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Master 

: Management Audit et contrôle

La Reddition Des Comptes


Dans L’administration
Publique

Réalisé par :
Bassma Lotte

Ayoub El Harrar

Ayoub Ouzaid

Omar Remaoun

Mohamed Souilah

Yassine Belallia

Encadré par :
Pr. Azizi

Année universitaire : 2019 - 2020


Sommaire

 Introduction

I. La démarche de la reddition des comptes :


1) Généralités sur la reddition des comptes :
 La Définition
 La Nature
 L’objet

2) La reddition des comptes dans le cycle de gestion :


3) Le processus de reddition des comptes
II. La reddition des comptes au sein de l'administration publique
marocaine
1) La naissance des mécanismes de bonne gouvernance au Maroc
2) Responsabilité et reddition des comptes à l’aune de la Constitution
de 2011
3) Reddition des comptes et protection de l’ordre public financier
 Conclusion
Introduction :
La reddition de comptes est une partie intégrante de la bonne gouvernance
et constitue l’un des piliers d’un régime démocratique réel et efficace. Elle répond
à l’impératif de communication avec les parties prenantes et de la divulgation
d’informations pertinentes et justes. Elle renforce la valeur de transparence au sein
de l’organisation et dans ses relations avec ses parties prenantes. Les publications
sur la reddition des comptent s’accordent sur le fait que le conseil doit veiller à ce
que l’information diffusée soit fiable, transparente, pertinente, compréhensible,
honnête et complète, et ce afin de limiter l’asymétrie d’information qui peut nuire
aux intérêts de toutes les parties prenantes et de les aider à prendre des décisions
éclairées.
De ce fait des entités de contrôle indépendantes et puissantes devraient fournir
aux parlements et au public (et aux tribunaux, le cas échéant) des informations de
qualité nécessaires pour l’exercice de responsabilisation, en outre d'autres
organisations de la société civile tel que des médias professionnels et indépendant
jouent un rôle majeur en informant et en mobilisant l’opinion publique et les
communautés pour qu’elles exigent des comptes des élus et des fonctionnaires
publics. Plus les citoyens sont impliqués au niveau local, plus ceux et celles qui
sont chargés de fournir des services sentiront comptables devant eux.
Elle requiert l’utilisation d’outils comme les états financiers, les rapports de
tous genres (financiers, opérationnels, annuels, de développement durable, etc.), les
tableaux de bord), Cependant pour mener à bien ses responsabilités en matière de
reddition des comptes, le conseil devrait créer un comité d’audit dont le rôle est de
superviser le travail de l’audit interne et de l’audit indépendant, le processus
d’analyse des informations financières, les contrôles internes de l’organisation et
l’application de la politique de signalement des irrégularités. Ce comité dispose de
toutes les informations nécessaires pour la reddition des comptes dans le respect
des règles de bonne gouvernance.
Or dans les médias et le discours courant, on interprète souvent la reddition de
comptes comme un processus consistant à trouver des coupables et à les punir. Au
contraire, on considère davantage la reddition de comptes comme une mesure
incitative – comme la possibilité de démontrer ses réalisations et l’intendance.
Dans cette optique, la reddition de comptes fait partie intégrante et est un volet
indissociable des relations efficaces qui doivent être établies pour que le travail
puisse être exécuté et que les responsabilités puissent être assumées.
Problématique  :

Dans quelle mesure la reddition des comptes intervient afin


d’assurer une bonne gouvernance dans l’administration
publique ?
I. La démarche de la reddition des comptes :
1) Généralités sur la reddition des comptes :
 Définition et objet :

La reddition de comptes désigne l’opération qui découle de l’obligation de


répondre de l’exercice d’une responsabilité. Elle présuppose l’existence d’au
moins deux parties : une partie qui attribue des responsabilités et une autre qui
s’engage, en les acceptants, à faire rapport sur la façon dont elle les a assumées.
Ainsi, toute reddition de comptes comporte l’attribution des responsabilités, le
devoir de déclarer le rendement et la surveillance du rendement par un tiers.
La reddition des comptes est donc l’obligation pour le juge des comptes de
contrôle de tout organisme public doté d’un comptable public, plus précisément on
peut considérer la reddition des comptes comme une procédure qui, en raison de
ses finalités et modalités particulières, a un sens et des effets propres dans les
systèmes aussi bien politiques que de gestion privée ou publique. Comme elle s’est
beaucoup développée dans le secteur privé, cela conduit à y voir volontiers une
manifestation de la nouvelle gestion publique, supposée trouver son inspiration
moderniste dans les entreprises, alors même qu’une reddition des comptes formelle
a prospéré d’abord dans la sphère administrative, militaire et politique. Elle est, de
même, associée à la bonne gouvernance, en qu’elle vice à rehausser le moral du
gestionnaire et à l’inciter à une meilleure efficacité.
La reddition des comptes fait partie des différentes responsabilités du conseil
d’administration telles que définies par the global governance principles (ICGN)
(2014) qui considère que « superviser l’intégrité et le respect des lois du système
de comptabilité, de contrôle interne et de reddition de compte de l’organisation,
ainsi que l’indépendance des auditeurs externes » est une des responsabilités de ce
dernier.
Le conseil doit veiller à la mise en place d’un processus de diffusion
d’information et de communication avec les parties prenantes de l’organisation. Il
doit s’assurer que celui-ci est complet, efficient et créateur de valeur ajoutée. La
section 1 du guide des principes de bonne gouvernance de GOEX (2017) stipule
que « le conseil doit mettre en place des moyens de communications pour
permettre un dialogue sur les questions de gouvernance avec les investisseurs et les
autres parties prenantes. Le conseil doit clairement expliquer les moyens qui sont
mis à la disposition des investisseurs et des parties prenantes y compris les
directives relatives aux respects des règles de divulgation et autres exigences
réglementaires ».
 La nature et la législation des redditions des comptes :

Les organismes soumis au contrôle : La cour est le juge de droit commun


des comptes des comptables publics, exception faite de ceux relevant expressément
de la compétence des chambres régionales des comptes.
Le contrôle porte sur toutes les dépenses et recettes autorisées dans la loi de
finances. Donc, exclusion des opérations des pouvoirs publics constitutionnels et la
dotation.
Dans son contrôle, la cour des comptes est amenée parfois à qualifier
juridiquement l’organisme en cause. Et peut-être amené à constater son caractère
privé et donc mettre un terme à son contrôle.
2) La reddition des comptes dans le cycle de gestion :
La gestion désigne l´utilisation des ressources d´une manière raisonnable et
optimale afin de réaliser les objectifs et atteindre la performance dans n´importe
quel domaine et secteur cette dernière comme on Save a trois étapes : prévoir,
réaliser et corriger et lorsque on arrive a l´exécution de budget dans le cycle de
gestion la notion de la reddition des comptes intervient pour vérifier le derge de la
gouvernance et la transparence des opération effectués a savoir que le cycle de
gestion dispose de 7 étapes :
1 -L´élaboration de stratégies : pour les entreprises ou bien les organisation
publique l´étape de la mettre en place d´une stratégie est indispensable parce qu’il
permet de formuler la politique à appliquer, cette étape se situe en amont de la
budgétisation et pour but de déterminer les stratégies et de fixes les objectifs
également identifier les défis critique de la réalisation des objectifs ainsi l
´estimation des couts de mise en œuvre de la stratégie.
2- la programmation : désigne la traduction des stratégies et des objectifs sous
forme des mesures et projets qui devant être exécuter pour atteindre les objectifs et
l´allocation des ressources nécessaires surtout les ressources monétaires autrement
dit la programmation permette de chiffrer les objectifs
3-macro-budgétisation : La macro-budgétisation est beaucoup moins détaillé
qu’une micro-budgétisation. C'est la vue d'ensemble. C’est le fait de voir toute
l'activité, ainsi que faire des inférences sur le bien-être général de société via les
activités des individus, un macro-budget est similaire dans la mesure où il est
planifié pour toute l'année. Cet outil est le résultat d’une planification prévisionnel
globale afin d’atteindre les objectifs fixés
4- budgétisation détaillé : c´est le budget- programme qui consiste à affecter des
ressources financières limitées aux activités nécessaires pour la réalisation d
´objectif annule qui contribue à la réalisation des objectifs stratégiques ce qui va
permettre de bien gérer les ressources financières
5- exécution des budgets : cette étape est très importante dans le cycle de gestion
car il consiste à suivre et contrôler les dépenses effectuer généralement le
processus d´exécution de budget est appelé le circuit de la dépense sachant que
dans les organisations publiques c’est la direction du budget avec la direction de la
comptabilité publique qui assurent le suivi de l’exécution du budget au niveau
d’une part des dépenses publiques, d’autre part des recettes publiques.
6- la reddition des comptes : La reddition des comptes est dirigée vers la
comparaison des résultats aux objectifs, ainsi que le traitement de la manière dont
ils ont été atteints, pour démontrer la concordance entre les activités de l’institution
publique, la fiabilité des mécanismes, et les objectifs atteints
7- révision de programmes : pour des raisons de gouvernance et la réalisation de l
´intérêt général et public les programmes doivent être révisé périodiquement par
une personne honnête afin de s´assurer la transparence et d´éviter toute fraude ou
corruption et de détecter les menaces qui se montrent soudainement

II. La reddition des comptes au sein de l'administration


publique marocaine :
1) Naissance des mécanismes de La reddition de comptes au Maroc
La naissance :

Au Maroc, c’est d’abord l’Institution de la Commission Nationale des


comptes qui a été créée en 1960, remplacée en 1979 par la Cour des Comptes, en
vertu de la loi n°12-79. En 1996, la Cour des comptes est élevée au rang
d’institution constitutionnelle et c’est en 2002 que vient la promulgation de la Loi
n°62-99 formant code des juridictions financières avant que la réforme
constitutionnelle de 2011 ne vienne renforcer les attributions constitutionnelles de
la Cour des Comptes.
Avec toutes ces évolutions, la volonté politique du Maroc d’implémenter, à
l’échelle nationale, les dispositions de la Convention a été traduite par l’adoption
de nombreuses mesures nationales visant la moralisation du secteur public et la
promotion de la transparence et l’intégrité, en tant que priorité majeure, dans les
différents programmes de travail du gouvernement et sur la base d’une stratégie
claire
Des exemples des redditions des comptes au Maroc

Après le discours du trône de 2017, dans lequel le roi évoquait déjà le


principe de la « reddition des comptes »
• Le 24 octobre, Mohammed VI avait joint la parole aux actes en annonçant le
limogeage de trois ministres et d’un secrétaire d’Etat, des sanctions comprenant la
privation des hautes fonctions publiques à l’encontre d’anciens ministres et
d’autres sanctions administratives
En cause : les retards pris dans le programme de développement de la province
d’Al Hoceima, épicentre de la contestation sociale.
Dans son discours de la Fête du trône du 29 juillet, prononcé depuis Al Hoceima,
le souverain a encore une fois appelé à « rendre pleinement opérationnel le
principe de reddition des comptes, identifier les dysfonctionnements qui
empêchent le bon aboutissement de cette Réforme (ndlr, réforme de
l’administration). » Deux jours plus tard,
Le 1er août 2017, un communiqué du cabinet royal tombe comme un
couperet…, sur la tête de Mohamed Boussaïd, ministre de l’économie et des
finances. Conformément à l’article 47 de la constitution, « le roi Mohammed VI a
décidé, après avoir consulté le chef du gouvernement, de mettre fin aux fonctions »
de ce haut fonctionnaire de l’Etat.
Décision prise, ajoute le communiqué, en tenant compte du principe de « reddition
des comptes », appliqué par le roi à « l’ensemble des responsables quel que soit
leur niveau de responsabilité et leurs appartenances. »
Dans les deux cas de licenciement de ministres, en 2017 et en 2018, le Roi prend
sa décision suite aux rapports qui lui sont remis par cette Cour, relatifs aux retards
pris dans l’exécution des programmes de développent d’Al Hoceïma « Phare de la
Méditerranée », bastion de la contestation sociale durant toute l’année 2017. Alors
que cette dernière atteint son summum, le Roi ordonne, lors du conseil des
ministres du 25 juin de la même année, deux organes de contrôles, à savoir
l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection Générale de
l’Administration Territoriale (IGAT), d’envoyer leurs agents sur les lieux pour
enquêter sur ce retard. Il voulait savoir, et qui en sont les responsables ? Les
réponses ne se font pas tarder, et la décision royale sanctionnant les personnes
mises en cause, de tomber après réception du rapport.
Mais quelques interrogations persistent : cette révocation est-elle purement
administrative, découlant d’une erreur que ce haut cadre aurait commise dans
l’accomplissement de son travail, une faute professionnelle en somme ? Ou serait-
elle un manquement plus grave passible de poursuites judiciaires ?
Le chef du gouvernement, M. Saâdeddine El Othmani, lors du club de
L’Economiste auquel il était invité, fit cette réponse: «Lorsqu’il s’agit d’erreurs
professionnelles banales, le limogeage suffit. Les fautes professionnelles sont de
différents niveaux. Comme il y a plusieurs catégories de fautes, il y a aussi
différents niveaux de sanctions. D’ailleurs, la sanction administrative est elle-
même lourde et difficile. Je dois aussi rappeler que de nombreux responsables sont
actuellement traînés devant la justice. »
Jusqu’à présent, aucun haut responsable de rang de ministre, depuis la constitution
de 2011 -qui corrèle responsabilité et reddition des comptes- n’a été poursuivi et
jugé devant un tribunal
2) Responsabilité et reddition des comptes à l’aune de la Constitution de 2011 :

La constitution de 2011 a été faite sous la responsabilisation et la reddition des


comptes selon la bonne gouvernance en utilisant la règle de corrélation entre
l'exercice des responsabilités et les fonctions publiques et la reddition des comptes.
On peut citer trois mécanismes dont la matière introduite par cette loi
fondamentale.
Il s'agit tout d'abord un renforcement des contrôles du parlement parle
assouplissement des mécanismes de ce contrôle à travers la mention de censure les
commissions parlementaires d'enquête la présentation périodique d'un bilan d'étape
de l'action du gouvernement et l'audition des responsables publics par les
parlementaires.
Il s'agit ensuite l'élimination de la cour suprême jugeant les ministères. C'est un
pilier les exceptions qui a introduit la responsabilisation de tous les citoyens quel
que soit l'heure rang. Cela explique les membres du gouvernement sont égaux par
l'ensemble des citoyens ils sont ainsi finalement responsables devant la juridiction
du royaume pour les crimes et délits commis dans l'exercice de leurs fonctions
selon l'article 9 de la Constitution. Il y a aussi une restriction de l’immunités
parlementaire qui est désormais limité à l'expression d'une opinion ou à l'occasion
d'un vote émis dans l'exercice de leurs fonctions. Les parlementaires comme les
membres du gouvernement pouvant être poursuivi ou jugé pour les crimes et délits
de droit commun par tous les citoyens selon les règles de la procédure pénale en
vigueur selon l'article 10 de la Constitution.
Il s'agit enfin d'un renforcement de la cour des comptes. La Constitution de 2011
est considérée comme l'institution supérieure de contrôle des finances publiques du
royaume. La cour des comptes travail sous la mission de la protection des principes
et valeur de bonne gouvernance de transparence et de reddition des comptes de
l'État et des organismes publics.

3) Reddition des comptes et protection de l’ordre public financier


A l’instar des institutions supérieures de contrôle de type juridictionnel,
l’ultime objectif de la Cour des comptes du Maroc est la sauvegarde d’un ordre
public particulier à savoir : l’ordre public financier, à travers le contrôle (et la
sanction) du respect des normes juridiques et de gestion qui régissent le secteur
public. A cet effet, la Cour des comptes est synonyme de l’acte civique de rendre
compte, elle est là pour servir le citoyen en lui rendant compte des actes de gestion
des fonds publics par les agents de l’administration publique. C’est pourquoi l’acte
de rendre compte est un acte d’ordre public généralement reconnu dans les
systèmes de bonne gouvernance démocratique, et qui a désormais au Maroc une
valeur constitutionnelle.

Comme c’est le cas dans le modèle de référence d’origine française, la


procédure de vérification et d’apurement du compte du comptable patent ou du
comptable (gestionnaire) de fait, est une procédure d’ordre public, que nulle autre
procédure judiciaire ne peut « tenir en l’état ». C’est ce qui constitue, en général, la
spécificité de la Cour des comptes en matière de jugement des comptes dans ses
deux facettes (de droit et de fait).
Par ailleurs, la reddition des comptes prend une tournure de sanction
disciplinaire des fautes de gestion, lorsque les acteurs de la gestion publique
enfreignent aux règles de droit public financier, dans le cadre cette fois-ci d’une
troisième attribution exclusivement juridictionnelle et répressive, qui appartient en
propre à la Cour des comptes du Maroc, à savoir la discipline budgétaire et
financière.
A- Infractions et irrégularités financières relevées par les juridictions judicaires
En effet, les juridictions judiciaires en instruisant et jugeant les affaires
pénales relatives aux fonds publics, peuvent rencontrer des faits pouvant engager
les personnes concernées soit en matière de discipline budgétaire et financière, soit
en matière de la gestion de fait.
La logique juridique et procédurale et la bonne administration de la justice
veulent que ces dossiers soient déférés à la cour ou à la cour régionale compétente,
non seulement pour éviter l’impunité mais également pour des raisons de bonne
procédure de récupération des fonds publics, car avec le droit de rembourrement
prévu, notamment en matière de discipline budgétaire et financière, la même
personne peut faire l’objet de deux sanctions de remboursement des pertes
financières l’une pénales et l’autre disciplinaire. La même observation concerne la
gestion de fait.

B- Veille sur les finances publiques

Au Maroc, les acquis des réformes dans le domaine budgétaire ont permis à
notre pays de faire preuve de résilience face à la crise de la dette publique qu’ont
connue plusieurs pays dont certains ont vu leur notation souveraine dégradée.
Cependant, la hausse tendancielle des dépenses publiques et l’évolution du taux de
l’endettement public exigent de la part des autorités une vigilance constante et des
efforts supplémentaires pour maintenir la soutenabilité des finances publiques et
préserver la confiance de la communauté financière internationale en l’économie
marocaine.
Quel nouveau rôle peut jouer la Cour des comptes sur ce sujet ?

Depuis que la Cour existe, elle est chargée d’élaborer un rapport sur
l’exécution des lois de finances et une déclaration générale de conformité. Or,
venant parfois plusieurs années après la clôture comptable des exercices contrôlés,
les projets de loi de règlement et les rapports de la Cour qui les accompagnent
suscitent peu d’intérêt malgré le fait qu’ils soient les bilans de la gestion des
exercices budgétaires concernés.
Ces documents devraient constituer un levier de modernisation de la gestion
publique s’ils étaient établis et débattus à temps. Consciente de cette exigence, la
Cour a progressivement mis en place, depuis quelques années, des instruments
permettant d’exercer une veille sur les risques majeurs qui menaceraient les
finances publiques, notamment en ce qui concerne le déficit budgétaire,
l’endettement public et l’équilibre des régimes de retraite.

La certification des comptes améliorera l’éclairage sur les finances publiques


et renforcera la fiabilité et la transparence des comptes de l’Etat et partant la
qualité de l’information financière. Ceci va indéniablement constituer un atout
pour le Maroc dans un contexte international de plus en plus exigeant en termes de
sincérité et de transparence des comptes publics. Cette réalisation, allant dans le
sens de la modernisation, bouleversera la perception de la situation financière de
l’Etat et constituera une épreuve de vérité pour la réalité de la situation
patrimoniale de l’Etat. Elle aura inéluctablement des conséquences fortes sur la
gestion publique.

Conclusion :

Finalement, on peut dire que le principal objectif de la reddition des comptes


est la bonne gouvernance publique ainsi la transparence des administrations
publiques afin d'assurer la bonne utilisation des moyens et des ressources existants
pour réaliser les objectifs fixés à savoir que le Maroc a adapté cette démarche
depuis la constitution de 2011 qui été visé pour objectif de corréler les ponctions
publiques et la reddition des comptes à travers une personne qui a pour mission la
protection des principes et des valeurs de bonne gouvernance indépendamment de
tout pouvoir en notant que les systèmes d'évaluation et de gouvernance dans le
Maroc est en l’occurrence de nouvelles activités de promotion du débat public
portant sur la politique publique sur la base de la connaissance, le savoir, le
professionnalisme et la reddition démocratique des comptes et de la
responsabilisation des acteurs. Donc c'est un véritable pouvoir d'audit auquel fait
désormais confiance le monarque.
Bibliographie :
OUVRAGES :
Les paradoxes de la gouvernance de l'Etat dans les pays arabes, Harakat, Mohamed
Le modèle cybernétique du contrôle de gestion : Vers une anthropologie du contrôle de
gestion, Pigé, Benoît
La reddition des comptes, Gérard Verger, S.P.I.D. Verger INC

SITE WEB :
 https://www.leconomiste.com/article/1032583-la-reddition-des-comptes-un-principe-
de-gouvernance-qui-prend-forme
 https://www.ecoactu.ma/responsabilite-et-reddition-des-comptes-une-perspective-
mondiale/
 https://telquel.ma/2017/10/25/reddition-comptes-nouveau-pari-politique-mohammed-
vi_1566034?fbclid=IwAR1rAJfizW-alwft3HNL6D_G5wqR6eovMdQ2BfgxUZ-
tdxpwXb3zozKKzwU
 https://www.scholarvox.com/reader/docid/88860799/page/1?searchterm=bonne
%20gouvernance%20maroc
 https://www.scholarvox.com/catalog/book/docid/88839893?searchterm=la
%20reddition%20des
%20comptes&fbclid=IwAR28mdkrBAxUHCLwZFKggw4KAwPWLlGfyXmH7ZvsGistHFdL1Pl
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