Vous êtes sur la page 1sur 88

1

COURS : AUDIT FINANCIER


Partie I : Planification de la mission et Evaluation du
contrôle interne

Animé par : Abdelaziz JNINI


Expert Comptable
Commissaire aux Comptes
Audit financier _ Objectifs

Introduction

• L’information comptable et financière est au centre d’intérêt de plusieurs


parties prenantes.
• Les émetteurs et le réceptionneurs de l’information financière n’ont pas les
mêmes intérêts.
• Le principal apport de l’audit est la crédibilité et la sécurité que l’on peut
attacher à l’information auditée.
• L’audit est un métier en pleine expansion liée à la nécessité de fiabiliser les
paramètres financiers et les informations.

2 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Plan

 Chapitre 1 : Concepts de base de l’audit

 Chapitre 2 : Orientation et planification de la mission

 Chapitre 3 : Evaluation du contrôle interne

 Chapitre 4 : Contrôle des comptes

 Chapitre 5 : Travaux de fin de mission

 Chapitre 6 : Opinion de l’auditeur et émission des rapports

3 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit _ Concepts et Définitions

Définition générale

 Auditer : vient du latin « audire » (écouter)

 Audit : Jugement (appréciation) d’une réalité par un professionnel sur


la base d’une démarche méthodique par référence à des normes.

 La réalité auditée peut être une information, un système, une


entreprise, une fonction,

 L’audit peut viser plusieurs objectifs définis par le commanditaire de


la mission.

4 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts et Définitions

 L’audit est un processus en pleine évolution ;

 L’audit est aussi ancien que la comptabilité dont les enjeux étaient (et
sont) très importants (gérer des comptoirs agricoles, lever des
impôts, évaluer des fortunes…) ;

 Il a évolué suivant l’évolution des organisations et des systèmes de


gestion.

5 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit _ Concepts et Définitions

Jusqu’au 18ème siècle : Audit assimilé à l’«art» de découvrir (détecter) les


erreurs ou les fraudes (avec une forte connotation de « Sanction »
derrière).

Avec la séparation entre propriétaires et gestionnaires : audit plus global


(analyse des procédures, audit des activités…).

Premières formes d’audit : audit de conformité (Régularité) : Comparer une


réalité existante à des Règles édictées (soit par l’organisation elle-même ou
par des organismes spécialisés).

6 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit _ Concepts et Définitions

Par la suite :
Audits à « plus grande valeur ajoutée » : Juger les actions par rapport aux
objectifs poursuivis (audits d’efficacité)

Tout récemment :
Impact des « affaires » (Enron, World Com, Parmalat..) sur la confiance :
Retour à l’Insistance sur la maîtrise des risques (Risk Management) et sur
l’importance du contrôle Interne.

7 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit _ Typologie

 Classement selon le statut de l’auditeur


 Audit légal ou commissariat aux comptes
 Audit contractuel

 Classement selon la nature de l’audit


 Audit interne
 Audit externe

 Classement par objectifs


 Audit de conformité (ou de régularité)
 Audit d’efficacité

 Classement selon le domaine d’application


 Audit comptable et/ou financier
 Audit opérationnel : apprécier les performances des fonctions de l’entreprise
 Audit de performances (audit de gestion)

8 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit _ Concepts et Définitions

 L’audit stratégique : Vise la direction et la stratégie menée par celle – ci. Il


porte sur les systèmes mis en place par la direction pour définir et piloter
l’entreprise et sur leur performance .(plan de développement et politique
générale)

 Les audits opérationnels : L’examen de la manière dont l’entreprise ou


certaines de ses entités, par rapport aux objectifs fixés, obtiennent,
préservent, allouent et consomment les ressources nécessaires a la
réalisation des dits objectifs (audits d’efficacité)

 L’audit financier : L’examen de la régularité et de la sincérité de


l’information financière et comptable et de sa fiabilité eu égard aux normes
comptables de référence

9 Prof : Abdelaziz Jnini


Famille d’audit _ Audits de conformité

Règle, Norme,..

OUI conformité? NON

Constats, risques,impact,
Recommandations…

10 Prof : Abdelaziz Jnini


Famille d’audit _ Audits d’efficacité

Objectifs

Pertinence Efficacité

Moyens Efficience Résultats

11 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts et Définitions

Définition :

 En France, selon l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) : L’audit financier est un


"examen auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue
d’exprimer une opinion motivée sur la régularité et la sincérité du bilan du compte
de résultat et des informations annexes aux comptes annuels d’une entreprise".

 Selon la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) : un audit


consiste à examiner, par sondages les éléments probants justifiant les données
contenues dans les comptes. Il consiste également à apprécier les principes
comptables suivis et les estimations significatives retenues pour l’arrêté des
comptes et à apprécier leur présentation d’ensemble.

 Au plan international, dans les normes de l’IFAC : "L’audit (financier) a pour objectif
de permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion selon laquelle les états financiers
ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel
comptable défini."

12 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts et Définitions

Définition :

« L’Audit financier est l’examen auquel procède un professionnel


compétent et indépendant, en vue d’exprimer une opinion
motivée sur la fidélité avec laquelle les comptes annuels d’une
entité traduisent sa situation à la date de clôture et ses
résultats pour l’exercice considéré, conformément aux
principes et méthodes comptables en vigueur dans le pays où
l’entité a son siège. »

13 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Objectifs

Toutes les opérations Toutes les opérations Les opérations


sont enregistrées sont correctement enregistrées sont
réelles
enregistrées et
présentées
EXHAUSTIVITE REALITE/EXISTENCE
DROITS/PROPRIETE

Comptabilisées
dans la bonne Correctement
période présentées dans les
comptes annuels
Correctement
RATTACHEMENT évaluées
PRESENTATION
Enregistrées dans
EVALUATION un compte approprié

14 IMPUTATION
Audit financier _ Concepts de base

La mission du commissaire aux comptes

• Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal


dans la mesure où elle est imposée par les lois sur les sociétés. Le
commissaire aux comptes, nommé par l’assemblée des associés et, en cas
de carence, par voie de justice, a pour mission permanente de vérifier les
comptes de la société, en vue d’émettre son avis sur leur régularité,
sincérité et image fidèle. Il est également chargé par la loi de certaines
vérifications spécifiques et de certaines missions connexes.

• Le commissaire aux comptes a ainsi une mission d’information, de


prévention et de protection. Son rapport est d’une diffusion très large. De
ce fait, sa mission est d’intérêt public.

15 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Distinction entre contrôle interne et audit interne

• Contrôle interne : un dispositif : ensemble de mesures et contrôles .

• Audit interne : une fonction de l’entreprise (c’est en quelque sorte le


contrôle du contrôle interne).

16 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

La mission du commissaire aux comptes

• Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal


dans la mesure où elle est imposée par les lois sur les sociétés. Le
commissaire aux comptes, nommé par l’assemblée des associés et, en cas
de carence, par voie de justice, a pour mission permanente de vérifier les
comptes de la société, en vue d’émettre son avis sur leur régularité,
sincérité et image fidèle. Il est également chargé par la loi de certaines
vérifications spécifiques et de certaines missions connexes.

• Le commissaire aux comptes a ainsi une mission d’information, de


prévention et de protection. Son rapport est d’une diffusion très large. De
ce fait, sa mission est d’intérêt public.

17 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Clients Fournisseurs
Actionnaires
Etat

Etablissement
de crédit Personnel

ENTREPRISE

COMPTABILITE GENERALE
Transactions économiques

Identification Enregistrement Evaluation Synthèse

18 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Audit des états de synthèse


• États de synthèse

CINQ DOCUMENTS FORMANT UN TOUT INDISSOCIABLE


Bilan
(BL) Compte de
Produits et Etat des Soldes
Charges de Gestion Tableau de
(CPC) (ESG) Financement Etat des
(TF) Informations
Complémentaires
(ETIC)

TOUS LES COMMERCANTS COMMERCANTS DONT LE CHIFFRE D’AFFAIRES DEPASSE


19 10.000.000 DHS

Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

La mission du commissaire aux comptes

Autres
Vérifications interventions
AUDIT
spécifiques prévues par la
loi

Certification Contrôle de Evènements


la légalité survenus dans
la société

20 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

La mission du commissaire aux comptes _ vérifications spécifiques

1. Conventions réglementées (art 58 et 97 de la loi sur la SA)


2. Actions de garantie (art 47 et 85 de la loi sur la SA)
3. Egalité entre actionnaires (art 166 de la loi sur la SA)
4. Rapport de gestion (art 166 de la loi sur la SA)
5. Documents adressés aux actionnaires (art 166 de la loi sur la SA)
6. Acquisition d’une filiale, prise de participation et de contrôle (art
172 de la loi sur la SA)

21 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Normes d’audit

Inspirées fortement des normes IFAC, les normes marocaines d’audit sont de 3
types:
1. Les normes de comportement
2. Les normes de travail
3. Les normes de rapport

Sur le plan international, l’IFAC (International Federation of Accountants)


développe les normes ISA

22 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Normes d’audit _ NORMES DE COMPORTEMENT

INDEPENDANCE (Article 161 et 162 de la loi 17/95):


• Obligation d’être et de paraître indépendant
• Conservation d’une attitude d’esprit indépendante lui permettant
d’effectuer sa mission avec intégrité et objectivité
• Liberté de tout lien entravant son intégrité et son objectivité
• Règles applicables également aux collaborateurs.

23 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Normes d’audit _ NORMES DE COMPORTEMENT


Dispositions de la loi 17/95
Article 161: Ne peuvent être désignés comme commissaires aux comptes:
1. Les fondateurs, apporteurs en nature, bénéficiaires d'avantages particuliers ainsi que les
administrateurs, les membres du conseil de surveillance ou du directoire de la société ou de l'
une de ses filiales ;
2. les conjoints, parents et alliés jusqu'au 2e degré inclusivement des personnes visées au
paragraphe précédent;)
3. Ceux qui reçoivent des personnes visées au paragraphe 1) ci-dessus, de la société ou de ses
filiales une rémunération quelconque à raison de prestation susceptible de porter atteinte à
leur indépendance ou assurent pour la société ou pour ses filiales des fonctions susceptibles
de les placer dans la position d'avoir à se prononcer sur des documents, des évaluations ou
des prises de positions qu'ils auraient contribués à élaborer ou de les mettre en situation de
représentation de la société ou de ses filiales ainsi que le recrutement du personnel ;
4. les sociétés d'experts-comptables dont l'un des associés se trouve dans l'une des situations
prévues aux paragraphes précédents, ainsi que l'expert comptable associé dans une société
d'experts-comptables lorsque celle-ci se trouve dans l'une desdites situations..

24 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Normes d’audit _ NORMES DE COMPORTEMENT

Dispositions de la loi 17/95


Article 162 : Les commissaires aux comptes ne peuvent être désignés comme
administrateurs, directeurs généraux ou membres du directoire des sociétés qu'ils
contrôlent qu'après un délai minimum de 5 ans à compter de la fin de leurs fonctions.
Ils ne peuvent, dans ce même délai, exercer lesdites fonctions dans une société
détenant 10% ou plus du capital de la société dont ils contrôlent les comptes.

Les personnes ayant été administrateurs, directeurs généraux, membres du directoire


d' une société anonyme ne peuvent être désignées commissaires aux comptes de cette
société dans les cinq années au moins après la cessation de leurs fonctions. Elles ne
peuvent, dans ce même délai, être désignées commissaires aux comptes dans les
sociétés détenant 10% ou plus du capital de la société dans laquelle elles exerçaient
lesdites fonctions.

25 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Normes d’audit _ NORMES DE COMPORTEMENT

• QUALITE DU TRAVAIL : L’auditeur exerce ses fonctions avec conscience professionnelle et avec
la diligence permettant à ses travaux d’atteindre un degré de qualité suffisant compatible avec
son éthique et ses responsabilités.

• SECRET PROFESSIONNEL

• ACCEPTATION ET MAINTIEN DES MISSIONS

26 Prof : Abdelaziz Jnini


Audit financier _ Concepts de base

Approche d’audit

• Un approche par les comptes : on insiste sur la phase finale, c'est-à-dire qu’on a des
papiers de travail détaillés (on a un niveau détaillé des comptes).
 Utilisé dans les PME, lorsque le contrôle interne sans signification, l’effectif est
très réduit, cumul de fonction important.

• Une approche par contrôle interne : on fait une combinaison avec d’autres
procédures de validité. Utilisé lorsque le bilan affiche de faibles montants.

• Une approche par les risques : permet d’aller à l’essentiel, grande sécurité pour
l’opinion, gain de temps, permettre au client de tirer le meilleur profit de la mission.

27 Prof : Abdelaziz Jnini


AUDIT FINANCIER _ DEMARCHE GENERALE D’AUDIT

ACCEPTATION DU MANDAT

ORIENTATION ET PLANIFICATION

APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE

CONTRÔLE DES COMPTES

TRAVAUX DE FIN DE MISSION

OPINION SUR LES COMPTES

REDACTION DU RAPPORT
28 Prof : Abdelaziz Jnini
AUDIT FINANCIER _ DEMARCHE GENERALE D’AUDIT

Acceptation et maintien des missions

La décision d'acceptation et de maintien de la relation client et de missions d'audit


ponctuelles prend en compte les facteurs suivants :
- l'intégrité des principaux détenteurs du capital, des dirigeants-clés et des
personnes constituant le gouvernement d'entreprise ;
- la compétence pour effectuer la mission d’audit, la disponibilité et les ressources
nécessaires de l’équipe affectée à celle-ci ; et
- la possibilité pour le cabinet et l'équipe affectée à la mission de respecter les
règles d'éthique.
L’acceptation de la mission nécessite également la recherche des éléments suivants :
- limitation des contrôles,
- honoraires insuffisants,
- autres obstacles mis à l’exécution de la mission.

29 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Fixer les objectifs du service au client et les autres objectifs de planification

• Ces objectifs sont identifiés dans la lettre de mission (généralement). Il s’agit de :


• émission d’une lettre de recommandations
• émission des rapports spéciaux (audit d’acquisition)
• revue d’informations non auditées
• étendue des travaux
• date d’intervention
• étendue de l’aide du client
•  Entretien avec la direction pour élaboration de la lettre de mission.

30 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET
PLANIFICATION

1. Les principales phases de planification d’une mission

• Cette planification nous permet de prendre connaissance (ou de mettre à jour les
connaissance en cas de mission récurrente) de l’activité et du secteur d’intervention
du client afin de :
- identifier les problèmes très tôt,
- bien comprendre les attentes du client,
- optimiser le calendrier des travaux,
- déterminer l’équipe,

31 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET
PLANIFICATION

CONNAISSANCE GENERALE DE L’ENTITE

COMPREHENSION DES SYSTEMES COMPTABLES ET CONTRÔLE INTERNE

RISQUE D’AUDIT ET SEUIL DE SIGNIFICATION

NATURE, CALENDRIER ET ETENDUE DES PROCEDURES D’AUDIT

PLAN DE MISSION ET PROGRAMMES DE TRAVAIL

32 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

b.1. Prendre connaissance ou mise à jour des connaissances de l’activité du


client
• Cette phase renforce la capacité de l’auditeur à identifier les zones de risques
significatifs et les domaines d’audit significatifs :
- identifier les problèmes ou difficultés comptables et autres pouvant être
rencontrés,
- identifier et comprendre les facteurs externes et les différentes situations qui
ont un impact sur l’activité du client, ses choix et ses opérations financières,
- appréhender les facteurs externes (conjoncture, concurrence, pratiques
comptables, contraintes légales, les caractéristiques financières et
opérationnelles, orientations stratégiques…),
- obtenir les informations pertinentes (revue du dossier de l’exercice précédent,
entretien avec les personnel du client, documentation interne,…)
- examen analytique global (il s’agit d’analyse les données financière et non
financières complétées par des enquêtes auprès des responsables de
l’entreprise.
33 Prof : Abdelaziz Jnini
DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

b.2. Evaluation globale de l’environnement de contrôle

• L’environnement de contrôle comprend l’attitude de la société vis-à-vis du processus


d’élaboration des estimations comptables et de sa philosophie d’information
financière et représente le contexte dans lequel le système comptable et de contrôle
interne fonctionne.

• L’environnement de contrôle ne garantit pas l’efficacité du contrôle mais constitue un


facteur positif dans l’évaluation du risque d’erreur importante pour l’audit. De ce fait,
cette évaluation influence l’étendue des travaux d’audit ainsi que la date
d’intervention.

34 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

b.2. Evaluation globale de l’environnement de contrôle

• L’environnement de contrôle est déterminé par la combinaison des éléments suivants :


- la sensibilité au contrôle de la direction et son style de direction : l’importance
qu’attache la direction au contrôle interne et qui peut constituer un contexte positif
qui contribue au bon fonctionnement du système comptable et de contrôle. Cette
sensibilité dépend du style de direction :
 ses caractéristiques (nombre de dirigeants…),
 son comportement : vis-à-vis des auditeurs, de l’application des principes
comptables,
 les circonstances influençant la direction : introduction en bourse, filiales d’une
multinationale…
 son attitude vis-à-vis des risques liés à l’activité
- mécanismes de contrôle mis en place par la direction qui fournissent le cadre dans
lequel les contrôles spécifiques et les traitements comptables fonctionnent
- influence sur la direction qui se répercute directement sur son attitude dans la
conduite et le suivi de l’activité ainsi qu’à l’égard de l’importance des contrôles.

35 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

LE RISQUE D’AUDIT

C’est la probabilité d’émettre une opinion inappropriée sur des états financiers
contenant des anomalies significatives. Il met en jeu trois facteurs :

1. le risque inhérent : c’est la prédisposition d’un compte ou groupe de


comptes significatifs à contenir des anomalies significatives sans prendre
en compte l’efficacité du contrôle interne.

2. le risque du contrôle : c’est le risque que le contrôle interne ne permet


pas de détecter ou d’empêcher la production des erreurs en temps
opportun.

3. Le risque de détection : risque que les procédures d’audit amènent un


auditeur à conclure que des erreurs significatives n’existent pas alors
qu’elles existent.

36 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Le risque inhérent (ou risque général de l'entreprise) est le risque qu'une erreur significative se
produise compte tenu des particularités de l'entreprise révisée, de ses activités, de son
environnement, de la nature de ses comptes et de ses opérations. On peut ainsi affirmer, par
exemple, que le risque d'erreur sur provisions pour stocks est plus important dans les secteurs à
obsolescence rapide, ou que le risque d'irrégularités comptables est plus grand dans une
entreprise en difficulté.

On peut analyser ces risques de la manière suivante

- Risques liés à l'activité. Par exemple :


• taille de l'entreprise,
• nombre de centres de production et dispersion de leur implantation géographique,
• marchés et produits de l'entreprise,
• sources d'approvisionnement,
• opérations en monnaies étrangères,
• dates de transfert de propriété, difficiles à déterminer,
• mise en cause de la garantie,
• fluctuation de l'activité (sous-activité),
• risques et non-recouvrement des créances,
• évaluation des travaux encours.
37 Prof : Abdelaziz Jnini
DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Le risque inhérent (ou risque général de l'entreprise) est le risque

- Risques liés à la structure du capital. Par exemple :


• risque lié à l'existence d'un dirigeant/associé majoritaire : confusion du patrimoine
• risque d'abus de biens,
• risque de non-déductibilité des charges,
• risque de «manipulation» du résultat.

- Risques liés à la structure financière, Par exemple :


• insuffisance de fonds de roulement,
• insuffisance de capitaux propres,
• problèmes de gestion de trésorerie,

- Risques liés à l'organisation. Par exemple


• insuffisance du personnel administratif,
• insuffisance du système d'information,
• changements opérés au sein de l'équipe de direction,
• clients nouveaux (procédures spécifiques),
• risque fiscal.

38 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Déterminer le seuil de signification

• Le seuil de signification préliminaire (SSP) est montant à partir duquel des


omissions ou des inexactitudes isolées ou cumulées auraient pour effet de
modifier ou influencer le jugement d’une personne raisonnable se fiant aux
états financiers.

• Le SSP est déterminé lors de la phase de planification d’audit. En fin de


mission on évalue l’impact cumulé des ajustements relevés sur les états
financiers.

• Le SSP est déterminé en fonction de critères qualitatifs (nature de l’activité,


résultats d’exploitation, situation financière) et d’autres critères quantitatifs
(SSP fondé sur le résultat courant avant impôt).

39 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Déterminer le seuil de signification : matérialité

Jugement professionnel

Contexte Seuil de Expérience


matérialité

Niveau de risque

40 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Déterminer les comptes ou groupes de comptes significatifs


• Les compte significatifs sont ceux qui individuellement ou collectivement ont un impact
significatif sur les états de synthèse  ou même en étant pas important, leur non
détection influencent la réputation du cabinet dans ses relations avec le client.
• Un compte ou groupe de compte sont réputés significatifs si son solde approche ou
dépasse l’ET (erreur tolérable)
• Le risque inhérent et les caractéristiques du compte, qui déterminent si le compte est
important, comprennent :
- la taille et composition du compte,
- valeur des mouvements,
- La subjectivité dans la détermination du solde,
- La valeur du compte,
- L’expérience avec le compte,
- L’expérience du personnel responsable du compte,
- Le changement par rapport à l’exercice précédent,
- L’existence des opérations avec, les parties liées.
• Cette détermination du risque inhérent est faite lors de la prise de connaissance de
l’entreprise et de son secteur d’activité.
41 Prof : Abdelaziz Jnini
DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Identifier les sources d’information affectant les comptes significatifs


• Les sources d’informations peuvent être classés en trois catégories :

- Estimation comptable : traitement qui reflètent les nombreux jugements,


décisions et choix faits par un client lors de la préparation des états financiers.

- Données répétitives : cycles comptables qui traitent les données financières


répétitives comptabilisées dans le livres.

- Données non répétitives : autres traitement répétitifs appliqués lors de la


préparation des états financiers.

42 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Préparer le plan de mission

C’est un document qui résume les décisions relatives à l’étendue et au déroulement


des travaux d’audit. Il comprend aussi :
- une description du client,
- de son activité,
- description des prestations à fournir,
- évaluation globale de l’environnement de contrôle et son impact sur la stratégie
d’audit,
- une synthèse succincte de la stratégie d’audit relative au test et à l’appréciation
des contrôles mis en place,
- le plan d’audit,
- identification des points potentiels d’audit,
- estimation du seuil de signification (SSP) et de l’erreur tolérable (ET),
- calendrier des travaux
- interventions significatives de planification

43 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET PLANIFICATION

Préparer le plan de mission et programme de travail

44 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ UNE APPROCHE PAR LES
RISQUES

L’APPROCHE D’AUDIT : UNE APPROCHE PAR LES RISQUES

• RECHERCHE D’UNE ASSURANCE RAISONABLE

 PRISE EN COMPTE DES RISQUES


 MATERIALITE
 PROCEDURES D’AUDIT ADAPTEES
 PREUVE D’AUDIT

45 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ASSURANCE RAISONNABLE

ASSURANCE RAISONNABLE
ASSURANCE RAISONNABLE

PREUVE D ’AUDIT
RISQUES
TESTS
MATERIALITE
SONDAGES

46 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ ORIENTATION ET
PLANIFICATION

CONNAISSANCE GENERALE DE L’ENTITE

COMPREHENSION DES SYSTEMES COMPTABLES ET CONTRÔLE INTERNE

RISQUE D’AUDIT ET SEUIL DE SIGNIFICATION

NATURE, CALENDRIER ET ETENDUE DES PROCEDURES D’AUDIT

PLAN DE MISSION ET PROGRAMMES DE TRAVAIL

47 Prof : Abdelaziz Jnini


AUDIT FINANCIER _ DEMARCHE GENERALE D’AUDIT

LA REGLE DE NON-IMMIXTION DANS LA GESTION


• De par la nature de sa mission, qui exige compétence et indépendance,
l’auditeur ne doit pas être «juge et partie» et ne peut ni s’immiscer dans la
gestion, ni dans le traitement des opérations de la société.

• D’autre part, le commissaire aux comptes a reçu de la loi un droit de


communication étendue qui l’autorise à s’informer sur la gestion.

48 Prof : Abdelaziz Jnini


AUDIT FINANCIER _ DEMARCHE GENERALE D’AUDIT

ACCEPTATION DU MANDAT

ORIENTATION ET PLANIFICATION

APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE

CONTRÔLE DES COMPTES

TRAVAUX DE FIN DE MISSION

OPINION SUR LES COMPTES

REDACTION DU RAPPORT
49 Prof : Abdelaziz Jnini
DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ L’EVALUATION DU CONTRÔLE
INTERNE

Définition du contrôle interne


Le ‘’système de contrôle interne " est l'ensemble des politiques et procédures
mises en œuvre par la direction d'une entité en vue d'assurer, la gestion
rigoureuse et efficace de ses activités.
Ces procédures impliquent le respect des politiques de gestion, la sauvegarde
des actifs, la prévention et la détection des irrégularités et inexactitudes,
l'exactitude et l'exhaustivité des enregistrements comptables et
l'établissement en temps voulu d'informations financières ou comptables
fiables.
Commentaire Norme CNCC 2.301.08

50 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ L’EVALUATION DU CONTRÔLE
INTERNE

RÔLE DU CONTRÔLE INTERNE

Contrôle
Comptabilité Interne
Gestion

Le contrôle interne se situe à l’intersection


entre la comptabilité et la gestion
51 Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ DECOMPOSITION DU
CYCLE VENTES

Qtés, nom de client, date Tarif


Adresse client Réception
de livraison, limite de crédit Conditions de chèques,
règlement

Input

Livraison et Facturation Encaissement Suivi


Suivi des des
créances
Commande créances
distribution

Output

Bon de livraison Factures Compte banque Balance Agée


Bon de
Factures à établir Journal des mouvementé
commande, Relances clients
ventes Créance client soldée
Bon de sortie des Provisions douteux
stocks Génération de CA
Balance Aux.
clients

Stocks

52 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ CONTRÔLE CLE

CONTRÔLE CLE
Un contrôle clé est un contrôle mis en place par l'entreprise qui :
 permet d'atteindre les objectifs de contrôle (ou plus largement les objectifs
d'audit),
 peut être testé par nous (en particulier, pour les contrôles de pilotage, cela
suppose donc qu'ils soient formalisés par le client),
 nous permet d'alléger nos tests.

53 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ TYPES DE CONTRÔLE

TYPES DE CONTRÔLES :
 Contrôle préventif : appliqué à chaque opération afin d’empêcher que des
erreurs importantes ne se produisent.
 Contrôle de détection : détecte les erreurs significatives (rapprochement
bancaire, confirmation de soldes, …)
 Contrôle d’application : contrôle de prévention et contrôle de détail (ex :
impossibilité de saisir une facture doublement)
 Contrôle de pilotage : contrôle de détection : ce sont des contrôles globaux
de cohérence effectués par le management (ce sont souvent des
indicateurs de performance. Ex : suivi des marges …)

54 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ L’EVALUATION DU CONTRÔLE
INTERNE

PRISE DE CONNAISSANCE
GENERALE DE L’ENTREPRISE

Prise de connaissance détaillée des


procédures

Confirmation des procédures


décrites
(Tests de conformité)
55 Prof : Abdelaziz Jnini
DEMARCHE GENERALE D’AUDIT _ L’EVALUATION DU CONTRÔLE
INTERNE

EVALUATION DE LA CONCEPTION

Points forts (théoriques) Points faibles (théoriques)

EVALUATION DU Contrôles d’impact


FONCTIONNEMENT

Points fors Points forts non


appliqués appliqués

FORCES DU SYSTEME FAIBLESSES DU SYSYTEME

EVALUATION
DEFINITIVE

56
RECOMMANDATIONS Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Définition du contrôle interne

57 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Composantes du contrôle interne

58 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Différentes sources d’information

59 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Mise en œuvre de l’évaluation du contrôle interne

60 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Mise en œuvre de l’évaluation du contrôle interne


1- Identification des cycles et opérations significatifs

61 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE D’APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE _

62 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE D’APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL
DE L’EXISTANT

PRISES DE CONNAISSANCE DES DOCUMENTS :


Cette prise de connaissance consiste à recenser tout ce qui peut aider le
réviseur à apprécier les systèmes, procédures et méthodes de l’entreprise.
Documents internes à l’entreprise :
- Organigrammes, diagrammes ;
- Circuits de documents ;
- Description de postes ;
- Manuels de procédures ;
- Rapports des auditeurs internes ;
- Documents externes à l’entreprise
- Dossier constitué par l’expert comptable ou le CAC lors d’une précédente
intervention ;
- Rapports rédigés par d’autres professionnels
Entretiens avec le personnel de la société

63 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ Processus d’évaluation

64
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

TECHNIQUES DE DESCRIPTION DES PROCEDURES :


• La saisie des procédures est l’étape qui arrive juste après la connaissance et
la compréhension du système du contrôle interne.
• Dans cette phase l’auditeur commence par le découpage de l’environnement
du contrôle interne en plusieurs cycles ou circuits : circuit
achats/fournisseurs, circuit ventes/clients, circuit paie/personnel, circuit
trésorerie…
• Sur chacune des sections de travail, ventes/ clients par exemple, l’auditeur
recense et formalise toutes les procédures qui caractérisent le déroulement
des opérations, depuis le commencement de la tache jusqu’à son
achèvement..
• Par exemple, pour le cycle ventes-client, l’auditeur distingue entre les phases
suivantes : négociation avec le client, réception et enregistrement de
commande client, livraison des marchandises, facturation, et
comptabilisation, suivi des créances et encaissement.
• pour archiver les informations collectées dans ses dossiers de travail,
l’auditeur utilise les techniques du mémorandum (description narrative de la
procédure) et du diagramme de circulation appelé encore flow chart.
65
Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ DECOMPOSITION DU
CYCLE VENTES

Qtés, nom de client, date Tarif


Adresse client Réception
de livraison, limite de crédit Conditions de chèques,
règlement

Input

Livraison et Facturation Encaissement Suivi


Suivi des des
créances
Commande créances
distribution

Output

Bon de livraison Factures Compte banque Balance Agée


Bon de
Factures à établir Journal des mouvementé
commande, Relances clients
ventes Créance client soldée
Bon de sortie des Provisions douteux
stocks Génération de CA
Balance Aux.
clients

Stocks

66 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

TECHNIQUES DE DESCRIPTION DES PROCEDURES


a- Technique de narration (mémorandum) :
• C’est une description narrative du système de contrôle interne. Elle
synthétise l’ensemble des informations recueillies sur la procédure étudiée
et permet à l’auditeur d’archiver des informations pour utilisation ultérieure.
• L’auditeur fait la synthèse écrite des entretiens réalisés avec les responsables
intéressés et des documents qu’il a pu réunir.

• Avantages : compréhensible de tous


• Inconvénients :
- le mémorandum reste difficile d’accès aux lecteurs étrangers,
- Il nécessite un effort important pour acquérir une compréhension
d’ensemble, un effort impraticable dès que les procédures deviennent
trop longues ou trop complexes.
- L’approche par mémorandum ne peut donc être recommandée que dans
les cas simples.
- Dans les cas compliqués, l’utilisation d’autres techniques sera nécessaire.

67 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

TECHNIQUES DE DESCRIPTION DES PROCEDURES

a- Technique de narration (mémorandum) :


• A titre d’exemple ; nous servirons de cette méthode pour décrire en partie
un circuit d’achat.
• Monsieur A, acheteur de la société « X » établit à partir de l’état des stocks et des
prévisions de fabrication , une « demande d’achat » sur le quelle il indique les quantités
demandés, leurs prix, les modalités de paiement et de la livraison.
• Cette « demande d’achat» est transmise à B du service achat ;
• Celui-ci établit en quatre exemplaires un bon de commande pré numéroté ;
• Les deux premiers sont adressés au fournisseur, qui doit se servir de l’un des deux pour
accuser réception de la commande ;
• Le troisième, joint à la demande d’achat, fait l’objet d’un classement provisoire dans l’attente de
l’accusé de réception du fournisseur ;
• Le quatrième est envoyé à C, autre membre du service achat, qui le classe provisoirement en
séquence numérique dans l’attente de l’accusé de réception ;
• Lorsque l’accusé de réception arrive dans l’entreprise, il est transmis à C qui compare le délai
de livraison indiqué par le fournisseur et celui qui figure sur le bon de commande n° 4.
Puis l’accusé de réception est transmis à D qui appartient lui aussi au même service ;
• D contrôle le prix porté sur l’accusé de réception à partir du fichier prix ;
• L’accusé de réception est remis à B, qui le classe définitivement par ordre alphabétique
du nom du fournisseur avec l’exemplaire n° 3 du bon de commande et la « demande d’achat ».
68
Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

b- Les Diagrammes de circulation :


Définition :
Un diagramme est une représentation graphique d’une suite d’opérations dans
laquelle les différents documents, postes de travail, de décision, de
responsabilités, d’opération sont représentés par des symboles réunis les uns
aux autres suivant l’organisation administrative de l’entreprise.
Avantages
- Simple
- Acquisition d’un connaissance approfondie du dispositif étudié et d’en
décèle très rapidement les principales forces ou faiblesse.
- Visualise les différentes étapes de circulation des documents et
d’informations
- Interactions entre les personnes intervenant dans le processus

69 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

Les Diagrammes de circulation :


Modèles de présentation :
a- Le diagramme vertical
• Ce diagramme se présente en trois parties :
1° colonne à gauche : description narrative, on y retrouve les explications
difficiles à schématiser.
2° colonne au milieu : numéro de l’opération.
3° colonne à droite : description graphique.
C’est dans cette colonne que l’on retrouve la description graphique des
opérations et les renseignements écrits indispensables pour leur
compréhension.
- Cette forme de diagramme représente verticalement le circuit des
documents. Les services seront placés les uns au dessous des autres et
séparés par un trait horizontal.
- La présentation du circuit de documents est faite selon l’ordre
chronologique, c'est-à-dire depuis sa création jusqu’à son archivage ou sa
destruction.
70 Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

Les Diagrammes de circulation :


2-1. Modèles de présentation :
b. Le diagramme horizontal
- Comme dans le diagramme verticale, la représentation du circuit de
documents est faite selon l’ordre chronologique, mais la circulation entre
les services se fait horizontalement.
- Dans la mesure du possible, pour la clarté di diagramme, il faut éviter
d’utiliser trop de symboles différents.
- Certains auteurs conseillent de faire des renvois pour noter certaines
explications qui, si elles figuraient sur le diagramme, l’alourdiraient. Il faut
cependant éviter d’user de ces notes trop souvent car elles feraient
retomber tout l’intérêt du diagramme.

71 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

Les Diagrammes de circulation :


2-1. Modèles de présentation :

72 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

Les test de cheminement :


a- Etendue des tests de conformité
 S’assurer de la bonne description de la procédure par rapport aux
pratiques
• Pour cela, il faut suivre pas à pas quelques transactions pour s’assurer
de l’existence de la compréhension du système.
 Répertoire des supports utilisés réellement .
 Ce n’est pas un test de diagnostic
• Les tests de conformités permettent à l’auditeur dans un premier lieu de
vérifier que la procédure existe sans tenir compte de la manière de leur
application. Et dans un deuxième lieu, ces tests donnent à l’auditeur
l’avantage de rectifier les erreurs de compréhension et de description de
la procédure.

73 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

Les test de cheminement :


b- Nature des tests
 L’auditeur ne peut pas suivre toute la procédure de contrôle interne
opération par opération mais, il se trouve dans l’obligation d’appliquer les
tests de conformité sur des échantillons bien déterminés.
 Ces tests de conformité ou de sondage sont limités à un nombre
raisonnable. Ce nombre sera dépendent de plusieurs facteurs tels que, le
nombre des opérations traitées par cycle et le risque relatif à chaque type
d’opération.
 L’auditeur fixe tout d’abord un échantillon réduit, puis il élargit
l’échantillon si les résultats montrent l’existence d’un nombre élevé
d’erreurs.

74 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ RECUEIL DE L’EXISTANT

Les tests de cheminement :


ils permettent :
 De rectifier les erreurs de compréhension qui incombent à l'auditeur;
 De corriger les inexactitudes dans les informations recueillies apurés de ses
interlocuteurs;
 D'approfondir la connaissance des procédures, notamment sur les points
de contrôle du système.

75 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRÉLIMINAIRE

Apport de l’évaluation préliminaire

• L’évaluation préliminaire est une appréciation théorique de contrôle


interne dans le sens ou les outils d’évaluation ainsi, que les résultats
dégagés à la fin de cette étape sont purement théoriques.
• En effet, sur le plan procédural, cette étape est réalisée par l’utilisation
des outils spécifiques constitués par les questionnaires de contrôle
interne, qui sont des questionnaires fermés dont les réponses ne peuvent
être que par oui ou non.
• Une réponse positive (oui) constitue une force théorique de contrôle
interne mais, une réponse négative (non) est une faiblesse théorique de
contrôle interne.
• D’autre part, l’auditeur utilise le diagramme de circulation qui est une
représentation schématique de procédure décrite, afin de relever les
anomalies et les faiblesses figurants dans le système audité.

76 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRÉLIMINAIRE

Méthodes utilisées pour l’évaluation préliminaire

Différentes méthodes peuvent être utilisées pour effectuer l'évaluation


préliminaire des procédures.

1- l'étude visuelle

Elle consiste à "ausculter" le système pour s'imaginer de quelle manière il est


susceptible de réagir à certaines situations. Cette approche comporte
inévitablement des risques d'oubli, un support est donc nécessaire pour
rationaliser l'approche de l'auditeur.

77 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRÉLIMINAIRE

Méthodes utilisées pour l’évaluation préliminaire


2- Les questionnaire du contrôle interne
• Il existe plusieurs sortes de questionnaires. Néanmoins, ils sont souvent
"fermés" c'est à dire qu'ils sont conçus de telle sorte que les réponses aux
différentes questions se font par "oui" ou par "non".
• De plus, les réponses négatives impliquent généralement des faiblesses de
contrôle interne qu'il convient ensuite d'examiner précisément.
• L'utilisation de ces questionnaires et surtout celles des questions fermés
aboutit à une classification des points de contrôle en deux catégories :
- Les points forts : ils correspondent aux réponses positives obtenues et
indiquent que l'entreprise dispose théoriquement de mesures
appropriées propres à atteindre les objectifs de contrôle interne.
- Les points faibles : ils résultent des réponses négatives aux différentes
questions et ils concernent une ou plusieurs failles des procédures.
78 Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRÉLIMINAIRE

2-3-1- Objectifs de l’évaluation préliminaire


• Déceler les points forts et les points faibles théoriques du dispositif évalué
en faisant référence au questionnaire et au diagramme de circulation.
• Programmer les tests à mettre en œuvre pour vérifier l’existence réel des
forces théoriques relevées.
• Mentionner l’impact probable de chaque faiblesse sur la sauvegarde des
actifs et l’exactitude des informations financières.

79 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ TESTS DE PERMANENCE

Objectifs

• L’auditeur teste que les points forts théoriques du système se vérifient en


pratique et qu’ils sont appliqués de façon constante.
• Les tests de permanence sont d’une plus grande ampleur que les tests de
conformité.
• Ces tests donnent à l’auditeur une conviction que les procédures
contrôlées sont appliquées en permanence et sans défaillance. En plus, ces
tests permettent à l’auditeur de dégager les preuves justifiant le bon
fonctionnement du système de contrôle interne.

80 Prof : Abdelaziz Jnini


DEMARCHE D’APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE _

81 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRELIMINAIRE

Identification et compréhension des contrôles pertinents


Typologie des contrôles

 Préventif / Détectif

 Manuel / informatique

 Pilotage / Application

82 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ TYPES DE CONTRÔLE

TYPES DE CONTRÔLES :
 Contrôle préventif : appliqué à chaque opération afin d’empêcher que des
erreurs importantes ne se produisent.
 Contrôle de détection : détecte les erreurs significatives (rapprochement
bancaire, confirmation de soldes, …)
 Contrôle d’application : contrôle de prévention et contrôle de détail (ex :
impossibilité de saisir une facture doublement)
 Contrôle de pilotage : contrôle de détection : ce sont des contrôles globaux
de cohérence effectués par le management (ce sont souvent des
indicateurs de performance. Ex : suivi des marges …)

83 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRELIMINAIRE

Identification et compréhension des contrôles pertinents


Typologie des contrôles
a. Contrôle de Pilotage

- Moyens que le management utilise pour piloter le business et en contrôler


les risques
- Moyens de déceler les erreurs potentielles et/ou fraudes

 Caractéristiques
- Ils sont détectifs plutôt que préventifs
- Ils ne visent pas nécessairement ou directement les objectifs de contrôle,
mais fournissent une assurance indirecte sur la réalisation de ces objectifs
 Exemples de contrôles de pilotage sur le cycle des achats
- Comparaison des dépenses comptabilisées avec des informations extra-
comptables telles que : budgets, besoins en trésorerie, etc.
- Les indicateurs de mesure de la performance (KPI) des fournisseurs :
respect des délais, nombre de livraisons incomplètes ou partielles, fiabilité
des livraisons, etc.
84 Prof : Abdelaziz Jnini
L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRELIMINAIRE

Identification et compréhension des contrôles pertinents


Typologie des contrôles
b- Contrôle d’application

85 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION
PRELIMINAIRE

Identification et compréhension des contrôles pertinents


Typologie des contrôles
a. Contrôle d’application

86 Prof : Abdelaziz Jnini


L’EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE _ EVALUATION DÉFINITIVE

Evaluation définitive du contrôle interne


• A partir des tests de permanence, l’auditeur détermine les faiblesses de
fonctionnement qui découlent d’une mauvaise application des points forts,
et les faiblesses de conception identifiées lors de l’évaluation préliminaire.
• Il récapitule pour chaque circuit ou cycle de contrôle interne, les
constatations effectuées (points faibles de conception et d’application du
contrôle interne) dans un document de synthèse appelé rapport de
contrôle interne. Ce rapport doit être établi d’une manière détaillée et
directement adressé à la direction. En effet, l’auditeur doit recenser les
faiblesses du contrôle interne, l’impact de ces faiblesses sur la qualité des
informations financières et les recommandations nécessaires pour lutter
contre tout risque éventuel.

87 Prof : Abdelaziz Jnini


LIEN ENTRE APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE ET LE CONTRÔLE
DES COMPTES

OUI Existe-t-il NON


des contrôles- Données ponctuelles
ou exceptionnelles
clés ?

Ces
OUI contrôles-clés NON
fonctionnent-t-ils
de façon
satisfaisante
?

Programmes de travail Programmes de travail Etapes de travail


allégés étendus spécifiques

88 Prof : Abdelaziz Jnini