du service sanitaire et des agents de sécurité doivent être coordonnées et complémentaires afin de garantir une assistance rapide et efficace. Il est donc pertinent de nommer, dès le début de la préparation de l’évènement, un membre du comité d’organisation coordinateur prévention/sécurité et de garantir qu’il dispose de moyens adaptés pour mener à bien sa mission.

3. INFORMATION AUX ÉQUIPES DES BARS
Les équipes des bars, bénévoles ou professionnelles, ont une responsabilité dans l’application de la législation pour la vente d’alcool. Il est important que l’organisateur les soutienne dans cette tâche parfois délicate qui consiste à servir des boissons alcoolisées tout en contrôlant différents paramètres (âge des plus jeunes et manifestations d’ébriété sévère). Cela peut se traduire par : Avant la manifestation, réaliser une séance interne d’information ou remettre un écrit qui rappelle à chacun la législation notamment en ce qui concerne la protection de la jeunesse (âge requis, boissons sans alcool à prix bas, etc.). La brochure « Au cœur du service » peut être une ressource (voir catalogue de prestations). Pendant la manifestation, des bracelets qui distinguent les âges des plus jeunes (si cela est possible), une équipe renforcée aux heures d’affluence, une procédure en cas de problème qui permette à la sécurité et au service sanitaire de pouvoir intervenir rapidement en cas de besoin auprès des équipes des bars et de la clientèle. Les moins de 16 ans ne devraient pas travailler derrière un bar après 20 heures. Ils ne doivent pas être seul mais toujours sous la responsabilité d’un majeur. Les moins de 18 ans ne devraient pas travailler après 22 heures derrière un bar. Le service de l’alcool par des moins de 16 ans n’est pas recommandé.

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4. SÉCURISATION DU RETOUR
Le but de cette mesure est de renforcer la sécurité routière afin que chacun puisse rentrer à la maison dans les meilleures conditions possibles. Plusieurs approches permettent de sensibiliser le public et/ou de mettre à sa disposition un ou des services : Intégration dans la communication d’annonce de la manifestation d’une information qui propose une solution pour un retour sécurisé. Mise à disposition des horaires des transports publics (si possible à prix réduits voire gratuits). Incitation des couples ou groupes motorisés à désigner un chauffeur qui reste sobre (Be my angel,…). Proposition d’un taxi ou d’une navette à prix préférentiel voire gratuit pour ceux qui ne sont plus en état de rentrer par leurs propres moyens (éventuellement outils d’évaluation de l’alcoolémie). Mise à disposition d’un lieu de repos sur place (dortoir, camping, etc.).

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LES 9 MESURES DE PRÉVENTION 4 mesures de base indispensables Respect de la législation en vigueur Stratégie d’intervention coordonnée Information aux équipes des bars Sécurisation du retour

CHARTE VAUDOISE FESTI-PLUS

5 mesures optionnelles Stand avec des intervenants formés et/ou équipe mobile Formation des responsables bars Mise à disposition d’eau fraîche Lieu calme (Chill out) Boissons sans alcool attractives

LE OU LES ORGANISATEURS S’ENGAGENT À …
Mettre en place les quatre mesures de base de la Charte. Eventuellement proposer une ou plusieurs mesures optionnelles. Respecter l’esprit général de la Charte (cohérence des mesures. de prévention avec les prestations proposées lors de la manifestation).

Nom de la manifestation :……………………………………………..site internet ……………………………........... Nom de l’organisateur :……………………………………………………Tél. ………………………………………… Adresse :……………………………………………………………………..E mail :…………………………………… DESCRIPTIF SUCCINCT DES MESURES DE BASE PRISES ET D’ÉVENTUELLES OPTIONS Nom du coordinateur prévention/sécurité :…………………………………………………………………………… Information aux équipes bars : ………………………………………………………………………………………… Sécurisation du retour : ………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………..... EVENTUEL PARTENAIRE PRÉVENTION : ………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………

Lieu et date :………………………………………………………Signature :…………………………………………

Envoyer une copie à :

Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) Secteur prévention, Charte cantonale Festi-Plus Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens

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DES ORGANISATEURS S’IMPLIQUENT DANS LA PRÉVENTION !
Ces dix dernières années, la prévention des risques liés aux abus d’alcool et autres substances psychotropes, s’est fortement développée en milieux festifs. Aujourd’hui, il paraît presque normal de s’inquiéter pour un retour sécurisé de sa clientèle, de mettre de l’eau gratuite à disposition (surtout en été) ou de former les responsables des bars pour une meilleure protection de la jeunesse. De nombreux organisateurs vaudois ont fait preuve de créativité pour s’approprier des actions de prévention en collaboration le plus souvent avec des organismes spécialisés.

QUELQUES EXEMPLES LA FÉDÉRATION VAUDOISE DES JEUNESSES CAMPAGNARDES (FVJC)
http://www.fvjc.ch Un classeur est à disposition des membres de la FVJC, il contient les procédures à respecter pour mettre sur pied une manifestation ainsi que des exemples concrets dont il est possible de s’inspirer. La Fédération recommande à ses membres de ne pas vendre de l’alcool de plus de 21% de volume d’alcool lors de manifestations. Pour favoriser la sécurité routière, l’accent est mis sur la présence, obligatoire lors de manifestations importantes (girons, cantonales, etc.), d’un camping et/ou de dortoirs.

RÉCIDIVE DISCO MOBILE
http://www.recidive.ch/newsite.php Pour un retour sécurisé, deux minibus sont à la disposition des clients. Les personnes intéressées doivent s’inscrire 48h avant la soirée. Le lieu de prise en charge est souvent un point stratégique comme une gare par exemple. Un espace est dédié à la sécurité routière et aux risques sexuels et des affiches de prévention sont aussi mises dans les toilettes. Les serveurs ont pour consigne de ne pas servir d’alcool aux personnes qu’ils suspectent être en état d’ébriété comme le préconise la loi et de leur offrir à la place une boisson sans alcool gratuite.

LE MONTREUX JAZZ FESTIVAL (MJF)
http://www.montreuxjazz.com Un espace jeune au MJF, la «Young Planet » : cette scène est décentrée du festival, elle accueille des jeunes jusqu’à 18 ans (coûts partagés avec la ville) et leur propose diverses activités culturelles et sportives. Un point prévention fixe accueille l’Association Communautaire et Toxicomanie (ACT), Point Fixe (risques sexuels) et une équipe Be my angel. ACT met à disposition du MJF des éducateurs qui sillonnent le festival entre 20 heures et 2 heures du matin en fin de semaine, analysent les situations et interviennent auprès des publics fragilisés et/ou en difficultés. Une sensibilisation des équipes des bars pour un service responsable de l’alcool et la protection des mineurs a lieu quelques jours avant la manifestation (intervention FVA). Pendant le festival, des points de situation peuvent être réalisés plusieurs fois si nécessaire.

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A L’INTENTION DES ORGANISATEURS DE MANIFESTATIONS AVEC AUTORISATION

CATALOGUE VAUDOIS
Prestations de prévention des risques liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychotropes en milieu festif

_________________________________________________________________________________ GROUPE DE PROJET Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) Secrétaire : Paola Tarchini (FVA)

Membres du groupe de projet : Tania Diaz (Espace Prévention Nord), Josette Quartenoud (Point Fixe), Michèle Theytaz Grandjean (Service Jeunesse Vevey), Nicolas Despont (Récidive Productions), Cédric Fazan (ACT), Gérald Magnin (Espace Prévention Ouest), Maxime Montagrin (FVJC), Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Michel Riesen (Police cantonale), Michel Seivel (Police Lausanne), David Torreblanca (Montreux Jazz).

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SÉCURISATION DU RETOUR

Actions de prévention et de sécurité routière qui visent à diminuer le nombre d’accidents de la route causés par la conduite d’un véhicule avec des facultés affaiblies. Le concept du conducteur désigné Be my angel Le service Nez Rouge pour un retour sécurisé La mise à disposition du public de transports privés ou publics peu onéreux voire gratuits à l’aller et/ou au retour (bus, train, taxis,…)

_________________________________________________________________________________ BE MY ANGEL TONIGHT http://www.bemyangel.ch Programme de prévention alcool, drogue et sécurité routière destiné aux 16-25 ans basé sur la promotion du concept du conducteur sobre qui ramène ses amis en fin de soirée. Des équipes de prévention sont chargées d’aller à la rencontre du public en début de soirée et de leur présenter le concept du conducteur sobre. En collaboration avec les partenaires de l’opération, les « anges conducteurs » reçoivent, après s’être engagés à rester sobres, deux boissons non alcoolisées gratuites. L’équipe de « Be my angel » est également présente pour informer le public sur les risques liés à la consommation d’alcool, elle propose aussi une évaluation de l’alcoolémie grâce à l’Alcoosim, un programme de simulation informatique. Coût : prestation non facturée, participation de l’organisateur par les bons de boissons non alcoolisées offertes aux conducteurs qui s’engagent dans l’opération. Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) - secteur prévention http://www.fva.ch Stéphane Caduff, coordinateur du programme Paola Tarchini, secrétaire, chargée de la logistique Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 05 - 079 559 70 66 - scaduff@fva.ch Partenaire régional : Espace Prévention Nord vaudois http://www.espace-prevention.ch/nord
Nord vaudois

Kim Carrasco, travailleur social de proximité Tél. 024 424 24 20 - 079 435 23 25 - kim.carrasco@avasad.ch

_________________________________________________________________________________ NEZ ROUGE http://www.nezrouge.ch L’Opération Nez Rouge est une action de prévention, de sensibilisation et de sécurité routière, à l’échelon national, qui vise à diminuer le nombre d’accidents de la route causés par la conduite d’un véhicule lorsque les facultés sont affaiblies.

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Nez Rouge propose symboliquement, durant les fêtes de fin d’année, de ramener chez elles toutes les personnes qui ne se sentiraient pas en état de conduire. Fatigue, alcool, drogues ou médicaments sont autant de raisons de composer le numéro gratuit afin de confier les clefs de son véhicule à une équipe de bénévoles. Fondation Nez Rouge Rte de Porrentruy 6, 2800 Delémont, tél. 032 423 05 20 - info@nezrouge.ch Le Service Nez Rouge est proposé, en dehors de la période de l’Opération Nez Rouge, aux organisateurs de fêtes et manifestations qui souhaitent : Bénéficier d’aide et conseils afin qu’ils puissent prendre eux-mêmes des mesures nécessaires pour que la fête se termine bien. Eventuellement bénéficier d’une action de prévention pour leurs hôtes selon le même principe que l’Opération Nez Rouge. Ce service, qui peut être payant, est proposé dans certaines régions. Les équipes ont besoin d’un délai minimum afin d’organiser l’action.

Opération Nez Rouge Section Morges-Lausanne Serge Badan, serge.badan.seba@bluewin.ch Opération Nez Rouge Section Nord Vaudois Denis Veuve, denisveuve@nezrouge-les-bains.ch Opération Nez Rouge Section Est-Vaudois Chantal Chassot, chanrobi@hotmail.com Opération Nez Rouge Section Broye Jean Cuany, cuany.jean@bluewin.ch _________________________________________________________________________________ TRANSPORTS PUBLICS NOCTURNES Bus Pyjama http://www.service-pyjama.ch Au départ de Lausanne vers plus de 60 communes Bus du Petit Prince http://www.vmcv.ch/petit-prince.php Transport VMCV (Vevey, Montreux, Chillon, Villeneuve) MBC (Bière, Apples, Morges) http://www.mbc.ch/reseaux.php http://www.cossonay.net

Funiculaire Cossonay-Gare-Ville

Transport Régionaux Nyon-Ouest Vaudois http://www.tprnov.ch TRAVYS (Transports vallée de Joux, Yverdon-les-bains, Sainte-Croix SA) http://www.travys.ch TPC (Transports publics du Chablais) http://www.tpc.ch (cliquer horaires en haut, puis bus, puis Noctibus) CFF http://www.voie7.ch/home Libre parcours depuis 19h avec l’abonnement demi-tarif + voie 7 Pour d’autres informations Les transports publics et régionaux du canton de Vaud http://www.vd.ch/fr/themes/mobilite/a-velo-au-boulot/astuces-et-bons-plans/autresmodes-de-deplacement/les-transports-publics-et-regionaux

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FORMATION DES RESPONSABLES DE BARS

Action de prévention destinée aux responsables des bars et aux serveurs pour les rendre attentifs à la législation et aux responsabilités corrélées à la vente d’alcool ; ceci, dans le but de diminuer les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées, de protéger la jeunesse et de soutenir les équipes des bars. Cette formation d’environ une heure a pour but de : - Rappeler la législation et les responsabilités des serveurs en matière de vente d’alcool. - Evoquer les risques liés aux abus d’alcool ainsi que les facteurs spécifiques de vulnérabilité des adolescents. - Renforcer les mesures de protection de la jeunesse si nécessaire. - Permettre d’envisager ensemble des stratégies pour anticiper ou gérer les situations de vente difficiles (ivresse, mineurs, agressivité). - Remise de documents utiles (brochure « Au cœur du service », affiche sur les âges, etc.). Coût : prestation non facturée _________________________________________________________________________________

FONDATION VAUDOISE CONTRE L’ALCOOLISME, secteur prévention http://www.fva.ch Rose-Marie Notz, chargée de projet Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 05 - 079 563 20 42 - rmnotz@fva.ch CROIX-BLEUE ROMANDE http://www.croix-bleue.ch Guillaume Nicole, chef projets jeunesse Av. de la Gare 31, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 633 44 33 - 078 611 79 10 - guillaume.nicole@croix-bleue.ch ESPACE PRÉVENTION LA CÔTE http://www.espace-prevention.ch Gérald Magnin, travailleur social de proximité région Morges Place du Casino 1, 1110 Morges, tél. 021 804 66 44 079 623 30 16 - gerald.magnin@avasad.ch
La Côte

Youcef Barkat, travailleur social de proximité, région de Nyon (hormis la ville) Rue des Marchandises 17, 1260 Nyon, tél. 022 365 77 50 079 559 07 74 - youcef.barkat@avasad.ch

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PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS AUX ABUS D’ALCOOL ET AUTRES SUBSTANCES PSYCHOTROPES Des intervenants formés proposent aux jeunes un espace de dialogue pendant la manifestation autour des risques liés à la consommation d’alcool et/ou d’autres substances psychotropes en leur proposant des alternatives (boissons sans alcool, etc.), une réflexion sur la réduction des risques (sécurité routière, sexualité, etc.) ou un soutien en cas de besoin (malaise, isolement, violence). Ce type d’action peut se déployer autour d’un stand et/ou d’une équipe mobile qui sillonne l’espace de la manifestation et ses abords immédiats. Plusieurs acteurs régionaux ou communaux ont développé des approches de ce type avec quelques spécificités. Ces interventions s’effectuent toujours en collaboration avec les organisateurs de la manifestation et en particulier avec la sécurité et le service sanitaire. Coût : La plupart des prestations ne sont pas facturées, mais selon l’intervention une participation financière peut être demandée. ________________________________________________________________________________ FONDATION VAUDOISE CONTRE L’ALCOOLISME, secteur prévention http://www.fva.ch Stéphane Caduff, responsable de secteur Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 05 - 079 559 70 66 - scaduff@fva.ch HEALTH’S ANGELS http://www.healthsangels.ch
Nord vaudois

Espace Prévention Nord vaudois Kim Carrasco, travailleur social de proximité Rue du Pré 2, 1400 Yverdon-les-Bains Tél. 024 424 24 20 - 079 435 23 25 - kim.carrasco@avasad.ch ESPACE PRÉVENTION EST VAUDOIS http://www.espace-prevention.ch

Est vaudois

Patricia Isoz, travailleuse sociale de proximité Av. des Glariers 20 – CP 140 – 1860 Aigle Tél. 024 468 40 80 - 079 435 23 24 - patricia.isoz@avasad.ch ESPACE PRÉVENTION LA CÔTE http://www.espace-prevention.ch

La Côte

Pour la région de Morges Gérald Magnin, travailleur social de proximité Place du Casino 1, 1110 Morges, tél. 021 804 66 44 079 623 30 16 - gerald.magnin@avasad.ch Pour la région de Nyon (hormis la ville) : Youcef Barkat, travailleur social de proximité Rue des Marchandises 17, 1260 Nyon, tél. 022 365 77 50 079 559 07 74 - youcef.barkat@avasad.ch

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SERVICE DES AFFAIRES SOCIALES EDUCATION ET JEUNESSE DE LA VILLE DE NYON Equipe Jeunesse Anne-Catherine Crisinel Merz, adjointe au chef de service 17 Rue des Marchandises, 1260 Nyon Tél. 022 363 84 74 - ac.crisinel@nyon.ch SERVICE JEUNESSE ET LOISIRS (SJL) Tanguy Ausloos, délégué jeunesse Place Chauderon 9, 4e étage Case postale 5032, 1002 Lausanne Tél. 021 315 68 20 - tanguy.ausloos@lausanne.ch ANIMATION JEUNESSE MONTREUX http://www.montreuxjeunesse.ch
Montreux

Nyon

Lausanne

Simon Smith, délégué jeunesse Av. des Alpes 22, case postale 1032, 1820 Montreux 1 Tél. 079 709 02 84 - smiths@comx.org SERVICE JEUNESSE VEVEY http://www.vevey.ch/jeunesse

Vevey

Michèle Theytaz Grandjean, déléguée à la jeunesse Grande-Place 5, Case postale, CH-1800 Vevey 2 Tel: 021 925.53.55 - jeunesse@vevey.ch
Disponibilité restreinte : des actions de prévention sont menées uniquement pour des manifestations organisées par le service jeunesse y compris Egzeko (animation jeunesse du cercle de Corsier). Conseils et coaching possibles en fonction des demandes.

ACTION COMMUNAUTAIRE ET TOXICOMANIE (ACT) http://www.act-riviera.ch
Riviera

Cédric Fazan, directeur Rue Ancienne-Monneresse 5, 1800 Vevey Tél. 021 921 50 50 - 078 891 23 71 - a.c.t@bluewin.ch
Disponibilité restreinte : en fonction des demandes (plutôt sur les sites informels sans autorisation), intervention régulière au Montreux Jazz festival.

_________________________________________________________________________________ CONSEILS ET MISE EN RÉSEAU

SERVICE SPORT ET JEUNESSE DE LA TOUR-DE-PEILZ http://www.la-tour-de-peilz.ch
La Tour-de-Peilz

Sylvain Béné, délégué jeunesse Grand Rue 46, 1814 La Tour-de-Peilz Tél. 021 977 02 30 - sylvain.bene@la-tour-de-peilz.ch

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PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS A LA SEXUALITÉ

Des intervenants formés proposent un espace de dialogue et visent la sensibilisation du public et des jeunes en particulier sur des questions concernant la sexualité et la réduction des risques qui y sont liés notamment en milieu festif. Des intervenants formés au dialogue autour des questions liées à la sexualité, ont pour mission de sensibiliser le public et les jeunes en particulier aux risques tels que les maladies sexuellement transmissibles (SIDA,..), les grossesses non désirées, les relations subies et de leur proposer des manières de réduire ces risques. Les interventions s’adaptent au contexte pour entrer en relation avec le public. Coût : La plupart des prestations ne sont pas facturées, mais selon l’intervention une participation financière peut être demandée. _________________________________________________________________________________ POINT FIXE http://www.sida-vd.ch Natanaëlle Perrion, responsable Av. de la Gare 17, 1003 Lausanne Tél. 021 320 40 60 - np@pointfixesida.ch HEALTH’S ANGELS (Espace Prévention Nord vaudois) http://www.healthsangels.ch
Nord vaudois

Kim Carrasco, travailleur social de proximité Rue du pré 2, 1400 Yverdon-les-Bains Tél. 024 424 24 20 - - 079 435 23 25 - kim.carrasco@avasad.ch ESPACE PRÉVENTION LA CÔTE http://www.espace-prevention.ch

La Côte

Pour la région de Morges Gérald Magnin, travailleur social de proximité Place du Casino 1, 1110 Morges, tél. 021 804 66 44 079 623 30 16 - gerald.magnin@avasad.ch Pour la région de Nyon (hormis la ville) : Youcef Barkat, travailleur social de proximité Rue des Marchandises 17, 1260 Nyon, tél. 022 365 77 50 079 559 07 74 - youcef.barkat@avasad.ch

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PREVENTION DES RISQUES LIÉS AU TABAGISME

LEGISLATION Réponse aux questions des organisateurs concernant la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics (LIFLP) et l’interdiction de vente aux mineurs. Conseils pour leur mise en application. Coût : prestation non payante La loi vaudoise sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics est entrée en vigueur le 15 septembre 2009. Depuis cette date, tous les lieux publics et à usage public doivent être sans fumée. Pour être considéré comme ouvert et avoir ainsi la possibilité d’être fumeur, un lieu doit avoir au moins un de ses côtés entièrement ouvert, de façon permanente, sans aucune possibilité de le fermer (ni vitre, ni parois coulissante, ni toile). La loi vaudoise sur l’exercice des activités économiques (LEAE) interdit la vente de tabac aux mineurs. L’interprétation de l’interdiction de fumer dans les lieux publics et sa mise en place peuvent parfois être difficiles. Le CIPRET se tient à disposition des organisateurs pour répondre à toute question sur la loi. Il les conseille également pour trouver des solutions optimales pour que l’interdiction de fumer soit respectée et réfléchir à des emplacements pour les fumeurs. CIPRET-Vaud (Centre d’information pour la prévention du tabagisme) http://www.cipretvaud.ch Audrey Delmonico, cheffe de projet Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 92 - audrey.delmonico@fvls.vd.ch _________________________________________________________________________________ PROMOTION D’UNE VIE SANS TABAC Parrainage de manifestations sportives, culturelles ou de loisirs destinées aux jeunes durant lesquelles des animateurs peuvent tenir des stands d’information et de prévention du tabagisme. Coût : prestation non payante, éventuel soutien financier Le CIPRET soutient les clubs de sportifs et associations de loisirs pour la promotion d’une vie sans tabac au travers des activités et manifestations qu’ils organisent pour les jeunes. Il propose notamment : - Le sponsoring des activités régulières ou spécifiques des clubs ou associations qui s’engagent en matière de promotion d’une vie sans tabac. - L’animation d’un stand d’information sur le tabagisme lors d’évènements sportifs, culturels ou de loisirs ; réponse aux questions sur tous les sujets en lien avec le tabagisme. CIPRET-Vaud Vincent Falcy, chef de projet Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 59 - vincent.falcy@fvls.vd.ch

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MATÉRIEL DE PRÉVENTION

_________________________________________________________________________________ Affiche pour les âges de vente d’alcool Brochure : Désolé, tu es trop jeune pour que je puisse te servir de l’alcool Documentation sur les substances psychotropes

Addiction Info Suisse (ex ISPA) Av. Louis Ruchonnet 14, 1003 Lausanne Tél. 021 321 20 11 - info@addiction-info.ch - http://www.sucht-info.ch/fr _________________________________________________________________________________ Cannette Raid Blue : Ethylotests chimiques et kits de prévention Borne servant à délivrer des messages de prévention par l’intermédiaire du réseau Bluetooth

Croix-Bleue romande - Programme Raid Blue Av. de la Gare 31, 1022 Chavannes-près-Renens, Tél. 021 633 44 33 - http://www.raidblue.ch _________________________________________________________________________________ Disque de stationnement et réglette permettant un calcul approximatif de l’alcoolémie CD-ROM Alcoosim, programme de simulation informatique pour l’évaluation de l’alcoolémie Brochure Boire et conduire, cocktails de boissons sans alcool Brochure Au cœur du service, pour les serveurs professionnels ou occasionnels

Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA), secteur prévention Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 05 - prevention@fva.ch - http://www.fva.ch _________________________________________________________________________________ Autocollant et affiche « Espace sans fumée » Autocollant et affiche « Interdiction de vente aux moins de 18 ans »

CIPRET-Vaud (Centre d’information pour la prévention du tabagisme) Rue de la Mouline 8, 1022 Chavannes-près-Renens Tél. 021 623 37 42 - http://www.cipretvaud.ch _________________________________________________________________________________

-

Tampon auriculaire pour la protection contre le bruit http://www.sapros.ch (une prestation de la SUVA, assurance accidents) Cliquer sur équipements de protection individuelle, puis protection de l’ouïe, puis tampons auriculaires, puis tampons auriculaires moulés. Modèle : 3M 1100, 200 paires, payant

_________________________________________________________________________________

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MANIFESTATIONS AVEC AUTORISATION
Définition d’une manifestation : Toutes les manifestations publiques ou privées organisées dans des lieux ouverts au public, notamment les rassemblements, les cortèges, les spectacles, les conférences, les soirées (dansantes ou autres) ou les expositions (références se trouvant dans les règlements de police des communes). Autorisation de manifestation et permis temporaire de vente d’alcool : L’autorisation de manifestation est obligatoire ainsi que le permis temporaire de vente d’alcool si ce produit est vendu lors de l’évènement, ces deux documents sont délivrés par les autorités communales avec un préavis de la police ou de la gendarmerie pour les questions de sécurité. L’autorité politique (l’exécutif) est seule compétente pour interdire une manifestation. Procédure pour l’obtention des autorisations : Un guichet unique ou portail informatique vaudois pour toutes les questions relatives à l’obtention des autorisations ainsi qu’à la sécurité (y.c. sanitaire) sera ouvert en 2011.

LES PRESTATIONS DE POLICE

Il est important de rappeler ici que l’organisateur de la manifestation est le premier responsable au niveau de l’organisation sécuritaire. Avant la manifestation : prévention/ sécurité Analyse du dossier et obligations liées à la sécurité : infrastructures, sécurité privée, horaires d’exploitation, types de boissons alcooliques mises à disposition, voire interdiction pure et simple, nombres de spectateurs/participants, proposition d’interdiction de manifestation, etc. Mise en réseau si besoin avec les acteurs de la prévention des risques liés aux abus de substances psychotropes en milieu festif.

Pendant la manifestation : Sécurité/ répression Si la sécurité est fortement menacée ou s’il se commet des actes punissables au sens du CPS (code pénal), il est du ressort de la police de faire cesser la manifestation. Assistance aux victimes (violences, accidents) Contrôle de la bonne application de la législation, sanction des contrevenants et lutte contre les récidives.

Contact : Guichet unique

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LES PRESTATIONS SANITAIRES

Cadre légal : La loi sur la santé publique (LSP) du 29 mai 1985, dans sa version du 01.10.2009, prévoit dans son article 180 ter que « Tout organisateur de manifestation importante comportant des risques sanitaires doit mettre en place, à ses frais, une infrastructure adéquate et prendre les mesures nécessaires à la sécurité sanitaire de l’évènement. Ces mesures doivent être validées par le service en charge de la santé publique qui en fixe les conditions ». Définition d’une manifestation importante Présence sur le site de la manifestation de 3'000 personnes ou plus au pic de fréquentation, c’est-à-dire au même moment, à une ou plusieurs reprises. La nature de la manifestation présente un risque pour les participants ou les spectateurs. Accueil sur le site de la manifestation de groupes de personnes médicalement à risques. Absence, dans un rayon couvert en voiture à 60 km/h en 15 minutes, d’un service d’ambulance autorisé à intervenir pour les urgences, d’un hôpital ou d’un centre médical disposant d’un service d’accueil des urgences.

En cas de réponse positive à l’une ou plusieurs des questions énoncées ci-dessus, le dispositif sanitaire doit être contrôlé et autorisé par le service en charge de la santé publique. Contacts : Guichet unique Bureau sanitaire des manifestations, tél. 021 316 44 58 - www.busama@busama.ch Manifestation d’importance moindre Lors d’une manifestation qui n’entre pas dans le cadre des critères listés ci-dessus, un dispositif sanitaire non professionnel peut être recommandé en fonction de l’importance de la manifestation, de son étendue géographique et d’autres facteurs que les organisateurs peuvent consulter sur le site de l’Association cantonale vaudoise des samaritains : www.samaritains.com

PRÉVENTION INCENDIE

Cadre légal : Le règlement du 14 septembre 2005 concernant les prescriptions sur la prévention des incendies, la norme de protection incendie de l'Association des établissements cantonaux d’assurance incendie (AEAI) datant de 2003 ainsi que les directives de protection incendie de l'AEAI 2003. Champ d’application : Toute manifestation réunissant plus de 100 personnes Responsabilité Les organisateurs de la manifestation sont responsables de la sécurité contre l’incendie. La commune ou la municipalité doit procéder à un contrôle de l’ensemble des mesures (capacité, voie de fuite, signalétique, etc.) avant d’autoriser la manifestation. Organisation Un concept de sécurité doit être élaboré si la manifestation réunit plus de 500 personnes. Dans ce cas, un chargé de sécurité doit être désigné, il a notamment pour mission d’élaborer un plan d’intervention, en collaboration avec les pompiers.

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Des consignes de sécurité écrites seront remises à chaque membre de l’organisation. Ces consignes doivent rappeler brièvement le rôle de chacun en cas de sinistre. La procédure d’évacuation doit être définie. Résumé des exigences Lors de manifestations temporaires telles que concerts, théâtres et autres http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5710_tempo_concerts.pdf Pour l'installation temporaire de tribunes et gradins extérieurs et intérieurs http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5720_tempo_gradins.pdf Lors de l'utilisation de la chaussée pour les manifestations provisoires à l'intérieur des localités http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5730_tempo_localite.pdf Pour le montage et l'exploitation de tentes et structures pneumatiques provisoires http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5740_tempo_tentes.pdf Détermination des voies d'évacuation http://www.eca-vaud.ch/prevenir/pdf/5750_manif_voies_evacua.pdf Contacts : Etablissement cantonal d’assurance Service de prévention feu communal

PRÉVENTION CONTRE LE BRUIT

SEVEN (Service de l’environnement et de l’énergie) http://www.vd.ch/fr/themes/environnement/bruit/manifestations-publiques La limitation des niveaux sonores de la musique dans les établissements publics et lors de manifestations occasionnelles a pour but de protéger le public des nuisances sonores excessives. Le son est un phénomène physique dû à une variation rapide de la pression atmosphérique qui se propage sous forme d'ondes sonores. Le niveau de pression acoustique s'exprime en décibels (dB). Afin de tenir compte de la sensibilité de l'oreille humaine, on utilise le filtre de correction A qui atténue les basses fréquences. Le niveau sonore est alors exprimé en dB(A). La limite générale du niveau sonore moyen de la musique est maintenue à 93 dB(A). Pour les manifestations et les établissements publics qui souhaitent diffuser de la musique avec un niveau sonore supérieur, il est possible de porter le niveau sonore admissible pour la musique à 96 dB(A), voire 100 dB(A) sous certaines conditions. Dans ce cas, une annonce doit être effectuée par l'organisateur au moins 14 jours avant la manifestation auprès du Service de l'environnement et de l'énergie (SEVEN) à l'aide du formulaire d’annonce (voir guichet unique). Il est possible de trouver sur le site internet ou au guichet unique - une brochure sur « Les dangers de la diffusion de musique pour l’ouïe du public », - de nombreuses informations concernant la législation pour la protection des nuisances sonores lors des manifestations publiques. Contacts : Guichet unique (Accès au formulaire officiel et informations) SEVEN, Chemin des Boveresses 155, 1066 Epalinges, tél. 021 316 43 60

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DÉVELOPPEMENT DURABLE

NICE FUTURE http://www.nicefuture.com Pour obtenir le petit guide pour l’éco-festivalier aller sur cette page internet : http://www.nicefuture.com/index.php?IDcat=55&IDarticle=1640&IDcat55visible=1 LABEL CONSCIENCE http://www.liguesdelasante.ch But : Création d’un environnement favorable à la promotion de la santé et au développement durable dans les manifestations sportives Les manifestations sportives rencontrent, depuis quelques années, un intérêt populaire grandissant. Leurs système et responsabilité d’organisation diffèrent en fonction des valeurs véhiculées par chaque événement. Le « Label conscience » propose de distinguer les événements favorisant à la fois la santé et le développement durable au moyen de critères définis et respectés. Ceux-ci concerneront tant les comportements favorisant la santé : promotion de l'activité physique, alimentation équilibrée, absence de tabac, réglementation de la consommation d'alcool, absence de publicité alcool/ tabac ; que ceux favorisant un développement durable : gestion des déchets, transports publics, mobilité douce. Coût : 300 CHF (inscription, informations, contrôle du label, référencement de la manifestation sur le site internet des Ligues de la santé) Contact : Ligues de la santé / Recherche et Développement Rue de la Mouline 89, 1022 Chavannes-près-Renens, Tél. 021 623 37 37 - fvls@fvls.vd.ch

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Annexe 2 :
Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) - Secteur prévention 15 décembre 2010 Plan Opérationnel du 2ème axe du Pact-Alcool 2008-2012, information et prévention _____________________________________________________________________________________________________

MESURE 08.02 : ACHATS-TESTS D’ALCOOL
LE GROUPE DE PROJET Cheffe de projet : Rose-Marie Notz (FVA) Secrétaire : Paola Tarchini (FVA) Ethicienne : Maria-Grazia Vilona Verniory Membres du groupe de projet : Arjen Ceylan (stagiaire HES), Morella Frutiger Larqué (Ville de Lausanne), Myriam Pasche (CIPRET), Pierre-André Emery (Police Riviera), Hervé Kuendig (Addiction Info Suisse), Didier Lohri (UCV), Guillaume Nicole (Croix-Bleue), Edgar Schiesser (Gastrovaud), Simon Smith (Jeunesse Montreux), Marc Tille (Police du commerce VD). LES OBJECTIFS DU GROUPE DE PROJET Déterminer la faisabilité des achats-tests dans le canton de Vaud : - S’informer sur l’efficacité des AT et voir si d’autres alternatives existent - Mener une réflexion sur les questions éthique et éducative de la démarche - Déterminer les liens entre les différents partenaires (police, prévention) - Recommander une procédure et des critères qualité - Etablir une estimation des coûts des AT - Définir la répartition des champs à couvrir et les acteurs impliqués
_____________________________________________________________________________________________________

RECOMMANDATIONS SUR LA QUESTION DES ACHATS-TESTS D’ALCOOL
LE CONTEXTE La question de l’utilisation des achats-tests (AT) comme outil de prévention est aujourd’hui sur le devant de la scène. On constate une moindre tolérance de la société en relation avec la vente d’alcool aux mineurs. Cela est dû notamment aux signes alarmants de l’alcoolisation des jeunes : précocité, bitures express (binge drinking), comas éthyliques. Les AT ont pour principal objectif d’améliorer le respect de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs et par conséquent de diminuer l’accessibilité des boissons alcoolisées pour les adolescents. Au niveau vaudois, il n’existe pas aujourd’hui un état des lieux exhaustif qui donne une idée précise de la manière dont cette loi est appliquée dans les différents types de lieux de vente. Des médias5 ont effectué des tests d’achat à Lausanne (2009) et en Suisse romande (2008) de manière ciblée. Un groupe pluridisciplinaire, sous l’égide de la Commission prévention Riviera, en a aussi réalisé en 2008 dans sa région, mais là encore en sélectionnant les établissements visités. Ces différentes actions ont montré qu’il est encore facile, pour les mineurs, d’acheter ou de se faire servir de l’alcool. Ces expériences n’ayant pas été réitérées, il est difficile de dire si elles ont infléchi les ventes illégales. On constate néanmoins une évolution, puisque plusieurs groupes de la grande distribution effectuent des AT en interne de manière plus ou moins systématisée depuis quelques temps en Suisse romande.
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L’Illustré n° 51/09, Alcool et mineurs, notre test (Lausanne) ; Bon à Savoir n° 200803/ On en parle 2008, Bières et vodka vendues à des mineurs (Suisse romande)

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La Régie Fédérale des Alcools (RFA) défend l’introduction, dans la nouvelle loi sur l’alcool, d’une base légale pour les AT. Elle a mandaté l’institut Ferarihs pour mener un premier état des lieux au niveau Suisse, puis réaliser un guide pour la mise en place d’AT paru dans sa première version fin 2009, puis dans sa version définitive en août 20106. Le projet de loi sur l’alcool, dont l’article 9 concerne les AT7, a été mis en consultation jusqu’au 31 octobre 2010. Addiction Info Suisse et le Groupement romand d’étude des addictions saluent la création d’un article donnant une base légale aux AT. Cependant, les AT sont aussi une mesure controversée : pour les uns, action très efficace, pour les autres, action discutable du point de vue du droit ou de l’éducation et de l’éthique. Une réflexion plus approfondie est apparue nécessaire sur cette mesure avant son éventuelle mise en œuvre au sein du canton. Un groupe de travail a dès lors été mis sur pied dans le cadre du Plan opérationnel du 2ème axe du PAct-Alcool 2008-2012, information et prévention, dans le but de réfléchir à cette problématique.

1. Situation actuelle PROCÉDURES LORS D’INFRACTIONS À LA LADB OU À L’ART. 136 DU CODE PÉNAL Sur dénonciation ou à partir d’un contrôle de police (en uniforme ou pas), les infractions à l’article 50 de la LADB (Loi vaudoise sur les auberges et les débits de boissons) ou à l’article 136 du code pénal peuvent être sanctionnées au niveau administratif ou pénal, voire les deux. Les mesures pénales qui passent par le préfet aboutissent dans la plupart des cas à des amendes allant de 200 à 800 francs (plus les frais de dossier) lors d’une première infraction sans conséquence grave (observations sur les jugements de ces dernières années). Ces mesures apparaissent peu dissuasives. Le retrait de la licence (mesure administrative) est plus contraignant et coûteux pour le contrevenant, le gérant étant aussi mis en cause et pas seulement le vendeur qui a commis la faute. Il est suggéré de sensibiliser les préfets sur ces questions. Sur la Riviera, des contrôles annuels sont réalisés dans les établissements publics et chez les commerçants pour plusieurs mesures dont le respect de l’âge pour la vente d’alcool. Il est constaté qu’il est difficile de réunir, lors de contrôles inopinés, des éléments de preuve irréfutable, notamment dans les établissements publics. Dans les magasins il est déjà plus facile de constater un flagrant délit (sac de courses à la sortie du magasin). Au niveau cantonal, des disparités sont constatées selon les régions par rapport à la politique de prévention et de contrôle, notamment lors de manifestations festives (du ressort des communes). La question des moyens à disposition pour effectuer des contrôles est aussi importante. EXPÉRIENCES VAUDOISES EN MATIÈRE D’ACHATS-TESTS D’ALCOOL En 2002, des AT ont été organisés par le Service jeunesse de la ville de Vevey et la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme en concertation avec la police communale. Cette mesure s’insérait dans un programme de prévention plus global, « Les communes bougent ! ».

Obtenir le guide : http://www.eav.admin.ch/dokumentation/00439/00565/index.html?lang=fr Art.9 AT : 1Les autorités cantonales et communales peuvent effectuer ou faire effectuer des AT et dénoncer aux autorités de poursuite pénale les infractions à l’interdiction de remise des boissons alcooliques aux personnes dont l’âge est inférieur aux limites légales. 2Le Conseil fédéral règle en particulier : a. la reconnaissance et la surveillance des organisations spécialisées impliquées ; b. les détails concernant l’engagement, l’instruction, l’accompagnement et la protection de la personnalité des adolescents participant à des AT ; c. les exigences posées pour les documents concernant les AT effectués ; d. la communication des résultats à fournir aux points de vente concernés.
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En 2005, suite à une proposition faite par un groupe de travail sur la surconsommation d’alcool des jeunes, la Commission jeunesse d’Yverdon-les-Bains a refusé le principe des AT pour des raisons d’éthique (les jeunes ne doivent pas être des délateurs). En 2008, des AT ont été effectués sur la Riviera pour réaliser un état des lieux après une campagne de sensibilisation des commerçants (ceux-ci étaient avertis du renforcement des contrôles). Quinze jeunes de 14 à 17 ans ont été recrutés par les délégués jeunesse pour évaluer 28 établissements sélectionnés. Ces jeunes ont été formés et leur parents informés. Les résultats globaux et anonymes ont été rendus publics lors d’une conférence de presse. Suite aux articles parus, peu élogieux vis-à-vis des commerçants qui dans leur grande majorité avaient vendu de l’alcool aux mineurs, un projet a vu le jour en étroite collaboration avec Gastro Riviera, la campagne de prévention « Quel âge as-tu ? ». Quelques mois plus tard, un conseiller communal a réagi sur le principe des AT, ce qui a aboutit à un vœu émanant de la Commission de gestion du Conseil communal de Vevey « La Commission souhaite que la problématique soulevée par les AT d’alcool soit rediscutée avec la collaboration d’un expert neutre (pédopsychiatre, psychologue, etc.) ».

2. La question des achats-tests L’EFFICACITÉ DES ACHATS-TESTS Les données sur l’efficacité des AT en Suisse sont extraites de l’état des lieux réalisé par l’institut Ferarihs. Ces éléments sont peu documentés dans le résumé du rapport en français (types d’AT, avec ou sans sanction, critères qualités, validation des âges des acheteurs, etc.). Ces expériences sont suisses allemandes. Seuls quatre cantons en ont pratiqué un nombre important dont Zürich pour la moitié de l’ensemble des AT recensés dans l’étude. Selon l’institut Ferarihs les AT sont une mesure très efficace que ce soit sous la forme du monitorage8 ou avec dénonciations : 83,5% de vente aux mineurs en 2000 (pour 85 AT) à 32,6 % en 2009 (pour 4584 AT). Ces résultats donnent une indication et des tendances mais d’un point de vue statistique les échantillonnages ne sont, la plupart du temps, pas représentatifs. Accentuer la pression sur les commerçants pour un meilleur respect de la loi, quelles que soient les méthodes employées, devrait avoir un impact. Les éléments déterminants sont vraisemblablement la responsabilité sociale des acteurs de la vente et la crainte des sanctions. L’AT peut être un outil mais ce n’est pas le seul pour viser un meilleur respect de la loi (contrôle de police renforcé, formation des acteurs de la vente, etc.). Par exemple, sur la Riviera des contrôles sporadiques sont faits par la police et si des infractions viennent à être constatées, elles sont systématiquement dénoncées à l’autorité compétente. Les AT semblent apporter plus facilement des éléments de preuve de la faute que les contrôles policiers (en uniforme ou pas). Par ailleurs, des dénonciations sont parfois effectuées à la suite d’informations de citoyens ou de parents, ou après une intervention envers un mineur fortement alcoolisé. Il est aussi mentionné lors de la discussion qu’il est important de réaliser des contrôles de type AT de manière régulière (une fois l’an par exemple) pour voir une éventuelle évolution et faire des comparaisons. En revanche, si ces contrôles réguliers ne donnent pas lieu à une sanction des infractions à un moment donné, cela peut décrédibiliser la loi. Si l’ensemble des lieux de vente d’alcool est pris en compte pour établir l’échantillonnage des AT, cela permet d’obtenir des données fiables (faisant actuellement défaut) qui permettent de mesurer une évolution au fil du temps. C’est aussi la possibilité de mettre en évidence certaines variables (par région et type d’établissement). Tous les vendeurs d’alcool peuvent éventuellement être contrôlés, il y a une équité de traitement. Suite à l’expérience menée lors des AT sur le tabac, il est ressorti qu’il est très important d’avoir un mandant qui représente une autorité reconnue. Il serait dommageable que des AT fleurissent tout azimut, sans une procédure validée et sans concertation avec les autorités concernées, quel que soit le mode choisi (monitorage
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Le monitorage est une activité de surveillance et de mesure d’une activité. Dans le cadre des AT cela permet d’établir une photographie de la situation, les données restent anonymes, ce qui exclut les dénonciations.

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simple ou avec transmission des données en vue d’une dénonciation). Cela pourrait provoquer un climat d’insécurité et disqualifier le sérieux de la prévention. Il serait aussi nécessaire que cette mesure soit reconnue par les acteurs de la vente et de la distribution (cohérence et sentiment de justice). Des règles du jeu adoptées par les acteurs en présence, tout au moins en théorie, et communiquées. LA DÉMARCHE DES ACHATS-TESTS À L’ÉPREUVE DE L’ÉTHIQUE Définition de l’éthique selon S. Martineau : « L’éthique est une branche spécifique de la philosophie qui a pour objectif général d’interroger les systèmes de valeurs en usage. Elle a pour finalité dernière le devenir humain. Elle est multiple et apparaît intimement liée à l’apprentissage du dialogue. L’ouverture au dialogue que l’éthique implique signifie que l’autre est vu comme un interlocuteur acceptable. ». Définition de l’éthique selon J.-F. Malherbe : «C'est le travail que je consens à faire avec d’autres sur le terrain pour réduire, autant que faire se peut, l'inévitable écart entre mes valeurs affichées et mes pratiques effectives. ». La discussion au sein du groupe de projet a été animée par une éthicienne reconnue au cours de deux rencontres. Il est apparu au fil des échanges que la majorité des membres du groupe de projet avait un a priori positif envers la mesure des AT par le fait d’en avoir déjà organisé ou de le projeter. L’éthicienne, par ces remises en question, a d’abord provoqué des réactions de résistance. Cela a orienté le début de la discussion mais par la suite le dialogue s’est ouvert plus librement. Un des points débattus a été de s’interroger sur la nécessité d’aller si loin dans la réflexion discursive alors qu’il semble urgent d’agir. La gravité du problème, l’accessibilité de l’alcool pour les mineurs et les conséquences qui en découlent, devrait justifier de prendre des mesures jugées efficaces. Et ceci quand bien même ces moyens pourraient être discutables à certains égards (instrumentalisation des jeunes par exemple). Un des arguments évoqués étant que les alcooliers, qui ont des ressources considérables, ne s’embarrassent pas d’autant de précautions, il leur arrive même de détourner les injonctions de prévention légales pour arriver à leurs fins (marketing et publicité). Dans le compte rendu qui va suivre, les interrogations sont en majorité posées par l’éthicienne. Elle a mis en relief deux questions essentielles sur le plan de l’éthique en relation avec les AT : l’implication des mineurs et la responsabilité sociale. L’IMPLICATION DES MINEURS Demander à des mineurs de prendre en faute des adultes (les vendeurs) n’est pas anodin. Quelle vision le jeune a-t-il de ce qu’il fait ? Juger, contrôler. Est-ce adéquat ? Les jeunes qui s’engagent dans la démarche des AT, même si cela fait l’objet d’une rémunération, s’inscrivent dans un processus qui se voudrait avoir une visée morale : ne pas boire d’alcool, ne pas s’alcooliser. Cet aspect moral devient plus discutable lorsqu’il y a une rémunération à la clef, ceci d’autant plus qu’il s’agit de prendre en faute, de contrôler. Le jeune n’est pas le bénéficiaire direct de cette action, il en est l’instrument. Estce que les jeunes qui ont participé à cette action ont montré avoir acquis un sens plus moral ? Est-ce que les jeunes ont une maturité suffisante pour se rendre compte de ce qu’ils font ? Cela pose la question du pouvoir donné aux jeunes si d’aventure il devait y avoir des sanctions plus tard. Le poids moral pour les jeunes n’est pas nul, il faut se rappeler la part d’incontrôlable dans la démarche des AT (réaction des vendeurs, conséquences de la faute,…). La nouvelle loi sur l’alcool, si elle ancre et définit le cadre des AT, aura forcément un volet sur les sanctions qui deviendront peut-être obligatoires, sinon cette loi serait inique (qui perd son sens initial, qui manque d’équité, injuste). Faudrait-il définir un âge minimum, par exemple 14 ans révolus9, pour réaliser des AT ? On ne peut pas se désengager de la responsabilité que portera le jeune dans cette démarche. Les adolescents mettent tout de même à défaut des adultes et cela peut les mettre mal à l’aise en terme de loyauté (entre jeunes, avec les commerçants, etc.).
« Adultes et adolescents admettent qu’à quatorze ans, la capacité de discernement est habituellement acquises », Capacité de discernement des adolescents mineurs : étude qualitative sur les représentations en Suisse romande, S. Henninger, PA Michaud, C. Akré, Revue Médicale Suisse, n° 3253, sujet général, p. 1.
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Si les jeunes mineurs deviennent des auxiliaires des autorités administratives, comme cela semble être le cas dans le projet de loi sur l’alcool, ils ont donc un rôle de police (contrôles qui peuvent aboutir à des sanctions). Dans cette situation, nous ne sommes plus dans une action de prévention. Quelle alliance faisons-nous avec les adolescents dans ce cadre ? Comment éveillons-nous en eux une vision critique et nuancée, l’esprit citoyen qui passe d’abord par le dialogue et la responsabilité ? Il est essentiel de leur expliquer que le contrôle s’effectue après une démarche de sensibilisation et d’information et que les règles du jeu des AT sont acceptées, sur le principe, par les organes faîtiers de la vente d’alcool (Gastrovaud, Coop, etc.). Le fait de ne pas pouvoir effectuer des AT dans son propre quartier, d’avoir un devoir de réserve montre bien que ce travail n’est pas anodin, et cela sans même tenir compte de l’éventualité d’une sanction des contrevenants. Le recrutement des adolescents est un sujet délicat, il faut définir des critères pour effectuer une sélection adaptée. A l’heure actuelle, la Croix-Bleue romande par exemple, ne recrute pas par le biais d’annonces dans les journaux mais préfère passer par son réseau. La question de l’instrumentalisation des jeunes est d’autant plus importante lorsque ceux-ci font confiance aux adultes, voire adhèrent à la démarche pour se conformer à leur désir. Par ailleurs, il serait très regrettable que suite à des AT un jeune découvrant l’accessibilité de l’alcool se mette à consommer de la bière et en abuse. On lui aurait montré la manière de détourner la loi et donné l’envie de goûter à l’alcool prématurément. LA RESPONSABILITÉ SOCIALE Pourquoi les jeunes consomment autant d’alcool ? Qu’est-ce que les jeunes montrent, nous disent en consommant des produits de manière dangereuse ? Le sens et les causes plus profondes de ces comportements à risques ne sont pas abordés dans la discussion sur les AT. On ne touche finalement que superficiellement aux causes, il ne faut pas l’oublier. Les adultes sont inquiets de la consommation d’alcool des jeunes. Nous sommes dans une société de consommation. C’est un système qui a pour finalité d’augmenter la consommation avec des moyens marketing très sophistiqués. D’autre part, le système de contrôle devient de plus en plus restrictif des libertés individuelles. C’est un paradoxe, une forme d’ambivalence sociétale. On le constate notamment pour ce qui concerne la consommation d’alcool, les jeux vidéo, la violence, la sexualité. N’est-ce pas un certain aveu d’impuissance de notre part que de faire appel à des mineurs pour résoudre des problèmes d’adultes (faire respecter la loi) ? Ces discours parallèles nous décrédibilisent aux yeux des jeunes qui ne nous font plus vraiment confiance pour résoudre leurs problèmes. Les AT ne sont pas forcément la mesure la plus simple à mettre en place, ni forcément la plus efficace en comparaison d’une mesure telle que l’augmentation du prix des boissons alcoolisées par l’imposition ou des restrictions renforcées en matière de publicité. Le syndic d’une petite commune, éprouve un sentiment d’impuissance devant ces problèmes d’abus d’alcool de la jeunesse. Que faire pour trouver des solutions au niveau communal ? Régulièrement les groupes de jeunes se renouvellent et il est nécessaire de s’adapter à leurs comportements. Nous sommes libres de choisir de réaliser des AT plutôt qu’une autre mesure. Mais, au niveau communal « Nous n’avons pas les compétences pour faire cela bien. Nous risquons de faire plus de dégâts car nous ne ferons que le côté répressif ». Le directeur de Gastrovaud précise que la profession est de plus en plus consciente de l’importance de son rôle pour le respect des règles concernant le service de l’alcool aux mineurs. Les professionnels mettent en place diverses initiatives pour favoriser la prévention (formation, participation campagne Riviera, etc.). Ils se sentent relativement impuissants face aux nouveaux comportements de consommation des jeunes (binge drinking). La baisse du prix des alcools forts rend ces produits très accessibles et cela est regrettable. Il faudrait sensibiliser surtout les petits commerçants et les grandes surfaces. Les AT, c’est une méthode parmi d’autres pour essayer d’améliorer la situation. Il est important que les règles du jeu concernant la procédure des AT soient clairement définies et communiquées aux commerçants. Il est normal que la police du commerce sanctionne les contrevenants. EPILOGUE DE LA DISCUSSION ÉTHIQUE

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Nous avons accepté de relativiser nos points de vue et avons pris en compte la réalité et nos limites d’action telle que : - La disproportion entre les moyens de l’industrie et ceux de la prévention - La portée relative des AT dans l’arsenal de la prévention - La délicate question de l’implication des mineurs dans cette démarche - La révision de la loi sur l’alcool et l’article sur les AT En conclusion, cette réflexion éthique complexifie l’approche de la question des AT et pose de sérieuses réserves quand à l’implication de jeunes mineurs dans cette démarche surtout si les résultats sont transmis à la police. CONCLUSION DU GROUPE DE PROJET PAR RAPPORT À LA QUESTION DES ACHATS-TESTS Les membres du groupe de projet reconnaissent la nécessité de prendre des mesures pour diminuer l’accessibilité de l’alcool pour les mineurs et améliorer l’application de la loi qui s’y rapporte. Ils prennent en compte les difficultés énoncées par la police pour réunir des éléments de preuves lors d’infractions commises par les personnels de la vente d’alcool et sont favorables à la mise en place d’une campagne d’AT dans le canton de Vaud sous la forme du monitorage. Les AT ne sont pas une mesure de prévention recommandée du point de vue éthique, l’une des principales contre-indications étant l’instrumentalisation des mineurs. Ces réserves seraient beaucoup plus importantes si l’on sortait du modèle de monitorage. Par ailleurs, réaliser des AT régulièrement et retrouver des récidivistes que l’on ne sanctionnerait pas finirait par décrédibiliser la loi. Mais, l’exemple zurichois contredit quelque peu cette remarque puisque cette ville pratique des AT sous la forme du monitorage depuis plusieurs années et constate une baisse importante des ventes illégales. Est-ce que les AT sont essentiellement une mesure de contrôle qui a pour finalité la sanction des contrevenants ou une action de prévention dont le but est d’influencer la norme sociale ? Est-ce que l’on peut dissocier ces deux approches, sont-elles compatibles (voir le modèle valaisan10) ? Il n’y a pas de consensus au sein du groupe sur la manière d’exploiter les données recueillies lors d’AT, et ce malgré la discussion éthique. Les représentants de la sécurité publique au sein du groupe de projet ont une vision pragmatique des AT : en sélectionnant les établissements à risque pour constituer l’échantillonnage, à un coût moindre, il serait possible d’obtenir une liste des contrevenants, voire d’aller jusqu’à des dénonciations. Ce serait là un moyen efficace de mieux faire respecter la loi. Pour la majorité des représentants des milieux de la prévention et de la jeunesse au sein du groupe de projet, les AT sont un instrument de prévention qui a pour but d’influencer la norme sociale. La question éthique vis-à-vis des mineurs pose problème surtout dès le moment où, suite à des AT, des informations seraient transmises à la police. Les représentants de l’économie et des communes au sein du groupe de projet défendent les mesures de prévention et non de répression ainsi que l’égalité de traitement (au niveau géographique et au niveau des différents types de lieux visités). La constitution de l’échantillonnage ne fait pas l’unanimité au sein du groupe. La majorité se rallie au fait que pour le niveau cantonal, il est important d’obtenir des résultats exploitables au plan statistique ce qui garantit aussi l’égalité de traitement (sélection aléatoire représentative de l’ensemble des lieux de vente). Une minorité ne voit pas l’utilité d’engager autant de moyens pour aboutir à des données que l’on connaît probablement déjà en partie. Ils préconisent une sélection ciblée des établissements à visiter. Un compromis s’est dégagé lors des discussions afin de pouvoir démarrer le processus : réaliser, au niveau cantonal, deux campagnes d’AT sous la forme du monitorage, avec un souci d’équité de traitement des commerçants, dans le cadre d’une phase pilote d’environ deux ans.

La procédure des AT de la Ligue valaisanne contre les toxicomanies (LVT) : depuis 2008, dans la partie francophone, des campagnes d’AT sont réalisées au niveau communal sur demande des autorités. C’est la police qui sélectionne les lieux de vente de manière à ce que les différents types de commerces soient représentés. Lors de la première infraction, les contrevenants reçoivent une lettre d’information, lors de la deuxième, un avertissement qui leur signale que si une troisième infraction devait être constatée, une dénonciation serait alors déposée au service de police. Ces AT sont prévus pour être réalisés régulièrement (une fois l’an environ) et les contrevenants sont systématiquement repris dans la liste des lieux à contrôler. Depuis 2008, environ 200 commerces ont été visités.

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3. Les alternatives aux mesures de contrôle Les AT sous la forme du monitorage sont une mesure de prévention parmi d’autres. Il s’agit de les conduire dans le cadre d’une politique coordonnée en synergie avec d’autres mesures tout aussi importantes. Celles-ci sont décrites ci-après : Une campagne de prévention et d’information des vendeurs d’alcool devrait être mise en œuvre avant d’en arriver à des mesures de contrôle renforcées, surtout si ce sont des acteurs de la prévention qui réalisent ces contrôles comme cela pourrait être le cas des AT sous la forme de monitorage. Développer des compétences, informer, agir sur le contexte, proposer des outils pour éviter les problèmes et protéger la jeunesse, ce sont là les missions de la prévention. Les AT peuvent être envisagés sous l’angle de la prévention mais pas comme une mesure isolée. La formation du personnel est aussi un aspect important. Il faudrait développer une offre adaptée et inciter les gérants à y inscrire leur personnel, notamment lors d’infractions constatées. Le Plan opérationnel du PAct-Alcool conduit plusieurs groupes de projet qui étoffent et complètent l’approche préventive des risques liés à la consommation d’alcool : formation des acteurs de la vente et de la distribution, Charte pour les manifestations avec autorisation par exemple. La police cantonale du commerce fait sporadiquement un travail d’information et de clarification concernant l’application de la législation, en l’occurrence la Loi sur les auberges et les débits de boissons (LADB), auprès des détenteurs de licence. Sur la Riviera, la Commission prévention a soutenu une campagne de sensibilisation réalisée auprès des parents, des commerçants et des jeunes avant de réaliser des AT. Suite aux résultats décevants de ces contrôles sous forme de monitorage, une deuxième campagne a vu le jour avec le concours de Gastro Riviera « Quel âge as-tu ? » qui visait la formation du personnel et l’information de la clientèle. Lors de l’évaluation de la campagne, des acteurs de la jeunesse sont allés à la rencontre des personnels de la vente et du service.

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Ces dernières années, il est intéressant de noter que les milieux de la prévention s’intéressent de plus en plus aux mesures structurelles alors que la police de son côté développe des concepts de prévention comportementale (information à l’école, médiation,…). Cela tend à démontrer la nécessité d’associer ces deux démarches : mesures de contrôle et d’éducation. Cela prouve aussi que modifier les comportements est une démarche complexe et envisageable sur le long terme. Il est cependant important que chacun affirme son rôle social. On ne saurait confondre l’aspect préventif et répressif, il est essentiel de ne pas créer de confusion à ce propos. Les milieux de la prévention n’ont pas de mission répressive, ni de légitimité pour exercer ce rôle.

4. Les 8 recommandations pour la mise en place d’AT dans le canton de Vaud

1.

Organiser au niveau cantonal, et sous l’égide du Service de la santé publique, 2 campagnes d’AT sous la forme du monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux ans. Le mandat devrait être confié à un organisme reconnu et pourrait s’appuyer sur un comité de pilotage. Viser une égalité de traitement sur le territoire cantonal au niveau géographique et selon le type de lieux de vente (inclure les manifestations avec autorisation). L’échantillonnage ainsi que le traitement des données recueillies seront réalisés par un organisme spécialisé, ce qui permettra d’obtenir des statistiques significatives au niveau cantonal (choix aléatoire des lieux de vente sur la liste complète). Pour ce qui concerne les régions, il sera possible d’obtenir des tendances pour le district de Lausanne, les régions Ouest, Est et Nord.

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3.

Au terme de la phase pilote, une évaluation d’impact pourra être faite en fonction de l’évolution des résultats de ces deux campagnes qui donnera une première indication. Nous aurons alors une photographie plus précise de la situation par rapport au respect de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs dans le canton de Vaud. Nous aurons aussi des données concernant les types de lieux de vente et les zones géographiques les plus concernés. Ces actions ne doivent pas se déployer en tant que mesure unique pour résoudre un problème, mais s’insérer dans une campagne de prévention (sensibilisation de la population et/ou des acteurs de la vente). La formation des acteurs de la vente doit être une mesure d’accompagnement associée. Des critères ainsi qu’une procédure doivent être établis pour le recrutement et la formation des jeunes acheteurs en complément du guide Ferarihs (par exemple avoir 14 ans révolus). Ce guide est une bonne base de référence pour certains éléments de la mise en place des AT mais il doit être complété (procédure de recrutement, formation) et adapté au contexte vaudois (monitorage et échantillonnage représentatif d’un point de vue statistique). Privilégier chez les jeunes acheteurs une vision critique et nuancée de la démarche et développer l’esprit citoyen du dialogue et de la responsabilité partagée. Les valeurs éducatives qui visent l’autonomie et la solidarité ne doivent pas être négligées par souci d’efficacité. Cet aspect pourrait faire l’objet d’une évaluation qualitative externe. Privilégier la concertation entre les différents acteurs impliqués dans la démarche des AT et définir le plus précisément possible les rôles et limites de chacun (répressif, préventif). Développer des compétences parmi les acteurs engagés dans l’action et affiner l’approche méthodologique des AT. Continuer à défendre d’autres mesures de prévention dans le but de diminuer l’accessibilité de l’alcool pour les mineurs : structurelles (imposition, publicité, prix bas, remise d’alcool interdite) et comportementales (en visant les parents, les jeunes et la population en général).

4.

5.

6.

7.

8.

5. Proposition pour la phase opérationnelle Deux campagnes d’AT sous la forme de monitorage lors d’une phase pilote d’environ deux ans. OBJECTIFS - Dresser un état des lieux de la situation concernant le respect de la législation pour la vente d’alcool aux mineurs dans le canton de Vaud - Diminuer la vente d’alcool aux mineurs n’ayant pas l’âge requis. - Etablir un échantillonnage représentatif du canton qui prenne en compte l’ensemble des lieux de vente (à l’emporter et à consommer sur place). A ceci s’ajoute un panel d’AT qui seront réalisés au sein de manifestations avec un permis temporaire de vente d’alcool. - Développer des compétences parmi les acteurs impliqués dans la démarche et affiner l’approche méthodologique des AT. - Renforcer la collaboration coordonnée des acteurs de la prévention des risques liés à la consommation d’alcool dans le but de proposer des prestations de qualité et d’optimiser les ressources.

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ORGANISATION Mandant : Service de la santé publique Chef de projet : Fondation vaudoise contre l’alcoolisme Comité de pilotage : membres actuels du groupe de projet ETAPES DE LA PROCÉDURE DES AT D’ALCOOL Communication : - Communication de campagne - Information des lieux de vente du résultat de l’AT - Communication des résultats (anonymes) au mandant - Communication aux médias et aux acteurs de la vente Recrutement, formation, accompagnement : - Recrutement des équipes (jeunes et accompagnants) - Information des parents, formation des équipes - Récoltes des données - Débriefing avec les équipes - Evaluation du processus - Formation des acteurs de la vente Procédure, échantillonnage et analyse des données : - Validation de la procédure (guide Ferarihs et Addiction Info Suisse) - Construction de l’échantillonnage - Analyse des données DISTINCTION DES RÔLES Communication : coordination par le chef de projet en lien avec le mandant. Recrutement, formation et accompagnement : coordination par le chef de projet et collaboration étroite avec les acteurs de la prévention dont la police pour la formation des jeunes et des accompagnants. Procédure, échantillonnage et analyse des données : coordination Addiction Info Suisse. ECHANTILLONNAGE DES AT D’après une estimation d’Addiction Info Suisse, il faudrait réaliser environ 350 achats-tests pour garantir un panel statistiquement représentatif au niveau cantonal11. Pour la deuxième campagne, les contrevenants ne seraient pas repris automatiquement dans l’échantillonnage car cela nécessiterait de les compter en plus des 350 AT, ce qui augmenterait les coûts qui sont déjà conséquents. Pour le cas particulier des manifestations avec permis temporaire de vente d’alcool, outre le fait qu’elles sont très nombreuses en terres vaudoises, un échantillonnage systématique sur la base de listes préétablies est difficile à mettre en œuvre et un panel serait sélectionné de manière aléatoire, ce qui devra permettre de dégager une tendance à leur sujet (par ex. sur la base de 50 AT environ)12. Le niveau de détail des informations recueillies pourrait se décliner de la manière suivante au plan cantonal :

11

Selon les données actuelles de la police cantonale du commerce : 920 commerces pour la vente à l’emporter 2300 établissements publics environ pouvant accueillir des mineurs dans le canton de Vaud. 12 Selon les données de la gendarmerie et de la police de Lausanne : 3987 manifestations avec autorisation pour le canton en 2008 (sans Lausanne) 413 manifestations avec permis temporaire de vente d’alcool en 2009 pour Lausanne.

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Les grandes régions du canton (par ex. district de Lausanne et les régions du Nord, de l’Est et de l’Ouest). La vente à l’emporter en distinguant la grande distribution et les petits commerçants. La consommation sur place en distinguant, si possible, les cafés-restaurants et hôtels, des autres types d’établissement13.

BUDGET PREVISIONNEL Sur la base de 400 AT Rubriques Procédure et analyse des données Vaud Evaluation de processus avec les jeunes Défraiement 10 jeunes AT Défraiement jeunes formation Salaires 5 accompagnateurs AT Salaires formation des jeunes Frais opérationnels (boissons, transports, repas) Communication, administration Total Coût/ an 10 000.1 500.12 000.450.30 000.1 125.9 400.5 000.69 475.-

13

Il est nécessaire d’avoir au moins 20 à 30 AT pour un type spécifique ou une condition spécifique d’AT (par ex. cafésrestaurants ou Ouest vaudois) pour pouvoir considérer que les tendances indiquées par les AT pour cette condition spécifique sont fiables (il ne sera toutefois pas pour autant possible de dire que les résultats sont statistiquement représentatifs pour cette condition).

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