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Université Abdelmalek Essaadi

Ecole Nationale de Commerce et Gestion Tanger

Enseignement de la gestion Fiscale des Entreprise

Le Système fiscal Marocain :


évolution et les Particularités
sociales et économiques

Encadrant : Professeur ETTAHIRI Younes EL HASKOURI Oussama


ELHASBI Mohamed Said
EL-LAMRANI Marouan
EL MARIOULI Hiba

Année scolaire : 2019/2020


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PLAN

Introduction général :

Chapitre 1 : généralité de système fiscale marocaine.


- Section 1 : l’évolution historique de système fiscale marocaine.
- Section 2 : les impôts constituent de système fiscal marocain.

Chapitre 2 : les spécificités du système fiscal marocain.


- Section 1 : les particularités socio-économique du système fiscale.
- Section 2 : les contraintes du système fiscale marocaine

Conclusion :

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Introduction :

La fiscalité marocaine a été profondément changée dans les années 1980, après la
promulgation de la loi-cadre relative à la réforme fiscale en 1984. Avec
l’instauration de trois grands impôts, l’Impôt sur les sociétés (IS), l’Impôt sur les
revenus (IR) et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la fiscalité marocaine est
devenue une fiscalité flexible et plus en plus très proche de son environnement
nationale et internationale, et par la suite très rapprochée l’architecture globale des
grands systèmes d’imposition connus dans le monde occidental.
Le système fiscal dans le contexte marocain est très largement utilisé par l’autorité
gouvernementale comme levier économique et financier d’incitation, soit à
l’investissement de façon générale, ou à l’investissement plus particulièrement
dans tel ou tel secteur. Et à travers l’entreprise, l’Etat essaie de faire de la fiscalité
l’un des instruments de développement économique et social, et d’être le principal
pourvoyeur de recettes, nécessaires pour faire face aux engagements futur qui
concerne les dépenses publiques. Ainsi, l’entreprise se trouve être l’élément central
de tout système fiscal.
La fiscalité est une discipline juridico-économique qui a une importance très
particulière dans un pays tel que le Maroc qui ne dispose pas de ressources
naturelles et où les charges de l'Etat sont financées quasi exclusivement par
l'Impôt. C’est pour cette raison le développement économique et social, constitue
toujours une équation très importante pour l’état marocain qui essaie d’adopter, en
tirant profit de la fiscalité qui lui donne l’avantage à réaliser des économies et des
recettes importante qui constituent une valeur ajoutée pour l’état, et pour les
secteurs publics dans sa globalité.

Les chapitres de ce rapport ont pour but d’aborder en général le système fiscale
marocain, Nous allons essayer de projeter d’une manière adéquate les notions

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générales son évolution après et avant l’indépendance en évoquant de façon plus
détaillé ses particularités sociaux et économique.

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Chapitre 1 : généralité de système fiscale marocaine.

I. L’évolution de système fiscale marocaine :

La fiscalité marocaine est à la fois résultat d’intégration et une adaptation à


l’économie de marché national et international. L'histoire de l'imposition au Maroc
marocain apparaît à première analyse comme un système en mutation. Qui reflète
l’image de l’évolution de l'économie et de la société où le système dans sa
globalité, du fait que le système fiscale marocaine s'est construit progressivement
au cours des siècles par des apports successifs, caractérisé par deux périodes après
la colonisation, il était basé principalement sur les instructions de l'Islam, et
pendant la colonisation, ou le système fiscal marocain, a été semblable à celui
appliqué en France, après l'indépendance, le Maroc a connu plusieurs réformes.

L'évolution du système fiscale marocaine peut être subdivisée en deux phases


ayant marqué le système fiscal marocain :

1. Avant l'indépendance :

Il était basé principalement sur les instructions de l'Islam, différentes sortes de


contributions apparaissent dans ce pays tiré de la religion musulmane. Ces
contributions sont subdivisées en deux sortes : directes et indirectes.

1-1.Les contributions directes :

Ces contributions ont deux origines Les contributions religieuses directement du


Coran et les contributions de souveraineté :

• Les contributions d’ religieuse directement du Coran :

Le coran qui a institué la ZAKAT ou la ZAKAT est l’aumône obligatoire versée


annuellement en vertu des règles de solidarité de l’Islam. Tous les ans, tout
musulman dont la richesse dépasse le NISSAB, doit s’acquitter de 2,5% du
montant total de ses avoirs (ou bien 2,579%, si l’on se base sur l’année solaire).
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Les taux d'imposition applicable à l'époque :

• L'or et l'argent sont imposables à 2,5%


• Les chameaux 2,17 et 1,5%.
• Les moutons 2,5 à 1%.
• Les contributions de souveraineté :

Parmi les autres impôts plus ou moins à caractère direct, il convient de citer :

La HARKA : Le contingent demandé à une tribu par le sultan lorsqu'il voulait


entreprendre une exploitation ;

La Mouna et la Soukhra : Les fournitures de vivre aux armées du sultan ou des


commissions remises par la tribu aux fonctionnaires qui séjournent sur son
territoire pour quelque motif que ce soit ;

La Ghorama : La conséquence financière d'un dommage causé par un membre


d'une tribu. Elle découle du principe de la responsabilité collective ;

La Dheira : L'amende infligée à un coupable au profit du caïd pour son propre


usage.
1-2. Les contributions indirectes :

Les impôts dits commerciaux, Il s'agit des taxes relatifs aux transactions
commerciales tel que :

• Les droits de marché : qui peut être défini comme étant l'ensemble des règles
qui encadrent les procédures de passation, d'exécution, et de règlement des
achats publics c'est-à-dire ceux des personnes morales de droit public ou des
personnes morales de droit privé bénéficiant du concours financier ou de la
garantie de l'Etat.

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• Les droits de régie : forment une créance 1
privilégiée d'une nature
particulière, qui prime toutes les autres et qui n'est assujettie a aucune réglé
pour sa conservation : point d'inscription préalable nécessaire, ainsi que pour
la contribution foncière.
• Les droits de porte : En conformité da tarif, Que l'on percevra sut la partie
des denrées qui sera uniquement appliquée à la consommation.

Les droits de douane :

Depuis le 16ème siècle, les rapports entre le Maroc et le reste de monde et


spécialement l’Europe ne cessent pas de se développer. De ce fait, de nombreux
traités avaient été conclus. Caractérisée par l'existence d'un droit à l'importation 2
de 10% ;

Après l'indépendance :

L’évolution du système fiscal marocain d’après l’indépendance ce caractérise par


la réforme fiscale des années 1980 afin d’en tirer les enseignements et pouvoir se
prononcer sur ses évolutions futures.

En effet, depuis l'indépendance en 1956, les aménagements et les réformes fiscaux


s’actualisent et prend la forme jusqu’à 1984 la date de la réforme du système fiscal
en vigueur en vue de sa modernisation et sa simplification. A l’issue de cette
réforme, trois grands impôts synthétiques ont été mis en place : T.V.A, I.S et I.R.

L'impôt sur les sociétés (I.S.) : s'applique aux revenus et bénéfices réalisés par
les sociétés et autres personnes morales.

1Journal du palais : présentant la jurisprudence de la Cour de Cassation et des Cours d'Appel de Paris et des
départements,

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Locution adjectivale invariable d'après la valeur d'un produit

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L'impôt sur le revenu (I.R) : s’applique aux revenus et profits des personnes
physiques et des personnes morales visées à l’article 3 de CGI 2020 et n’ayant pas
opté pour l’impôt sur les sociétés.

La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : s'applique aux opérations de nature


commerciale, industrielle, artisanale, de prestation de services, ainsi qu'aux
professions libérales et aux opérations d'importation.

Les droits d'enregistrement et de timbre : Sont notamment assujettis aux droits


d'enregistrement les conventions par acte sous seing privé ou authentique (notarié
adulaire, hébraïque, judicaire ou extrajudiciaire) portant sur de nombreuses
opérations telles que les mutations, les baux, les hypothèques, les actifs sociaux.

Les taxes intérieures de consommation (TIC) : Les taxes intérieures de


consommation s'appliquent à un nombre limité de biens de consommation par
exemple les produits pétroliers, l’alcool, les sodas, tabacs…etc.

Les droits de douanes : constitué l’un des composantes de cout d’acquisition d’un
actif.

La fiscalité locale : caractérisée par un grand nombre très important des taxes, (37
taxes différentes) qui engendre une complexité de gestion et un coût dont se
plaignent les opérateurs économiques, elle est rattachée aux services du ministère
de l'intérieur.

II. LES IMPOTS CONSTITUFES DU SYSTHEME FISCALES :

Après les réformes fiscales des années 80, le système fiscal marocain repose sur
trois impôts la taxe sur valeur ajoutée (TVA) en 1986, l’impôt sur les sociétés (IS)
en 1988 et l’impôt général sur le revenu (IR) en 2006.

Le système fiscal marocain au niveau de sa pratique repose sur le principe de


déclaration pour certain des impôts comme impôt des sociétés, tva et droits

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d’enregistrements… et repose sur la retenue a la source pour les autres impôts
comme impôt sur le revenu et prélèvements sur le placements financiers.

Ainsi, le système fiscal marocain offrir plusieurs avantages fiscaux représente en


des exonérations, d’abattements ou d’impositions à des taux réduits, en tant
qu’outil économique de motivation et d’encouragement.

Ces mesures, en outre, représentent un coût important dans les dizaines milliard de
dirhams, annulez le système des objectifs qui lui sont assignés.

2-1. L’impôt sur les sociétés(IS)

L’impôt sur les sociétés (IS) a été appliqué le 21 Janvier 1987, institué par la loi
n% 24-86 promulguée par le dahir n%1-86-239 du 31décembre 1986, pour
remplacer l’impôt sur les bénéfices professionnels qui imposait les bénéfices des
personnes physiques et morales.

IL s’applique sur l’ensemble des produits, bénéficies et revenus des sociétés et


autres personnes morales. Le relèvement du taux du barème d’IS de 17,50% à 20%

Les mesures relatives à l’impôt sur les sociétés ont pour objet de révise le régime
fiscal applicable aux sociétés et la convergence progressive vers un taux unique
concernant le chiffre d’affaires réalisé par les sociétés industrielles, au titre de leurs
ventes locales et à l’export.

Ainsi, il permet d’améliore le régime fiscal applicable aux sociétés sportives et de


révise le régime fiscal des sociétés qui exerce les activités d’externalisation de
services, à l’intérieur ou en dehors des plateformes industrielles intégrées dédiées
à ces activités, aussi pour élargi le champ d’application du régime d’incitation
fiscale relatif à la restructuration des groupes de sociétés aux opérations de
transfert des immobilisations incorporelles et financières.

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L'impôt sur les sociétés marocain se caractérise par ses nombreux taux et ses
nombreuses exonérations. En tout ou en partie, il peut être permanent ou
temporaire, régional ou sectoriel.

2-2. L’impôt sur le revenu (IR) :

L'impôt général sur le revenu a été institué en 1989 et remplacé par l'impôt sur le
revenu (I.R.) depuis le 1 janvier 2006.

L'impôt sur le revenu est un impôt direct annuel et déclaratif s’applique aux
revenus d'une personne physique (ayant une résidence financière au Maroc), quelle
que soit sa nature et toute activité génératrice de revenus. Il s'agit également d'un
impôt progressif car son barème a été fixé de telle sorte que plus le revenu est
élevé, plus le taux d'imposition est élevé, la base imposable comprend les revenus
salariaux, professionnels.

Ainsi, il faut signaler que l’impôt sur le revenu s’applique également pour les
personnes morales qui n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés.

Les principes mesures relatives à l’impôt sur le revenu lie aux revenus
professionnels :

✓ L’institution d'un abattement sur la base imposable correspondant au chiffre


d’affaires réalisé, par paiement mobile, par les personnes physiques
disposant de revenus professionnels déterminés selon le régime du résultat
net simplifié ou celui du bénéfice forfaitaire.
✓ Le relèvement des limites du chiffre d’affaires annuel réalisé par un
contribuable, dont le revenu professionnel est déterminé selon le régime du
bénéfice forfaitaire.
✓ L’exclusion des contribuables soumis au régime du bénéfice forfaitaire ou
celui de l’auto-entrepreneur des dispositions de l’article 145 du CGI
relatives aux obligations comptables.

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2-3.la taxe sur la valeur ajoutée(TVA)

La taxe sur la valeur ajoute (TVA) est une taxe sur le chiffre d’affaire déclaré et
paye a l’état par les entreprises.

La TVA s’applique aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale


ou relevant de l’exercice d’une profession libérale, accomplies au Maroc,
s’applique aussi aux opérations d’importation, et aux opérations obligatoirement
imposables, effectuées par les personnes autres que l’état non-entrepreneur,
agissant, a titres habituel ou occasionnel quels que soient leur statut juridiques, la
forme ou la nature de leur intervention.

Il existe un nombre important des Operations qui ont exonéré de TVA et les autres
qui ont considèrent hors champs d’application de la TVA comme les activités
agricoles. Le taux de droit commun de la TVA est de 20% mais Il existe trois autres
taux dits taux réduits de 7%, 10% et 14%. Cette multiplicité de taux et
d’exonérations compromet la neutralité et l’efficacité de la TVA.

2-4. la taxe professionnelle (TP)

La taxe professionnelle est considérée comme l’un des plus importantes sources
de recettes fiscales pour les collectivités territoriales.

La taxe professionnelle s’applique à toute personne physique ou morale de


nationalité marocaine ou étrange qui exerce au Maroc une activité professionnelle.

Cependant, Dahir a identifié quelques exceptions. Ce sont les institutions qui


bénéficient de déductions et d'exonérations fiscales. Connue sous le nom de
l'ancienne dénomination d’impôt des patents, elle est calculée sur la base de la
valeur de la base locative de ces établissements, qui est déterminée de deux
manières. Il peut être déterminé soit sur la base du montant du loyer exprimé dans

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les baux et actes de location soit par voie de comparaison. Pour la gestion fiscale,
il existe un autre moyen d'évaluer directement la valeur locative des locaux et
installations loués ou achetés pour des activités professionnelles sans s'appuyer sur
les procédures correctives prescrites par la loi, ateliers, hangars, chantiers,
entrepôts, Image de l'usine ou du magasin.

2-5. Les taxes intérieures de consommation (TIC)

Les taxes intérieures de consommation s’appliquent à un nombre restreint de biens


de consommation (produits pétroliers, alcool, sodas, tabacs, etc.). Les
caractéristiques générales de ces taxes en font un outil pratique pour s'adapter à
l’évolution des besoins de financement, soit en augmentant les taux nominaux, soit
par l’élargissement de la liste des produits soumis à la taxation.

2-6.les droits d’enregistrement et des timbres (DET)

Selon le CGI 2020, L’enregistrement est une formalité à laquelle sont soumis les
actes et conventions. Il donne lieu à la perception d’un impôt dit "droit
d’enregistrement.

L’enregistrement est une formalité à laquelle les accords et instruments sont


soumis à un seing privé ou original (notarié adulaire, hébraïque, judicaire ou
extrajudiciaire) portant sur de nombreuses opérations telles que les mutations, les
baux, les hypothèques, les actifs sociaux (vente, donation ou échange portant sur
les immeubles, les meubles, les propriétés commerciales).

2-7. Les droits de douanes (DD)

Les droits de douanes sont considérés comme des impôts sur des marchandises
importées. Cet impôt s'applique au moment du passage des marchandises à la
frontière. Le droit de douane peut être forfaitaire ou équivalent à un pourcentage
du prix de la marchandise.

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Le droit de douane a été établi dans l'objectif de encourager la consommation de
produits nationaux. En taxant les produits importés, un Etat augmente en effet le
prix des marchandises étrangères et encourage les consommateurs à acheter local.

Selon le CGI 2020 les droits de douanes constitué l’un des composantes de cout
d’acquisition d’un actif immobilisé, dans le contexte marocain Le barème tarifaire
marocain reste complexe, avec une série de sept taux de droit commun (de 0% à
45%, hors produits agricoles) et de trois droits de douane préférentiels pour un
certain nombre de marchandises (de 0% à 10%).

Chapitre 2 : les spécificités du système fiscal marocain :

I. Les particularités sociales et économiques du système fiscal :

Il est certain que la fiscalité joue un rôle essentiel dans le processus de


développement en fournissant les flux de recettes nécessaires pour financer les
objectifs du développement économique et social. Malgré toutes les limites et les
insuffisances qui caractérisent le contexte Marocaine.

Le système fiscal marocain souffre de L’incapacité à atteindre son objectif qui se


traduit par des écarts importants dans son fonctionnement, dans la pratique et la
gestion de la relation entre l’Administration fiscale et les citoyens, ainsi que dans
l’incidence fiscal qui fait que de grands pans de l’activité et de nombreux
contribuables continuent d’échapper à l’impôt.

Selon un rapport publié par le Conseil économique et social, a montré qu’il y a des
déséquilibres dans notre système fiscal, par exemple Au Maroc 82% des recettes
de L’impôt sur les sociétés proviennent de la performance de 2% des sociétés et
73% des recettes de L’impôt sur le revenu sont perçues sur les salariés du secteur
public et privé. La faible contribution des personnes physiques non salariées est
très remarquée.

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Aussi au niveau de la tva ne touche pas de grand secteur de l’activité économique.
Des circuits entiers de production ou de distribution restent en effet en dehors du
champ d’application des impôts, alourdissant d’autant la part supportée par le
secteur formel, et plus particulièrement les entreprises les plus transparentes.

Le Réorganisation fiscal peut être difficilement réalisée sans l’intégration du


secteur informel dans le champ de l’impôt, La lutte contre l’informel ne saurait se
faire par la sanction. C’est qui traduit par une réalité que l’état au niveau de
Manque à gagner fiscal (IS, TVA et Droits de douane), et sur le volet cotisations
sociales.

Le secteur informel regroupant les micro-entreprises qui opèrent généralement à


très petite échelle et avec un faible niveau d’organisation de capital de productivité
et de revenu. C’est ce type de secteur informel qui pose des grands problèmes, joue
un grand rôle dans le blocage de l’élargissement de la TVA le Maroc.

Les activités d’envergure frauduleuses sont essentiellement concentrées dans les


activités d’import-export, le bâtiment et les travaux publics, le négoce des
cigarettes, et des voitures d’occasion.

C’est ce type de secteur informel qui pose le plus problème, c’est le secteur
frauduleux qui joue un grand rôle dans le blocage de l’application et
l’élargissement de la TVA dans le Maroc.

Quelles soient de très petite échelle ou de grande taille, il est évident que les
activités frauduleuses sont susceptibles de remettre en cause l’édifice fiscal à
travers les pertes de recettes qu’elles engendrent et les décalages qu’elles
introduisent dans la concurrence.

II. CONTRAINTES DU SYSTEME FISCAL MAROCAIN

Bien que l'administration fiscale marocaine se modernise, vulgarise et Simplifier


les procédures, améliorer les conditions d’acceptation et de contrôle des
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contribuables et le système fiscal. Il existe actuellement de nombreux problèmes
qui affaiblissent son efficacité et son efficience et constituent ensemble Des impôts
importants sont prélevés sur les sociétés de production «responsables» et les
citoyens. Sa structure est concentrée sur un nombre limité de contribuables, et
l'augmentation des abattements fiscaux et l'influence du secteur informel ont réduit
l'assiette fiscale.

2-1.UN SYSTEME FISCAL INEQUITABLE

Pendant la période de forte croissance économique mondiale (1990-2005), la


question de l'équité fiscale a fait l'objet de nombreux débats.

Dans le contexte marocain, l'article 39 de la Constitution est consacré au principe


de justice fiscale. La caractéristique de l'assiette fiscale est que la taxe est
concentrée sur un nombre limité de Les contribuables ne semblent pas refléter la
capacité de contribution des acteurs économiques marocains. En effet, Les
statistiques de l'IR, de l'IS et de la TVA sont très importantes pour illustrer ce
problème fiscal injuste. Sur IR, 75% de cette taxe provient de l'IR sur la masse
salariale. En termes d’IS, moins de 2% des entreprises sont Plus de 80% des
recettes, plus de 60% des entreprises déclarent des déficits d’IS De même.

Pour la taxe sur la valeur ajoutée, elle est considérée comme une «maladie
congénitale» avec une dilution des prix. La taxe est principalement payée par un
grand nombre de contribuables à faible et moyen revenu, en particulier dans la
consommation de produits ou de services à faible élasticité à la consommation.

Enfin, il est inéquitable que la société enregistrée soit la seule société à être
contrôlée et réorganisée. Les opérateurs qui exercent dans l'obscurité ou
clandestinement ne sont pas appréhendés par les services des impôts et échappent
carrément au processus de contrôle fiscal.

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2-2. UN SYSTEME FISCAL FAVORISANT LA MULTIPLICATION DES
DEPENSES FISCALES

Les dépenses fiscales sont généralement liées à des mesures qui peuvent réduire
ou reporter les impôts à payer par les contribuables. Ils peuvent prendre de
nombreuses formes, dont celles de revenus non assujettis à l’impôt, de déductions
dans le calcul du revenu, de crédits d’impôt, de reports d’impôt ou d’exemptions
de taxe.

Les dépenses fiscales sont conçues pour influencer certains comportements ou


activités et aider certains groupes de contribuables qui se trouvent dans une
situation particulière. Le gouvernement utilise notamment les dépenses fiscales
pour soutenir le développement économique, encourager l'épargne-retraite,
stimuler la recherche et le développement, apporter un soutien financier aux
familles, encourager le travail et encourager les dons de bienfaisance.

Par conséquent, le concept de dépense fiscale renvoie au choix politique que le


gouvernement accepte de priver d'une partie de ses recettes fiscales afin d'atteindre
ses objectifs. Le concept de dépenses fiscales renvoie donc à des choix de
politiques par lesquels le gouvernement accepte de se priver d’une partie de ses
revenus fiscaux pour atteindre ses objectifs. Pour cette raison, il ne faut pas
confondre les dépenses fiscales et les moyens qu’utilisent certains contribuables
pour se soustraire à l’impôt, comme l’évitement fiscal ou la fraude fiscale.

Les conditions des dépenses fiscales sont précisées dans les lois fiscales. Elles ont
trait soit à la structure de taux, par exemple aux cas du taux préférentiels sont
accordés à l’égard de certains types d’activités, soit à l’assiette fiscale de base, ou
si certaines déductions sont accordées. L’illustration suivante montre comment les
dépenses fiscales modifient le régime fiscal de base et influent sur les recettes
fiscales du gouvernement.

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Dans ce cas, ces dépenses fiscales doivent être réformées. Il devrait en effet se
concentrer sur trois aspects stratégiques : Le premier aspect est d'évaluer
l'efficacité des dépenses fiscales données en fonction de l'impact des dépenses
fiscales sur la valeur ajoutée, la création d'emplois et le développement sectoriel et
régional. Ces évaluations doivent non seulement être une évaluation globale du
poids économique des dépenses fiscales nationales, mais doivent également être
liées au degré de distorsion qu'elles peuvent produire dans l'économie.

Le deuxième aspect doit porterait sur le ciblage des secteurs à encourager en


matière de politique économique et des performances constatées dans chaque
secteur. Le troisième point important d'une telle réforme est de subordonner
l'octroi d'incitations fiscales au respect du cahier des charges.

Ce système ne peut que contribuer à l’amélioration de l’efficacité des dépenses


fiscales, du système fiscal et de façon plus globalement les dépenses publiques.

2-3. UN SYSTEME FISCAL DEFAVORISANT LA COMPETITIVITE ET


LE CLIMAT DES AFFAIRES

La compétitivité et l’équité fiscale sont deux concepts controversés dans le débat


fiscal qui conduisent parfois à des idées fausses et à des revendications discutables.
La compétitivité fiscale a fait l'objet de plusieurs travaux d'analyse aux milieux
universitaires au Maroc et ailleurs depuis deux décennies dernières. Le
gouvernement a utilisé cela comme base Changez le système fiscal à plusieurs
reprises. Ces réformes impliquent souvent une imposition des bénéfices des
entreprises. Entreprises, abaisser les taux d'imposition et offrir des incitations
fiscales pour certains investissements.

En fait, au niveau de la taxe sur la valeur ajoute certains gouvernements


soutiennent que l'abaissement du taux de TVA dans certains secteurs comme le

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tourisme est un avantage concurrentiel car il affecte le choix de la destination des
touristes.

Les pays à taux d'imposition élevés, comme le Maroc, ont révisé ces pratiques dans
le but de créer un système fiscal compétitif. Cependant, cette approche simpliste
de baisse des taux et d'octroi des prestations est remise en question car les recettes
fiscales finissent par souffrir.

De plus, la fiscalité n'est que l'un des facteurs qui déterminent les décisions des
investisseurs. Recherche scientifique existante Plusieurs expériences mondiales
montrent que les investisseurs ont d'autres facteurs sur lesquels se concentrer
L'importance dans leur processus de sélection des investissements et de
localisation géographique. Ceux-ci sont L'existence d'un marché à grande échelle
peut permettre à une main-d'œuvre qualifiée d'obtenir un retour sur investissement
Infrastructure matérielle et immatérielle de qualité, hautement motivée.

Par conséquent, le gouvernement marocain doit se tourner vers une autre vision
qui lie la compétitivité du système fiscal avec l'efficacité économique et la
croissance de la productivité. De ce point de vue, un système fiscal compétitif est
un système fiscal qui utilise pleinement les impôts constituants. Il est important
d'analyser un exemple en ce sens : les incitations fiscales à l'investissement.

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Conclusion :

Le système fiscal marocain Depuis l'indépendance jusqu’à les années 1980, malgré
les défaillances de la France, les pouvoirs publics ont choisi de maintenir le
système fiscal greffé par le protectorat français. Le report excessif de la réforme
fiscale et les déséquilibres macroéconomiques qui en découlent nous ramènent aux
dysfonctionnements structurels et répétitifs de l'action publique marocaine :
lenteur des décisions et début des réformes structurelles.

Depuis la mise en œuvre de la réforme du système fiscal en 1984, le système fiscal


marocain a progressé, mais surtout la structure du système et la structure du
système fiscal et les restrictions liées au nouveau système fiscal global existent
toujours.

Cependant, le processus de réforme fiscale marocaine se poursuivra, notamment


après le premier et deuxième conférences nationales sur la fiscalité tenues
respectivement en 1999 et 2013. Conformément aux recommandations de la
conférence de 1999, l’État a procédé à une série de réorganisations et de réformes
visant à simplifier la législation fiscale, à élargir l'assiette fiscale et à réduire les
taux d'imposition.

Actuellement le Maroc connaît une croissance permanente dans l'ensemble


Niveaux : social, économique et culturel. Dans ce contexte, Les taxes marocaines
ne peuvent pas être planifiées isolément, car ils sont également soumis à des
changements que leur influence dépasse le monde économique pour inclure les
autres. Il faut se référer que le système fiscale marocaine a des particularités socio-
économique qui touchent tous ceux qui l’entourent.

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BIBLIOGRAPHIE :

• Code général d’impôt 2020


• Note circulaire N 730 : les dispositions fiscales de la loi de finance 2020
• Journal du palais : présentant la jurisprudence de la Cour de Cassation et des Cours
d'Appel de Paris et des départements
• Gestion Fiscale Des Entreprises Marocaines

WEBOGRAPHIE :

• https://www.researchgate.net/publication/323562231_La_Lente_Evolution_Du_Syste
me_Fiscal_Marocain_Les_Faits_Et_Les_Enseignements

• http://www.amse.ma/doc/Doc%20W%202013-03.pdf

• http://www.ces.ma/Documents/PDF/CES_Rapport_Fiscalite-VF.pdf

• http://www.cese.ma/Documents/PDF/Fiscalite.pdf

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