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VIII.

La maintenance préventive :
Dans la définition de la maintenance préventive, nous incluons l’ensemble des contrôles, visites et
interventions de maintenance effectuées préventivement
La maintenance préventive ne doit pas consister à dire à un agent de maintenance : « allez voir si l’état de tel
organe est bon » au moyen d’une liste des points à examiner. Dans ce cas si l’état est bon, on ne dit rien ; s’il
n’est pas bon, il faut intervenir de suite, ce qui nécessite forcément une disponibilité en pièce de rechange. Il
s’agit d’une détection d’anomalie et non de maintenance préventive
Au contraire, la maintenance préventive doit consister à suivre l’évolution de l’état d’un organe, de manière à
prévoir une intervention dans un délai raisonnable (1 mois, par exemple) et l’achat de la pièce de
remplacement nécessaire (donc on n’a pas besoin de la tenir en stock si le délai normale permet).
VIII.1 Différent types de maintenance préventive
VIII.1.1 Maintenances préventives systématiques
a) Les travaux de maintenance préventive systématique
Ce sont des opérations dont les modalités d’exécution sont fixées à l’avance et qui sont exécutées à des
moments prévus à l’avance :
 à périodicité calendaire prévue,
 à nombre prédéterminé d’heures de fonctionnement,
 à nombre fixe de kilomètres,
 à nombre évalué de manœuvres ou de pièces fabriquées.
L’établissement d’un plan de maintenance préventive systématique permet une programmation facile des
travaux (essentiellement lorsqu’il s’agit de périodicité calendaire).
b) Les actions préventives systématiques comprennent :
le nettoyage,
la lubrification,
les inspections ou activités de surveillance du fonctionnement des équipements,
les contrôles ou vérification de la conformité à des données pré-établies,
les visites ou opérations de maintenance préventive consistant en un examen détaillé et prédéterminé
de tout (visite générale) ou partie (visite limitée) d’un équipement et pouvant impliquer des réglages,
des échanges d’éléments consommables,
les remplacements de pièces ou échange standard.
Généralement les travaux de maintenance systématique combineront ces différents types d’action : nous les
désignerons dans ce document sous le vocable « VISITE ».
L’observation au travers de ces divers travaux de l’état de l’équipement déclenchera le moment opportun
d’une révision partielle ou générale.
c) Plan de maintenance préventive systématique :
La mise en œuvre d’un plan de maintenance préventive systématique comporte les étapes suivantes passées
successivement en revue :
 PREPARER
 connaître les équipements,
 analyser les actions préventives systématiques,
 établir les fiches de visite,

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 élaborer le programme de maintenance préventive (Ces documents sont préparés par les
techniciens du service maintenance)
 EXECUTER :
 lancer l’opération préventive
 réaliser l’intervention préventive

Figure VIII.1 Processus de préparation du plan de maintenance préventive systématique


Exemples
Une fuite plus ou moins importante traduit le degré d’usure de la garniture mécanique d’une pompe. Une
augmentation d’intensité d’un moteur indique une augmentation de l’effort demandé. La plupart du temps, le
problème vient de la partie menée. Un échauffement anormal signale un problème de roulement.
VIII.2 Maintenance Préventive conditionnelle:
D’après la définition AFNOR, il s’agit de la « maintenance subordonnée à un type d’événement prédéterminé
(autodiagnostic, information d’un capteur, mesure…) ».
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La maintenance conditionnelle permet d’assurer le suivi continu du matériel en service, et la décision
d’intervention est prise lorsqu’il y a une évidence expérimentale de défaut imminent ou d’un seuil de
dégradation prédéterminé.
Cela concerne certains types de défaut, de pannes arrivant progressivement ou par dérive. L’étude des dérives
dans le cadre des interventions de maintenance préventive permet de déceler les seuils d’alerte, tant dans les
technologies relevant de la mécanique que celle de l’électronique.
Au cours de la conception d’une installation, on définit des tolérances pour certains paramètres. La variation
progressive d’un paramètre n’implique pas la défaillance d’un organe. Mais lorsqu’un paramètre sort de la
tolérance, le fonctionnement peut être complètement perturbé.
Le suivi de l’évolution des paramètres permet de préciser la nature et la date des interventions. Le paramètre
suivi peut être :
 une mesure électrique (tension, intensité…)
 une mesure de température ;
 un pourcentage de particules dans l’huile
 un niveau de vibration
On choisi comme paramètre à suivre qui caractérise le mieux la dégradation des composant ou la cause de la
perturbation de fonctionnement
IX Maintenance corrective:
Maintenance corrective : maintenance exécutée après défaillance et destinée à remettre un bien dans un état
dans lequel il peut accomplir une fonction requise.
 Maintenance curative : Réparation
 Maintenance palliative : Dépannage
IX.1 Appareils de mesure utilisés pour le dépannage :
Voici une liste des appareils de mesure utilisés afin de dépanner les circuits et les systèmes électriques, en
fonction des caractéristiques des paramètres à mesurer ou à détecter :
 Voltmètres à plusieurs gammes de mesure
 Ampèremètres à pince
 Voltmètres électrostatiques (mesure de hautes tensions)
 Multimètres ou contrôleurs universels (tension, résistances, courant, etc.)
 Thermo-voltmètres et Thermo-wattmètres (mesure du courant indirect)
 Wattmètres (mesure direct de la puissance active en watts)
 Pseudo- Wattmètres
 Voltmètres numériques
 Ondemètres hétérodynes (mesure analogiques de la fréquence)
 Fréquencemètres numériques
 Testeurs de continuité
 Ohmmètres analogiques
 Ohmmètres numériques
 Testeurs d’isolement
 Capacimètres numériques
 Ponts de mesure (mesure de l’inductance et la capacité)
 Oscilloscope (mesure des formes d’ondes, de l’amplitude, de la fréquence, de la phase, etc)
 Pendagemètres (mesure des fréquences radioélectriques)
 Testeurs de niveau logiques à sonde
 Analyseurs logiques (diagnostic de problèmes de systèmes logiques

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 Analyseurs de spectre
IX.2 Composants, Symboles et circuits :
Objectifs :
 Identifier les composants et les symboles électriques de base
 Interpréter les circuits de puissance et de commande
 Lire et interpréter les schémas électriques.
IX.3 Composants et symboles :
Tous les schémas électriques représentant une installation ou un circuit comportent des symboles spécifiques
qui correspondent aux différents composants utilisés. Ce système donne une représentation réaliste du
fonctionnement du circuit ou de l’installation, ce qui est particulièrement utile en cas de dépannage. Il est
donc important de familiariser avec les symboles utilisés.
Quelques symboles de composants couramment employés sont présentés de façon détaillée dans la figure
suivante :

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Figure XI.1 Composant et symboles électriques

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IX.4 Circuits électriques
Les circuits électriques permettant de relier entre eux différents équipements électriques, afin de faire
fonctionner un appareil électrique,
Les schémas électriques sont généralement classés dans la catégorie :
1. Circuits de puissance : comprend un composant de puissance principal ( moteur, génératrice,
transformateurs , ou autre composant électriques) ainsi que des conducteurs pour courant de forte
intensité , des contacteurs et des dispositifs de protection.
Les circuits de puissance permettent de transposer le courant en direction ou en provenance d’équipements
électriques de forte intensité, tel que des moteurs, des alternateurs ou toute autre installation électrique.
Ils ont les fonctions suivantes :
 Isolation à l’aide de sectionneurs, d’interrupteurs jumelés et de disjoncteurs
 Commande du circuit à l’aide de contacteurs, de disjoncteurs de moteurs, etc ;
 Protection contre les surcharges et les courts-circuits à l’aide des relais de surcharge thermiques,
de relais électromagnétiques, de disjoncteurs, de déclencheurs, de fusibles, etc.
Exemple : la figure IV.2 illustre un circuit de puissance à démarreur direct utilisé pour un moteur asynchrone
triphasé. Comme le montre le schéma, l’entrée de l’alimentation triphasée est connectée au moteur par
l’intermédiaire d’un contacteur. La puissance est transmise au moteur lorsque les contacts (des contacteurs)
sont en position fermée. Des dispositifs de protections (fusibles et relais de surcharges) sont montés en série
avec des conducteurs pour détecter tout état anormal au cour de fonctionnement.

Figure IX.2 Circuit de puissance d’un Moteur asynchrone triphasé


2. Circuits de commande : comprend des interrupteurs, des contacts de champs, des fils électriques de
minuteries, des bobines de relais, des dispositifs de protection et des conducteurs pour courant de faible
intensité.
Le circuit de commande permet de commander automatiquement un équipement, d’ordonner les
opérations de l’ensemble de l’installation et d’instaurer un système de verrouillage de sécurité.

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Ces circuits sont équipés de contacts en entrée représentant différents états. Les bobines de sortie sont
excitées ou désexcitées en fonction des états représentés par le circuit de commande.
Les contacts en entrée représentent l’état binaire de la condition :
 Vrai ou Faux ;
 Marche ou Arrêt
Il existe deux types de contacts : normalement ouvert et normalement fermé, on distingue :
 Les contacts en entrée : il s’agit de contacts de relais, de contacteurs, des minuteries, de compteurs,
d’interrupteurs de champs, de pressostats, d’interrupteurs de fin de course, etc.
 Les bobines de sorties : qui connaissent deux états : Marche ou Arrêt. Une bobine de sortie peut être
utilisée en tant que contacteur auxiliaire ou en tant que bobine contacteur principale
Exemple : quelques circuits de commande simples sont illustrés à la figure IV.3 afin de représenter des
conditions logiques de type ET et OU

Figure IX.3 : Circuits de commande simples


Circuit « ET » : la figure IX.3 (a) représente un circuit de commande simple équipé de deux contacts en
entrée (normalement ouverts) représentant deux conditions devant être vérifiées pour fermer le circuit afin
d’alimenter la bobine de relais de sortie et de passer de l’état de sortie OFF(Arrêt) à ON (Marche)
Circuit « OU » : la figure IX.3 (b) représente un circuit équipé de trois contacts en entrée (normalement
ouverts) indiquant qu’au moins une des trois conditions doit être vérifiée pour fermer le circuit afin
d’alimenter la bobine de relais de sortie et de passer de l’état de sortie OFF(Arrêt) à ON (Marche)
Circuit « ET/OU » : la figure IX.3 (c)
Représente un circuit de commande comprenant une combinaison d’opération ET et OU
Il existe deux passages parallèles (condition Ou) dotés de deux contacts en entrée (normalement ouverts)
connectés en série représentant des conditions ET. Le circuit de la bobine K3 est fermé lorsque l’une des
conditions est vérifiée la bobine de relais est alors d’alimenté et l’état de sortie passe de OFF(Arrêt) à ON
(Marche).

IX.5 Lire et interpréter les schémas électriques :


Les schémas électriques peuvent aussi bien représenter une distribution de puissance unifilaire qu’un circuit
de puissance ou de commande. Les composants électriques et leurs interconnexions y sont présentés à l’aide
de différents symboles.
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Des lignes représentant les conducteurs ou les fils électriques sont utilisées pour les interconnexions.
Pour lire et interpréter ces schémas, il est nécessaire de connaitre :
 Les symboles utilisés pour représenter les composants électriques
 Leurs interconnexions, les légendes, les terminologies et les abréviations
 La numérotation et la présentation en colonnes de chaque feuille
 La numérotation des fils et des bornes (il s’agit d’un aspect important de la compréhension des
schémas électriques) :
Les numéros des fils et des bornes sont utiles pour l’installation et le retrait des câbles, ainsi que lors de la
recherche de défauts et de dépannage. En effet il est plus facile de vérifier les connexions et la continuité des
fils lorsque les fils et les bornes sont numérotés à l’aide d’un système de références croisées.

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