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DOIGT DE

PORTE
• F.Fitoussi, GF.Penneçot
• Urgences mains enfants
• Hôpital Robert Debré, Paris
Prise fine pulpo-pulpaire, pollici-
digitale
• Les traumatismes par écrasement de la dernière
phalange touchent surtout les petits enfants de
moins de 5 ans lors d’un accident à domicile
• 3,5% de l’ensemble des accidents domestiques
– A titre d’exemple, 60 enfants sont opérés tous les mois
à l’hôpital Robert Debré pour ce type de traumatisme.
• Le mécanisme est le plus souvent un traumatisme
direct par écrasement entre deux objets rigides
exerçant un mouvement de cisaillement
« DOIGT DE PORTE »
• LA PROBLEMATIQUE = LES PORTES
– portières de voitures
– chaises pliantes
– chaînes de vélo etc...
• TRAUMATISME PAR ECRASEMENT (P3
D ’UN DOIGT LONG OU DE P2 DU POUCE)
• TRES FREQUENT (en moyenne 50/mois
opérés)
• COUT++++
Anatomie de l'ongle et du
périonychium
– 1-Hyponychium ;
– 2-Tablette unguéale ;
– 3-Lit unguéal ;
– 4-Projection de la lunule
unguéale marquant la
limite entre matrice
fertile (7) et zone stérile
du lit unguéal (6)
– 5-Eponychium;
– 6-Lit unguéal;
– 7-Matrice fertile.
Hématome sous-unguéal
DOIGT DE PORTE

• STRUCTURES INTERESSEE:
– Ongle : désinséré
– Lit de l ’ongle : siège d ’une plaie
– Pulpe : plaie
– phalange : fracture
• AU MAXIMUM :
AMPUTATION
DOIGT DE PORTE
• TRAITEMENT SIMPLE:
– au bloc, sous AG chez petit enfant
– suture pulpaire, suture lit ongle,
réinsertion unguéale
– antibiothérapie en cas de fracture
• PARFOIS COMPLIQUE SI
AMPUTATION
– lambeau
– réimplantation
ABLATION ONGLE
Lambeau d'Atasoy
LA SOLUTION

• Supprimer les
portes
• Utiliser des
systèmes de
sécurité
BRÛLURES DE LA MAIN
CHEZ L’ENFANT
F.Fitoussi
Hôpital Robert Debré
Agent causal+++
• Heure de survenue
• Brûlure thermique directe = 88% (eau,
huile, vapeur, plaque, four..)
• Brûlure électrique = 4% (prise, câble
dénudé, sèche-cheveux.)
• Brûlure chimique = 5% (Acide faible, fort,
Base faible, forte)
Circonstances

Doutes sur des sévices à enfants : parents


incohérents, circonstances de survenue
floues, enfant prostré, ecchymoses,
hématomes, fractures.
Age / Siège
• Enfants = 30%
– Nourrissons une fois sur 2

• Main = 50%, Tête et cou = 35%


Physiopathologie
• 1er Degré
– Atteinte de la couche cornée de l’épiderme
– Simple érythème qui guérit en 4 jours
• 2ème Degré superficiel
– Phlyctènes douloureuses
– Cicatrisation en 10-12 jours
• 2ème degré profond
– Atteinte du derme
– Phlyctènes douloureuses
– Cicatrisation par les gaines pileuses et sébacées
• 3ème degré
– Nécrose totale épiderme et derme
– Cicatrisation par épidermisation des berges de la plaie
Évaluation de la gravité (1)
• Profondeur : il est difficile d’évaluer avec
précision, les brûlures de gravité
intermédiaire et seule l’évolution permet
de trancher (deuxième degré profond et
troisième degré)
Deuxième degré superficiel
Deuxième degré profond
Évaluation de la gravité (2)

• Localisation anatomique:
– Brûlures profondes et circulaires
– Des zones de macération (risque infectieux,
pansements difficiles)
– Plis de flexion (risque de brides rétractiles)
Indications d’hospitalisation

Hospitalisation en chirurgie :
• Contexte socio-économique très défavorisé
• Doute sur des sévices à enfants
• Brûlures étendues et profondes
Brûlure soude
Brûlures électriques
Le pansement
Faire le pansement dans une salle propre et avec des
précautions d’asepsie, après évaluation clinique et
réalisation d’un schéma daté des lésions.
- nettoyage à l’eau savonneuse. Inutile d’effondrer les
phlyctènes.
- désinfection douce à la Bétadine* Dermique ou
Chlorhexidine*
- pansement gras associant tulle gras stérile en surépaisseur
ou un colloïde
- compresses humides stériles
- pansement occlusif avec bandes Velpeau* et Elastoplast
Autre possibilité: laisser les lésions sécher à l’air
Bain antiseptique quotidien
Traitements généraux
Sédation : très importante +++ , il faut calmer
l’enfant et l’entourage. Si hémodynamique stable:
Antibiothérapie prophylactique : inutile et
dangereuse car sélection de germes
multirésistants.
Alimentation hyper calorique : elle sera instituée
le lendemain, selon la surface, et la tolérance
digestive.
Surveillance : Hémodynamique, pouls, tension,
diurèse par collecteur d’urine, température, état
local.
MORSURES
Généralités
• Les morsures les plus fréquentes sont les morsures
de chiens.
• Les morsures de chats sont plus rares et se limitent
le plus souvent à des griffures.
• Les zones le plus souvent touchées sont les mains
et la face.
• Les autres cas (rats, singes, etc..) restent
exceptionnels.
• Le risque de transmission du virus rabique impose
la prise en charge du patient et de l’animal.
Risque infectieux (1)
- Infections bactériennes
. Ne jamais oublier le risque de transmission
du Tétanos.
. La Pasteurellose aigue locale est une
complication classique.
. En pratique, les infections à germes
pyogènes cutanés (Staphyloccoques auréus
+++) prédominent.
Risque infectieux (2)
Infections virales
. Le risque de transmission de la rage impose selon la
législation sanitaire Française, d’instituer une surveillance
de l’animal, que celui soit vacciné ou non, et qu’il
s’agisse d’une morsure ou d’une griffure.
L’animal doit être présenté au même vétérinaire 3 fois. La
première visite doit avoir lieu moins de 24 heures après la
morsure. La deuxième visite, 7 jours après, et la dernière
visite 15 jours après la morsure ou la griffure.
Conduite thérap
Soins locaux immédiats
- Nettoyage soigneux de la plaie à l’eau et au savon.
- Rinçage, séchage puis désinfection cutanée par un
antiseptique local.

Vérification de la vaccination antitétanique.

Vérification de la vaccination antirabique de l’animal


(Valable si la vaccination a moins de un an), et demande
d’une surveillance vétérinaire légale, que l’animal soit
vacciné ou non.
Conduite thérap
Antibioprophylaxie
- Elle est systématique
-> Augmentin* 50mg/kg/jour per os pendant 7
jours.
Surveillance
- Consultation dans les 48 heures pour
dépistage infection
- Ablation des fils de suture de la face au 5
ème jour.
FRACTURES DE LA MAIN
DE L’ENFANT

F.Fitoussi
Service de Chirurgie Orthopédique
Service des Urgences
Hôpital Robert Debré, Paris
FRACTURES DE LA BASE DE
P1 OU P2
• Juxta épiphysaire le plus
souvent
• réduction aux urgences
si peu déplacées
• contention syndactylie +
attelle +/-plâtre
• contrôle radio J8
• durée d ’immobilisation
= 4 semaines
Fractures juxta épiphysaires

• Parfois
instable/irréductible =
incarcération du
périoste
FRACTURE SALTER I OU II
DE LA BASE DE P3
• Ouvertes le plus
souvent
• Nécessitent une
stabilisation par
brochage
PANARIS
• Panaris phlycténulaires (viraux)
Phlegmon des gaines des
fléchisseurs
ANOMALIES CONGENITALES
DU MEMBRE SUPERIEUR
F.Fitoussi
Diagnostic anténatal
• Malformation des extrémités découverte au
cours de l’échographie du 2ème trimestre
• Consultation:
– Expliquer la malformation
– Vie de l’enfant, difficultés
– Possibilités de traitement
EMBRYOLOGIE
• Étapes du développement de
la main
– 4ème semaine : apparition du
bourgeon des membres
– 5ème semaine :
développement du bourgeon
qui s’allonge, apparition d’une
ébauche de la main sous
forme d’une palette
– 6ème semaine : séparation des
doigts
– 9ème semaine : formation des
ongles
Arrêt de développement transverse
Arrêt de développement longitudinal
Main bote radiale
Arrêt de développement longitudinal
: Fente
• Hypoplasie d’un ou
plusieurs rayons central
avec défect en « cône »
s’étendant jusqu’au
métacarpe
• Autosomique dominant à
pénétrance incomplète,
parfois récessif
• Fréquence = 0.4 / 10000
• Syndactylie des doigts
marginaux fréquent
SYNDACTYLIES

• Généralités:
– 1/2000 à 1/3000 naissances
– Facteur familial retrouvé dans 10 à 40% des cas
– Touche plus le garçon que la fille
– Bilatéral dans 35 à 40% des cas
SYNDACTYLIE COMPLEXE
• Malformation
squelettique
• Fusion unguéale
POLYSYNDACTYLIE
Main en « mitaine »
POLYDACTYLIE PRE AXIALE
• Généralités:
– Fréquence : 1/3000, souvent bilatérale
– Anomalie fréquente en Asie.
– Transmission : autosomique dominant ou cas sporadiques si
associé à un pouce à 3 phalanges
– Association : rare
POLYDACTYLIE POST
AXIALE
MACRODACTYLIE