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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHESCIENTIFIQUE

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

Faculté de génie électrique et informatique Département d’Automatique

Les membres du groupes :


HOUASSI Louiza
HEMDI Idir
KACED Abdelghani
MEDANE Said
Section B L2 automatique
2020/2021
Sommaire :
Introduction
Durant ces dernières décennies, Les risques industriels ont constitué un problème
de maitrise de sécurité total, parmi ces risques on apprécie les risques électriques
qui ont un facteur de gravité très important sur les travailleurs et le matériel dans
l’industrie.
L'emploi généralisé de l’énergie électrique dans tous les domaines fait que le risque
d’accidents électriques se trouve également partout présent. Présent et invisible
comme tous les risques inhérents aux formes supérieures de l’énergie, il a en
revanche le mérite d’être bien connu, facile à maîtriser, ce qui, tout compte fait, le
rend presque familier et en tout cas moins redouté que, par exemple, le danger des
rayonnements ionisants
Dans les industries, en parle toujours à la sécurité des installations car une simple
erreur ou dysfonctionnement d’un système est causé à l’arrêt des plusieurs services
d’une entreprise ainsi que leurs effets nocifs sur les travailleurs et beaucoup plus sur
leurs santé. La fonction sécurité doit être perçue comme une fonction organique de
l’entreprise au même titre que les autres fonctions, elle englobe l’ensemble des
moyens en personnel et en matériel qui assure la protection des personnes contre les
risques professionnels beaucoup plus électriques dans l’entreprise.
Evolution, classification et répartition des accidents d’origine électrique :

Les accidents du travail d’origine électrique diminuent régulièrement depuis la


mise en place du décret du 14 novembre 1962 relatif à la protection des travailleurs
contre les dangers du courant électrique
(74 % de baisse entre 1962 et 2000).

On note cependant un palier entre les années 1986 à 1992, pour une augmentation
du nombre des salariés de 9 %.
Ces accidents d’origine électrique (au nombre de 802) représentent, en 2005, 0,11 %
de l’ensemble des accidents du travail (au nombre de 699 217).
Par contre, pour cette même année, les accidents mortels du travail d’origine
électrique (au nombre de 5) représentent 1,05% de l’ensemble des accidents mortels
du travail (au nombre de 474). A travers ces chiffres, on notera une des
caractéristiques des accidents d’origine électrique : leur fréquence est très faible,
mais lorsqu’ils surviennent, ils entraînent assez fréquemment le décès de la victime.
Parmi la totalité des accidents du travail survenus pendant l’année 2005, ceux
imputables au personnel intérimaire sont de 55 043 pour une population de 869 935
personnes, soit un indice de fréquence de 63 accidents pour mille salariés, au lieu de
39 pour mille toutes activités confondues. Ence qui concerne les accidents du travail
d’origine électrique survenus au personnel intérimaire pendant cette même année,
leur nombre est de 68, soit 0,12 % des 55 043 accidents survenus à cette catégorie de
personnel. On peut remarquer que cette valeur est du même ordre de grandeur que
celle calculée pour les accidents d’origine électrique survenus à l’ensemble des
salariés du régime général (0,11)
Répartition des accidents du travail d’origine électrique
La totalité des risques possibles rencontrés dans les établissements industriels,
commerciaux, administratifs, dans les infrastructures routières, portuaires … ou
dans les moyens de
transport et les
chantiers, est bien
difficile à établir tant
les situations sont
diverses ; il en est de
même pour les
mesures de
prévention ou de
maîtrise des dangers
afférents.

Toutefois, on peut
dresser un panorama
général des situations
à risques
fréquemment c
rencontrées, ce qui permet d'établir une check-list des bonnes questions à se poser
et, par suite, des bonnes pratiques de prévention à mettre en œuvre, en privilégiant
toujours la prévention collective par rapport aux protections individuelles.

Le recensement des risques professionnels dans une entreprise et leur évaluation est
loin de n'avoir qu'un intérêt pédagogique : c'est une exigence inscrite dans le Code
du Travail et le décret du 05/11/01 et les articles nouveaux R 301-1 et 263-1-1
établissent la nécessité pour l'employeur de transcrire ces risques et les moyens de
prévention dans un "Document Unique de Sécurité".

Identifier tous les dangers existant dans l'entreprise impose de connaître les
différents risques auxquels les travailleurs sont susceptibles d'être exposés : risques
liés aux équipements de travail (machines et outils, véhicules …), aux substances
toxiques présentes (produits chimiques, biologiques…), aux méthodes de travail
(travail en hauteur, gestes répétitifs…), à l'énergie utilisée (électrique, air comprimé,
hydraulique, nucléaire …), ou à l'organisation du travail (travail de nuit, à l'extérieur,
isolé…). Cette identification peut ne pas être exhaustive si l'on procède seulement de
façon théorique et l'analyse des accidents et incidents du travail et des déclarations
de maladie professionnelles dans l'entreprise apporte une contribution
complémentaire précieuse pour mieux apprécier tous les risques.…

On peux en destinguer 3
 Par contact direct : contact avec des conducteurs actifs ou des pièces
conductrices habituellement sous tension travail sous tension, Contact entre
un échafaudage métallique mobile et une ligne sous tension, installation en
mauvais etat ….. Comme ce qui arrive, comme par exemple un ouvrier qui
entre en contact direct « simultané de main en main » avec un conducteur
sous tension et la terre, ou plus exactement avec un élément métallique en
contact avec la terre ; il a été soumis à une différence de potentiel d’environ
230 V.
 Par contact indirect : contact avec des masses mises accidentellement sous
tension Electrocution par une perceuse, Eclairage provisoire dans un local
mouillé, Protection contre les défauts d’isolement mal assurée ….. Un ouvrier
est en train de percer des ferrures fixées aux bâtis métalliques de l’atelier en
utilisant une perceuse électrique alimentée en 230 V entre neutre et phase. Et
ai la main crispée sur la perceuse. Qui touche un fils alimenté

Répartition de l’accident selon la cause


 mécaniques : heurts par les parties mobiles en mouvement des machines,
écrasement par des chutes d'objets ou des véhicules, coupures et perforations par
les outils de travail, projections de particules solides (copeaux de métal, de bois,
de roche) ou de matière incandescente, contraintes posturales et visuelles et
gestes répétitifs …

 physiques : vibrations produites par les engins, niveau sonore trop élevé,
température trop forte ou trop basse, intempéries pour les travaux extérieurs
(humidité, vent…), niveau d'éclairement, qualité de l'air sur le lieu de travail
(poussières …), courant électrique, incendie et explosion …

Les méthodes pour analyser lesrisques électriques :


La norme présente trois méthodes pour analyser les risques électriques. Cette
analyse permet

d’établir le niveau de danger des travaux à effectuer (de 0 à 4), de déterminer les
équipements de

protection individuelle (EPI) requis et d’établir les distances sécuritaires à partir


desquelles on doit les
porter.
Les dommages corporels causés par des accidents d'origine
électrique :

Incendie :
30 % des incendies seraient d’origine électrique. Les principales causes sont :
l’échauffement des câbles dû à
une surcharge,
le court-circuit entraînant un arc
électrique,
un défaut d’isolement conduisant
à une circulation anormale du
courant entre récepteur et masse ou
entre récepteur et terre,
des contacts défectueux (de type
connexion mal serrée ou oxydée)
entraînant une résistance anormale
et un échauffement,
la foudre,
une décharge électrostatique.

Certains facteurs peuvent aggraver les


échauffements :
une ventilation insuffisante,
l’accumulation de poussières ou de
dépôts de graisse,
le stockage de matériaux
inflammables à proximité
d’installations électriques,
l’empilage des câbles empêchant l’évacuation de la chaleur.
Explosion
Dans les zones à risque
d’explosion, les installations
électriques, aussi bien de
puissance que de commande,
constituent une source potentielle
d’inflammation pour l’atmosphère
explosible. Afin de réduire ce
risque, ces installations sont
réduites au strict minimum. De
plus le matériel électrique utilisé
V
dans ces zones respecte des
conditions de construction, montage et fonctionnement définies dans des normes.

La méthode par calcul de l’énergie incidente (ou marquage à


pied d’œuvre)
Cette méthode est la plus complexe et la plus coûteuse. Elle doit être réalisée par une
firme, d’ingénierie spécialisée dans ce domaine. Pour la mettre en place, les
spécialistes étudient le réseau électrique et apposent des étiquettes sur l’ensemble
des panneaux et appareillages électriques, de sorte que la travailleuse ou le
travailleur n’a qu’à lire l’étiquette de l’équipement sur lequel il, s’apprête à intervenir
pour connaître le niveau de danger auquel il s’expose. Le niveau de danger indique
quels EPI doivent être portés pour réaliser une intervention électrique.

La méthode simplifiée :
Cette méthode est la plus rapide et la plus simple. On considère que toutes les
interventions régulières exposant la travailleuse ou le travailleur à une tension de 50
V à 1000 V correspondent à un danger de niveau 2 et que toute autre intervention
équivaut à un danger de niveau 4 (barre omnibus, appareillage de commutation,
etc.).

L’inconvénient principal de cette méthode est qu’elle oblige les travailleurs à porter
des EPI de niveau 2 pour des situations où il ne serait nécessaire de porter que ceux
de niveau 0 ou 1, par exemple. Pour obtenir une meilleure idée des EPI
recommandés pour chaque niveau de danger .

Définition générale du risque majeur


Les différents types de risques auxquels chacun de nous peut être exposé sont
regroupés en 5
grandes familles : naturels, technologiques, transports collectifs, vie quotidienne et
liés aux conflits.

Classification des méthodes d’analyse des risques :


Les risques sont classés en 5 grandes familles :

les risques naturels : avalanche, feu de forêt, inondation, mouvement de terrain,


cyclone, tempête, séisme et éruption volcanique.

Les risques technologiques : d’origine anthropique, ils regroupent les risques


industriels, nucléaires, biologiques, rupture de barrage…

les risques de transports collectifs (personnes, matières dangereuses) :sont des


risques technologiques, dont les enjeux varient en fonction de l’endroit de l’accident.
les risques de la vie quotidienne (accidents domestiques, accidents de la route…)

les risques liés aux conflits


Seules les trois premières catégories font partie de ce qu’on appelle le risque majeur.
Deux critères caractérisent le risque majeur :

une faible fréquence : l’homme et la société peuvent être d’autant plus enclins à
ignorer que les catastrophes sont peu fréquentes.

Une énorme gravité : nombreuses victimes, dommages importants aux biens et à


l’environnement.

Les risques liés aux conflits sont apparentés aux risques majeurs : en effet, dans
notre société développée, ils sont caractérisés par ces deux critère D’une manière
générale le risque majeur se caractérise par de nombreuses victimes, un coût
important de dégâts matériels, des impacts sur l’environnement : la
VULNÉRABILITÉ mesure ces conséquences.
Le risque majeur est donc la confrontation d’un aléa avec des enjeux.

Exemple : Un aléa sismique en plein désert n’est pas un risque. Un séisme à SAN
FRANCISCO : voilà le risque majeur.
Ainsi la société comme l’individu doivent s’organiser pour y faire face.
En général, la protection contre les chocs électriques consiste à :

Protection contre les contacts directs :


Le contact une personne avec un conducteur nu sous tension est un contact direct. Il
existe plusieurs moyens pour la protection contre ce dernier, tels que :

 L’isolation :
 L’isolation des parties actives qui doivent être situées dans des armoires
fermés à clé.
 L’isolation des pièces sous tension.
 Très Basse Tension (TBT) :
 Protection par utilisation de la très basse tension (TBT) ou par la limitation de
 énergie de décharge.

 Eloignement : La distance d’éloignement.

Protection contre les contacts indirects :


Le contact d’une personne avec une masse mise accidentellement sous tension ayant
pour conséquence le passage du courant à travers le corps. La protection contre les
risques de contact indirect est réalisée soit :

 En utilisant la double isolation.


 En utilisant l’isolation renforcée.
 Par la mise à la terre de toutes les masses des matériels électriques de
l’installation.
 Par la séparation des circuits.
 Par la déconnexion automatique d’alimentation du circuit de ; installation
concernée.

Protection contre les risques de brûlures (les incendies) :


Les incendies électriques peuvent occasionner d’énormes pertes dans les bâtiments
commerciaux en raison de l’interruption d’activité, des coûts opportunité
commerciale, des actifs et des pertes de production. Ces pertes peuvent être si
élevées qu’elles peuvent entraîner la fermeture définitive des entreprises.

Si une installation électrique respecte les exigences, y compris les normes CEI et les
réglementations locales NF, et utilise des équipements conformes, les risques
d’incendie électrique dus aux surintensités, aux surtensions et aux échauffements
des appareils électriques sont réduits.

Cependant, les installations électriques peuvent également se détériorer avec le


temps, souvent en raison de facteurs environnementaux, comme la chaleur et
humidité. De plus, des dommages peuvent survenir en cours d’utilisation ou à la
suite de réactions chimiques (corrosion).

Les incendies électriques dans les installations basse tension peuvent également être
causés par des :
 surintensités (surcharges et court-circuit).
 surtensions (foudre...) .
 problèmes de connexion électrique, distances d’isolement.

Pour prévenir ce type d’accidents et ses conséquences :

 Utilisation d’outils isolants.


 Protection contre les surintensités par l’emploi de dispositif à haut pouvoir de
coupure.
 Par l’utilisation de lunettes ou d’écrans faciaux.
 Par l’utilisation de gants isolés adaptés à la tension.

Equipements individuels de protection et outillage de sécurité :


L’employeur doit être présent pour sensibiliser et informer ses employés sur les
risques à ne pas négliger, notamment quand on travaille avec du courant électrique.
Les Equipements Individuels de Protection sont obligatoirement mis à disposition
des employés de façon gratuite, et en quantité nécessaire.

Nous vous proposons différents outils de protection individuelle qui permettent aux
employés de réaliser les travaux électrique en toute sécurité :

 Les outils isolants (Les gants isolants, les casques de sécurité) : Ils sont conçus
pour ne pasmettre son utilisateur en contact avec une partie conductrice et
pour limiter la formation arc électrique.
 Le tapis Isolant et tabouret isolant : Il permet d’isoler la personne du sol et
éviter le passage su courant en cas de contact.
 Le Vérificateur Absence de Tension (VAT) : Il est interdit d’utiliser un appareil
de mesurage pour réaliser une vérification d’absence de tension.
 le dispositif de mise à la terre et en court-circuit (MALT) : Il protège
l’opérateur contre un éventuel retour de la tension (exemple : source de
secours), l’électrisation par courants capacitifs ou inductifs.
 Cadenas de consignation électrique.

Equipements de protection collective :


Les équipements de protection collectifs doivent toujours être préférés dans les
mesures visant à supprimer le risque électrique, tels que :
 Les nappes isolantes : Elles permettent de protéger l’opérateur contre les
contacts directs avec des pièces nues sous tension qui sont au voisinage de la
zone de travail.
 Le balisage : est une délimitation matérielle de la zone de travail qui doit être
mise en place par le chargé de travaux.
 Différents systèmes peuvent être utilisés : ruban, chaîne, banderoles, grillage
plastique,...