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UE4 Urologie Néphrologie

Dr HERMIEU Jean-Francois, service Uro CHU Bichat


jean-francois.hermieu@bch.aphp.fr
Lundi 11 décembre 2018
Roneotypeur : Lou Genzling
Roneoficheur : Alix Gergelé

Cours 18 UE4 : Examen clinique en urologie

La ronéo a été envoyée au Pr Hermieu.

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Partie 1 : L’examen clinique en urologie
I- Examen abdominal
II- Examen des fosses lombaires
III- Examen des organes génitaux externes
VI- Examen de la prostate
V- Examen neuro-urologique
VI- Examen clinique d’une femme incontinente
Partie 2 : Physiologie rénale et vésico sphinctérienne
I- Rappel du fonctionnement vésico sphinctérien
II- Innervation vésico sphinctérienne
III- Bilan uro-dynamique
VII- Pollakiurie

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Urologie : cancer urologique, greffe rénale (le néphrologue assure les traitements
immunosuppresseurs)
Rappel anatomique de l’appareil urinaire :
Haut appareil urinaire :
Le rein : Il y a 3 calices (sup moyen inf) se réunissant pour former le bassinet (=pyélon).
L’uretère mesure environ 25cm. Il a une partie lombaire, iliaque (qui croise les vaisseaux illiaques),
pelvien (dans le petit bassin), et terminale. Le système anti-reflux évite la remontée d’urine de la
vessie dans l’uretère quand elle est pleine (si absent, une cystite peut devenir une pyélonéphrite).
Bas appareil urinaire :
Vessie est composée d’une partie fixe où il y a le départ urètre et l’arrivée des méat urétraux et d’une
partie mobile : le dôme de la vessie.
L’urètre chez l’homme : prostatique, membraneux, bulbaire, pénien qui s’abouche au niveau du
méat.
Prostate est une glande qui a plusieurs fonctions. Elle produit du liquide prostatique qui sert à la
survie des spermatozoïdes. De plus, au moment de l’éjaculation des éléments musculaires qui ferment
le col de la vessie et le sperme s’accumule dans l’urètre prostatique. Le sphincter strié s’ouvre, les
muscles du périnée se contractent de manière spastique : c’est l’éjaculation saccadée.
Possible problème d’éjaculation rétrograde dans la vessie.
L’urètre chez la femme mesure entre 3-4cm (méat urétral en arrière du clitoris).
Testicule est recouvert par l’épididyme (mesure 7m) qui se continue par canal déférent qui s’abouche
dans les canaux éjaculateurs.
Verge : Il y a un corps caverneux à droite, et un à gauche. Le 3e corps érectile est le corps spongieux
qui entoure l’urètre et qui se termine en avant par le gland. Le corps spongieux est un système à basse
pression contrairement au corps caverneux qui est un système à haute pression. Pendant l’érection le
gland est gonflé mais moins rigide que le reste de la verge.
Erection : afflux de sang dans les corps érectiles
Rupture corps caverneux : fracture de verge.
Partie 1 : L’examen clinique en urologie
I- Examen abdominal
1) Inspection
« Examen à demi-main ».
On regarde s’il y a des cicatrices (mais il faut être de plus en plus vigilant car la coelio est une
méthode qui se développe et qui laisse de très petites cicatrices).
- Lombotomie (lombaire) qui permet l’abord du rein
- Médiane : sus/sous/péri ombilicale, à cheval sur l’ombilic, ou xypho-pubienne
-Sous costale ou bi sous costale
-Illiaque (Gauche ou Droite)
-Pfannenstiel
-Transversale notamment chez la femme avec la césarienne
-Au niveau des bourses : Médiane (raphé médian), scrotale.
-Cicatrice chéloïdes (cicatrisation trop importante, plus fréquent chez la population noire)
2) Palpation, percussion, auscultation
Il doit être souple. On recherche :
-une douleur provoquée (Mc Burney en FID droit : appendicite, ou gauche, Murphy hypocondre droit :

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pathologie vésiculaire), une douleur à la décompression (signe d’irritation péritonéale).
- une défense qui est une contraction involontaire de la paroi abdominale mais qui peut être vaincue
par le tact et qui s’aggrave à la palpation brusque
-une contracture qui est une contraction involontaire douloureuse permanente de la paroi abdominale
autrement appelée « ventre de bois ».
- un syndrome de masse abdominale (une hépatomégalie, une splénomégalie)
- un globe vésical : c’est une masse qui est sus-pubienne, rénitente, matte a la percussion. Lorsque l’on
appuie dessus cela augmente l’envie d’uriner. Une vessie ne se palpe pas, lorsque qu’elle est vide elle
est cachée derrière et sous le pubis. Quand on a une rétention d’urine et que l’on est amené à poser un
cathéter sus pubien, si la vessie est vide on a de forte chance de le mettre dans l’intestin.
- cicatrices, parfois il peut y avoir des éventrations (si mal recousu après une intervention, fragilité,
sollicitation trop tôt)
On examine les orifices herniaires qui sont des points de fragilité des parois abdominales qui
contiennent des orifices afin de laisser passer « des tuyaux » et qui va laisser passer plus. Elles
surviennent en régions ombilicale et inguinales. La hernie inguinale est plus fréquente chez le garçon,
où l’on peut se retrouver dans des cas avec tout l’intestin qui descend dans les bourses : douleur,
pesanteur, l’intestin peut se tordre dedans : hernie étranglée (urgence). Ces fragilités peuvent être
congénitales ou acquises
On peut écouter les bruits hydro aériques ainsi que rechercher un souffle.

II- Examen des fosses lombaires


Le rein est un organe très protégé car c’est un organe noble. Par conséquent on ne palpe pas un rein
normal. Mais dès qu’un rein est gros secondairement à une tumeur, ou qu’il est dilaté, on peut le
palper, c’est un syndrome de masse. On peut alors avoir un contact lombaire : on appuie avec la main
supérieure sur l’abdomen dans la région latérale, et en postérieur au niveau de la fosse lombaire avec
l’autre main. En appuyant avec la main antérieure on peut sentir avec la main postérieure le contact du
rein.
On recherche une douleur provoquée.
A la percussion il peut y avoir une douleur à ébranlement de la fosse lombaire.
On peut trouver également un souffle qui témoigne d’une sténose de l’artère.
L’aspect général des patients est important (face à une infertilité il faut penser à faire retirer le T-Shirt).

III- Examen des organes génitaux externes

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1) Examen de la verge
Taille moyenne : 13 cm
« Syndrome du vestiaire »
Opération que des micro-pénis (6-7cm) mais gain que de 1 cm.
Phimosis : rétrécissement de l’anneau prépucial qui empêche ou gène le décalottage du gland.
Il peut être congénital (rare+++). Lorsque le petit garçon nait, le gland est protégé par le prépuce qui
est à ce stade adhérent au gland et il ne faut surtout pas chercher à décalotter le gland. Il se décoléra
physiologiquement (avec l’aide du petit garçon) avec l’âge. Dans le temps les pédiatres forçaient le
décalottage.
Il peut être acquis « quand on ne s’en sert pas », ou chez les diabétiques.
Si pas de décalottage : cela est embêtant pour les rapports sexuels, la miction, et surtout pour l’hygiène
(infection...).
A terme : facteur de développement de cancer de la verge (car inflammation durable et chronique).
Paraphimosis : étranglement du gland par le collet prépucial trop étroit, lorsque le prépuce à été
décalotté. C’est une complication du phimosis que l’on a décalottée. Il va y avoir une gêne au retour
veineux. Il peut y avoir confusion avec mycose.
Traitement : il ne faut pas tirer le prépuce sur le gland mais tirer le gland sous le prépuce.
Ensuite il ne faut pas recalotter pendant plusieurs jours, et souvent secondairement on effectue une
circoncision totale ou partielle (dans le cas de phimosis ou paraphimosis).
Déchirure du frein du gland :
Frein trop court.
L’artère du frein va saigner mais cela est non grave « si ça vous arrive appuyez dessus ».
Plastie de frein secondairement pour allonger le frein.
Plaque de Lapeyronie
L’albuginée est un tissu fibreux très résistant qui entoure les corps caverneux, et qui joue le rôle
d’enveloppe qui est responsable de la rigidité. Il va y avoir une fibrose des corps caverneux de cause
inconnue, à droite ou à gauche, vers le haut ou le bas. Cela va entrainer angulation lors de l’érection à
cause d’un non-gonflement de la verge à cet endroit.
Il n’y a pas de traitement sauf quelques médicaments placebo. On peut lyser la plaque avec des
injections mais très couteux, ou création d’une plaque de l’autre côté.
Existence de courbure congénitale.

Chancre/ ulcération
- l’herpès : très fréquent, débute par une sensation de cuisson, puis apparition d’une petite goutte
comparée à une « goutte de rosé » sur la peau, qui devient une zone ulcérée très contagieuse lorsque la
peau se rompt « les filles passez votre chemin ». Très récurent « ça arrive ça repart »
- chancre syphilitique : c’est une ulcération contagieuse dure opposée au chancre mou (maladie
vénérienne). Rare++ il faut vraiment prendre beaucoup de risque pour attraper un chancre mou ou
syphilitique.

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Urétrorragie : pus du méat, écoulement urétraux
- à gonocoque : « chaude pisse » ; incubation courte (2-3 jours), écoulement de pus, douleur++
-à chlamydia : germe intra cellulaire d’incubation un peu plus longue, parfois 0 signes. Cela peut aller
boucher l’épididyme chez l’homme ou trompe chez femmes  stérilité. Le liquide est plus citrin que
celle à gonocoque.
Balanite à candida
Tumeur de la verge : cancer, le traitement se fait par amputation. Elle peut être liée à un défaut
d’hygiène, phimosis, infection à HPV...
Condylome (à connaitre +), lié également à l’HPV. Cela se présentent exactement comme des petites
verrues sur la verge, les bourses, du méat de l’urètre ou encore l’anus. C’est extrêmement contagieux
et peut passer à travers le préservatif. C’est un facteur favorisant du cancer de l’anus, de la verge,
col ...
A ne pas confondre avec papules perlées péniennes qui y ressemblent mais qui sont liées à des
sécrétions blanchâtres des glandes.
2) Examen des bourses
Inspection : on peut détecter une éventuelle ecchymose (bleu) ou un phénomène inflammatoire (rouge)
Palpation : avec les deux mains, on tient le testicule entre le pouce et l’index, et on fait glisser entre
nos deux doigts. On va sentir la paroi du testicule qui est lisse, normalement indolore, et régulière. (il
faut être délicat car cela est sensible++). Dans la partie postérieure de la bourse on doit sentir
l’épididyme (tète corps queue) . Si gros épididyme cela peut être un nodule épididymaire mais ce n’est
jamais une tumeur grave mais généralement une séquelle d’épididymite. On palpe également le canal
déférent, cordon.
Hydrocèle
Tumeur du testicule : masse dure, indolore, séparée de l’épididyme par un sillon
Varicocèle
Kystes de l’épididyme : détecté à la palpation, on le retrouve aussi au niveau du cordon
Cyprotidie/ectopie : mauvaise migration du testicule dans la bourse lors du développement
embryonnaire et fœtal. En effet le testicule est initialement dans la région lombaire, et lors du
développement progressif de l’embryon ainsi que le raccourcissement du ligament scrotal, il va y avoir
une descente du testicule dans la bourse. Le testicule se trouve alors plus haut, comme à la partie
superficielle du canal inguinal, voire parfois dans l’abdomen. Les conséquences vont être
psychologique, une infertilité, cancer du testicule (qui sera encore + difficile à diagnostiquer).
VI- Examen de la prostate
1) Le toucher rectal
En urologie le TR se fait sur le patient en décubitus dorsal, avec les jambes fléchies (en gastro il se fait
en positon genu pectorale). Il faut expliquer au patient l’examen, le pratiquer avec tact. Il se fait avec
l’index, des gants, du lubrifiant, faire comme un essuis glace avec la main. On sent à la face antérieure
du rectum une saillie de la prostate (2 travers de doigt et demi de la marge anale).
Cet examen permet d’apprécier :
la consistance de la prostate :
- cancer: nodule dur comme le front
- adénome : augmentée de volume, assez souple comme le bout du nez, perte du sillon médian
- abces : mou comme la joue et douloureux
la taille de la prostate : Elle a la forme d’une châtaine, et est composée de deux lobes, et grâce au TR
on palpe sa face postérieure. Sa norme est 15-20g
- 15-20g : prostate plate
- 20-30g : balle de ping pong

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- 40-50g : mandarine
- >60-70g : balle de tennis important : en général quand avec notre doigt on ne parvient pas à atteindre
le sommet de la prostate, c’est qu’elle est plus lourde que 80g. C’est une limite pour faire certaines
interventions chirurgicales.
La symétrie, la douleur, la tonicité du sphincter anal (maladie neurologique peuvent donner des
hypotonies), la vésicule séminale, le plancher vésical, le cul de de sac de douglas (si douleur =
péritonite), un fécalome.
V- Examen neuro-urologique
(très peu développé pendant le cours)
Centre médullaire de la miction :
-centre sympathique dorso lombaire (D10-L2)
-centre sacré (S2-S3-S4) parasympathique, somatique

Les réflexes Sensibilité et tonus anal


Rotulien L3-L4 Permet d’évaluer le niveau de lésion :
Achilléen S1 D10 : ombilic
Médio plantaire S2 L1 : région sus pubienne
Bulbo caverneux S3 L2 :face antérieure de la cuisse
Anal S4 S1: face plantaire du pied
S2: face postérieure de la cuisse
S3: face interne de la cuisse
S4-S5 ++: région péri anale

VI- Examen clinique d’une femme incontinente


1) Inspection
On regarde l’état de la paroi, s’il y a des cicatrices ou signe d’éventration, une surcharge pondérale.
Ensuite la vulve. Une vulve normale est fermée. Certaines femmes ont une vulve béante. On se
focalise ensuite sur les cicatrices vaginales (épisiotomie : incision du périnée lors del’accouchement),
sur les écoulements (normalement rien ne coule), sur les cicatrices de macération (une femme
incontinente porte de couches qui entrainent des lésions), sur les lésions dermatologiques. Parfois on
observe des brides hyménales. L’hymen est déchiré lors du premier rapport sexuel. Cependant, le port
de tampon élargit l’orifice hyménal. Donc lors du premier rapport, l’hymen n’est pas déchiré
correctement, il peut y rester des petits reliquats d’hymen accroches entre le méat de l’urètre et le
vagin. Ceci pose un problème car lors d’un rapport, la bride va tirer sur le méat urétral, et des
sécrétions vaginales vont rentrer dans l’urètre, a l’origine de cystite. On prête aussi attention à la
trophicité vaginale : un vagin est de couleur rose soutenu (une femme ménopausée depuis des années a
un vagin sec et rose pâle : atrophie). On peut aussi mesurer la distance entre l’anus et la vulve qui est
normalement de 3 cm. L’anus doit être entouré de plis radiés. A la poussée, il doit y avoir une légère
mobilité sans que rien ne sorte (pas de descente excessive ou d’extériorisation d’organe).
Ectropion : espèce d’hémorroïde du méat urétral, lié à la carence oestrogénique. Hernie de la
muqueuse de l’urètre par le méat urétral.

2) Palpation
Masse abdominale, hernie… (considérer que déjà vu, non traité en cours)
3) Speculum

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La mise en place du spéculum doit être indolore, et il faut préférer des speculums en plastique (usage
unique, moins froid). On procède à une introduction transversale puis oblique vers le haut et l’arrière
sinon douleur. On peut ensuite observer le col, faire des frottis, et la manœuvre de Pozzi (=on pince
avec la pince de Pozzi le col de l’utérus, on tire, et l’utérus ne doit pas descendre de plus de 2cm, sinon
prolapsus utérin).
4) Toucher pelvien
On peut palper l’urètre (face antérieure vagin), et sentir une petite boule = diverticule. On peut aussi
calibrer l’urètre en plaçant une bougie (sonde) de calibre 26 (autrement dit 8mm).
Ensuite on réalise un toucher vaginal, qui ne doit pas être douloureux. On introduit le majeur pour
abaisser la fourchette vulvaire, avant d’introduire l’index en respectant l’obliquité du vagin : oblique
vers le haut et l’arrière. On recherche une masse pelvienne en s’aidant du palper abdominal. La
longueur vaginale est de 9 cm.
Le toucher rectal pour déceler les fécalomes, masses rectales, les saignements, rectocèle et permet de
tester le sphincter anal.
Le toucher bi digital : on met un doigt dans l’anus et un doigt dans le vagin et on pince entre les deux
dans l’objectif de palper une hernie du cul de sac de Douglas. (=élythrocèle).
On peut aussi faire le testing des releveurs : on met deux doigts dans le vagin, et on demande à la
patiente de contracter son périnée. Soit-on ne sent rien donc testing des releveurs est à 0, ou alors la
contraction est très forte, dans ce cas le testing est à 5.
On recherche aussi une inversion de commande : quand on demande à la patiente de se retenir, elle va
au contraire pousser. Il faut faire de la rééducation.
5) Les manœuvres
En QR l’année dernière / !\
Manœuvre de Bonney :
Faire tousser la patiente alors qu’elle à une incontinence urinaire d’effort, puis on met deux doigts au
niveau du col de la vessie qui vont le soutenir sans le comprimer. On refait tousser la patiente, si les
fuites disparaissent : manœuvre positive.
Manœuvre de Ulmsten ou TVT ou soutient de l’urètre MSU :
se fait au niveau de l’urètre moyen, pince qui soutient l’urètre. On fait tousser la patiente, si les fuites
disparaissent, manœuvre positive et donc l’origine de l’incontinence urinaire d’effort est un défaut de
soutient de l’urètre. Si négative c’est une insuffisance sphinctérienne.
Manoeuvre des valves :
Dans le vagin il y a une paroi antérieure, une postérieure, des latérales, au fond : utérus, et extérieur :
vulve. On s’intéresse ici aux prolapsus génitaux.
Commençons par la paroi vaginale postérieure. Pour regarder la paroi vaginale postérieure, il faut
commencer par repousser avec la valve du speculum, la paroi vaginale antérieure. Quand on demande
à la patiente de pousser, on regarde s’il y a une hernie de la paroi vaginale postérieure. Si hernie de la
paroi vaginale postérieure = colpocèle postérieur appelée rectocèle (car derrière paroi postérieure du
vagin il y a le rectum)
Il existe une classification des grades :
- 0 pas de prolapsus
- 1 au-dessus de l’hymen
- 2 au niveau de l’hymen
- 3 au-dessous de l’hymen
- 4 Extériorisation complète (attention on ne sait pas toujours si c'est la valve antérieure ou postérieure
qui ressort)
Ensuite on regarde la paroi vaginale antérieure, en refoulant la paroi vaginale postérieure avec la valve

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du spéculum. Quand on demande à la patiente de pousser, on regarde s’il y a une hernie de la paroi
vaginale antérieure. Si hernie de la paroi vaginale antérieure = colpocèle antérieure appelée cystocèle
(derrière la paroi vaginale antérieure se trouve la vessie).
ex : C2R1 : cystocèle niv 2 rectocèle niv1.
L’utérus peut descendre également : hystéroptose (H0, 1, 2, 3, 4)
6) Examen neurologique du périnée pour terminer
Partie 2 : Physiologie rénale et vésico sphinctérienne
I- Rappel du fonctionnement vésico sphinctérien
Alternance de force d’expulsion et de retenue.
Il y a deux phases : une phase où la vessie se remplit, puis une ou elle se vide (=miction).
- Force d’expulsion : la contraction du muscle vésical appelé détrusor, et éventuellement une
contraction abdominale.
- Force de retenue : le col de la vessie, des éléments sphinctériens striés sous la dépendance de la
volonté, et des éléments indépendants de la volonté que sont les sphincters lisses, résistance urétrale.
Pour bien uriner il faut que le muscle vésical se contracte, que le col de la vessie s’ouvre et que le
muscle sphincter strié de l’urètre et que l’urètre soit perméable.
La miction doit être : volontaire, facile, indolore, complète .
Si mauvaise relaxation du sphincter, grosse prostate qui bloque le passage : problème de miction.
Dans le temps on disait aux femmes après l’accouchement de faire des « stops pipi » : arrêt du jet lors
de la miction pour faire travailler le sphincter. Le problème c’est que cela entrainait un arrêt du reflexe
mictionnel si trop de répétition, car arrêt de contraction du muscle vésical. Donc plus de vidange totale
de la vessie qui peut entrainer des infections urinaires.
II- Innervation vésico sphinctérienne
L’appareil vésico sphinctérien est contrôlé par deux systèmes que sont : le système végétatif
involontaire et le système somatique volontaire.
Le système végétatif involontaire est sous divisé en deux systèmes :
- Le système sympathique : son centre nerveux se situe au niveau de la moelle lombaire D12 L2. De ce
centre lombaire partent des fibres nerveuses qui se dirigent vers deux types de récepteurs :
-des récepteurs alpha qui vont aller au niveau du col de la vessie et de l’urètre sous vésical
-des récepteurs Beta qui vont aller au niveau de la vessie.
La stimulation des récepteurs alpha provoque la fermeture du col de la vessie et la fermeture de
l’urètre sous vésical. A l’inverse la stimulation des récepteurs Beta provoque un relâchement du
détrusor. Donc le système sympathique est le système de la continence.
- Le système parasympathique : le centre est sacré S2 S4, d’où partent des fibres nerveuses jusqu’à
atteindre des récepteurs parasympathiques dont le neuromédiateur principal est l’Acétylcholine. La
stimulation de ces récepteurs parasympathiques entraine une contraction du détrusor. Donc le système
parasympathique c’est le système de la miction.

Le système somatique volontaire dont le centre nerveux est situé au niveau de la moelle sacrée (noyau
d’Onuf). De là part le nerf pudendal (auparavant appelé nerf honteux) qui se termine au niveau du
sphincter strié de l’urètre et qui lorsqu’il est stimulé, entraine une contraction de ce dernier.
A partir de cela on peut déduire la pharmacologie du bas appareil urinaire :
Pour les récepteurs alpha du système sympathique : exemple : vieux monsieur avec une grosse
prostate, qui n’urine pas bien. On veut lui relâcher ses récepteurs alpha au niveau du col de la vessie et
de l’urètre pour améliorer sa miction. On lui administre donc des alphas bloquants.
A l’inverse, les alphas stimulants permettent la rétention urinaire. Le problème c’est qu’ils ont une

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action sur le cœur (hypertension…). Ils sont utilisés pour les gens qui ont un rhume par exemple
(Humex, Actifed).
Stimulation récepteur beta : on relâche le muscle vésical (beta 3 agoniste) en cas d’hyperactivité
vésicale.
Pour les récepteurs du système parasympathique on utilise des parasympatholytiques (qui s’opposent à
l’Ach), des produits atropiniques (administrés chez un vieux monsieur pour bloquer les récepteurs para
sympathiques au niveau de la vessie, et diminuer la contraction du muscle vésical pour réduire la
miction). De même on voit parfois des jeunes filles qui font pipi tout le temps (hyperactivité vésicale),
leur vessie se contracte tout le temps, on leur administre alors des parasympatholytiques. Mais cet effet
peut être non voulu : comme dans le cas de l’atropine, certains neuroleptiques, anti dépresseur. Il
n’existe pas de parasympathicomimétique pour avoir une meilleure miction.

III- Bilan uro-dynamique


Examen complémentaire de 2ème intention :
-en cas de problème mictionnel, quand ni l’interrogatoire ni l’examen clinique, ni les examens
complémentaires d’imagerie, ni les examens d’endoscopie n’ont permis de poser le diagnostic
- il est aussi intéressant de le réaliser avant un acte chirurgical invasif pour traiter un trouble
mictionnel
- chez la patiente ayant un trouble neuro-urologique, ayant des problèmes pour vider sa vessie..
1) Débitmétrie
Ce test consiste à uriner dans une machine pour « voir » la miction et déceler un trouble mictionnel.
On mesure le volume mictionnel, durée, et débit maximal.
Pour avoir une débitmètrie normale il faut :
-Qmax> 15 ml/s ( pas en min / !\)
-miction d’au moins 150 ml pour être interprétable
-aspect de courbe en cloche
2) Cystamanométrie
On place une sonde dans la vessie qui permet de remplir la vessie d’eau et simultanément de relever
les pressions dans la vessie. Cet examen permet d’évaluer :
- la perception du besoin d’uriner
- adaptation au remplissage : quand la vessie se remplit beaucoup, la pression augmente peu (sinon il
y aurait des fuites ou retentissement sur les reins).
- la capacité vésicale : environ 400-500ml

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- la pression vésicale pendant la miction
- l’activité du détrusor
3)Sphincterométrie : profilomètrie urétrale
Cette dernière étape permet de mesurer les pressions dans l’urètre après la pose d’une sonde pour
étudier la qualité du système sphinctérien normal.

VII- Pollakiurie
1) Définitions
La pollakiurie est définie par les critères suivants:
-Un nombre de mictions >7/24h: on parle de pollakiurie à partir de 8 mictions ( Attention pièges
QCM) -Volume urinaire faible

On caractérise la pollakiurie en appréciant:


-Le caractère diurne ou nocturne( >1 miction par nuit ( à partir de 2))
-Le retentissement
-La fréquence =>En clinique, on peut demander au patient de réaliser un calendrier mictionnel avec les
heures et la quantité d'urine émise ( évaluée par un verre doseur)

A Différencier de la polyurie :
-diurèse importante > 2,5l/24h
-mictions fréquentes et abondantes
Elle peut être liée à :
-excès de boissons
-diabète sucré ou insipide
-IRC
-prise de diurétique
Nycturie : besoin d’uriner réveillant le patient
2) Diagnostics étiologiques
Interrogatoire :
-Age
-Date d'apparition et évolution (permanent ou variable)
-Type de trouble (dysurie, urgenturie, brûlure mictionnelle, incontinence urinaire,)
-Troubles associés: ano-rectaux/ génito-sexuels
-ATCD chirurgicaux ( chir dig, pelvienne,...), urologiques, traumatologiques (fractures), gynéco-
obstétricaux (grossesse, accouchement, déchirure, HT, ménopause), médicamenteux ( neuroleptiques/
antidépresseurs/ alpha modulateur/ diurétiques /antiparkinsoniens: ce sont des anticholinergiques)
Examen clinique
-Recherche d'un contact lombaire
-Recherche d'un globe vésical (masse hypogastrique, convexe vers le haut, mate à la percussion,
sensible, dont la palpation augmente l’envie d’uriner)
-Toucher rectal
-Examen du méat urétral, des organes génitaux externes, des orifices herniaires
-Examen gynécologique
-Examen neurologique (examens du dos, sensibilité périnéale, reflexe bulbo caverneux, tonus du
sphincter anal)

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Examen complémentaires
-ECBU : déceler une éventuelle infection urinaire
-Examen cytologique (si suspicion de TV) : visualisation au microscope de cellules anormales pouvant
révéler un cancer.
-Echographie de l’appareil urinaire
-A la demande : TDM, fibroscopie urétro-vésicale, bactério complémentaire, bilan uro dynamique
Etiologie
Irrigation vésicale :
-Cystite (radiothérapie, chimiothérapie, infection ou cystite interstitielle)
-Tumeur de la vessie ou un carcinome in situ de la vessie (dans ce carcinome il n'y a aucune
déformation de la paroi vésicale l'échographie est normale). Diagnostic en regardant dans la vessie :
plaque rouge)
-Corps étranger
-calcul du bas uretère
-Obstacle sous vésical (prostate, col vésical, urètre)
-Lésion de voisinage (salpingite, appendicite, sigmoïdite,...)
Réduction de la capacité vésicale (capacité normale : 400-450 mL)
-Vessie séquellaire après Tuberculose ou Bilharziose, radiothérapie, chimiothérapie
-Compression extrinsèque de la vessie par une tumeur pelvienne (cancer/ fibrome utérin, cancer/kyste
ovarien, tumeur rectale)
Origine neurologique (vessie centrale, Sclérose en plaque, Parkinson, Paraplégie, AVC,)
Rétention vésicale chronique
Par irritation urétrale (urétrites)
Par inflammation prostatique (prostatites)
Psychogène : causes principales+++

A mon fan d’or j’ai nommé Quentin :*


Et à ma costagiaire du love à la vie à la mort jusqu’aux ECNs Alix (rip Garanto on t’aime)

A Rocos et fredy pcq je leur dois bien une dédi, avec spéciale dédi à mathilde
A mon chef ronéo pcq en vrai je l’aime bien (cc Luc)
A Cnoops pcq elle ne m’a pas fait de dédi mais qu’il faut bien que je la prévienne que je l’ai inscrite au
DGT (balou is coming)
A la meuf qui est juste avant moi dans l’alphabet pcq on est condamné à être co-stagiaires, co-TD, co-
ronéotypeuses et co-pines (oui je sais les jeux de mots c’est pas mon fort) cc lou
A mon asso keur keur sur vous
Et à ma promo pcq personnellement je suis touchée des dédi à la promo

Ronéo 12 – UE4 – Cours 18 12/12

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