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LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

Pourquoi exiger un encadrement juridique des NTIC: tout simplement parce que le
monde aujourd’hui laisse une place prépondérante aux NTIC qui deviennent non pas
seulement influentes mais structurantes dans la vie d’aujourd’hui, les principales
expressions d’interactions sociales se font désormais par le biais de l’internet, bon
nombre d’événements majeurs dans l’histoire récente du Maroc avaient pour cadre
le monde numérique et notamment les RS (printemps arabe, campagne de
boycott,,,,),

Si on fait un recensement ces dernières années on trouvera que pas mal de


questions ayant fait bouger les choses avaient pour cadre les Réseaux sociaux, Les
Ntic pourraient très bien être un levier de l’avancement de l’histoire sur tous les
plans,
LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI
L’influence des NTIC est globale, touchant à priori toutes les zones du
mondes avec des degrés différents certes, en effet, certains pays sont plus
intégrés au monde numérique que d’autres, cette intégration est tributaire
de l’avancement économique et technologique du pays,
Ainsi, les pays les plus puissants économiquement sont les mieux intégrés
aux nouvelles technologies de l’informations, si on prend l’exemple de la
Chine et de l’Inde, l’émergence de ces deux pays est dû en grande partie à
l’essor des nouvelles technologies de l’information, les NTIC deviennent
ainsi le principal vecteur et critère du progrès et de la croissance
Cette influence touche tous les domaines de la vie:
LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI
Les trois marques les plus puissantes dans le monde
opèrent dans le domaine des NTIC
LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI
Ainsi d’un point de vue économique, l’économie numérique devient un pan principal
de l’activité économique mondiale,,,,,,,,
LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI
Le commerce électronique prend de plus en plus de
l’ampleur
LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI
Sur le plan géopolitique, la puissance des nations se mesures aujourd’hui
notamment par le biais des NTIC, ainsi la puissance des Etats unis et de la
chine s’explique en grande partie par les perspectives offertes par les NTIC,
Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon,) sont de réels vecteurs de la
puissance américaines, ces compagnies hyper-puissantes deviennent de
véritables véhicules de la propagation des valeurs américaines et
occidentales dans le monde, l’idéologie libérale domine aujourd’hui grâce
aux NTIC, ainsi il est inconcevable aujourd’hui de concevoir un essor NTIC
dans un régime qui n’est libéral ni capitaliste,
LES NTIC DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

La culture et l’art se sont métamorphosés par le biais des NTIC, les expressions
culturelles et artistiques également,
Ainsi, l’internet devient le principal moyen de diffusion des œuvres artistiques et
littéraires,
Les discours religieux connaissent un grand essor grâce à la diffusion sur internet qui
génère une grande interaction,
Les expressions identitaires trouvent un relais de diffusions qui renforcent les
extrémismes nationalistes et religieux
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
La prise en compte institutionnelle des NTIC a commencé à prendre de
l’ampleur depuis une dizaine d’années au Maroc à travers notamment
l’instauration de la stratégie Maroc Numeric, Cette stratégie prévoit entre
autres dimensions, le renforcement de l’encadrement juridique et législatif
des NTIC,
Il s’agit d’un chantier colossal qui tâtonne en raison des enjeux en cours et
parce que cela touche des questions très sensibles comme certains droits
constitutionnels mais a également des enjeux économiques importants à
l’image du commerce électronique,
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
Les enjeux des NTIC au Maroc sont énormes sur tous les plans:
D’un point de vue économique, le Maroc, bien intégré dans les échanges
économiques mondiaux, s’est trouvé contraint de renforcer son intégration dans
l’économie numérique, cette prise de conscience date de plusieurs années,
On a ainsi entamé la construction d’un édifice juridique et institutionnel capable
d’encadrer cette nouvelle donne,
L’économie digitale pourrait être considérée comme le moyen qui permettra au
Maroc de mettre à niveau et moderniser son économie, Le Maroc ambitionne ainsi de
faire du digital sa porte d’entrée vers l’émergence économique,
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
D’un point de vue politico-institutionnel

 La digitalisation constitue un maillon essentiel du grand chantier de la


modernisation de l’Etat et de l’Administration au Maroc,
 Les NTIC se trouvent au centre des ambitions de démocratisation et
d’affermissement de l’Etat de droit, en effet, la constitution de 2011
contient des dispositions qui garantissent les libertés d’expression et de
presse, l’accès aux nouvelles technologies de communication se
transforme en droit constitutionnel ‫ حق دستوري‬constitutional right,
 Les Réseaux sociaux constituent aujourd’hui le principal canal
d’expression de l’opinion publique, afin de faire face à certains abus, et
afin de ne pas perdre le contrôle sur la société, l’Etat essaie de réguler le
flux des expressions au sein de ces RS,
 une première tentative de régulation est constituée par le projet de code
numérique qui a été avorté pour des raisons politiques mais également en
raison des difficultés juridiques ,
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
Ensuite, en 2020, le gouvernement avait élaboré le projet de Loi 22-20, destiné à
réglementer les expressions d’opinions dans les RS,
Ce texte interdisait les fake news, les appels au boycott des produits
commerciaux, et toutes les formes d’atteinte à la dignité humaine et la vie privée,
l’apologie du terrorisme et de la violence, les opinions portant atteinte aux
constantes de la nation ‫ثوابت األمة‬
Ce projet de texte a provoqué une vague de protestation dans les RS, mais
également dans les médias, ce qui a poussé le gouvernement à suspendre le
processus de son élaboration,
Ainsi, l’opinion publique s’exprimant sur internet dispose d’une force d’impact
puissante capable de faire pressions sur les institutions
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
D’un point de vue géopolitique et sécuritaire
Aujourd’hui, l’activité de renseignement revêt une importance capitale dans la course entre
les nations, il s’agit d’un vecteur de puissance permettant aux Etats d’anticiper les
différentes évolutions et de se protéger contre les ennemis,
Conscient de cette donne, le Maroc s’est doté d’un arsenal de défense numérique important,
un édifice institutionnel a été mis en place destiné à prémunir le Royaume contre les cyber
attaques qui peuvent avoir plusieurs origines et plusieurs formes, on a d’ailleurs assisté dans
le passé à des opérations de hacking des emails de certaines responsables publics, les
données contenues dans leurs machines ont été subtilisées; ils ont été ensuite utilisé en
tant qu’arme de propagande afin de porter atteinte à l’image du Royaume dans le monde,
Les enjeux liés au parachèvement de l’intégrité territoriale (Sahara, Sebta et Melilla) font
exposer le Maroc à des formes de propagande destinées notamment à aliéner l’opinion
publique de certains pays et faire pressions sur les gouvernants de ces Etats, ces efforts de
propagande se font aujourd’hui principalement par le biais des NTIC
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
Il existe d’autres enjeux liés à la nécessité de promotion de l’image du pays dans le
but d’attirer des investissements ou des touristes, dans ce cadre par exemple, l’ONMT
(Office national marocain de tourisme) lance une large campagne numérique visant à
louer la stabilité, la beauté des paysage et la qualité des infrastructures,
Ainsi, les stratégies d’influence étatique ont pour cadre principal aujourd’hui les NTIC ,
D’un point de vue sécuritaire, le grande essor de la criminalité informatique dans le
monde et au Maroc a poussé les autorités à mettre en place une stratégie nationale
de cyber sécurité, encadrée par la loi 05-20 et guidée par la DGSSI relevant du
ministère de la Défense,
Les appareils sécuritaires ont intégré la dimensions numérique, en effet chacune des
directions (DGSN, DGST, Gendarmerie Royale, Ministère de la Défense) s’est dotée de
structures dédiées aux questions de cyber sécurité
LES NTIC DANS LE MAROC D’AUJOURD’HUI
L’encadrement juridique est une question complexe qui touche à des thématiques
disparates:
• - la dématérialisation des procédures commerciales et administratives ;
• - l’encadrement juridique des communications électroniques ;
• - la responsabilité des prestataires et des intermédiaires techniques ;
• - la protection des enfants et des mineurs ;
• - la lutte contre le spamming et le courrier indésirable ;
• -la protection du consommateur dans le cadre des transactions dématérialisées.
• La protection des données personnelles et la vie privée
TEXTES EN VIGUEUR
On dispose d’un arsenal juridique fragmentaire, dans la mesure où le Maroc ne dispose
pas d’un code numérique qui rassemble l’encadrement juridique de l’utilisation des NTIC,
ce choix se comprend par la complexité de la tâche et l’élargissement du champ de leur
utilisation, on pourrait citer comme suit les principaux textes:
La loi 53-05 relative à l’échange électronique des données juridiques et de ses textes
d’application. Elle est entrée en vigueur le 30 novembre 2007, Cette loi fixe le régime
applicable aux données juridiques échangées par voie électronique (cryptographie) et à la
signature électronique. Elle détermine également le cadre juridique applicable aux
opérations effectuées par les prestataires de service de certification électronique, ainsi
que les règles à respecter par ces derniers et les titulaires des certificats électroniques
délivrés.
https://www.cndp.ma/images/lois/loi-53-05-echange-electronique-donnees-juridiques-
fr.pdf
TEXTES EN VIGUEUR
La loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des
traitements des données à caractère personnel, il s’agit en l’occurrence du principal
édifice juridique qui a institué l’obligation de respect des données personnelles des
citoyens, il s’agit d’un texte qui entre dans le processus de l’édification de l’Etat de
droit et du respect des droits de l’homme, elle édicte les règles relatives à la
protection des données personnelles et institue une Commission nationale de
contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP),
Elle définit, les données à caractère personnel comme étant « toute information de
quelque nature qu’elle soit et indépendamment de son support, y compris le son et
l’image, concernant une personne physique identifiée ou identifiable »
https://www.cndp.ma/images/lois/Loi-09-08-Fr.pdf
TEXTES EN VIGUEUR
La loi 31-08 relative à la protection du consommateur, qui inclut des dispositions relatives
à la vente en ligne.
Cette loi se fixe pour principal objectif le renforcement et la protection des droits des
consommateurs, et ce, en leur garantissant une meilleure information, en les protégeant
contre les clauses abusives et certaines pratiques commerciales, et en prévoyant des
dispositions complémentaires relatives à la garantie conventionnelle, au service après
vente et au surendettement.
De même et au regard du rôle important du mouvement consumériste dans l’information,
la sensibilisation et la protection juridique des droits des consommateurs, cette loi accorde
aux associations de consommateurs reconnues d’utilité publique le droit d’ester en justice
en représentation des intérêts collectifs des consommateurs.
http://www.khidmat-
almostahlik.ma/portal/sites/default/files/fichier%20Page/BO_5932_%20loi%2031-
08_Fr.pdf
TEXTES EN VIGUEUR

Loi 132-13 portant approbation du protocole additionnel à la convention européenne


pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à
caractère personnel promulguée par le Dahir n°1-14-136 du 3 chaoual 1435 (31
juill.2014), cette loi est venue renforcer l’apport de la loi 09-08 en formalisant les
engagements internationaux du Royaume dans le domaine de la protection des
personnes, il s’agissait d’un gage de respect des droits de l’homme, ce protocole vise
à garantir à toute personne physique le respect de ses droits et ses libertés
fondamentales à l’égard du traitement automatisé des données à caractère
personnel la concernant
http://www.sgg.gov.ma/Portals/0/BO_conv/2020/ECI_5_fr.pdf?ver=2020-07-06-
134519-420
TEXTES EN VIGUEUR

Loi 24-96 relative à la poste et à la télécommunication, ce texte a pour objet de


définir le cadre juridique précisant le nouveau paysage du secteur de la poste et des
télécommunications, notamment celui des réseaux des Télécommunications qui
pourront être exploités par des personnes privées détentrices d'une licence qui sera
accordée par décret délibéré ,
Il s’agit de l’un des premiers textes qui jeté les bases d’un droit des NTIC au Maroc
https://www.dgssi.gov.ma/sites/default/files/attached_files/loi_24-
96_consolidee_vf_mai_2014.pdf
TEXTES EN VIGUEUR
Loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard
du traitement des données à caractère personnel, ce texte a institué
la Commission nationale de contrôle de la protection des données à
caractère personnel (CNDP) en tant qu’institution qui veille au
respect des libertés et droits des personnes physiques à l’égard des
traitements de données à caractère personnel
INTRODUCTION AU DROIT
Le droit en tant que concept et terme a un double sens:
1. Le droit objectif à savoir l’ensemble des règles imposées par l’autorité publique,
l’Etat ses différents composants pour régir l’organisation de la société et les
individus,
2. Le droit subjectif désigne toutes les prérogatives et pouvoirs reconnus à l’individu
en tant qu’attributs de citoyenneté (droit de propriété, droit à la vie, droit à la
dignité)
l’objectif primaire du droit est la réglementation des rapports entre:
 Les différents organes de l’Etat
 L’Etat et les individus en l’occurrence citoyens
 Les Etats entre eux (Droit international)
 Les individus entre eux
INTRODUCTION AU DROIT
Les rapports entre les organes de l’Etat et le fonctionnement de l’Etat
Il s’agit ici des normes de droit public à savoir le droit constitutionnel, le droit
administratif,,finances publiques, ces normes ont pour objet de régir le
fonctionnement des institutions de l’Etat : (pouvoir exécutif, pouvoir législatif,,)
Les rapports entre l’Etat et les individus en l’occurrence citoyens: en effet, le Maroc
suit le modèle français en instaurant des normes spéciales régissant les relations
entre l’Administration et les citoyens (Droit administratif, droit fiscal, droit pénal,,,
INTRODUCTION AU DROIT
Les Etats entre eux, c’est l’objet du Droit international public
Les individus de nationalités différentes entre eux, il s’agit du droit international privé
Les individus entre eux il s’agit ici en l’occurrence des règles de droit privé comme le droit
civil, droit de la famille , le droit commercial,,,,

L’essence du droit est de permettre la vie en société, sans droit on serait dans une
situation d’anarchie où la notion même de société n’est plus concevable, ainsi l’existence
d’une société est corollaire à l’existence de normes juridiques
Il s’agit de règles de conduites qui sont nécessaires, le droit est aussi ancien que les
sociétés existent, même dans les sociétés primitives, il existait toujours un ensemble de
règles même primaires qui organisaient ces sociétés
LES DROITS SUBJECTIFS
DS sont les prérogatives reconnues aux individus par le droit objectif,
Ils peuvent avoir comme sources soit des actes juridiques ou des faits juridiques ,
L’acte juridique est un acte de volonté destiné à produite un effet juridique et à créer
un droit subjectif:
1acte unilatéral (testament)
2acte bilatéral ou multilatéral (contrat),
Dans les deux cas le consentement est une condition fondamentale de la validité de
l’acte juridique,
INTRODUCTION AU DROIT
Le droit est aussi un ensemble de règles impersonnelles et générales:
Elles s’appliquent à tous les individus sans distinction, les dérogations et exceptions
devraient être prévues par le droit,
Il ne régit pas une situation particulière et individualisée mais un ensemble de
comportements peu importe la qualité des personnes

Le droit n’est pas le seul ordre de conduite qui existe, on trouve également la religion
et la morale,
Quelle est la spécificité du droit qui le fait distinguer des autres ordres:
CARACTÉRISTIQUES DU DROIT
1.La règle de droit a globalement un caractère obligatoire même s’il existe des lois
supplétives ou interprétatives, il s’agit de commandements et non pas de conseils ou
de recommandations, néanmoins il y’a des degrés dans ce caractère obligatoire et
contraignants,
Le domaine de prédilection des règles impératives est constitué par le droit pénal et
le droit public, ainsi par exemple le fait de porter atteinte à la vie ou à la sécurité de
quelqu’un est incriminée par la loi pénale c’est une règle impérative , le paiement
des charges fiscales est également des actes impératifs
Le domaine principal des normes supplétives est le droit civil, elles consistent à
vouloir orienter et assister les parties à un contrat ou une obligation
INTRODUCTION AU DROIT
2 La règle de droit est sanctionnée par l’autorité publique à savoir l’Etat et
ses organes, l’individu qui enfreint les règles de droit engage sa
responsabilité civile ou pénale,
Ainsi, ce sont les autorités chargées de la police administrative et judiciaire
qui procèdent à l’arrestation des auteurs d’infractions, la fraude fiscale ne
peut être sanctionnée que par un organe de l’Etat à savoir la justice ou
l’Administration publique, une personne privée, physique ou morale ne
pourrait en aucun cas sanctionner le non respect d’une règle de droit sauf
dans un cadre privé, les sanctions prises par une société contre un employé
concernent le non respect d’une obligation contractuelle
INTRODUCTION A LA RESPONSABIILITE
La responsabilité civile est engagée dans le cas de l’inobservation d’une règle de
droit dans les relations entre les particuliers provoquant un déséquilibre que les
sanctions civiles se proposent de réparer et corriger (exemple de la vente
d’ordinateur donnée dans le cours), cette réparation se fait par le biais soit de
l’annulation des actes juridiques viciés ou par l’application des dommages intérêts
‫التعويض عن الضرر‬

La nullité vise à effacer tous les effets produits par un acte juridique vicié
Lorsqu’une action ou un comportement occasionne un dommage à autrui, elle
engage la responsabilité de son auteur, lorsqu’il y a un préjudice, la loi à travers le
juge se propose de le réparer, le préjudice est à la fois matériel et moral,
La sanction peut être sur la personne elle-même (expulsion ,,,,) ou sur ses biens
(saisie)
La responsabilité pénale est engagée en cas de comportements qui troublent la
société (infractions) ,
En fonction de leur gravité, les infractions sont divisées en trois catégories:
Les crimes: ce sont les infractions les plus graves, la sanction la plus lourde est la
peine de mort, la réclusion à perpétuité ensuite des peines de prison à des durées
déterminées,
Le deuxième niveau de gravité est constitué par les délits ‫الجنح‬,
on trouve dans ce cadre les délits correctionnels dont la sanction est comprise entre
des peines de prison de deux à cinq ans (l’enlèvement par exemple, le faux
témoignage ),
les délits de police il s’agit d’une niveau intermédiaire (les sanctions prévues sont
entre 1 mois et deux ans (outrage public à la pudeur ,,,)
Les contraventions ‫المخالفات‬c’est le plus bas niveau des infractions, les sanctions
prévues pour la plupart des cas sont d’ordre pécuniaire à travers des amendes ou
des courtes détentions (la majorité des infractions au code de la route,
l’inobservation de l’état d’urgence sanitaire ,,,),
La mise en œuvre des sanctions nécessitent l’intervention des autorités publiques et
notamment le juge qui doit se baser sur un texte de droit pour juger (le principe de
légalité)
LA RESPONSABILITÉ CIVILE
La responsabilité civile peut se définir comme toute obligation de répondre civilement
du dommage que l’on a causé à autrui c’est à dire de le réparer en nature ou par
équivalent ,
Il ne faut pas confondre les responsabilités civile et pénale, le but n’est pas le même:
le but de la responsabilité civile est la réparation d’un dommage et réinstaurer un
équilibre, la responsabilité pénale a pour objet de punir le coupable d’une infraction,
A titre d’exemple, un habitant d’un immeuble, qui en effectuant des travaux dans son
appartement cause des dommages à l’appartement de son voisin,,,,
Dans la pratique, les deux responsabilités pourraient être mises en œuvre en même
temps, quand une infraction a causé un dommage à quelqu’un il peut demander
réparation au juge pénal qui devrait statuer à la fois sur le fait pénal et punir le
coupable et se pencher sur le dommage direct causé à une personne en raison de ce
même acte,
RESP CIVILE (FAUTE)
Le régime de la responsabilité a évolué avec le temps, auparavant il était
basé sur la notion de faute: ne nécessite réparation que les actes causant
un dommage ayant été commis par une faute, avec le temps la faute n’était
plus nécessaire (accidents de voitures , accidents de travail,,,,), le souci
principal étant de protéger les victimes et les personnes les plus
vulnérables,
L’évolution du droit est ainsi concomitante aux évolutions politiques et
idéologiques, la place des droits de l’homme a incité à réfléchir à ces
mécanismes juridiques cherchant en priorité l’intérêt suprême de la
victime,
RESPONSABILITÉ CIVILE
Il existe deux grands types de responsabilité: contractuelle et délictuelle
La responsabilité contractuelle est générée par l’inexécution ou la mauvaise
exécution d’une obligation née d’un contrat (exemple une société chargée du
maintien du SI d’un autre société engage sa responsabilité si elle n’exécute pas ses
obligations dérivées du contrat entre les deux entités
Trois éléments sont nécessaires pour enclencher une responsabilité contractuelle:
1.Un dommage matériel ou moral
2.Un fait générateur de la resp
3.Le lien de causalité entre les deux éléments précédents: Il faut prouver que
l’inexécution de l’obligation vient d’un fait ou d’une omission de la partie et que cette
inexécution a causé un dommage
LE FAIT GÉNÉRATEUR DE LA RESPONSABILITÉ
CONTRACTUELLE
Il faut prouver que cette inexécution ou mauvaise exécution est fautive et génère la
responsabilité du fautif, d'où la création de la distinction obligation de résultat / obligation
de moyens :

l'obligation de résultat : le débiteur est tenu, sauf cas de force majeure, de fournir le
résultat escompté par le créancier (par exemple, le transporteur est tenu de conduire le
passager comme la marchandise sain et sauf à destination et dans les conditions
stipulées par le contrat). La simple preuve de l'absence du résultat tel que stipulé dans le
contrat suffit à constituer l'inexécution du contrat, et engage donc la responsabilité
contractuelle du débiteur. Ce dernier devra donc prouver que l'inexécution est due à un cas
de force majeure (évènement imprévisible, irrésistible et étranger) pour s'exonérer de sa
responsabilité. Les obligations de ne pas faire sont autant des obligations de résultat que
celles de donner ou de faire.
LE FAIT GÉNÉRATEUR DE LA RESPONSABILITÉ
CONTRACTUELLE
l'obligation de moyens : le débiteur promet de mettre en œuvre sa prudence, sa diligence
et les moyens techniques et/ou intellectuels nécessaires en vue d'obtenir le résultat
escompté sans pouvoir pour autant garantir y parvenir (par exemple, le médecin met tout
en œuvre pour guérir son patient, compte tenu de sa qualification et des connaissances
scientifiques actuelles, mais il ne peut être attaqué pour faute au seul motif que le patient
a succombé. De même, l'agent immobilier s'engage à vendre un bien selon le prix estimé
par l'agence, mais il ne peut lui être reproché d'obtenir un prix moindre ou de tarder à
vendre si le marché n'est pas favorable). Il appartient cependant au créancier de
démontrer que le débiteur n'a pas mis tous les moyens nécessaires à l'exécution de son
obligation pour prouver sa faute, et donc démontrer la responsabilité contractuelle. Les
efforts du débiteur sont appréciés in abstracto par le juge, en tenant compte du respect
des règles de déontologie de sa profession, et de la comparaison avec le comportement de
ses pairs en termes de diligence et de prudence
LE FAIT GÉNÉRATEUR DE LA RESPONSABILITÉ
CONTRACTUELLE
Quels sont les critères pour déterminer si un contrat est porteur d’obligation de
moyen ou de résultat:
• Stipulation dans le contrat, une société de services informatiques se porte
garante de la viabilité du système de protection contre les virus, cette garantie se
transforme ainsi en obligation de résultat,
• L’existence d’un aléa dans l’exécution du contrat: la santé de l’homme est
aléatoire et dépend de trop d’éléments équivoques
• Le rôle actif du créancier dans l’exécution ou non du contrat (le patient par
exemple qui devrait suivre les instructions du médecin
• Dans l’Obligation de Résultat on n’a pas besoin de prouver la faute tandis que
dans les Obligations de Moyen on est obligé de prouver la faute
LIEN DE CAUSALITÉ
Le dommage doit être la suite immédiate et directe de l’inexécution du contrat il faut
un lien de cause à effet immédiat entre la faute d’inexécution et le dommage
RESPONSABILITÉ DÉLICTUELLE
Appelée aussi responsabilité extracontractuelle
Dans les traditions civilistes, la responsabilité est souvent appelée responsabilité
extracontractuelle puisqu'elle se distingue de la responsabilité contractuelle. Elle vise
à permettre à une personne qui a subi un préjudice, d'obtenir une indemnisation de
celui qui a causé le préjudice. À titre d'exemple, la personne qui se blesse sur un
escalier mal entretenu pourra, dans certaines circonstances, poursuivre en
responsabilité extracontractuelle la personne n'ayant pas fait l'entretien
correctement.
Il existe trois types de responsabilité délictuelle:
1. Responsabilité du fait personnel
2. Responsabilité du fait des choses
3. Responsabilité du fait d’autrui
RESPONSABILITÉ DU FAIT PERSONNEL
: Chacun est responsable du dommage moral ou matériel qu'il a causé, non
seulement par son fait, mais par sa faute, lorsqu'il est établi que cette faute en est la
cause directe.
La faute consiste, soit à omettre ce qu'on était tenu de faire, soit à faire ce dont on
était tenu de s'abstenir, sans intention de causer un dommage (1),
Exemple: un accident de voiture causé par la mauvais entretien du système de
freinage,
Il s’agit du type commun et majoritaire de la responsabilité délictuelle
RESPONSABILITÉ DU FAIT D’AUTRUI

La responsabilité du fait d'autrui est l'obligation de réparer le préjudice causé par les personnes
dont on doit répondre parce qu'on a la charge d'organiser, de diriger et de contrôler leur activité:
Parents enfants
Maîtres domestiques
Instituteurs élèves
Artisans apprentis
Commettant au fait et préposé

La priorité est la réparation du dommage et parfois l’auteur est soit incapable soit insolvable,
Le père, la mère et les autres parents ou conjoints, répondent des dommages causés par les
insensés, et autres infirmes d'esprit, même majeurs habitant avec eux, s'ils ne prouvent :
1° Qu'ils ont exercé sur ces personnes toute la surveillance nécessaire ;
2° Ou qu'ils ignoraient le caractère dangereux de la maladie de l'insensé ;
3° Ou que l'accident a eu lieu par la faute de celui qui en a été la victime
RESPONSABILITÉ DU FAIT D’AUTRUI
Article 86 : Chacun doit répondre du dommage causé par l'animal qu'il a sous sa
garde, même si ce dernier s'est égaré ou échappé, s'il ne prouve :
1° Qu'il a pris les précautions nécessaires pour l'empêcher de nuire ou pour le
surveiller ;
2° Ou que l'accident provient d'un cas fortuit ou de force majeure, ou de la faute de
celui qui en a été victime.
RESPONSABILITÉ DU FAIT DES CHOSES
« Chacun doit répondre du dommage causé par les choses qu'il a sous sa garde, lorsqu'il
est justifié que ces choses sont la cause directe du dommage, s'il ne démontre :
1° Qu'il a fait tout ce qui était nécessaire afin d'empêcher le dommage ;
2° Et que le dommage dépend, soit d'un cas fortuit, soit d'une force majeure, soit de la
faute de celui qui en est victime.

Le propriétaire d'un édifice ou autre construction est responsable du dommage causé par
son écroulement ou par sa ruine partielle, lorsque l'un ou l'autre est arrivé par suite de
vétusté, par défaut d'entretien, ou par le vice de la construction. La même règle s'applique
au cas de chute ou ruine partielle de ce qui fait partie d'un immeuble tel que les arbres,
les machines incorporées à l'édifice et autres accessoires réputés immeubles par
destination. Cette responsabilité pèse sur le propriétaire de la superficie, lorsque la
propriété de celle-ci est séparée de celle du sol.
LES VICES DU CONSENTEMENT
Le fondement de tout contrat est la volonté qui se manifeste à travers le consentement
Le consentement est la manifestation de la volonté du contractant, il devrait être réel sans aucun
élément de contrainte ou d’ignorance,
Trois vices du consentement permettent à toute personne à revenir sur ses obligations:
1 L’erreur: croire vrai ce qui est faux et faux ce qui est vrai, l’obligation est faite sous
l’effet d’une opinion contraire à la réalité, mais afin de protéger la sécurité des transactions, pas
toutes les erreurs peuvent annuler un contrat, par ex erreur sur la personne quand la
considération personnelle n’est pas importante ou décisive ,,,
Article 43 : Les simples erreurs de calcul ne sont pas une cause de résolution, mais elles doivent
être rectifiées
Erreur sur la substance (matériau,) la qualité (tableau),
L’erreur doit être excusable: le fait de ne pas se renseigner sur l’objet du contrat ne génère pas
l’annulation,,,
LES VICES DU CONSENTEMENT
Erreur sur la personne: il fait que l’erreur porte sur les qualités de la personne et que
la personne soit la cause du contrat
Erreur sur la substance: le matériau de fabrication, ou toute qualité qui a pu
apparaître essentielle aux yeux du cocontractant
Erreur sur la nature du contrat (donation vs vente)
Erreurs non admises
Dans certains cas, on ne peut invoquer l’erreur, Erreurs non admises: erreur sur la
valeur: je vends ma voiture à 30000dh alors qu’elle en vaut 100000, je fais un
mauvais calcul (mauvaise affaire)
Erreur sur le motif: erreurs sur des conditions non incluses dans le champ contractuel
LES VICES DU CONSENTEMENT
2 La violence est le fait d’extorquer à une personne son consentement par le
moyen de la crainte qu’on lui inspire, la victime de la violence ne s’est pas librement
engagé dans le contrat
Article 48 du Dahir des obligations et des contrats : La crainte inspirée par la
menace d'exercer des poursuites ou d'autres voies de droit ne peut donner ouverture
à la rescision que si on a abusé de la position de la partie menacée pour lui
extorquer des avantages excessifs ou indus, à moins que ces menaces ne soient
accompagnées de faits constituant une violence, au sens de l'article précédent,
La crainte révérencielle ne donne pas ouverture à rescision (nullité), à moins que des
menaces graves ou des voies de fait se soient ajoutées à cette crainte révérencielle.
LES VICES DU CONSENTEMENT
Parmi les éléments de la violence on trouve la menace qui engendre une
crainte sur la personne, le patrimoine, la réputation, proches,,,
La menace doit être impressionnante et sérieuse (sans elle la personne
n’aurait pos consentie)
La menace devrait être illégitime (crainte des ascendants n’est pas
considéré comme une menace illégitime
La violence peut avoir une origine extérieure: ainsi l’état d’extrême
nécessité peut être considéré comme une violence poussant une personne
à accepter un contrat (le besoin, la faim,,,,)
LES VICES DU CONSENTEMENT
3 Le dol : conduire quelqu’un à contracter par tromperie, attitude de
mauvaise foi
Le dol doit être tellement déterminant à la formation du contrat qu’il enlève la liberté
de consentement
Il existe plusieurs types de dol: Dol par commission (mensonge, faux documents,,,,)
ou dol par omission (silence sur fait important)
Le dol pour qu’il soit accepté comme cause de nullité devra provoquer une erreur
(fait un acte pour tromper sur la qualité et induire en erreur l’autre partie ,
Article 53 : Le dol qui porte sur les accessoires de l'obligation et qui ne l'a pas
déterminée ne peut donner lieu qu'à des dommages-intérêts. Exemple voiture jantes
aluminium
Article 55 : La lésion ne donne pas lieu à la rescision, à moins qu'elle ne soit causée
par le dol de l'autre partie, ou de celui qui la représente ou qui a traité pour elle, et
sauf l'exception ci-après.
Deux catégories de dol :
Dolus malus: c’est la manœuvre qui vise à tromper, elle est considérée comme un
vice de consentement
Dolus bonus : n’est pas considéré comme vice du consentement par que non
constitutif de dol (publicité excessive,,,),,,
DROIT PÉNAL
Le leitmotiv du droit pénal est la nécessité d’un minimum de répression afin d’inciter
au respect des règles et maintenir l’ordre public , ces règles vont être codifiées et
donner lieu à un corpus juridique qui s’appelle le droit pénal, qui est ainsi un droit
répressif et dissuasif,
En effet, pour des besoins d’ordre l’Etat s’est accaparé le monopole de la contrainte
physique, si toute personne a le droit de punir on va tomber dans une situation
d’anarchie totale,
Le droit pénal est l’ensemble des règles juridiques qui organisent la réaction de l’Etat
vis-à-vis des infractions et des délinquants,
Il y a le droit pénal de fond et la procédure pénale: le droit pénal de fond a pour objet
de déterminer les actes antisociaux désigner les responsables et fixer les peines qui
leur sont applicables,
DROIT PÉNAL
Le droit pénal de forme ou procédure pénale fixe les règles relatives à la recherche à
la poursuite et au jugement des auteurs d’infractions,
Le droit ne se confond pas avec le contentieux, les règles posées par exemple en
droit civil ou administratif peuvent concerner l’organisation des institutions ou les
relations non contentieuses entre les parties,
Le droit pénal en revanche est un droit purement contentieux, la mise en œuvre des
textes qui répriment le meurtre, le vol etc ne se conçoit pas indépendamment de
l’intervention des autorités judiciaires puisqu’elles définissent des actes illicites
DROIT PÉNAL
Disciplines voisines:
Politique criminelle :l’ensemble des procédés répressifs par lesquels l’Etat réagit
contre le crime, le droit pénal fait partie de ces procédés mais n’en est pas la
composante exclusive, cette notion pourrait intégrer même certaines mesures
préventives comme la prise en charge éducative des enfants, l’aménagement urbain
Criminologie étudie les causes de la criminalité et les divers modes de traitement
des délinquants et de prévention de la récidive
Criminalistique: a pour objet l’ensemble des procédés scientifiques de recherche des
infractions et de leurs auteurs
LES ÉLÉMENTS DE L’INFRACTION
L’objet principal du droit pénal est la détermination et la punition des infractions;
Définition: « une infraction est un acte ou une acte ou une abstention contraire à la loi
pénale et réprimé par elle »
Pour qu’il y est infraction, il faut la réunion de trois éléments à sa savoir:
1. Elément légal
2. Elément matériel
3. Elément moral
ÉLÉMENT LÉGAL
1. Elément légal: une maxime très célèbre stipule: nul crime, nulle peine sans loi,
c’est-à-dire qu’on ne peut qualifier un fait d’infraction,
L’article 3 du Code pénal marocain: « nul ne peut être condamné pour un fait qui
n’est pas expressément prévu, comme infraction par la loi »
Le principe de légalité concerne l’application de la loi pénale dans le temps et dans
l’espace:
Dans le temps, on fait fonctionner le principe de non rétroactivité
Dans l’espace, on fait appel au principe de la territorialité
Auparavant on verra certaines limites à ce principe
LIMITES AU PRINCIPE DE LÉGALITÉ
Il existe certaines limites au principe de légalité:
• Différentes catégories d’immunités
• L’existence de certaines coutumes : (correction des enfants par les enfants, combats de boxe,,,)
Certains faits font perdre à l’infraction son caractère répréhensible malgré l’existence de l’élément légal :
1. L’ordre de la loi et le commandement de l’autorité: ainsi celui qui accomplit un devoir ne peut être sanctionné, un
huissier ne viole pas un domicile en y pénétrant pour y pratiquer une saisie
1. La légitime défense: lorsque l’infraction a été commandée par la nécessité actuelle de la Légitime défense de soi-
même ou d’autrui ou un bien, l’infraction pourrait perdre son caractère répréhensible , néanmoins, il existe
certaines conditions afin de bénéficier de la présomption de la LD à savoir:La proportionnalité →obligation de
riposte à une attaque vraisemblable et imminente (si on tire par une arme à feu sur une personne qui agite un
couteau à quelques dizaines de mètres pourrait ne pas bénéficier de la LD
2. Actualité de la défense→ la riposte doit suivre immédiatement l’attaque (unité spatiotemporelle) afin d’éviter les
actes de vengeance,
C’est à celui qui invoque la LD d’apporter les preuves, néanmoins, dans deux cas on bénéficie de la présomption de
la LD sans avoir à apporter des preuves : repousser dans la nuit dans un lieu habité l’entrée d’un individu par
effraction , et se défendre contre les auteurs d’un vol avec violence

2. L’état de nécessité : commission d’une infraction pour défendre un intérêt supérieur ou éviter un mal éminent (une
femme avait volé pour nourrir son enfant alors qu’elle n’a pas les moyens d’acheter la nourriture
LE PRINCIPE DE NON RÉTROACTIVITÉ
Le principe de la non rétroactivité de la loi. Article 3 du Code pénal: « Nul ne peut être
condamné pour un fait qui selon la loi en vigueur au temps où il a été commis ne
constitue pas une infraction », en effet, dans un souci de protection de la liberté et
des droits de l’homme, la loi doit avertir avant de frapper, (voir schéma, diapo
suivante)
La peine cesse d’être exécutée quand elle a été prononcée pour un fait qui en vertu
d’une loi postérieure au jugement définitif n’a plus le caractère d’une infraction,
exemple :une personne jugée pour utilisation de la crypto monnaie est
immédiatement libéré si une nouvelle loi enlève l’interdiction
PRINCIPE DE NON RÉTROACTIVITÉ
LIMITES DU PRINCIPE DE LA NON
RÉTROACTIVITÉ
Limites au principe de non rétroactivité :
►Les circonstances exceptionnelles peuvent constituer une limite au principe de légalité. en effet, lors de
l’affaire des huiles nocives de Meknès en 1959, le Maroc ne disposait pas de dispositions pénales punissant
ce genre d’infraction. Une loi postérieure à la date de la commission de l’infraction a été élaborée en prévoyant
la qualification de crime contre la santé publique des marocains. Cette loi a prévu son applicabilité même aux
infractions commises avant sa parution.
►Applicabilité des lois les plus douces
Article 6 du CP: « lorsque plusieurs lois ont été en vigueur entre le moment où une infraction a été commise et
le jugement définitif, la loi dont les dispositions sont les moins rigoureuses doit recevoir application,
Exemple: X a commis une infraction le 18/01/2020 et devrait être jugé le 20/01/2021. le 02/01/2021 une loi
spéciale a vue le jour (loi B) qui prévoit une peine d’un an de prison pour l’infraction commise alors que dans la
loi pénale en vigueur au moment de la commission de l’infraction (Loi A) prévoit 3 ans : c’est la loi B qui est
applicable, même si au nom du principe de non rétroactivité, c’est la loi A qui devait être applicable,
LE PRINCIPE DE TERRITORIALITÉ
Article 10 du CP: « sont soumis à la loi pénale marocaine, tous ceux qui, nationaux ou étrangers,
se trouvent sur le territoire du Royaume sauf les exceptions prévues par la loi »
Le territoire est l’espace sur lequel s’étend l’autorité de l’Etat (terre + mer + air + navires et
aéronefs + représentations diplomatiques)
Le principe fondamental est que l’infraction commise dans le territoire marocain doit être
soumise à la juridiction marocaine,
Ce principe supporte également certaines limites:
Un acte criminel commis par un Marocain en dehors du Maroc peut être jugé par une juridiction
marocaine à une double condition: il doit se trouver au Maroc et ne justifie pas avoir déjà été jugé
définitivement,,,,
Tout étranger qui s’est rendu coupable d’un crime contre la sureté de l’Etat marocain ou de
contrefaçon de monnaie marocaine peut être jugé au Maroc même si l’acte est commis ailleurs
ÉLÉMENT MATÉRIEL
En droit pénal, on ne réprime pas la simple pensée coupable l’infraction ne peut exister qu’avec un minimum de
matérialisation de cette pensée,
Les infractions peuvent être consommées ou seulement tentées,
I infractions consommées
Dans ce cadre, il existe deux types d’infractions:
infraction de commission
Infraction d’omission
Les infractions de commission supposent pour leur commission:
1. Une initiative physique (appui sur la détente, subtiliser la chose volée,,,)
2. Un résultat (le dommage), certains actes sont punissables même en l’absence de préjudice (contraventions
du code de la route)
3. Un lien de causalité entre le geste physique initiateur et le dommage
Les infraction d’omission
C’est le fait de ne pas exécuter une obligation juridique (déclaration d’un nouveau né, non dénonciation de
crime,,,) ou le fait de ne pas porter secours à une personne qui se trouve en situation de danger,
LA TENTATIVE
II L’infraction tentée
Étapes de l’infraction:
Phase interne (acte envisagé comme éventualité →Désir de commettre l’acte →constitution du projet →phase externe (actes
préparatoires ex: achats de logiciels de piratage, études de lieux ,,,, →exécution
Quand on s’arrête à la dernière phase c’est à dire l’exécution, il existe une tentative,
Article 114: « Toute tentative de crime qui a été manifestée par un commencement d'exécution ou par des actes non équivoques
tendant directement à le commettre, si elle n'a été suspendue ou si elle n'a manqué son effet que par des circonstances indépendantes
de la volonté de son auteur, est assimilée au crime consommé et réprimée comme tel »,
On conclut de cet article que pour que la tentative soit punissable, il fut la réunion de deux éléments:
1 Le commencement d’exécution: il s’agit des agissements extérieurs annonçant le début de l’exécution de l’infraction (briser la
vitre de la voiture afin de voler un objet qui se trouve à l’intérieur,). A ne pas confondre avec les actes préparatoires qui n’entrent
dans la phase exécutoire mais qui visent à se doter des outils, ces actes préparatoires sont punissables au tire d’infractions
séparées (constitution d’une bande organisée, détention d’armes…)
2 Absence de désistement volontaire: la tentative n’est pas punissable quand l’auteur renonce lui-même assez tôt. Ce renoncement,
devra être antérieur à la commission (sinon ce sera un remord inopérant) et réellement volontaire ne résultant pas d’un
événement extérieur ,
Tentative de crime est toujours punissable
Tentative de délit n’est punissable qu’en vertu d’un texte spécial
Tentative de contravention n’est jamais punissable,
L’ÉLÉMENT MORAL
Un acte n’est considéré comme une infraction punissable que si son auteur est un être humain responsable
jouissant des facultés mentales,
L’élément moral de l’infraction est constitué autour de deux axes: la faute et l’imputabilité
1. La faute
On a deux types de fautes: intentionnelle et non intentionnelle
A la faute intentionnelle
La faute intentionnelle constitue ce qu’on appelle le dol c’est-à-dire l’intention de commettre l’infraction, article
133 du CP: « les crimes et délits ne sont punissables que lorsqu’ils ont été commis intentionnellement » , le dol
est constitué aussi bien du mobile que l’intention frauduleuse
Ainsi le mobile est la cause impulsive et déterminante de l’acte (faim, cupidité, désir sexuel,,,) tandis que
l’intention frauduleuse c’est l’intention de tromper et la volonté de frauder , le mobile est l’explication de cette
volonté
L’erreur peut également constitutive de la faute. L’erreur peut consister dans l’ignorance de la loi pénale ou dans
une interprétation inexacte de ses dispositions. Cette erreur de droit ne peut constituer une cause de non
culpabilité, article 2 du CP: « nul ne peut invoquer pour son excuse l’ignorance de la loi pénale »
ÉLÉMENT MORAL
Lorsqu’elle porte sur un élément constitutif de l’infraction, l’erreur de fait peut être exonératoire. Elle transforme l’infraction
intentionnelle en une infraction d’imprudence. Ainsi un pharmacien qui livre un poison au lieu du médicament prescrit par le
médecin provoquant le décès du malade est condamné pour homicide par imprudence et non pas pour emprisonnement.
Le fils qui tue son père par erreur croyant tuer une autre personne n’est pas poursuivi pour parricide (qui est un meurtre
aggravé) mais pour meurtre simple,
Néanmoins, certaines erreurs de fait sont inopérantes et n’annulent pas l’intention, c’est le cas de celui qui s’est trompé de
victime,,
B la faute non intentionnelle
Article 133 du CP: « les délits commis par imprudence sont exceptionnellement punissables dans les cas spécialement
prévus par la loi, »,
A distinguer dans ce cadre entre la faute quasi-délictuelle et la faute contraventionnelle
Les fautes quasi-délictuelles s’identifient aux infractions involontaires, d’imprudence de négligence ou d’inattention: article
432 du CP: « Quiconque, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements, commet
involontairement un homicide ou en est involontairement la cause est puni de l'emprisonnement de trois mois à cinq ans et
d'une amende de 250 à 1.000 dirhams. », Article 433: « Quiconque, par maladresse, imprudence, inattention, négligence
ou inobservation des règlements, cause involontairement des blessures, coups ou maladies entraînant une incapacité de
travail personnel de plus de six jours est puni de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 200[141] à
500 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement. »
Les fautes contraventionnelles: article 133 du CP: « Les contraventions sont punissables même lorsqu'elles ont été
commises par imprudence, exception faite des cas où la loi exige expressément l'intention de nuire. »
B l’imputabilité
L’imputabilité implique la capacité de comprendre et de vouloir. L’insuffisance des capacités des facultés intellectuelles
constitue une cause de non imputabilité, cette insuffisance peut être totale ou partielle,
insuffisance totale
Il s’agit tout d’abord de l’âge: ainsi avant 12 ans, l’enfant est considéré comme irresponsable pénalement , Entre 12 et 18,
il est considéré comme partiellement irresponsable, en cas de crimes ou délits, il peut bénéficier de mesures de protection
et de rééducation ou d’une atténuation de la peine, L’âge du mineur s’apprécie non du jour de la comparution en justice
mais au jour où l’infraction, est commise,
Il s’agit également de l’aliénation mentale: les personnes qui, au moment des faits reprochés se trouvaient par suite de
leurs facultés mentales dans l’impossibilité de comprendre et de vouloir sont considérés comme totalement irresponsables
(article 134 du CP)
insuffisance passagère
C’est le cas du sommeil qui peut entrainer une irresponsabilité dans le cas par exemple du somnambulisme qui est de
nature non volontaire, en revanche, l’ivresse et la prise volontaire de substances stupéfiantes n’entrainent pas
l’irresponsabilité, de même que les états passionnels et émotifs (trop forte colère,,,)
DROIT ADMINISTRATIF
« Le droit administratif est l’ensemble des règles juridiques qui régissent les relations de l’administration avec les
particuliers, et qui s’appliquent à l’organisation, à l’action et aux activités administratives ainsi qu’aux contentieux
administratifs. »,
Le pouvoir étatique est divisé en trois:
1. Pouvoir législatif
2. Pouvoir exécutif
3. Pouvoir judiciaire
L’administration est l’instrument par lequel le pouvoir politique met en œuvre sa politique, les institutions
administratives ne sont pas animées par une philosophie propre; elles dépendent des institutions politiques
(exécutent les lois votées par le pouvoir législatif, les verdicts et décisions rendues par les tribunaux et les
réglements du gouvernements), l’Administration c’est le bras de l’Etat,
On parle ici bien entendu de l’Administration publique et non de m’administration tout cours (privé,,,)
Deux grands types de systèmes de soumission de l’administration au droit sont concevables et c’est entre eux
que se partagent la plupart des systèmes administratifs contemporains.
Le premier type est constitué par un système d’unité de droit et de juridiction incarné par la Grande-Bretagne où
ce système est né historiquement, et qui l’a propagé dans de nombreux pays, notamment dans les pays relevant
de son ancien empire colonial. Dans ce système, aucune différence n’est faite, en principe, entre l’autorité
administrative et les simples particuliers tant en ce qui concerne le droit qui leur est applicable qu’en ce qui
concerne la juridiction compétente pour connaître des litiges que leur action peut engendrer.
Le second type repose sur la dualité de droit et de juridictions ; dans ce système, qui est celui de la France,
l’administration est soumise, au moins pour une partie importante de son activité, à un droit spécial, un droit
autonome par rapport au droit privé, appelé aussi droit commun ; en outre, elle répond de ses actes devant un
juge spécial chaque fois qu’il convient d’appliquer ce droit autonome qu’est le droit administratif.
Le fondement et le champ d’application du droit administratif, sont désormais entièrement liés à la nécessité
pour l’administration de faire appel à des règles spéciales pour assurer la gestion des services publics ; ces
règles sont donc justifiées par leur nécessité pour atteindre un but : le fonctionnement du service public.
Dès lors qu’il n’y a pas de service public, le droit commun retrouve son empire ; mais il en va de même si la
gestion du service public ne rend pas nécessaire l’appel aux règles spéciales du droit administratif : on aura
recours dans ce cas à la gestion privée du service public
Les institutions administratives n’ont pas de finalités propres; elles agissent pour la satisfaction de l’interet
général tel que défini par les institutions politiques (les trois pouvoirs),
Il s’agit d’un moyen permettant la concrétisation de la volonté politique des gouvernants,
Cependant, l’Administration dispose d’une sorte d’autonomie lui permettant d’exercer son rôle loin des influences
politiques, il ne s’agit pas d’indépendance institutionnelle mais d’autonomie fonctionnelle,
l’Administration ait jouir d’une certaine stabilité et de continuité permettant d’incarner l’Etat, alors que les
institutions politique (notamment le parlement) et le gouvernement obéissent à des contraintes cycliques liées à
la représentativité, les ministres passent, les ministres restent,,
De ce fait l’Administration forge sa propre indentité et sa propre conception de l’intérêt général,
Dans le cas où l’Administration prend trop d’indépendance on appelle cela la bureaucratie, on utilise un autre
terme moins péjoratif, c’est la technocratie : on tire sa légitimité de sa compétence
L’évolution politique peut expliquer cette autonomie de plus en plus grande des institutions administrations:
interventionnisme de l’Etat de plus en plus demandé et accentué
Technicité croissante de la gestion des affaires publiques
Déclin des idéologies
Parmi les moyens qui illustrent le développement de l’autonomie de l’administration, on trouve le pouvoir
d’édicter des normes générales et individuelles (production du droit ),
Les lois votées par le parlement sont pour l’écrasante majorité à l’initiative de l’exécutif et plus précisément de
l’administration ,
En démocratie , l’Administration est source du droit, chargée de l’application du droit mais en même temps elle
est soumise au droit c’est ce qu’on appelle l’Etat de droit
ORGANISATION ADMINISTRATIVE, LA
CENTRALISATION
La centralisation administrative consiste à réunir toute l’Administration en un centre unique de gestion, tous les
pouvoirs administratifs sont rassemblés entre les mains des agents de l’Etat qui gèrent aussi bien les affaires
nationales que les affaires locales,
Dans un système centralisé il n’existe qu’une personne morale de droits public à savoir l’Etat, ce système
présente l’avantage d’éviter l’émiettement et permettre une gestion unie et rationnelle de la collectivité,
À ce niveau, il existe deux systèmes, la concentration administrative et la déconcentration,
Dans la déconcentration, toutes les décisions sont prises par le pouvoir central et exécutées ensuite sur place par
des agents qui représentent les autorités centrales, et ces représentants locaux sont des fonctionnaires.
L’ADMINISTRATION CENTRALE
Le Roi ne constitue pas une autorité administrative, il exerçait certes un pouvoir administratif avant 2011 mais il
n’a jamais été considéré comme une autorité administrative (arrêt abdelaziz),
Avec la constitution le gouvernement exerce le pouvoir réglementaire, les prérogatives du roi dans ce sens se
limitent au pouvoir de nomination et de révocation, (ministres, chef de gouvernement, hauts fonctionnaires ,,)
présidence du conseil des ministres
Le chef de gouvernement exerce le pouvoir réglementaire par le biais des décrets (beaucoup de matières sont
considérées comme des matières réglementaires) il dispose du pouvoir de nomination, de coordination de
proposition, il préside le conseil du gouvernement, contresigne certains dahirs,
Les ministres exercent le pouvoir administratif dans les limites de leurs prérogatives asssignés par un décret du
chef du gouvernement
LA CONCENTRATION
Ce système n’existe plus en réalité, s’il présenté l’avantage de la rapidité et de la cohérence, il ne pourrait être
réaliste puisqu’il ne prendra pas compte des besoins spécifiques,
Même durant l’histoire, le pouvoir central ne pouvait pas exercer un pouvoir absolu de contrôle et de gestion de
tout un territoire vaste, dans le cadre des empires, il exitaient toujourss des représentants locaux du pouvoir
central (gouverneurs, seigneurs,,,) en Europe il y avait le système féodal qui consiste à confier à des seigneurs la
gestion de territoires précis en échange de l’obéissance au pouvoir central
Au Maroc, le sultan n’exerçait un pouvoir dans les régions de son empire que grâce aux caïds,
Mais ses inconvénients sont nombreux : d’abord le pouvoir central risque d’être débordé par le nombre d’affaires
à traiter et par la complexité des tâches quotidiennes qui ne cessent de se multiplier et de se développer.
LA DÉCONCENTRATION
C’est le système d’organisation administrative qui consiste à remettre d’importants pouvoirs de décision dans
des matières plus ou moins étendues à des agents locaux répartis sur l’ensemble du territoire national et liés au
pouvoir central par une obéissance hiérarchique.
Il s’agit d’un phénomène de transfert de responsabilité et de compétence, la relations hiérarchique lie l’autorité
déconcentrée avec le centre, cette hiérarchie ôte toute autonomie et toute personnalité juridique à ces organes,,,
Le pouvoir de décision de l’autorité déconcentrée existe mais il est lié à la direction et la volonté du centre qui
peut l’annuler à tout moment,
Cette modalité permet de décharger le pouvoir central et d’obtenir des décisions mieux élaborées et mieux
adaptées aux exigences locales.
DIFFÉRENCE ENTRE DÉCONCENTRATION ET
DÉCENTRALISATION
La déconcentration est un modalité hiérachique à caractère fortement vertical,
L’unité décentralisée dispose de sa propre personnalité morale,
La relation entre l’unité déconcentrée et le centre est la hiérarchie, et entre l’unité décentralisée et le centre est la tutelle,
L’autorité déconcentrée est toujours nommée par le centre tandis que l’autorité décentralisée est élue,
L’exemple concret est constitué par les services extérieurs des différents ministères et administrations,
Mais l’Etat dans sa globalité, dispose d’un système de déconcentration propre qui a pour objectif de faire le pendant des unités
décentralisées: ce sont les subdivisions gérées par le ministère de l’intérieur, véritables bras locaux de l’Etat:
Les wilayas, les préfectures et provinces et les pachaliks et circonscriptions,
Ces unités sont gérées par les agents d’autorités (walis, gouverneurs, pachas et caids) ils ont des attributions générales de gestion, de
tutelles et également ils exercent au niveau local les attributions du ministère de l’intérieur notamment en matière sécuritaire
Avantages:
Accélération du travail administratif et plus grande rentabilité
Lutte contre la bureaucratie et meilleure fluidité de l’information
Rapprochement de l’Administration du citoyen
Meilleure prise en compte des réalités locales
LES ORGANES LOCAUX DE L’ADMIN CENTRALE
Il y a les services extérieurs : délégations représentant les ministères au niveau local
Au Maroc c’est le gouverneur qui assure une compétence générale au niveau préfectoral en asssurant la
coordination des services extérieurs des ministères CTP
Et il y a les agents d’autorités
Le gouverneur et wali représente à la fois le Roi et le gouvernement
DÉCENTRALISATION
C’est le système (fondamentalement opposé au précédent) dans lequel des tâches administratives, des pouvoirs de
décision sont remis sur l’ensemble du territoire à des organes qui ne sont pas des agents du pouvoir central mais qui sont
les représentants des citoyens (ex. la commune).

La décentralisation est un système assez démocratique parce qu’il permet de faire participer les administrés à la gestion
des affaires qui les concernent directement.
Il existe deux formes de décentralisation :
Décentralisation territoriale : ériger en centres autonomes des groupements géographiquement délimités
Décentralisation par services; basée sur des considérations techniques en donnant l’autonomie à une catégorie
particulière de services publics, ils sont ainsi mis en dehors de la hiérarchie et dotées de la personnalité morale
Le fondement de la décentralisation est que l’Etat se dessaisit d’une partie de ses prérogatives,
Dans le cadre de la décentralisation les collectivités locales disposent d’une existence juridique, elles possèdent également
des organes propres pour la gestion de leurs affaires, ces organes sont élus par les membres de la collectivité elle-même.
Les collectivités locales disposent aussi de l’autonomie financière, elles ont des ressources propres, mais il ne s’agit pas
d’une autonomie absolue ; ainsi des techniques juridiques ont été prévues afin de permettre au pouvoir central d’exercer un
contrôle sur les collectivités, c’est ce qu’on appelle la tutelle, qui constitue une limite à l’autonomie locale, et à la
décentralisation elle-même
DÉCENTRALISATION
Les collectivités exécutent la politique générale de l’Etat dans la limite de leurs périmètres géographiques, il s’agit
d’une fragmentation de l’Etat qui suit deux objectifs:
La démocratisation en permettant aux populations d’un territoire de gérer leurs affaires locales eux-mêmes en
tenant compte des spécificités (démocratie territoriale)
L’efficacité et la rapidité et la nécessité de décharger l’Etat face à la multiplication des charges,
Ainsi par exemple les communes gèrent les services publics de transport et d’électricité, par les moyens suivants:
Contrats notamment pour les communes rurales avec l’ONEE
Gestion directe à travers les régies autonomes
Les contrats de concession avec des prestataires privés
Ils gèrent certaines compétences en partageant avec les autorités déconcentrées (état civil, urbanisme,,,,)
DÉCENTRALISATION
La loi organique des régions
- Le principe de libre administration de la Région qui permet à chaque Région, dans la limite de ces compétences,
de pouvoir exécuter librement ces délibérations conformément aux dispositions législatives et réglementaires en
vigueur.
- Le rôle prééminent de la Région en matière du programme de développement régional et du schéma régional
d’aménagement du territoire par rapport aux autres collectivités territoriales dans le respect des compétences
propres de ces derniers.
- Le principe de coopération et de solidarité entre les Régions et les autres collectivités territoriales en réalisant
des projets communs visant à atténuer les inégalités.
- L’application du principe de subsidiarité selon lequel la Région exerce des compétences propres et des
compétences partagées avec l’État et des compétences transférées.

- L’exécution du président du Conseil Régional des délibérations et des décisions du conseil.


Les régions constituent des leviers importants de développement, chaque région dispose d’un plan de
développement régional élaborés par les conseils régionaux mais qui devraient être validés par le ministère de
l’intérieur,
Afin de faire face au problème de l’inégalité entre les régions, un fonds spécial d’entraide régionale
Agences régionale d’exécution des projets (EP régional sous la tutelle du conseil régional
Sociétés de développement régional
DÉCENTRALISATION
La commune est l’unité de base de la décentralisation territoriale au Maroc, parfois la gestion unitaire dans une
grande ville pose des problèmes d’ordre opérationnel, c’est pourquoi on a adopté le système de l’unité de la ville,
au début il a été appliqué à Casablanca et Fès avant d’être élargi aux villes de plus de 500000 habitants à savoir
Salé, Marrakech, Tanger et Rabat,
Il permet de mutualiser l'ensemble des moyens financiers de la ville pour la réalisation des projets structurants.
Et également d'assurer les services communaux (transport urbain, collecte des déchets) au profit de l'ensemble
de la population.
Il consiste dans la division territoriales des communes en circonscriptions, ces subdivisions sont d’ordre
opérationnel elles ne bénéficient pas de la personnalité morale et de l’autonomie financières
ce système de gestion vise essentiellement à rationaliser et à regrouper les moyens financiers et humains d'une
seule ville tout en la dotant d'un plus vaste champ de compétitivité et d'un important pouvoir de négociation en
plus de l'unité de la décision.
Le choix du système de l'unité de la ville ambitionne d'améliorer le style de gouvernance locale, rationaliser les
dépenses et favoriser la solidarité entre les différentes composantes territoriales de la ville pour un
développement local intégré et durable.
DÉCENTRALISATION
Les activités de l’intérêt général peuvent être gérées de plusieurs manières:
La Régie: il s’agit d’un mode de gestion directe, c’est-à-dire que l’Etat gère le SP par ses propres moyens (le cas
des ministères ) a distinguer des régies autonomes communaux, on relève ici l’absence de personnalités
juridiques,
L’Etablissement Public
Le SEGMA service de l’Etat géré de manière autonome: services de l’Etat non dotés de la personnalité morale :
quand certaines dépenses non imputés sur le budget général sont couvertes par certaines ressources propres,
les activités de ces services doivent tendre à produire des biens ou rendre des services contre rémunération
Concession: le fait de déléguer à une personne privée la gestion d’un service public (REDAL, Alsa City bus,,,)
DÉCENTRALISATION
L’EP est une modalité qui permet de confier à un organisme doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière la
gestion d’une activité de service public sous le contrôle de la collectivité territoriale de rattachement
Les EP sont créés par la loi au niveau national et les assemblées élues au niveau local,
La personnalité juridique est le fait qu’une entité ait l’aptitude à être titulaire de droits et devoirs : naissance, mort, identité
propre (nom adresse) des droits et des devoirs,
L’EP a un objet particulier (la spécialité), il ne pourra agir que dans les limites de l’objet pour lequel il a été créé, (les
universités) , il existe néanmoins des Dérogations comme l’ONCF qui gère des institutions hôtelières comme le Michlifen à
Ifrane ou la Mamounia à Marrakech
Les EP peuvent être à caractère administratif ou à caractère industriel et commercial (EPIC), dans le premier on applique le
droit administratif, dans le second le droit civil et commercial,
Les EP disposent de l’autonomie (conseil d’administration présidé par le tuteur de l’administration centrale),
Ex d’EPA: ANAM, ANAPEC, CNSS, Caisses de retraite, OMPIC,,
Exemple EPIC: ONEE, ODEP,,,
Cela dépend de la nature de l’activité, administrative ils sont obligés d’élaborer un budget soumis aux règles de la
comptabilité publique
Les EPIC observent les règles et usages de commerce
DÉCENTRALSIATION
Les Etablissements et Entreprises Publics (EEP), acteurs décisifs dans l’économie nationale, concourent de
manière considérable à la mise en œuvre des politiques publiques, à la réalisation de projets structurants sous
un partenariat public privé et à la création des conditions encourageant l’investissement privé et permettant
l’accélération du rythme de développement économique et social, la diversification des sources de croissance et
l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
Depuis 2000, les agrégats des EEP se sont inscrits dans une dynamique constante d’amélioration et de
consolidation. Ces organismes enregistrent, de façon constante, un accroissement remarquable de leurs
agrégats, consolidant ainsi leur rôle d’acteurs et accompagnateurs importants de la dynamique de l’Etat pour
moderniser l’économie nationale et diversifier ses moteurs de croissance.
Les EEP sont présents dans la majorité des secteurs d’activité économique et sont initiateurs de plusieurs projets
structurants. Les investissements réalisés par les EEP ont permis à notre pays de se doter d’infrastructures de
qualité, ce qui a constitué un facteur déterminant dans le décollage de plusieurs branches d’activité
FONCTIONS ADMINISTRATIVES
L’Administration publique a deux fonctions :
1. Fonction de prescription et de réglementation (la Police administrative)
2. Fonction de prestation et de service public,

Police administrative
L’objet est la protection de l’ordre public à travers des réglementations ayant un caractère préventif, tandis que la police judiciaire se distingue par son
aspect répressif visant à rechercher les auteurs des infractions
Parfois les mêmes autorités peuvent effectuer les deux, c’est le cas des agents d’autorités comme les pachas caïds,
Dédoublement fonctionnel : il faudrait voir en quelle qualité l’intervention a eu lieu
Il existe deux catégories de polices administrative:
P,A générale : prévenir les troubles touchant à l’ordre public
P,A spéciale concerne une activité en particulier : police de chasse, chemins de fer,,,
Les détenteurs des pouvoirs de la Police Adm générale:
• Chef de gouvernement et les ministres en cas de délégation,
• Agents d’autorité, président de conseil communal,
• Agents d’autorité: ordre et sécurité publique,
• Présidents commune en ce qui concerne la salubrité publique
LE SERVICE PUBLIC
Le SP est une activité assumée par une collectivité publique en vue de satisfaire un besoin d’intérêt général ,
Le SP peut être identifié de deux façons
Matériel: caractérisé par la nature de l’activité de l’organisme tendant à satisfaire un besoin d’intérêt général, le
SP est défini ici par son but et les moyens utilisés : missions d’interet général et moyens de puissance publique
organique: organisme géré par l’Administration ou sous son contrôle
Historiquement c’est le critère organique qui s’imposait mais la diversification des activités de l’Administration
Etat-providence, afin de désengorger les missions de l’Etat on a confié aux personnes privées de gérer certaines
activités d’intérêt général
LE SERVICE PUBLIC
Les critères de définition du SP sont d’une grande importance dans la mesure où ceci permet l’identification du
droit applicable, on retient globalement deux critères:
Le but de l’activité devrait être d’intérêt général
Les moyens utilisés pour atteindre ce but devrait être de nature publique
Il existes quatre principes de fonctionnement des SP:
1. La continuité: puisqu’il s’agit d’un but d’intérêt général, toute interruption risque de provoquer des
dommages à la collectivité Il y a une obligation pour toutes les Administrations d’assurer cette continuité,
sinon elles engagent leur responsabilité, (faute, mauvaise exécution du SP), l’usager peut exiger le
fonctionnement Les contractants et concessionnaires doivent continuer leur exploitation malgré les
obstacles (sauf force majeure)
2. Adaptation le SP devra évoluer en fonction des exigences de l’intérêt général
3. L’égalité: il s’agit d’un principe constitutionnel : tous les usagers du SP doivent être traités de façon
identique sans aucune discrimination (égal accès à la fonction publique, aux marchés publics),
4. Neutralité : désintérêt sur le plan matériel, neutralité aux niveaux politique et religieux, celui qui gère le SP
ne devrait pas le faire en fonction de ses intérêts privés ou ses orientations politiques
dans les faits, chaque principe a des exceptions
PROCÉDURE PÉNALE
La Procédure pénale est la mise en œuvre concrète du droit pénal par la recherche des auteurs des infractions et
leur jugement, ainsi si le droit pénal a un objet prescriptif en déterminant les infractions et les peines, la
procédure pénale a pour finalité de limiter les risques d’abus de la part des juges, de la police et des parties en
garantissant un procès équitable et limiter l’acharnement et les erreurs judiciaires,
La Proc pénale apporte ainsi une limitation au pouvoir discrétionnaire des juges en évitant l’arbitraire
La PP peut être définie comme la branche du droit criminel qui fixe l’organisation et la compétence des
juridictions et des organes répressifs et qui déterminent les règles de forme à suivre,
La finalité ultime de la PP est de rechercher un équilibre entre la protection de la liberté individuelle et la
protection de la société en assurant une répression efficaces des faits antisociaux,
D’un côté la société devrait avoir les mécanismes de répression permettant de dissuader les personnes de
commettre ces actes en garantissant les droits des victimes; de l’autre côté, on doit éviter l’injustice ou
l’arbitraire,
La protection des droits et libertés implique l’obligation pour l’autorité judiciaire de s’assurer de la culpabilité de
l’accusé,
I ORGANES JUDICIAIRES PRINCIPAUX
Il s’agit des organes investis de fonction d’ordre judiciaire au sein des juridictions instituées à cet effet à
l’exception de certaines juridictions d’exception, ces organes sont composés de magistrats professionnels en
l’occurrence des juges de carrière,
Dans ce cadre il faut faire la distinction entre les magistrats du ministère public chargé de la poursuite et les
magistrats de siège qui exercent soit en qualité de juges d’instruction soit en qualité de juges de jugement,
Cette distinction ne repose sur aucun critère de spécialisation mais simplement dans le cadre de répartition
fonctionnelle des tâches
A LE MINISTÈRE PUBLIC
En arabe, c’est ‫ قضاة النيابة العامة‬ou ‫ القضاء الواقف‬ou magistrats du parquet , ces magistrats n’ont pas pour mission
de juger mais de décider de l’innocence ou la culpabilité de l’inculpé,
Ils ont pour mission principale de veiller à la préservation de l’ordre public et la lutte contre la criminalité en
exerçant des poursuites contre les auteurs d’infraction
Composition du ministère public
Devant le Tribunal de première instance, le MP comprend un procureur du Roi ‫ وكيل الملك‬et un ou plusieurs
substituts ‫نائب وكيل الملك‬
Devant la Cour d’Appel, le MP est constitué d’un Procureur général du Roi ‫ وكيل عام للملك‬et des substituts
Devant la Cour de cassation, il existe un procureur général du Roi et des avocats généraux
LE MINISTÈRE PUBLIC
Contrairement aux magistrats de siège, les magistrats du MP travaillent dans un cadre hiérarchisé le Procureur
général du Roi est le supérieur hiérarchique du procureur du Roi qui est le supérieur hiérarchique des substituts,
Auparavant, le MP était placé sous l’autorité du ministère de la justice, depuis la réforme du pouvoir judiciaire elle
est placée sous l’autorité du Procurer général du Roi auprès de la Cour de cassation, cette institution s’appelle
aujourd’hui présidence du ministère public ‫رئاسة النيابة العامة‬
Le Maroc a choisi la voie de l’indépendance du pouvoir judiciaire en séparant le MP du ministère de la justice qui
reste un organe du pouvoir exécutif ce qui porte atteinte au principe de séparation des pouvoirs
Le parquet est également indépendant des juridictions de jugement et d’instruction, elles ne peuvent pas se
saisir d’une affaire mais seulement attendre les réquisitions du ministère publique (Action publique)
LE MINISTÈRE PUBLIC
Une partie à un procès ne peut pas récuser un magistrat du MP ‫التجريح‬
Le Parquet ne peut pas être condamné aux dommages-intérêts parce que les poursuites se sont avérées
infondées
Le MP a la main sur la police judiciaire
Les procureurs du Roi assurent la surveillance de l’activité des membres de la Police judiciaire, ils peuvent les
requérir et leur donner des instructions,
Les magistrats du MP peuvent accomplir eux-mêmes des actes d’enquêtes et de constatation des infractions
Il peut également requérir le premier président de la Cour d’Appel pour les besoins d’une enquête afin d’autoriser
des écoutes téléphoniques ou interception du courrier
Dans les procès civils, le MP agit en partie jointe alors que dans les procès pénaux il agit en tant que partie
principale nécessaire pour la défense de la loi et les intérêts de la société
B MAGISTRATS DE SIÈGE
Il s’agit des juges d’instruction et des juges de jugement, ces deux catégories sont régis par des principes
communs:
L’indépendance à l’égard aussi bien du pouvoir exécutif que du MP, d’ailleurs le Code pénal incrimine tout acte
visant à faire pression ou influencer les juges
L’inamovibilité, les juges ne subissent pas un pouvoir hiérarchique comme les magistrats du MP, ils ne peuvent
être mutés remplacés ou suspendus que sur décision du conseil supérieur du pouvoir judiciaire
Séparation des juridictions d’instruction et de jugement, ainsi le juge de jugement peut modifier les qualifications
des faits retenus par le juge d’instruction; ce dernier n’a pas de droit de regard sur le jugement
II LES ORGANES AUXILIAIRES
Les organes auxiliaires de la justice pénale apportent leurs concours pour assurer le bon fonctionnement de la justice
pénale,
ces organes relèvent de la direction de l’autorité judiciaire à savoir la police judiciaire et les greffiers
La police judiciaire
Contrairement à police administrative, dont le rôle préventif a été souligné auparavant, La PJ a un rôle
répressif et n’intervient que lorsqu’une infraction est commise,
Dans la pratique, la PA et la PJ sont assurées par les mêmes organes et même fonctionnaires, exemple, un policier ou un
gendarme qui contrôle la circulation (PA) peut être amené à constater les infraction routières (PJ)
►Les organes judiciaires titulaires de manière habituelle des fonctions de PJ:
- Officiers supérieurs de la PJ (magistrats du parquet et juges d’instruction
-officiers de PJ : DG de la DGSN et la DGST, préfets de Police, commissaires et officiers de police et de
gendarmerie, pachas Caïds,,,
agents de la police judiciaire : le reste des agents de la police et la gendarmerie
LA POLICE JUDIDIAIRE
►Les fonctionnaires investis de missions de PJ :
C’est le cas des walis et gouverneurs d’une part, les fonctionnaires et agents de certaines administrations, ces
catégories sont dotées de certains pouvoirs judiciaires mais de manière limitée (eaux et forêts; chemins de fer,,,)
Attributions de la PJ
la PJ est chargée de constater les infractions à la loi pénale à en rassembler les preuves et en rechercher les
auteurs:
Réunion de preuves et recherche des auteurs: rassembler des indices, recueillir des témoignages des aveux, des
dénonciations et des plaintes
Constatation des infractions: matérialisée par les procès verbaux qui obéissent à des règles de forme
Les membres de la PJ sont placés sous l’autorité du procureur du Roi
GREFFIERS
2 Les Greffiers
Il s’agit de fonctionnaires publics relevant du ministère de la justice
Ils font un travail de secrétariat judiciaire: rédaction des convocations, établissement
des mandats de justice
III LES JURIDICTIONS
TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE
Le domaine d’intervention du tribunal de première instance est très varié. Il juge toutes les
affaires qui n’ont pas été spécialement attribuées à une autre juridiction.

Ces tribunaux peuvent comprendre plusieurs chambres (chambre de famille ; chambre


civile, etc.)

Le tribunal de première instance statue en collégialité (trois magistrats). Néanmoins, il


peut aussi statuer à juge unique pour certaines affaires.

Le tribunal de première instance est formé de magistrats professionnels composés des


magistrats de siège qui conduisent les débats et tranchent les litiges, ainsi que du
ministère public représenté par le procureur du Roi et ses substituts.
LA COUR DE CASSATION
Elle exerce sa compétence sur l’ensemble du territoire, elle est divisée en chambres
(civile, criminelle, commerciale, etc.) composées chacune d’un président et de
conseillers.

En principe toute décision rendue en dernier ressort par les Tribunaux de première
instance ou par les cours d’appel peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation. La Cour
de cassation ne constitue pas un troisième degré de juridiction, elle contrôle la
conformité au droit sans réexaminer les faits, et fixe le sens dans lequel la règle de
droit doit être appliquée.

Le Ministère public est représenté auprès de la Cour de cassation par le procureur


général et des avocats généraux
LES JURIDICTIONS DE PROXIMITÉ
Les juridictions communales et d’arrondissement n’existent plus depuis août 2011. Elles
ont été remplacées par les juridictions de proximité instituées par la loi 42-10 du 17 août
2011. Elles se répartissent en deux sortes de sections : celles installées au sein des
tribunaux de première instance (communes urbaines) et celles installées dans le ressort
du centre du juge résident (communes rurales).

Les juridictions de proximité siègent à juge unique assisté d’un greffier. Le ministère public
n’y est pas représenté. La procédure devant ces juridictions est orale et gratuite.

Elles connaissent des actions personnelles et mobilières dont le montant n’excède pas
5000 dirhams. Elles sont, en revanche, incompétentes à l’égard des litiges relatifs au
statut personnel, aux affaires immobilières, aux affaires sociales et aux expulsions.
Enfin il existe des juridictions spécialisées comme les tribunaux administratifs et les
tribunaux de commerce
Il existe également des juridictions d’exception comme le Tribunal permanent des
FAR,