Vous êtes sur la page 1sur 106

Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Mémoire de fin d’études :

Encadrant de l’ISCAE : Mr A. BIADE


Encadrant de la CNSS : Mr A. HAMZANE

Préparé par :
Mlle Badiâa KHIAMI

Mémoire de fin d’études 1 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale est une organisation qui se


distingue par sa mission. D’une manière assez superficielle, la mission de la
Caisse consiste à collecter des cotisations et servir des prestations.

Le volume des flux financiers (cotisations et prestations) et leur décalage


dans le temps fait que la CNSS dispose d’une trésorerie conséquente qu’elle doit
gérer d’une manière optimale.

A l’instar de toute entreprise, la CNSS accorde une grande importance à la


gestion de ses excédents de trésorerie. A cet effet, la Caisse est dotée d’un
Service de Gestion de la Trésorerie épaulé dans ses décisions de placement par
un Service d’Ingénierie Financière, tous deux chapeautés par la Division
Financière.

Problématique

La CNSS concentre ses placements dans les OPCVM monétaires et


obligataires court terme. Elle envisage actuellement de changer sa politique
d’allocation d’actifs. Ainsi, elle orienterait ses placements vers les OPCVM
moyen long terme.

En effet, il ressort de la classification des prestations que la CNSS doit


servir que ses décaissements sont répartis dans le temps (court et long terme), ce
qui dégage des excédents qui peuvent être placés en moyen long terme.

Intérêt du sujet
Vu l’importance du service de trésorerie de la CNSS et la multiplicité des
flux qu’il contrôle, il est nécessaire de bien cerner sa gestion et montrer ses
composants et ses règles de jeu, afin de garder l’équilibre de l’entreprise, sa
notoriété et sa continuité.

Mémoire de fin d’études 2 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Les objectifs de ce travail sont : le diagnostic de la gestion des


placements des excédents, l’identification des problèmes et la proposition de
solutions d’amélioration du processus afin d’optimiser le rendement du service.

Le processus du diagnostic va nous permettre de dégager les forces et les


faiblesses du système.

Le processus de notre diagnostic comporte deux aspects :

Le diagnostic de la fonction gestion de la trésorerie qui fera objet de la


première partie. En voici les principales étapes :

L’analyse de la composition de la trésorerie de la CNSS


L’analyse de la structure de la division financière ;
L’identification du service trésorerie et ses différentes tâches ;
L’étude du système de gestion de la trésorerie ;
L’étude des techniques de gestion des placements des excédents et
d’analyses financières.

L’analyse de la gestion du portefeuille de la CNSS qui sera traitée dans


la deuxième partie :

On commencera par la présentation des produits financiers dans lesquels


la CNSS est autorisée à placer (Section I). Ensuite, on analysera le portefeuille
existant comportant les OPCVM monétaires et obligataires court terme (Section
II).

La synthèse des deux diagnostics où les problèmes seront exposés


donnera lieu à des recommandations pour améliorer le système de la gestion de
la trésorerie et à une proposition de placement dans les OPCVM obligataires
moyen long terme (Troisième partie).Ceci sera justifié par les tendances
actuelles du marché des taux et des performances réalisées par cette catégorie de
produits, tout en comparant les deux solutions de placement possibles : la
souscription dans des fonds obligataires Moyen Long Terme (MLT) existants ou
la création d’un fonds obligataire MLT dédié.

Mémoire de fin d’études 3 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Remerciements
Dédicaces
Introduction …………………………………………………………………..2
PARTIE I : Présentation de la CNSS

Section I : Historique …………………………………………………………9


Section II : Mission de la CNSS………………………………………...……11
Section III : Organisation administrative de la CNSS………………………...15
Section IV : Organisation financière de la CNSS……………………………..19

PARTIE II : DIAGNOSTIC DE LA FONCTION GESTION DE LA TRESORERIE

Les objectifs du diagnostic………………………………………………27


Le processus du diagnostic………………………………………………27

Section I : Généralités sur la fonction gestion de la trésorerie

I. La fonction du trésorier……………………………………………..28
II. Les différentes approches de la trésorerie…………………………..29
III. L’environnement du trésorier…………………………………….…30
IV. Le système de gestion de la trésorerie…………………………..…..30

Section II : Présentation de la trésorerie de la CNSS

I. Présentation générale……………………………………………..…31
II. La trésorerie courante…………………………………………….…33
III. La trésorerie à long terme…………………………………………...34

Section III : Organisation de la division financière

I. Mission de la division financière………………………………….……35

Mémoire de fin d’études 4 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

II. Structure et organisation de la division financière …..…………………36

Section IV : Description de la procédure de placement des excédents

I. Processus de gestion des placements………………………………39


II. Organisation logistique pour la prise de décision des placements…43
III. Méthodologie d’élaboration de la politique d’allocation d’actifs de la
CNSS et la stratégie d’optimisation du portefeuille…………..……44

Section V : Diagnostic du processus de placement des excédents :


Synthèse & Recommandations……………………….……….45

PARTIE III : ANALYSE DE LA GESTION DU PORTEFEUILLE CNSS

Section I : Les produits autorisés

I. Les opérations de pensions sur les bonds de trésor (REPO)……….52

1. Définition de l’opération de repo………………………………………52


2. Le déroulement de l’opération …………………………………………53
3. Les avantages pour la CNSS …………………………………………..54

II. Les OPCVM

1. Généralités……………………………………………………………..54
2. Avantages pour la CNSS………………………………………..……..67
3. Limites………………………………………………………………....67

Section II : Analyse du portefeuille existant : OPCVM monétaires et


OPCVM obligataires court terme (CT)

I. Volume des souscriptions……………………….…………..68


II. Plus values réalisées
..
A. Par rapport à la nature des OPCVM…………….…….69
B. Par rapport aux OPCVM monétaires……………..…..70
C. Par rapport aux OPCVM obligataires CT…………….70
D. En fonction des montants investis………………….…71

Mémoire de fin d’études 5 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

III. Comparaison du taux de rendement de la CNSS au taux de


rendement du marché………………………………….………72
IV. Evaluation des performances des OPCVM constituant le
portefeuille……………………………………….……………73

A. Standards & Poors Funds.………………..……….73


B. Analyse multicritère………………………..……..76
C. Synthèse générale………………………………… 86

PARTIE IV : ETUDE DE FAISABILITE DE PLACEMENT DANS LES


OPCVM OBLIGATAIRES MOYEN LONG TERME

Section I : Objectifs et contraintes de la CNSS…………..…………………90

Section II : Les trois marchés financiers……………………………………..90

Section III : Marché des taux : Tendances actuelles et perspectives

I.Tendance du marché des taux en 2003………………………………91


II.Tendance du marché des taux en 2004………………………………92
III.Performances des OPCVM obligataires en 2004…………………….93
IV. Performances en 2005 : Les OPCVM Moyen Long terme sont la bonne
planque…………………………………………………………..…..94
V. Marché des taux : perspectives………………………………………95

Section IV : Alternatives de placement sur le marché des taux………………96

Section V : Comment saisir les opportunités offertes sur le marché obligataire ?

I. Solution adaptée à court terme : souscrire dans des fonds obligataires


MLT existants………………………….……………………………97
II. Solution optimale à moyen terme : créer un fonds obligataire MLT
dédié…………………………………………………………………97

Conclusion…………………………………..………………………………99
Bibliographie………………………………………………………………100
Glossaire……………………………………………………………...……..102
Annexes……………………………………………………………………...106

Mémoire de fin d’études 6 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Mémoire de fin d’études 7 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Présentation générale de la CNSS

La sécurité sociale est une chaîne de solidarité organisée. Entre les


générations, et au sein des générations. Entre actifs et inactifs. Entre jeunes et
moins jeunes. Entre les hauts et les faibles revenus. Les biens portants et les
malades ou invalides.

En cela, elle contribue à sécuriser le salarié et sa famille, apportant à la


société en général, ainsi qu’au monde du travail et aux entreprises en particulier,
ce surcroît de stabilité, de confiance et de cohésion indispensable à une saine
production et à une saine recherche d’amélioration des performances de tous.

Par son envergure, la solidarité ainsi organisée joue un rôle économique, et


il est de tout premier plan. La sécurité sociale met en circulation, sur des cycles
courts, d’importantes ressources qui soutiennent la demande globale.

Mais, un régime de sécurité sociale n’est jamais lui-même qu’un sous-


système de son environnement productif et social, et c’est bien sûr en relation
avec le système économique globalement considéré, avec l’état du marché de
l’emploi et le niveau des salaires, et avec l’évolution démographique ,qu’il
convient d’en assurer l’équilibre .

Il reste, toutefois , que depuis sa création , et à chaque fois qu’un nouvel


équilibre est rendu possible par la croissance, la CNSS a progressivement
amélioré davantage encore la nature, le niveau et la quantité de son service aux
salariés et aux entreprises.

Mémoire de fin d’études 8 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Section I : Historique

La solidarité sociale remonte loin dans notre histoire nationale. Elle a


enraciné la continuité des liens familiaux, communautaires et professionnels de
notre pays. Les préceptes de l'Islam en ont étendu et systématisé les
fondements.

La "Zakat" prescrit au musulman de redistribuer annuellement une partie


de ses biens aux nécessiteux. Par le "Wakf" ou Habous, le musulman peut dédier
tout ou partie de ses biens à une œuvre ou à un établissement de bienfaisance.

Parallèlement à ces règles de solidarité, et jusqu'aux deux premières


décennies du protectorat, la production et l'échange s'organisaient au sein des
corporations de métiers, lesquelles associent les apprentis, les aides, les ouvriers
et les maîtres en leur édictant des liens, souvent précis et impérieux, de solidarité
face aux aléas de la maladie et des accidents.

Le Maroc a d'abord connu la promulgation du dahir du 25 juin 1927 relatif à


la réparation des accidents du travail dont les dispositions ont été étendues aux
maladies professionnelles par le dahir du 31 mai 1943.

En 1959, a été institué le régime de sécurité sociale des salariés de


l’industrie, du commerce et des professions libérales. Il a pour mission de
protéger les assurés sociaux contre les risques de suppression de leur revenu en
cas de maladie, de maternité, d'invalidité et de vieillesse, de leur servir des
allocations familiales et attribuer à leurs ayants droit, une allocation au décès et
une pension de survivants.

Ce régime dont la gestion est confiée à la Caisse Nationale de Sécurité


Sociale (CNSS) est financé par des contributions patronales et salariales assises
sur les rémunérations brutes des salariés.

Entré en vigueur, le 1er avril 1961, ce régime a été étendu, depuis, aux
secteurs de l'agriculture et de l'artisanat. Il a par ailleurs, connu des
améliorations des prestations servies et la mise en place d'un réseau
d'établissement sanitaire sous forme de polycliniques.

La CNSS est la seule, dans le dispositif national de protection sociale à


gérer dans le cadre d'un régime unique, une pluralité de risques: prestations

Mémoire de fin d’études 9 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

pour la famille; prestations de court terme; prestations de long terme et action


sanitaire et sociale.

Depuis 1961, la tutelle administrative est exercée par l’autorité


gouvernementale chargée du travail. Toutefois, pendant la période allant de mai
1988 au 19 mai 1993, elle a été exercée par le ministre de la santé publique.

Fiche signalétique de la CNSS1

- Raison Sociale :Caisse Nationale De Sécurité Sociale

- Forme Juridique :Organisme Public

- Date de Création : 1961

- Activité Principale :Gestion Du Régime Obligatoire De La Sécurité Sociale

- Directeur Générale : Mr Mounir Chraïbi

- Nombre Du Personnel Au 31/12/01 :5 689 Agents

- Siège Sociale :649, Bd Mohamed V, Casablanca BP : 10 726

- Téléphone : +212 22 54 70 54

- Fax : +212 22 24 55 40

- Boite Electronique : Infos@cnss.ma

- Site Web :http//www.cnss.ma

1
Pour plus d’information sur la CNSS et son historique, consulter le site www.cnss.ma (damancom)

Mémoire de fin d’études 10 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Section II : Mission de la CNSS

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale est un organisme public doté de


la personnalité civile et de l’autonomie financière.
Elle gère depuis 1961 le régime de sécurité sociale institué par le dahir n°
1-59-148 du 31 décembre 1959. Ce régime couvre les salariés de l’industrie, du
commerce et des professions libérales ainsi que ceux de l’agriculture et de
l’artisanat et de la pêche.
Outre le régime général de sécurité sociale, la CNSS gère une activité
médicale et sert des prestations dans le cadre de conventions internationales.

A. LE REGIME GENERAL

Les prestations servies par la Caisse2 peuvent être classées, selon les domaines
qu’elles couvrent, en trois branches :

PRESTATIONS FAMILIALES (PF)


Les prestations familiales sont attribuées à l’ensemble de la population active
assujettie au régime de la sécurité sociale. Il s’agit de :

‹ LES ALLOCATIONS FAMILIALES (AF)


Le versement des AF est lié à l’exercice d’une activité professionnelle assujettie
au régime et à la taille de la famille. Il est fonction du nombre et de l’âge des
enfants.
EVOLUTION DU MONTANT DES ALLOCATIONS FAMILIALES
Année Montant par enfant et par mois (en DH)
1961 – 1965 16
1966 – 1978 24
1979 – 19873 36
1988 – 1990 54 – 36
1991 – 1993 80 – 36
1994 – 1995 100 – 36
A partir de juillet 1996 150 – 36

2
Pour plus d’informations : Régime de la sécurité sociale, recueil des textes législatifs et réglementaires et Le
régime de sécurité sociale du secteur privé :Historique, Organisation et Statistiques 1961 – 1996 – Ed. de la
sécurité sociale 1998.
3
Allocations servies jusqu’en 1987 dans la limite de 3 enfants.

Mémoire de fin d’études 11 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Les AF sont perçues par les assurés :


• Mensuellement par le biais de l’employeur pour le salarié actif ;
• Trimestriellement par mandat postal pour le titulaire d’une pension ou
d’une rente et le veuf ou le divorcé- non salarié – d’allocataire.

‹ L’ AIDE SANITAIRE FAMILIALE (ASF)


L’ASF est une prestation en nature accordée aux familles ayant au moins un
enfant. Elle est attribuée sous forme de remboursement de frais médicaux sur
présentation d’un dossier médical.
FORFAIT ANNUEL MAXIMUM POUR UN ASSURE SELON LE NOMBRE D’ENFANTS
Nombre d’enfants Montant maximum (en DH)
1 300
2 400
3 500
4 600
5 700
6 800

PRESTATIONS SOCIALES A COURT TERME (PSCT)

Lorsque l’assuré malade ou accidenté est provisoirement hors l’état de travailler,


la CNSS lui verse un substitut de salaire sous la forme d’indemnités journalières
qui ne couvrent que partiellement la perte de salaire.
‹ INDEMNITES JOURNALIERES DE MALADIE (IJM)

Elles sont servies en cas de cessation provisoire de toute activité salariée à cause
d’une maladie ou d’un accident non régis par la législation sur les accidents de
travail ou les maladies professionnelles (ATMP).
‹ INDEMNITES JOURNALIERES DE MATERNITE (IJM)

Elles sont servies à la femme salariée qui cesse toute activité salariale à
l’occasion de l’accouchement.
‹ REMBOURSEMENT DES CONGES DE NAISSANCE (CN)

Prestation servie au travailleur à l’occasion d’une naissance survenue dans son


foyer.
‹ ALLOCATION AU DECES (AD)

Elle est versée aux personnes qui étaient à la charge de l’assuré ou du titulaire
d’une pension d’invalidité ou de vieillesse au jour de son décès.
PRESTATIONS SOCIALES A LONG TERME (PSLT)

Ces prestations visent à assurer une certaine sécurité des revenus du travail aux
salariés ayant atteint l’âge de la retraite, aux invalides et, en cas de décès, à leurs
ayants droit.

Mémoire de fin d’études 12 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

‹ PENSION D’INVALIDITE (PI)

Elle est servie à l’assuré invalide en compensation de la perte de salaire résultat


de son incapacité à travailler.
‹ PENSION DE VIEILLESSE (PV)

Elle est attribuée en fonction du nombre d’années de cotisation et de l’âge de


l’assuré.
‹ PENSION DE SURVIVANTS (PS)

Elle est versée aux ayants droit.

Assujettissement au régime de sécurité sociale:

Les entreprises privées sont tenues de s’inscrire auprès de la CNSS


(L’assujettissement au régime de sécurité sociale est obligatoire et de plein
droit) et de déclarer l’ensemble de leurs salariés mensuellement pour leur
permettre de bénéficier des prestations sociales – détaillées ci-dessus –, qui
sont considérées, selon les cas, comme revenus complémentaires ou revenus de
remplacement.
L’entreprise assujettie au régime de sécurité sociale doit être affiliée à la
CNSS qui lui délivre un numéro d’affiliation qui vaut une reconnaissance
administrative de son identification, de son enregistrement à la CNSS et de son
rattachement au régime.

Le salarié assujetti reçoit un numéro d’immatriculation qui vaut


reconnaissance par l’administration de la CNSS de sa qualité d’assuré social.

Généralement on parle «d’affiliés» pour les Entreprises et «d’assurés»


pour les salariés.
En 2001
▪ Le nombre d’entreprises affiliées à la CNSS 94.331
▪ Le nombre de salariés est 1.292.422
▪ Les pensionnés sont 243.155 dont 162.872 retraités
▪ Les prestations servies sont 5,18 milliards DH
Le travailleur qui cesse d’être assujetti au régime obligatoire de sécurité
sociale, peut continuer à cotiser à la CNSS en souscrivant une assurance
volontaire en vue de sauvegarder ses droits aux prestations.
D’une manière simpliste, la mission de la CNSS consiste à collecter les
cotisations et servir des prestations.

Mémoire de fin d’études 13 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Les cotisations dues a la CNSS :

Elles sont assises sur l'ensemble des rémunérations perçues par les
assurés y compris les indemnités, les primes, les gratifications et tous autres
avantages en argent.

Toutefois, en ce qui concerne la rémunération servant de base à la


détermination des cotisations perçues au titre du service des prestations à court
et à long terme, peut être fixée, par décret pris sur proposition conjointe du
ministre chargé de l'emploi et du ministre des finances, un plafond dans la limite
duquel ladite rémunération est prise en compte (ce plafond est fixé actuellement
à 6 000 MDH).

Le taux de la cotisation est fixé par décret sur proposition du ministre


chargé de l'emploi et du ministre des finances.

La cotisation est répartie à raison de deux tiers (2/3) à la charge des


employeurs et d'un tiers (1/3) à la charge des salariés, à l'exception de la
cotisation relative aux allocations familiales qui est exclusivement à la charge de
l'employeur.

Les prestations servies par la CNSS :

Elles peuvent être classées, selon les domaines qu’elles couvrent, en trois
branches déjà évoquées ci-dessus (prestations familiales, prestation à court
terme et prestation à long terme).

Pour pouvoir bénéficier des prestations servies par la CNSS, il faut


justifier un ensemble de conditions appelées "conditions de stages". Ces
conditions diffèrent selon la catégorie de chaque prestation.

B. L’ACTIVITE MEDICALE
A partir de 1975, la CNSS a créé des unités sanitaires de type
polyclinique4 où sont dispensés les soins au profit des assurés, des adhérents aux
organismes à caractère mutualiste ayant conclu des conventions de tiers payeurs
avec la Caisse ainsi que des Marocains Résidant à l’Etranger qui sont en congé
au Maroc et les membres de leur famille. Depuis 1983, la CNSS met à la

4
Actuellement, on compte 13 polycliniques totalisant 1080 lits qui sont implantées dans les grandes villes du
royaume. Les ressources des polycliniques proviennent, d’une part, des recettes propres et, d’autre part, de la
contribution de la CNSS au moyen d’une subvention.

Mémoire de fin d’études 14 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

disposition des entreprises des unités sanitaires mobiles USM pour le dépistage
des maladies pulmonaires de leur personnel.

C. LES CONVENTIONS INTERNATIONALES


A côté du régime général et de l’activité médicale, la CNSS sert des
prestations dans le cadre des conventions internationales5 de sécurité sociale
conclues par le Maroc.
Les prestations garanties par ces conventions sont les pensions, les
allocations familiales, les indemnités journalières de maladie ou de maternité,
l’allocation au décès et l’assurance contre les accidents de travail et les maladies
professionnelles. Certaines conventions garantissent également les soins
médicaux.

Section III : Organisation administrative de la CNSS

La mission du service public dans lequel est investie la CNSS implique


l’intervention des pouvoirs publics qui prend la forme de l’exercice d’un
pouvoir de tutelle. Ledit pouvoir est exercé par l’autorité
gouvernementale chargée du travail.
Pour les questions à caractère financier, le contrôle incombe au ministère
des finances.
Les organes de délibération de la Caisse sont les suivants :

5
Le transfert des prestations est l’un des principes qui régissent ces conventions. Il consiste en la levée de
la condition de résidence et le paiement des prestations hors du pays d’emploi.

Mémoire de fin d’études 15 2004/2005


Gestion des placements des excédents de la trésorerie

Ministère de Tutelle
Ministère chargé de l’Emploi, des Affaires Sociales et
de la Solidarité

Conseil d’Administration (CA)

Décisions communiquées dans les 15 j


▪ 8 représentants de l’État
▪ 8 représentants des Employeurs
▪ 8 représentants des Travailleurs

▪ Le CA connaît de toutes les questions relevant des


attributions de la CNSS ;
▪ Le CA est investi de tous les pouvoirs et attributions
nécessaires à l’administration de la CNSS (*) ;
▪ Le CA règle par ses délibérations les questions
générales intéressant la Caisse, notamment :
- approuve le plan d’action annuel de la caisse ;
- arrête les comptes de la Caisse au titre de
l’exercice financier précédent ;
- approuve le budget de la Caisse au titre de
l’exercice financier suivant;
- approuve le rapport annuel du directeur
général relatif aux activités de la caisse ;
- autorise les acquisitions et aliénations de biens
meubles et immeubles ;
- peut accorder, après autorisation du ministre
chargé de l’emploi et du ministre chargé des
finances, les remises de la majoration de
retard et des frais de recouvrement ;
- présente ses propositions sur la revalorisation
des pensions d’invalidité, de vieillesse et de
survivants.
▪ Il se réunit au moins 2 fois par an :
avant le 30/06 : arrêter les comptes de n – 1
avant le 31/12 : examiner + arrêter le Budget
n+1
(*)
la loi 17.02 a renforcé les pouvoirs du CA pour
mieux assurer le suivi des affaires de la Caisse

Organigramme de la CNSS :

Mémoire de fin d’études 16 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Direction Générale (le Directeur Général)


▪ Nommé par dahir
▪ Exécute les décisions du Conseil d’Administration
▪ Assure la gestion de l’ensemble des services de la CNSS et coordonne leurs activités

Inspection Générale des Services Secrétariat du Conseil d’Administration

Direction de la Stratégie Direction Audit, Contrôle de Gestion et Organisation

Pôle Recouvrement Pôle Métier Directions Régionales Pôle Ressources Pôle Unités Médicales

Direction des Agences Direction des


Assurés Ressources Humaines

Direction Financière
Direction des & Comptable
Affiliés

Direction du Système
d’Information
Direction de
l’Inspection & du
Contrôle Direction des
Moyens Généraux

Mémoire de fin d’études 17 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Dans la perspective de la décentralisation qui a pour but de conférer des


compétences très larges aux agences et faire évoluer progressivement le rôle du
siège vers des fonctions plus qualitatives, la CNSS a mis en place un nouvel
organigramme, structuré en trois directions de pilotage et cinq pôles. En voici
la composition et les différentes fonctions qu’elles assurent :

• La Direction de l’Inspection Générale des Services : elle a pour


rôle la conduite de missions d’inspection, d’enquête et de
vérification du système de contrôle interne.

• La Direction de la Stratégie : elle a pour fonction la définition des


orientations stratégiques générales, l’élaboration des plans de
financements pluriannuels ainsi que la conception et la proposition
des modalités de pilotage.

• La Direction de l’Audit, du Contrôle de Gestion et de


l’Organisation : elle a pour mission l’optimisation du
fonctionnement du processus interne de gestion, la réorganisation et
l’adaptation de la structure aux différentes orientations stratégiques
et économiques.

• Le Pôle Ressources : composé de quatre directions, il assume les


fonctions de gestion des carrières et des compétences, la gestion
financière et comptable, le développement, l’exploitation et la
maintenance du système informatique ainsi que la normalisation et
la gestion du patrimoine immobilier à travers la coordination des
fonctions achats et logistique.

• Le Pôle Métiers : divisé en trois directions ; Chacune d’entre elle


assure sa propre fonction, à savoir : la gestion des assurés, la
gestion des affiliés, l’inspection et le contrôle des affiliés.

• Le Pôle Recouvrement : il a pour fonction la conception de


procédures et la normalisation des méthodes de recouvrement, le
recouvrement des créances conformément aux textes réglementaires
et aux procédures internes.

• Le Pôle Régional : composé des agences de première et deuxième


catégorie, il a pour rôle de décentraliser l’activité d’exploitation et
de traitement de l’information au niveau de chaque région afin de
veiller à la réalisation des objectifs et à l’amélioration de la qualité
des services rendus aussi bien aux assurés qu’aux affiliés.

Mémoire de fin d’études 18 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

• Le Pôle Unités Médicales : composé de treize polycliniques, il


assume la gestion administrative, médicale, financière et comptable.

Section IV : Organisation financière de la CNSS

Les dépenses6 engagées par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale sont


financées7 , en grande partie, par les cotisations patronales et salariales8. A côté
des cotisations, la CNSS dispose d’autres ressources, notamment les produits de
placement des réserves déposées à la Caisse de Dépôt et de Gestion.

A. LES COTISATIONS
Branche de prestations Employeur Salarié Total
Prestations familiales par rapport à la masse
7,50% 0% 7,50%
salariale réelle
Total 8,60% 4,29% 12,89%
Prestations sociales par rapport à la masse
salariale plafonnée à 6000 Dirhams . Court terme 0,67% 0,33% 1%
. Long terme 7,93% 3,96% 11,89%

Le versement des cotisations doit intervenir, chaque mois, dans les 15


premiers jours du mois suivant.
Quand le paiement des cotisations n'est pas effectué régulièrement, Il
s'ensuit des majorations de retard et des frais de poursuite.
Les taux en vigueur sont:
• avant le 1er janvier 1995, le taux est de 3 % par mois ou fraction de mois.
• à compter du 1er janvier 1995, le taux est de 3 % pour le 1er mois ou fraction
de mois de retard et de 1 % pour les mois suivants ou fraction de mois.

B. LES RESERVES

6
Outre le régime général (sécurité sociale – prestations) et l’activité médicale (polycliniques), la CNSS mène
des actions sociales. La CNSS a participé à la réalisation de logements économiques au profit des travailleurs
assujettis au régime de sécurité social (Habitat Social). Elle a créé une « Mutuelle d’Action Sociale » (MAS)
ayant pour but d’assurer la couverture médicale de ses membres (Maladie – Maternité) ainsi que la « Caisse
Autonome Invalidité – Décès » (CAID). La Caisse a également organisé des œuvres sociales au profit des
assurés et leurs familles : crèches, salles des fêtes, complexes sportifs, centres d’estivage…
7
Titre IV « Ressources et Organisation financières » du Dahir portant loi n° 1 – 72 – 184 relatif au régime de
sécurité sociale.
8
La cotisation est répartie à raison de 2/3 à la charge de l’employeur et 1/3 à la charge du salarié. En 2001, les
cotisations encaissées sont 6,38 milliards de DH.

Mémoire de fin d’études 19 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

La CNSS constitue9 :
1. Un fonds de réserve de sécurité pour le paiement des allocations
familiales ;
2. Un fonds de réserve de sécurité pour le service des prestations à court
terme.
Ces deux fonds sont alimentés par les excédents annuels des ressources
propres à cette catégorie de prestations.
Le montant de chaque fonds doit être égal à 25% de la moyenne annuelle
totale des dépenses de prestations constatées au cours des 3 dernières années.
Si le montant du fonds s’abaisse à 12.5% de la moyenne visée, la CNSS doit
réajuster le taux de cotisation de la catégorie de prestations concernée.
3. Des réserves techniques pour ce qui concerne les prestations à long
terme.
Ce fonds de réserve est alimenté par l’accumulation de l’excédent des
recettes sur les dépenses de chaque exercice.
Aucun prélèvement ne pourra être opéré sur ce fonds pour faire face à des
dépenses courantes. Si le montant annuel des ressources augmenté des
produits de placement10 apparaît insuffisant pour faire face aux dépenses
courantes, un réajustement du taux des cotisations de cette catégorie de
prestations est opéré de telle sorte que les ressources et les dépenses
annuelles soient équilibrées pour une période minimale de 5 ans.

Les dépôts de la CNSS à la CDG fin 2001


Réserve Montant en milliards de DH
Prestations Familiales 0,553
Prestations à Court Terme 0,411
Prestations à Long Terme 13,052
Total 14,017

Ces fonds sont déposés à la Caisse de Dépôt et de Gestion. Le texte de


loi de (Dahir portant loi n° 1-72-182 du 27 juillet 1972) a prévu un système de
rémunération basé sur un arrêté ministériel fixant annuellement le taux d’intérêts
à servir à la CNSS par la CDG. L’article 30 du Dahir en question stipule en effet
: «Les fonds disponibles de la CNSS, autres que ceux nécessaires à son
fonctionnement courant, doivent être déposés à la CDG».
9
Dahir portant loi n° 1 – 72 – 184 relatif au régime de sécurité sociale et décret n° 2 – 73 – 140 relatif aux
modalités de constitution et de fonctionnement de fonds de réserve.
A signaler que la CNSS, de 1961 à 1972, a constitué un seul fonds de réserve. La réforme de 1972 a permis par
la suite son éclatement en 3 fonds de réserves distincts.
10
Les produits financiers que dégagent les réserves sont partie intégrante des équilibres de chaque branche.
Lorsque l’équilibre de l’exercice est assuré entre recettes et dépenses de la branche, les produits financiers de
l’exercice sont capitalisés.

Mémoire de fin d’études 20 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

A partir de 1972, les taux d’intérêts des fonds de réserve ont évolué comme
suit :
1972 3,20%
1973 4%
1974 4,25%
1975 4,50%
1976 4,50%
1977 5%
1978 à 1981 5,50%
1983 7% pour le total des dépôts
6% pour les fonds engagés dans le programme relatif à l'habitat social
7,5% pour l'encours au 31 décembre déduction faite des fonds
rémunérés à 6%
1985 6% pour les fonds engagés dans le programme relatif à l'habitat social.
Ces fonds sont prélevés sur les réserves de sécurité des AF.
A partir de 1986 9%
1988 8,16% pour l'encours des dépôts à fin 1988
1989 8,5% pour l'encours des dépôts à fin 1989
1991 9% pour les dépôts effectués à partir du 01.01.1990

L’arrêté de 1997 a introduit, pour la première fois, le principe


d’indexation de ce taux à la situation du marché des capitaux au Maroc11 (le
taux de rémunération est indexé sur la base des bons du Trésor)12.

C. LA TAXE DE FORMATION PROFESSIONNELLE (TFP)


La CNSS est aussi chargée du recouvrement [en contrepartie d’une
commission] de la taxe de Formation Professionnelle et de son versement à
l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT).
Le taux de cette taxe, qui est à la charge exclusive de l’employeur, est de 1,6 %
de la masse salariale brute, sans plafond.
D. SCHEMATISATION FINANCIERE DU METIER DE LA CNSS
CONSTRUCTION DU BILAN ET DU CPC

11
« Investissement des réserves de sécurité sociale : possibilités et performances » – Rapport du Maroc
présenté par H. HACHEMI IDRISSI – www.issa.int/pdf/limbe04/1idrissi.pdf
12
Dans le cadre de la réforme de la CNSS, afin de déterminer la formule optimale pour la rémunération des
dépôts de la CNSS, plusieurs scénarii ont été proposés et étudiés et par la CNSS et par la CDG.
Scénarii de la CDG (Les simulations ont été effectuées sur 8 années à partir du solde des dépôts à la CDG à fin
1993) :
1. Indexation différenciée selon la nature des fonds (BDT 10 ans pour les réserves techniques et 52
semaines pour les autres fonds). Les taux sont révisés tous les ans et une prime de risque est prélevée
en raison de la sensibilité du taux de placement sur les maturités longues ;
2. Indexation de 75% des réserves sur les BDT à 10 ans (rémunération figée pour une période de 10
ans) et indexation du reliquat des réserves et des autres fonds sur les taux des BDT à 52 s.
3. Indexation de 70% des réserves sur les taux des BDT à 10 ans, indexation de 15% des réserves sur le
marché des actions et indexation du reliquat des réserves et des autres fonds sur les taux des BDT à
52 s.

Mémoire de fin d’études 21 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Mémoire de fin d’études 22 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

financer

OUTPUT INPUT
servir collecter
constitution
PRESTATIONS COTISATIONS RESERVES

Retard, non-affiliation…
FAMILIALES FAMILIALES DE SECURITE PF

COURT TERME COURT TERME DE SECURITE PSCT

Commission
LONG TERME LONG TERME TECHNIQUES PSLT

PENALITES
& MAJORATIONS

PRODUITS DE Intérêts CDG


PLACEMENT

OFPPT TFP
verser

ACTIVITE MEDICALE
subvention

DEPENSES DE
FONCTIONNEMENT
& D’INVESTISSEMENT

Mémoire de fin d’études 23 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

BILAN
ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE FINANCEMENT PERMANENT
IMMOBILISATIONS EN NON-VALEURS CAPITAUX PROPRES
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ▪ FONDS DE RESERVES OBLIGATOIRES
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
▪ TERRAINS Réserves techniques pour PSLT
▪ CONSTRUCTIONS Fonds de réserve de sécurité pour PF
▪ MATERIEL ET OUTILLAGE dont : Fonds de réserve de sécurité pour PSCT
matériel médical
matériel de cuisine ▪ RESULTAT EN INSTANCE D'AFFECTATION
matériel de buanderie ▪ RESULTAT NET DE L'EXERCICE
▪ MATERIEL DE TRANSPORT
▪ MOBILIER ET MATERIEL DE BUREAU dont :
mobilier médical
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
▪ PRÊTS IMMOBILISES
▪ CREANCES IMMOBILISEES
AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS PROVISIONS DURABLES POUR RISQUES ET CHARGES

ACTIF CIRCULANT (HORS TRESORERIE) PASSIF CIRCULANT (HORS TRESORERIE)


STOCKS
▪ MATIERES ET FOURNITURES CONSOMMABLES
CREANCES DE L'ACTIF CIRCULANT DETTES DU PASSIF CIRCULANT
▪ AFFILIES ET COMPTES RATTACHES dont : ▪ PRESTATIONS
affiliés régime général, agricole, marins pêcheurs ▪ FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES
affiliés pénalités calculées ▪ AFFILIES CREDITEURS dont :
affiliés douteux AF impayées
affiliés effets à recevoir13 Affiliés BDS14 non parvenus
▪ PERSONNEL DEBITEUR ▪ PERSONNEL CREDITEUR
▪ AUTRES REGIMES DEBITEURS dont : ▪ ORGANISMES SOCIAUX dont :
MAS et CAID
activité médicale ETAT CREDITEUR (IGR…)
comité de gestion des œuvres sociales AUTRES CREDITEURS dont :
remboursement des frais médicaux (MAS) dettes acquisition USM15
TFP déclarée
COMPTES DE REGULARISATION COMPTES DE REGULARISATION
Ex. assurés prestations à payer
TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT
bons de caisse et bons de trésor
autres TVP similaires (OPCVM)
PROVISIONS AUTRES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

TRESORERIE – ACTIF TRESORERIE – PASSIF


▪ VIREMENTS DE FONDS
▪ BANQUES, TGR et CCP + Fonds de réserve à la CDG
▪ CAISSES (délégations…) PRESTATIONS: TITRES DE PAIEMENT EMIS

13
Facilité de paiement ou contentieux.
14
Bordereau de Déclaration du Salaire.
15
Unités Sanitaires Mobiles.

Mémoire de fin d’études 24 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES


EXPLOITATION
I PRDODUITS D'EXPLOITATION
▪ COTISATIONS (Mise en recouvrement + Assurance Volontaire)
▪ PRODUITS ACCESSOIRES dont:
commissions OFPPT
▪ REPRISES D'EXPLOITATION ; TRANSFERTS DE CHARGES
II CHARGES D'EXPLOITATION
▪ PRESTATIONS
▪ ACHATS CONSOMMES DE MATIERES ET FOURNITURES
▪ AUTRES CHARGES EXTERNES
▪ IMPÔTS ET TAXES
▪ CHARGES DE PERSONNEL
▪ DOTATIONS D'EXPLOITATION
III RESULTAT D'EXPLOITATION (I – II)
FINANCIER
IV PRODUITS FINANCIERS
▪ GAINS DE CHANGE
▪ INTERÊTS ET AUTRES PRODUITS FINANCIERS dont:
intérêts des prêts (logement, voiture, …)
intérêts des fonds de réserves et comptes bancaires
revenus des bons de Trésor
plus-values / cession TVP
▪ REPRISES FINANCIERES; TRANSFERTS DE CHARGES
V CHARGES FINANCIERES
▪ CHARGES D'INTERÊTS
▪ PERTES DE CHANGE
▪ AUTRES CHARGES FINANCIERES
▪ DOTATIONS FINANCIERES
VI RESULTAT FINANCIER (IV – V)
VII RESULTAT COURANT (III + VI)
VIII PRODUITS NON COURANTS
▪ PRODUIT DE CESSION DES IMMOBILISATIONS
▪ AUTRES PRODUITS NON COURANTS dont:
pénalités calculées
▪ REPRISES NON COURANTES; TRANSFERTS DE CHARGES
IX CHARGES NON COURANTES
▪ VNA DES IMMOBILISATIONS CEDEES
▪ SUBVENTIONS ACCORDEES (polycliniques)
▪ AUTRES CHARGES NON COURANTES
▪ DOTATIONS NON COURANTES
X RESULTAT NON COURANT (VIII – IX)
XI RESULTAT NET16 (VII + X)

16
La CNSS n’est pas soumise à l’IS.

Mémoire de fin d’études 25 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Mémoire de fin d’études 26 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Les objectifs du diagnostic de la fonction trésorerie :

Vu l’importance que joue le service gestion de trésorerie de la CNSS et la


multiplicité des flux qu’il contrôle, on s’est trouvé obligé de le mettre sous le
microscope pour bien déceler et montrer ses composants et ses règles de jeu,
afin de lui donner la valeur qu’il mérite puisqu’il constitue l’une des bases sans
lesquelles n’importe quelle entreprise ne peut garder son équilibre, sa notoriété,
sa continuité.

On a décidé d’établir ce diagnostic général du service gestion de la


trésorerie pour les raisons suivantes :

Notre principal objectif à travers ce travail est de mettre le doigt sur les
points de force et les points de faiblesse dans le but de renforcer les points
forts et, suggérer d’autres méthodes de travail qui peuvent favoriser le
rendement du service, trouver des remèdes aux points faibles par
proposition des solutions raisonnables et utiles.

Se rapprocher plus de la réalité du système de gestion de la trésorerie de


la CNSS.

Analyser les outils avec lesquels travaille le service gestion de la


trésorerie.

Avoir une fréquentation directe avec les méthodes et les termes utilisés
dans ce domaine.

Processus du diagnostic de la fonction trésorerie :

Pour établir notre diagnostic général du service gestion de la trésorerie, nous


proposons une méthodologie permettant de faire un diagnostic.

1. Analyser la structure de la division.


2. Identifier le service et ses différentes tâches.
3. Etudier le système de gestion
4. Etudier les liaisons avec les autres services (circulation de l’information).
5. Etudier les techniques de gestion et d’analyses financières.
6. Etudier les moyens matériaux (Logiciels, Internet…).
7. Etudier les moyens humains (Effectif, Rendement…).

Mémoire de fin d’études 27 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Section I : Généralités sur la fonction gestion de la trésorerie

I. La Fonction du trésorier

C’est une fonction relativement récente, même dans les entreprises d’une
certaine dimension. Dans la majorité des entreprises, la fonction du trésorier est
confiée aux services comptables.

Cette situation peut-être préjudiciable à l’entreprise, car les


préoccupations des services comptables diffèrent notablement de celles d’un
service financier. Le niveau de compétence n’est pas en cause, encore que la
connaissance des opérations bancaires et de leurs conséquences relèvent d’une
technique particulière.

Le trésorier doit avoir, non seulement des qualités techniques, mais aussi
des qualités de contact. Ses relations avec les services comptables sont
importantes malgré l’indépendance des fonctions, ses relations avec les banques
partenaires, ses relations avec les fournisseurs et avec les clients de l’entreprise.

Le trésorier doit, en outre, obtenir de tous les responsables de l’entreprise


la sûreté d’être prévenu de toute opération entraînant une entrée ou une sortie de
fonds. L’information du trésorier repose nécessairement sur des réseaux
d’informations organisés.

Pour situer encore mieux le personnage du trésorier, nous pouvons


affirmer que son comportement doit être, constamment et entièrement dominé
par la recherche de l’économie des moyens de financement.

Les fonctions du trésorier concernent essentiellement :

• Relation / négociation avec les banques


• Gestion de la position de la trésorerie à court terme
• Décisions d’utiliser des crédits
• Gestion des risques

Le trésorier doit prévoir et gérer les flux de l’entreprise, anticiper et


garantir les risques financiers.

Le trésorier est le principal responsable de l’utilisation des services


bancaires, est tout naturellement désigné pour la négociation des conditions

Mémoire de fin d’études 28 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

bancaires. Il doit contrôler les opérations bancaires, placer les excédents et


surtout la liquidité et la solvabilité de l’entreprise.

Le trésorier doit commencer par gérer son besoin total de trésorerie, ensuite
affecter ses flux sur ses banques, puis affiner les positions par virements
d’équilibrages.

Dans l’entreprise n’ayant pas mis encore en place un système de gestion de


la trésorerie en dates de valeur, l’activité « trésorerie » comporte généralement
trois volets :

• Etablissement de la trésorerie en date comptable ;


• Etablissement d’un budget de trésorerie mensuel ou trimestriel ;
• Négociation avec ses banques.

En ce qui concerne la gestion des risques, il s’agit essentiellement du risque


de taux, risque de change, risque de contrepartie.

Le risque de taux résulte des changements, dans le temps, du niveau des taux
d’intérêts. Le risque de taux peut se traduire par des plus ou moins values et/ou
une meilleure ou moindre rémunération d’une créance ou d’un placement, ainsi
que par une augmentation ou une diminution du coût d’une dette.

Le risque de change réside des variations, dans le temps, des cours de


devises dans lesquelles sont exprimés les créances et les dettes de l’entreprise,
par rapport à la monnaie de compte que celle-ci utilise. L’entreprise est exposée
au risque de change entre le moment où elle enregistre ses dettes et créances et
le moment où elle les règle ou elle se les fait régler.

Le risque de contrepartie résulte du non respect des engagements de la


contrepartie, il s’agit soit d’un risque de livraison ou d’un risque de règlement.

II. Les différentes approches de la trésorerie

Dans l’ensemble de la gestion financière, et selon les auteurs, nous


distinguons trois approches :

Certains auteurs définissent la trésorerie de l’entreprise comme une


différence : celle entre les valeurs réalisables et disponibles d’une part, et les
dettes à court terme, d’autre part (approche bilancielle : statique). D’autres, se
basent sur les mêmes données, mais au lieu de porter leur attention sur leur
différence, en effectuent le rapport ; le rapport entre les valeurs réalisables et
disponibles et les dettes à court terme (approche des ratios statiques). Enfin, et

Mémoire de fin d’études 29 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

contrairement aux approches statiques, certains auteurs définissent la trésorerie


en terme de flux (approche dynamique), c’est-à-dire, l’évolution de la
trésorerie qui dépend de deux facteurs :

1. L’importance du solde de tous les flux financiers (flux d’exploitation, flux


hors exploitation, flux avec les bailleurs, flux avec l’Etat…).
2. La vitesse de transformation de ces flux pour les flux liés à l’exploitation

Trois approches différentes dans leur définition, mais très voisines dans
leur contenu. En fait, ces trois approches n’en forment qu’une seule. Elles
répondent à une même préoccupation, celle de déterminer dans quelle mesure
une entreprise est capable de faire face à ses échéances immédiates, c’est-à-dire
payer ses dettes au fur et à mesure de leurs exigibilités.

III. Environnement du trésorier

La trésorerie est souvent considérée comme le cœur de l’entreprise, par


lequel passent tous les flux financiers. Pour mieux gérer ces derniers, le trésorier
doit entretenir des relations aussi bien avec les entités internes de l’entreprise
(comptabilité, contrôle de gestion, commercial, etc.), qu’externes (banques,
intermédiaires financiers, marché financier, contexte économique, etc.).

Du point de vue pratique, le trésorier doit coordonner ces différentes


actions selon le schéma suivant :

Environnement TRESORIER Environnement


interne externe

(Direction générale,
(Banques, marchés
comptabilité, contrôle de
financiers…)
gestion, commercial…)

IV. Système de gestion de trésorerie

Certes le système de gestion de la trésorerie diffère d’une entreprise à une


autre mais certaines composantes en font toujours partie. Le schéma ci-dessous
présente ce système dans son aspect général.

Mémoire de fin d’études 30 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Interne Gestion des


encaissements et
des décaissements

Organisation Financement et
Information de la trésorerie Décisions placement

Gestion des
Externe risques financiers

Section II : Présentation de la trésorerie de la CNSS

I. Présentation Générale

La trésorerie représente l’ensemble des moyens de paiement dont dispose


l’entreprise à un moment donné afin d’honorer ses engagements vis à vis de ces
partenaires et ses différents agents économiques.

En terme de flux, elle correspond aux encaissements et décaissements


réalisés pendant une période déterminée ; Les encaissements étant les INPUT et
les décaissements étant les OUTPUT.

La trésorerie de la CNSS se caractérise par l’importance du volume des


flux et la nature de ces flux.

Le tableau suivant liste l’ensemble17 des flux de trésorerie par nature :

17
Ce tableau ne comprend pas les opérations relatives aux placements de la Caisse, soient les souscriptions et
rachats.

Mémoire de fin d’études 31 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

ENCAISSEMENTS DECAISSEMENTS
▪ Cotisations normales ▪ Prestations (AF, IJM, AD, etc.)
▪ Pénalités ▪ Contribution Activités Médicales
▪ Arriérés de cotisations ▪ Charges administratives
▪ Inspections et contrôle
▪ Commission TFP
▪ Remboursements prêts
(Capital+Intérêts)
▪ Retours prestations
▪ Encaissements non ventilés

Diagramme Simplifié de la Trésorerie :

Personnel Etat

Fournisseur Clients Cycle


D’activité

Entreprise

Cycle de
Associés Divers Financement
Banques

La trésorerie de la CNSS est classée selon les maturités, en trois catégories :

1. La Trésorerie courante : composée principalement des liquidités


dans les 87 comptes bancaires18 de la caisse et des produits
financiers (placements de la CNSS – Titres et Valeurs de
Placement).

18
16 pour le siège, 13 pour les polycliniques et 58 pour les directions régionales et agences.
« Pour ses opérations de trésorerie, la CNSS peut ouvrir des comptes :
- à la Trésorerie Générale du Royaume ;
- aux Centres des Chèques Postaux ;
- dans les organismes bancaires sous réserve de l’accord du Ministre chargé des Finances. » - Art. 10 de
l’arrêté n° 2.0042 portant organisation Financière et Comptable de la CNSS.

Mémoire de fin d’études 32 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

2. Les Fonds de réserves techniques et de sécurité : ce sont les


excédents de recettes sur les dépenses, ils sont déposés à la Caisse
de dépôt et de gestion « CDG » et rémunérés selon un taux
d’intérêts qui est déterminé chaque année d’un commun accord par
le ministère de l’emploi et le ministère des finances.

3. Les fonds placés en OPCVM obligataire Long Terme « CDG


Sécurité ».

Dans le but d’apprécier l’importance de la trésorerie courante de la CNSS par


rapport à sa trésorerie générale, le diagramme suivant explique la composition
de la trésorerie générale de la CNSS par catégories au :30/01/2004 :
La Composition de la Trésorerie de la CNSS au 30/01/04

9% 9%

82%

TRESORERIE COURANTE
FONDS DES RESERVES "CDG"
FOND OBLIGATAIRE LT "CDG SECURITE"

II. La Trésorerie Courante


La trésorerie courante de la CNSS est structurée selon le critère de «
liquidité » des fonds, en deux :

Les Liquidités : elles représentent 2% de la trésorerie courante de la


CNSS au 30/01/2004, elles sont composées des disponibilités dans les
différents comptes bancaires de la CNSS, à savoir : les comptes de
« Gestion », les Comptes d’ « Administration », les Comptes des
« Activités Médicales » et les comptes des « Conventions ».

Ces comptes fonctionnent comme suit :

• les Comptes de Gestion : ils retracent la trésorerie


d’exploitation de la CNSS, ainsi ils sont alimentés par les
encaissements des cotisations, consommés par les prestations
et leurs reliquats servent de base pour les placements.

Mémoire de fin d’études 33 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

o les Comptes d’Administration : ils retracent les opérations


de fonctionnement de la CNSS, ainsi ils sont alimentés par
les virements d’équilibrage en provenance des comptes de
Gestion et consommés par les paiements des différentes
charges de fonctionnement et d’équipement.

o les Comptes des Activités Médicales : ils retracent la


trésorerie d’exploitation des polycliniques de la CNSS, ainsi
ils sont alimentés par les recettes des polycliniques et les
subventions en provenance des comptes de Gestion et
consommés par les charges de fonctionnement.

o les Comptes des Conventions : ils retracent les opérations


dues aux différentes conventions signées avec les organismes
sociaux de différents pays, ainsi ces comptes sont alimentés
par les virements en provenance des caisses étrangères
conventionnées et consommés par les prestations servies au
membres de ces caisses.

Les Quasi-Liquidités : elles représentent 98% de la trésorerie


courante de la CNSS au 30/01/2004, elles sont composées des fonds
détenus soit sous forme d’OPCVM, soit sous forme de BDT.

III. La Trésorerie à long Terme:


La trésorerie à long terme de la CNSS est scindée en deux :

☯ Les Fonds De Réserves « CDG » : ils représentent 90% de la trésorerie à


long terme de la CNSS au 30/01/2004, ils sont divisés en trois fonds de réserves
distincts, à savoir :

o les Fonds de réserve de sécurité pour le paiement des


allocations familiales ;

o les Fonds de réserve de sécurité pour le service des


prestations à court terme ;

o les Fonds de réserve de sécurité pour le paiement des


prestations à long terme.

☯ Le Fond Obligataire à Long Terme « CDG SECURITE »: il représente


10% de la trésorerie à long terme de la CNSS au 30/01/2004.

Mémoire de fin d’études 34 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Le fonctionnement de la trésorerie à long terme est définit par la


réglementation du 12 juillet 1974 qui stipule que le montant des fonds de
réserves de sécurité de chaque catégorie de prestation doit être égale à 25% de
la moyenne du total des dépenses de la dite catégorie, constatées au cours des
trois dernières années [Montant Fonds de Réserve = 25% Moyenne Dépenses
des 3 dernières années].

Lorsque le montant de l’un de ces fonds s’abaisse jusqu’à atteindre


12.50% de cette moyenne, le taux de cotisation de la catégorie de prestations est
réajusté de telle sorte que les ressources et les dépenses annuelles soient
équilibrées et qu’un excédent suffisant soit dégagé pour l’alimentation du fonds
de réserve [Mt Fonds de Réserve < 12.50% Moyenne Dépenses des 3
dernières années Réajustement du taux de cotisation].

Les différentes décisions affectant la trésorerie à long terme ne peuvent


être prises qu’après l’approbation du conseil d’administration et des ministères
de tutelle.

Section III : Organisation de la division financière

I. Mission de la division financière

La mission de la Division trésorerie peut se résumer par les actions suivantes:

Veiller à la solvabilité de la CNSS par la mise en œuvre d'une politique


financière permettant à la CNSS de disposer d’une liquidité suffisante pour
remplir ses engagements financiers;

Assurer la gestion de la trésorerie sur la base des conventions de partenariat


avec les banques et ce, par le suivi et le contrôle des conditions bancaires
appliquées par chaque banque ;

Veiller à la préparation des situations de trésorerie de la CNSS et des plans


prévisionnels;

Assurer la rentabilité des flux de trésorerie par le bon choix de produits de


placements;

Mémoire de fin d’études 35 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Assurer le suivi de la situation du marché financier et notamment l'évolution


des produits de placement;

Gérer et suivre les encaissements par l'exploitation et le traitement des


données bancaires et assurer leur prise en charge par le système
informatique;

Veiller au règlement des prestations dans les délais impartis;

Entretenir des relations avec les institutions financières partenaires de la


CNSS.

II. Structure et organisation de la division financière

Pour assumer ses fonctions, la Division Financière s’organise en deux services :


• Le Service Gestion de la Trésorerie
• Le Service Ingénierie Financière.

ORGANIGRAMME : DIRECTION FINANCIERE ET COMPTABLE


DIVISION FINANCIERE

Direction Financière & Comptable

Division Budget

Division Comptable

Division Financière

Service Gestion de la Trésorerie Service Ingénierie Financière

Bureau Front Office Bureau Analyses et Recherches

Bureau Back Office

Mémoire de fin d’études 36 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Les principales fonctions de ces deux services sont :


Service Gestion de la Trésorerie Service Ingénierie Financière
L’obtention de la position de la trésorerie Le suivi du marché financier ;
au jour le jour ; La préparation de la situation
La gestion des ressources et des emplois prévisionnelle du marché sur le court et le
en dates d’opérations de débit et de crédit moyen terme ;
en comptes bancaires ; Propositions et recommandations ;
Le placement de l’excédent de trésorerie L’analyse des réalisations de la gestion de
sur le marché financier ; trésorerie en date de valeur ;
Le suivi et le contrôle des réalisations de Le Reporting des placements.
la gestion de trésorerie.

Une politique efficace de gestion des excédents de trésorerie doit


naturellement s’appuyer sur des prévisions de trésorerie fiables.
La fiabilité des prévisions et l’efficacité de la gestion de la trésorerie
requièrent l’observation de ces opérations :
a) la détermination des flux de trésorerie ;
b) l’identification des facteurs explicatifs desdits flux ;
c) l’analyse factorielle des flux et une analyse de la saisonnalité des
encaissements et décaissements ;
d) la tenue d’un calendrier de dépenses et de ressources ou plan de trésorerie.
Il s’agit d’un échéancier, établi pour une année, regroupant les principaux
postes de dépenses et de recettes ;
e) le suivi des encaissements et des décaissements pour procéder,
éventuellement, à des ajustements. Ce contrôle se fait à l’aide des
tableaux de bord de trésorerie.

L’élaboration d’un plan de trésorerie prévisionnel, les ajustements à opérer ainsi


que les décisions à prendre, nécessitent une parfaite coordination entre la
Division Financière et ses différents collaborateurs, qu’ils soient internes ou
externes :
a) Les collaborateurs externes
‹ Les banques
Elles sont tenues d’informer la CNSS en temps réel de l’évolution des
encaissements perçus et de les positionner sur les comptes dès réception des
fonds.

Mémoire de fin d’études 37 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

‹ Les sociétés de gestion de portefeuille


Pour placer les excédents de trésorerie, la division financière entretient des
relations de proximité avec les sociétés de gestion de portefeuille. Ces relations
concernent principalement : les souscriptions, les rachats, la communications
des valeurs liquidatives, valorisation du portefeuille, formations et séminaires,
etc.

b) Les collaborateurs internes


‹ La Division Budgétaire
Elle communique les états de paiement à la division financière.
‹ La Division Comptable
Elle communique les avis de débit et de crédit et les extraits de comptes.
‹ La Direction des Prestations
Elle communique le calendrier annuel des émissions des prestations.
De la qualité des relations qu’entretient la Division Financière avec ces
différents partenaires dépend le niveau d’optimisation de la gestion de la
trésorerie.
L’objectif d’une "gestion de trésorerie optimisée" consiste en la diminution
des disponibilités déposées aux banques « l’argent qui dort ». Il s’agit non pas
d’aboutir nécessairement à une trésorerie "zéro", mais de s’en approcher le
plus possible.

Ci-dessous une représentation schématique du travail de la Division Financière –


Service Gestion de la Trésorerie et collaboration interne – externe

Mémoire de fin d’études 38 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

DIRECTION DES
PRESTATIONS
Soldes bancaires en valeur
J–1
DIVISION
Engagements prévisionnels BUDGETAIRE
J
BANQUES
Encaissements prévisionnels
J

Solde avant décision


Soldej = Soldej-1 + Encaissementsj –
Dépensesj

Excédent de Trésorerie Besoin de Trésorerie

PLACEMENT Décision RACHAT / VIREMENT


D’EQUILIBRAGE

DIVISION
COMPTABLE Solde après décision
Qui tend vers 0
(Trésorerie Zéro)
SOCIETES DE GESTION
DE PORTEFEUILLE

collaborateurs

Section IV : Description de la procédure de placement des excédents

I. Le Processus de Gestion de placement

Le processus de gestion permet d’identifier les actions à réaliser par


chacun des intervenants ainsi que le timing précis de la réalisation de chaque
tâche.

Les décisions de placement sont prises à 3 niveaux :

Mémoire de fin d’études 39 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

COMITE DE Direction Financière


et Comptable POLITIQUE
PLACEMENT
ET STRATEGIES

Division financière
COMITE DE TACTIQUES
GESTION
ET DECISIONS

Service Gestion Service Ingénierie


de la Trésorerie Financière

L’EQUIPE DE MISE EN ŒUVRE


GESTION Bureau Front Office
ET CONTROLE

Bureau Back Office

A. Au niveau du comité de placement

Le comité de placement se réunit une fois par trimestre (le dernier vendredi
ouvrable de chaque trimestre).

Périodicité Timing Intervenants Travaux Réalisés Période


Concernée
Trimestrielle Dernier Chef de la Division Financière- rappel des décisions Trimestre
Vendredi - annonce des résultats écoulé
Ouvrable Chef de Service Gestion de la - présentation du tableau de Trimestre
Trésorerie bord de la trésorerie prochain
prévisionnelle
Chef de Service Analyse et -présentation des conditions Trimestre
Recherche prévisionnelles du marché prochain

Comité
Rapport de de Equipe
Placement Gestion de
Gestion

Son rôle consiste à :


1. Valider l’allocation d’actifs et les résultats des opérations passées ;

Mémoire de fin d’études 40 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

2. Définir la politique d’allocation d’actifs et la stratégie d’optimisation de


portefeuille de la CNSS sur le trimestre à venir.

B. Au niveau du comité de gestion

Le comité de gestion se réunit quotidiennement (de 09h00 à 09h30).

Périodicité Timing Intervenants Travaux Réalisés Période


Concernée
Hebdomadaire Chaque Chef de Bureau Etudes - présentation des résultats Semaine
Mercredi Financières écoulée
Chef de Service Gestion de la - présentation du tableau de Semaine
Trésorerie bord de la trésorerie prochaine
prévisionnelle
Chef de Service Analyse et -présentation de la situation Semaine
Recherche prévisionnelle du marché prochaine

Equipe
Rapport de de
Gestion Gestion

Il a pour rôle :
1. D’assurer le respect des directives du comité financier ;
2. D’assurer la coordination entre les Services Gestion de la Trésorerie et
Ingénierie Financière ;
3. De prendre les décisions de placement ;
4. De diagnostiquer les choix de placement afin de déterminer le choix du
portefeuille optimal.

C. Au niveau de l’équipe de gestion


La gestion quotidienne des placements des excédents de la trésorerie –
comprenant la préparation de la prise de décision et le bon déroulement des
opérations de placement ainsi que leur suivi – est réalisée par l’équipe de
gestion qui représente l’unité la plus en aval de ce processus, elle est a pour
rôle d’exécuter les différentes décisions prises par le comité de placement et

Mémoire de fin d’études 41 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

le comité de gestion, récapitulées dans les deux rapports : de placement et de


gestion.

L’exécution de ces opérations passe par quatre étapes principales :

• La collecte de l’information
• Le traitement de l’information
• La prise de décision
• Le contrôle de l’exécution
D. Schéma de la formalisation et du contrôle du processus
de Prise de Décision de Placement

La politique générale de la La politique relationnelle


Formulation de la politique de placement

Évaluation et CNSS de la DFC avec les


contrôle des partenaires financiers
résultats de
la dernière cohérence
période

Évaluations Choix de la
Présentation Définition politique de
des prévisions des grandes des
orientations placement
de la période à orientations
venir stratégiques

Fixation des Périodicité: annuelle


objectifs Acteurs: Comité de placement

Analyse du marché Politique de Diagnostic des résultats du


Elaboration des stratégies d’optimisation

financier placement dernier trimestre


• Opportunités • Forces
• Menaces • Faiblesses
• Prévisions

Définition des
stratégies
d’optimisation du
portefeuille

Périodicité: trimestrielle
Acteurs: Comité de placement
Choix de la stratégie
d’optimisation

Mémoire de fin d’études 42 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Stratégie
d’optimisation de
Suivi de l’évolution Tableaux de bord
portefeuille
du marché financier trésorerie
Formulation des tactiques

Propositions des
tactiques

Simulation

Choix de la tactique optimale


Soldes de la journée
Périodicité: hebdomadaire
Périodicité: quotidienne Acteurs: Comité de gestion
Acteurs: Comité de gestion Décisions de placements

Vous trouverez en annexe l’ordinogramme du Processus de gestion des


placements des excédents de la trésorerie qui détaillera les tâches de gestion
de placement, leur timing, les intervenants et les Input / Output correspondants.

II. ORGANISATION LOGISTIQUE POUR LA PRISE DE DECISION


DES PLACEMENTS

L’organisation logistique pour la prise de décision s’articule autour de


trois niveaux :

Le comité financier
Le comité de placement
L’équipe de gestion

Mémoire de fin d’études 43 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

COMITE COMPOSITION
• Le directeur financier et
comptable
• Le chef de division
financière
Le comité de placement • Le chef de service gestion
de la trésorerie
• Le chef de service
ingénierie financière

• Le chef de division
financière
Le comité de gestion • Le chef de service gestion
de la trésorerie
• Le chef de service
ingénierie financière

• Le chef de service gestion


de la trésorerie
• Le chef de service
ingénierie financière
L’équipe de gestion • Le chef du bureau front
office
• Le chef du bureau back
office

III. METHODOLOGIE D’ELABORATION DE LA POLITIQUE D’ALLOCATION


D’ACTIFS DE LA CNSS ET LA STRATEGIE D’OPTIMISATION DE PORTEFEUILLE

Le choix des produits, la composition du portefeuille et la stratégie


d’optimisation de portefeuille sont proposés par le Service Ingénierie
Financière et doivent être validés par le comité de placement.
La politique d’allocation d’actifs est définie chaque début de trimestre par le
comité de placement. La stratégie d’optimisation de portefeuille est proposée
par le service ingénierie financière lors du comité de placement, elle doit être
validée par celui-ci et doit être corrigée et réajustée selon les tendances du

Mémoire de fin d’études 44 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

marché financier chaque fois qu’il est nécessaire. Les réajustements de la


stratégie d’optimisation de portefeuille doivent être validés par le comité de
gestion.
Deux critères définissent la politique d’allocation d’actifs :
a. L’effort d’encaissement des banques : calculé sur la base du volume des
encaissements par banque par rapport au total des encaissements de la
CNSS) ;
b. Pour les sociétés de gestion indépendantes, la qualité de
partenariat évaluée sur la base des relations entretenues lors des deux
dernières années par l’équipe de gestion et notée sur la base de 100 points.

La stratégie d’optimisation de portefeuille, quant à elle, est définie en


fonction de :
a. La conjoncture financière : les prévisions de l’évolution du marché
financier permettent de fixer sur quelle catégorie de produits financiers se
positionner pour la période à venir et les pondérations à effectuer entre ces
catégories ;
b. La rentabilité : mesurée par la performance non corrigée du risque. Cette
notion exprime le gain net réalisé par rapport au montant investi.
c. Le risque : Le risque d’une valeur peut être défini comme l’incertitude
liée à ce que l’accroissement espéré du patrimoine ne soit pas réalisé. Il
peut être estimé à travers des indicateurs dont le principal est l’écart type
(il s’agit de l’écart moyen par rapport à la moyenne d’une valeur. Plus
l’écart type est petit, plus le fonds est moins volatile).

Les coefficients de pondérations des critères définissant la stratégie


d’optimisation de portefeuille se fait sur la base des prévisions du marché
financier. Ainsi en période de baisse des taux (période favorable en placement)
on favorisera la rentabilité ; En période de hausse des taux (période défavorable
au placement), on favorisera le critère risque.

Section V : Diagnostic du processus de placement des excédents :


Synthèse & Recommandations

I. La synthèse

Mémoire de fin d’études 45 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Eléments Forces Faiblesses Observation


Structure µ -La division de la trésorerie s’occupe
des tâches qui ne relèvent pas de ses
attributions principales (contrôle et
règlement des prestations, traitement
des encaissements cotisations).
Système µ - Le Service gestion de la trésorerie a
de Gestion formalisé ses relations
conventionnelles avec les
partenaires.

-Le Service gestion de la trésorerie a


µ standardisé ses procédures internes
de gestion de la trésorerie.

Système µ -Le système d’information n’est pas


d’information fiable : ne satisfait pas le besoin de la
division financière en terme
d’exhaustivité, de pertinence et de
délai.

Moyens
matériaux

• Moyens µ - Le service utilise le matériel


informati- informatique le plus sophistiqué sur
ques le marché :
PC (pentium 4, disque dur 40 GO,
ram 256 MO).
Imprimante laser haute capacité...

• Logiciels µ - Tous les travaux sont réalisés sur la


base de l’office 2000 : Excel,
Access, Word, PowerPoint…. Ce qui
n’offre pas un haut niveau de
sécurité et de traitement de
l’information.

• Réseau -La CNSS est dotée d’un réseau


Intranet µ interne permettant une meilleure
transmission d’information (Lotus)
et d’un service spécialisé en gestion

Mémoire de fin d’études 46 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

et maintenance du réseau.

• Internet - La CNSS est dotée d’une liaison


Internet permettant une connexion
µ rapide ; mais cette connexion est
ouverte en un temps limité et à un
nombre restreint de personnes.

µ - La CNSS a son propre site Internet


actualisée d’une manière
permanente.
Moyens humains

• Effectif µ -L’effectif de service de gestion de la


trésorerie est composé d’un nombre
réduit de personnel.

• Rendement -Malgré le nombre réduit d’effectif,


µ le service est doté des différents
niveaux de compétences (Bac +2 ;
Bac +4 ; Bac+5).
Les ressources humaines du service
gestion de la trésorerie ont un savoir
faire différentiel leur permettant une
grande adaptation, flexibilité,
création.

• Formation - La CNSS établit un plan de


µ formation annuel offrant à ses cadres
les meilleures connaissances et
performances.

Techniques de µ Le service gestion de la trésorerie


gestion et n’est pas doté d’un logiciel de

Mémoire de fin d’études 47 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

d’analyse gestion, la gestion se fait sur des


financière bases de données Access, ce qui
représente une menace à tout
moment en cas de fausse
manipulation ou de perte de donnée.

µ -suivi régulier du marché financier


(Rentabilité, Risque).

-Le service gestion de la trésorerie


µ utilise plusieurs moyens et
techniques d’études et d’analyses qui
s’avèrent très performants.

-l’analyse journalière des


µ performances des OPCVM du
marché (Rentabilité, Risque)

-l’analyse périodique des


µ performances des portefeuilles des
OPCVM de la CNSS (plue values
réalisées, plue values latentes, Taux
de rendement)

-La confrontation des performances


µ du portefeuille de la CNSS avec celle
du Marché.

-L’analyse des écarts pour déceler les


µ
défaillances des décisions de
financement et d’investissement
prises.

-L’insuffisance quantitative et
µ qualitative au niveau de la réalisation
des rapports périodiques de la
Trésorerie.

-Absence de prévision des


µ encaissements.

µ - Maîtrise des décaissements par le


biais des calendriers de paiement ;

Mémoire de fin d’études 48 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

II. Recommandations pour une meilleure gestion de trésorerie

☯ La Structure :

La Division de la trésorerie doit concevoir une structure opérationnelle


focalisée sur le métier de base de la trésorerie.

☯Le Système d’information :

La division de la trésorerie de la trésorerie doit sauvegarder et renforcer


son système d’information et cela en formalisant son système et adoptant les
nouvelles techniques actuelles (NTIC).

☯Les Techniques de gestion et d’analyse :

Le service de la gestion de la trésorerie doit mener des études et analyses de


plus en plus approfondies et plus fréquentes.

Le service gestion de la trésorerie doit essayer de maîtriser ses


encaissements.

☯Les Moyen matériaux :

Matériels Informatiques :

Le matériel informatique a été un grand apport pour le Service de la


trésorerie en particulier par le développement des micro-ordinateurs et des
Progiciels.

Il a permis des traitements plus fiables et plus rapides, l’établissement


plus fréquent de documents périodiques (situation trésorerie, tableaux de bord
…) un stockage d’informations plus important, une manipulation des
informations plus rapide et plus facile.

Mais il faut généraliser l’utilisation des ordinateurs performants et


renouveler le parc informatique afin d’acquérir les nouvelles technologies
utilisées sur le marché.

Mémoire de fin d’études 49 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Logiciels :
En ce qui concerne les logiciels, il y a une sous exploitation des logiciels
de la gestion de la trésorerie utilisés actuellement, il faut donc acquérir des
logiciels de la gestion de la trésorerie bien adaptés aux besoins de la CNSS. Le
travail sur des bases Access étant très risqué.

Internet :
L’utilisation d’Internet est très utile dans la communication et la collecte
de données ; Il faut donc généraliser son utilisation en permettant au plus large
nombre de personnes d’y accéder.

☯Les Moyens Humains :

Effectif :
Vu le nombre et l’importance des opérations effectuées par le Service de
la trésorerie, le nombre de l’effectif de la Division trésorerie s’avère réduit. Il
faut alors recruter du personnel ayant de bonnes compétences dans la finance
des marchés.

Mémoire de fin d’études 50 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Section I : Les produits autorisés


Mémoire de fin d’études 51 2004/2005
Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Les produits de placement sont relativement nombreux. Le choix efficace


d’un outil de placement suppose la connaissance :
▪ Du niveau de risque accepté ;
▪ De la rémunération attendue ;
▪ Du degré de liquidité ;
▪ De l’incidence fiscale ;
▪ Des divers frais d’entrée et de sortie.

Concernant la CNSS, les produits financiers doivent répondre à trois


impératifs qui sont – par ordre de priorité : « Risque – Liquidité –
Rentabilité », la Caisse étant exemptée des droits d’entrée et de sortie.
Ainsi, la Caisse est autorisée à placer l’excédent de trésorerie dans les produits
financiers suivants :

I. Les opérations de pension19 sur les bonds de trésor (REPO)

1. Définition

La pension est l’opération par laquelle une personne morale, un fonds


commun de placement cède en pleine propriété à une autre personne morale ou à
un fonds commun de placement, moyennant un prix convenu, des valeurs, titres
ou effets et par laquelle le cédant et le cessionnaire s’engagent respectivement et
irrévocablement, le premier à reprendre les valeurs, titres ou effets20, le second
à les rétrocéder à un prix et à une date convenus.

2. Déroulement de l’opération

19
Loi n° 24-01 relative aux opérations de pension.
20
« Les valeurs, titres ou effets pouvant être pris ou mis en pension sont les suivants :
1° les valeurs mobilières inscrites à la cote de la Bourse des valeurs ;
2° les titres de créances négociables ;
3° les valeurs émises par le Trésor;
4° les effets privés.

La pension ne peut toutefois porter que sur les valeurs, titres ou effets qui ne sont pas susceptibles de faire
l’objet, pendant toute la durée de la pension, du paiement d’un revenu soumis à la retenue à la source. » -
Art. 2 de la loi n° 24-01

Mémoire de fin d’études 52 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

COMMENT SE DEROULE UNE OPERATION DE PENSION ?


L'emprunteur cherche un prêteur de fonds sur le marché afin de pouvoir
remédier à un resserrement de liquidités au moyen d'un prêt.
Pour l'emprunteur, il s'agit d'une mise en pension (Repurchase agreement)
tandis que pour le prêteur de fonds, il s'agit d'un achat au comptant lié à une
vente à terme, ce qu'on appelle une prise en pension ou Reverse Repo.
Afin de faciliter le crédit et d’en réduire le coût, l'emprunteur remet des
garanties à son partenaire, par exemple sous forme de papiers-valeurs.

Ouverture du Repo

Après l'écoulement de la durée du contrat, les prestations fournies sont


échangées: le prêteur de fonds redonne les garanties et reçoit en retour le
montant nominal du capital mis à disposition, plus un intérêt Repo. La
propriété formelle des garanties passe au prêteur de fonds lors de la
conclusion du contrat et revient à l'emprunteur à l'échéance. C'est pourquoi
les intérêts et dividendes versés sur les titres mis en pension pendant la durée
du contrat sont payés au prêteur de fonds. Mais comme l'emprunteur veut
rester l’ayant droit économique des titres, le prêteur de fonds doit le créditer
de tout dividende ou intérêt échus.
Fermeture du Repo

Source : « Repo - un instrument financier pour les banques »


Victor Füglister, Directeur adjoint de l'Association suisse des banquiers

Cette opération nommée aussi achat temporaire des bons de trésor ne peut
être effectuée que par l’intermédiaire d’une banque ou de tout autre organisme
habilité à cet effet par l’administration, après avis de Bank Al-Maghrib.
L’intermédiaire assure la livraison des titres et le versement des fonds le jour de
la réalisation de l’opération et le jour de son échéance.
Les taux Repo sont librement négociables. En règle générale, ils sont
fonction de la situation du marché :

□ L’état de l’offre et de la demande de fonds ;

Mémoire de fin d’études 53 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

□ Les taux des obligations sur le marché primaire ;


□ Les anticipations des opérateurs sur les décisions à venir des autorités du
marché ;
□ Le niveau de liquidité des banques.

3. Avantages pour la CNSS :

Les opérations de pension à la CNSS offrent les avantages suivants :


☯ La couverture contre les hausses des taux :
En fonction de la conjoncture, la CNSS peut utiliser le Repo comme une
couverture contre les fluctuations éventuelles. Ainsi, en réalisant des rachats qui
seront immédiatement placés en Repo, la CNSS, sera insensible aux fluctuations
du marché.
☯ Une meilleure utilisation de sa trésorerie :
Les opérations repo peuvent être réalisées à partir de tous les comptes
bancaires ; Il n’y a pas d’obligation de virement ou de jour de valeur.
L’opération est réalisée en « J » aussi bien en aller qu’en retour.
☯ Un effet de levier :
En cas de baisse des taux du marché primaire, la CNSS peut emprunter sur
le marché pour financer ses besoins de trésorerie tout en gardant ses actifs placés
en OPCVM dont la performance sera nettement supérieure au coût de
l’opération. On parle de l’effet de levier.

II. Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM)

1. Généralités

1.1. Définition

Un Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM)


est un organisme financier qui collecte l'épargne des agents économiques en
émettant des actions ou des parts. L'épargne ainsi collectée est utilisée pour
constituer un portefeuille de valeurs mobilières (actions et obligations).
L'OPCVM canalise cette épargne vers le financement des entreprises, participant
par ce biais au développement de l'économie nationale21.

21
www.cdvm.gov.ma – Dahir portant loi n° 1-93-213 du 21.09.93 relatif aux OPCVM (modifié par la loi n° 53-
01) et Dahir n° 1-04-19 du 21.04.04.

Mémoire de fin d’études 54 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Les titres OPCVM sont des titres de propriété négociables reconnaissant à


leur détenteur la propriété d’une fraction du capital social d’un OPCVM. Les
actions ou parts d'OPCVM peuvent être souscrites, à tout moment, auprès des
réseaux de commercialisation.
Les souscriptions sont effectuées à un prix appelé valeur liquidative et calculé
périodiquement. La périodicité de calcul de la valeur liquidative peut être soit
quotidienne, soit hebdomadaire.
La liquidité d’un OPCVM est toujours assurée de par l’obligation légale
des OPCVM envers leurs actionnaires ; Tout investisseur ayant besoin de
liquidité peut toujours revendre ses parts ou actions.
L’épargnant peut acheter (souscription) ou revendre (rachat) le nombre de
part qu’il souhaite à n’importe quel moment sur la base de la valeur liquidative
du jour.
L'OPCVM veille à assurer une gestion optimisée des fonds investis, selon
une stratégie clairement définie au moment de son agrément22.

1.2. Développement des OPCVM au Maroc

La création et le lancement des OPCVM au Maroc s’inscrivent dans la


suite logique des réformes entamées depuis le début des années 90, destinées à
libéraliser l’économie nationale par un élargissement des possibilités de
financement pour les entreprises et la création de nouveaux produits de
placement proposés aux épargnants.
Institués par le Dahir portant loi N°1-93-213 du rabia II 1414 (21/09/93),
les OPCVM ont vu le jour en 1995 et ont été commercialisés à partir du début
1996.
En effet, les OPCVM permettent à l’épargnant d’accéder au marché
financier dans les meilleures conditions de sécurité et de rentabilité. Ils
présentent également l’avantage d’être liquides, plus performants sur le long
terme que les produits de placement classiques.
Par ailleurs, la diversité des fonds proposés par les organismes financiers
permet, aujourd’hui, à l’épargnant de choisir les fonds les mieux adaptés à ses
besoins de placement.

1.3. Rôle économique des OPCVM

22
Le dossier d'agrément comporte les documents et éléments d'information sur l'OPCVM concerné, ses
fondateurs, l'organisme délégataire de gestion, le dépositaire et les commissaires aux comptes. Un guide
d'agrément a été établi à cet effet par le CDVM.

Mémoire de fin d’études 55 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Certains agents économiques investissent plus qu’ils n’épargnent : ils ont


des besoins de financement. D’autres épargnent plus qu’ils n’investissent : ils
ont des capacités de financement.
Il est nécessaire d’organiser le transfert des uns vers les autres, c’est la
fonction du marché financier.
Traditionnellement, le marché financier est constitué de deux grands
circuits : le circuit bancaire et le circuit boursier.

☯ Le circuit bancaire:

Les épargnants, en majorité les ménages, confient leur argent aux banques
sous forme de dépôts, rémunérés ou non selon leurs disponibilités : dépôt à vue,
dépôt à terme, compte sur carnet…Les banques utilisent ces dépôts pour
répondre aux besoins de financement des entreprises et des administrations
publiques pour l’essentiel, en leur accordant des crédits rémunérés par des
intérêts. Dans ce circuit, les banques prennent le risque de défaillance de
l’entreprise : si l’une d’entre elles fait défaut, la banque reste redevable des
dépôts des épargnants. Ce circuit est donc sécurisant pour l’épargnant, cette
sécurité justifiant une rémunération généralement faible et une obligation
d’immobilisation de l’épargne.

Dépôts Crédits bancaires

(Besoins de placement) (Besoins de financement)

☯ Le circuit boursier :

Les épargnants investissent directement, en actions et obligations émises


par les entreprises et qui sont négociées en bourse. Dans ce circuit, les
épargnants prennent le risque de défaillance de l’entreprise : si l’une d’entre
elles fait faillite, l’épargnant peut perdre tout ou partie de son investissement. Ce
circuit est donc plus risqué pour l’épargnant, mais ce risque est compensé par
une espérance de rendement plus élevée.

Emission d’actions et
Portefeuilles boursiers d’obligations
Mémoire de fin d’études 56 2004/2005
Gestion des placements des excédents de Trésorerie

C’est dans le but d’assurer aux épargnants l’accès à la bourse, dans les
meilleures conditions de sécurité et de performance, que le législateur a créé les
OPCVM.
Grâce à ces derniers, les épargnants peuvent mettre en commun leur
épargne et en confier la gestion à des professionnels.

(Besoins de placement) (Besoins de financement)

Les OPCVM ont donc pour vocation de contribuer au financement de


l’économie par une canalisation de l’épargne vers la Bourse.

1.4. Formes juridiques


Les OPCVM existent sous deux formes juridiques distinctes :
‹ les Sociétés d'Investissement à Capital Variable (SICAV) ;
‹ les Fonds Communs de Placement (FCP).

Mémoire de fin d’études 57 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

OPCVM

SICAV FCP

▪ Une société anonyme ▪ une copropriété de valeurs


▪ Le placement en SICAV est mobilières qui n'a pas de
matérialisé par des actions personnalité morale ;
▪ Tout souscripteur devient ▪ le placement en FCP est
actionnaire et possède le droit matérialisé par des parts
d’exprimer son avis lors des sociales ou des certificats de
assemblées générales ; copropriété
▪ Les SICAV ont la possibilité ▪ le souscripteur désigné sous le
de s’autogérer. nom de porteur de parts.
▪ Elle est doublement ▪ Les FCP sont obligatoirement
réglementée puisqu’elle est gérés par des établissements
régie à la fois par les textes de de gestion assurant
lois de la société anonyme et exclusivement l'activité de
pas ceux régissant les OPCVM. gestion de FCP

▪ Les SICAV et les établissements de gestion de FCP peuvent déléguer


leur gestion à des établissements délégataires de gestion ;
▪ Pour la conservation des actifs de l'OPCVM ainsi que pour le contrôle
de la régularité des décisions de gestion, les SICAV et les FCP font
appel à un organisme dépositaire qui doit être unique et distinct de la
société de gestion.
▪ Dans la pratique, on retient généralement la forme de la SICAV pour la
commercialisation d’un OPCVM Grand Public, tandis que l’on adopte
la statut de FCP pour des OPCVM plus spécifiques, voire dédiés à un
ou plusieurs institutionnels ou ceux qui investissent dans des secteurs
particuliers tels que l’agroalimentaire, les cimenteries…etc.

Ces deux formes juridiques, SICAV et FCP, peuvent être soit :


Des Fonds de capitalisation
Les revenus générés par le portefeuille de la SICAV ou du FCP
(dividendes, coupons et intérêts essentiellement) sont intégrés dans le capital.

Mémoire de fin d’études 58 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Les actionnaires du fonds réalisent leurs profits sous forme de plus-value


qu’ils dégagent lors de la cession d’une partie ou de la totalité des actions ou des
parts du Fonds.
Des Fonds de distribution
Les revenus dégagés par le portefeuille du Fonds sont distribués aux
actionnaires périodiquement sous forme de coupon, selon une périodicité
décidée par le gestionnaire et mentionnée dans la fiche signalétique.
Le jour du détachement du coupon du Fonds, la valeur de sa part baisse du
montant du coupon distribué.
Ces deux catégories de Fonds (soit de capitalisation, soit de distribution)
sont, chacune, soumise à un régime fiscal différent.

1.5. En quoi est investi un OPCVM ?

Les OPCVM investissent les actifs qui leur sont confiés dans des valeurs
mobilières constituées principalement d’obligations ou d’actions côtées en
Bourse ou sur tout autre marché réglementé, et dont le cours résulte de la
confrontation de l’offre et de la demande.

ACTION OBLIGATION
Titre de propriété Titre de créance
Catégorie de titre représentant une fraction représentant une fraction
du capital de l’entreprise de la dette de l’entreprise
Limitée (de
Durée de vie Illimitée quelques jours à plusieurs
années)
Variable : le Fixe : le coupon
dividende représentant représentant l’intérêt que
Rémunération une fraction des bénéfices l’entreprise s’est engagée
de l’entreprise à verser aux créanciers
lors de l’émission
Il est fonction de Il est fonction des
l’anticipation des taux de rémunération
Evaluation du cours investisseurs de bénéfices attendus par les
que l’entreprise est investisseurs comparés au
capable de générer coupon de l’obligation ; il
n’est donc pas lié aux
résultats de l’entreprise

Mémoire de fin d’études 59 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

L’action est une L’obligation est


valeur mobilière volatile, une valeur mobilière
donc risquée. Elle est moins risquée que
d’autant plus volatile que l’action et donc moins
les résultats de rémunératrice
Risque/Rentabilité l’entreprise sont le plus
souvent difficiles à
prévoir.
L’espérance de
gain est d’autant plus
élevée que le risque pris
est grand

1.6. Classification23

Les OPCVM sont classés, selon la politique d'investissement adoptée, en quatre


catégories distinctes :

a. LES OPCVM "ACTIONS"


□ En permanence investis à hauteur de 60% au moins de leurs actifs en actions,
certificats d’investissement et droits d’attribution ou de souscription ;
□ On distingue la catégorie OPCVM « actions à 60% » et la catégorie « actions
85% ».
□ Les OPCVM « actions » sont les plus volatiles et généralement les plus
performants mais sur un horizon temporel plus long.

b. LES OPCVM "OBLIGATIONS"


□ En permanence investis à hauteur de 90% au moins de leurs actifs en titres
de créances ;
□ La sensibilité minimale d’un OPCVM « obligations » est en permanence
supérieure à 0,6 ;
□ On distingue les OPCVM « obligations court terme (CT) » et « obligations
moyen et long terme (MLT) ».
□ Les OPCVM « obligations » sont destinés aux épargnants recherchant un
placement à moyen terme, peu risqué24, dont la performance est modeste
mais régulière dans le temps.
23
La CNSS place ses excédents de trésorerie dans les OPCVM obligataires CT et monétaires uniquement :
même si les OPCVM actions sont les plus performants, l’impératif Risque prime sur Rentabilité.

Mémoire de fin d’études 60 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

c. LES OPCVM "MONETAIRES"


□ Les OPCVM « monétaires » sont en permanence investis à hauteur de 70%
au moins de leurs actifs en titres de créances de durée initiale ou résiduelle
inférieure à un an.
□ La sensibilité des OPCVM « monétaires » à toute variation des taux d’intérêt
est en permanence inférieure ou égale à 0,6.
□ Les OPCVM « monétaires » sont destinés principalement aux institutionnels
et aux entreprises pour une optimisation de la gestion de la trésorerie12.

d. LES OPCVM "DIVERSIFIES"


□ Ce sont les OPCVM qui n’appartiennent ni à la classe des OPCVM
« actions », ni à la classe des OPCVM « obligations », ni à la classe des
OPCVM « monétaires ».
□ Les OPCVM « diversifiés » ne peuvent à aucun moment appartenir à une
autre catégorie d’OPCVM.

Structure de l'Actif géré au 23.07.04

Actions à 85%;
Actions à 60%;
3,87%
0,66%
Diversifiés; Obligataires CT;
4,52% 15,42%

Monétaires;
24,77%
Autres
obligataires;
50,76%

Source : LA VIE éco n° 4277 du 06.08 au 02.09.04

24
Il faut noter les OPCVM monétaires et obligataires CT sont sujets aux fluctuations des taux, notamment les
taux des bons de Trésor et le Taux Moyen Pondéré (marché interbancaire).

Mémoire de fin d’études 61 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

‹ La classe à laquelle appartient l’OPCVM est mentionnée dans les statuts ou


dans le règlement de gestion dudit OPCVM, dans sa fiche signalétique ainsi
que dans la rubrique « orientation des placements » de sa note d’information.
‹ L'appartenance à une catégorie entraîne le respect en permanence de certains
critères de placement. En cas de non respect de ladite classification, les
OPCVM concernés en rendent compte sans délai au CDVM en indiquant les
causes du non-respect et les mesures prises pour régulariser la situation ;
‹ Tout changement de classification nécessite un nouvel agrément de
l’OPCVM ;
‹ Le dépositaire s’assure du respect permanent de la politique de placement par
l’OPCVM et signale au CDVM, sans délai, tout manquement.

1.7. Comment fonctionne un OPCVM : Les règles de gestion ?

a. La valeur liquidative

L’épargne collectée par l’OPCVM est investie en valeurs mobilières. Il


convient donc de déterminer périodiquement la valeur de l’OPCVM. Pour cela,
la loi a prévu des règles précises que le gestionnaire doit respecter en matière de
valorisation.
Périodicité et méthode de calcul de la VL
Ainsi, au moins une fois par semaine, la valeur de l’OPCVM est
déterminée par la valorisation de son portefeuille sur la base du dernier cours
des actions et des obligations qu’il détient en portefeuille.
Une fois le portefeuille de l’OPCVM valorisé, il est possible de
déterminer la valeur de ses actions ou parts en divisant la valeur de l’actif, nette
des frais de gestion, par le nombre de parts ou d’actions existantes.
Cette valeur de l’actif est dite « valeur liquidative » en ce sens qu’elle est
calculée sur les cours effectivement négociés en Bourse et qu’il est
théoriquement possible de « liquider » le portefeuille, c’est à dire le vendre en
totalité pour rembourser les actionnaires ou porteurs de parts de l’OPCVM.

b. Les souscriptions

L’épargnant peut acheter autant de parts d’OPCVM qu’il le souhaite,


quand il le désire, et toujours sur la base de cette même valeur liquidative.

Mémoire de fin d’études 62 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

La décision de souscrire des parts de SICAV et FCP est prise par le chef de
service Trésorerie et validée par le Directeur Financier, sur la base des
situations de trésorerie élaborées par le service ingénierie financière.

Les règles d'élaboration ainsi que l'absence de visibilité sur les opérations
conduisent à minorer systématiquement le montant des sommes à placer. Cette
minoration est également due à l'excès de prudence et à la crainte d'enregistrer
des soldes débiteurs.

La décision de placement donne lieu à l'établissement d'un ordre de


souscription et de prélèvement pour le montant souhaité au profit de l'organisme
de gestion. Celui-ci confirme l'opération par un ticket d'opéré et la banque
adresse à la CNSS un avis de débit.

c. Les rachats

C’est l’OPCVM lui-même qui a l’obligation de racheter ses propres


actions ou parts aux investisseurs qui le souhaitent.
L’opération étant réalisée sur la base de la valeur liquidative de
l’OPCVM, elle s’exécute donc à juste prix, aussi bien pour les investisseurs qui
restent actionnaires de l’OPCVM, que pour ceux qui liquident leur portefeuille.
Cette obligation de rachat faite à l’OPCVM est donc une garantie de
liquidité pour l’épargnant qui peut récupérer son investissement quand il le
désire.
Les règles de valorisation imposées à l’OPCVM représentent de plus une
garantie de sécurité pour l’investisseur qui est assuré de récupérer son placement
au prix le plus juste, c’est à dire celui du marché.
Concernant la CNSS, la décision de rachat est prise par le chef de service
Trésorerie, validée par le Directeur Financier, sur la base d'une prévision en
terme de budget de décaissement à effectuer ; Ceci est pour l’alimentation du
compte bancaire qui doit faire face à un règlement de prestations.
Ces rachats donnent lieu à l'établissement d'un ordre de rachat adressé à
l'organisme gestionnaire qui se charge d'alimenter le compte de la CNSS auprès
de la banque adossée. Celle-ci adresse un avis de crédit au titre de l’opération.

d. Les droits d’entrée et de sortie


L’épargnant qui souscrit ou qui vend ses parts d’OPCVM réalise son
opération sur la base de la valeur liquidative calculée hebdomadairement ou, le
cas échéant, quotidiennement.

Mémoire de fin d’études 63 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Cette valeur liquidative est majorée d’une commission de souscription


appelée droit d’entrée ou minorée d’une commission de rachat appelée droit de
sortie.
Ces droits ont pour but de faire payer au nouvel actionnaire ou de
l’actionnaire sortant les frais qu’entraîne son arrivée ou sa sortie, et qu’il serait
injuste de faire supporter aux anciens actionnaires seuls.
Il est important de signaler que la CNSS est exonérée, à l'instar de
tout investisseur, de tout droit d'entrée et de sortie.

e. Les frais de gestion

Les frais de gestion représentent le pourcentage prélevé sur l’encours de


l’OPCVM, destiné à couvrir les frais de fonctionnement, et à rémunérer la
société de gestion.

1.8. Caractéristiques d’un OPCVM

La sécurité
En s’inspirant de l’expérience étrangère, le législateur marocain a
construit un cadre réglementaire propre aux OPCVM reposant avant toute chose
sur la sécurité de l’épargnant.
La confiance
En investissant dans un OPCVM, l’épargnant ne doit pas oublier qu’il
autorise un gestionnaire à effectuer des opérations à sa place.
Il doit donc avoir toute confiance en lui et en sa capacité à faire fructifier
son épargne.
La garantie d’une gestion professionnelle
Pour obtenir cette confiance de l’épargnant, le gestionnaire doit présenter
toutes les garanties de professionnalisme nécessaires pour gérer un OPCVM.
Communauté d’intérêt
Un OPCVM est géré dans le cadre d’une communauté d’intérêt ; c’est une
garantie pour le petit épargnant d’être aussi bien servi que le client important.
La souplesse
Un OPCVM est accessible pour une mise de fonds modeste, qui se serait
révélée insuffisante pour accéder directement au marché financier avec une
répartition de risques satisfaisante.

Mémoire de fin d’études 64 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Les risques
Ils peuvent être très différents d’un OPCVM à l’autre. Il convient, pour
l’épargnant, de bien se renseigner sur la catégorie de l’OPCVM, ses
investissements, son horizon de placement et sa vocation afin de s’assurer que le
produit correspond bien à son profil de risque.
La liquidité
Outre la sécurité et la performance, la liquidité représente un élément très
important d’un OPCVM : l’épargnant est assuré de pouvoir revendre ses actions
ou ses parts à tout moment sur la base d’une évaluation indiscutable. Comme il
lui a été possible d’investir quand il l’a souhaité sur une valeur tout aussi
indiscutable.
Les règles prudentielles
Dans un souci permanent de sécurité, le législateur oblige le gérant à
diversifier ses investissements afin de diminuer le risque du portefeuille de
l’OPCVM. Celui-ci, par exemple, n’est pas autorisé à investir plus d’un certain
pourcentage (10%) de l’actif de l’OPCVM dans les actifs d’une même société,
ou de détenir une participation trop importante du capital d’une société.
Rentabilité
Mesurée par la performance, non corrigée du risque, cette notion exprime
le gain net réalisé par rapport au montant investi.

1.9. Fiscalité des OPCVM


Lors des prises de décisions d’investissement, il faut savoir tirer parti au
mieux des avantages fiscaux, les dispositions de la loi de Finances 1999-2000
relatives à la fiscalité des OPCVM et applicables depuis le 1er Juillet 1999 sont
repris dans le tableau ci-après :

Affectation des
Classification résultats Fiscalité Mode de paiement
Retenue à la source et versée aux lieu et
Capitalisation 10% place du porteur d’OPCVM par le
dépositaire
Actions
Retenue à la source et versée aux lieu et
10% sur les
Distribution place du porteur d’OPCVM par le
dividendes
dépositaire
Retenue à la source et versée aux lieu et
Obligations Capitalisation 20% place du porteur d’OPCVM par le
dépositaire

Mémoire de fin d’études 65 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Retenue à la source et versée aux lieu et


20% à la
Distribution place du porteur d’OPCVM par le
distribution
dépositaire
Retenue à la source et versée aux lieu et
Divesifiés Capitalisation 15% place du porteur d’OPCVM par le
dépositaire
Monétaires Capitalisation 20%

Les OPCVM doivent une grande partie de leur succès à leur statut fiscal
privilégié.
Les SICAV et les FCP bénéficient de la transparence fiscale, puisque la
loi a prévu une exonération à leur niveau. Par contre, la fiscalité s’appliquera
aux revenus et plus-values au moment de leur distribution ou de leur réalisation
au niveau des porteurs de parts.
En d’autres termes, le détenteur d’une action de SICAV se trouve, du
point de vue fiscal, strictement dans la même situation que s’il détenait en direct
un portefeuille d’actions ou d’obligations mais avec un régime fiscal de faveur.

1.10. Commercialisation des OPCVM :


Les actions de SICAV et parts de FCP sont commercialisées par :
• Les banques ;
• Les sociétés de bourse ;
• Les compagnies d’assurance et de prévoyance sociale ;
• La caisse de dépôt et de gestion CDG ;
• Les sociétés de gestion.
Les premiers OPCVM ont été lancés en 1995 pour un montant initial de 400
millions de dirhams. Depuis, le nombre d’OPCVM et l’actif géré n’ont cessé
d’évoluer :

Actif Net Nombre


1995 400 000 000,00 5
1996 2 687 000 000,00 22
1997 10 105 870 000,00 42
1998 26 292 124 000,55 63
1999 45 533 848 000,19 111
2000 35 472 165 000,26 141
2001 43 536 423 000,55 154
2002 60 056 996 000,51 160
2003 59 426 327 000,29 169

Mémoire de fin d’études 66 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie
03/2004 71 994 488 000,58 17325
Gestionnaires 13
Souscripteurs 22.000
Source : « Développement du marché des capitaux : cas du Maroc »
Hicham Elalamy, CDVM – Le Caire 01.04.04

2. Avantages pour la CNSS :

☯ La liquidité : l’épargnant est assuré de pouvoir revendre ses parts à tout


moment sur la base d’une évaluation indiscutable comme il lui a été possible
d’investir quand il l’a souhaité sur une valeur tout aussi indiscutable.

☯ La CNSS ne paie pas les droits d’entrée et de sortie relative aux OPCVM.

3. Les limites :

Les OPCVM demeurent sujets aux fluctuations en fonction des


paramètres du marché, à savoir :

♦ Les taux BDT sur le marché primaire


♦ Le niveau de liquidité du marché financier
♦ Le niveau de liquidité du fonds
♦ La taille du fonds
♦ La disponibilité des titres sur le marché

25
En Annexes, la liste exhaustive des OPCVM commercialisés au Maroc au 30.06.04.

Mémoire de fin d’études 67 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Section II :
Analyse du portefeuille existant :
OPCVM monétaires et obligataires court terme

I. Volume des souscriptions

Répartition des placements de la CNSS en fonction de la


nature des OPCVM

34%

66%
Monétaires Obligataires CT Quotidien

La CNSS place ses excédents de trésorerie à hauteur de 66% en OPCVM


obligataires court terme. Le reste (34%) est placé en OPCVM monétaires.
Les deux graphes ci-dessous illustrent le volume des souscriptions par
catégorie d’OPCVM : monétaires et obligataires court terme.

Volume des souscriptions par OPCVM monétaires


CDG Trésorerie
MMF
Irad
3% 2% 2% 3% 10%
Attijari Trésorerie
14% 12% SG valeurs
CDM cash
BMCI Tréso
El Istitmar
7% 14% Upline Tréso
9% Upline Cash
12% 12%
Cap Tréso
CFG sécurité

Mémoire de fin d’études 68 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Au premier aperçu, nous constatons que Al Istitmar et Irad constituent les


fonds qui accaparent la plus grande partie en volume des souscriptions avec 14%
chacun, suivis par MMF, Attijari Trésorerie et SG valeurs (12%).

Répartition du volume des souscription par OPCVM


obligataires CT

6%

20% 35%
Capital Dynamique
Attijari monétaire +
CDM Liquidité
BMCI Cash
20% CFG liquidité
19%

Capital Dynamique a la part du lion dans le volume des souscriptions


(35%). Viennent en seconde position CDM Liquidité et BMCI Cash avec 20%
chacun.

II. Plus values réalisées

A. Répartition de la plus values réalisée


par rapport à la nature des OPCVM

47%
53%

Monétaires Obligataires CT Quotidien

Les OPCVM obligataires court terme réalisent 53% de la plus value et les
OPCVM monétaire en réalisent 47%.

Mémoire de fin d’études 69 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

B. Répartition des Plus values Réalisées par OPCVM


monétaires
CDG Trésorerie
6% 2% 3% 1%2% MMF
4% 29%
Irad
10% Attijari Trésorerie
El Istitmar
SG valeurs
Upline Tréso
7%
CDM cash
7% 23%
6% Upline Cash
BMCI Tréso
Cap Tréso
CFG sécurité

A partir de ce graphe nous pouvons conclure que les plus values réalisées
sur des opérations de placements effectuées en CDG Trésorerie et MMF
représentent 52% de l’ensemble des plus values réalisées.

C, Répartition des Plus values Réalisées par OPCVM


obligataires CT
2%
16%
27%

Capital Dynamique
BMCI Cash
CDM Liquidité
23% Attijari monétaire +
CFG liquidité
32%

S’agissant des OPCVM obligataires court terme, Capital Dynamique et


BMCI Cash accaparent 59% du total des plus values réalisées.

Mémoire de fin d’études 70 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

D. Plus values réalisées par rapport aux montants investis

OPCVM monétaires

1 200,00 4,50
4,00
1 000,00
3,50
800,00 3,00
2,50
600,00
2,00
400,00 1,50
1,00
200,00
0,50
- -
ie

o
rie

o
d

sh
F

é
sh

ar
ur

és

és

és
Ira

rit
er

re

Ca
ca

m
le

cu
or

Tr

Tr

Tr
t it
so

va
és


e
Is

p
CI

lin
CD

lin

Ca
SG
Tr

El
BM

G
iT

Up
Up

CF
G

ar
CD

t ij
At

Total Souscriptions en Mdh Plus values Réalisées en Mdh

Les fonds qui réalisent une meilleure plus value par rapport au
montant investi sont MMF et CDG trésorerie avec des plus values
respectives 4.17 et 4 MDH pour des montants investis de 881 et 980 MDH.
Pour le reste des fonds, on remarque qu’on peut dégager une tendance où
les plus values réalisées sont proportionnels aux investissements.

OPCVM obligataires court terme

1 600,00 6,00
1 400,00
5,00
1 200,00
1 000,00 4,00

800,00 3,00
600,00 2,00
400,00
200,00 1,00
- -
Capital Attijari CDM Liquidité BMCI Cash CFG liquidité
Dynamique monétaire +

Total Souscriptions Plus values Réalisées

BMCI Cash est le fonds qui se démarque par la réalisation de


meilleure plus value (5 MDH) par rapport au montant investi (700 MDH).

Mémoire de fin d’études 71 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

III. Comparaison du taux de rendement de la CNSS au taux


de rendement du marché.

OPCVM monétaires
4,00%
3,50%
3,00%
2,50%
2,00%
1,50%
1,00%
0,50%
0,00%

o
ar

h
F
ie

sh

é
o

ie

o
s

és
és
M

as

ri t
Ira

és
m
ur
er

er
ca

cu

Tr
ti t
le

C
Tr
or

Tr
or
Is
M

va


és

e
és

CI
e

ap
in
D

in
El
Tr

BM
SG

Tr

FG
pl
C

C
pl

U
G

C
ar
D

ti j
C

At
Taux de rendement CNSS Marché

Les OPCVM monétaires dont le taux de rendement est supérieur au taux de


marché sont :
MMF ;
SG valeurs ;
Al Istitmar ;
Upline Tréso.

OPCVM obligataires court terme

4,50%
4,00%
3,50%
3,00%
2,50%
2,00%
1,50%
1,00%
0,50%
0,00%
BMCI Cash CDM Liquidité CFG liquidité Attijari monétaire Capital Dynamique
+

taux de rendement CNSS MARCHE

Il ressort de ce graphe que le taux de marché est toujours supérieur au


taux de rendement de la CNSS dans tous les OPCVM sauf pour BMCI Cash.

Mémoire de fin d’études 72 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Ceci montre que ce dernier est le fonds le plus rentable par rapport aux cinq
étudiés.

Conclusion :
Notre analyse sera basée sur trois paramètres : montant investi, plus value
réalisée ainsi que la durée d’investissement.
D’après une analyse des graphes présentés ci-dessus, nous pouvons
constater que le meilleur placement effectué été fait en CDG Trésorerie.
En effet, ce placement occupe la première place en terme de part en
volume de souscription (16%) avec un montant voisinant les 980 311KDH, une
durée d’investissement de 92 jours et une plus value réalisée d’un montant
avoisinant les 4 MDH ,soit 26% du total des plus values enregistrées. Ce fonds a
aussi enregistré une performance moyenne de 0.0115% relativement importante
par rapport aux autres fonds classés dans la même catégorie.
Les placements effectués au niveau de MMF ont enregistré une plus value
égale à 4.17 MDH ( 25% du total des plus values réalisées), avec un montant
investi sur ce fonds de 880 914 KDH représentant 15% du total des
souscriptions, la durée de cet investissement était de 46 jours. MMF se
positionne en deuxième place après CDG Tresorerie.
Le fonds IRAD vient se placer en troisième position avec un volume de
souscription voisinant les 784 734 KDH soit une part de 14% qui a généré par la
suite une plus value de 1221 KDH « 8% »

IV. Evaluation des performances des OPCVM constituant le


portefeuille

Afin dévaluer le portefeuille d’une manière approfondie, on a choisi


d’évaluer les performances des OPCVM le constituant. Les caractéristiques de
ces OPCVM (catégorie, date de création, méthode d’affectation des résultats et
la durée de placement recommandée) sont détaillée en annexes26 .
Cette évaluation se fera selon deux méthodes:
• La Standard & Poors FUND ;
• Une ANALYSE MULTICRITERE (Performance, Risque et Ratio
Synthétique) ;

A. Standard & Poors Funds

1. La Méthode27
26
Voir le tableau intitulé : « Liste des OPCVM objet de l’étude »
27
www.funds-sp.com

Mémoire de fin d’études 73 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Pour aider les investisseurs à évaluer la performance d’un OPCVM et la


régularité de cette performance par rapport aux autres OPCVM de sa catégorie,
Standard & Poor’s a développé les S & P FUND STARS, basées sur les
performances relatives de l’OPCVM.

2. Règles de base

 Les S & P FUND STARS sont calculés en utilisant les performances


relatives mensuelles d’un OPCVM ;
 Pour chacun des 36 mois sur les 3 dernières années ;
 La moyenne et la volatilité de ces 36 chiffres sont utilisées pour calculer
le nombre d’étoiles de l’OPCVM ;
 Les étoiles Standard & Poor’s ne sont calculées pour des OPCVM
n’ayant pas 36 mois d’historique ;
 Les étoiles Standard & Poor’s ne sont calculées pour les OPCVM
appartenant à des catégories contenant moins de 6 OPCVM sur cette
période ;

3. Les formules

 Performance relative :
En calculant la moyenne des performances relatives mensuelles des 36
derniers mois, nous mesurons la capacité d’un OPCVM à sous ou sur
performer les OPCVM de sa catégorie sur 36 mois.
Performance de l’OPCVM
Performance relative =
Performance moyenne de la catégorie
 Volatilité des performances relatives :
La volatilité relative est une mesure statistique permettant d’estimer à
quel point une série de valeurs s’écarte de sa moyenne.
En calculant la volatilité des performances relatives de l’OPCVM sur 36
mois, on détermine dans quelle mesure l’OPCVM a un comportement
homogène par rapport aux autres OPCVM de sa catégorie.
Plus la volatilité relative est élevée, moins la performance de l’OPCVM
est régulière par rapport aux autres OPCVM de sa catégorie.
 Ratio de performance relative / volatilité relative :

Mémoire de fin d’études 74 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

En calculant ce ratio, nous mesurons la capacité de l’OPCVM non


seulement à sur performer les autres OPCVM de sa catégorie mais
également sa capacité à le faire de manière constante.
Plus le ratio est élevé, plus l’OPCVM a sur performé ceux de sa catégorie
et ce de façon régulière.
Performance relative mensuelle de l’OPCVM
Ratio =
Volatilité de la performance relative de l’OPCVM

4. Remarques
La notation concerne la catégorie monétaire uniquement ;
Faute de disponibilité des données relatives à deux fonds monétaires, nous
n’avons retenu que 12 parmi 14;
La période retenue est de 30 mois : du 02.01.2002 au 30.06.2004 ;
Calcul des performances mensuelles :
‹ Le premier mois :
VL fin du mois – VL début du mois
VL début du mois

‹ Les autres mois :


VL fin du mois ‘m’ – VL fin du mois ‘m – 1’
VL fin du mois ‘m – 1’

5. Les données28
6. Les résultats
Performance Volatilité perf.
OPCVM Ratio Rang
relative relatives
BMCI TRESORERIE 0,95 0,19 4,97 1
AL ISTITMAR TRESORERIE 1,05 0,30 3,50 2
SG VALEURS 0,94 0,43 2,18 3
ATTIJARI TRESORERIE 0,96 0,49 1,97 4
CFG SECURITE 0,89 0,50 1,78 5
IRAD 1,00 0,72 1,39 6
CAP TRESORERIE 0,89 0,69 1,30 7
CDM CASH 0,97 0,78 1,24 8
CDG TRESORERIE 1,11 1,02 1,09 9
UPLINE TRESORERIE 1,14 1,39 0,82 10
MMF 1,05 1,41 0,75 11
UPLINE CASH 1,04 2,04 0,51 12

28
Veuiller trouver en annexes le tableau des performances mensuelles du 02.01.2002 au 30.06.2004

Mémoire de fin d’études 75 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

7. Conclusions
Les fonds qui sur-performent les OPCVM de la catégorie monétaire sur la
période de 30 mois (performance relative > 1) :
 UPLINE TRESORERIE
 CDG TRESORERIE
 EMERGENCE MONEY MARKET FUND
 AL ISTITMAR CHAABI TRESORERIE
 UPLINE CASH
Les fonds dans la moyenne (performance relative = 1) :
 IRAD
Les fonds qui sous-performent les OPCVM de catégorie monétaire
(performance relative < 1) :
 CFG SECURITE
 CAP TRESORERIE
 SG VALEURS
 BMCI TRESORERIE
 ATTIJARI TRESORERIE
 CDM CASH
Si les fonds EMERGENCE MMF et UPLINE CASH sur-performent les
OPCVM de la catégorie monétaire, la volatilité de leurs performances
relatives est élevée. Cela dit, EMERGENCE MMF est l’OPCVM dont la
performance est la moins régulière.
Les OPCVM les plus réguliers :
 BMCI TRESORERIE
 AL ISTITMAR CHAABI TRESORERIE
 CFG SECURITE

Les fonds qui sur-performent les autres OPCVM de la catégorie monétaire de


manière constante sont :
BMCI TRESORERIE
AL ISTITMAR TRESORERIE
SG VALEURS

B. Analyse multicritère

1. Présentation

Mémoire de fin d’études 76 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Cette analyse vise à classer les OPCVM sur la base d’un ensemble de
critères relatifs à la performance et au risque.
Une note sur 100 points sera attribuée à chaque OPCVM des deux
catégories :
` en fonction des mesures de performance
` en fonction des mesures de risque
` en fonction du ratio synthétique
La période d’analyse : du 02.04.2004 au 30.06.2004
Objet de l’étude : tous les OPCVM monétaires et obligataires CT.
Le barème29 :
` 1er scénario (scénario neutre) : l’investisseur accorde autant
d’intérêt au risque qu’à la performance ;
` 2ème scénario : l’investisseur accorde plus d’intérêt à la
performance. Nous jugeons que ce deuxième scénario est le plus
plausible compte tenu de la conjoncture économique (tendance
baissière des taux).

1er scénario 2ème scénario Mesures Coefficients


Performance sur 6 mois 1/3
Moyenne des performances 1/3
Performance 1/3 1/2 Perf. Max 1/9
Perf. Min 1/9
ET+ 1/9
Volatilité 1/4
Nombre - / + 1/4
Risque 1/3 1/6
ET– 1/4
ET / ET+

1/4

Ratio
1/3 1/3
Synthétique

2. Evaluation en fonction de la performance


2.1. Définitions et Formules
Performance d'un fonds : La mesure de la performance d'un fonds permet
de connaître les gains ou pertes réalisés par un OPCVM. Le calcul de la

29
La notation et donc le classement des fonds dépend du barème. En changeant les coefficients on
aura des résultats différents.

Mémoire de fin d’études 77 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

performance d'un fonds ne tient pas compte des éventuels droits d'entrée et
de sortie. Le calcul se fait à partir de l'évolution de la valeur liquidative du
fonds.
VLj – VLj – 1
La performance quotidienne =
VLj – 1
Performance sur 6 mois :
La performance sur 6 VL30/06 – VL02/01
=
mois VL02/01

Performance moyenne : moyenne des performances quotidiennes


Méthode de calcul des notes : les mesures de performance suivent une
logique croissante. Une note sur la base de 100 points signifie que le fonds
ayant la meilleure performance obtient 100 tandis que la note 0 sera attribuée
à l’OPCVM ayant la performance minimale.
On a la variable X qui varie entre Xmin et Xmax. La note Ni qui correspond à
une valeur Xi est égale à : (Xi – XMin) / (XMax – XMin) x 100
2.2. Résultats (Voir ci-dessous)
2.3. Interprétation
Les fonds monétaires qui ont réalisé la meilleure performance et sur-performent
les autres fonds sont :
EMERGENCE MMF
CDG TRESORERIE
CDM CASH
Les fonds qui ont offert le plus d’opportunités pour réaliser des plus-values sont:
EMERGENCE MMF
CDG TRESORERIE
La volatilité positive des autres fonds monétaires a varié entre 0.007% et
0.008%
BMCI CASH est le fonds obligataire CT qui a réalisé la meilleure performance.

Mémoire de fin d’études 78 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Perf 6
Rg30 N1 Moyenne Perf. relative31 Rg N2 Perf. Max Rg N3 Perf. Min. Rg N4 ET+32 Rg N5 Note Rg
mois
EMERGENCE MMF 1,705% 3 79 0,0103% 1,16 2 77 0,144% 1 100 -0,052% 13 24 0,017% 1 100 77 2
CDG TRESORERIE 1,844% 1 100 0,0114% 1,28 1 100 0,098% 2 61 -0,009% 9 86 0,012% 2 64 90 1
CDM CASH 1,753% 2 86 0,0102% 1,15 3 74 0,039% 10 12 -0,011% 11 83 0,008% 3 36 68 3
UPLINE TRESORERIE 1,559% 6 57 0,0091% 1,02 6 51 0,060% 4 29 -0,001% 6 97 0,007% 5 29 53 6
SICAV SG VALEURS 1,697% 4 78 0,0100% 1,13 4 70 0,042% 8 14 -0,005% 8 91 0,007% 5 29 64 4
ALISTITMAR TRESORERIE 1,582% 5 61 0,0093% 1,05 5 55 0,054% 5 24 -0,009% 9 86 0,007% 5 29 54 5
UPLINE CASH 1,424% 11 37 0,0078% 0,88 12 23 0,043% 6 15 -0,069% 14 0 0,007% 5 29 25 13
IRAD 1,464% 7 43 0,0087% 0,98 7 43 0,039% 10 12 0,001% 1 100 0,005% 11 14 42 7
CAP MONETAIRE PREMIERE 1,435% 9 38 0,0084% 0,94 8 36 0,067% 3 35 -0,035% 12 49 0,008% 3 36 38 9
ATTIJARI TRESORERIE 1,449% 8 41 0,0084% 0,95 8 36 0,043% 6 15 0,001% 1 100 0,006% 9 21 41 8
FCP KENZ PLUS 1,427% 10 37 0,0083% 0,94 10 34 0,027% 13 2 0,000% 4 99 0,006% 9 21 37 10
BMCI TRESORERIE 1,339% 13 24 0,0079% 0,89 11 26 0,040% 9 13 0,001% 1 100 0,005% 11 14 31 11
CFG SECURITE 1,357% 12 27 0,0077% 0,87 13 21 0,028% 12 3 0,000% 4 99 0,004% 13 7 28 12
CAP TRESORERIE 1,180% 14 0 0,0067% 0,76 14 0 0,025% 14 0 -0,001% 6 97 0,003% 14 0 11 14

MOY. CATEGORIE MONETAIRE


0,0089% 1,00

BMCI CASH 2,287% 2 86 0,0136% 1,08 2 86 0,114% 2 90 -0,036% 5 44 0,017% 2 80 81 2


CDM LIQUIDITÉ 2,043% 3 32 0,0125% 0,99 3 36 0,105% 5 60 -0,020% 3 69 0,015% 3 40 42 3
AL AMAL 2,352% 1 100 0,0139% 1,10 1 100 0,106% 4 63 -0,064% 6 0 0,018% 1 100 85 1
CAPITAL DYNAMIQUE 1,897% 6 0 0,0119% 0,94 5 9 0,112% 3 83 0,000% 1 100 0,014% 5 20 26 4
ATTIJARI MONETAIRE + 1,942% 5 10 0,0117% 0,92 6 0 0,117% 1 100 -0,027% 4 58 0,015% 3 40 25 6
CFG LIQUIDITE 2,037% 4 31 0,0122% 0,96 4 23 0,087% 6 0 -0,016% 2 75 0,013% 6 0 26 4
MOYENNE CATEGORIE OCT 0,0126% 1,00

30
Rg : le rang.
31
Performance relative = performance de l’OPCVM / performance moyenne de la catégorie
32
ET+ représente l’écart-type positif. Les raisons de l’insertion d’une mesure, a priori, du risque dans les mesures de performance sont expliquées dans la
partie relative à la notation en fonction des mesures de risque.

Mémoire de fin d’études 79 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

3. Evaluation en fonction du risque


3.1. Définitions et formules
Volatilité : indicateur qui mesure l’amplitude de la variation des cours d’un
actif pendant une période donnée.
La volatilité constitue un indicateur essentiel de l’analyse du risque de
l’actif : plus la volatilité est élevée, plus le risque est grand statistiquement.
Le niveau de risque est déterminé en fonction de la valeur de l’écart-type.
L’écart type calcule le risque comme la dispersion d’un des deux côtés de la
moyenne. Cela rend impossible la distinction entre la volatilité positive et la
volatilité négative.
Ex.
OPCVM : EMERGENCE MONEY MARKET FUND
Volatilité : 0.018% (le plus volatile des OPCVM monétaires, mais est-il
le plus risqué ?)

Analyse de la régularité des performances


0,2000%

Opportunités
0,1500%

0,1000%
Performances quotidiennes

0,0500%

0,0000%
5/1

4/2

5/3

4/4

4/5

3/6
20/1

19/2

20/3

19/4

19/5

18/6

-0,0500%

2 performances négatives !! Fonds risqué ????


-0,1000%

Au lieu de la déviation standard de plus en plus de mesures utilisent le


« downside risk » ou « downside deviation »
On calcule l’écart-type positif (ET+) et on l’intègre avec les mesures de
performance et on calcule également l’écart-type négatif (ET– ou DD) et on
l’incorpore avec les mesures de risque.

Mémoire de fin d’études 80 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Calcul de la Downside Deviation33


Where R I = Return for period I (performance)
Where N = Number of Periods
Where R MAR = Period Minimum Acceptable Return34
Where DD MAR = Downside Deviation
Where L I = R I − R MAR ( IF R I − R MAR < 0 )or 0 ( IF R I − R MAR ≥ 0 )
N
½
DD MAR = ( (Σ ( L I) 2 ) ÷ N )
I=1

On a la variable X qui varie entre Xmin et Xmax. La note Ni qui correspond à


une valeur Xi est égale à : [(XMax – Xi) / (XMax – XMin)] x 100
La colonne « ET– / ET+ » représente la relation entre le semi écart-type sous 0
(performances négatives) et celui au-dessus 0.
Le « nombre – / + » interprète le rapport entre le nombre de performances
inférieures à 0 (performances négatives) et celui des performances
supérieures à 0 (performances positives)

3.2. Résultats (Voir ci-dessous)


3.3. Interprétation
On remarque la faiblesse du nombre de performances négatives par rapport
aux performances positives (il ne dépasse pas 10%).
Cela signifie que la fréquence des performances positives est supérieure à
celle des performances négatives.
Dans la plupart des cas, la relation entre le semi écart-type sous 0 et celui au-
dessus est proche de 0.
Cela veut dire que la volatilité est beaucoup plus forte à droite de 0.
Autrement dit, la volatilité des fonds constitue davantage une opportunité à
saisir par l’investisseur pour réaliser des plus-values qu’une menace.
Cependant, le fonds UPLINE CASH a un rapport qui s’approche de 1 donc
c’est le plus risqué des OPCVM monétaires.

33
www.hedgefund.net
34
Dans notre cas, le MAR = 0 (pour pouvoir calculer l’écart-type des performances négatives)

Mémoire de fin d’études 81 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Perf. Nombre
Volatilité35 Rg N1 Rg N2 ET – 36
Rg N3 ET- / ET+ Rg N4 Note Rg
Négatives -/+
EMERGENCE MMF 0,0176% 14 20 2 1,65% 8 72 0,0048% 13 41 0,286 12 70 51 12
CDG TRESORERIE 0,0120% 13 50 7 5,93% 13 0 0,0015% 11 81 0,127 9 87 55 11
CDM CASH 0,0079% 10 72 3 2,44% 9 59 0,0011% 10 86 0,138 11 86 76 8
UPLINE TRESORERIE 0,0070% 7 77 1 0,81% 6 86 0,0001% 6 99 0,009 6 99 90 7
SICAV SG VALEURS 0,0075% 8 75 4 3,28% 11 45 0,0007% 8 91 0,093 8 90 75 9
ALISTITMAR TRESORERIE 0,0078% 9 73 7 5,93% 13 0 0,0010% 9 88 0,133 10 86 62 10
UPLINE CASH 0,0096% 12 63 3 2,46% 10 59 0,0063% 14 22 0,960 14 0 36 14
IRAD 0,0053% 4 86 0 0,00% 1 100 0,0000% 1 100 0,000 1 100 97 2
CAP MONETAIRE PREMIERE 0,0085% 11 69 6 5,00% 12 16 0,0031% 12 62 0,414 13 57 51 12
ATTIJARI TRESORERIE 0,0059% 5 83 0 0,00% 1 100 0,0000% 1 100 0,000 1 100 96 4
FCP KENZ PLUS 0,0062% 6 82 0 0,00% 1 100 0,0000% 1 100 0,000 1 100 95 5
BMCI TRESORERIE 0,0050% 3 88 0 0,00% 1 100 0,0000% 1 100 0,000 1 100 97 2
CFG SECURITE 0,0036% 2 96 0 0,00% 1 100 0,0000% 1 100 0,000 1 100 99 1
CAP TRESORERIE 0,0028% 1 100 2 1,61% 7 73 0,0001% 6 99 0,034 7 96 92 6
MOYENNE CATEGORIE MONETAIRE 0,0048%
BMCI CASH 0,0191% 5 29 9 7,69% 3 27 0,0063% 5 22 0,373 5 18 24 5
CDM LIQUIDITE 0,0155% 3 76 3 2,44% 2 77 0,0023% 2 72 0,150 2 67 73 2
AL AMAL 0,0213% 6 0 12 10,53% 6 0 0,0081% 6 0 0,453 6 0 0 6
CAPITAL DYNAMIQUE 0,0138% 2 99 0 0,00% 1 100 0,0000% 1 100 0,000 1 100 100 1
ATTIJARI MONETAIRE + 0,0160% 4 70 9 7,69% 3 27 0,0036% 4 56 0,241 4 47 50 4
CFG LIQUIDITE 0,0137% 1 100 10 9,26% 5 12 0,0027% 3 67 0,213 3 52,98 58 3
MOY. CATEGORIE OBLIGATAIRE CT 0,0111%

35
Volatilité : écart-type total des performances quotidiennes.
36
ET– : écart-type négatif (Downside Deviation)

Mémoire de fin d’études 82 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

4. Evaluation en fonction du ratio synthétique


4.1. Définitions et formules
Le ratio synthétique est un ratio qui combine à la fois la performance et le
risque.
Performance moyenne (voir ci-dessus) ;
Performance annualisée
Performance
= (1 + performance quotidienne)365 – 1
annualisée
Benchmark (ou indice de référence) est une référence :
` Il sert à mesurer la performance des fonds et à les classer
Performance relative (Performance XS) : différence entre la performance
moyenne réalisée par un fonds et la performance moyenne de son indice.

Performance XS = performance du fonds – performance de l'indice de référence

L’indice de référence des fonds monétaires : le TMP capitalisé37


` Le graphe montre qu’il y a une parfaite corrélation entre l’évolution des
valeurs liquidatives (VL) et celle du TMP capitalisé.

37
L’évolution du TMP au cours du 1er semestre 2004 et les faits marquants en Annexes.
Formule de capitalisation :
n
TMP Capitalisé = [Π(1 + TMPi)] – 1 avec TMPi : TMP du jour i
i=1

Mémoire de fin d’études 83 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Evolution des VL et du TMP Capitalisé au cours du 1er


semestre 2004

2,000%

1,800%

1,600%

1,400%

1,200%

1,000%

0,800%

0,600%

0,400%

0,200%

0,000%
1

6
1

6
5/

4/

5/

4/

4/

3/
20/

19/

20/

19/

19/

18/
EMERGENCE MMF CDG Trésorerie SICAV SG VALEURS
ALISTITMAR TRESORERIE IRAD CFG SECURITE
CAP TRESORERIE TMP Capitalisé

L’indice de référence des fonds obligataires CT : les taux primaires des Bons
de Trésor de maturité 52 semaines.
Ratio performance / volatilité ajusté :
` Ratio calculant le rendement excédentaire d’un fonds divisé par la volatilité
de ce fonds par rapport à son indice de référence.
` Une valeur positive indique que le fonds se comporte mieux que son indice
de référence en terme de rendement par rapport au risque.
` Une valeur négative indique que l’indice de référence se comporte mieux
en terme de rendement par rapport au risque.
On a la variable X qui varie entre Xmin et Xmax. La note Ni qui correspond à
une valeur Xi est égale à : [(Xi – XMin) / (XMax – XMin)] x 100
Limite du ratio :
On calcule le ratio ajusté en se basant sur la volatilité (écart-type total) sans
distinction entre les écarts positifs et les écarts négatifs. Ainsi, les fonds
ayant une forte volatilité, même positive, seront sanctionnés.
4.3. Résultats

Mémoire de fin d’études 84 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Moyenne38 Volatilité Perf relative Perf / volatilité ajusté Rang


EMERGENCE MMF 4,069% 7,841% 1,651% 21,055% 12
CDG TRESORERIE 4,348% 4,960% 1,930% 38,916% 4
CDM CASH 3,825% 3,074% 1,407% 45,765% 2
UPLINE TRESORERIE 3,393% 2,765% 0,975% 35,256% 6
SICAV SG VALEURS 3,769% 2,907% 1,351% 46,477% 1
ALISTITMAR TRESORERIE 3,503% 3,050% 1,085% 35,568% 5
UPLINE CASH 2,964% 3,447% 0,546% 15,846% 13
IRAD 3,246% 2,073% 0,828% 39,935% 3
CAP MONETAIRE PREMIERE 3,153% 3,323% 0,735% 22,119% 11
ATTIJARI TRESORERIE 3,154% 2,325% 0,736% 31,643% 8
FCP KENZ PLUS 3,110% 2,347% 0,692% 29,502% 9
BMCI TRESORERIE 2,945% 1,938% 0,527% 27,185% 10
CFG SECURITE 2,858% 1,366% 0,440% 32,187% 7
CAP TRESORERIE 2,483% 1,065% 0,065% 6,108% 14
MOYENNE CATEGORIE MONETAIRE 3,344% 1,912%
TMP 2,418% 0,275%
BMCI CASH 5,355% 7,836% 2,240% 28,585% 1
CDM LIQUIDITE 4,846% 6,551% 1,731% 26,418% 4
AL AMAL 5,511% 8,649% 2,396% 27,707% 3
CAPITAL DYNAMIQUE 4,584% 5,896% 1,469% 24,905% 5
ATTIJARI MONETAIRE + 4,535% 6,742% 1,420% 21,062% 6
CFG LIQUIDITE 4,678% 5,516% 1,563% 28,338% 2

MOYENNE CATEGORIE OBLIGATAIRE CT 4,918% 4,518%


BDT 52 SEMAINES 3,115% 0,267%

38
Performances annualisées.

Mémoire de fin d’études 85 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

C. Synthèse générale

Au terme de cette analyse, on peut dire que le classement des OPCVM


monétaires et obligataires varie en fonction du critère de notation retenu.
Les remarques que nous pouvons émettre suite à notre analyse sont les
suivantes :
Les fonds de la catégorie monétaire retenus pour une analyse sur 30 mois et
qui les sur-performent sont :

 BMCI TRESORERIE
 AL ISTITMAR CHAABI TRESORERIE
 SG VALEURS
 ATTIJARI TRESORERIE

En terme de performance au cours du premier semestre 2004, les fonds qui se


dégagent du lot sont les suivants :
 EMERGENCE MMF
 CDG TRESORERIE
 CDM CASH
 SG VALEURS

Les fonds monétaires qui ont offert de grandes opportunités pour réaliser des
plus-values (ET+ important) sont :
 EMERGENCE MMF
 CDG TRESORERIE

En terme de risque, certains OPCVM n’ont réalisé aucune performance


négative et sont, en conséquence, les moins risqués :
 IRAD
 ATTIJARI TRESORERIE
 CFG SECURITE
 BMCI TRESORERIE

Mémoire de fin d’études 86 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Au contraire, les fonds les plus risqués de la catégorie monétaire sont:


 UPLINE CASH
 CAP MONETAIRE PREMIERE

Dans l’ensemble, les fonds les plus intéressants sont:

 CDG TRESORERIE
 CDM CASH
 SG VALEURS
 UPLINE TRESORERIE
 IRAD

La majorité des fonds (10 OPCVM sur 14) se classent dans la catégorie
moyenne supérieure, un pourcentage assez prometteur et révélateur quant à
la rentabilité des placements de la CNSS.

Les fonds les moins cotés et les moins notés sont :


 CAP TRESORERIE
 UPLINE CASH
 CAP MONETAIRE PREMIERE

Les OPCVM monétaires les mieux classés sur la base du Ratio de Sharpe
sont :
 SG VALEURS
 CDM CASH
 CDG TRESORERIE
 IRAD

Cependant, d’autres OPCVM risquent de moins performer par rapport à


2003. il s’agit de :
 CAP TRESORERIE
 ATTIJARI TRESORERIE

Mémoire de fin d’études 87 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

En passant en revue ces différents classements, on remarque la redondance


de certains fonds qui se classent parmi les premiers quel que soit le critère de
classement. Ces fonds sont les suivants :
 SG VALEURS
 CDM CASH
 CDG TRESORERIE
 Et dans un moindre degré le fonds IRAD.
En ce qui concerne les OPCVM de la catégorie obligataire CT, et hormis le
fonds ATTIJARI MONETAIRE +, nous constatons une certaine
similitude entre les différents fonds quel que soit le critère retenu.

Mémoire de fin d’études 88 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Mémoire de fin d’études 89 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Section I : Objectifs et contraintes de la CNSS

La CNSS a pour objectif d’optimiser ses placements notamment à travers


une diversification dans les fonds moyen long terme. Les placements étant
actuellement limités aux fonds monétaires et obligataires court terme.

Il y a des contraintes auxquelles la CNSS sera soumise si elle s’engage à


placer à moyen long terme :

Le montant initial de placement : il y a un montant minimum qu’elle devra


placer initialement variant selon les exigences des sociétés gestionnaires (150 à
200 millions Dhs pour ATTIJARI Management et 200 millions Dhs pour
GESTAR…).

L’horizon de placement : est aussi différent selon les sociétés de gestion (1


an pour ATTIJARI Management et 4 ans minimum pour GESTAR…).

Pour investir sur les marchés financiers et profiter de l’une des meilleures
opportunités de placement. Il faut s’informer préalablement sur leurs
organisations, sur les produits financiers et les risques qu’ils peuvent
représenter.

Section II : Les trois marchés financiers

I. Le marché monétaire :

C’est un marché à court terme sur lequel les banques commerciales


s’échangent leurs excédents et leurs besoins en monnaie fiduciaire contre des
titres financiers et selon un taux d’intérêt. Bank Al Maghreb établit des bornes
entre lesquelles doivent évoluer ces taux, pour agir sur la quantité de monnaie en
circulation sur le marché et restreindre ou augmenter la capacité des banques à
prêter aux agents économiques.

II. Le marché obligataire :

C’est un marché à moyen-long terme dit d’endettement : une entreprise


qui a un besoin important de capitaux peut choisir de se financer au travers du
marché obligataire. Il s’agit pour elle de s’endetter auprès d’investisseurs privés
pour garder ainsi une plus grande indépendance vis-à-vis des banques. Le

Mémoire de fin d’études 90 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

marché est principalement sensible à la variation des taux d’intérêt, à celle du


taux d’inflation ou encore au niveau du marché actions.

III. Le marché actions :

C’est un marché à long terme qui permet à des sociétés privées de


financer leur développement en ouvrant leur capital à des investisseurs. Ce
marché fluctue constamment en fonction de l’offre et de la demande, de la
conjoncture économique, des résultats d’entreprises, des ventes ou achats
massifs d’actions… Ces variations de cours permettent d’obtenir des rendements
supérieurs aux autres marchés, mais avec un niveau de risque plus élevé.

Section III : Marché des taux, tendances actuelles et perspectives

I. Tendance du marché des taux en 2003

Evolution des taux Maturité 5ans


5,800%
5,600%
5,400%
5,200% 2003
5,000%
4,800%
4,600% 2004
4,400%
4,200%
4,000%
5/1 15/1 25/1 4/2 14/2 24/2 5/3 15/3 25/3 4/4

Le marché obligataire a été significativement perturbé durant tout le


premier trimestre de l’année 2003, avec des hausses importantes et souvent
brutales des taux obligataires. Cette tendance est déclenchée par la hausse des
taux monétaires le 25/12/2002 suite au relèvement par BAM du coefficient de la
réserve monétaire et à la baisse des taux directeurs. Par la suite, les fortes levées
nettes du Trésor en février et mars 2003 viennent prolonger la tendance
haussière des taux obligataires.

Mémoire de fin d’études 91 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

II. Tendance du marché des taux en 2004

Evolution des taux long depuis jan-04


6,500%

5,920%
6,000%
5,751%

5,500%
5,300%
5,225%
5,240%
4,970% 4,970% 5,219%
5,000% 5,183%
5,066%

4,527% 4,533%
4,427%
4,500% 4,600%
4,395%
4,180%
4,000%
janv-04 févr-04 mars-04 avr-04
5ans 10ans 15ans

La décision de modification faite par BAM du système de reprise de


liquidité début janvier 2004 a modifié toutes les prévisions faites par l’ensemble
des analystes de la place. En effet, les reprises de liquidités seront réalisées selon
un système d’appel d’offre hebdomadaire à taux variable avec un taux minimum
de 2.25% remplaçant ainsi l’ancien système de reprise quotidienne à taux fixe de
3.25%.
La conséquence de cette décision sur les rendements obligataires était
positive. Le trésor a orientée au maximum possible ses levées sur les maturités
moyennes et longues afin d’augmenter sa duration moyenne.
Il parait clairement que les taux observés durant l’année 2004 sont
nettement inférieurs par rapport à ceux observés en 2003, ceci est dû a la baisse
des taux d’intérêts à partir du deuxième trimestre 2003.

Evolution des taux Maturité 10ans


6,200%

6,000% 2003

5,800%

5,600%

5,400%
2004
5,200%

5,000%
5/1 15/1 25/1 4/2 14/2 24/2 5/3 15/3 25/3 4/4

Mémoire de fin d’études 92 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Evolution des taux Maturité 15ans


6,600%
6,500%
2003
6,400%
6,300%
6,200%
6,100%
6,000%
5,900% 2004
5,800%
5,700%
5,600%
5/1 15/1 25/1 4/2 14/2 24/2 5/3 15/3 25/3 4/4

L’année 2004 a été favorable tant pour le marché Actions, dont les indices
ont affiché des performances honorables, que pour le Marché Obligataire qui a
été caractérisé par une détente sur les taux d’intérêt des bons du Trésor, résultat
de la sur-liquidité persistante.

Profitant de cette bonne orientation, les actifs gérés par l’ensemble de la


Place se sont considérablement appréciés, passant de MAD 67 milliards au 31
décembre en 2003 à MAD 81milliars en 2004.

Il est important de noter que la situation du trésor durant toute l’année


2005 sera plus confortable que celle de 2004 grâce , notamment, aux rentrées de
Maroc Télécom ( cession directe des 16% et introduction en bourse de 15% ).

III. Performances des OPCVM obligataires 2004

a. Performances par maturité sur le 4ème trimestre 2004

20 ans +1.29%
15 ans +1.43%
10 ans +0.82%
5 ans +0.75%
2 ans +0.59%
1 an +0.52%
0 0,25 0,5 0,75 1 1,25 1,5 1,75

Mémoire de fin d’études 93 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

b. Performances par maturité en 2004

20 ans +6.09%
15 ans +9.64%
10 ans +7.65%
5 ans +8.11%
2 ans +5.14%
1 an +3.85%
0 2 4 6 8 10

Pour le quatrième trimestre 2004, on remarque que, la performance


augmente proportionnellement à la maturité ; On en conclut que les OPCVM
obligataires long terme sont plus performants que les OPCVM obligataires
moyen terme et que les OPCVM obligataires moyen terme sont plus
performants des OPCVM obligataires court terme. Ceci est aussi valable pour
toute l’année 2004, sauf pour les maturités 5 ans et 20 ans ; la première sur-
performe la maturité 10 ans et la seconde sous-performe la maturité 15 ans.

IV. Les performances en 2005 : Les OPCVM Moyen Long


terme sont la bonne planque.

Difficile de faire la comparaison entre les 182 OPCVM toutes catégories


confondues. Chacun a sa spécificité et répond à un besoin donné. Cependant,
certains arrivent à se démarquer.

En prenant en compte uniquement des évolutions des valeurs liquidatives


des OPCVM réalisées depuis le début de l’année 2005 au 1er Avril, nous
obtenons les résultats suivants39 :

Ce sont les OPCVM obligations à moyen et long terme (OMLT) qui se


sont démarqués avec des niveaux de performances positifs, variant entre
0.27 % réalisé par Avenir Prévoyance (CFG Gestion) et 2.95 % réalisés
par Emergence Fund (Capital Gestion).
Les OPCVM obligations à court terme (OCT) suivent dans le classement.
Leurs résultats oscillent entre 0.57% réalisé par BMCI Treso Plus (BMCI

39
Ces résultats ont été publiés dans l’article « Placements : les meilleures opportunités » paru dans « Economie
& Entreprises » du mois Mai 2005.

Mémoire de fin d’études 94 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Gestion) et 1.22% réalisé par Cap Securicourt (Wafa gestion). Ce dernier


est le seul à avoir réalisé dans sa catégorie une croissance supérieure à
1%.
Dans la catégorie des OPCVM monétaires, les performances commencent
à devenir moins attrayantes. Elles varient entre 0.45% (FCP Capital
Monétaire) et 0.98% (FCP Capital Protection), tous deux appartiennent à
BMCE Gestion. Il s’en suit la catégorie des OPCVM diversifiés. Sur 34
OPCVM, deux seulement ont enregistré des résultats positifs : 0.26% par
CMKD Fund (Gestar) et 0.15% par CMKD Croissance (CFG Gestion).
Le reste des performances est négatif. La plus forte baisse étant
enregistrée par Wafa Assurance Optimisation (-5.57%). Dans la dernière
catégorie, celle des OPCVM actions à 85%, les résultats sont décevants.
Conjoncture oblige, ils sont dans l’ensemble négatifs.

V. Marché des taux : perspectives

Le risque d’un choc monétaire structurel est absent ; ceci peut s’expliquer par :

La consolidation de l’équilibre de la balance des paiements : impact


expansif des flux financiers récurrents (MRE et tourisme), qui compense
largement l’effet restrictif de la balance et des flux de dette externe ;
La structure surliquide du marché ;
La politique peu restrictive de BAM.

Le risque d’un cycle haussier long est également absent compte tenu de l’effet
stabilisateur de la demande :

Soutenue par la surliquidité monétaire, la composante "demande" reste en


faveur d’une baisse des taux obligataires ;
La composante "offre" (le Trésor) est fragilisée actuellement par
l’absence de grandes opérations de privatisations à court terme.
Toutefois, l’effet demande l’emporte globalement sur l’offre compte tenu
de la concentration de l’investissement sur les supports obligataires dans
une économie à faible croissance.

Il y a une très faible probabilité d’une correction haussière durable des taux
obligataires ; c’est un support d’investissement attractif à moyen et long terme.

Mémoire de fin d’études 95 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Section IV : Alternatives de placement sur le marché des taux

Notre étude comparative des scénarii de placement envisageables tiendra


compte des hypothèses de base suivantes :

Les déformations aussi bien haussières que baissières ne sont pas


intégrées dans les simulations (hypothèse conservatrice compte tenu de la
tendance globalement baissière des taux et de la très faible probabilité de
déclenchement d’un cycle haussier long ;
Le portefeuille est investi entièrement aux conditions actuelles du
marché ;
La taille du portefeuille ainsi investi est conservée pendant 4 ans ;
La taille du portefeuille n’est pas significativement affectée par les flux de
souscription/rachat.

Espréance Espérance
Espérance de de
de rendement rendement
rendement net net
net actualisé cumulé cumulé Principaux
sur 4ans sur 4 ans risques

plus plus plus plus Plus Plus


Sensibilité bas haut bas haut bas haut
moyenne
Portefeuille
monétaire < 0,5 2% 2,50% 8% 10%
Portefeuille
pur monétaire Risque de
synthétique 9% 11%
réinvestissement
Portefeuille 0,5 à 1,1 2,50% 3% 10% 12% (50% pur-
monétaire 50%
dynamique dynamique)

Portefeuille
obligataire 1,1 à 5 3% 4% 12% 16% Portefeuille
moyen obligataire<
terme synthétique 14% 18% Risque de taux
(50% MT-
50% LT)
Portefeuille 5 à 9 4% 5% 16% 20%
obligataire
long terme

En terme de rentabilité (nette cumulée sur 4 ans) :

Un portefeuille obligataire synthétique génère en moyenne une sur-performance


cumulée allant de 5% à 7% par rapport à un portefeuille monétaire synthétique.

Mémoire de fin d’études 96 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

En terme de risque :

Le risque de réinvestissement est plus pesant que le risque de taux :


Le risque de taux est très limité vu l’adossement ‘duration du
fonds/duration des fonds’.
Le risque de réinvestissement est relativement élevé vu la tendance
fondamentalement baissière des taux.

Section V : Comment saisir les opportunités offertes sur le marché

I. Solution adaptée à court terme : souscrire dans des fonds


obligataires MLT existants

Avantages :

Investissement immédiat;
Existence d’un historique des performances sur une longue
période et avantages liés à un portefeuille rodé ;
Permet de diluer le risque obligataire pour la CNSS ;
Une meilleure visibilité sur l’évolution de l’actif favorisant une
gestion optimisée du portefeuille.

Inconvénients :

Ne tient pas compte spécifiquement des besoins de la CNSS ;


Evolution de l’actif difficilement maîtrisable ;
Implication et suivi limités de l’activité de gestion du fonds.

II. Solution optimale à moyen terme : créer un fonds obligataire MLT


dédié

Définition :

Un fonds dédié est destiné aux institutionnels, le fonds dédié est un OPCVM
auquel ne peut souscrire qu'un seul investisseur.

Ce fonds bénéficie d'une gestion active d'une équipe d'experts (élaboration d'une
politique d'investissement basée sur les fondements économiques, anticipation

Mémoire de fin d’études 97 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

des tendances du marché, valorisation hebdomadaire de la richesse investie,


avantages fiscaux).

Avantages :

Possibilité de mettre en place un fonds obligataire moyen long terme


(MLT) répondant parfaitement aux besoins de la CNSS ;
Suivi rapproché de la politique d’investissement via les comités
d’investissement ;
Service reporting couvrant l’ensemble des besoins spécifiques de la CNSS
de suivi des indicateurs de portefeuille.
Une meilleure visibilité sur l’évolution de l’actif favorisant une gestion
optimisée du portefeuille.

Inconvénients :

Délais de création des fonds (3mois environ) ;


Manque à gagner en terme de performance, en liaison avec la phase
d’investissement initiale.

Pour créer un fonds dédié, il y a plusieurs étapes à respecter, en voici le timing :

Semaine 0 Signature du contrat entre la CNSS et la société gestionnaire


Semaine 1 Préparation et envoi du dossier d’agrément complet au CDVM
Dépôt du nom du FCP auprès de l’OMPI
Semaine 3 Fin de la vérification du dossier par le CDVM
Envoi du dit dossier au Ministère des Finances
Semaine 7 Obtention de l’agrément (Visa) du Ministère des Finances
Semaine 11 Accomplissement des formalités post-agrément du fonds
(libération du capital, dépôt du règlement de gestion dûment
signé auprès du greffe du tribunal)
Semaine 12 Envoi au Ministère des Finances du règlement de gestion du
Fonds
Semaine 13 Visa de la fiche signalétique du fonds

Mémoire de fin d’études 98 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

L’offre diversifiée de produits financiers pour la gestion des excédents de


la trésorerie doit permettre à toute entreprise de trouver une solution adaptée à
ses besoins.

Les titres OPCVM donnent une possibilité de placement pour les


excédents de faible montant et le niveau peu élevé (voire l’absence) des droits
d’entrée rentabilise l’opération même sur de courtes durées (quelques jours).

L’investissement dans des OPCVM Grand Public permettra une gestion


optimale des avoirs de la CNSS pour des raisons de commodités.

La création d’un fonds dédié fait lui l’objet de longues formalités (dossier
administratif, frais de constitution, commissariat aux comptes, publications
légales...) et d’obligations légales contraignantes, ces démarches fastidieuses et
longues.

Par ailleurs, le montant mobilisé ne justifie pas le montage d’une telle


structure, à cela devra s’adosser des frais de gestion, rémunérant le gestionnaire.

Nous jugeons que le meilleur compromis est l’investissement des actifs


dans les OPCVM Grand Public pour des raisons de liquidité quotidienne, de
taille, de risque et de grande diversification des actifs que dans le cadre d’un
fonds dédié.

Les rendements sont par ailleurs comparables.

Autre avantage, une réglementation et un contrôle strict de la part des


autorités de marché.

Mémoire de fin d’études 99 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Documents internes :
☯ Manuel de procédure « Gestion de trésorerie en date de valeur » ;
☯ Manuel de procédure « La Gestion des placements des excédents de
trésorerie à court terme » ;
☯ Manuel des procédures comptables ;
☯ CNSS, Régime de la Sécurité Sociale : Recueil des Textes Législatifs et
Réglementaires, 2ème édition, « Editions de la Sécurité Sociale ».

Ouvrages :
☯ CHRISTIAN GOUJET, « comment gérer la trésorerie de l’entreprise ?»,
éditions Malesherbes, les éditions FOUCHER, février 1993 ;
☯ Rachida TAYEBI : mémoire de fin d’études « gestion de portefeuille d’un
OPCVM – cas de CAP OPPORTUNITES » en 1998 ;
☯ El Miloud GUERMATHA, « Les techniques de gestion de trésorerie »,
Collection Entreprise, Editions Guessous ;
☯ Dictionnaire de gestion, la dicotheque Foucher – éditions FOUCHER 1995 ;
☯ E. TEMAM, « Mathématiques financières » – Université Paris 7 ;
☯ « Evolution des mesures de performance » – INP Grenoble ENSIMAG ;
☯ Séléna NGUYEN, « Les performances de très long terme des fonds » –
l’exemple des SICAV françaises 1975 – 2001 – Laboratoire d’Economie
d’Orléans ;
☯ Siaw-Peng WAN, «Modern portfolio theory» – Business 442 : investments;
☯ CFG Recherche Obligataire;
☯ Groupe Banques Populaires, MEDIAFINANCE WEEKLY;
☯ BMCE Capital Gestion, BMCE GESTION NEWS;
☯ "Guide des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières" 19
février 2004.

Mémoire de fin d’études 100 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Article:
☯ « Placements : les meilleures opportunités », dossier du mois paru au mois
Mai 2005 de « Economie & Entreprises ».

Sites Web :
☯ Adresse URL de la CNSS : http://www.cnss.ma
☯ www.tresor.finance.fr
☯ www.lesechos.fr
☯ www.nyse.com
☯ http://finances.lemonde.fr/glossaire_opcvm.hts
☯ www.andreassteiner.net/performanceanalysis/index.php (Performance
Analysis Forum)
☯ www.bkam.ma (Site de Bank Al-Maghrib)
☯ www.catranis.com
☯ www.efmoody.com/investments/sharperatio.html
☯ www.finance.wat.ch
☯ www.first-finance.fr
☯ www.funds-sp.com (S & P Fund Stars)
☯ www.hedgeCo.net
☯ www.hedgefund.net (Détail calcul des ratios)
☯ www.lineBourse.fr (Lexique OPCVM)
☯ www.sortino.com
☯ www.styleadvisor.com/support/statistics/ (Zephyr Associates Inc.)
☯ www.vernimmen.net
☯ www.crdp-montpellier.fr/ressources/dda/finances/dda4_lexique2.
☯ www.expertetfinance.fr/page.php?P=bases/Accueil/AIDLexique.

Mémoire de fin d’études 101 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

ACTIF NET
L'actif net d'un OPCVM représente la somme des valeurs détenues en portefeuille. Elles sont
constituées de valeurs mobilières évaluées d'après les cours de bourse et par des liquidités.

ACTION

Titre de propriété cessible et librement négociable représentant une fraction du capital d'une
entreprise (Société Anonyme ou en commandite par actions). Il donne à son porteur droit de
vote aux assemblées, droit aux bénéfices et droit à l'information.

BENCHMARK
Indice de référence offrant une base de comparaison de la performance d'une gestion par
rapport à son objectif initial.

CAPITALISATION BOURSIERE

Prix de revient de 100% du capital de la société exprimé en fonction du cours de Bourse.

CAPITALISATION / DISTRIBUTION

Option caractérisant un OPCVM selon qu'il capitalise ou distribue ses revenus. Le choix d'un
OPCVM de distribution permettra à son détenteur de percevoir un revenu régulier. Un
OPCVM de capitalisation, au contraire, réinvestit automatiquement les revenus dans le fonds.
Quand les revenus sont capitalisés, ils ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu et
contribuent à l’augmentation de la valeur liquidative des actions de SICAV et des parts de
FCP.

DROITS D’ENTREE

Frais associés à l'achat de parts ou d'actions d’OPCVM. Ils s'ajoutent à la valeur liquidative
pour déterminer le prix de souscription.

DROITS DE SORTIE

Frais associés à la vente de parts ou d’actions d’OPCVM. Ils se déduisent de la valeur


liquidative pour déterminer le prix de rachat.

Mémoire de fin d’études 102 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

DROITS DE SOUSCRIPTION

Droit négociable attaché à chaque action qui donne à l'actionnaire une priorité de souscription
lors d'une augmentation de capital par émission d'actions payées en numéraire.

ECART-TYPE
Ecart par rapport à la valeur moyenne d’un actif servant à mesurer son degré de fluctuation
(appelé aussi «volatilité»).

FCP (Fonds Commun de Placement)

Copropriété de valeurs mobilières ayant pour objet la gestion d'un portefeuille de valeurs. A la
différence d'une Sicav, un FCP n'est pas une société et les investisseurs disposent de parts et
non pas d'actions.

FONDS DEDIE

Fonds réservé à sa création à un nombre limité (au moins deux) de porteurs identifiés.

FONDS DIVERSIFIE

A l'inverse des "fonds purs", ce support investit dans différentes classes d'actifs (actions,
obligations, instruments monétaires).

FRAIS DE GESTION

Frais payés par un OPCVM à la société de gestion du fonds et du portefeuille. Ces frais sont
généralement proportionnels à l'actif géré et sont exprimés en pourcentage. Ce pourcentage
peut varier en fonction des performances du portefeuille ou du fonds (on parle alors de frais
variables ou "performances fees"). La valeur liquidative de l’OPCVM est déjà nette de ces
frais.

FRAIS DE RACHAT / SOUSRIPTION

Frais prélevés à l'occasion du rachat (désinvestissement ou sortie) ou la souscription


(investissement) des parts d'un fonds. Ces frais peuvent être prélevés soit par la société de
gestion ou son courtier, soit par le fonds lui-même (on parle alors de frais acquis au fonds).
Dans ce dernier cas, ils sont obligatoires et ne peuvent être négociés.

INVESTISSEUR INSTITUTIONNEL

Acteur particulièrement déterminant des marchés financiers du fait de l’importance des fonds
qu’il est amené à y placer ; les investisseurs institutionnels (familièrement les "zinzin"),
regroupent les organismes de placement collectif (OPC), les compagnies d’assurances et les
fonds de pension.

Mémoire de fin d’études 103 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

LEVIER FINANCIER

Effet de multiplication ou de division du rendement des fonds propres d’une entreprise qui a
contracté un emprunt.

LIQUIDITE

Qualité d’un marché financier sur lequel les opérateurs trouvent facilement une contrepartie à
leur offre ou à leur demande ; c’est l’ensemble des moyens de paiement en circulation.

MARCHE DES CHANGES

Lieu où les monnaies s’échangent les unes contre les autres conformément à la loi de l’offre et
de la demande.

MARCHE PRIMAIRE

Marché financier sur lequel sont proposés des titres nouvellement émis.

MARCHE SECONDAIRE

Marché financier sur lequel s’échangent des titres déjà en circulation ("d’occasion").

OBLIGATION

Titre négociable, nominatif ou au porteur, représentant la fraction d’emprunt de moyen/long


terme émis par une société, un Etat ou une collectivité publique.

Les conditions de rémunération (taux d'intérêt nominal fixe ou variable) sont fixées à
l'émission et son cours varie en fonction des taux d'intérêt du marché obligataire.

PERFORMANCE
Elle mesure le gain ou la perte de valeur d'un placement sur une certaine période.

PERFORMANCE ANNALISEE
La performance annualisée est la conversion de la performance d’un investissement en base
annuelle.

PLUS-VALUE OU MOINS-VALUE

Une plus-value est le résultat positif dégagé lors de la cession d’un titre. Une moins-value est
le résultat négatif réalisé lors d’une cession. Il existe des plus ou moins-values latentes qui
apparaissent dans la valorisation du portefeuille. Le fisc ne s’intéresse qu’aux plus ou moins-
values effectivement réalisées après la cession effective des titres et comptabilisées.

Mémoire de fin d’études 104 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable)

C’est une société anonyme gérée par une banque, un autre établissement financier, une
compagnie d’assurances ou une société de Bourse. Son capital varie en fonction des entrées et
sorties des investisseurs (devenus actionnaires) qui peuvent avoir lieu à tout moment et sur la
base de la valeur réelle de l’actif qui détermine la valeur liquidative. Cet organisme de
placement collectif entre dans la catégorie des OPCVM.

VALEUR LIQUIDATIVE
Valeur obtenue en divisant l'actif net d'un OPCVM par le nombre de parts ou d'actions en
circulation. La valeur liquidative permet d'attribuer une valeur aux parts d'OPCVM car elles
ne font pas l'objet de cotation.

VALEURS MOBILIERES

Terme générique utilisé pour dénommer les titres négociables, cotés ou non en Bourse
(ex. : actions, obligations…).

VOLATILITE

Indicateur qui mesure l'amplitude de la variation des cours d'un actif pendant une période
donnée. La volatilité constitue un indicateur essentiel de l'analyse du risque de l'actif : plus la
volatilité est élevée, plus le risque est grand statistiquement.

Mémoire de fin d’études 105 2004/2005


Gestion des placements des excédents de Trésorerie

Mémoire de fin d’études 106 2004/2005

Vous aimerez peut-être aussi