Vous êtes sur la page 1sur 72

République Tunisienne

Ministère de la formation professionnelle et de l’emploi

Groupe Etoile Formation de Sousse

Projet de fin de formation


Présenté en vue de l’obtention de brevet technicien supérieur en
comptabilité et finance

Incitations à l’exportation (législation


antérieure et nouvelle loi d’investissement)

Elaboré Par :Jouilli Sarra


Encadré par : Mme Tej Soumaya

Année universitaire 2019-2020


Dédicace
Avec amour, respect et sincérité, je rendre grâce à ceux que je considéré
comme ma source de joie et de motivation

A Dieu :

Pour la patience, la compétence et le courage qu’il m’a donné pour arriver

à ce stade

A ma chère mère :

Qui était toujours disponible pour moi. Mon amour pour toi est si fort
qu’il fera trembler une montagne, si beau qu’il fera sourire le matin, si
grand qu’il sera impossible de dompter. Que Dieu te préserve et te
procure santé et longue vie.

A tous mes amis

Que ce travail soit l’expression de mon amitié sincère.


11

Remercîments
Il me tient particulièrement à exprimer une immense gratitude envers toute
personne ayant participé de près ou de loin pour avoir le bon achèvement de
mon projet de fin de formation

J’adresse mes sincères remerciements et mes vifs respects à madame Tej


Soumaya en tant qu’encadreur, qui m’accompagné avec sa patience,
encouragements et gentillesse. Je lui remercie également pour ses remarques
pertinentes, ses conseilles et ses critiques constructives sans lesquels ce travail
n’aurait pas aboutit. Sans aucun doute, je garderai tout le long de ma vie un très
bon souvenir de ces quelques années de formation.

J’adresse toute ma gratitude à MadameChehidiHanenpour les efforts et


ses encouragements tout au long de travail et Je tenais à vous remercier
pour le soutien que vous m’avez apporté durant mes années de formation.

Je remercie les membres de jury pour avoir accepté d’évaluer et de rapporter


mon travail de projet de finde formation.

Finalement, je tiens à exprimer mes profondes gratitudes à mes enseignants et


tous les membres de l’administration de l’ETOILE FORMATION pour les
moyens qu’ils m’ont offerts pour mener à terme ma formation.
Sommaire

Introduction générale ...........................................................................................................1


Chapitre I :Avantages fiscaux pour le régime de l’export (Jusqu’au 31/03/2017) .............2
Section I. avantages fiscaux en matière des impôts directs ...................................................2
I. Cadre général ...........................................................................................................2
I.1. Code d’Incitations aux Investissements ..................................................................2
I.1.1 Généralités sur Le CII ......................................................................................2
I.1.2. Les dipositions communes ...............................................................................4
I.1.3. Dégrèvements Physiques .................................................................................5
II. Cadre spécifique .........................................................................................................7
II.1. Régime Totalement Exportateur ...........................................................................7
II.2. Le régime partiellement exportateur ................................................................... 10
III. Régime des exportations régie par le code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l’impôt sur les sociétés ..........................................................................11
III.1. Régime des exportations.................................................................................... 11
III. 2. Déduction des revenus ou bénéfices ................................................................. 12
Section II.Avantages Fiscaux en matière de la TVA .......................................................... 12
I. Les dispositions du Code d’Incitations aux Investissements (C.I.I) ......................... 12
I.1 les entreprises totalement exportatrices ................................................................. 12
I.2. Les entreprises partiellement exportatrices ........................................................... 13
II. les dispositions du Code de la TVA..................................................................... 13
III. Les règles de gestion ........................................................................................... 13
IV. Contrôle & Suivi ................................................................................................. 15
Revue du système des avantages fiscaux........................................................................ 16
Chapitre II :Les avantages fiscaux en matière d'impôts directs au sens de la nouvelle loi
des avantages fiscaux (Application 01/04/2017)................................................................. 18
Section I. Encouragement de l’exportation ........................................................................ 18
I. Définition des opérations d’exportation ......................................................................18
II. Définition des entreprises totalement exportatrices .............................................. 19
III. Dispositions fiscales et douanières relatives aux entreprises totalement
exportatrices .................................................................................................................. 19
IV. Avantages fiscaux accordés................................................................................. 20
V. Révision du régime de l’exportation (Art 37 et 40 LF 2019) ................................... 20
VI. La suspension de la TVA pour les ETE (Article 38 LF 2019) .............................. 22
Section II. Avantages fiscaux au titre de la souscription au capital initial ou à son
augmentation (art 72 à 76)................................................................................................. 23
I. Entreprises totalement exportatrices et projets innovants ........................................ 23
II. Mesures transitoires ............................................................................................ 23
III. Comparaison : incitations nouvelles / incitations anciennes ................................. 25
Cas pratique : cas de la société Nastex, SARL .................................................................. 27
I. Présentation de la société ........................................................................................... 27
II. Les avantages fiscaux attribués à la société ............................................................. 27
III. Hypothèse .............................................................................................................. 28
Conclusion générale .............................................................................................................29
Liste des abréviations ...........................................................................................................30
Bibliographie ........................................................................................................................ 31
Annexes ............................................................................................................................... 32
Introduction générale

La Tunisie, pays a emplacement stratégique dans le monde, a toujours donné impotence au


domaine de l’export et aux sociétés exportatrices qui jouaient un rôle important dans
l’équilibre socio économique du pays : croissance de l’économie, l’entré de la devise qui aide
à la résorption de la dette publique.

Pour que la Tunisie bénéficie de l’ouverture de l’économie à travers l’exportation elle a choisi
d’utilisé la fiscalité comme moyen d’encouragement à l’exportation ainsi des faveurs fiscales
sont accordées dans le but de promouvoir l’exportation celles-ci sont dites des incitations
fiscales à l’exportation qui sont les avantages fiscaux ou aussi l’encouragement à
l’exportation pour promouvoir l’exportateur et pousser les investisseurs à dynamiser
l’économie et renforcé la position de notre pays sur le marché mondial.

Alors la fiscalité intervient : les incitations fiscales à l’export peuvent être sous forme d’une
réduction, exonération ou suspension d’impôts.

Alors allons voir les incitations fiscales à l’exportation, leurs processus historique, les textes
fiscaux régissant l’exportation et les résultats réalisés durant les dernières années où on
s’aperçoit que les incitations fiscales à l’exportation sont éparpillés dans différents textes
(ancien régime d’investissement) et elles sont d’une portée limitée (nouvelle loi
d’investissement 2017)

1
Chapitre I :
Avantages fiscaux pour le
régime de l’export
(Jusqu’au 31/03/2017)
Section I. avantages fiscaux en matière des impôts
directs
I. Cadre général

I.1. Code d’Incitations aux Investissements


I.1.1 Généralités sur Le CII
Le CIIencourage les investissements par le biais des avantages fiscaux (dégrèvements
fiscaux, déductions des bénéfices, exonérations,…) et des avantages financiers.

Le CII couvre toutes les opérations d'investissement réalisées en Tunisie par des promoteurs
tunisiens ou étrangers (résidents ou non) relatives à la création, à l'extension, le
renouvellement, le réaménagement ou la transformation d'activité.

Les secteurs d'activités couverts par le CII


1. Les industries manufacturières

2. Les travaux publics

3. Le tourisme

4. L'artisanat

5. Le transport

6. L'éducation et l'enseignement

2
7. La formation professionnelle

8. Animation et encadrement des jeunes

9. La production et industrie culturelles

10. La santé

11. La protection de l'environnement

12. La promotion immobilière

13. Les autres activités et services non financiers

14. L'agriculture et la pêche

 Les procédures à suivre afin de bénéficier des avantages du CII


Pour bénéficier des avantages du CII, le promoteur doit remplir les conditions suivantes:

 Dépôt d'une déclaration d’investissement auprès des services concernés :

À titre indicatif:

 L'APIA : les projets agricoles et de pêche des catégories ''B'' et ''C'', les projets de
services liés à l'agriculture et à la pêche ainsi que les activités de première
transformation intégrées à l'agriculture ou à la pêche (selon la superficie & le cout)

 LE CRDA : pour les projets agricoles ou de pêche de la catégorie ''A''

 L'ONTT : pour les activités touristiques ;

 L'APII : pour les activités d'industries ou de services autres que touristiques ;

 L'ONA : pour les activités artisanales.

Les investissements réalisés dans certaines activités fixées par décret restent soumis à
autorisation préalable des services compétents conformément aux conditions et
règlements prévus par les lois spécifiques les régissant(Loi 69-2007).

 Réalisation d'un schéma de financement de l'investissement comportant le minimum


de fonds propres [Exception faite pour les entreprises totalement exportatrices] variant
de 10 % à 40 % décret (94-489).
- Les précisions :
 Les étrangers peuvent investir dans le secteur agricole dans le cadre de
l'exploitation par voie de location des terres agricoles. Toutefois, ces
investissements ne peuvent en aucun cas entraîner l'appropriation par les
étrangers des terres agricoles.
 La participation des étrangers qui dépasse 50% du capital dans certaines
activités de services autres que totalement exportatrices dont la liste est fixée

3
par décret (94-492), reste soumise à l'approbation de la Commission
Supérieure de l’investissement.
 Application des avantages même s’ils ne sont pas mentionnés sur l’attestation
de dépôt de déclaration:
Dans une prise de position, la DGAFF a précisé que les avantages à l’export et
au développement régional s’appliquent sans qu’il ne soit nécessaire de les
mentionner de façon expresse sur l’attestation de dépôt de déclaration délivrée
par l’APII.
 l’activité de commerce à l’exportation ne peut pas bénéficier des
avantages du CII. Toutefois, le promoteur a le choix entre deux régimes
possibles :
 Bénéficier des avantages prévus par le doit commun relative aux
déductions des bénéfices ou revenus provenant de l’exportation.
 Créer une société de commerce international.

I.1.2. Les dispositions communes


 Les personnes bénéficient des avantages du CII
Les Personnes physiques ou personnes morales qui souscrivent au capital initial ou à
l'augmentation du capital des entreprises régies par le CII, bénéficient de la déduction des
revenus ou bénéfices réinvestis dans la limite de 35% des revenus ou bénéfices nets soumis à
l’IRPP ou à l'IS, et ce sous réserve du minimum d’impôt (MI) prévu par les articles 12 et 12
bis de la loi de promulgation du code de l’IRPP et de l’IS.

Les obligations pour bénéficier des avantages du CII


 Le bénéfice de cet avantage est subordonné à :

1. la tenue d'une comptabilité régulière conformément au système de


comptabilité des entreprises, et ce pour les sociétés ainsi que pour les
personnes exerçant une activité commerciale (BIC) ou non commerciale
(BNC) telle que définie par le code de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l'impôt sur les sociétés.
2. L'émission de nouvelles parts sociales ou actions

3. La non réduction du capital, pendant une période de 5 ansà partir du 1er janvier
de l'année qui suit celle de la libération du capital souscrit, sauf dans le cas de
réduction pour résorption des pertes.

4. La présentation lors du dépôt de la déclarationde l'IRPP ou de l'IS par les


bénéficiaires de la déduction d'une attestation de libération du capitalsouscrit ou
de tout autre document équivalent.

5. la non cession des actions ou des parts sociales qui ont donné lieu au bénéfice de
la déduction, avant la fin des deux années suivant celle de la libération (p:7 NC

4
7/2015) du capital souscrit ou celle de la souscription aux parts ou de leur
acquisition.

Alorsle dégrèvement n’est accordé que dans la limite des montants libérés et
déclarés avant la date de dépôt de la déclaration définitive de l’IRPP ou de l’IS.

6. l’inscription des bénéfices ou des revenus réinvestis dans un compte spécialau


passif du bilan non distribuable.

- le non stipulation dans les conventions signées entre les sociétés et les souscripteurs de
garanties en dehors du projet ou de rémunérations qui ne sont pas liées aux résultats du
projet objet de l’opération de souscription.

- Les précisions
 La souscription au capital des sociétés par la conversionde créances donne lieu à
déduction au titre du réinvestissement financier.

 La Doctrine administrative a cité les sociétés de capitaux, ce qui exclut les


réinvestissements financiers effectués dans le capital des sociétés de personne.

 La DGELF (N°939 du 20 juin 2006) a précisé que les dégrèvements fiscaux peuvent
être consommés jusqu’à la date légale du dépôt de la déclaration d’impôt sur le revenu
ou d’impôt sur les sociétés.

 La DGAFF (N° 1830 du 27 décembre 1999), a précisé que le dégrèvement financier


est accordé, que la société procède à une déclaration d’investissement globale avec
réalisation de l’augmentation du capital par tranches successives ou qu’elle dépose des
déclarations successives à l’occasion de chaque augmentation de capital dès lors que
les conditions légales du dégrèvement financier sont réunies.

 La DGELF (N°1009 du 16 juillet 2004)a précisé que les apports en nature n’ouvrent
pas droit au dégrèvement financier.

 La DGELF (N°1545 du 20/12/2006) a précisé que l’annulation des titres possédés par
l’absorbante dans le capital de l’absorbée, subséquente à une fusion absorption,
n’entraine pas déchéance du dégrèvement financier dont a bénéficié l’absorbante.

I.1.3.Dégrèvements Physiques
 Les bénéficiant de des avantages de CII
Les sociétés qui investissent tout ou partie de leurs bénéfices au sein même bénéficient de la
déduction des ou bénéfices réinvestis dans la limite de 35% des bénéfices nets soumis à
l’IRPP ou à l'IS, et ce sous réserve du minimum d’impôt (MI) prévu par l’article 12 de la
loi de promulgation du code de l’IRPP et de l’IS (Exemple : acquisition des machines,

5
d’un terrain (sauf pour la promotion immobilière en phase d’extension), la construction d’un
bâtiment…)

Les conditions pour bénéficier des avantages


1. Les bénéfices réinvestis doivent être inscrits dans un « compte de réserve
spécial d'investissement » au passif du bilan avant l'expiration du délai de dépôt de
la déclaration définitive au titre des bénéfices de l'année au cours de laquelle la
déduction a eu lieu et incorporés au capital de la société au plus tard à la fin de
l'année de la constitution de la réserve.
2. La déclaration d’IS doit être accompagnée du programme d'investissement à
réaliser et de l'engagement des bénéficiaires de la déduction de réaliser
l'investissement au plus tard à la fin de l'année de la constitution de la réserve.
3. Les éléments d'actifs acquis dans le cadre de l'investissement ne doivent pas être
cédés pendant deux années au moins à partir de la date d'entrée effective en
production.
4. Le capital ne doit pas être réduit durant les cinq années qui suivent la
date de l'incorporation des bénéfices et revenus investis, sauf dans le cas de
réduction pour résorption des pertes.
- Les précisions
 Selon la doctrine administrative, le dégrèvement physique n'est accordé que si
les équipements à acquérir sont nécessaires à la production de la société, ce qui exclut
notamment :

 le mobilier de bureau sauf pour les sociétés de service pour les quels il
constitue un élément de production ;

 les véhicules de tourisme ;

 la construction du siège social.

 Dans le cas où la société enregistre un résultat comptable déficitaire, elle ne peut pas
bénéficier du dégrèvement physique même si son bénéfice fiscal est bénéficiaire.

 Les équipements acquis en leasing ou ijara peuvent bénéficier des avantages au


titre des bénéfices réinvestis au sein même de la société.

6
II. Cadre spécifique
II.1. Régime Totalement Exportateur
Les présentations du régime totalement exportatrice
 Sont considérées totalement exportatrices les entreprises dont la production est
destinée totalement à l'étranger ou celles réalisant des prestations de services à
l'étranger ou en Tunisie en vue de leur utilisation à l'étranger.

 Sont également considérées totalement exportatrices les entreprises travaillant


exclusivement avec :

• les entreprises totalement exportatrices (ETE) régie par le CII ;

• les entreprises établies dans les parcs d’activités économiques ;

• les organismes financiers et bancaires travaillant essentiellement avec les non


résidents.

 Déduction des Revenus ou Bénéfices


Entreprises en Les revenus ou bénéfices Les entreprises dont la Les entreprises dont la période de
activité provenant de l'exportation période de déduction totale déduction totale des bénéfices ou
Avant le sont déduits en totalité des revenus ou bénéfices revenus provenant de l’exportation
01/01/2014 durant les dix provenant de l’exportation n’a pas encore expiré au 1er janvier
premières années à partir de a expiré avant le 1er janvier 2014 continuent à bénéficier de la
la première opération 2014 continuent à déduction totale des revenus et
d'exportation, et ce, bénéficier de la déduction bénéfices provenant de l’exportation
nonobstant le MI ; (100% totale des revenus et et ce, jusqu’à l’expiration de la
sans MI) bénéfices provenant de période de dix ans qui leur est
l’exportation réalisés impartie à cet effet.
jusqu’au 31 décembre
2013.

Investissement Les investissements ayant Imposition à l’IS pour les PM au taux de 10% sur les bénéfices
cours de obtenu une attestation de provenant de l’exportation et déduction pour les PP des deux tiers
réalisation dépôt de déclaration (2/3) des revenus provenant de l’exportation (sans MI sans
d’investissement avant le limitation dans le temps) :
01/01/2014 et qui entrent en • A compter du 1er janvier 2014, soit sur les bénéfices
activité effective au cours réalisés au titre de l’exercice 2014 à déclarer en 2015 pour
de l’année 2014 bénéficient les entreprises dont la période de déduction totale des
de la déduction totale des revenus ou bénéfices provenant de l’exportation a expiré
revenus et bénéfices avant le 1er janvier 2014,
provenant de l’exportation • A compter de la première année suivant celle de
durant les 10 premières l’expiration de la période des 10 années concernées par la
années d’activité à compter déduction totale pour les autres entreprises.
de la première opération NB: un minimum d’impôt de 0.1% sur le C A export a été ajouté
d’exportation par la LF 2014.

Tableau : Déduction des Revenus ou Bénéfices

7
Dégrèvements

Financiers: 100% sousRéserve du M.I

Réinvestissements

Physiques: 100% sous réserve du M.I

- Les précisions
 La DGELF (N°1757 du 20/12/2006) a précisé que la sous traitance de main-d’œuvre
au profit d’une société totalement exportatrice est considérée comme une opération
d’exportation dans la mesure où ladite main-d’œuvre participe directement aux
opérations d’exportation.

 La DGELF (N°1578 du 26/10/2006) a précisé que les services de formation


professionnelle au profit des sociétés totalement exportatrices ne sont pas considérés
comme des opérations d’exportation puisqu’ils sont réalisés et utilisés en Tunisie.

 L’avantage de déduction des bénéfices provenant de l’exportation s’applique pour


chaque investissement à part. Ainsi chaque investissement d’extension bénéficie d’une
période de déduction additionnel de 10 ans, à condition de déposer une déclaration
d’investissement auprès des services concernés avant le 1er janvier 2014.

 La LF 2008 a étendu le régime fiscal de faveur des revenus ou bénéfices


provenant de l’exploitation aux revenus et bénéfices exceptionnels se rattachant à
l’activité principale des ETE. La mesure concerne :

 les primes d’investissement et les primes de mise à niveau et les primes


accordées dans le cadre de l’encouragement des opérations
d’exportation.
 la plus-value provenant de la cession des éléments de l’actif immobilisé
à l’exception des immeubles bâtis, des terrains nus et des fonds de
commerce.
 La plus-value provenant de la cession des éléments d’actif
immobilisés de l’entreprise exportatrice bénéficie de la mesure dans le
cas où l’opération de cession des éléments a lieu en dehors de la
Tunisie ou au profit des entreprises totalement exportatrices.
 Les gains de change relatifs aux ventes et acquisitions des entreprises
dans le cadre de l’exercice de leur activité principale,
 Le bénéfice de l’abandon de créances.
 Les primes reçues dans le cadre des interventions du fonds national de l’emploi.

8
 Les ETE peuvent être autorisées à effectuer des ventes ou des prestations de services
sur le marché local portant sur une partie de leur propre production dans une limite ne
dépassant pas 30%.
 Ce taux est fixé à 20% pour les entreprises exerçant dans le cadre de la loi n° 92 -81
du 03 Août 1992, portant création des parcs d’activités économiques.

NB : ce taux a été ramené à 50% en vertu du décret - loi n°28 du 18 avril 2011 au titre de
l'exercice 2011, à 40% par la LFC 2012 du 15 mai 2012 au titre de l'exercice 2012 et à 50%
en vertu de la LF 2015.

• Les ETE peuvent réaliser des prestations de services ou des ventes dans le cadre
d’appels d’offres internationaux relatifs à des marchés publics en dehors de la limite
de 30%.

• Les revenus et bénéfices provenant des ventes et prestations de services effectuées par
ces entreprises sur le marché local sont soumis à l’IR ou à l'IS et doivent supporter les
retenues à la source selon les dispositions du droit commun sauf pour les bénéfices ou
revenus réalisés dans l’activité agricole et de pêche.

 Régime des déchets

• Les dispositions des ventes sur le marché local par les ETE ne s'appliquent pas aux
ventes de leurs déchets aux entreprises autorisées par le ministère chargé de
l'environnement pour l'exercice des activités de valorisation et de recyclage (elle
s’effectue en franchise des droits et taxes). Le montant de ces ventes n'est pas pris en
considération pour la détermination du taux maximum de vente sur le marché local de
30%.(40% ou 50% selon le cas)

• Les bénéfices ou revenus provenant de ces ventes ne sont pas soumis à l'IR ou à l'IS.

 Article 85 du CDPF : «Le défaut de déclaration, dans les délais impartis, des
revenus et bénéfices exonérés, donne lieu à l'application d'une pénalité au taux de 1 %
des revenus et bénéfices concernés. Cette pénalité s'applique, pour les entreprises
bénéficiaires du régime fiscal de l'exportation totale»
 les ETE doivent déposer leur déclaration annuel d’IS au plus tard le 25 Mars pour les
sociétés qui arrêtent leurs états financiers le 31 décembre.( pour les sociétés auxquelles
la période de 10 ans d’exonération n’a pas encore expirée, les pénalités de l’art,85
CDPF sus indiqués seront exigible à partir du 01 juillet ).

le délai de retard pour les revenus et bénéfices est décompté à partir du premier jour qui suit le
25 mars de chaque année ou à partir du premier jour suivant le vingt cinquième jour du
troisième mois qui suit la date de clôture de l’exercice si celui-ci est arrêté à une date autre
que le 31 décembre.

9
Industriels, personnes exerçant des
Pour les personnes professions indépendantes et à partir du 1er septembre
physiques prestataires de services

Personnes exerçant dans le secteur de


l’artisanat à partir du 1er novembre

Agriculteurs et pécheurs
à partir du 1er décembre

Entreprises dont le délai de clôture de


Pour les personnes

l’exercice coïncide avec le 31 à partir du 1er juillet


décembre
morales

Entreprises dont le délai de clôture de


l’exercice ne coïncide pas avec le 31 à partir du 1er jour du septième mois
décembre suivant le mois de clôture de l’exercice

Tableau : Le délai de retard pour les revenus et bénéfices

Le revenu ou le bénéfice provenant de l’exportation est déterminé selon le prorata du


chiffre d’affaires à l’exportation par rapport au chiffre d’affaires global. Toutefois, et dans
la mesure où l’entreprise justifie de la tenue d’une comptabilité régulière et probante pour
chaque branche d’activité, elle peut se prévaloir de cette comptabilité pour la
détermination du bénéfice à l’exportation.

II.2. Le régime partiellement exportateur


 Les opérations d'exportation :
 Sont considérées opérations d'exportation :

- les ventes de marchandises à l'étranger ;

- les prestations de services à l'étranger ;

- les services réalisés en Tunisie et dont l'utilisation est destinée à l'étranger ;

- les ventes de marchandises et les prestations de services aux :

• ETE régie par le CII

• Entreprises établies dans les parcs d’activités économiques (PAE)

• Organismes financiers et bancaires travaillant essentiellement avec les non


résidents.

10
Déduction des Revenus ou Bénéfices
même régime totalement exportateur + condition de tenir une comptabilité régulière
conformément au système de comptabilité des entreprises.

- Les précisions
 La tenue d’une comptabilité non conforme au système comptable des entreprises ne
peut entraîner à elle seule la déchéance de la déduction des bénéfices au titre de
l’export.

 La vente à une entreprise partiellement exportatrice (EPE) d’un produit destiné à


l’export ne constitue pas une exportation indirecte.

Dégrèvements
Financiers: 35% sousRéserve du M.I

Réinvestissements

Physiques: 35% sous réserve du M.I

III. Régime des exportations régie par le code de


l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de
l’impôt sur les sociétés
III.1. Régime des exportations
 Présentation de l’exportation
 Sont considérées opérations d’exportation :

 les ventes à l’étranger de marchandises acquises localement*,

 les prestations de services à l’étranger,

 les services réalisés en Tunisie et destinés à être utilisés à l’étranger,

 Prestations de services et des ventes de marchandises produites localement aux :

 Entreprises totalement exportatrices prévues par le CII,

 Entreprises établies dans les parcs d’activité économique,

 Sociétés de commerce international

 Organismes financiers et bancaires travaillant essentiellement avec les non résidents

11
III.2. Déduction des revenus ou bénéfices
Le bénéfice de la déduction des bénéfices provenant des opérations d'exportation
qu'elles soient directes ou indirectes est subordonné à la tenue d'une
comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises

Section II.Avantages Fiscaux en matière de la TVA


I. Les dispositions du Code d’Incitations aux
Investissements (C.I.I)
Selon les articles 12 et 22 du code d’incitations aux investissements, sont autorisés à acheter
sous le régime suspensif les entreprises totalement exportatrices et les entreprises
partiellement exportatrices.

I.1 les entreprises totalement exportatrices


 les entreprises industrielles totalement exportatrices:

L’octroi d’une autorisation générale pour les entreprises industrielles totalement exportatrices
a été transféré aux services de la direction générale des douanes depuis 1995 et jusqu’au
31/12/2012.

A partir du 01/01/2013 l’octroi d’une autorisation générale pour ces entreprises est revenue à
la direction générale des impôts.

Outre les bureaux de contrôle des impôts peuvent délivrer une autorisation ponctuelle au
titre :

 des biens et services nécessaires à la construction d’immeubles qui serviront pour


l’activité d’exportation et ce pour les entreprises qui se trouvent dans une étape de
démarrage de leur projet et dont le local n’est pas encore agréé par les services de la
douane,

 de moyens de transport utilitaire,

 des immeubles,

 de loyers dans le cadre du contrat de leasing(même après l’entrée effective en


production).

 Les entreprises agricoles, de services et les sociétés de commerce international


totalement exportatrices:

Selon l’article 12 du C.I.I, peuvent bénéficier du régime suspensif les entreprises agricoles et
de services totalement exportatrices. Et d’après les dispositions de la loi n°94-42 du 7 mars

12
1994 telle que modifiée et complétée par la loi n °96-59 du 6 juillet 1996 et la loi n°98-102 du
30 novembre 1998, les sociétés de commerce international totalement exportatrices sont
autorisées à bénéficier du régime suspensif (sous condition d’un agrément dont la validité n’a
pas dépassé 2 années à la date de la demande).

I.2. Les entreprises partiellement exportatrices


Peuvent bénéficier d’une autorisation ponctuelle d’achat en suspension de TVA :

 Les sociétés de commerce international. (Sous condition d’un agrément dont la


validité n’a pas dépassé 2 années à la date de la demande),

 Les autres entreprises autres que sociétés de commerce international.

II. les dispositions du Code de la TVA


 Pour les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée : art 11

- Peuvent bénéficier d’une autorisation générale valable une année pour leurs
acquisitions de biens et services donnant droit à déduction, les assujettis dont l’activité
s’exerce à titre exclusif ou à titre principal en vue de l’exportation ou des ventes en
suspension de la TVA (assujetti total à la TVA et CA provenant de l’export et des
ventes en suspension dépasse 50% du CA global de l’année précédente).

- Les assujettis à la TVA dont l’activité ne s’exerce pas à titre exclusif ou à titre
principal en vue de l’exportation ou des ventes en suspension de la TVA peuvent
également bénéficier d’une autorisation générale pour leurs acquisitions de biens et
équipements acquis localement et entrant dans les composantes des marchés réalisés à
l’étranger dont le montant ne peut être inférieur à 3MD (NC 1/2010).

 Pour les non assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée :

Peuvent être autorisés à bénéficier d’une autorisation ponctuelle pour l’acquisition auprès
d’assujettis de marchandises ou de services destinés à l’exportation, les non assujettis qui
effectuent occasionnellement des opérations d’exportation.

III. Les règles de gestion


Les règles de gestion communes pour les autorisations ponctuelles :
 La situation fiscale du demandeur doit être en règle ainsi qu’un échéancier de
paiement des impôts et taxes éventuellement constatés servi par le Receveur des
Finances de la circonscription dont relève le contribuable.(cette dernière pièce est
annulée par la note 9039 du 18/12/2014)

 L’acquisition doit se faire auprès d’un assujetti à la TVA

13
 Une facture pro forma dont la date ne doit pas excéder les 3 mois, à la date de la
demande

 Le requérant doit présenter les pièces justifiants sa qualité ou son droit au bénéfice de
cet avantage, tel que :

 Agréments ou attestations délivrées par les services compétents des Ministères


de tutelle. (API, APIA, ONTT, etc…)

 Les justifications de marchés ou bon de commandes d’opérations


d’exportations des biens et services.

 Les justifications de financement des acquisitions des biens et services par un


don accordé dans le cadre de la coopération internationale.

 Le requérant doit présenter les justificatifs de la sortie des marchandises dans les vingt
jours du mois suivant celui de l’exportation. A défaut, il doit acquitter dans les limites
de ce délai la taxe suspendue.

 Un engagement de non cession des biens d’équipements objet de l’autorisation


demandé relative à l’acquisition d’un bien d’équipement

Les règles de gestion communes pour les autorisations générales :


 La situation fiscale du demandeur doit être en règle

 L’acquisition doit se faire auprès d’un assujetti à la TVA.

 Un carnet de bons de commande pré numérotés en double exemplaire(apport de l’art


35 de la LF 2013) pour visa par le Bureau de contrôle ou le la direction des grandes
entreprises (selon le cas) (bons originaux uniquement). Le nombre des bons à faire
viser est déterminé par le service selon l’importance du chiffre d’affaires du
contribuable et la régularité de l’envoi trimestriel sur support magnétique des bons de
commande correspondants.

Précision :(art 84 bis CDPF ajouté par l’art LF 2013)

Le défaut de respect de la réglementation en vigueur en matière d’apurement des bons de


commandes visés donne lieu à l’application d’une amende fiscale administrative d’un
montant de 2000DT au titre de chaque bon de commande non apuré ou non présenté , et ce
pour les 5 premiers bons.

Cette amende est relevé à 5000DT au titre de chaque bon de commande non apuré ou non
présenté pour le reliquat.

NB: la note 1379 du 19/02/2015 précise les modalités d’application de cette mesure

 L’original de l’ancienne autorisation en cas de renouvellement

14
 Un registre coté et paraphé par le chef de Bureau ou le directeur de la direction des
grandes entreprises(selon le cas) servant à l’inscription en "entrée-sortie" des achats
réalisés en suspension de la TVA.

 L’autorisation générale n’est valable que pour deux années(note DGI 9039 du
18/12/2013 sauf celle relevant de l’article 11 code TVA qui reste toujours une année) ,
mais dans le cas où l’autorisation est sollicitée en cours d’année, la durée de validité
doit couvrir la période restant à courir jusqu’au 31 décembre de la même année.

 Le renouvellement de l’autorisation générale est conditionné par l’apurement des bons


de commande émis en application de l’autorisation antérieure et de la satisfaction des
mêmes conditions et règles.

Les règles de gestion spécifiques:


• Pour toute demande d’autorisation au titre d’un article relevant du CII, la présentation
d’un agrément ou tout autre titre équivalent émanant d’une administration de tutelle
est obligatoire.(elle n’est pas obligatoire si on a une copie dans le dossier fiscal, note
DGI 9039)

• Pour toute demande d’autorisation au titre d’un article relevant d’une convention ou
accord avec l’Etat tunisien, la présentation d’une copie de cette convention est
obligatoire.)

• L’acquisition d’un bien immeuble et pour les voitures utilitaires (pour les ETE à partir
de la 3éme voiture) doit se faire après avis et accord de CRCI.

• L’arrêté du Ministre des Finances pour l’acquisition de tout matériel de transport dans
le cadre de l’article 50 du CII est le titre principal pour l’obtention de cet avantage

IV. Contrôle & Suivi


Tout octroi d’un avantage doit être obligatoirement suivi d’opérations de contrôle et de
vérification pour :

• s’assurer de la bonne utilisation des avantages accordés,

• constater que ces avantages sont réellement consommés dans les desseins et buts
escomptés,

• éviter toute fraude, malversation ou non-respect des conditions règlementaires.

 Le suivi des autorisations ponctuelles:

L’action de suivi diffère selon la nature des autorisations ponctuelles qui sont accordées pour
servir à :

• L’Acquisition d’un bien d’équipement:

15
Le contrôle doit être orienté vers la recherche de la conformité entre les factures définitives et
les factures pro-forma présentées & des autorisations accordées.

D’autre part on doit s’assurer du respect des conditions de détention des biens acquis. Sur ce
point il n’existe aucune restriction que ce contrôle soit fait plus d’une fois durant la période
d’obligation de non cession des biens acquis (note administrative DGI 5912 du 29/08/2005).

• L’Acquisition de biens & services pour la réalisation d’opérations d’exportations,

Le contrôle doit être orienté vers la recherche de la conformité entre les factures définitives
visées par les services des Douanes justifiant les exportations (Quantités, poids, autres
mesures) les factures pro-forma, fiches techniques présentées & les autorisations accordées,
lorsqu’il s’agit d’opérations de transformation, ou modifications quelconques.

• L’Acquisition d’un bien par loyers (Leasing)

Aucune action de contrôle ou de suivi n’a été prévu durant la période de règlement des loyers,
pour la simple raison que les parties contractantes (Société de leasing ou le Client) peuvent
procéder à la résiliation du contrat sans que cette situation n’engendre une quelconque
réclamation de reversement de taxes.

Par contre à la fin du contrat il est conseillé d’avoir une idée sur le sort de ces biens acquis par
leasing et leur présence sur les états financiers des assujettis.

 Le suivi des autorisations générales:

D’une façon uniforme le suivi et le contrôle des opérations d’achats en suspension de la TVA
suivant une autorisation générale doivent porter sur :

• La qualification nécessaire à la réalisation des activités du bénéficiaire,

• La relation bien précise et claire entre les achats effectués et l’activité du bénéficiaire,

• Le respect des exclusions et restrictions prévues par la réglementation.

De ce fait, il s’agit réellement d’une lecture et interprétation des achats effectués, et leur
relation avec l’activité des bénéficiaires. Ceci implique que les agents chargés de cette
mission de contrôle et de suivi, doivent avoir un minimum de connaissance concernant les
secteurs d’activité et leur besoins en services et produits d’une manière aussi bien directe
qu’indirecte.

Revue du système des avantages fiscaux


Le système déjà présenté a été révisé et dans ce sens Plusieurs études ont été réalisées pour
l’évaluer et pour déterminer dans quelle mesure il a réussi à atteindre les objectifs
souhaités.On a constaté que :

16
Il n'a pas été en mesure d'obtenir des résultats suffisamment positifs dans le domaine de la
promotion des investissements car il est attribué à tous les projets, quelle que soit leur nature,
leur activité ou leur localisation. On à découvert aussi la multiplicité des textes relatifs aux
privilèges fiscaux et leur dispersion, dont certains sont mentionnés dans la loi fiscale générale,
et d'autres sont stipulés dans la législation relative à la promotion de l'investissement ou selon
des textes spéciaux.

Le manque de clarté de vision pour l'investisseur et difficultés majeures de mise en œuvre, ont
poussés à une profonde étude afin de minimiser les procédures jugés longues et vérifier les
interprétations variées.

Les mécanismes de motivation sont complexes et les coûts sont élevés par rapport à la taille
de l'investissement privé.

Alors la révision du système a pour tendances générales d’Adopter un système clair et


transparent avec des mécanismes simplifiés à intégrer dans le droit commun, faire
correspondre les avantages fiscaux aux priorités nationales telles que le développement
régional, les exportations et le secteur agricole, rationaliser et simplifier les privilèges.

D’où vient l’apparition de la nouvelle loi d’investissement qui sera présenté dans
le chapitre II avec notre cas spécifique le régime de l’EXPORT

17
Chapitre II :
Les avantages fiscaux en
matière d’impôts directs au
sens de la nouvelle loi des
avantages fiscaux
(Application 01/04/2017)
Section I.Encouragement de l’exportation

I. Définition des opérations d’exportation


Sont considérées comme opérations d’exportation
1. la vente de produits et marchandises produits localement ainsi que la prestation des
services rendus hors du territoire tunisien et les services rendus en Tunisie mais destinés à
être consommés àl’étranger,

2. la vente de marchandises et de produits des entreprises exerçant dans les secteurs de


l’agriculture et de la pêche et des industries manufacturières et de l’artisanat aux
entreprises totalement exportatrices, aux entreprises établies dans les parcs d’activités
économiques régies par la loi n°92-81 du 3 août 1992 , et ce à condition que lesdits
marchandises et produits constituent une composante du produit final destiné à
l’exportation et aux sociétés de commerce international régies par la loi n°94-42 du 7
mars 1994.

3. Les prestations de services au profit de sociétés totalement exportatrices et aux entreprises


établies dans les parcs d’activités économiques et aux sociétés de commerce international
totalement exportatrices , dans le cadre d’opérations de sous-traitance et exerçant dans le

18
même secteur d’activité ou dans le cadre des services liés directement à la production qui
sont fixés par le décret gouvernemental 418-2017 à l’exception des services de
gardiennage, jardinage, nettoyage et les services administratifs, financiers et juridiques.
Ne sont pas considérés comme opérations d’exportation les services financiers, les
opérations de location d’immeubles, les ventes de carburants, l’eau, l’énergie ainsi que
les produits miniers et de carrières.
II. Définition des entreprises totalement exportatrices
Sont considérées comme entreprises totalement exportatrices, les sociétés qui écoulent la
totalité de leurs marchandises ou produits ou rendent la totalité de leurs services hors
territoire tunisien ou celles qui rendent la totalité de leurs services en Tunisie mais qui
seront utilisés à l’étranger.
Sont également considérées comme totalement exportatrices les entreprises qui écoulent la
totalité de leurs produits ou rendent la totalité de leurs services conformément à la
définition des opérations d’exportation visée aux paragraphes 2 et 3 de l’article 69 du code
de l’IRPP et de l’IS.
L’attribution de la qualité de totalement exportateur est subordonnée, pour les entreprises
créées à partir du 1er janvier 2017, à la satisfaction des conditions prévues au titre du
développement régional.
Les dites entreprises peuvent écouler une partie de leurs productions ou rendre une partie
de leurs services sur le marché local à un taux ne dépassant pas 30% de leur chiffre
d’affaires à l’export réalisé au cours de l’année civile écoulée.
Concernant les nouvelles entreprises, le taux de 30% est calculé sur la base de leur chiffre
d’affaires à l’export réalisé depuis l’entrée effective en production.
Ne sont pas pris en compte pour le calcul du taux de 30% susvisé, le chiffre d’affaires
provenant des prestations de services ou de ventes dans la cadre d’appels d’offres
internationaux relatifs à des marchés publics ou des ventes des déchets aux entreprises
autorisées par le ministère chargé de l’environnement à exercer les activités de
valorisation, de recyclage et de traitement.
III. Dispositions fiscales et douanières relatives aux
entreprises totalement exportatrices
1-Les ventes et les prestations de services réalisées localement par les sociétés
totalement exportatrices, sont soumises au paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, le
droit de consommation et les autres impôts et taxes appliqués sur le chiffre d’affaires,
conformément à la législation fiscale en vigueur selon le régime local.
Lesdites ventes sont également soumises au paiement des droits et impôts dus à
l’importation au titre des matières importées faisant partie de leur production à la date
de leur mise à la consommation. Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas aux
produits agricoles et de pêche commercialisés localement.
Ces dispositions ne s’appliquent pas également aux ventes des entreprises totalement
exportatrices de leurs déchets aux entreprises autorisées par le ministère chargé de
l’environnement pour l’exercice des activités de valorisation, de recyclage et de
traitement.

19
2- Les entreprises totalement exportatrices peuvent importer les matières nécessaires à
leur production à condition de les déclarer auprès des services de la douane. Cette
déclaration tient lieu d’acquis en caution.
3- Les cadres étrangers recrutés par les entreprises totalement exportatrices,
conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi de l’investissement, ainsi que les
investisseurs ou leurs mandataires étrangers chargés de la gestion des entreprises
susmentionnées peuvent bénéficier des avantages suivants :

- Le paiement d’un impôt forfaitaire sur le revenu au taux de 20% du salaire brut.

-L’exonération des droits et taxes dus à l’importation ou à l’acquisition locale des


effets personnels et d’une voiture de tourisme pour chaque personne. Cet avantage
fiscal est accordé dans la limite maximale de 10 voitures de tourisme pour chaque
entreprise.
La cession de la voiture de tourisme et des effets objet de l’exonération est soumise
à la réglementation du commerce extérieur et au paiement des droits et taxes dus à la date
de la cession sur la base de la valeur de la voiture de tourisme et des effets à cette date.
4- Les entreprises totalement exportatrices sont soumises au contrôle des services
administratifs compétents pour s’assurer de la conformité de leur activité à la législation en
vigueur. Ces entreprises sont également soumises au contrôle douanier, conformément aux
conditions et procédures prévues par la législation et la réglementation en vigueur.
Les revenus ou bénéfices réalisés des ventes des déchets susvisées ne sont pas soumis à
l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés.
Le taux de 30% est fixé sur la base du prix de sortie de la marchandise de l’usine,
concernant les marchandises et sur la base du prix de vente concernant les services et
sur la base de la valeur du produit concernant l’agriculture et la pêche.
Les modalités de la réalisation des ventes et des prestations de services sur le marché
local par les sociétés totalement exportatrices sont fixées par un décret gouvernemental.
IV. Avantages fiscaux accordés
-Réduction de l’impôt sur les sociétés à 10% pour les sociétés -Déduction des 2/3 de
l’assiette imposable pour les personnes physiques.

V. Révision du régime de l’exportation (Art 37 et 40


LF 2019)
 Sont abrogés, les articles 67, 68 et 69 du code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l’impôt sur les sociétés relatifs à l’exportation, ainsi que les
dispositions régissant les parcs d’activités économiques.

Conséquences

 Le régime de privilège en matière d’impôt direct est supprimé.

 L’avantage du dégrèvement financier dans le capital des ETE est également supprimé.

20
 Mesures transitoires

A. En matière d’IR et d’IS


 Les entreprises en activité au 31 décembre 2018 et dont les revenus ou les
bénéfices provenant de l’exploitation ont bénéficié des avantages fiscaux au titre de
l’export et les entreprises ayant bénéficié du même régime fiscal de l’export en activité
à la même date, continuent de bénéficier desdits avantages jusqu’au 31 décembre 2020
conformément à la législation en vigueur au 31 décembre 2018. (IS 0% ou 10%).

B. En matière de TVA
 Les dispositions de l’article 11 du code de la TVA relatives à l’export et aux sociétés
totalement exportatrices en vigueur jusqu’au 31 décembre 2018 s’appliquent
jusqu’au 31 décembre 2020.

 Nonobstant les dispositions de la législation fiscale en vigueur, sont considérées


opérations d’exportation ouvrant droit au bénéfice des avantages fiscaux octroyés
aux opérations d’exportation en vigueur au 31 décembre 2018, les ventes des
sociétés de commerce international exerçant conformément à la législation les
régissant, des biens, produits et équipements aux sociétés totalement exportatrices,
aux entreprises établies dans les parcs d’activités économiques et aux sociétés de
commerce international totalement exportatrices, et ce, au cours des années de
2018 à 2020.
 Les entreprises en activités au 31 décembre 2018 et dont les revenus ou les
bénéfices provenant de l’exploitation ont bénéficié des avantages fiscaux au titre
de l’export et les entreprises ayant bénéficié du même régime fiscal de l’export en
activité à la même date, continuent à bénéficier desdits avantages jusqu’au 31
décembre 2020.

 Après avoir supprimé toute la partie relative à l’exportation au niveau du code de


l’IRPP et de l’IS y compris la définition de l’exportation, la LF 2019 a instauré au
niveau du code de la TVA une nouvelle définition de l’exportation.

 Cette nouvelle définition est applicable pour les entreprises créées à partir du 1 er
janvier 2019 ou qui sont créées avant 2019 mais qui entrent en activité à partir du
1er janvier 2019.

 Cette nouvelle définition est applicable à partir du 1er janvier 2021 et ce pour les
entreprises qui entrent en activité avant le 1er janvier 2019.

C. Sont considérées opérations d’exportation

 La vente de produits et de marchandises produits localement, la prestation de services


à l'étranger et la réalisation de services en Tunisie dont l’utilisation sera à
l'étranger,

21
 La vente de marchandises et de produits des entreprises exerçant dans les secteurs de
l’agriculture et de la pêche, de l’industrie et de l’artisanat aux entreprises totalement
exportatrices, aux entreprises établies dans les parcs d’activités économiques
prévues par la loi n°92-81 du 3 août 1992 telle que modifiée et complétée par les
textes subséquents et aux sociétés de commerce international totalement
exportatrices prévues par la loi n°94-42 du 7 mars 1994 telle que modifiée et
complétée par les textes subséquents, (la condition que le produit constitue une
composante du produit final à exporter a été supprimée).

 La vente de marchandises, de produits et d’équipements des sociétés de commerce


international, prévues par la loi n° 94-42 du 7 mars 1994 telle que modifiée et
complétée par les textes subséquents, aux entreprises totalement exportatrices, aux
entreprises établies dans les parcs d’activités économiques prévues par la loi n°
92-81 du 3 août 1992 telle que modifiée et complétée par les textes subséquents et aux
sociétés de commerce international totalement exportatrices.

 Les prestations de services aux entreprises totalement exportatrices, aux entreprises


établies dans les parcs d’activités économiques et aux sociétés de commerce
international totalement exportatrices susvisées, dans le cadre des opérations de
sous-traitance ou dans le cadre de services liés directement à la production, fixés
par un décret gouvernemental, à l'exception des services de gardiennage, de jardinage,
de nettoyage et des services financiers, administratifs et juridiques. (la condition que
les opérations de sous-traitance soient réalisées par des entreprises opérant dans le
même secteur est supprimée).

VI. La suspension de la TVA pour les ETE (Article 38


LF 2019)
 Les entreprises totalement exportatrices bénéficient du régime suspensif de la taxe
sur la valeur ajoutée pour les opérations d’importation et d’acquisition locale de
matières, produits et équipements, de prestations de services et d’immeubles
nécessaires à leur activités.

 La suspension générale couvre maintenant les opérations d’acquisition d’immeubles


nécessaires à l’exploitation.

22
Section II. Avantages fiscaux au titre de la
souscription au capital initial ou à son augmentation
(art 72 à 76)
I. Entreprises totalement exportatrices et projets
innovants
Sous réserve des dispositions des articles 12 et 12 bis de la loi de promulgation du code de
l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, sont totalement
déductibles dans la limite du revenu ou du bénéfice imposable, les revenus ou les bénéfices
réinvestis dans la souscription dans le capital initial ou dans son augmentation:

 des entreprises totalement exportatrices(cet avantage a été supprimé par la LF 2019)

 des sociétés réalisant des investissements permettant le développement de la


technologie ou sa maitrise et des investissements innovants dans tous les secteurs
économiques et ce, à l’exception des investissements dans le secteur financier et dans
les secteurs de l’énergie, autre que les énergies renouvelables, des mines, de la
promotion immobilière, de la consommation sur place, du commerce, des opérateurs
de télécommunication.

L’approbation de la nature de ces investissements est concrétisée par une décision du


ministre des finances après avis d’une commission créée à cet effet au ministère des
finances.

II. Mesures transitoires

1. Les entreprises en activité au 01/04/2017 et qui bénéficient d’avantages fiscaux au titre des
revenus et bénéfices provenant de l’exploitation conformément aux dispositions du code
l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés en vigueur au 31
mars 2017 dont la période de déduction n’a pas expirée, continuent à bénéficier de la
déduction totale ou partielle de leurs revenus ou bénéfices jusqu’à l’expiration de la période
leur étant attribuée conformément aux dispositions de la législation en vigueur avant l’entrée
en application de la nouvelle loi.

2. Les revenus et bénéfices provenant des projets d’hébergement universitaire privé, sont
soumis, après l’expiration de la période de déduction totale leur étant attribuée, à la législation
fiscale en vigueur applicable aux activités de soutien à partir du 1 er avril 2017 et prévue par la
nouvelle loi.

23
3. Les opérations de souscription au capital des entreprises et de parts de fonds ouvrant droit
au bénéfice d’avantages fiscaux au titre de réinvestissement prévues par le code de l’impôt sur
le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés ainsi que les montants mis à
la disposition des sociétés d’investissement à capital risque avant le 1 er avril 2017 demeurent
soumises à la législation en vigueur avant la date susvisée.

4. Les dispositions du paragraphe 3 sont applicables aux revenus et bénéfices réinvestis au


sein des entreprises elles-mêmes éligibles aux avantages relatifs au réinvestissement prévu par
le code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés à
condition que les investissements soient en activité effective au plus tard le 31 décembre
2019.

5. La plus - value provenant de la cession ou de rétrocession des actions ou des parts sociales
souscrites ou acquises par les sociétés d’investissement à capital risque pour son propre
compte ou pour le compte de tiers avant le 1er avril 2017 ainsi que la plus-value provenant de
la cession ou la rétrocession de parts de fonds communs de placement à risque souscrites
avant la date sus-indiquée demeurent soumise à la législation en vigueur avant la date sus-
indiquée.

6. Les entreprises réalisant des opérations d’investissement dans les zones de développement
régional ou dans les secteurs de développement agricole titulaires d’attestation de dépôt
d’investissement avant le 1er avril 2017 et qui sont entrées effectivement en activité avant
cette date et dont la période de déduction totale ou partielle des revenus et bénéfices
provenant de l’activité n’a pas expiré, continuent à bénéficier de la déduction susvisée jusqu’à
l’expiration de la période qui leur est attribuée conformément aux dispositions du code
d’incitation aux investissements.

7. Les entreprises réalisant des opérations d’investissement dans les régions ou dans les
secteurs prévus par le paragraphe 1 du présent article et éligibles au bénéfice des avantages
fiscaux indiqués dans la nouvelle loi et titulaires de déclaration de dépôt d’investissement
avant le 1er avril 2017 et qui entrent effectivement en activité après cette date, bénéficient des
avantages fiscaux précités.

8. Les opérations de souscription au capital des sociétés titulaires d’attestation de dépôt de


déclaration d’investissement avant le 1er avril 2017 ouvrant droit au bénéfice des avantages
fiscaux à ce titre conformément aux dispositions du code d’incitation aux investissements
demeurent soumises aux dispositions dudit code sous réserve de libération du capital souscrit
au plus tard le 31 décembre 2017 et l’entrée de l’investissement concerné en activité effective
au plus tard le 31 décembre 2019.

24
III. Comparaison : incitations nouvelles / incitations
anciennes

Incitations loi 8-2017 Incitations CII

Investissements directs des entreprises Exportation


exportatrices :
• Mêmes incitations, toutefois elles sont
3.1Application du taux réduit : accordées selon une autre définition de
l’exportation
 10% pour les bénéfices soumis à l’IS

 la déduction des 2/3 des


revenus provenant de
l’investissement en question de
l’assiette soumise à l’IR pour les
personnes physiques

 Révision de la définition des


opérations de l’exportation vers une
définition plus restrictive

 Exiger la tenue d’une comptabilité


même pour les entreprises totalement
exportatrices

 Exiger un minimum de fonds propres


pour les entreprises totalement
exportatrices non exigé actuellement

25
TVA TVA

• TVA 0% (import + local) : Equipements • TVA 0% (import + local) : Equipements


exportation totale + développement agricole exportation totale + développement agricole
+ activités de soutien + dépollution + + activités de soutien + dépollution +
artisanat + transport aérien, maritime et TIR artisanat + transport aérien, maritime et TIR

• TVA 0 % (local) : tourisme + transport • TVA 0 % (local) : tourisme + transport


de personnes + autres secteurs (jusqu’à fin de personnes + autres secteurs et 6 % pour
2017 et 12 % après 2017 pour les les extensions
extensions)
• TVA 6 % (import) : tourisme + transport
TVA 6 % ( import ) : tourisme + transport de personnes + autres secteurs
de personnes + autres secteurs ( jusqu’ à fin
2017 et 12 % après 2017 )

TFP+ FOPROLOS TFP+ FOPROLOS

• Exonération permanente pour les sociétés • Exonération permanente pour les sociétés
totalement exportatrices totalement exportatrices

• Exonération permanente pour les • Exonération permanente pour les


entreprises établies dans les zones de entreprises établies dans les zones de
développement régional développement régional groupe 2 et zones
prioritaires

Tableau comparatif : incitations nouvelles / incitations anciennes

26
Cas pratique : cas de la
société "NASTEX", SARL

I. Présentation de la société
La société Nastex, société à responsabilité limitée résidente et totalement exportatrice, dont le
siège sociale est à Messaadine, route de Msaken Sousse (Voir le statut, attestation de dépôt de
déclaration d’investissement, procès verbaux, déclaration d’existence…) a été crée en
22/12/2005 et qu’elle est entrée en production le 01/01/2006.

II. Les avantages fiscaux attribués à la société


La société a bénéficier de l’avantage fiscal selon la législation antérieure.

- En matière de l’impôt direct et indirect, pendant les 10ans dès la date de son entrée en
production jusqu’au 31/12/2015 le taux d’impôt est de 0%.Pas de TVA collectée sur
le chiffre d’affaire de l’export et elle a bénéficie de la déduction de la TVA relative
son activité sur les achats, en plus elle peut restituer le crédit de la TVA dégagé durant
toute la période, même pour des opérations ponctuelles a un taux d’avance de 100% en
passant par une vérification approfondie.
- En 2016 et tout en se référant au code d’incitation aux investissements (ancien régime)
et droit commun, la société est tenue d’appliquée 10% en tant que taux d’impôt et de
bénéficier des mêmes avantages en impôt indirecte (voir déclaration d’impôt de
l’année 2016)
Le taux de 10% s’applique d’après la loi de finance 2019 jusqu’au 31/12/2020.
D’où viendra l’application du taux de 13.5% à partir du 01/01/2021 et les dispositions
de l’article 11 du code de la TVA relative à l’export reste en vigueur jusqu’au
31/12/2020 (voir déclaration d’impôt 2017 et 2018).

Donc notre cas réel fait partie des entreprises en activité avant le 01/01/2014, et dont la
période de déduction totale des bénéfices de l’exportation n’a pas encore expiré avant le
01/01/2014, elle continue de bénéficier de la déduction totale jusqu’au l’expiration de la
période de 10 ans, nonobstant du minimum d’impôt : alors à partir de la déclaration d’IS de
l’année 2016 un minimum d’impôt de 0.1% sur le chiffre d’affaire d’export a été ajouté par la
loi de finance 2014.

27
III. Hypothèse
Si on suppose que la société Nastexa obtenu son attestation de dépôt de déclaration
d’investissement avant le 01/01/2014 et qu’elle est entrée en production au cours de
l’année 2014 alors elle bénéficie de la déduction totale de son bénéfice provenant de
l’exportation durant 10 ans à compter de la 1 ère année d’exportation qui est 2014 donc les
10ans vont expirées au 31/12/2023 sans oublier le minimum d’impôt de 0.1% sur le
chiffre d’affaire export ajoutée par la loi de finance 2014

Mais avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi d’investissement 2017 et comme mesure
transitoire, les entreprises en activité au 31/12/2018 bénéficient des avantages fiscaux au
titre de l’export continuent de bénéficier des dits avantages jusqu’au 31/12/2020
conformément à la législation en vigueur au 31/12/2018 donc notre société reste soumise à
l’IS de 0% jusqu'au 31/12/2020.

Donc l’application du taux de 13.5% sera à partir du 01/01/2021.

28
Conclusion générale

La nouvelle loi d’investissement vient d’apparaitre afin de remédier quelques obstacles et


trouver solutions à des insuffisances et problèmes qui se sont présentés lors de l’application
de l’ancien régime d’incitation aux investissements, seulement et une simple comparaison, à
dégager des insuffisances et ambigüités au niveau de l’application ; en effet :

 Une prévision de la définition des opérations de l’exportation vers une définition plus
restrictive tel qu’on :
- Exige la tenue d’une comptabilité même pour les entreprises totalement
exportatrices.
- Un minimum de fonds proposés.
 La liste des services éligibles aux avantages de l’export indirect pose un problème
pratique et juridique pour les entreprises qui fournissent qu’une partie de ces services,
surtout qu’aucune entreprise à l’état actuel des choses ne réalisent des services
cumulativement d’autres difficultés d’applications au niveau de l’exclusion de
quelques opérations de l’avantage de l’export et la question qui se pose : Qu’on est t il
des projets de production des énergies renouvelables, qu’on est t il des projets de
l’embouteillages d’eaux minérales, et la vente de produits carrière est elle considéré
comme une vente de produits industriels ou de carrière.
 D’autres difficultés qui se trouvent au niveau de l’application de la nouvelle loi qui
exige des conditions pour bénéficier du statut de la totalement exportatrice et des
avantages fiscaux et non pas pour bénéficier de la déduction des revenus provenant de
l’export, alors les conditions supposent l’entrée en activité de l’entreprise, donc d’une
manière indirecte le régime totalement exportateur sera accordé à une société après
son entrée en activité effective.
 Alors la nouvelle disposition pose un problème pour les sociétés totalement
exportatrices crées entre 1èr janvier 2017 et 31 mars 2017 en vertu du code
d’incitation aux investissements et qui ne disposent pas du minimum de fond propre
exigé, alors quel est le régime fiscal applicable au titre des opérations effectives avec
les totalement exportatrices avant leurs entrées en activité, puisque la qualité du
totalement exportatrice n’est accordée qu’après l’entrée en activité ?.

29
Liste des abréviations
C IRPP & IS : Code de l’impôt sur le revenu des
personnes physiques et impôt sur les sociétés.
C TVA : Code de la TVA.
CII : Code des incitations aux investissements.
LF : Loi de finance.
NC DGI : Note commune de la direction générale des
impôts.
NLI : Nouvelle loi d’investissement 2017.
PAE : Parc d’activité économique.
LFC : Loi de finance complémentaire.
CDPF : Code des droits et procédures fiscaux.
CA : Chiffre d’affaire.
CRCI : Centre régional de contrôle des impôts.
DGELF :Direction générale des études législatives et
fiscales.
DGAFF : Direction générale des avantages fiscauxet
Financiers.

30
Bibliographie
 http://www.finances.gov.tn/sites/default/files/regle
mentaire_fr/Loi2017_8.pdf
 Code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et impôt sur les sociétés.
 Code de la TVA.
 Code des incitations aux investissements.
 Lois de finances.
 Notes commune de la direction générale des impôts
et du DGELF.
 Nouvelle loi d’investissement.

31
Annexes

32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
50
51
52
53
54
55
56
57
58
59
60
61
62
63
64
65
66