Vous êtes sur la page 1sur 10

 La banque produit, puis distribue, directement ou via des intermédiaires, des

placements à court ou à long terme, avec différents niveaux de risques financiers,


gérés directement par elle ou par d'autres entreprises financières. Les comptes ou plans
d'épargne, des Sicav de trésorerie et autres instruments de placements quasi liquides,
sont des exemples de placements à court terme.
 Elle produit et distribue, directement ou indirectement, via des intermédiaires, des
crédits : crédit à la consommation, crédit immobilier, crédit bail, principalement.
 Elle produit et distribue, directement ou via des intermédiaires, des services de
paiement et les moyens de paiement associés.
 La banque fabrique des produits financiers plus ou moins complexes qu'elle propose
aux gestionnaires de fortune. Elles peuvent avoir leur propre département de gestion
de fortune.

La consanguinité entre gestion de fortune et production de fonds de placement a été souvent


dénoncé comme source de conflits d'intérêt, la banque pouvant utiliser les mandats de gestion
de la gestion de fortune pour faire vivre ses propres produits de placement dans lesquels
pouvaient être placé des produits plus ou moins toxiques.

L'introduction massive des CDO dans les OPCVM de trésorerie dits dynamiques a rappelé les
dangers de l'asymétrie dans la connaissance des risques entre gestionnaires et particuliers. La
banque recevait d'un côté des commissions extrêmement importantes et de l'autre introduisait
du risque non perçu par la clientèle.

De même l'introduction d'escroqueries comme les différents « fonds Madoff » dans les
comptes en mandat de gestion en contrepartie de très fortes commissions fait l'objet de
sévères critiques, notamment pour les clients de la banque suisse UBS. On s'attend
généralement à une certaine prudence et à des vérifications de la réalité des titres intégrés
dans les portefeuilles. L'expérience a montré que cette espérance pouvait ne pas être
exactement fondée, l'attrait des commissions l'emportant sur l'intérêt des clients.

La banque peut également prendre des rémunérations pour placer des titres lors par exemple
d'une introduction en bourse et toucher des commissions de mandats sur les portefeuilles
qu'elle nourrit de ces titres non pas pour le meilleur soin du client mais pour le sien propre. Le
cas le plus caricatural est celui de l'action Wanadoo introduite à très haut cours par certaines
grandes banques françaises puis retirée à moitié prix quelque temps plus tard. Les
portefeuilles sous mandat ont été gorgés de ces titres et ont perdu 50 % de leur valeur sans
que les épargnants puissent réagir. La banque elle a gagné deux fois sur une opération
perdante pour ses clients.

La situation d'un groupe financier commercialisant, auprès de ses clients, des titres de sociétés
appartenant à ce même groupe, est également pointé comme une source de conflit d'intérêts.

Ces excès expliquent que des voix s'élèvent pour interdire les doubles rémunérations par les
gestionnaires de fortune. Même si la réalité de ces opérations est partiellement masquée par le
fait que ce sont des parties différents de la banque voire des filiales différentes qui assurent
ces doubles rémunérations.

Un autre aspect de cette problématique tient aux activités de gestion pour compte propre de la
banque qui peut spéculer et acquérir des titres dangereux qu'il est facile de refiler aux comptes
en gestion de fortune, voire aux clients en général. Il a été noté aux États-Unis qu'une bonne
part des produits titrisés à haut risque et hautes commissions ont d'abord été monté dans le
cadre de la gestion pour compte propre avant d'être vendu avec commission aux épargnants.
Des procès sont en cours en Suisse contre l'UBS pour des opérations du même genre (création
d'ABS puis cession aux petits épargnants).

En matière de crédits aux particuliers, à la consommation ou immobiliers, un cadre juridique


commun de distribution s'est mis en place, en 2008 et en 2016 (ordonnance 2016-351 du 25
mars 2016). Ce cadre impose des obligations partagées et communes à tous les distributeurs
de crédits aux particuliers. La France a décidé d'étaler sa mise en œuvre, entre le 1er juillet
2016 et le 21 mars 2019.

À l'État

Depuis que la Banque centrale ne peut plus directement financer le Trésor Public par la
création de monnaie, une norme qui s'est progressivement généralisée et qui est appliquée
notamment par la BCE en application l'article 123 du TFUE11 (ex article 104 du Traité de
Maastricht12), ce sont les banques commerciales et le marché monétaire qui financent les
déficits publics. Des pays qui comme la France sont en situation de déficits constants
pratiquement depuis la crise de 1974 ont vu leur endettement s'envoler et représenter une part
croissante du produit net bancaire. En France, le crédit aux collectivités locales s'est
également considérablement accru en proportion de l'extension considérable de leurs budgets
depuis la décentralisation.

Ici encore, de nombreuses voix s'élèvent contre une activité de prêt pratiquement captive qui
voit la banque bénéficier pour son compte propre de la rente de création de monnaie au
détriment de l'État, alors que le seigneuriage sur un financement en billets serait acquis à
l'État. En effet, les prêts des banques à l'État peuvent, dans certains cas, augmenter le déficit
public. Ainsi, les impôts augmentent au profit des actionnaires des institutions bancaires.

La fourniture de sûretés : garanties et cautions

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Comment faire ?

Les sûretés constituent des actes de crédit.

Par exemple :

 les garanties de change.


 le cautionnement.

Les dépôts reçus du public

Les établissements bancaires fournissent aux déposants une série de services :

 La tenue des comptes et collecte de fonds : la banque fournit aux détenteurs de


comptes une comptabilité des mouvements de fonds. Elle peut procéder pour certains
clients qui manient des volumes importants de fonds (commerçants et grands
distributeurs) la collecte des espèces, leur comptage et leur comptabilisation.
 La sécurité : la banque est un lieu sécurisé où l'argent est en temps normal plus protégé
qu'au domicile des particuliers.

Elle fournit des coffres pour conserver des valeurs. Il faut néanmoins noter qu'un
dépôt est en fait un prêt gratuit à la banque qui utilise aussitôt la trésorerie reçue pour
financer son activité. En cas de faillite de la banque les dépôts sont perdus sous
réserve des garanties fournies par l'État.

Les services de paiement

L'établissement bancaire établit des chèques de banque pour certaines transactions sécurisées.

 Les moyens de paiement : la banque permet de mobiliser son compte de dépôt de


plusieurs façons :
o Fourniture des chèques et déclenchement de leur règlement via le système de
compensation.
o Fourniture des cartes de paiement du type Monéo où sera conservée de la
monnaie électronique.
o Gestion des virements vers d'autres comptes bancaires.
o Fourniture sur simple demande des espèces, billets de la banque centrale et
pièces de monnaie.
 Les moyens de paiement pour les échanges internationaux,
o Conversion en devises étrangères ou en Travelers checks,
o Gestion de transferts des fonds à l'étranger selon des modalités et conditions
acceptées par les banques correspondantes.

Les opérations connexes ou accessoires aux activités bancaires

Outre les trois opérations de banque, les établissements bancaires commercialisent d'autres
services ou produits.

La bancassurance

Article détaillé : Bancassurance.

Les contrats d'assurance sont distribués par des établissements bancaires, de même que les
entreprises d'assurance proposent des opérations de banque.

 L'assurance-vie.
 L'assurance collective sur les soldes des dépôts.

Les services d'investissement

Ces services d'investissement, ou services financiers, sont souvent proposées par les
établissements bancaires. Ils portent sur les instruments financiers, eux-mêmes composés de
titres financiers (titres de capital, titres de créances, parts d'OPCVM) et de contrats financiers,
qui sont des contrats à terme (en France, articles L. 321-1 et L. 211-1 du code monétaire et
financier).
Les opérations sur le passif, parfois désignée comme opérations « de haut de bilan », qui
étaient le privilège des banques d'affaires sont désormais mises en œuvre par toutes les
banques.

Il peut s'agir d'introduction en bourse, de LBO, d'émission d'obligation, de cession ou d'achat


d'autres entreprises, de prise de participation, de restructuration de l'endettement, de crédit
relais, de titrisation de la dette de la clientèle, à titre d'exemples.

Typologies bancaires
La typologie des banques, forte lorsque la loi en imposait les contours, s'est beaucoup
relâchée à partir des années 1980, au profit d'une banque-assurance universelle prenant la
forme de géants de la finance, gérés comme des industries. Ce qu'on appelle aujourd'hui
« banque » est en général un conglomérat financier qui gère toutes les activités financières, et
non les seules activités bancaires au sens légal du terme. Le schéma représente le possible
découpage en différentes entités fonctionnelles des banques.

Représentation synthétique d'une typologie des différents types de banques

Il ne précise pas les statuts juridiques requis par ces activités, qui font l'objet d'une autre
typologie.

Les métiers bancaires


Schéma synoptique des pans de la finance.

L’ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale, forme le secteur bancaire d’une
zone monétaire. On distingue ainsi différents types de banques selon leur rôle.

Une banque centrale a pour rôle de réglementer et superviser les opérations des différentes
banques, de veiller à leur solvabilité à l'égard des déposants, de superviser la production de
monnaie par ces banques, et d’en réguler l’usage par le biais du taux directeur. La théorie
économique y voit un moyen de réguler la croissance, via l’incitation à l’épargne ou à la
consommation, et d’agir sur l’inflation.

Les banques de dépôt (en anglais : commercial banks) travaillent essentiellement avec leurs
clients, particuliers, professionnels et entreprises, reçoivent des dépôts, accordent des prêts et
sont traditionnellement séparées entre la banque de détail (en anglais, retail banking) destinée
aux particuliers, aux petites et moyennes entreprises, et la banque d'affaires (en anglais,
wholesale banking) destinées aux moyennes et grandes entreprises. La banque
d'investissement (en anglais, investment banking) est active sur les marchés financiers, se
chargeant des opérations financières comme les émissions d'emprunts obligataires, les
souscriptions d'actions, les introductions en bourse, les fusions-acquisitions, etc.

De plus en plus, les banques de détail et d’investissement sont de simples filiales de groupes
diversifiés qui intègrent parfois l'assurance, la gestion de fonds de placement ou d’autres
activités financières. Fréquemment, ceux-ci rattachent à la filiale banque d’investissement les
activités de banque d'affaires.

Aux États-Unis, le Banking Act de 1933, plus connu sous le nom de Glass-Steagall Act, a
imposé une stricte séparation entre les activités de banque de détail, qui reçoit les dépôts et
qui effectue des prêts et de banque d'investissement, qui réalise des opérations sur titres et
valeurs mobilières. Adoptée à l’apogée de la crise de 1929, cette loi visait à interdire la
répétition de ce qui, à l’époque, était perçu dans l’opinion comme l’une des causes de la bulle
boursière et la spéculation sur les actions par les banques de détail. Battu en brèche depuis la
déréglementation des marchés financiers américains le 1er mai 1975, le Glass-Steagall Act est
tombé progressivement[réf. nécessaire] en désuétude et a fini par disparaître à l’automne 1999
(Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999) pour permettre la
constitution aux États-Unis de grandes banques universelles, comme Citigroup.
Il existe des banques spécialisées dans un segment d’activité spécifique, souvent issues d’une
ancienne réglementation ou, en France, de la distribution dans le passé de certains prêts
bonifiés :

 banques spécialistes du crédit à la consommation,


 ou au contraire, banque spécialisées dans la gestion de fortune ou gestion de
patrimoine,
 banques spécialisées dans le crédit immobilier,
 banques spécialisées dans le crédit-bail aux entreprises,
 banques spécialisées dans le financement d’une activité économique particulière
(agriculture, cafés-restaurants, commerce de l’art, pétrole, etc.).

Les formes de sociétés bancaires

Les établissements bancaires se distinguent également en fonction de la manière dont leurs


forme juridique et leur capital, et conséquemment leur gouvernance, sont organisés.

 Une banque coopérative (dite parfois mutualiste) est contrôlée par ses sociétaires qui
détiennent des parts et qui sont souvent ses clients. C’est un régime qui provient de
l’esprit coopératif initié notamment par le milieu agricole (voir coopérative,
mutualité). Les banques coopératives peuvent être partiellement cotées en bourse (c'est
le cas de certaines Caisses régionales de Crédit agricoles qui ont ouvert une partie de
leur capital sous forme de certificats coopératifs d'investissement, titres de capital sans
droit de vote). Une banque coopérative peut aussi détenir des filiales cotées (holdings
ou autres), par exemple le CIC dans le cas du Crédit mutuel, Natixis pour les Banques
populaires et les Caisses d'épargne (les deux formant un seul groupe, BPCE) ou Crédit
agricole SA pour le Crédit agricole.
 Les banques commerciales sont des sociétés dont le capital est détenu par des
actionnaires et sont généralement cotées en Bourse.
 Une banque peut être propriété de l'État. En Allemagne, les Landesbanks (de) ont pour
actionnaire principal un Land.

Dans chaque pays, il existe un ou plusieurs organismes professionnels qui représentent les
banques, parfois selon leur type. Ce sont des syndicats professionnels de défense d'entreprises
bancaires.

La Fédération bancaire française est l’organisation professionnelle qui représente les banques
installées en France : commerciales, coopératives ou mutualistes, françaises ou étrangères.

L'Association professionnelle des intermédiaires en crédits (APIC), ou encore l'Association


professionnelle des intermédiaires bancaires (AFIB), avec l'Association Professionnelle
Financement Participatif France (APFPF), forment d'autres associations professionnelles de
nature bancaire.

Les systèmes bancaires par pays


La Danske Bank, banque danoise à Copenhague (Danemark).

Au Canada

Le secteur bancaire comprend 28 banques canadiennes, 24 filiales de banques étrangères et 24


succursales de banques étrangères offrant des services complets, ainsi que quatre succursales
de prêts de banques étrangères exerçant des activités au Canada13. De plus, on compte 6205
succursales bancaires actives au Canada. Le système bancaire canadien est considéré comme
très solide. Il comprend la banque centrale qui comprend un gouverneur général et plusieurs
sous-gouverneur. Il a su bien gérer les différentes crises survenues lors des dernières années.
Leurs sources de revenus diversifiés est en partie responsable de leur fiabilité. Les banques
canadiennes emploient 279 795 canadiens à temps plein afin de s'occuper de leurs
établissements14 81 % des Canadiens ont une bonne impression des banques au Canada14. En
somme, le secteur banquier canadien est l'un des meilleurs au monde et le classement des
banques mondial le prouve sans aucun doute, beaucoup de banques canadiennes se trouvaient
parmi le top 10 mondial.

Aux États-Unis

Fin 2007, se trouvait dans le monde 7 282 banques commerciales, 1 251 caisses d'épargne et
8 101 coopératives de crédit15.

En France

Le système bancaire français présente des fournisseurs, établissements de crédit ou


établissements de paiement et des distributeurs, soit les précédents, directement, soit des
intermédiaires bancaires, notamment les courtiers en crédits.

En France, fin 2012, il y avait 634 établissements bancaires en France et 94 entreprises


d’investissement. Sur les 634 établissements bancaires français, 448 (71 %) étaient détenus
par des capitaux français et 186 (29 %) par des capitaux étrangers16.

Les établissements bancaires ont créé à partir du milieu des années 1960 des réseaux denses
d'agences, pour diffuser les services auprès des particuliers. Cette présence a profondément
modifié la physionomie des villes[réf. nécessaire]. Les réseaux sont en voie de forte réduction,
depuis les années 2010.

À fin 2013, 25.000 intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement étaient


en activité, dont environ 5.200 courtiers en crédits, pour 58.000 intermédiaires au total
(source : wwww.orias.fr)17.
68 % des internautes regardent régulièrement le site internet de leur banque (source Ifop).
50 % des internautes font des virements en ligne et 19 % des clients utilisateurs de services de
banque en ligne ont déjà souscrit un produit bancaire sur Internet18.

En France, le livret A est l'un des placements financiers de précaution de masse, avec 63,3
millions de livrets A[réf. nécessaire].

Paramètres du modèle économique bancaire


Prix des services bancaires

Dans leur grande majorité, les opérations bancaires sont payantes.


La réglementation nationale peut imposer un cadre d'exercice particulier. Ainsi en France le
paiement des salaires par virement à des comptes bancaires, a rendu obligatoire l'utilisation
des services des banques. La tenue de compte ainsi que l'usage des chèques ont longtemps été
gratuits, comme une compensation implicite de la non-rémunération des dépôts à vue.

En France, depuis le 1er avril 2014, la clarté tarifaire est une obligation (article D. 312-1-1 du
Code monétaire et financier). En septembre 2018, après la révélation par la presse19, de
pratiques tarifaires abusives20, les établissements bancaires prennent un nouvel engagement de
limiter les frais d'incidents de paiement (ou "commissions d'intervention") pour les clients en
situation financière fragile21.

Pour un particulier, lire une plaquette tarifaire de 20 à 50 pages, pour y trouver la ligne dont il
a besoin est fastidieux. C'est pour cette raison que les comparateurs ont vu le jour. Même s'il
est vrai que les banques ont été obligées (par le gouvernement) à faire des efforts et
notamment à faire un « extrait standard des tarifs » avec les onze tarifs les plus courants et
depuis 2019, elles sont obligées de publier un document d'information tarifaire.

La tendance est de faire exécuter la majorité des opérations non plus par des guichetiers mais
par l'usager lui-même, ce qui entraîne un mouvement de réduction des agences, depuis 201022.
Beaucoup de banques ne fournissent plus de billets à leurs guichets et imposent de passer par
des GAB ou des distributeurs de billets. Dans ce cas, la carte bancaire de retrait ne peut être
payante, évitant un double gain (frais de cartes et économie de personnel). Même la fourniture
des extraits de compte est désormais en libre service dans des banques. La poussée d'Internet
a permis l'établissement de banques sans succursales mais aussi le renvoi vers l'internaute, via
des procédures sécurisées, de la plupart des opérations relatives au fonctionnement du compte
chèque : consultation de la position et des mouvements, virements, demande de chéquiers, etc.
Les services Internet étant ici aussi généralement payant la banque gagne deux fois[réf. nécessaire] :
économie de personnel et facturation de frais.

Certains auteurs, comme le prix Nobel français Maurice Allais, ont longtemps milité pour que
les prêts soient couverts à 100 % par des dépôts à terme plus long (100 % monnaie) et que les
banques facturent au prix du marché leurs services comme la fourniture de moyens de
paiements, y compris les chèques. La réduction constante de la part des dépôts dans la
ressource bancaire rend cette suggestion moins difficile à admettre par les banques.

Le produit net bancaire


Le produit net bancaire des banques est l'ajout des marges d’intermédiation Crédit / Prêt et
des différents commissions bancaires frais et services. Il provient :

 de la facturation des charges financières (les agios) sur les opérations,


 des commissions sur les services financiers (cartes bancaires, etc.),
 des intérêts perçus en plaçant et prêtant l’argent déposé par leurs clients,
 du seigneuriage associé à la création monétaire : les banques commerciales sont
autorisées à prêter l'argent que leurs clients déposent auprès d'elle moins les réserves
obligatoire pour les dépôts de moins de 2 ans (1 % en Union Européenne23). Or, cet
argent est créé puisque l'argent déposé dans les banques demeure de l'argent. Celui qui
l'a déposé peut toujours s'en servir à peu près comme de l'argent comptant pour ce qui
est des dépôts en compte-chèque,
 des activités de banque d'investissement,
 de la facturation des frais liés aux activités de gestion d'actifs.

Contrôle de l'activité bancaire


Les banques centrales

Article détaillé : banque centrale.

Les banques centrales sont des institutions nationales ou supra-nationales à but non lucratif
qui émettent de la monnaie.

Elles prêtent essentiellement aux banques commerciales. Ces institutions ont pour mission
d'assurer la stabilité des prix (c'est-à-dire de limiter l'inflation) et la bonne marche de
l'économie. Les banques centrales essaient de maintenir le taux d'inflation, au plus possible, à
2 %. La Banque centrale européenne, elle, établit sa politique monétaire en fixant les taux
directeurs selon les intérêts de sa mission. Depuis 2008 la BCE rachète aussi des dettes
souveraines ce qui équivaut indirectement à prêter aux États.

Les banques centrales sont dans le système financier, indépendantes du pouvoir politique.
L'indépendance des banques centrales est considérée comme susceptible de limiter l'inflation.
En France la loi de 1973 précise l'autonomie de la banque de France par rapport au pouvoir
politique. Cependant, si le droit interdit dans un grand nombre de pays l'achat direct de dette
d'état par la banque centrale, celle-ci peut par contre librement acheter cette dette sur le
marché secondaire24. Alesina et Summers (1993) ont entendu démontrer une relation entre
taux d'inflation faible et grande indépendance des banques centrales, mais des études fondées
sur un indicateur plus précis de l'indépendance, celui de Cukierman (1992), et menées dans un
plus grand nombre de pays relativisent grandement cette première conclusion25.

La régulation bancaire
Siège mondial de la Banque des règlements internationaux à Bâle.

La régulation désigne une forme particulière d'encadrement d'activité économique. La


régulation bancaire se donne pour principaux but