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DÉDICACE

A MES CHÈRES PARENTS, DOMINGO ABESO NVE ET MARIA -CRISTINA EKONVONO ONA
ET A MA TENDRE ET ORGUEILLEUSSE GRANDRE MÈRE « WURIA ».
REMERCIEMENTS

Ce mémoire n’aurait pas pu être réalisé sans les efforts conjugués de pas mal de personnes
tant physiques que morales ; leur exprimer mes sentiments de gratitude est un devoir
auquel je ne peux pas m’en soustraire.
Mes remerciements et gratitude à tous mes frères et sœurs, spécialement à Iluminada
Abang Abeso Ekonvono ; car sans ton aide cette mission n’aurait pas pu être achevée. Et à
tous mes familiers en général.
A mes camarades de classe Sidiki Babacar BA, Ismaïla NDIAYE et Zakarya OUMAR.
A Abdourahamane BARRY, pour son aide incalculable durant la collecte des données.
Ma reconnaissant envers tous les professeurs de l’institut INEFSAGEP.
Et tous mes ancêtres qui veillent sur moi à l’EMANDO.
LISTE DES ABRÉVIATIONS

ANSD : Agence Nationale de la statistique et de la Démographie.


AQUASTAT : Système de collecte d’informations sur l’eau de la FAO.
INSEE: Institut National de la Statistique et Études Économiques.
OMS : Organisation Mondiale de la Santé.
ONU: Organisation des Nations Unies.
FAO: Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.
SONES: Société Nationale des Eaux du Sénégal.
PIB: Produit Intérieur Brut.
SDE : Sénégal des Eaux.
OFOR : Office National des Forage Ruraux.
OMD: Objectifs du Millénaire pour le développement.
JMP: Joint Monitoring Programme for Water Supply, Sanitation and Hygiene.
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Vérification de la qualité des données………………………………………………………………27


Tableau 2 : Répartition des ménages par arrondissements…………………………………………………28
Tableau 3 : Répartition des ménages selon disponibilité en eau………………………………………….29
Tableau 4 : Perception des ménages sur le cout de la facture
d’eau…………………………………….31
Tableau 5 : Appréciation de la facture d’eau par
arrondissements……………………………………….32
Tableau 6 : Avis des ménages sur la qualité de
l’eau…………………………………………………………….32
Tableau 7 : Distribution de l’avis des ménages sur la qualité de l’eau par
arrondissent……….33
Tableau 8 : Perception des ménages sur le cout de branchement au réseau d’eau………………
35
Tableau 9 : Perception du coût de branchement au réseau d’eau par
arrondissement………….35
LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : Répartition inégale de l’eau…………………………………………………………………………..9


Graphique 2 : Prélèvements mondiaux en eau douce………………………………………………………..12
Graphique 3 : Utilisation des sources d’eau………………………………………………………………………..22
Graphique 4 : Utilisation des sources d’eau par milieu de résidence…………………………………..22
Graphique 5 : Répartition des ménages selon durée de collecte d’eau de boisson……………..23
Graphique 6 : Répartition des ménages selon personne en charge de la collecte d’eau/
milieu………………………………………………………………………………………………………………………………….23
Graphique 7 : Répartition des ménages par arrondissement………………………………………………28
Graphique 8 : Disponibilité en eau des ménages…………………………………………………………………30
Graphique 9 : Perception de la facture d’eau par les ménages………………………………………......31
Graphique 10 : Répartition des avis des ménages sur la qualité de l’eau…………………………….33
Graphique 11 : Distribution des avis des ménages sur la qualité de l’eau/
arrondissements………………………………………………………………………………………………………………….34
Graphique 12 : Répartition par arrondissement de l’avis des ménages sur le out de
branchement au réseau d’eau……………………………………………………………………………………………36
RÉSUMÉ

La présente étude porte sur le thème «Enquête sur la problématique d’accès à l’eau en été  :
cas du département de Dakar ». Les données proviennent d’une collecte réalisée par deux
enquêteurs, qui s’était déroulée du 13 au 22 Aout 2018 dans les 4 arrondissements du
département de Dakar. Elle a été menée auprès de 283 ménages sélectionnés
aléatoirement.
Le 52,3 % des ménages interrogés affirment avoir eu couramment de l’eau dans le trimestre
Juin-Juillet-Aout, contre un 47,3% qui dit avoir manqué régulièrement d’eau pendant la
mémé période. En ce qui concerne l’appréciation qu’ils portent sur la facture d’eau, la
grande majorité la juge abordable ou très abordable (52.3%). Finalement, d’après les mêmes
ménages, 70% dit que l’eau est de bonne qualité.
Globalement tous les indicateurs servant à mesurer l’accessibilité à l’eau (facture abordable,
eau de bonne qualité, cout de branchement abordable), ont été vérifiés ; la seule variable
problématique c’est l’irrégularité avec laquelle l’eau coule des robinets/fontaine dans cette
période.
TABLE DES MATIÈRES
LISTE DES TABLEAUX..............................................................................................................................5
LISTE DES GRAPHIQUES.........................................................................................................................6
RÉSUMÉ.................................................................................................................................................7
INTRODUCTION....................................................................................................................................10
CHAPITRE I : PROBLÉMATIQUE DE L’ÉTUDE..........................................................................................1
I.1 ÉNONCÉ DU PROBLÈME...............................................................................................................1
I.2 JUSTIFICATION............................................................................................................................2
I.3 QUESTION GÉNÉRALE DE RECHERCHE.........................................................................................3
I.4 OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE............................................................................................................3
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL........................................................................................................4
II.1 DÉFINITION DES CONCEPTS.........................................................................................................4
A DÉFINTIONS ET REPARTITION SPATIALE DE L’EAU....................................................................5
B. UTILISATION DE L’EAU PAR REGION ET SECTEURS D’ACTIVITÉS.............................................11
II.2 REVUE DE LA LITTERATURE......................................................................................................15
II.3 LES HYPOTHÈSES........................................................................................................................15
CHAPITRE III : CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL..............................................16
III.1 CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE, CLIMATIQUE ET HYDROGRAPHIQUE........................................16
A.1 GÉOGRAPHIE.........................................................................................................................16
A.2 CLIMAT...................................................................................................................................16
A.3 HYDROGRAPHIE....................................................................................................................17
B CONTEXTE ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET L’HYDRAULIQUE..............................................................18
B.1 CONTEXTE SOCIAL..................................................................................................................18
B.2 CONTEXTE ÉCONOMIQUE......................................................................................................20
B.3 CONTEXTE DU SECTEUR HYDRAULIQUE................................................................................21
CHAPITRE IV : CADRE MÉTHODOLOGIQUE..........................................................................................23
IV.1 POPULATION CIBLE..................................................................................................................23
IV.2 ÉCHANTILLONNAGE.................................................................................................................24
IV.3 LES DONNÉES............................................................................................................................24
IV.4 PLAN D’ANALYSE.....................................................................................................................25
CHAPITRE V : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS....................................................................................26
V.1.1 STATISTIQUES DESCRIPTIVES.............................................................................................26
CONCLUSION........................................................................................................................................37
RECOMMENDATIONS..........................................................................................................................38
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................................39
INTRODUCTION

Le dérèglement climatique est une réalité qui s’impose de plus en plus. Les études
scientifiques montrent clairement que le développement de l’activité économique s’est
traduit par une augmentation des températures de la planète et des perturbations
climatiques telles que l’accentuation des phénomènes climatiques extrêmes. Ce changement
climatique a des impacts directs sur les ressources naturelles, les écosystèmes et les
sociétés. Le secteur de l’eau est parmi les secteurs les plus affectés, comme le démontrent
les observations et les projections des experts scientifiques.
Les impacts du dérèglement climatique sur le cycle de l’eau sont complexes et différenciés
selon les régions du monde, avec de fortes répercussions socioéconomiques et
environnementales.
Dans ce travail nous allons tout d’abord commencer par présenter très brièvement la
problématique ainsi que la théorie sur la distribution de l’eau et ses caractéristiques, avant
de poursuivre par l’énoncé des objectifs spécifiques, les hypothèses de recherche ; l’analyse
descriptive dans laquelle serons décrits les données de l’enquête et, analyserons les
différentes variables retenues pour cet étude pour finir avec les test statistiques.
CHAPITRE I : PROBLÉMATIQUE DE L’ÉTUDE

I.1 ÉNONCÉ DU PROBLÈME

Les premières communautés agricoles dépendaient des caprices de la pluie naturelle et


du ruissellement. La sédentarisation progressive apparue au néolithique en Mésopotamie a
associé développement de l'élevage et de l'agriculture, et conduit à la maîtrise des
techniques hydrauliques - irrigation, terrassement, calcul de pente, gestion des crues,
transports fluviaux et canalisation - et la constitution de formes d'habitat stable. Très vite va
se poser la question de l'organisation des grands travaux, et singulièrement de travaux
d'irrigation et de drainage, dans les vallées inondées ou inondables des pays semi-
arides. Karl August Wittfogel appelle hydro agriculture et parfois agriculture lourde ce type
d'activité humaine qui réclame des hommes et des conducteurs. Le Lac Mœris que les
Égyptiens avaient creusé pour arroser les plaines de Memphis à l'époque des sécheresses
demeure un exemple remarquable d’ingénierie hydraulique. Autour et en fonction des
problèmes hydraulique, une stratification sociale va émerger, une hiérarchie politique, un
État. L'expansion des zones urbaines va éventuellement rendre nécessaire le développement
de tuyauteries, canalisations et aqueducs sophistiqués, pour apporter de l'eau aux
utilisateurs, et de systèmes innovants pour éliminer les déchets et eaux usées.
Les problèmes d'alimentation en eau se posent avec plus d’acuité à partir de la révolution
industrielle pour devenir critique à partir du milieu du xxe siècle.
Au cours de la révolution industrielle et de l’explosion démographique du xixe siècle, la
demande d’eau va considérablement augmenter. La construction sans précédent de dizaines
de milliers de projets d'ingénierie monumentaux conçus pour contrôler les inondations,
protéger l'approvisionnement en eau douce et fournir de l'eau à l'irrigation ou à l'industrie
hydroélectrique, a apporté des avantages considérables à des centaines de millions de
personnes. Grâce à l'amélioration des réseaux d'égouts, les maladies liées à l'eau telles que
le choléra et la typhoïde, autrefois endémiques dans le monde, ont été largement vaincues
dans les pays les plus industrialisés. Les grandes villes survivent grâce à l'eau apportée par
centaines et même à des milliers de kilomètres. La production de denrées alimentaires pour
répondre aux besoins de la population mondiale dépend désormais largement des systèmes
d'irrigation artificiels. Près d'un cinquième de l'électricité produite dans le monde est
produite par l'hydroélectricité.
De nouvelles approches de la planification et de la gestion de l'eau apparaissent alors.
Entre le début du xxe siècle et la fin de celui-ci, les prélèvements d'eau mondiaux ont été
multipliés par six, soit plus du double du taux de croissance démographique.
L’eau est un enjeu essentiel pour le siècle à venir. Les secteurs, agricole, industriel,
domestique, utilisent de grandes quantités d’eau, mais de façon inégale selon les régions du

1
monde. Les besoins en eau de la planète ne sont pas du tout satisfaits aujourd’hui et on ne
peut que penser que les conditions vont se détériorer à l’avenir, sous les contraintes de la
population et du changement climatique. Les projections sur les précipitations et
l’écoulement dépendent des modèles et des scénarios d’émission de gaz à effet de serre et
ces projections restent incertaines localement. Les estimations de demande future sont par
ailleurs peu fiables. On peut toutefois retenir que le cycle hydrologique est accéléré,
amplifié, et que sa variabilité augmente à cause du réchauffement global ; la fréquence des
évènements extrêmes, tels que sécheresse, inondations, augmente. Pour certaines zones,
comme la Méditerranée, les modèles s’accordent pour prévoir une diminution des
précipitations d’ici 2050.
Alors qu’il est avant tout perçu comme étant le continent de la sécheresse et des pénuries
sous toutes ses formes, l’Afrique dispose en réalité d’un potentiel hydraulique assez
important. En effet l’eau y est abondante : le continent compte dix-sept grands fleuves et
une centaine de lacs auxquels s’ajoutent d’importantes nappes phréatiques. Les
précipitations annuelles en Afrique totalisent 20 360 km3 environ, soit une moyenne à
l’échelle du continent de 678 mm (AQUASTAT 2005). Cependant, cette ressource est mal
répartie entre l’Afrique de la pénurie potentielle au Nord, l’Afrique du manque d’eau ou
Afrique Saharienne et sub-Saharienne et enfin une troisième Afrique, celle de l’excès d’eau,
dans la zone équatoriale. Une observation rapide permet de discerner à la fois des zones
pauvres en eau, comme le nord du Kenya, du Niger ou encore de la Somalie et d’autres où
les ressources hydriques sont abondantes comme la Sierra Leone et l’Afrique Centrale.

I.2 JUSTIFICATION

L'eau a toujours été une boisson importante pour la survie de l'homme et elle est
indispensable à la survie de tous les organismes connus. Hors graisse, l'eau compose environ
70% du corps humain en masse. Il s'agit d'une composante essentielle des processus
métaboliques, et les eaux potables servent de solvant pour de nombreux corps solutés.
L’eau étant la ressource la plus essentielle à la vie, et nécessaire à tous les secteurs, il faut se
poser la question suivante : parviendrons-nous à approvisionner en eau douce une
population de 9 milliards d’habitants en 2050 (soit 3 milliards de personnes de plus
qu’aujourd’hui), pour tous ses besoins, domestiques, agricoles, industriels (donc pour leur
accès au minimum vital, nourriture, eau douce, assainissement, électricité, facteurs clés de
développement), sachant qu’en 1995, il y avait environ 5,8 milliards d’habitants sur Terre,
environ 91,8 millions vivant dans des pays en pénurie d’eau (Arnell, 2004). Le problème n’est
pas tant la quantité totale d’eau douce disponible sur Terre, que sa très inégale répartition,
dans l’espace et le temps.

2
L’Etat du Sénégal s’est engagé, depuis 2005, dans le processus d’attente des Objectifs du
Millénaire pour le Développement (OMD) qui consistent à réduire de moitié la pauvreté
dans les pays en développement, non pas en termes de hausse des revenus par tête
d’habitant, mais par l’accès aux services sociaux de base, notamment l’Education,
l’amélioration du cadre de vie des populations par , entre autres, la couverture des besoins
en assainissement.
Il convient tout de même de préciser que depuis 2000 déjà, le secteur de l’assainissement
constituait une grande préoccupation du Chef de l’Etat. On nota ainsi pour la première fois la
création, en 2004, d’un Ministère chargé essentiellement des questions d’Assainissement.
Dans cette dynamique, il a été noté des allocations de ressources budgétaires assez
importantes consenties par l’Etat et soutenu en cela par les partenaires au développement.
Ces financements ont permis de densifier et d’étendre sensiblement les réseaux
d’assainissement afin d’améliorer la qualité du service offert aux usagers ; et ceci à travers
d’ambitieux programmes comme le Programme Eau à Long Terme (2002-2009) et le
Programma d’Eau Potable et d’Assainissement du Millénaire (2005-2015).
Cependant, fort est de constater que ; malgré tous ces efforts, les problèmes de coupure
d’eau, plus ou moins longues, persistent encore et, c’est ce constat qui est au cœur de notre
enquête. En effet, en 2018 la population du département de Dakar avait souffert une fois de
plus, des problèmes d’accès à l’eau, comme les deux dernières années.
Nous voulons par la présente enquête, analyser et présenter un vue d’ensemble sur la
gestion de l’accès à l’eau dans le département de Dakar, en dégager les lacunes et proposer
des pratiques et des mesures correcteurs.

I.3 QUESTION GÉNÉRALE DE RECHERCHE

La situation décrite ci-dessus montre la nécessité de méthodes appropriées pour améliorer


l’accès à l’eau dans le département de Dakar (urbain et péri-urbain) et optimiser ou chercher
des méthodes plus adéquate de gestion des crises liées à l’accès à l’eau.
C’est dans cette optique de compréhension des raisons, pratiques et méthodes que notre
question générale de recherché a été posée « Qu’est-ce qui fait si problématique l’accès à
l’eau à Dakar pendant l’été et quelle mesures peuvent être prises pour y remédier ? »

I.4 OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE

En menant cette enquête, notre objectif global est de contribuer à une meilleure
compréhension du fonctionnement du secteur de l’hydraulique dans le département de
Dakar. Plus spécifiquement le travail vise à mettre à jour les informations sur la situation de

3
l’approvisionnement et le problème de l’accès à l’eau afin de mieux comprendre l’impact de
cette situation sur la vie des citadins, qui entraine un bouleversement de leur quotidien.

L’enquête sur la problématique d’accès à l’eau en été dans le département de Dakar a pour
objectifs spécifiques :
 Déterminer l’ampleur de la problématique d’accès à l’eau en été.
 Identifier et caractériser les localités/secteurs les plus touchés.
 Identifier les pratiques de subsistance de la population touchée.
 Identifier les mesures de contingence mise en place par les acteurs de l’hydraulique.

CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL

Cette section ou chapitre sert à décrire les généralités et les notions qui se rapportent à
notre domaine d’étude. Nous allons aborder le concept d’eau potable en décrivant ses
différents composants ainsi que les facteurs de non potabilité de l’eau, les tendances sur sa
disponibilité, sa répartition géographique ainsi que son utilisation par secteurs d’activité ou
besoins.

II.1 DÉFINITION DES CONCEPTS


L'eau douce est une eau dont la salinité faible permet la consommation. C'est l'eau des
rivières, des lacs, de pluie, des glaciers, des tourbières, etc. par opposition à l'eau de mer.
C'est un critère de potabilité essentiel car l'eau est très difficilement débarrassée du sel en
solution. Une eau douce contient généralement moins d'un gramme de matières solides
dissoutes (comme les sels, métaux et éléments nutritifs) par litre.
Points d’eau éloignés des habitations, eau de qualité insalubre, ruptures de service, pompes
hors d’usage par manque d’entretien, tel est le quotidien d’un grand nombre d’habitants des
pays en développement où les services publics de base sont fragiles, défaillants, voire
inexistants. Pour cela, l’amélioration de l’accès en eau potable est souvent une priorité pour
les populations et les autorités locales. Améliorer l'accès à l'eau permet de réduire la corvée
d'eau qui incombe le plus souvent aux femmes, de libérer du temps pour se consacrer à des
activités économiques et à la scolarité, et de réduire les maladies grâce à la consommation
d'une eau saine et à la possibilité d'avoir une hygiène corporelle.
4
A DÉFINTIONS ET REPARTITION SPATIALE DE L’EAU

A.1 DÉFINITIONS

A.1.1 L’eau Potable 


D’après l’OMS, l'eau potable est une eau non salée, une eau douce suffisamment sûre et
saine pour être consommée par les humains ou utilisée avec un faible risque de préjudice
immédiat ou à long terme.
L’accès à l’eau potable est mesuré au moyen d’un indicateur indirect: la proportion de la
population utilisant des sources d’approvisionnement en eau améliorées: eau sous
canalisation alimentant le domicile, borne-fontaine/fontaine publique, puits tubé/puits foré,
puits creusé protégé, source protégée, citerne d’eau de pluie.
A.1.2 Classification des Point d’eau 
Dans la classification des points ou source d’eau, deux notions sont très importantes selon
que l’eau soit un non recommandé à la consommation : La notion de points d’eau améliorés
et de ponts d’eau non améliorés. En voici leurs caractéristiques :

Les points d’eau améliorés Les points d’eau non améliorés

Branchement domestique à un réseau Puits creusé à la main, non protégé


d’adduction d’eau
Robinet publique ou borne-fontaine Source non protégé

Puits protégé Charrette surmontée d’un petit


réservoir/fut
Source protégée Camion-citerne

Collecte des eaux de pluies (sous certaines Eaux de surface (rivières, retenues d’eau,
conditions d’hygiène pour la récupération lacs, mares, ruisseaux, canaux, canaux
et le stockage d’irrigation
Source : JMP report

5
A.1.3 Quantité d’eau, distance, couverture des besoins et risques.
La rareté de la ressource, l’éloignement des points d’accès, la pénibilité du puisage,
l’insalubrité de l’eau, les ruptures du service ou les files d’attente autour des points
d’approvisionnement, sont des obstacles récurrents de l’accès à l’eau. Pour calculer le taux
de desserte en eau potable, c’est à dire apprécier le nombre de personnes qui bénéficient du
service d’eau potable et celles qui en sont exclues, l’indicateur le plus communément utilisé
est le ratio entre le nombre de bénéficiaires et le nombre de points d’eau améliorés situés à
une distance raisonnable de son usage. Sur cette base, et à partir des standards nationaux,
les besoins en infrastructures peuvent être rapidement estimés.

Quantité d’eau Distance du point Couvertures des besoins Risques pour la


d’eau santé
Pas d’accès > 1000 m ou 30 La consommation ne Très élevé
minutes peut être assurée. Les
< 5 L/pers/jour
pratiques d’hygiène sont
impossibles (sauf si
pratiquées à la source)
Accès minimal : de 100 m à 1 000 m La consommation peut Elevé
être assurée : – lavage
≤20 L /pers/jour ou de 5 à 30 minutes
des mains et hygiène
pour la nourriture de
base possible ; douche et
lessive difficiles à assurer,
sauf si prises à la source.
Accès Robinet dans la La consommation et
parcelle ou à moins l’hygiène sont assurées :
intermédiaire :
de 100 m ou à 5 l’hygiène pour la
50 L/pers/jour minutes nourriture et tous les
aspects de l’hygiène
en moyenne
personnelle (WC,
douche, lessive) sont Bas
assurés.
Accès optimal : Approvisionnement Consommation : tous les Très faible
continu, grâce à de besoins assurés Hygiène :
100 L/pers/jour
nombreux robinets tous les besoins assurés.
et +
Le caractère intermittent de l’approvisionnement en eau réduit en général la
consommation et accroît le risque sanitaire

Source : Domestic water Quantity, Servive, Level and Healt-WSO/SDE/WSH- Guy Howart et Jamie Bartrannd, 2003.

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A.1.4 CAUSES DE LA NON POTABILITÉ DE L’EAU
Les causes de la non-potabilité de l'eau sont:

 Les bactéries, les virus, les micro-organismes;


 Les minéraux (dans la forme de particules ou dissous), des produits toxiques;
 Les dépôts ou les particules en suspension;
 Des substances organiques en excès;
 La radioactivité.

Les substances dangereuses dans l'eau (non-)potable sont des micro-organismes comme les
bactéries coliformes (Escherichia coli, la bactérie E. Coli), les entérocoques, d'autres
pathogènes, mais encore des polluants tels que l'arsenic, le Cadmium, le chrome, les
fluorures, les composés azotés comme les nitrates ou nitrites au-delà d'un seuil, et le zinc
pour citer les principaux.
Plusieurs procédés de purification améliorent les propriétés de l'eau pour la rendre potable,
l'exemple classique est l'ajout de chlore comme désinfectant; en même temps, du calcium
est introduit pour élever le pH et préserver l'intégrité des tuyaux contre la corrosion des
matériaux métalliques.

Le processus de conversion de l'eau ordinaire en eau potable est appelé purification. Les
procédés de traitement pour atteindre le seuil de potabilité sont variés; par exemple
une désinfection simple, pour éliminer les agents pathogènes, se fait habituellement par
l'addition de composés chlorés, de rayonnement ultraviolet, l'application d’ozone, etc. Ces
procédures sont applicables à l'eau provenant de sources naturelles ou des eaux
souterraines.

Si la source d'eau est de l'eau de surface d'un cours d'eau de rivière ou d'un lac, qu'ils soient


naturels ou artificiels, le traitement consiste habituellement en un décapage des substances
volatiles suivi d'une précipitation d'impuretés par floculation, filtration et désinfection avec
du chlore ou de l'ozone.

A.2. RÉPARTITION SPATIO-TEMPORELLE DE L’EAU

7
La Terre est surnommée la « planète bleue », parce que, vue de l'espace, sa couleur
dominante est le bleu, celui des océans qui représentent 72 % de sa surface. Pourtant, l'eau
salée des océans n'est d'aucun secours à l'Humanité, qui a besoin d'eau douce.
En fait, l'eau douce ne représente que moins de 1 % de l'eau sur Terre, et 3 % si l'on compte
l'eau stockée dans les glaciers. Ce montant, apparemment modeste, permet pourtant
une dotation théorique de 6 500 m3 par habitant et par an. Mais, au xxe siècle, 
La consommation d'eau a augmenté deux fois plus rapidement que la population. Par
ailleurs, l'eau douce n'est pas également répartie à la surface de la Terre.
L'eau est inégalement répartie entre les pays, certains sont des "puissances de l'eau" comme
les qualifient les Nations Unies, tandis que d'autres sont en manque chronique d'eau et
connaissent de grandes périodes de sécheresse.
Une dizaine de pays seulement, se partagent les 2/3 de la ressource en eau ! Un rapport des
Nations Unies a établi que 9 pays (le Brésil, la Colombie, la Russie, l'Inde, le Canada, les Etats-
Unis, l'Indonésie, le Congo et la Chine) se partagent 60 % du débit annuel mondial de l'eau.

Graphique 1 : Répartition inégale de l’eau

Source : ONU.

A.2.1 LE CYCLE DE L’EAU


L’eau douce se renouvelle en permanence par le cycle de l’eau. Elle passe de la mer à
l’atmosphère, puis de la terre à la mer, en suivant un cycle qui se répète indéfiniment
suivant plusieurs étapes :

 Évaporation et évapotranspiration : une partie des eaux de mer se transforme en


vapeur d’eau sous l’action du soleil ainsi que l’eau des plantes et des animaux par
évapotranspiration

 Condensation : des nuages se forment dans le ciel

8
 Précipitations : les nuages s’agrègent puis se transforment en eaux pluviales, neige
ou grêle

 Infiltration : une partie des eaux pluviales s’infiltrent dans les nappes souterraines

 Ruissellement : une autre partie des eaux rejoint les eaux de surfaces : rivières,
fleuves, lacs…

 Stagnation : l’eau est stockée dans les réservoirs naturels sur des périodes plus ou
moins longues (ex : 8 jours de stagnation dans l’atmosphère, 17 ans dans les lacs,
2500 ans dans les océans…)

 Retour à la mer : l’eau des réservoirs naturels s’évapore sous l’action du soleil puis
regagne la mer et les océans.

A.2.2 RÉPARTITION SPATIALE

Les cycles climatiques passés et actuels ont façonné la géographie des ressources en eau. De
fait, elles sont inégalement réparties entre les pays. Les régions les plus défavorisées sont la
péninsule Arabique, le Proche Orient, l’Afrique du Nord, le Sahel et la zone désertique
d’Afrique Australe.
Près de 60 % des ressources naturelles renouvelables d’eau douce du monde sont partagés
par 9 géants de l’eau : Brésil, Fédération Russe, Indonésie, Chine, Canada, Etats-Unis,
Colombie, Pérou et Inde. A l’autre extrémité, un certain nombre de pays disposent de
ressources extrêmement faibles, voire quasi nulles : Koweït, Bahreïn, Emirats Arabes Unis,
Malte, Libye, Singapour, Jordanie, Israël, Chypre.

9
A.2.3 QUELQUES INDICATEURS

La situation d’un pays au regard des ressources en eau peut être évaluée par :

 on parle d'« eau prélevée » lorsque l'eau est retournée après son usage; une autre
définition considère que l'eau prise de son environnement devient une eau prélevée
(Water withdrawals).

 on parle d'« eau consommée » lorsque l'eau dans les cultures et l'industrie est
incorporée au produit. Dans l'autre définition l'eau consommée est une eau prélevée
qui n'est pas restituée aux eaux de surface (par exemple évaporation dans un
aéroréfrigérant) et n'est pas disponible pour une réutilisation en aval.

 L’indice d’exploitation : il s’agit de la part de l’eau prélevée, pour l’ensemble des


besoins d’un pays, par rapport au volume annuel moyen des apports naturels. Il peut
aller de 1% au Venezuela à plus de 100% en Arabie Saoudite et en Libye. La France,
avec 20 %, se situe dans la moyenne des pays industrialisés.

 Le volume des ressources naturelles : cela va de moins de 500 m³/habitant/an


(Malte, Israël…) à plus de 80 000 m³/habitant/an (Norvège, Gabon, Canada…) La
France est considérée comme bien pourvue puisqu’elle se situe dans la fourchette de
2 000 à 5 000 m³/habitant/an.

 Le degré d’indépendance : l’Egypte, les Pays-Bas ou l’Irak, par exemple, dépendent


fortement de la réserve d’eau d’origine externe, respectivement 99%, 89% et 65%.
En plus, On distingue trois niveaux de dépendances par rapport aux ressources en eau :

 1er niveau : pénurie hydrique. Les ressources sont inférieures à 1000 3 par habitant
par an. Les pays arabes font face à une pénurie. L’Egypte et la Libye se trouvent dans
une situation extrême avec moins de 500 3 par personne et par an.
Le Moyen Orient et l’Afrique du Nord totalisent 4,3% de la population mondiale et
ont à disposition moins de 1% des ressources en eau douce renouvelable de la
planète.

 2ème niveau : stress hydrique. Les ressources sont comprises entre 1000 et
1500m3 par habitant par an.

 3ème niveau : vulnérabilité hydrique. Les ressources sont comprises entre 1500 et
2500m3 par habitant et par an.

10
CARTE 1 : Disponibilité en eau douce

Source : AQUASTAT

B. UTILISATION DE L’EAU PAR REGION ET SECTEURS D’ACTIVITÉS

Les utilisations de l'eau sont traditionnellement réparties entre secteurs : eau


domestique, agricole et industrielle en pourcentage de l’utilisation totale de l’eau. Le secteur
domestique comprend généralement des utilisations domestiques et municipales ainsi que
l'utilisation commerciale et gouvernementale de l'eau. Le secteur industriel comprend
généralement l'eau utilisée pour le refroidissement des centrales électriques et la
production industrielle. Le secteur agricole comprend l'eau pour l'irrigation et
l'élevage (abreuvement et nettoyage) (et la pêcherie - FAO18). Le secteur de
l'énergie (compris la production d'électricité et la production d'énergie primaire) est souvent
inclus dans le secteur industriel dans les analyses de l'utilisation de l'eau; gros utilisateur et
consommateur, il peut faire d'autre-part l'objet d'un comptage séparé.

Graphique 2 : Prélèvements mondiaux en eau douce

11
Source : FAO

B.1 PAR SECTEURS D’ACTIVITÉ

Les prélèvements totaux en eau douce pour l'ensemble de la planète sont évalués à
3 853 km3/an ce qui constitue 9 % des ressources totales en eau douce renouvelables. Les
Prélèvements totaux en eau (eau salée comprise) pour l'ensemble de la planète sont évalués
à 4 001 km3/an. Hors de cette dernière quantité 464 km3/an soit 12 % sont allés à un usage
domestique, 768 km3/an soit 19 % sont allés à un usage industriel, 2 769 km3/an soit 69 %
sont allés à un usage agricole

B.1.1 SECTEUR AGRICOLE

Cette répartition en secteur met surtout en évidence la pression exercée par l'irrigation sur
les ressources en eau renouvelable au niveau mondial (69-70 % des prélèvements total d'eau
douce selon la FAO). Le rapport entre secteurs d'utilisation peut être modifié pour les pays
favorisés par leur climat n'ayant pas recours à l'irrigation (agriculture pluviale) et pour
lesquels les taux de prélèvement en eau à destination de l'agriculture avoisinent zéro. Dans
ce cas, si le secteur industriel est significatif et consommateur d'eau il deviendra dominant
(Belgique - jusqu'à 97%, ou Allemagne par exemple). D'autre-part si le secteur industriel est
inexistant ou faiblement consommateur, le secteur domestique peut alors dominer
(République démocratique du Congo - 57 %). Deux tiers des pays dédiant moins de 10 % de
leurs prélèvements à l'agriculture (au nombre de 36) sont des pays industriels, avec
un climat tempéré, en Europe. Dix-sept pays ont des prélèvements d'eau douce à
destination de l'agriculture supérieurs à 90 %. Il faut insister sur le caractère saisonnier des
prélèvements d'eau douce en agriculture.

B.1.2 SECTEUR DOMESTIQUE

L'eau domestique désigne l'eau utilisée à des fins domestiques (au sens latin de domus : la
maison), par opposition à l'eau industrielle et à l'eau agricole. Les usages de l'eau
domestique sont principalement hygiéniques, alimentaires (boire et cuisiner)
et « agrémentiels » (lavage de la voiture, arrosage du jardin, piscine). Une utilisation

12
productive (production animale ou végétale) à petite échelle peut être également envisagée
dans certains systèmes de référence.
La consommation d'eau douce domestique (autour de 10 %) par rapport aux utilisations
agricoles (A l'échelle globale, autour de 70 % de toute l’eau tirée des aquifères, des cours
d’eau et des lacs) et industrielles (autour de 20 %) de l'eau est souvent proportionnellement
et quantitativement faible. Mais elle peut se révéler proportionnellement plus importante
pour certains pays qui ne dépendent pas de l'irrigation pour leur agriculture et/ou dont
l'industrie est limitée ou peu consommatrice en eau: Ainsi la République centrafricaine (80%)
ou la République démocratique du Congo (67 %) ont proportionnellement une utilisation
domestique importante.
B.1.3 SECTEUR INDUSTRIEL

L'eau industrielle désigne l'eau utilisée à des fins industrielles, par opposition à l'eau


domestique et à l'eau agricole.
Globalement, la population mondiale utilise autour de 20 % de l'eau douce à des usages
industriels. Toutefois la terre comporte des contextes géographiques et climatiques variés et
des situations économiques et démographiques bien distinctes, les prélèvements d’eau par
usage sont par conséquent variables d’un État à l’autre. En Espagne, les usages agricoles
prédominent alors qu’en Allemagne, l’essentiel des prélèvements est à destination des
usages industriels.
Près de 10 % des prélèvements d'eau mondiaux en 2.014 ont été réalisés pour l'industrie à
l'exclusion du secteur de l'énergie. Dans les pays industrialisés avancés, l'industrie
représente 12 % des prélèvements d'eau, alors que dans de nombreux pays en
développement, l'industrie représente moins de 8 %. L'eau est utilisée dans l'industrie pour
le traitement, mais aussi pour la fabrication et le lavage. La production d'énergie primaire et
la production d'électricité représentent d'autre-part environ 10 % du total des prélèvements
d'eau mondiaux et environ 3 % de la consommation totale d'eau.

B.2 PAR ZONES GÉOGRAPHIQUES

13
Source :AQUASTAT

Les prélèvements mondiaux d'eau douce provenant de sources d'eau de surface et d'eaux
souterraines ont augmenté d'environ 1 % par an depuis les années 1980, la demande dans
les pays en développement ayant fortement augmenté (WWAP, 2016). Actuellement,
les eaux souterraines fournissent environ un tiers de l'approvisionnement. Les réserves
d'eau souterraine se sont systématiquement réduites par un taux d'extraction de 1 à 2 % par
an dans le monde, dépassant les taux de recharge (WWAP, 2012). On estime que 21 des 37
plus grands aquifères du monde sont gravement surexploités.
B.2.1 AFRIQUE
En 2012, environ 82 % des prélèvements d’eau en Afrique étaient consacrés à l’agriculture,
5% à l’industrie et 13 % à l’utilisation domestique (FAO 2016). En 2010, l'agriculture a
prélevé 184 km3 d'eau douce, l'industrie 9 km3, le secteur domestique 33 km3.
B.2.2 AMÉRIQUE
En 2012, environ 51 % des prélèvements d’eau en Amérique du Nord étaient consacrés à
l’agriculture, 34% à l’industrie et 15 % à l’utilisation domestique (FAO 2016). En 2010,
l'agriculture a prélevé 241 km3 d'eau douce, l'industrie 289 km3, le secteur domestique
79 km3.
Les Grands Lacs d'Amérique du Nord constituent un des grands réservoirs d'eau douce du
globe (un cinquième des eaux douces de surfaces) mais leur exploitation à des fin d'eau
douce est proportionnellement peu élevée.
En 2010, environ 71 % des prélèvements d’eau en Amérique du Sud étaient consacrés à
l’agriculture, 12 % à l’industrie et 17 % à l’utilisation domestique (FAO 2016). En 2010,
l'agriculture a prélevé 154 km3 d'eau douce, l'industrie 26 km3, le secteur domestique
36 km3.

B.2.3 ASIE
En 2012, environ 81 % des prélèvements d’eau étaient consacrés à l’irrigation, 10 % à
l’industrie et 9 % à l’utilisation municipale (FAO 2012). Les prélèvements d'eau par habitant
s'élevaient à environ 460 mètres cubes par an.
Les ressources en eau de la Chine vont devenir de plus en plus soumises à l’urbanisation et
au développement économique du pays. Sur le plan national, les ressources en eau
renouvelables par habitant en Chine étaient de 2 070 mètres cubes en 2010, juste au-dessus
du niveau de « stress hydrique » ; mais les ressources varient considérablement d'une région
à l'autre.

B.2.4 MOYEN ORIENT


En 2012 la FAO renseigne des prélèvements répartis entre eaux souterraines (45 %), eau
dessalinisée (46 %) et eaux réutilisées (9 %).

14
B.2.5 EUROPE
En 2012, environ 21 % des prélèvements d’eau en Europe étaient consacrés à l’agriculture,
57 % à l’industrie et 22% à l’utilisation domestique (FAO 2016). En 2010, l'agriculture a
prélevé 84 km3 d'eau douce, l'industrie 181 km3, le secteur domestique 69 km. Deux tiers des
pays dédiant moins de 10 % de leurs prélèvements à l'agriculture (au nombre de 36 dans le
monde) sont des pays industriels avec un climat tempéré en Europe.
En Europe, les cours d'eau (46 %) et les eaux souterraines (35 %) fournissent plus de 80 % du
total de la demande en eau européenne.
II.2 REVUE DE LA LITTERATURE

La recherche documentaire a été cruciale pour mener à notre recherche. Nous a aidées à
mieux comprendre et orienter notre étude.
Cela a consisté principalement à consulter les documents ayant traité le sujet. Ceci nous a
conduits dans des bibliothèques universitaires, les centres de documentation de certains
acteurs de l’hydraulique (ANSD et SONES) ainsi que l’internet.
Dans ces différentes structures, nous avons consulté des ouvrages généraux, des rapports
d’enquête, des mémoires, des articles et des publications qui ont contribué à la rédaction de
notre mémoire.

II.3 LES HYPOTHÈSES

La formulation des hypothèses permet, dans un travail de recherche, de délimiter les


questions qui seront répondues en utilisant des méthodes d’analyse plus ou moins poussées
sur certains variables ou indicateurs. Au cours de notre travail nous tacherons de vérifier les
hypothèses suivantes :

 Le taux de pénétration des coupures d’eau de Juin à Aout avait affecté tous les
arrondissements de la même manière.
 La qualité de l’eau ne dépend pas de l’arrondissement.
 Le pourcentage de la population qui juge la facture d’eau abordable est supérieure à
celui de la population la juge non-abordable.
 Le cout de branchement au réseau d’eau est abordable quel que soit
l’arrondissement de résidence.

15
CHAPITRE III : CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

III.1 CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE, CLIMATIQUE ET HYDROGRAPHIQUE

A.1 GÉOGRAPHIE

Situé à l’extrême occidental du continent africain, le Sénégal est un pays sahélien qui couvre
une superficie de 196.722 km2. Il est limité au nord par la Mauritanie, au sud par la Guinée et
la Guinée Bissau, à l’est par le Mali et à l’ouest par l’océan Atlantique. La Gambie constitue
un enclave de près de 11.300 km2 à l’intérieur du pays. Le Sénégal est un pays plat, parcouru
par trois fleuves : Le Sénégal (1.700 km) à la frontière avec la Mauritanie, le Gambie (750 km)
et le Fleuve Casamance (300 km).

A.1.1 LE DÉPARTEMENT DE DAKAR


Le département de Dakar, est un des quatre départements de la région homonyme. Le
département est situé à l’extrémité de la presqu’ile du Cap Vert baigné par l’océan
atlantique. Il est constitué de quatre arrondissements (Almadies, Dakar-Plateau, Grand
Dakar et les Parcelles Assainies) et de 19 communes d’arrondissement.

Arrondissements Communes d’arrondissements


Almadies Mermoz-Sacré-Cœur • Ngor • Ouakam • Yoff
Dakar Plateau Dakar-Plateau • Fann-Point E-Amitié • Gueule Tapée-Fass-
Colobane • Médina

Grand Dakar Biscuiterie • Dieuppeul-Derklé • Grand Dakar • Hann Bel-Air


• HLM • Sicap-Liberté

Parcelles Assainies Cambérène • Grand Yoff • Parcelles Assainies • Patte d'Oie

Le département de Dakar est le second le plus peuplé du Sénégal, seulement devancé par le
département de Pikine (1.170791 habitants). Avec une extension superficielle de 7712 ha

16
soit 77,12 km2, une population estimée à 1.146.053 habitants lors du recensement de 2013,
et une densité de 13.364 hab/km2 ; représente 0,04% de la superficie du Sénégal et abrite
approximativement 6,67 % de sa population.
A.2 CLIMAT
Le climat du Sénégal est caractérisé par deux grandes saisons : une saison chaude et
pluvieuse (hivernage), marquée par la circulation de la mousson de juin à octobre ; et une
saison sèche de Novembre à Mai. La durée des deux saisons varie entre le nord et le sud du
pays.
La pluviométrie varie beaucoup d’une année à une autre entrainant des poches de
sécheresse, surtout dans la partie orientale du pays. La pluviométrie moyenne annuelle suit
un gradient croissant du nord au sud du pays, passant de moins de 200mm au nord (zone
semi-désertique) à 1.200mm au sud.
La répartition spatiale des précipitations permet de diviser le pays en deux grandes régions
climatiques ; Au nord la région sahélienne avec deux régimes pluviométriques : la région
nord-sahélienne( pluviométrie inférieure à 300mm) et le régime sud-sahélien(avec une
pluviométrie comprise entre 300 et 500mm) et le sud, où se trouve la région soudanaise
comprenant les régimes nord-soudanais( entre 500 t 800 mm) et sud-soudanaise( au-delà
de 800mm).
Carte 2 : Division administrative du Sénégal

Administrativement, le Sénégal compte 14 régions, 45 départements, 43 communes


d’arrondissement, 150 communes et 340 communautés rurales.
Les 14 régions administatives sont : Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Matam, Tambacounda,
Kédougou, Kolda, Sédhiou, Zigunchor, Kaolack, Diourbel, Kaffrine et Fatick.

17
A.3 HYDROGRAPHIE
Le Sénégal dispose d'un réseau hydrographique assez limité. Les cours d'eau les plus
importants excepté pour la région de la Casamance prennent leur source en Guinée (Fouta-
Djalon). Le fleuve Sénégal est long de 1 750 km. Il prend sa source en République de Guinée
à 750 m d'altitude et sert de frontière entre le Mali et la Mauritanie avant de se jeter dans
l'océan Atlantique à Saint-Louis. Le fleuve Sénégal se forme à Bafoulabé au Mali par la
confluence de deux rivières : le Bafing et le Bakoye. Il reçoit sur sa rive gauche la Faleme qui
est son principal affluent et sur sa rive droite le Kolinbiné, Karakoro, Gorgol ; son débit est
irrégulier et dépend entièrement des pluies de mousson (100 à 1000 m3/s). Le Sénégal
comprend de nombreux lacs d'eau salée et d'eau douce dont les principaux sont le lac
Rose et le lac de Guiers. Ce dernier est alimenté par le fleuve Sénégal mais aussi les eaux de
pluies du Ferlo. Seul réservoir d'eau douce de la région, il approvisionne la capitale en
fournissant 30 % de l'eau consommée dans l’agglomération dakaroise.
D'après AQUASTAT, la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de 686 mm,
soit pour une superficie de 196,720 kilomètres carrés, un volume de précipitations annuelles
de 134,95 kilomètres cubes (France métropolitaine 477,99 km3).
De ce volume précipité, l'évapo-transpiration et les infiltrations consomment quelque
111,15 km3. Restent 23,8 kilomètres cubes de ressources d'eau superficielle produites sur le
territoire du pays (en interne). De plus une quantité renouvelable de 2 kilomètres cubes
d'eau souterraine est produite chaque année, en interne également.
À ces ressources de 25,8 km3 produites en interne, il faut ajouter 13 kilomètres cubes d'eau
produits à l'étranger et qui font partie des ressources utilisables du pays, une fois la frontière
franchie. Il s'agit d'une part des débits apportés de Guinée par le fleuve Gambie et ses
affluents (soit 2 km3), et d'autre part par la moitié du volume d'eau charrié par le fleuve
Sénégal venu du Mali (l'autre moitié étant réservée à la Mauritanie puisque ce fleuve fait
frontière entre ces deux pays, une fois le sol malien quitté) et ce à raison de 22  kilomètres
cubes divisés par 2, c'est-à-dire 11 kilomètres cubes environ.
Compte tenu de ces apports, les ressources totales en eau du pays se montent annuellement
à quelque 38,8 kilomètres cubes (38,8 milliards de m3), soit pour une population estimée à
12 millions d'habitants en 2008, quelque 3,200 m3 d'eau par habitant, ce qui est satisfaisant,
en comparaison de bien des pays soumis au risque de sècheresse en Afrique et même
ailleurs. À titre de comparaison, l'Afrique du Sud, pays le plus industrialisé d'Afrique noire ne
dispose que d'un peu plus de 1,000 m3 d'eau annuellement par habitant, l'Allemagne d'un
peu plus de 1,850 m3, et la France de plus ou moins 3,300 m3 annuellement.

B CONTEXTE ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET L’HYDRAULIQUE

18
B.1 CONTEXTE SOCIAL
La population du Sénégal – qui comptait environ 1 million d'habitants en 1900 et 2,8 millions
au moment de l'indépendance en 1960 – s'élèverait aujourd'hui à 15.256.364 personnes
selon les estimations de l’ANSD. Cette population croît donc très rapidement, avec un taux
de fécondité supérieur à quatre enfants par femme.
On observe une grande diversité ethnique : Wolofs (51,8 %), Peuls (18,5 %), Sérères (11,5 %),
Diolas (4,7 %), Malinkés (3.1 %), Soninkés (2 %) Manjaques (0.6 %) et quelques autres
ethnies moins nombreuses et plus localisées, sans compter les Libanais, les Mauritaniens, les
Marocains, les Européens et les Chinois, assez présents en milieu urbain.
Depuis longtemps, la population était plutôt concentrée sur la façade atlantique, mais
l'exode rural a accru l'inégalité de cette répartition. Désormais, un Sénégalais sur quatre vit
dans la presqu'île du Cap-Vert et la capitale est au bord de l'asphyxie.
Outre celle de Dakar, les régions les plus urbanisées sont Ziguinchor, Thiès et Saint-Louis. Les
moins urbanisées sont celles de Kolda, Matam et Fatick. C'est dans la région de
Tambacounda que l'on trouve la plus faible densité (11 habitants au km2).Selon les
estimations pour 2017, les centres urbains régionaux de plus de 100 000 habitants
sont Touba (529 176) ;qui a connu une croissance
spectaculaire, Thiès (2 049 764), Kaolack (1 120 404), M'bour (181 825), SaintLouis (1 036 00
9),  Ziguinchor (158 370) et Diourbel (1 746 496).
Le Sénégal est également caractérisé par la jeunesse de sa population qui, avec un bon
développement du capital humain, peut constituer un atout de taille pour booster
l’économie du pays. Globalement, 30% de la population a moins de 10 ans, tandis que les
moins de 20 ans représentent 52% entrainant l’âge médian de la population à se situer à 18
ans. On note, en outre, une faible proportion (moins de 6%) de la population du troisième
âge (60 ans et plus). (Source : ANSD).
En 2007, le Sénégal abritait environ 23 800 réfugiés et demandeurs d'asile, dont plus de
20 000 étaient mauritaniens ayant fui la persécution ethnique, ainsi que certains du Liberia,
de la Sierra Leone et d’autres pays.
Il existe une grande diversité linguistique à travers les langues au Sénégal. La Constitution
de 2001 a reconnu au français le statut de langue officielle et à six langues celui de langues
nationales, le wolof — langue parlée par le plus grand nombre de personnes même
appartenant à d'autres ethnies — le sérère, le peul (aussi appelé fulfulde ou pular),
le mandingue, le soninké et le diola. Cinq autres langues vernaculaires ont été promues peu
après : le hassanya, le balante, le mancagne, le noon et le manjaque ; suivies de trois autres
langues : le ménik, l’oniyan et le saafi-saafi.
Au total, ce sont 21 langues sur 27 répertoriées qui bénéficient du statut de langue nationale
au Sénégal.
Le français est la langue officielle et de l'administration, parlée par 29 % des Sénégalais.
L'enseignement de l'école publique se fait en français. Le wolof, parlé par 93.5 % de la
population, est la langue qui compte le plus de locuteurs, principalement dans les grands

19
centres urbains. Elle est très utilisée dans le commerce et sert de langue de communication
entre personnes parlant des langues différentes. L'arabe est aussi présent dans le pays, il est
souvent utilisé par les dignitaires religieux. La plupart des Sénégalais parlant cette langue ont
fait des études de théologie islamique.
En 2018, la population du Sénégal est estimée à 15 726 037 habitants dont 7 896 040 de
femmes (50,2%) et 7 829 997 d’hommes (49,8%). Plus de la moitié des personnes vivant au
Sénégal résident en milieu rural (53,3%) contre 46,7% de citadins. On constate de fortes
disparités dans la répartition de la population entre les entités administratives régionales. La
région de Dakar qui couvre 0,3% de la superficie du pays, abrite 23,1% de la population du
Sénégal, soit une densité de 6 637 habitants au Km2. A l’opposé, Kédougou est la région la
moins peuplée avec une proportion de 1,1% de la population sénégalaise et une densité de
11 habitants au Km2.

B.2 CONTEXTE ÉCONOMIQUE


En 2016, le Sénégal est la 165e économie mondiale avec un PIB par habitant à parité du
pouvoir d'achat de 2678 dollars. C'est la 29e économie africaine et la 4e de la sous-région
ouest africaine après le Nigéria, la Côte d'Ivoire et le Ghana. Depuis 2012, on note une nette
amélioration avec une croissance annuelle moyenne de 5,4% entre 2012 et 2017.
Parallèlement, le taux d'inflation reste stable à environ 1% par an. L'économie du pays est
donc l'une des plus dynamiques au monde, mais le faible niveau de départ de l'économie et
la forte croissance démographique doivent être pris en compte. Cette croissance s’explique
entre autres par les investissements importants effectués dans les infrastructures publiques,
comme le prévoit le Plan Sénégal Émergent (PSE) du président Macky Sall. Ces bons résultats
s’expliquent aussi par la vitalité des exportations qui ont augmenté de près de 15% en 2015
et de 13% en 2016, soutenues par une diversification des produits agricoles (et une bonne
météo), de la pêche et du secteur extractif. Selon l’agence Standard & Poor’s, la croissance
de l’économie sénégalaise devrait avoisiner les 7% sur la période 2017-2020, contre 3,5% en
moyenne entre 2011-2014.
L'économie du Sénégal est tirée par l'exploitation minière, la construction, le tourisme, la
pêche et l'agriculture, qui sont les principales sources d'emploi dans les zones rurales.
L’économie sénégalaise se caractérise par de graves problèmes, notamment les conditions
climatiques et la forte croissance démographique. La croissance démographique en 2017
était de 2,39%. La forte croissance de la population a pour conséquence l'exode des
populations des zones rurales en raison de pénuries alimentaires. Les conséquences qui en
résultent sont des problèmes d'approvisionnement en eau ainsi que d'évacuation des eaux
usées et des déchets. En outre, l'augmentation du trafic dans la capitale entraîne une
augmentation de la pollution sonore et atmosphérique.
Les principales industries exportatrices du pays sont l'extraction de phosphates, la
production d'engrais, les produits agricoles et la pêche commerciale, ainsi que les projets
d'exploration pétrolière.

20
L'économie sénégalaise est très tournée vers l'Europe et l'Inde. Ses principaux partenaires
économiques sont la France, l'Inde, l'Italie, la Chine et les États-Unis.

B.3 CONTEXTE DU SECTEUR HYDRAULIQUE


Au niveau national, divers acteurs interviennent dans le secteur de l’hydraulique. En effet,
les structures assurant la desserte ou le suivi de l’eau sont différentes selon le milieu. En
général, la Sénégalaise des Eaux (SDE) et la Société nationale des Eaux du Sénégal (SONES)
assurent l’approvisionnement en eau potable des zones urbaines alors que l’Office des
Forages Ruraux (OFOR) est responsable de l’alimentation des zones rurales.
Au Sénégal, la majorité des ménages a accès à une eau de boisson issue d’une source
améliorée. En effet, comme l’illustrent les graphiques ci-dessous, plus des trois quarts de la
population s’approvisionnent en eau de boisson auprès d’une source d’eau améliorée.
Malgré un écart considérable par rapport à la zone urbaine, le milieu rural se caractérise par
une part importante de sa population utilisant un point d’eau amélioré pour
s’approvisionner (76%). En milieu urbain, plus de 9 ménages sur 10 utilisent une source
améliorée. L’essentiel des ménages résidant dans la zone ouest (97%) et, dans une moindre
mesure, ceux du centre (88%) et du nord (87%) ont accès à une source d’eau potable
améliorée à l’inverse de la majorité des ménages du sud (54%) qui utilisent un point d’eau
non amélioré pour s’approvisionner.
Graphique 3: Utilisation des sources d’eau Graphique 4: Utilisation des sources d’eau par milieu de
résidence

Source : ANSD (EDS, 2016)

Au Sénégal, l’essentiel des ménages disposent d’un point d’eau à domicile (77%) ou se
procurent l’eau à proximité de leur résidence (14% mettent moins de 30 mn, file d’attente
inclus pour collecter l’eau). Ce constat concorde avec le fait que le raccordement à domicile
constitue la principale source d’eau potable pour la plupart des ménages. Les ménages ne
disposant pas d’un raccordement à domicile mettent en général moins de 30 mn pour
collecter l’eau (62%).

21
Graphique 5: Répartition des ménages selon leur durée de collecte de l'eau de boisson

Source : ANSD (EDS, 2016)

Dans les ménages ne disposant pas d’un point d’eau sur place, la collecte de l’eau est
généralement assurée par les femmes adultes (82%). Il existe quelques ménages (6%) pour
lesquels les corvées d’eau sont assurées par les enfants âgés de moins de 15 ans. Quel que
soit le milieu de résidence, les femmes sont les plus impliquées dans la collecte d’eau hors
du domicile. Toutefois, une différence notable est relevée en ce qui concerne la participation
des hommes. Les hommes résidant en milieu urbain participent plus aux corvées d’eau.
Lorsque le ménage ne dispose pas d’une source d’eau sur place, près du quart de ceux qui
collectent l’eau en milieu urbain (24% contre 8% en zone rurale) sont des hommes adultes.
De plus, la participation des enfants est généralement plus faible en zone urbaine qu’en
milieu rural.
Graphique 6: Répartition des ménages selon la personne responsable de la collecte de l'eau par milieu de
résidence

Source : ANSD (EDS,2016)

22
Dans toutes les zones du pays, les femmes sont plus nombreuses pour la collecte de l’eau.
Les ménages dans lesquels les hommes s’occupent des corvées d’eau sont plus importants
dans la région Ouest (20%). En outre, les régions sud et centre se caractérisent également
par une part très faible de ménages dans lesquels les enfants assurent l’approvisionnement
en eau lorsque le point d’eau se trouve en dehors du domicile.

CHAPITRE IV : CADRE MÉTHODOLOGIQUE

Les chapitres précédents ont permis d’apporter l’éclairage nécessaire sur les principales
variables que nous souhaitions analyser dans cette recherche : La disponibilité de l’eau, la
qualité de l’eau, le cout de la facture d’eau et les couts du branchement au réseau d’eau.
Ce chapitre IV a trait au cadre de référence méthodologique qui situe les démarches mises
en œuvre pour le recueil des informations nécessaires pour mener à bien notre enquête. Elle
donne aussi un aperçu général sur la procédure d’échantillonnage utilisée, ainsi que les
caractéristiques générales de l’échantillon
Ce chapitre présente également les méthodes de mesure et de recueil des informations,
justifie leur choix et discute de leur validité et de leur fidélité en fonction du type
d’informations recherchées et du contexte dans lequel se déroule le recueil des données.

IV.1 POPULATION CIBLE

La population cible, c’est-à-dire celle à laquelle s’intéresse particulièrement la présente


enquête et à laquelle on souhaiterait généraliser les résultats, concerne tous les ménages
du département de Dakar.
Le ménage ; étant l’unité d’analyse de notre enquête, il est défini comme « l’ensemble des
occupants d’une habitation ou ensemble d’habitations, participant à son économie et qui
reconnaissent l'autorité d’une seule personne » (INSEE).
Le choix de cette population se justifie par les raisons suivantes :
 La ville de Dakar, située dans ledit département constitue le lieu de
résidence/habitation de l’enquêteur.
 Pour des raisons budgétaires, de volume de travail et d’investissement en temps :
travailler sur l’ensemble des départements était en dehors de nos possibilités.
 C’est au niveau du département de Dakar que se manifestent de la manière la plus
aigüe certains problèmes logistique et d’approvisionnement, en raison de sa forte
densité de population.

23
 Et comme dernier raison, le département de Dakar de par son caractère urbain,
ouvert et de lieu de rencontre de différentes nationalités nous paraissait plus
propice à ce genre d’enquête.

IV.2 ÉCHANTILLONNAGE

En statistique, l'échantillonnage désigne les méthodes de sélection d'un sous-ensemble


d'individus (un échantillon) à l'intérieur d'une population pour estimer les caractéristiques
de l'ensemble de la population. Cette méthode présente 2 avantages qui sont un bas coût et
une collecte des données plus rapide que si l'étude avait été réalisée sur l'ensemble de la
population.
Avant d’avancer, on tient à préciser que ce mémoire fait suite au rapport rédigé à la fin de
notre deuxième année de formation pour obtenir le diplôme BTS en Statistique Appliquée.
Ceci dit, on précisera aussi que dans le cadre du cours « Travail sur le terrain » le professeur
chargé du cours et en l’occurrence notre encadreur de rapport, avait fixé un échantillon
proche de « 350 ménages par Tirage Aléatoire Simple». C’est-à-dire que tous les ménages du
département de Dakar avaient la même probabilité de faire partie de notre échantillon.
Pour des raisons budgétaires et de temps (car le rapport devait être rendu dans une date
précise), les enquêteurs n’ont pu interviewer que 283 ménages ; un nombre pas loin des
350, et qui avait été accepté par le professeur en charge du cours et de notre encadrement.

IV.3 LES DONNÉES

La présente étude porte sur le thème «Enquête sur la problématique d’accès à l’eau : cas du
département de Dakar ». Les données proviennent d’une collecte réalisée par deux
enquêteurs et qui s’était déroulée du 13 au 22 Aout 2018 dans les 4 arrondissements du
département de Dakar. Elle a été menée auprès de 283 ménages sélectionnés
aléatoirement. Comme le département de Dakar comporte 4 arrondissements, une
moyenne arithmétique de 71 ménages ont été tirés par arrondissement.
Pour la collecte des données nécessaires à la production de cette enquête, un premier
questionnaire sur papier avait été conçu et soumis à l’appréciation de l’encadreur dont les
remarques et corrections avaient servi à rédiger un deuxième questionnaire, divisé en
sections et comportant les renvois et mesures de sécurité.

24
Finalement et étant donné que les auteurs préféraient réaliser une collecte par support
mobile en raison de ses multiples avantages, le questionnaire définitif rédigé sur Word avait
été rédigé et programmé sur le logiciel de collecte de données CSPRO, ensuite transféré et
déployé sur deux appareils mobiles (un téléphone portable SAMSUNG GALAXY NOTE3Neo et
un téléphone portable TECNO SPARK2) un vue d’une collecte par support mobile.
La dernière étape avant la collecte de données proprement dit, avait consistait à tester le
questionnaire auprès de 15 ménages pour vérifier et apprécier le fonctionnent du
questionnaire sur lesdits supports.
IV.4 PLAN D’ANALYSE

Un plan d'analyse des données est une feuille de route qui indique la façon dont vont être
organisés et analysés les réponses d’un sondage. Il doit aider à l’enquêteur à atteindre ces
trois objectifs qui lui mèneront au but préalablement fixé :

 Obtenir des réponses à nos principales questions d'étude.

 Utiliser des questions de sondage plus spécifiques pour bien comprendre ces


réponses.

 Segmenter les participants au sondage pour comparer les opinions/réponses des


différents groupes sociodémographiques.
Pour notre enquête nous allons tout d’abord procéder à la vérification de notre base de
données, c’est-à-dire à l’indentification des doublons ou observations répétées et la
recherche des données manquantes. Ceci fait, le travail se poursuit dans ces termes :
L’analyse sera dédiée aux variables dont l’exploitation est indispensables pour répondre aux
hypothèses émises ; d’une part avec des statistiques descriptive et d’autre part en les
appliquant des statistiques inférentielles(test statistiques).
Plus précisément, les variables concernées sont :
 La variable C4, qui mesure la disponibilité et l’accès à l’eau pendant les trois
mois précédent notre enquête (juin-juillet-Aout). Qui sera complémentée
par la variable C5 qui quant à elle mesure la durée de cette irrégularité.
 La variable C15 qui mesure le jugement que portent les ménages sur la
qualité de l’eau du robinet.
 La variable D12 qui mesure le jugement des ménages sur la facture d’eau (si
elle est élevée ou plutôt abordable). Cette variable ; pour ce qui concerne
les tests, subira une transformation ou ses quatre modalités (très cher, cher,
abordables et très abordable) ne deviendront que deux : les modalités « très
cher et cher », deviendront « cher » et les modalités « abordable et très
abordable », deviendront « abordable » ; en sommant leurs effectif
respectifs.
 La variable D13 qui mesure la perception sur les couts liés au branchement
au réseau hydraulique.

25
CHAPITRE V : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

Ce chapitre concerne la présentation et l’interprétation des résultats relatifs à l’analyse des


données. Cette analyse des données s’appuie dans un premier temps sur une analyse
descriptive des variables retenues/principales ou « analyse univariée », et en seconde temps
nous allons réaliser une analyse conjointe ou « bivariée, » c’est-à-dire faire le croisement
entre une variable à expliquer avec une variable explicative. Et, finalement, nous aurons
recours aux tests statistiques pour répondre à nos hypothèses.

V.1.1 STATISTIQUES DESCRIPTIVES

Le but de la statistique descriptive ou « exploratoire » est de décrire, résumer, synthétiser


l’information contenue dans la série statistique ; mettre en évidence ses propriétés ainsi que
suggérer des hypothèses relatives à la population dont est issu l’échantillon.
Avant de démarrer une analyse statistique, il est nécessaire de bien connaître ses données ;
réaliser une analyse descriptive est donc un préalable à toute analyse statistique, qu’elle soit
univariée ou multivariée.
Avant de procéder aux analyses statistiques, on va tout d’abord donner un vue d’ensemble
de notre base de données et évaluer en même temps la qualité de nos données. Cette étape
est importante car elle permet la fiabilité et la représentativité des données recueillis sur le
terrain.
Tableau 1 : Vérifications de la qualité des données

26
Dans le tableau ci-dessus on voit bien qu’il n’y a pas de données manquantes au niveau de
nos variables d’intérêt, c’est-à-dire que nos données sont de bonne qualité. Sur la question
de la représentativité de nos données (arrondissements d’étude) le tableau suivant nous
donne des amples informations sur le niveau de représentativité de chaque arrondissement
dans notre base de données.
Tableau 2 : Répartition des ménages par arrondissements

On constate d’après ce résultats une surreprésentation des arrondissements de


Dakar- plateau et des Parcelles Assainies, du probablement au fait furent les premiers lieux
de collecte. Cette mémé information peut être mieux visualisée avec un diagramme en
secteur plus parlant comme le suivant :

Graphique 7 : Répartition des ménages par arrondissements

27
Comme dit plus haut les arrondissements de Dakar-Plateau et les Parcelles Assainies sont
plus représentés que les autres arrondissements, avec une différence de presque cinq points
de pourcentage.

A. DISPONIBILITTÉ EN EAU DES MÉNAGES

Tableau 3: Répartition des ménages selon disponibilité en eau

A la question « vous aviez couramment d’eau les trois derniers mois  » la réponse « non »
est relativement supérieur a « oui » c’est-à-dire que plus de la moitié des ménages avait été
touché par le manque d’eau enregistré .Néanmoins, pour connaitre les réponses à
l’intérieure de chaque arrondissement, il nous faudrait procéder à un croisement de la
variable « régularité de l’eau » et la variable « arrondissement »

28
La régularité de l’eau pendant les trois derniers mois (Juin, Juillet et Aout) connait des piques
et des creux selon qu’on se trouve dans un ou dans un autre arrondissement. Plus
précisément, les plus grands écarts s’enregistrent au niveau des arrondissements de Dakar-
Plateau, avec une prédominance du « oui » et Parcelles Assainies, avec une prédominance
du « non »

Graphique 8 : Disponibilité des ménages en eau

29
Ce graphique, plus visuel, en dit largement sur la situation de la régularité de l’eau dans
chaqu’un des arrondissements et met en relief les disparités en les arrondissements de
Dakar-Plateau ; ou le 65,1 % des ménages affirment avoir eu de l’eau couramment les mois
de Juin, Juillet et Aout, alors que dans l’arrondissement des Parcelles Assainies, 73.4% des
ménages affirment avoir manqué d’eau pendant ces mêmes mois.
Dans l’arrondissement de Grand Dakar 63,3% des ménages ont manqué régulièrement d’eau
tandis qu’aux Almadies, presque le même pourcentage, 62,3% des ménages déclarent avoir
eu couramment de l’eau dans la même période.

A.1. PREMIÈRE HYPOTHÈSE


Nous voulons savoir exactement s’il y a une relation entre le manque d’eau enregistré les
mois Juin, Juillet et Aout, et l’arrondissement de résidence. C’est-à-dire, si certains
arrondissements étaient plus affectés que d’autres par ce problème.

Ce test du khi2 montre qu’au seuil de 5% que certains arrondissements soufraient plus de
manque d’eau que d’autres.

B PERCEPTION SUR LA FACTURE D’EAU


Ici nous traiterons et interpréterons la perception qu’ont les ménages sur leur facture d’eau,
c’est-à-dire ce qu’ils répondent quand nous leurs posons la question « comment vous jugez

30
votre facture d’eau ? » et comment la réponse à cette question varie en fonctions des
arrondissements.
Tableau 4 : Perception des ménages sur le cout de la facture d’eau

En général les ménages jugent leur facture d’eau « abordable » c’est-à-dire qu’elle reflète
réellement leur consommation : 145 ménages au total, contre un nombre non négligeable
de 90 et 45 ménages qui la jugent « élevée » et « très élevée » respectivement. Seules trois
ménages d’un total 283 jugent leur facture d’eau « très abordable ».
Graphique 9 : Perception de la facture d’eau par les ménages

Graphiquement, on remarque que parmi tous les ménages, 51.24% jugent leur facture
d’eau abordable, contre 31.80% qui la jugent très élevée et en dernier lieu, 15.90 % et
1.06% des ménages disent que leur facture d’eau est très élevée et très abordable,
respectivement.
Malgré cette prédominance de l’appréciation « abordable » face aux autres, il faudrait aussi
analyser l’appréciation de la facture d’eau mais cette fois-ci dans chaque arrondissement ;
en croisant ces deux variables.
Tableau 5 : appréciation de la facture d’eau par arrondissement

31
Effectivement, presque dans la totalité des arrondissements, sauf dans l’arrondissement de
Grand Dakar où les appréciations abordable et élevée ont 26 (43.3%) des ménages
respectivement ; dans le reste des arrondissements l’appréciation abordable est largement
supérieure: 73.8% pour l’arrondissement de les Almadies, 54.4% aux Parcelles Assainies et
37.3% à Dakar-Plateau.
La seconde appréciation la plus courante est « élevée » qui enregistre sont plus grand
pourcentage dans l’arrondissement de Grand Dakar puis, 31.6% aux Parcelles Assainies,
31.3% à Dakar-Plateau et 21.3% aux Almadies.

B.1 DEUXIÈME HYPOTHÈSE


On veut tester l’hypothèse selon laquelle la proportion de la population qui juge la facture
d’eau abordable est supérieure de celle qui le juge non-abordable (cher).

32
Et le résultat de ce test vient de confirmer notre hypothèse, c’est-à-dire qu’au seuil de 5% la
population jugent la facture d’eau abordable.

C. PERCEPTION DE LA QUALITÉ DE L’EAU


Cette partie sera consacrée à la synthèse et interprétation, à l’aide de tableaux et graphiques
et commentaires, du jugement que portent les 283 ménages sur la qualité de l’eau qu’ils
utilisent. C’est-à-dire, les réponses données par les ménages à la question « Comment vous
jugez la qualité de l’eau de votre robinet ? »
Tableau 6 : Avis des ménages sur la qualité de l’eau

D’après ce tableau, il est clair que pour la plupart des 283 ménages interrogés, l’eau fournit
est de bonne qualité avec un 185 ; un peu plus que la moitié. 75 ménages l’ont jugé de
mauvaise qualité, 9 l’ont jugé de très mauvaise qualité, contre 14 ménages qui le jugent de
très bonne qualité.

Graphique 10 : Répartition des avis des ménages sur la qualité de l’eau

On remarque que
seulement pour une
infime minorité de la
population
interrogée, 3.18,
l’eau est de très
bonne qualité.
68.55% des
ménages disent que
l’eau est de bonne
ou de très bonne
qualité tandis que le 31.45 restant le classe dans la catégorie de mauvaise ou très mauvaise
qualité.

33
Il est indispensable voir obligatoire, de procéder à un croisement de la variable
« appréciation de la qualité de l’eau » et la variable « arrondissement de résidence » si l’on
souhaite avoir une idée de comment la qualité de l’eau est appréciée ou jugée dans les
différents arrondissements du département de Dakar. Cela nous permettra de savoir dans
quels arrondissements la qualité de l’eau est plus ou moins appréciée.
Tableau 7 : Distribution de l’avis des ménages su la qualité de l’eau selon arrondissements

Ici encore, l’opinion selon laquelle la qualité de l’eau est bonne reste majoritaire. Elle
enregistre les plus grands pourcentages dans les arrondissements de les Almadies, avec
73.8% et aux Parcelles Assainies, avec 65.8%. L’appréciation mauvaise qualité est la seconde
la plus enregistrée dont le pourcentage le plus élevé se trouve dans l’arrondissement de
Grand Dakar à 28.3%.
Contrairement aux autres arrondissements, nous n’avons aucune appréciation extrême du
type très bonne qualité, ou du type très mauvaise qualité de l’eau aux Almadies. Par contre,
l’arrondissement de Grand Dakar enregistre les mêmes pourcentages pour ces mêmes deux
cas extrêmes : 5% dans les deux cas.
Graphique 11 : Distribution de l’avis des ménages su la qualité de l’eau selon
arrondissements

34
Dans l’ensemble des ménages interrogés, le 70.3% ont une appréciation favorable par
rapport à la qualité de l’eau tandis que, 29.7% des ménages ont une appréciation
défavorables à la qualité de l’eau.

C.1 TROIXIÈME HYPOTHÈSE


Ici nous voulons tester l’hypothèse selon laquelle l’avis sur la qualité de l’eau ne dépend pas
de l’arrondissement.

Et le test du khi2 associé à cette hypothèse montre que cette hypothèse est retenue c’est-à-
dire qu’au seuil de 5%, l’eau est de bonne qualité dans tous les arrondissements.

D. LES COUTS DE BRANCHEMENT AU RÉSEAU HYDRAULIQUE

Dans cette dernière partie consacrée aux statistiques descriptives, nous nous intéressons à la
perception des ménages sur les couts liés au branchement au réseau hydraulique c’est-à-
dire le branchement de la bâtisse au réseau d’eau.

Tableau 8 : Perception des ménages sur le cout de branchement au réseau d’eau

35
Un peu plus de deux tiers des ménages interviewés considèrent que les couts liés au
branchement au réseau hydraulique sont abordables. Les deux cas extrêmes (très cher et
très abordable) enregistrent un faible taux de 6% et 3.2% respectivement. La modalité
«cher » arrive en deuxième position avec 23.3%. 
A en croire ce tableau on dirait que les couts de branchement au réseau hydraulique sont
perçus comme étant abordables, mais pour avoir une vue d’ensemble plus détaillées on
devrait voir cette appréciation dans les quatre arrondissements.
Tableau 9: Perception des couts de branchement au réseau hydraulique par
arrondissement

Graphique 12 : Répartition par arrondissements de l’avis des ménages sur le cout du
branchement au réseau d’eau

36
Grace à cette représentation graphique issue du tableau précédent, on peut voir clairement
comment fluctue l’avis des ménages sur les couts liés au branchement hydraulique. C’est
ainsi que l’on peut constater l’inexistence des modalités extrêmes (très cher et très
abordable) dans le L’arrondissement des Almadies. La modalité « abordable » est largement
représentée dans les quatre arrondissements.

D.1 QUATRIÈME HYPOTHÈSE


Dernièrement on veut tester si globalement, le cout de branchement au réseau hydraulique
fluctue avec les arrondissements.

Et les du khi2 associé vient de rejeter cette hypothèse.

CONCLUSION

Comme nous venons de le voir avec les statistiques descriptives et inférentielles nos
variables d’intérêt ont su répondre à nos attentes en nous fournissant toutes les
informations nécessaires pour retenir ou rejeter les quatre hypothèses émises en amont.
En nous référant aux résultats des tests des quatre hypothèses, nous pouvons conclure que :
 Le problème d’accès à l’eau durant ces trois derniers mois n’affectait pas tous les
arrondissements de la même manière : Certains étaient plus affectés que
d’autres(Les Parcelles Assainies et Grand Dakar).

 L’eau desservie à la population est de bonne qualité.

 La facture d’eau est abordable pour les populations desservies.

 Le cout de branchement au réseau hydraulique est le même dans tous les


arrondissements (abordable).

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RECOMMENDATIONS

Vu que l’objectif de notre enquête ne portait sur la problématique de l’accès à l’eau pendant
l’été 2018 dans le département de Dakar et que cette accessibilité est mesuré par trois
indicateurs :

 Disponibilité de l’eau.
 Potabilité de l’eau (sa qualité).
 Le cout d’utilisation (la facture d’eau)
 Et le cout d’accès(ou cout de branchement au réseau d’eau) ;
Dont le trois premiers sont favorables à l’accès à l’eau de bonne qualité et que seule le
premier indicateur fait défaut, nous nous limitons donc à recommander aux acteurs du
secteur hydraulique de fournir plus d’efforts pour l’adduction de l’eau jusqu’aux ménages.
Une deuxième conclusion liée fortement aux changements de la pluviométrie serait de
construire des lieux de stockage de l’eau des pluies, car elles deviendront de plus en plus
fréquentes et intenses.

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BIBLIOGRAPHIE

 Rosendo Mane Abeso, Ismaila Ndiaye ; « Enquête sur la problématique d’accès à


l’eau : cas du département de Dakar ; INEFSAGEP ,2018.

 ANSD, «  A L’ÉCOUTE DU SÉNÉGAL, MODULE 14 : EAU ET ASSAINISSEMENT », 2014.

 ANSD,  « Enquête démographique et Santé (EDS)»,2017.

 ANSD, « Situation économique et sociale du Sénégal », 2017, 2018, et 2019.

 AQUASTAT, Fiche du pays : Sénégal »,2005.

 Christelle PEZON, « Analyse rétrospective du secteur urbain de l’eau potable au


Sénégal : un partenariat public-privé à l’épreuve du temps » ,2018.

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