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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET

POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA

FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’HYDRAULIQUE
-MASTER 1 OAH -

TP D’HYDRAULIQUE SOUTERRAIN Ecoulement dans une nappe phréatique

Présenté par :
MAHTOUT RAHIM
SACI ABDRAHIM

Encadreur :
Année : 2020/2021

1. Introduction :

L’hydraulique souterraine est la discipline géomécanique qui étudie


mathématiquement l’écoulement gravitaire naturel (nappe aquifère…) ou provoqué (drainage,
pompage…) de l’eau souterraine libre – ni adsorbée, ni capillaire - dans les milieux virtuels
perméables, sous l’effet d’un gradient de charge ou de pression ; elle utilise des modèles
théoriques de forme et de comportement hydrodynamiques qui doivent être compatibles avec les
modèles réalistes de réseaux naturels que décrit l’hydrogéologie ; cette dernière étudie
qualitativement la présence d’eau libre dans le sous-sol, en s’attachant à la nature lithologique
(grave, sable, grès, calcaire…) et à l’état (poreux, fissuré, karstique…) Des matériaux aquifères,
et à sa circulation dans les réseaux souterrains réels, organisés selon la structure géologique des
formations aquifères superficielles (nappes alluviales…) ou profondes (nappes captives…). Ainsi,
l’hydraulique souterraine et l’hydrogéologie sont indissociables, interdépendantes et
complémentaires.

L’eau circule sous la surface du sol. Comme l’eau de surface, mais à des débits beaucoup plus lents,
elle s’écoule de l’amont vers l’aval pour ultimement rejoindre les cours d’eau et les lacs.
L’émergence de l’eau souterraine peut contribuer considérablement au maintien des débits de base
d’un cours d’eau ou du niveau de l’eau d’un lac. Durant les périodes sèches, certains cours d’eau
et milieux humides peuvent être entièrement alimentés par l’eau souterraine. À l’inverse,
en période de précipitations abondantes et de crue, ce sont généralement les eaux de surface qui
alimentent les eaux souterraines. Ainsi, l’eau souterraine est étroitement liée aux eaux de surface
et est une composante importante du cycle global de l’eau.

Les réservoirs d’eau souterraines que constituent les aquifères sont caractérisés par leur capacité
d’accumulation (quantifiée par le coefficient d’emmagasinement) et la vitesse de circulation des
eaux (caractérisée par la perméabilité de la roche).
Cette caractérisation assure la pérennité de la plupart des nappes d’eau souterraine et la régularité des
écoulements de leurs émergences (sources, débits de base des rivières…). En revanche,
l’alimentation des nappes est en générale irrégulière et discontinue. En particulier, dans le cas
des nappes libres alimentées pour l’essentiel par l’infiltration des pluies.
Ainsi, les variations du stock d’eau des aquifères amortissent les écarts entre alimentation et
émergences. Ces variations de la réserve en eau souterraine se manifestent par des fluctuations des
niveaux, observables dans les forages et les piézomètres au cours de l’année.
2. L’objectif du TP :
Ce TP a pour objectif d’étudier l’écoulement souterrain entre deux réservoirs à travers un milieu
granulaire constitué du sable. Il est constitué de deux grandes plaques en plexiglas contenant un
volume de sable utilisé comme milieu poreux perméable.

1.1. Les grandes lignes :


- Étude des écoulements souterrains
- Démonstration d'abaissement des eaux souterraines
- Étude de fouilles
1.2. Contenu didactique/essais :
- Détermination du niveau de la nappe phréatique
- Abaissement des eaux par un ou deux puits
- Écoulement souterrain en fouilles
- Études des eaux souterraines en cas de charge concentrique sur le sous-sol

1.3. Spécification :
- Étude d'écoulements souterrains
- Réservoir en acier inoxydable utilisé comme section d'essai, à remplir avec du sable grossier
- Alimentation en eau grâce à 2 tuyaux fendus
- Évacuation d'eau par 2 puits avec tuyau fendu dans la section d'essai
- Alimentations en eau et évacuations d'eau ajustables séparément par le biais de soupapes
- 14 raccords de mesure avec filtres pour l'enregistrement des niveaux des eaux souterraines
placés en position orthogonale sur le fond du réservoir
- 2 modèles différents pour fouilles
- 1 modèle pour ouvrage avec fond imperméable à l'eau
- Affichage des niveaux des eaux souterraines sur le manomètre à 14 tubes

1.4. Caractéristiques techniques


Réservoir
- Matériau : acier inoxydable
- Contenance, Lxlxh: 1000x615x350mm
- 14 raccords de mesure au fond du réservoir

Modèles en plastique
- Fouille, Lxlxh: 610x464x150mm
- Fouille, Lxlxh: 256x464x150mm
- Ouvrage avec fond imperméable à l'eau
- Øxh: 180x150mm, tuyau intérieur Øxh: 40x330mm

Plages de mesure
- Pression : 19x 0...300mmCA

- Lxlxh: 1340x900x1000mm
- Poids : env. 125kg

3. Réponses aux questions :

3.1 Etablissement des équations de l’écoulement souterrain tridimensionnel (cas général) :

∂2 h ∂2 h ∂2 h ∂ h
Kx +Ky +Kz =S
∂ x2 ∂ y2 ∂ z2 ∂ t

Avec S : Coefficient d’emmagasinement

Le coefficient d’emmagasinement décrit une quantité d’eau récupérable et disponible dans


l’aquifère. L’eau piégée et bloquée dans la roche n’est pas récupérable par les pompages.
Le coefficient d’emmagasinement est le pourcentage du volume d’eau divisé par le volume du
terrain.
La perméabilité, la transmissivité et le coefficient d’emmagasinement sont des paramètres
hydrodynamiques

3.2 Déduire les équations régissant le cas de 2D et 1D :

3.2.1 L’équation régissant le cas de 2D :

∂2 h ∂2 h ∂h
Kx 2 +Ky 2 = S
∂x ∂y ∂t

3.2.2 L’équation régissant le cas de 1D :

∂2 h ∂h
Kx 2= S
∂x ∂t


Et pour un écoulement permanant =0 donc l’équation devienne :
∂t

∂2 h
Kx =0
∂ x2

4. Pour les conditions aux limites :


4.1 En appliquant les conditions aux limites du banc d’essai, démontrons les
équations 1 et 2 :
2 2
H 2−H 1
Essayons de démontrer l’équation suivante : h (x) = H 21+
2
x
L
2 2Q
On a selon l’équation (2) : h2(x)= H 1− K x
X

De cette équation on peut tirer : Q= K ¿ ¿


En appliquant les conditions aux limites, on aura : Q= K ¿ ¿

Et puisque le débit est constant, on pourra donc écrire :

2 H 22−H 21
2
K ¿ ¿= K ¿ ¿ d’où : ¿ ¿=¿ ¿ h (x) = H + 1 x
L

4.2 Maintenant essayons de démontrer l’équation (4) qui est :

2 2Q
h2(x)= H 1− K x
X
dh
On sait que : v=-k grad h v =-k
dL

dh
Q=v*A=-k*A*
dL

Q*dL=−k∗h∗d h
x h

Q∫ dL=-k∫ h∗¿ dh ¿
0 H1

h2−H 21
Q*l=-k*
2

H 1−¿ h 2 2Q
h2(x) = H 1− K x
2 2

Q=k* ¿
2x X

5. Description de la manipulation :

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