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Synthèsè Thèoriè dès Coûts dè Transaction

Réalisée par : BENHAMED Oumaima

ALLAM EL IDRISSI HAJAR

LAKRIM Ikram
Contents
Introduction .............................................................................................................................................. 3
L’approche néoclassique de la firme ................................................................................................... 3
La firme dans l’analyse néoclassique standard (la firme en tant que boite noire) .............................. 3
LES HYPOTHÈSES DE L’ANALYSE STANDARD DE LA FIRME .................................................................. 4
1. La théorie des coûts de transaction : La contribution majeure de Williamson : ............................ 4
A : Etat de l’art : ................................................................................................................................... 4
B. Les catégories de coûts de transaction ............................................................................................ 6
C : Postulats comportementaux :........................................................................................................ 7
1. La rationalité limitée : .............................................................................................................. 7
2. L’opportunisme : ...................................................................................................................... 7
D : Les Attributs des transactions : ..................................................................................................... 7
1. La spécificité des actifs ............................................................................................................. 7
2. L’incertitude ............................................................................................................................. 9
3. Fréquence des transactions ..................................................................................................... 9
➢ Les types de contrats (Analyse des formes institutionnelles) ................................................... 10
1. Contrat classique ...................................................................................................................... 10
2. Contrat néoclassique ................................................................................................................ 10
3. Contrat évolutif ou personnalisé ............................................................................................. 10
2 : la théorie des coûts de transaction et la conception institutionnelle de la finance d’entreprise : .. 10
Conclusion : ............................................................................................................................................ 11
Bibliographie : ........................................................................................................................................ 12
Webographie :........................................................................................................................................ 12
La thèoriè dès coûts dè transaction

Introduction

Dans le cadre de cet exposé sur la théorie des coûts de transaction, on a choisi, en guise d’introduction de
parler brièvement sur la théorie néoclassique de la firme pour bien comprendre quel était l’apport de Coase et
de Williamson en termes de « théories de la firme »

L’approchè néoclassiqûè dè la firmè

Comme on le sait tous, les économistes s’intéressent depuis longtemps au comportement des firmes sur le
marché ou à leur organisation, Par exemple, Adam Smith avait fait une analyse de la répartition des tâches
dans une manufacture d’épingles dans son ouvrage : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des
nations, 1776), mais la théorie économique ne s’est dotée d’une analyse explicite de la firme que récemment,
dans les années 1970 avec la redécouverte de l’article de R.Coase (1937).

L’analyse économique de la firme renvoie à trois questions essentielles :

• La définition de la firme et de ses spécificités


• Les raisons de l’existence de la firme et ses frontières
• Son mode d’organisation interne.

La firmè dans l’analysè néoclassiqûè standard (la firmè èn tant qûè boitè noirè)

De façon synthétique nous pouvons dire que la théorie standard, ou encore la théorie néoclassique, ces termes
sont d’ailleurs synonymes, cherche à expliquer les phénomènes économiques à partir d’une analyse des
comportements des agents individuels (consommateur ou entreprise), hypothèse faite que ces agents sont
parfaitement rationnels et possèdent l’information parfaite. Cette théorie qui insiste sur le rôle des marchés et
des prix, définis par l’équilibre entre offre et demande sur le marché a pour objet l’étude des marchés et des
mécanismes de prix.

La firme ne joue donc pas un rôle central dans ce cadre théorique, les seules choses qui importent sont :

• La quantité de ressources qui « entre » dans la firme c’est à dire les inputs (capital, travail, matières
premières…)
• La quantité de biens qui en « sort », les outputs, directement vendus sur le marché.

Cette représentation identifie la firme à une « boîte noire », un automate, c’est à dire un dispositif reproduisant
une séquence d'actions prédéterminées de façon mécanique.

Ainsi, dans la théorie standard, l’entreprise est représentée à partir de ses courbes de coûts puisqu’elle elle est
assimilée à une fonction de production, elle transforme des inputs en outputs, selon une technologie donnée
et en fonction des facteurs de production dont elle dispose. La firme écoule ensuite ces biens ou services sur
le marché.
Dans ce cadre théorique, la firme est également assimilée à un « point», puisqu’elle est définie comme un
agent économique individuel, représenté par son propriétaire, sans que soient pris en compte les différents
individus ou groupes d’individus qui la composent (salariés, actionnaires…). Cet agent individuel a :

• Un comportement parfaitement rationnel (il a une information parfaite et des capacités d’analyse
infinies)
• Un objectif unique : la maximisation du profit

La théorie standard propose ainsi un modèle global d’allocation des ressources par le marché, elle ne vise pas
à rendre compte du comportement de la firme individuelle. Ainsi, pour M. Jensen (1983), je cite,
«malheureusement, toute la littérature économique qui évolue sous le label «théorie de la firme» n’est pas une
théorie positive de la firme, mais plutôt une théorie des marchés»

Ce modèle de l’approche néoclassique est basé sur six hypothèses principales qui ont déjà été évoqué par nos
camarades dans le cadre des deux exposés précédents. Je ne vais donc pas m’attarder à les expliquer.

LES HYPOTHÈSES DE L’ANALYSE STANDARD DE LA FIRME

• La Firme a pour unique objectif la maximisation de son profit.


• L’entreprise est assimilée à une fonction de production, rien n’est dit sur ce qui se passe à l’intérieur
de la firme
• L’entrepreneur, et par extension l’entreprise, obéissent à un comportement rationnel et cette rationalité
est parfaite, le comportement de la firme est celui de n’importe quel agent économique individuel.
• L’environnement de l’entreprise est donné et sans incertitude.
• Dans un contexte de concurrence pure et parfaite, les prix sont des données exogènes pour l’entreprise
et dépendent des conditions de marché.
• Le marché est l’unique mode d’allocation des ressources, il est par définition efficient.

Compte tenu de ces hypothèses, la problématique de la théorie standard consiste à définir les conditions d’une
allocation efficiente des ressources par le marché, à travers l’analyse des variations de prix de marché et de
leur influence sur la fonction de production de la firme.

1. La théorie des coûts de transaction : La contribution majeure de


Williamson :
A : Etat dè l’art :
Williamson un prix Nobel en science économique le 12 Octobre 2009.

➢ Avant d’aller plus loin, il faut parler du corpus théorique ou paradigme qui a influencé Williamson et
l’a amené à développer sa théorie des contrats. Il s’agit de la théorie des couts de transaction.

O. Williamson occupe une place très particulière parmi les grands auteurs du management. Il est le seul
ayant à la fois :

- Construit les fondements de la théorie des couts de transaction, basé sur le principe normatif
qu’économiser sur les couts de transaction est préférable au gaspillage résultant de choix guidés par le
hasard ou l’intuition managériale.
- Déduit des principes normatifs concernant le choix ex ante par les agents économiques des modes de
gouvernance, qui serviront d’institutions pour leurs transactions réalisées ex post.s

- Entraîné plusieurs centaines de travaux empiriques, en économie, finance, marketing et stratégie par des
chercheurs soucieux de tester statistiquement les propositions normatives produites par son architecture
théorique.

Ces trois contributions sont enrichies régulièrement de nouveaux apports théoriques et empiriques produits
par des chercheurs en économie et management. Donc l’influence de l’économie des couts de transaction ne
se fait pas partir uniquement parmi les thèses et les publications académiques, mais également au sein des
cours d’économie et des manuels de management.

Parmi les fondateurs de l’économie néo-institutionnelle, Williamson occupe une place unique, parce qu’il a
été le seul à s’intéresser au management interne de l’entreprise au même titre qu’aux autres institutions de
l’économie. Puisque les transactions peuvent être véhiculées par des modes des gouvernances comme le
marché parlant du système des prix, la forme d’hybride qui est le contrat ou bien l’entreprise au sein même
de l’organisation. Donc chaque mode doit être analysé avec les mêmes concepts, pour pouvoir être comparé
à d’autres avec les mêmes instruments de mesure. Son intérêt pour le management et son insistance à mesure
les dimensions de transaction et des modes de gouvernances le distinguent de Coase, North ou Akerlof.

Brièvement, pour bien le situer de la pensée néo-institutionnelle, il est utile de résumer les travaux des prix
Nobel d’économie de cette obédience qui sont : Coase 1991, North 1993 et Akerlof 2002 (pour l’asymétrie
de l’information et la sélection adverse).

-Coase : (1937 ,1984 ,1997) : En 1937, Ronald Coase (prix Nobel d’économie, 1991), écrit un article retentissant sur
« la nature de la firme ». Celle-ci se caractérise par une coordination hiérarchique alternative à la coordination par les
prix et donc par un autre type d’allocation des ressources que celui résultant des « transactions d’échange ». Or, que la
firme soit un lieu de répartition des ressources par le propriétaire et non un marché de « facteurs de production »

Alors Coase se pose la question de savoir : « Pourquoi existe-t-il une firme ? » (Coase, 1937). Dans son article il essaye
de montrer que le recours au marché n'est pas gratuit. Dans l'esprit de Coase, il s'agit de se demander pourquoi il existe
quelque chose comme des firmes. Si comme le soutien l'analyse économique classique, le recours au marché est toujours
ce qu'il y a de plus efficace, comment expliquer qu'il existe des firmes qui s'organisent en interne pour ne pas avoir à
recourir au marché ? Sa réponse est qu'il existe un coût lié au marché et qu'il s'agit là d'un mode de coordination comme
un autre. Par conséquent, pour limiter les coûts de transaction, les firmes ont intérêt à internaliser une partie de leur
production. En donnant à l'entrepreneur la décision d'allouer les ressources au lieu de s'en remettre au marché, on
économise du temps pour chercher le bon prix, on limite les coûts liés au contrat et on restreint l'incertitude. Ainsi Coase
affirme que si la firme existe, c'est justement parce qu'elle permet d'économiser les coûts de transaction nécessaire sur
un marché.

-Demsetz 1967 ironisait en faisant référence au marché comme un état idéal de Nirvana. Pour Coase, si la
firme existe, c’est que, dans certaines circonstances, mais pas dans toutes, elle permet l’exécution de
transaction à des couts inférieurs à ceux du marché. Ce qui caractérise la firme, c’est l’absence d’un système
de prix, remplacé par un mécanisme interne de coordination. La main invisible des prix cède la place à celle,
bien visible, des propriétaires et dirigeants. La qualité des dirigeants, des consultants et des professeurs de
management ne sont plus variables négligeables.

-North (1981, 1990,1994) est un historien des institutions de l’économie dont la contribution principale est
d’avoir expliqué pourquoi la croissance économique existe dans certains pays et pas dans les autres.
L’environnement institutionnel formel (pouvoir politique, légal et administratif) et informel (culture,
normes, valeurs) détermine les règles du jeu économique, qui servent d’incitations pour les entrepreneurs.
Lorsque l’environnement institutionnel est crédible, les incitations sont positives, les transactions entre
agents économiques s’intensifient, leur coût unitaire baisse, l’investissement et la croissance sont au rendez-
vous. Lorsque les incitations sont peu crédibles, lorsque le politique est dictatorial et s’approprie par la
force, la rente des entrepreneurs, c’est l’inverse qui se produit avec son cortège de sous-développement et de
pauvreté. Chez North, comme pour la plupart des néo-institutionnalistes, c’est le politique qui définit les
règles du jeu économique, à l’inverse des libéraux et des marxistes.

-Akerlof, prix Nobel 2002, est très cité pour son article de 1970 sur les « citrons » (en anglais : « lemons »,
terme argotique signifiant « nanard » ou rebut). Il démontre que dans un système de prix, l’asymétrie
d’information entre vendeurs et acheteurs amène les premiers à garder les bons produits et à sélectionner les
mauvais pour les vendre. Le vendeur est en effet souvent le seul à posséder l’information lui permettant de
faire la distinction entre ses qualités de produits. Il peut vendre ainsi les mauvais au même prix que les bons.
Le « marché » fait donc une sélection adverse, ou de façon plus imagée « la main invisible se met le doigt
dans l’œil ».

-O. Williamson intègre bien les apports de North, Coase et Akerlof : C’est l’environnement institutionnel
qui détermine les règles du jeu pour le choix des modes de gouvernances (W.1998).
La firme et le marché sont les deux institutions de l’économie qu’il analyse en premier 1975 avant d’y
rajouter les formes hybrides 1985 et 1994. L’asymétrie d’information est l’une des formes de
l’opportunisme ex-ante 1985 et 1994.

B. Les catégories de coûts de transaction

• On distingue deux catégories des coûts de transaction : les couts de transaction ex ante et les
couts de transaction ex post :

o Les couts de transaction ex ante : lors de la négociation d’un contrat, il a automatiquement des
couts soit couts de négociations, couts d’esquisse d’un document, réunion, discussion. Cela amène
les parties à envisager deux types de contrats :
-un contrat exhaustif : qui prévoit la répartition des couts après les avoirs évalués et modélisés. Ce
type de contrat est très rare à cause de l’évaluation des couts est la difficulté à faire parce que les
parties ne se révèlent pas tout l’information qu’elles possèdent c’est l’asymétrie d’information.
-un contrat non exhaustif/ou cadre : qui n’envisage pas tous les cas de figure, laissant à la
discrétion des parties la possibilité de voir comment elles répartissent les coûts et la solution à
trouver en cas de litiges, avec tout le problème de risque moral que cette solution implique.

• ce stade, l’idée centrale dans la théorie des coûts de transaction c’est d’éviter les tribunaux et le
règlement judiciaire. Anticiper les sources de conflits potentielles pour minimiser les coûts.

o Les coûts de transaction ex post : Williamson a trois remarques à propos cela :

1) Par coûts ex post, il est fait allusion aux coûts de mise en place et de bonne marche du système ;

2) Ceux-ci prennent généralement la forme de coûts de marchandage (bargaining costs) lorsque des efforts
bilatéraux sont entrepris pour corriger les mauvais alignements contractuels ex ante ;

3) Les coûts survenant assurent le respect des obligations prises par les parties au préalable (De fait, elles se
trouvent liées par le contrat initial et par la nécessité de trouver une solution commune aux coûts ex post
survenant en dépit de leur volonté).

➢ il faut remarquer donc que les coûts ex ante et ex post sont interdépendants. Des coûts signifieront
que la négociation du contrat fut âpre mais à la fin cela réduira logiquement les coûts ex post car
l’accord trouvé été à la satisfaction des deux parties.
-Toutefois, il se peut que les couts ex post apparaissent, parce que la conclusion du contrat fut
laborieuse et que des points de litiges initialement présents sont encore présents à la conclusion du
contrat. Il n’existe pas une solution prête.
C : Postulats comportementaux :

• Supposant la conclusion d’un contrat, voila l’arbitrage qu’il faut faire dans la production d’un bien
parlant de la firme ou marché.
• Selon Williamson, il faut tenir compte à des autres variables dans l’évolution de la situation, le
postulat comportemental des individus au sein de la firme et sur le marché. Reprenant les idées de
Thomas Hobbes et d’Herbert Simon, et Williamson dit que les individus sont :
1. Dotés d’une rationalité limitée (bounded rationality);
2. Sujets à l’opportunisme.

1. La rationalité limitée :

• C’est Simon 1947, qui a développé le concept de rationalité limitée, cela veut dire l’incapacité à être
totalement informé, prévoir et comprendre les réactions des fournisseurs, des clients, des employeurs
ou bien des concurrents. Ainsi, qu’eux même ne savent pas de ce qu’ils vont faire forcément.
Williamson à repris ce concept en donnant hommage à Simon.

2. L’opportûnismè :

• Parlant du deuxième axiome behavioriste qui est apporté par Alchian et Demsetz 1972 c’est
l’opportunisme, qui s’est repris par Williamson 1975.
• L’opportunisme c’est la volonté des individus d’agir dans leur intérêt personnel en trompant l’autrui
volontairement.
• Le concept d’opportunisme a été critiqué violemment par Gochal et Moran 1996 qu’ils cherchent à
établir une théorie économique sur la base de la notion de la confiance.
• Williamson 1996 ,1999 a répondu patiemment et dans le détail dans une grande réplique était déjà
inclut dans une digression de trois pages sur l’opportunisme (Williamson 1985), mais probablement
mal comprise ou non lue par ses détracteurs.
• Ghertman 2000, il a souligné de façon humoristique et partiellement sarcastique en ajoutant que
Ghoshal et Moral 1996 auraient critiqué Alchian et Demsetz 1972, parce qu’ils sont les créateurs du
concept, repris ensuite dans les nombreux travaux de Williamson.
• Certes, ce n’est pas parce-que l’on affirme que l’opportunisme existe, que l’on partisan de son
développement. La confiance existe aussi. La confiance n’est pas un concept opérationnel pour
choisir entre des modes de gouvernances. Il faut bien se prémunir contre le risque de l’opportunisme.
En effet, si la confiance existait vraiment entre nous, donc pourquoi il existe l’écriture du contrat ou
avoir tant d’avocats. Chez Williamson, les contrats existent pour définir clairement quelles sont les
obligations de Principal et les agents. Alors le point principal de la théorie des contrats est que pour
enrayer l’opportunisme et la rationalité limitée de l’agent. C’est pour cela il faut avoir un contrat
clair entre eux pour atteindre au résultat escompté en minimisant les coûts de transaction.

• Grosso modo, un bon contrat c’est une question importante, si le contrat est clair, il y aura moins de
risque de friction entre les parties et tous seront satisfaits du résultat.

D : Les Attributs des transactions :


Williamson parvient à une typologie de l'environnement selon trois critères : la spécificité des actifs, le degré
d'incertitude et la fréquence des transactions.

1. La spécificité des actifs


Qu’est-ce qu’un actif spécifique ?
On dit qu’un actif est spécifique lorsque sa valeur d’usage est supérieur à sa valeur d’échange. Qu’il soit
tangible ou pas, un actif spécifique a une valeur particulière exclusivement dans le cadre de la relation pour
laquelle il a été réalisé.

Une autre définition qu’on peut avancer est qu’un actif est dit spécifique lorsqu'un agent économique y aura
investi d'une façon volontaire pour une transaction donnée et qu'il ne pourra être redéployé pour une autre
transaction sans un coût élevé

Ainsi, (Williamson en 1994, a écrit :"Des actifs spécialisés ne peuvent pas être redéployés sans perte de valeur
productive en cas d'interruption ou d'achèvement prématuré des contrats" (Williamson, 1994, p. 77).

L’économie des coûts de transaction développée par Williamson repose sur un principe fondamental : « En
situation de spécificité des actifs, la forme organisationnelle hiérarchique c’est à dire « la firme » apparaît
comme la solution optimale, c’est-à-dire, qui permet grâce à la « propriété unifiée » de neutraliser les risque
opportunistes associés à l’échange.

C’est ce besoin de protéger ses actifs spécifiques et de minimiser les coûts engendrés par la contractualisation
de ces derniers qui pourrait provoquer éventuellement cette décision d’intégration.

Les types de spécificité d’actifs


Williamson distingue entre 6 spécificités d’actifs.

• La spécificité de site et intégration verticale en amont

Cette spécificité est liée à la localisation de l’actif, c’est-à-dire l’endroit de ces actifs dans un processus de
production localisé. Quand les deux partenaires décident d’installer leurs unités de production proches les
unes des autres. Le coût serait donc celui de leur relocalisation, néanmoins ce phénomène entraîne une
réduction des coûts de transport, des coûts de stockage et d’inventaire (un seul stock commun suffit, le
fournisseur y entreposera ses propres produits intermédiaires qui serviront d'inputs à l'entreprise cliente). Mais,
une fois l'investissement réalisé, apparaît une situation de « lock-in » (Boissin, 1999, p. 10)

En d’autres termes « Si un fournisseur s’installe près de son client, il minimise des coûts de transport et de
stockage, cependant il limite aussi les possibilités de redéployer cet investissement dans le local vers d’autres
clients.

• La spécificité de l'actif physique

Leur impact émerge plus fréquemment dans les décisions de « faire » ou de « faire faire » les diverses
composantes d’un ensemble, en ce sens, ces choix ont été beaucoup étudiés dans l’industrie automobile qui
sont fortement utilisatrices de la sous-traitance

Elle peut aussi concerner l’intégration en amont lorsqu’il est nécessaire d’élaborer des équipements spécialisés
de production que nécessite la fabrication d'un bien particulier

Tout comme elle peut surgir en aval, Exemple :

Certaines marchandises nécessitent des véhicules de transport spéciaux qui disposent de conditions
particulières (comme les produits chimiques par exemple). C’est pour cela que les fabricants de ces produits
préfèreraient de posséder ces véhicules là pour éviter tout risque de perte ou d’endommagement de la
marchandise qu’ils pourraient courir en louant ces véhicules de transport, et donc bien entendu, contractualiser
cette transaction.
• La spécificité de l'actif humain

Les actifs spécifiques humains correspondent au savoir-faire et l’apprentissage développés sur le lieu de
travail.

John et Weitz 1998 proposent une mesure de la spécificité de l’actif humain, celui-ci sera mesuré par le temps
nécessaire à un nouvel agent expérimenté pour se familiariser avec les caractéristiques du produit

• La spécificité des actifs dédiés pour la transaction

Les actifs dédiés sont des investissements physiques ponctuels dans des sites généralistes effectués à la
requête d’un client particulier.

• La spécificité dans la réputation. Ou « le capital de marque »

C’est-à-dire la possession d’une marque reconnue comme telle par les acheteurs ou, si l’on préfère l’image
de marque, constitue un actif spécifique.

• La spécificité temporelle

La spécificité temporelle peut être analysée comme une spécificité de site dans laquelle le besoin de réponse
en temps réel d’actifs humain sur place est nécessaire. Cette catégorie, développée dans leur étude des
chantiers navals par Masten, Meehan, et Snyder (1991), renvoie aux contraintes de logistiques afférentes à
l’enchaînement des opérations de construction des navires. Plus largement, elle désigne tout besoin de
coordination temporelle ou de « réponse simultanée » dans un processus de production.

Cc/ Même s’il existe une multiplicité des sources de la spécificité des actifs, la conséquence principale de
cette spécificité sera toujours la même : Plus la spécificité

2. L’incèrtitûdè
Le modèle de base exposé par WILLIAMSON ne prend en compte que l’incertitude de type comportemental,
elle est liée à la prise en compte de la rationalité limitée et à l’opportunisme des agents. Pour Williamson, le
facteur essentiel d’incertitude repose sur l’opportunisme des agents : « l’incertitude comportementale » en
particulier, a une importance spéciale pour comprendre les sujets étudiés par l’économie des coûts de
transaction ». Cette incertitude est qualifiée de stratégique ou comportementale car elle liée à la volonté de
certains agents de ne pas divulguer des informations, ou de divulguer une information incomplète et/ou
trompeuse.

3. Fréquence des transactions


Les transactions peuvent être fréquentes comme lors des approvisionnements d’un restaurant ou peu fréquent
ou même uniques comme dans le cas de la construction d’un barrage ou d’une université. Plus les biens
échangés sont standards, c’est-à-dire ayant un très faible niveau de spécificité des actifs, et d’incertitude
interne, plus les transactions seront fréquentes, plus le marché sera le mode de gouvernance choisi. Par contre,
plus la spécificité des actifs et l’incertitude interne seront élevées et la fréquence des transactions sera faible,
plus on aura affaire à un contrat ou à une opération interne au sein d’une hiérarchie.

La fréquence n’est pas forcément l’attribut des transactions le plus important lors du choix d’un mode de
gouvernance.
➢ Les types de contrats (Analyse des formes institutionnelles)
Une fois défini le postulat comportemental des acteurs (Rationalité limitée / opportunisme) et les attributs de
la transaction, on peut établir théoriquement un type de transaction (promise / planning / compétition /
gouvernance), il faut maintenant définir la forme d’organisation de la transaction (contrat) la plus appropriée.

Le critère définissant la forme qui doit être adoptée est évidemment un critère d’efficacité (efficient
gouvernance). L’arrangement institutionnel qui minimise les coûts, c’est-à dire les coûts de réalisation du
contrat ainsi que les coûts de transaction seront choisi.

1. Contrat classique
Ce type de contrat correspond à l'échange tel que pratiqué traditionnellement dans un mécanisme de marché,
C'est-à-dire une transaction ponctuelle dont l'objet est parfaitement délimité et, où toutes les éventualités sont
prévues. L'identité des parties importe peu et la relation contractuelle est impersonnelle ;

2. Contrat néoclassique
Les deux faits marquants dans ce cas-ci sont le type de relation (long-terme) et le fort degré d'incertitude.

Dans ce cas, il n'est pas possible de prévoir à l'avance l'ensemble des éventualités et les adaptations qui seront
nécessaires, il y a donc possibilité de comportements opportunistes, pouvant occasionner des conflits dans la
mise en place du contrat. Une solution consiste à s'en remettre à l'arbitrage d'un tiers. Ce type de contrat
implique deux éléments, une certaine flexibilité et un certain degré de confiance entre les parties ;

3. Contrat évolutif ou personnalisé


La durée et la complexité des liens entre les parties deviennent très importantes de sorte que se constituent des
relations personnalisées et durables prenant en compte les caractéristiques des partenaires. Il y a apparition de
relations plus ou moins fortes qui se construisent progressivement et qui jouent un rôle tout aussi, si ce n'est
plus, important que l'accord initial régulant les rapports entre les parties.

2 : la théorie des coûts de transaction et la conception institutionnelle de la


financè d’èntrèprisè :
• Williamson analyse la décision de financement comme une transaction particulière où le degré de
spécificité de l’actif financé joue un rôle central. La dette ou les fonds propres ne sont plus considérés
comme des instruments financiers et analysés en fonction de leurs coûts d’agence respectifs, mais
comme des structures de gestion (gouvernance structure) de la transaction particulière que constitue
le financement d’un investissement Conformément à une des conclusions générales établie par la
théorie des coûts de transactions, la gestion par le marché se révèle préférable si la spécificité des
investissements financés est faible. Inversement, pour les investissements à degré de spécificité élevé,
la gestion institutionnelle apparaît moins coûteuse.
• La dette est assimilée à un mode de gestion par le marché : fondé sur un ensemble de règles établies :
service régulier des intérêts et du principal, respect de certains ratios, prises de garanties. En cas de
liquidation, le faible caractère spécifique des actifs donnés en garantie permet, en principe, aux
créanciers de récupérer leurs fonds.
• Au financement par fonds propres, il constitue un mode de gestion de type institutionnel où la relation
de pouvoir joue un rôle important. Pour Williamson, le financement par capitaux propres présente les
propriétés suivantes : il procure un statut de créancier résiduel tant sur les résultats que sur la
liquidation des actifs ; la durée du contrat correspond à la durée de vie de la firme ; le conseil
d’administration, représentant les intérêts des actionnaires, est chargé de gérer la transaction en
contrôlant les dirigeants. En conséquence, les modalités de financement de la firme dépendent ainsi de
la nature des actifs.
• L’analyse de la politique financière ainsi suggérée implique la non-séparabilité des décisions
d’investissement et de financement puisque le financement, choisi sur la base de sa capacité à gérer la
transaction entre les apporteurs de capitaux et la firme, est fonction du degré de spécificité des actifs.
• Les modes de financement sont choisis prioritairement en fonction de leur capacité à minimiser les
coûts de transaction au lieu de l’être en fonction du critère d’asymétrie d’information.
- D’une façon plus générale, la théorie des coûts de transaction s’éloigne d’ailleurs du raisonnement
marginaliste pour comparer directement les coûts des différentes institutions ou structures de gestion.
• On peut reprocher son caractère sommaire à la théorie proposée par Williamson, dans la mesure où
les financements hybrides n’ont pas reçu véritablement de justification ; cependant, de même que la
théorie des coûts de transaction est parvenue t justifier des formes d’organisation hybrides, telles que
la franchise, les réflexions initiales de Williamson en matière de politique financière pourront
vraisemblablement être étendues pour expliquer ces formes de financements.

Conclusion :
Cet exposé aura eu pour principal objectif de montrer l’importance des coûts de transaction en évoquant
l’objet qu’ils visent, tout en se basant sur les approches de COASE et WILLIAMSON. Les transactions
possèdent des attributs dont l’intensité, mesurée en coûts de transaction, varie selon les modes de
gouvernance, ou institutions de l’économie, utilisés comme supports permettant de s’adapter aux variations
de paramètres de l’environnement institutionnel. L’objectif normatif est d’économiser sur les coûts de
transaction, en choisissant le mode de gouvernance approprié. Le choix se fait entre plusieurs modes discrets
avec un classement ordinal de chacun des attributs.

Les transactions sont l’objet et l’unité d’analyse, ce qui permet une amélioration des connaissances sur les
formes hybrides qui représentent la plus grande partie des transactions (Hennart, 1993), dont les alliances
qui continuent de croître.

Pas étonnant que les barrières à l’entrée de ce champ théorique soient élevées et que certains (Ghoshal et
Moran, 1996) se concentrent à critiquer, de façon souvent maladroite ou peu sérieuse, une seule variable,
pour éviter de faire l’effort d’apprendre et de tout comprendre avant de pouvoir critiquer de façon
constructive.

Pourtant l’enjeu est de taille. Sans Williamson, difficile de comprendre les formidables vagues de fusions-
acquisitions ou le développement accéléré et mondial des franchisés du fastfood de l’hôtellerie ou des salons
de coiffure. En effet, il a joué un rôle charnière pour le changement de doctrine des tribunaux, prenant en
compte la spécificité des actifs comme moyen d’économie. Son influence sur le management s’accroît grâce
au développement d’outils pratiques et de leur enseignement par la méthode des cas. L’horizon est encore
vaste : tester les propositions sur les attributs des modes de gouvernance, faire des travaux théoriques et
empiriques sur les changements des modes de gouvernance. Les bases établies par Williamson en font un
grand classique du management, mais aussi de l’économie et du droit, dont l’influence se fera certainement
sentir pendant plusieurs générations.

Toutefois, nous pensons que malgré l’ambition de la TCT et la justesse de sa logique, lorsqu’il s’agit de
passer à la phase de test, les risques de confusion liés à la fragilité des concepts et à leur diversité sont très
importants et nécessitent une longue phase de réflexion.
Bibliographie :
Ouvrages :
• BERTRAND Q., Les frontières de la firme, 2002.
• CHABAUD D., GLACHANT JM ., PARTHENAY C., Les grands auteurs en économie des
organisations , EMS édition, 2008.
• MAGALI CH ., ANALYSE ECONOMIQUE DE LA FIRME , 2014.

Revues :
• BERTRAN Q., l’économie des couts de transaction : un bilan des études empirique sur l’intégration
verticale, Revue de l’économie politique, 1997.

• GHERTMAN M ., Oliver Williamson et la théorie des couts de transaction, Revue français de


gestion, volume 29-numéro 142- janvier/février 2003.

• HUBERT G., LA THÉORIE WILLIAMSONIENNE DE L'INTÉGRATION VERTICALE N'EST PAS


VÉRIFIÉE EMPIRIQUEMENT, Presses de Sciences Po « Revue économique », 2001.

Articles :
• BONET L., érudit « Proudhon – Coase : la propriété de la firme », Revue internationale de
l'économie sociale : Recma, n° 317, 2010.
• CHASSAGNON V ., Qu’est-ce qu’une firme (-réseau) ?, 9 Avril 2009.
• COASE RH., La nature de la firme, 1937.
• C.GERARD, «Théorie financière et stratégie financière », Revue française de gestion ;

Thèses et mémoires :
• HADJAR A., Gouvernance et Performance des PME dans les Pays en Transition, 2015.
• LAVASTRE O., Les Coûts de Transaction et Olivier E.Williamson : Retour sur les fondements.
• JOST S., La théorie des coûts de transaction de Williamson et la surveillance des banques dans
l’UE, 2004.
• TANGUY L ., De la théorie des coûts de transaction à une économie des coûts de traduction, 27
Février 2012.

Webographie :
• CORIAT B., WEISTEIN O., Les théories de la firme entre « contrats » et « compétences » : IN :
https://journals.openedition.org/rei/4142#notes, 2010.
• CHAUDEY .M ; Ressources en Sciences économiques et sociales Les théories de la firme, IN :
http://ses.ens-lyon.fr/articles/les-theories-de-la-firme-137664 . Publié le 14/12/2011.

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