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Sujet 1 

: L’impact de l’audit comptable et financier sur la bonne


gouvernance et la performance des entreprises au Maroc

Introduction
INTRODUCTION GENERALE

En tant qu'organisation poursuivant des objectifs dans un environnement dynamique,


économique et fortement concurrentiel, l’entreprise est le point de convergence de toute une
série d'intervenants intéressés par sa performance. Il s'agit notamment des dirigeants, des
actionnaires et des tiers (Institutions de crédit, autorités publiques, clients et fournisseurs,
salariés, etc.)
En l’occurrence, la gestion de l’activité de l’entité est confiée aux dirigeants qui sont les seuls
à en avoir un accès direct réel. Une telle situation nécessite de ce fait la mise en place de
moyens de contrôle. A cet égard, l’établissement des comptes annuels s’avère être un moyen
de vérification dont les enjeux sont significatifs, néanmoins, l’on ne peut de surcroit se fier en
l’information financière contenue.
En face, la crise financière mondiale et la rudesse de la concurrence obligent les entreprises à
manier des fonds de plus en plus importants, à recourir de manière accrue au crédit et aux
investisseurs, à augmenter leur prise de risque et à être fortes, prêtes et toujours présentes sur
le marché.
Pour tenir debout sur ce dernier, chaque entité doit avoir une solide performance qui n’est
connue qu’à partir des informations sincères et reflétant l’image fidèle des états financiers
émises par divers responsables comme les auditeurs et /ou le commissaire au compte.
Plusieurs acteurs économiques et différents destinataires tels que les bailleurs de fonds, les
actionnaires et l’administration publique utilisent ces informations pour des prises de
décisions d’où la notion d’intangibilité, de pertinence, de fiabilité et de comparabilité qui ne
sont autres que des caractéristiques relatives desdites informations financières.
En outre, il est capital de rappeler qu’une mission d’audit des états financiers a pour objectif
de permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion selon laquelle ses états financiers ont été
établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable
identifié. Ainsi, l’audit ne concerne pas seulement les dirigeants mais également les
subordonnées et le centre opérationnel qui est constitué de staff. Autrement dit, l’objectif de
l’audit comptable et financier est donc de s’assurer que ces informations émises par
l’entreprise donnent une image fidèle de sa situation financière.
La production de l’information financière et sa diffusion sont aujourd’hui prépondérantes
avec la gouvernance d’entreprise (corporategovernance), encore appelée gouvernement
d’entreprise. Selon Laurent Cappelletti, « la gouvernance de l’entreprise concerne les
relations des dirigeants avec toutes les parties prenantes ».
Gérer une entreprise impose toujours de tenir compte de ses environnements internes et
externes parce que ces derniers pourraient causer des dysfonctionnements sur ses activités ou,
au contraire, lui offrir des circonstances favorables à l’atteinte de ses objectifs. Cette
incertitude est une donnée intrinsèque à la vie de toutes organisations. Généralement, ce
premier cas inquiète tant les dirigeants que le second à cause de la gravité des pertes
occasionnées par ces risques.
L’entreprise, une organisation poursuivant des objectifs, dans un environnement économique,
est le lieu de rencontre de toute une série d'intervenants intéressés par sa performance. Il s'agit
notamment des dirigeants, des actionnaires, des institutions de crédit, des autorités publiques,
des clients et fournisseurs, et des salariés. Les états financiers annuels constituent une
synthèse de l’activité de l’entreprise que ses partenaires potentiels peuvent exploiter. Ils
permettent aux différents acteurs de procéder à l'évaluation, au diagnostic ou à prendre des
décisions. Les impacts de la mondialisation tels que la libéralisation de l’économie et la
politique actuelle de l’Etat obligent les entreprises à conforter leur place dans l’échiquier
économique.
Cette situation, d’une part, exige une grande capacité de management de la part des dirigeants,
pour anticiper les problèmes divers, et d’autre part, impose la nécessité de remettre en cause
leur stratégie. Cette dernière doit être adaptée, en permanence, à l’environnement, qui est en
perpétuel changement, pour pouvoir poursuivre le développement de leur société. La qualité
des décisions des dirigeants dépend de la qualité de l’information circulant dans l’entreprise.
Seul un audit confirme cette qualité d’information de gestion produite par l’entreprise, car
selon sa définition, c’est un examen critique qui permet de vérifier les informations données
par l'entreprise, d'apprécier les opérations qui ont eu lieu, ainsi que les systèmes mis en place
pour les traduire. En tant que garant de la bonne qualité de l'information financière, l'audit
apparaît ainsi comme un élément essentiel du fonctionnement de la vie économique. L'audit
est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le
degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à
créer de la valeur ajoutée.
Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systémique et
méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement
d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.
Du fait de la variété des domaines à couvrir et des missions à conduire, l’audit interne doit
disposer d’une gamme de compétences toujours plus étendue. La formation permanente
constitue un facteur clé de performance au plan individuel et collectif. Cependant, l’audit ne
se fera pas tout seul ; il a besoin d’un bon contrôle interne appliqué par les dirigeants. Ce
contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre sous sa responsabilité.
Il comprend un ensemble de moyens, de comportements, de procédures et d’actions adaptés
aux caractéristiques propres de chaque société qui contribue : à la maîtrise de ses activités, à
l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente de ses ressources, et doit lui permettre
de prendre en compte de manière appropriée les risques significatifs, qu’ils soient
opérationnels, financiers ou de conformité.
Le dispositif vise plus particulièrement à assurer : la conformité aux lois et règlements ;
l’application des instructions et des orientations fixées par la direction générale ou le
directoire ; le bon fonctionnement des processus internes de la société, notamment ceux
concourant à la sauvegarde de ses actifs ; la fiabilité des informations financières.
Le contrôle interne ne se limite donc pas à un ensemble de procédures ni aux seuls processus
comptables et financiers. Le COSO, référentiel international, définit le contrôle interne
comme étant « un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, les dirigeants et le
personnel d’une organisation destiné à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation
des objectifs suivants : la réalisation et l’optimisation des opérations, la fiabilité des
informations financières, la conformité aux lois et aux réglementations en vigueur. »
La définition du contrôle interne ne recouvre pas toutes les initiatives prises par les organes
dirigeants ou le management comme par exemple la définition de la stratégie de la société, la
détermination des objectifs, les décisions de gestion, le traitement des risques ou le suivi des
performances.
Au sein de l’entreprise se pose le problème de conflit d’intérêt dans la relation d’agence qui
s’établit entre le principal (actionnaire) et l’agent (dirigeant), cette relation engendre des coûts
d’agence en raison de l’asymétrie d’information. Le principal doit notamment engager des
dépenses pour surveiller et contrôler l’agent et lorsqu’il y a conflit, les coûts augmentent.
L’audit externe va permettre de réduire les coûts d’agence mais il faut alors veiller à éviter, le
« risque de collusion entre auditeur et audité ». Il est important que les différents intervenants,
commissaires aux comptes, expert-comptable ou sociétés d’audit soient indépendantes vis-à-
vis de l’entreprise contrôlée et les missions d’audit et de commissariat aux comptes sont donc
réglementées.
Généralement, avant de discuter un sujet, il faut définir les mots clés et énoncer ou expliquer
tout ce qui est essentiel à savoir. Ce sera cette logique que nous allons adopter dans ce travail.
Dans notre cas, l’idée générale du thème réside dans les expressions suivantes : Audit,
gouvernance et performance de l’entreprise.
Pour mieux développer le thème et mieux atteindre cet objectif, nous nous posons alors
comme problématique la question suivante : Comment l’audit comptable et financier
influence-t-il la bonne gouvernance et la performance de l’entreprise ?
Et pour répondre à cette problématique nous allons opter le plan suivant :
De prime abord, nous allons voir un aperçu général mentionné dans le premier chapitre sur
l’audit comptable et financier, ensuite nous allons traiter dans le deuxième chapitre la
démarche de l’audit comptable et financier comme étant une étape clef de l’amélioration
continue. Enfin, dans le troisième chapitre nous allons discuter de l’impact de l’audit
comptable et financier sur la bonne gouvernance et la performance des entreprises au Maroc.
Et en dernier ressort, la conclusion présente en gros les différents points soulevés tout au long
de ce mémoire. C’est aussi à ce stade que nous allons apporter une réponse à la problématique
posée pour mener à bien cette recherche.
Chapitre 1 : Aperçu général sur l’audit comptable et financier
1. Définition
2. But et objectifs d’un audit comptable et financier
3. Principaux points vérifiés lors d’un audit comptable et financier
4. Les normes de l’audit financier

Chapitre 2 : La démarche de l’audit comptable et financier une étape


clef de l’amélioration continue.
1. Phase préliminaire
2. Evaluation du contrôle interne et Contrôle des comptes
3. Examen des comptes annuels
4. Travaux de fin d’exercice et rédaction d’un rapport d’audit

Chapitre 3 : l’impact de l’audit comptable et financier sur la bonne


gouvernance et la performance des entreprises au Maroc.
Section 1 : Généralités sur la performance d'entreprise
1. La performance globale de l'entreprise
2. L'approche financière de la performance
3. La mesure de la performance financière

Section 2 : La relation entre l’audit et la bonne gouvernance de


l’entreprise
1. Rôle des différentes parties prenantes dans la définition de la performance
d'entreprise
2. La gouvernance d'entreprise et la qualité de l'information
3. Le gouvernement d'entreprise : un système de contrôle de gestion

Conclusion
Bibliographie & webographie