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[http://mp.cpgedupuydelome.fr] édité le 10 septembre 2013 Enoncés 1

Généralités d’algèbre linéaire Exercice 7 [ 03133 ] [correction]


Soient a, b ∈ R distincts. Montrer qu’il existe un unique endomorphisme ϕ de
Exercice 1 [ 00159 ] [correction] R [X] vérifiant
Soit f ∈ L(E) tel que pour tout x ∈ E, x et f (x) soient colinéaires.
ϕ(1) = 1, ϕ(X) = X et ∀P ∈ R [X] , P (a) = P (b) = 0 ⇒ ϕ(P ) = 0
Montrer que f est une homothétie vectorielle.

Exercice 2 [ 03418 ] [correction] Exercice 8 [ 03247 ] [correction]


Soient f, g ∈ L(E, F ). On suppose Soient u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E et F un sous-espace
vectoriel de E.
∀x ∈ E, ∃λx ∈ K, g(x) = λx f (x) a) Exprimer u−1 (u(F )) en fonction de F et de ker u.
b) Exprimer u(u−1 (F )) en fonction de F et de Imu.
Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que
c) A quelle condition a-t-on u(u−1 (F )) = u−1 (u(F )) ?
g = λf

om
Exercice 9 Mines-Ponts MP [ 03286 ] [correction]
Exercice 3 [ 00160 ] [correction] Caractériser les sous-espaces F d’un espace vectoriel E tels que

.c
Soient F , G et H des sous-espaces vectoriels d’un K-espace vectoriel E.

ys
Comparer : h−1 (h(F )) = h(h−1 (F ))

7@
a) F ∩ (G + H) et (F ∩ G) + (F ∩ H).
b) F + (G ∩ H) et (F + G) ∩ (F + H).

47
Exercice 10 [ 03408 ] [correction]

66
Soit K une algèbre intègre sur R de dimension finie n > 2. On assimile R à R.1 où
Exercice 4 [ 00161 ] [correction] 1 est l’élément de K neutre pour le produit.

sous-espace vectoriel ?
83
A quelle condition la réunion de deux sous-espaces vectoriels est-elle est un a) Montrer que tout élément non nul de K est inversible.
b) Soit a un élément de K non situé dans R. Montrer que la famille (1, a) est libre
tandis que le famille (1, a, a2 ) est liée.
c) Montrer l’existence de i ∈ K tel que i2 = −1.
Exercice 5 [ 00163 ] [correction] d) Montrer que si K est commutative alors K est isomorphisme à C.
Soient n ∈ N? , E = Rn [X] et ∆ l’endomorphisme de E déterminé par
∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
a) Justifier que l’endomorphisme ∆ est nilpotent.
b) Déterminer des réels a0 , . . . , an , an+1 non triviaux vérifiant :
n+1
X
∀P ∈ Rn [X] , ak P (X + k) = 0
k=0

Exercice 6 Mines-Ponts
√ √ MP √[ 02662 ] [correction]
Soit K = Q + 2Q√ + √3Q √ + 6Q.
a) Montrer que (1, 2, 3, 6) est une Q-base du Q-espace vectoriel K.
b) Montrer que K est un sous-corps de R.

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Corrections Exercice 3 : [énoncé]


a) Soit x ∈ (F ∩ G) + (F ∩ H), on peut écrire x = u + v avec u ∈ F ∩ G et
Exercice 1 : [énoncé] v ∈ F ∩ H.
Pour tout x non nul, la liaison de la famille (x, f (x)) permet d’écrire f (x) = λx x Comme u, v ∈ F on a x ∈ F et comme u ∈ G et v ∈ H on a u + v ∈ G + H.
avec λx ∈ K unique. Par suite (F ∩ G) + (F ∩ H) ⊂ F ∩ (G + H).
Soient x, y non nuls. L’égalité n’est pas possible, prendre F, G, H trois droites distinctes d’un même
Cas (x, y) liée : plan.
On peut écrire y = µx et alors b) Soit x ∈ F + (G ∩ H), on peut écrire x = u + v avec u ∈ F et v ∈ G ∩ H.
Comme u ∈ F et v ∈ G on a x ∈ F + G et de même x ∈ F + H donc
f (y) = µλx x = λx y x ∈ (F + G) ∩ (F + H).
L’égalité n’est pas possible, prendre à nouveau trois droites distinctes d’un même
donc λy = λx .
plan.
Cas (x, y) libre :
f (x + y) = λx+y (x + y) = λx x + λy y
donc λx = λy par identification des scalaires facteurs dans une famille libre. Exercice 4 : [énoncé]
On pose λ la valeur commune des λx . On a donc Soient F et G deux sous-espaces vectoriels d’un K-espace vectoriel E.
∀x ∈ E\ {0E } , f (x) = λx Si F ⊂ G ou G ⊂ F alors F ∪ G vaut F ou G et est évidemment un sous-espace
vectoriel de E.
et cette relation vaut aussi pour x = 0E . On peut alors conclure f = λId. Inversement, supposons que F ∪ G soit un sous-espace vectoriel de E et F 6⊂ G.
Il existe x ∈ F tel que x ∈
/ G. Pour tout y ∈ G, x + y ∈ F ∪ G par stabilité du
sous-espace vectoriel F ∪ G. Si x + y ∈ G alors x = (x + y) − y ∈ G ce qui est
Exercice 2 : [énoncé]
exclu. Il reste x + y ∈ F et alors y = (x + y) − x ∈ F . Ainsi G ⊂ F .
Soient x, y ∈ E\ ker f .
Si la famille (f (x), f (y)) est libre alors les deux égalités
g(x + y) = λx+y (f (x) + f (y)) et g(x + y) = λx f (x) + λy f (y) Exercice 5 : [énoncé]
a) On remarque que si deg P 6 m alors deg ∆(P ) 6 m − 1.
entraînent λx = λy par identification des coefficients. On en déduit Im∆ ⊂ Rn−1 [X], Im∆2 ⊂ Rn−2 [X],. . . puis ∆n+1 = 0.
Si la famille (f (x), f (y)) est liée avec alors on peut écrire b) Introduisons l’endomorphisme T : P (X) 7→ P (X + 1).
f (y) = αf (x) avec α 6= 0 On a ∆ = T − Id et par la formule du binôme de Newton (T et Id commutent),
n+1
!
et donc y − αx ∈ ker f . Or il est immédiat d’observer que le noyau de f est inclus X
n+1−k n+1
dans celui de g et donc (−1) Tk = 0
k=0
k
g(y) = αg(x)
De plus Ainsi pour !
αg(x) = αλx f (x) et g(y) = αλy f (x) k n+1
ak = (−1)
donc à nouveau λx = λy . k
Posons λ la valeur commune des scalaires λx pour x parcourant E\ ker f . on a
Pour tout x ∈ E, qu’il soit dans ker f ou non, on peut affirmer n+1
X
∀P ∈ Rn [X] , ak P (X + k) = 0
g(x) = λf (x) k=0

et donc g = λf .

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Exercice 6 : [énoncé] ce qui détermine ϕ de façon unique.


a) Il √ que K est un sous-espace vectoriel de R et que la famille
√est√clair Inversement, on vérifie aisément que l’application ϕ définie sur R [X] par la
(1, 2, 3, 6) est Q-génératrice. relation précédente est un endomorphisme de R [X] résolvant le problème posé.
Montrons qu’elle√est libre
√ en raisonnant
√ par l’absurde.
Supposons a + b 2 + c 3 + d 6 = 0 avec a, b, c, d ∈ Q non tous nuls.
Quitte à réduire au même dénominateur, on peut supposer a, b, c, d ∈ Z non tous Exercice 8 : [énoncé]
nuls. a) u−1 (u(F )) est un sous-espace vectoriel de E qui contient F et ker u donc
Quitte à factoriser, on peut aussi supposer pgcd(a, b, c, d) = 1.
√ 2 √ √ 2 √ √
On a a + b 2 = c 3 + d 6 donc a2 + 2ab (2 + 2b2 = 3c2 + 6cd 2 + 6d2 . F + ker u ⊂ u−1 (u(F ))
√ a2 + 2b2 = 3c2 + 6d2
Par l’irrationalité de 2 on parvient au système . Inversement, soit x ∈ u−1 (u(F )). On a u(x) ∈ u(F ) donc il existe a ∈ F tel que
ab = 3cd
u(x) = u(a) et alors pour b = x − a on a x = a + b avec a ∈ F et b ∈ ker u. Ainsi
Par suite 3 | ab et 3 | a2 + 2b2 donc 3 | a et 3 | b.
Ceci entraîne 3 | cd et 3 | c2 + 2d2 donc 3 | c et 3 | d. u−1 (u(F )) = F + ker u
√ b,
Ceci contredit pgcd(a, √c, d)
√ = 1.
Ainsi la famille (1, 2, 3, 6) est Q-libre et c’est donc une Q-base de K. b) u(u−1 (F )) est un sous-espace vectoriel de E inclus dans F et dans Imu donc
b) Sans peine,√on vérifie
√ que√K est un sous-anneau de R.
Soit x = a + b 2 + c 3 + d 6 ∈ K√avec√a, b, √ c, d ∈ Q non tous

nuls.
√ √
u(u−1 (F )) ⊂ F ∩ Imu
1 1√ a+b 2−(c 3+d 6) a+b 2−(c 3+d 6)
x = √ √
(a+b 2)+(c 3+d 6)
= √ =
(a2 +2b2 −3c2 −6d2 )+2(ab−3cd) 2

α+β 2
√ √ √ √ Inversement, soit x ∈ F ∩ Imu. Il existe a ∈ E tel que x = u(a). Or, puisque
puis x1 = (a+b 2−(c α23+d
−2β 2
6))(α−β 2)
∈ K et donc K est un sous-corps de R. x ∈ F , a ∈ u−1 (F ) et donc x = u(a) ∈ u(u−1 (F )). Ainsi
Notons que les quantités conjuguées par lesquelles
√ √ √ on a ci-dessus multiplié ne sont
pas nuls car x est non nul et la famille (1, 2, 3, 6) est Q-libre. u(u−1 (F )) = F ∩ Imu

c) On a u(u−1 (F )) = u−1 (u(F )) si, et seulement si,


Exercice 7 : [énoncé]
Supposons ϕ solution. F + ker u = F ∩ Imu
Soit P ∈ R [X]. Par division euclidienne de P par (X − a)(X − b) on peut écrire
Si cette condition est vérifiée alors
P = (X − a)(X − b)Q(X) + αX + β
F ⊂ F + ker u = F ∩ Imu ⊂ F
En évaluant cette identité en a et b, on détermine α et β
et donc
P (b) − P (a) bP (a) − aP (b) F = F + ker u = F ∩ Imu
α= et β =
b−a b−a
ce qui entraîne
Par linéarité de ϕ on obtient ker u ⊂ F et F ⊂ Imu

ϕ(P ) = ϕ(αX + β) = αX + β Inversement, si ces conditions sont vérifiées, on a immédiatement


F + ker u = F = F ∩ Imu.
car ϕ ((X − a)(X − b)Q(X)) = 0. Finalement u(u−1 (F )) = u−1 (u(F )) si, et seulement si, F est inclus dans l’image
Ainsi d’un endomorphisme injectif.
P (b) − P (a) bP (a) − aP (b)
ϕ(P ) = X+
b−a b−a
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Exercice 9 : [énoncé] On a alors


Les inclusions suivantes sont toujours vraies
 α 2 α2 − 4β
a+ =
2 4
F ⊂ h−1 (h(F )) et h(h−1 (F )) ⊂ F et on obtient donc i2 = −1 en prenant
Si h−1 (h(F )) = h(h−1 (F )) alors 2a + α
i= p
4β − α2
h−1 (h(F )) = F et h(h−1 (F )) = F
d) Par l’absurde, supposons n = dim K > 2.
Les inclusions h−1 (h(F )) ⊂ F et F ⊂ h(h−1 (F )) entraînent respectivement
Il existe a, b ∈ K tels que (1, a, b) soit libre.
ker h ⊂ F et F ⊂ Imh.
Comme ci-dessus, on peut alors introduire i ∈ Vect(1, a) et j ∈ Vect(1, b) tels que
Inversement, supposons
ker h ⊂ F ⊂ Imh i2 = −1 = j 2
Pour x ∈ h−1 (h(F )), il existe a ∈ F tel que h(x) = h(a). On a alors
On a alors par commutativité
x − a ∈ ker h ⊂ F et donc x = a + (x − a) ∈ F . Ainsi h−1 (h(F )) ⊂ F puis
h−1 (h(F )) = F (i − j)(i + j) = 0
Aussi pour y ∈ F ⊂ Imh, il existe a ∈ E tel que y = h(a) et puisque y ∈ F ,
a ∈ h−1 (F ). Ainsi F ⊂ h(h−1 (F )) puis F = h(h−1 (F )). et l’intégrité de K entraîne i = j ou i = −j. Dans un cas comme dans l’autre, on
Finalement obtient
h−1 (h(F )) = h(h−1 (F )) 1, a, b ∈ Vect(1, i)
ce qui contredit la liberté de la famille (1, a, b).
On en déduit n = 2. Il est alors facile d’observer que K est isomorphe à C.
Exercice 10 : [énoncé]
a) Soit a un élément non nul de K. L’application ϕ : x 7→ ax est R-linéaire de K
vers K et son noyau est réduit à {0} car l’algèbre K est intègre. Puisque K est un
R-espace vectoriel de dimension finie, l’endomorphisme ϕ est bijectif et il existe
donc b ∈ K vérifiant ab = 1. Puisque

ϕ(ba) = a(ba) = (ab)a = a = ϕ(1)

on a aussi ba = 1 et donc a est inversible d’inverse b.


b) Puisque 1 6= 0, si la famille (1, a) était liée alors a ∈ R.1 = R ce qui est exclu ;
on peut donc affirmer que la famille (1, a) est libre.
Puisque la R-algèbre a est de dimension n, on peut affirmer que la famille
(1, a, a2 , . . . , an ) est liée car formée de n + 1 vecteurs. Il existe donc un polynôme
non nul P ∈ Rn [X] tel que P (a) = 0. Or ce polynôme se décompose en un produit
de facteurs de degrés 1 ou 2. Puisque les facteurs de degré 1 n’annule pas a et
puisque l’algèbre est intègre, il existe un polynôme de degré 2 annulant a. On en
déduit que la famille (1, a, a2 ) est liée.
c) Plus exactement avec ce qui précède, on peut affirmer qu’il existe α, β ∈ R tel
que
a2 + αa + β = 0 avec ∆ = α2 − 4β < 0

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