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Ministère de l’enseignement supérieur REPUBLIQUE DU MALI

et de la recherche scientifique Un Peuple-Un But-Une Foi


Ecole Nationale d’Ingénieurs – Abderhamane
Baba Touré (ENI-ABT) CHACKRINE MINING.SA

DER : GEOLOGIE ET MINES


OPTION : METALLOGENIE
CYCLE : INGENIEUR

PROJET DE FIN D’ETUDE POUR L’OPTENTION DE


Diplôme D’INGENIEUR DE CONCEPTION EN
OPTION : METALLOGENIE
Thème :
Contribution des sondages RC dans la prospection
aurifère sur le permis de Sansanto-Est.

BOUARE
Présenté et soutenu par : M. Oumar KONE

Directeur de PFE : Dr. Salif KONE

Encadrant de PFE : Dr. Bakaramoko SAMAKE

Tel : 76683181
AVANT-PROPOS
L’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Bamako: Ecole des Travaux Publics de l’Afrique
occidentale Française (ETP-AOF), fut créée le 14 avril 1939. Elle était destinée à la formation
des Adjoints Techniques en travaux publics, en topographie et des dessinateurs de travaux
publics.
Après l’indépendance et en vue de satisfaire les besoins en cadres techniques nécessaires pour
le développement du pays, l’ETP (Ecole des Travaux Publics) fut érigée en l’Ecole
Nationale d’Ingénieurs.
C’est à partir des années 1963 que l’Ecole fut chargée de former des ingénieurs et des
techniciens dans des domaines comme: le Génie Civil (bâtiment et travaux publics,
hydraulique); la Géodésie (topographie); la Géologie (métallogénie, hydrogéologie);
l’Electromécanique (électricité, mécanique).
Elle fut baptisée en 2006 Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderrahmane Baba TOURE
(ENI-ABT) actuelle appellation.
Pour mettre l’accent sur la filière géologie, il faut souligner que le diplôme d’Ingénieur dans
ce domaine est décerné en fin de cycle dans les options métallogénie et hydrogéologie après,
avoir effectué un stage pratique dans une entreprise et soutenir sur un thème. Les stages sont
pour les futurs ingénieurs une occasion de parfaire leurs connaissances et faciliter leurs
insertions professionnelles.

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DEDICACE
Je dédie ce projet de fin d’études à mes parents pour leurs bénédictions et leurs
encouragements quotidiens, à toute ma famille ainsi qu’à tous ceux qui m’ont aidé pour
arriver à cette tâche.

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REMERCIEMENTS
J’adresse mes sincères remerciements et reconnaissances :
 A ALLAH le tout puissant, le très miséricordieux qui m’a donné la santé de mener à
bien ce travail, mes salutations et prières vont à l’endroit de son prophète Mohamad
paix et salut soit sur lui et sa famille.
 A ma famille
 A l’administration et l’ensemble du corps professoral de l’Ecole Nationale
d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT), particulièrement ceux du
département de la géologie, pour les principes et la qualité des enseignements reçus
durant mes années de formation.
 A la société CHACKRINE MINING.SA plus particulièrement à M. Oumar
DJIGUIBA, Directeur General, pour m’avoir offert pendant trois (3) mois un cadre
propice à mon développement professionnel.
 Aux tous les géologues, Mohamed DIAKITE, chef des géologues, Idrissa
DIAWARA, Mamadou Seydou COULIBALY, Bourema DIARRA, Sekou
SIDIBE, Amadou KONATE, pour le partage de leur expérience, leur bonne humeur
qui m’ont apporté un soutien inestimable tout au long de ce travail.
 A mon encadrant sur le terrain : Dr Bakaramoko SAMAKE pour la confiance qu’il
m’a accordée en acceptant de diriger mon travail, pour m’avoir soutenu tout au long
de mon stage.
 A mon directeur de mémoire Dr. Salif KONE, un remerciement très
particulièrement pour son appui à la rédaction et à la relecture de ce document,
sa longue expérience dans le domaine est une source d’inspiration et une
garantie de la bonne appréciation du travail accompli.
 A mes camarades de promotion pour l’atmosphère conviviale qui a toujours prévalu
en classe.
 A tous ceux qui, de près ou de loin ont contribué moralement ou financièrement à la
réalisation de ce travail.

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RESUME :
Ce présent projet de fin d’études traite les différents travaux de sondage RC réalisés sur le
permis d’exploration aurifère de Sansanto-Est dans le cercle de Kéniéba.

Apres les résultats de certains travaux d’exploration tels que géophysique, géochimie et puits,
certaines anomalies ont été détectées. Pour vérifier la continuité de ces anomalies
géochimiques et géophysiques, il est nécessaire de réaliser des travaux de profondeur, c’est
ainsi que le sondage RC a été choisi pour ses multiples avantages qui sont entre : cout réduit,
rapidité d’installation et d’exécution, taux de pénétration rapide, précision dans les faibles
teneurs, moins de contamination au cours de la montée de l’échantillon.

Cependant un certain nombre de trous de sondage ont été exécutés au cours de ce programme
de sondage RC sur les cibles détectés par les travaux antérieurs afin d’avoir une idée sur la
présence d’une minéralisation possible mais aussi sur les roches encaissantes de celle-ci. Les
résultats obtenus de ces travaux de sondage nous ont permis de montrer la présence d’une
minéralisation à une profondeur approximativement 60 a 120m selon les zones.

Mais il faut noter que toutes les anomalies géochimiques ne continuent pas en profondeur
autrement dit elles sont transportées mais la plupart continue en profondeur.

La minéralisation est généralement portée par les roches felsiques (felsique dyke),
lamprophyre et rarement grauwacke qui sont affectées par certaines altérations qui sont entre :
Chloritisation, Silicification et albitisation.

La minéralisation est de type sulfuré (pyrite et arsénopyrite) disséminée dans la matrice de la


roche.

Plus de sondage RC est nécessaire dans la zone pour avoir plus d’information et un model
bien défini.

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ABSTRACT
This end-of-study project deals with the various RC drilling work carried out on the Sansanto-
Est. gold exploration permit in the Kéniéba circle.

After the results of some exploration work such as geophysics, geochemistry and wells, some
anomalies were detected. To verify the continuity of these geochemical and geophysical
anomalies, it is necessary to carry out in-depth work; this is how the RC drilling was chosen
for its many advantages which are between: reduced cost, speed of installation and
workmanship, fast penetration rate, precision at low levels, less contamination during sample
rise.

However, a number of drill holes were drilled during this RC drilling program on targets
detected by previous work in order to get an idea of the presence of possible mineralization
but also on the host rocks of the mineralization. The results obtained from this drilling
allowed us to show the presence of mineralization at a depth of approximately 60 to 120m
depending on the zone.

But it should be noted that not all geochemical anomalies continue at depth, in other words
they are transported but most continue at depth.

The mineralization is generally carried by felsic rocks (felsic dyke), lamprophyre and rarely
grauwacke which are affected by certain alterations which are between: Chloritization,
Silicification and albitization.

The mineralization is of the sulphide type (pyrite and arsenopyrite) disseminated in the rock
matrix.

More RC Drilling is needed in the area to have more information and a well-defined model.

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SIGLES ET ABREVIATIONS
AOF : Afrique Occidentale Française

ENI-ABT : Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré

DNGM : Direction Nationale de la Géologie et des Mines

BRGM : Bureau pour la recherche Géologique et Minière

TLAT: Laterite transportée

FPG: Felsique dyke

DMOT: Mottled saprolite (argile bariolée)

SMSZ : Sénégal Mali Shear Zone

RC: Reverse Circulation (sondage à circulation inverse)

GR : Grauwacke

SSL : Argilite

SST : Sandstone

VSL : Volcanique argilite

BR: Brun

GR : Green (vert)

GY : Grey (gris)

RD: Red (rouge)


OR: Orange.
QV : Veine de quartz

YE : Yellow (jaune)
TArg : Argile transportée
DIO : Diorite
DMOT : Mottled saprolite (argile tachetée)

MDL : Dolerite

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Table des matières
AVANT-PROPOS................................................................................................................................... 1
DEDICACE ............................................................................................................................................. 2
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................... 3
RESUME :............................................................................................................................................... 4
ABSTRACT ............................................................................................................................................ 5
SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................................................... 6
Annexes ................................................................................................................................................. 11
Introduction........................................................................................................................................... 12
Structure de l’ouvrage ........................................................................................................................... 13
Problématique ....................................................................................................................................... 14
Objectifs ................................................................................................................................................ 14
Méthodologie ........................................................................................................................................ 14
Première partie : Généralités ................................................................................................................ 15
CHAPITRE I : Cadre géographique de Sansanto-Est. ............................................................................. 16
1. Situation et accès : .................................................................................................................... 16
2. Morphologie .............................................................................................................................. 17
3. Climat et végétation .................................................................................................................. 18
4. Hydrographie ............................................................................................................................. 18
5. Population et activités ............................................................................................................... 18
CHAPITRE II : Cadre géologique ............................................................................................................. 19
A. Géologie régionale .................................................................................................................... 19
1. Le Craton Ouest africain ............................................................................................................ 19
1.1. Les formations Archéennes ................................................................................................... 19
1.2. Les formations du protérozoïque inferieur : Le Birimien ...................................................... 19
2. Présentation de la boutonnière de Kédougou-Kénieba ............................................................ 20
2.1. Lithologie ............................................................................................................................... 21
2.1.1. Formation de Saboussiré ................................................................................................... 21
2.1.2. Formation de Keniébandi (Dialé)....................................................................................... 22
2.1.3. Formation de Kofi .............................................................................................................. 22
2.2. Métamorphisme .................................................................................................................... 23
2.3. Tectonique ............................................................................................................................. 23
B. Géologie locale de Sansanto-Est ............................................................................................... 24
1. Lithologie : ................................................................................................................................. 24

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1.1. Les grauwackes: (mot allemand, vieux terme de mineur) ................................................... 24
1.2. Les argilites : .......................................................................................................................... 25
1.3. Les roches felsiques et dykes ................................................................................................ 25
1.4. Le lamprophyre ..................................................................................................................... 26
1.5. La dolerite : ............................................................................................................................ 26
2. Structures .................................................................................................................................. 27
2.1. La stratification : .................................................................................................................... 27
2.2. La schistosité : ....................................................................................................................... 27
2.3. La foliation : ........................................................................................................................... 27
2.4. Le boudinage : ....................................................................................................................... 27
2.5. Les joints : .............................................................................................................................. 27
2.6. Les veines : ............................................................................................................................ 27
2.7. Les diaclases : ........................................................................................................................ 28
3. Altération................................................................................................................................... 28
3.1. L’altération supergène (météorique) .................................................................................... 28
3.1.1. La Limonitisation ............................................................................................................... 28
3.1.2. L’hématitisation ................................................................................................................. 28
3.2. Altération hydrothermale : Endogène .................................................................................. 29
3.2.1. La Carbonatation ............................................................................................................... 29
3.2.2. L’albitisation ...................................................................................................................... 29
3.2.3. Chloritisation ..................................................................................................................... 29
3.2.4. Silicification........................................................................................................................ 30
3.2.5. Séricitisation ...................................................................................................................... 30
4. Minéralisation ........................................................................................................................... 30
4.1. La pyrite ................................................................................................................................. 30
4.2. La pyrrhotite .......................................................................................................................... 30
4.3. L’arsénopyrite ........................................................................................................................ 31
4.4. La chalcopyrite....................................................................................................................... 31
CHAPITRE II : Travaux antérieurs ........................................................................................................... 32
1. Géochimie sol ............................................................................................................................ 32
2. Travaux de cartographie............................................................................................................ 33
3. Travaux de puits ........................................................................................................................ 34
4. Travaux de géophysique : .......................................................................................................... 35
Deuxième partie : Travaux réalisés........................................................................................................ 36

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CHAPITRE I : Travaux de sondage à circulation inverse ........................................................................ 37
A. Forage à circulation inverse: ..................................................................................................... 37
1. Définition : ................................................................................................................................. 37
2. Objectif: ..................................................................................................................................... 37
3. Le choix de la méthode RC : ...................................................................................................... 37
4. Inconvénients de sondage RC :.................................................................................................. 37
5. Composition de la machine de sondage ................................................................................... 38
6. Planification des trous de forage: ............................................................................................. 39
7. Préparation de la plateforme de sondage................................................................................. 39
8. Implantation des trous de sondage........................................................................................... 40
9. Principe de fonctionnement : .................................................................................................... 40
10. Question de sécurité ............................................................................................................. 41
11. Echantillonnage ..................................................................................................................... 42
11.1. Définition d’un échantillon ................................................................................................ 42
11.2. Objectif .............................................................................................................................. 42
11.3. Matériels utilisés ............................................................................................................... 43
12. Procédure : ............................................................................................................................ 45
13. Pratiques à observer lors du forage ...................................................................................... 47
14. Contrôle de la fiabilité des résultats d’analyse (QA/QC) ....................................................... 48
14.1. Les échantillons standards ................................................................................................ 48
14.2. Les échantillons stériles(Blank) ......................................................................................... 49
14.3. Les échantillons doubles : (duplicata) ............................................................................... 49
B. Documentation (ou relogging) des trous de sondages RC ........................................................ 50
1. Description des échantillons: .................................................................................................... 50
1.1. Fiche de description géologique............................................................................................ 50
1.2. Le profil d’altération météorique (Weathering) : ................................................................. 51
2. Interprétation des sections de sondage RC :............................................................................. 52
3. Méthode manuelle de calcul de l’intersection de la minéralisation (Trou SSRC008) ............... 67
4. Synthèse des résultats : ............................................................................................................. 68
CHAPITRE II : Autres travaux effectués ................................................................................................. 69
1. Cartographie géologique et géomorphologique ....................................................................... 69
1.1. Définition ............................................................................................................................... 69
1.2. Matériels utilises ................................................................................................................... 69
1.3. Objectifs................................................................................................................................. 70

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1.4. Procédure .................................................................................................................................. 71
2. Géochimie des termitières ........................................................................................................ 73
2.1. Définition : ............................................................................................................................. 73
2.2. Procédure : ............................................................................................................................ 73
Troisième partie : Conclusion et recommandations .............................................................................. 75
1. Conclusion générale .................................................................................................................. 76
2. Recommandations..................................................................................................................... 76
Références bibliographiques............................................................................................................... 77
SITE WEB ........................................................................................................................................... 77
Annexes ................................................................................................................................................. 78

Liste des figures


Figure 1 : Localisation de la zone d’étude............................................................................................. 16
Figure 2: Localisation du permis de Sansanto-Est ................................................................................ 17
Figure 3: Craton Ouest Africain (d’après Trompette 1973, modifiée) .................................................. 20
Figure 4 : La boutonnière de Kédougou-Kéniéba (d’après Bassot 1966, modifiée) ............................. 22
Figure 5 : Carte géochimique sur le fond géophysique (source CHACKRINE MINING SA) ............. 32
Figure 6 : Carte géologique et géomorphologique de Sansanto-Est .................................................... 33
Figure 7 : Résultats des puits sur le fond topographique (source CHACKRINE MINING SA) .......... 34
Figure 8 : Emplacements des trous de sondage sur le fond géophysique.............................................. 35
Figure 9: Sens de refoulement des échantillons .................................................................................... 41
Figure 10: Profil d’altération (Modifié d'après Schmitt, 1999 modifié)................................................ 52

Liste des sections


Section 1 ................................................................................................................................................ 53
Section 2 ................................................................................................................................................ 54
Section 3 ................................................................................................................................................ 55
Section 4 ................................................................................................................................................ 56
Section 5 ................................................................................................................................................ 57
Section 6 ................................................................................................................................................ 58
Section 7 ................................................................................................................................................ 59
Section 8 ................................................................................................................................................ 60
Section 9 ................................................................................................................................................ 61
Section 10 .............................................................................................................................................. 62
Section 11 .............................................................................................................................................. 63
Section 12 .............................................................................................................................................. 64
Section 13 .............................................................................................................................................. 65
Section 14 .............................................................................................................................................. 66
Section 15 .............................................................................................................................................. 67

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Liste des photos

Photo 1 : Grauwacke ............................................................................................................................. 24


Photo 2 : Argilite ................................................................................................................................... 25
Photo 3 : Porphyre felsique ................................................................................................................... 25
Photo 4 : Lamprophyre .......................................................................................................................... 26
Photo 5 : Dolerite .................................................................................................................................. 26
Photo 6 : Les différentes parties d’une machine de sondage ................................................................. 38
Photo 7 : Le traçage de l’emplacement de trous de sondage ................................................................. 40
Photo 8 : Les échantillons de sondage RC ............................................................................................ 42
Photo 9 : Quelques matériels d’échantillonnage ................................................................................... 44
Photo 10 : Quelques matériels utilisés par le géologue ......................................................................... 45
Photo 11 : Procédure d’échantillonnage ................................................................................................ 46
Photo 12 : Les échantillons standards utilisés ....................................................................................... 48
Photo 13 : La fiche de description des échantillons .............................................................................. 50
Photo 14 : Quelques matériels de cartographie .................................................................................... 70
Photo 15 : Collecte des informations sur le terrain................................................................................ 71
Photo 16 : Le report des données sur le papier A0 ................................................................................ 72
Photo 17 : La termitière de type cathédrale ........................................................................................... 73
Photo 18 : L’échantillon termitière........................................................................................................ 74
Liste des tableaux

Tableau 1 : Les principaux assemblages litho-tectoniques de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba .. 21


Tableau 2: Trous de RC planifiés et forés ............................................................................................. 39
Tableau 3 : méthode manuelle de calcule de l’intersection ................................................................... 68

Annexes
Annexe 1 : Veine de quartz dans une galerie d’orpaillage .................................................................... 78
Annexe 2 : coupe des puits .................................................................................................................... 78
Annexe 3 : fonçage des puits ................................................................................................................. 79

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 11


Introduction
L’exploration minière est le terme employé pour décrire le processus de recherche et de
découverte de gisements miniers économiques, grâce à un ensemble complexe de disciplines
scientifiques et économiques appliquées de manière interactive pour aboutir au succès.

L’exploration minérale regroupe l’ensemble des opérations nécessaire à l’acquisition des


connaissances servant à évaluer qualitativement et quantitativement une substance minérale ;
dans le but de mettre en évidence l’existence d’un gisement exploitable (économiquement
rentable). L’exploration nécessite l’application de multiples disciplines géo scientifiques
comprenant notamment la géologie, géochimie, géophysique, hydrogéologie, géotechnique,
géostatistique, modélisation. Les opérations d’explorations portent la particularité d’être
engagées sans garantie de succès, c’est-à-dire sans certitude d’aboutir à la définition d’un
gisement exploitable. Il en déroule un risque de financier majeur.

A cette fin plusieurs étapes sont nécessaires :

 Sélection préliminaires des zones offrant un potentiel de découverte de gisement


(généralement basée sur les données historiques ou découvertes des prospecteurs).
 Demande de permis exclusif de recherche sur les zones sélectionnées.
 Une fois le permis accordé démarrage des travaux comprenant des études scientifiques
et techniques.

Qui sont :

 En surface tout d’abord à l’échelle de la zone du permis (géophysique, échantillonnage


et géochimie)
 Puis en sub-surface sur des cibles sélectionnées à partir des travaux de (tranchées et
puits)
 En fin par des travaux de profondeur dites méthode directes.

Dans le cadre de leur formation les élèves-ingénieurs de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs


Abderhamane Baba TOURE (ENI-ABT), ont l’obligation d’effectuer un stage pratique
matérialisé par l’élaboration d’un rapport de fin d’études ou de cycle qui fera l’objet d’une
soutenance. Ce stage a pour objet d’acquérir des connaissances pratiques en vue de faciliter
leur insertion socioprofessionnelle. C’est dans ce cadre que j’ai effectué un stage à la société
CHACKRINE MINING SA.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 12


Le stage s’est déroulé sur le permis de SANSANTO-EST, dans le cercle de Kéniéba durant
trois (3) mois. C’est à la suite du stage qu’un thème m’a été donné et s’intitule : Contribution
des sondages RC dans la prospection aurifère sur le permis de SANSANTO-EST.

Structure de l’ouvrage
Le présent mémoire sera traité en trois parties :

 La première partie portant sur les généralités ;


 La deuxième partie portant sur les travaux réalisés ;
 La troisième partie sera une conclusion générale et des recommandations.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 13


Problématique
Les travaux antérieurs (géochimie sol, cartographie, puits, géophysique) sur la cible ont
montré certaines anomalies, la continuité de ces anomalies en profondeur reste une question
perplexe?

Pour répondre à cette question c’est à dire confirmer l’enracinement de ces anomalies, il nous
faut une étude de profondeur, c’est ainsi qu’on s’est proposé le sondage RC pour ses multiples
avantages qui seront décortiqués à la suite dans de ce présent document.

Objectifs
L’objectif de ce présent projet est éventuellement de vérifier la continuité en profondeur des
anomalies trouvées lors des programmes précédents «géophysique, géochimie, puits», surtout
pour mieux justifier ce qui contrôle la minéralisation.

Méthodologie
Pour mener à bien ce programme de sondages RC sur permis de Sansanto-Est, nous avons
procédé à la démarche suivante qui consiste à :

 Faire une bonne planification des trous de sondage surtout les endroits idéaux ;
 Choisir une bonne inclinaison des trous de sondage qui varie un peu selon le pendage
des différentes structures rencontrées dans la zone ;
 Choisir une bonne direction (azimuth) des trous de sondage qui varie aussi selon
l’orientation des différentes structures rencontrées dans la zone ;
 Eviter les facteurs de contamination des échantillons au cours de sondage ;
 Faire une bonne description ou documentation des échantillons (logging) ;
 Faire les sections des trous de sondages et les interpréter ;
 Tirer une conclusion des interprétations des sections des trous de sondages ;

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 14


Première partie : Généralités

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 15


CHAPITRE I : Cadre géographique de Sansanto-Est.

1. Situation et accès :
Le permis de Sansanto-Est est situé dans l’extrême ouest du Mali dans le cercle de
Kéniéba/région de Kayes.

Il est situé à environ 8Km au Nord de Kéniéba et 450Km à l’ouest de Bamako. Il est localisé
entre la latitude 12°56’S et la longitude 11°12’W, et est délimité par les coordonnées UTM
(WGS-84, zone 29 Nord) 255000E-265000W et 1426500N-1438000N.

Le périmètre se situant à 8km de Kéniéba est accessible par voie aérienne et routière. En effet,
Kéniéba est relié à Bamako par deux voies routières:

 la première, d’une longueur de 750 km, se fait via Kayes et est asphaltée sur 500 km
environ (tronçon Bamako – Kayes) ;
 la seconde asphaltée, longue d’environ 450 km relie Kéniéba à Bamako via Kita.

Figure 1 : Localisation de la zone d’étude

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 16


Figure 2: Localisation du permis de Sansanto-Est

2. Morphologie
Du point de vue morphologique, c’est une vaste région (Mali ouest) constituée par deux
pénéplaines, dominées à l’Est par une falaise et un plateau gréseux ; elles sont séparées l’une
de l’autre par une extension de ce plateau et par une zone déprimée empruntée par le fleuve
Sénégal.

La pénéplaine méridionale correspond à la boutonnière du socle de Kédougou-Kéniéba ou


région du Bambouk, et la pénéplaine septentrionale correspond à la boutonnière du socle de

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 17


Kayes, moins étendue que la précédente. La pénéplaine de Kayes est dominée à l’Est par le
plateau de Beredji-Kourou, moins élevé que celui de Tambaoura (dénivelée maximale de
l’ordre de 30m), et les cuestas qui le constituent sont moins spectaculaires. Sa falaise
occidentale est peu élevée (40 à 50m), orientée NW-SE.

3. Climat et végétation
Le climat de cette région est fortement influencé par les mouvements Nord Sud de la zone de
convergence du Front intertropical (FIT) qui crée des saisons humides et sèches bien
distinctes.

La saison sèche se subdivise en une saison fraiche s’étendant sur quatre (4) mois (octobre à
février) et une saison chaude de quatre (4) mois (mars à juin). La saison pluvieuse couvre la
période de juillet à septembre (4 mois) avec des hauteurs de pluies moyennes de 1300mm/an.
Les températures varient entre 20°en saison froide et 40° en saison chaude.

La végétation est de type savane avec développement de forêt de galerie le long des cours
d’eau.

La faune est un peu riche, en général on rencontre les espèces comme les phacochères, les
gazelles, des reptiles et divers types d’oiseau.

4. Hydrographie
La région est arrosée par la Falémé (l’affluence de la rive gauche du fleuve Sénégal) et ses
affluents.
Tous les principaux cours d’eau et leurs tributaires drainent les eaux des pluies et les alluvions
des sommets des plateaux et collines vers la Falémé située dans la zone plus basse sise à
l’ouest.

5. Population et activités
La zone est peuplée en majorité par les Malinkés, les Peuhls, les Bambaras, et les Khassonkés,
on y rencontre également des originaires des pays limitrophes (Sénégal, Guinée, la Cote
d’Ivoire et le Burkina Faso) et d’autres pays de la sous- région tels que le Ghana et le Nigeria.
Les activités principales sont : l’orpaillage, l’agriculture l’élevage et la pêche.

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CHAPITRE II : Cadre géologique

A. Géologie régionale
Le permis de Sansanto-Est se situe dans la fenêtre birimienne de Kédougou – Kéniéba, sur le
craton ouest africain.

1. Le Craton Ouest africain


Le craton Ouest africain identifié par Kennedy en 1964, est cette partie de l’Afrique de
l’Ouest constituée de terrains d’âge Archéen et protérozoïque inférieur, stabilisé vers 1600 à
1500 Ma. Il est partiellement recouvert de formations plus récentes du protérozoïque
supérieur dans sa partie centrale : le bassin de Taoudéni. Il est bordé à l’Ouest par les
ceintures poly-orogéniques des Mauritanides et Rockelides (panafricain et hercynien), au nord
par le domaine des Anti-Atlas; à l’Est par les ceintures panafricaines pharisiennes et
Dahoméennes. Il comporte trois grands ensembles structuraux (Trompette, 1963 ; Bessoles,
1977 ; Liégeois et al, 1991) avec au nord la dorsale de Reguibat, au sud la dorsale de Léo ou
Man et dans sa partie médiane les boutonnières de Kédougou-Kéniéba et de Kayes.

1.1. Les formations Archéennes


Ce sont les blocs du craton Ouest africain structurés lors de deux phases orogéniques
différentes dans le temps. Il s’agit des cycles orogéniques Léonniens dont les formations se
concentrent dans le domaine Kenema-Man, et Libérien. Les formations archéennes sont
essentiellement dans la partie occidentale de la dorsale de Reguibat (série de l’Amsaga) et du
Léo (Keneman Man).

1.2. Les formations du protérozoïque inferieur : Le Birimien


Traditionnellement dénommé sillon du birimien, il se trouve dans les parties orientales des
dorsales de Reguibat et de Man et dans toute la boutonnière de Kayes et de Kédougou
Kéniéba. Le protérozoïque inférieur est recouvert en discordance par une couverture
sédimentaire post éburnéenne.

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Figure 3: Craton Ouest Africain (d’après Trompette 1973, modifiée)

2. Présentation de la boutonnière de Kédougou-Kénieba


La boutonnière de Kédougou-Kénieba occupe une superficie de 15 000 km2 au Sénégal
oriental et une petite partie de l'ouest du Mali, au nord-ouest du bouclier Leo-Man. La
boutonnière est délimitée sur ses marges ouest par la chaîne hercynienne des Mauritanides et
est recouverte en discordance par des sédiments du néo protérozoïque du bassin de Taoudéni
sur tous les autres côtés.
A l’instar des autres provinces birimiennes, la boutonnière de Kédougou–Kéniéba est dans un
ensemble très peu métamorphisé.
Autre phénomène observé dans la boutonnière est l’importante manifestation hydrothermale
caractérisée par le développement des veines et veinules de quartz parfois tourmalinisées
associées à l’or.

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2.1. Lithologie
Les roches dans la boutonnière de Kédougou-Kéniéba sont en général intensément déformées
avec le plan axial des plis (N020° à N030°) et métamorphisées dans le faciès schiste vert de
l’orogénie Eburnéenne. Ces roches volcaniques et volcano-sédimentaires du Birimien,
intrudées par de larges granitoïdes et d’émissions volcaniques se divisent en trois principaux
assemblages litho-tectoniques présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 1 : Les principaux assemblages litho-tectoniques de la boutonnière de

Kédougou-Kéniéba

Bassot (1966) Mali Ouest (1989) Lithologies

Groupe de Mako Formation de Volcanites mafiques, volcano-sédiments et


Saboussiré sédiments

Groupe de Dialé Formation de Domaine sédimentaire, quelques volcanites


Kéniébandi

Groupe de Daléma Formation de Kofi Domaine sédimentaire, volcanite, Complexes


calcoalcalins

2.1.1. Formation de Saboussiré


La formation de Saboussiré constitue la partie occidentale de la boutonnière. Elle est à forte
tendance volcanique mais comporte également d’autre faciès de type volcano-sédimentaire.
Constituée de roches bimodales d’affinité tholéitique et de roches alcalines, la formation de
Saboussiré comprend :

 Le complexe volcano-plutonique : composé de puissantes coulées de basaltes (en


coussins massifs), de brèches volcaniques associées à des termes hypo-
volcaniques. Il est aussi associé à des massifs ultrabasiques différenciés
et localisés essentiellement dans la partie sud de la formation de Saboussiré.

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 Le complexe volcano-sédimentaire : constitué d’expressions de magmatisme
acide à intermédiaire de type explosif. Il est composé d’agglomérats de brèches
volcaniques et de tufs andésitiques.

 Le complexe sédimentaire : représenté, essentiellement par les formations


carbonatées, des grauwackes, des quartzites et des pélites gréseuses.

2.1.2. Formation de Keniébandi (Dialé)


C’est une succession de méta sédiments composés de grauwackes carbonatés avec des
intercalations de conglomérats, des volcanites intermédiaires déposés dans un bassin entre
deux zones de cisaillement intercalées à l’intérieur des sédiments, on rencontre des laves, des
conglomérats, des brèches et des tufs felsiques à intermédiaires. La limite de cette formation
avec la formation de Kofi, est marquée par le batholite granitique de Saraya.

2.1.3. Formation de Kofi


La formation de Kofi est située à l’Est de l’accident sénégalo-malien, elle est caractérisée
essentiellement par des turbidités (métapelites, méta grauwackes) métagrès, des cipolins (ou
marbre) et de rare volcanites (rhyolite et dacites). Cette séquence est intrudée par des
granitoïdes. Elle renferme tous les gros gisements d’or connus à ce jour dans la région ouest
du Mali (Sadiola, Yatela, Loulo, Gounkoto, Tabakoto, Segala, Fekola).

Figure 4 : La boutonnière de Kédougou-Kéniéba (d’après Bassot 1966, modifiée)

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2.2. Métamorphisme
A l’échelle régionale, les formations volcano-sédimentaires au Sud dans la fenêtre de Kéniéba
ont subi un métamorphisme général de faible degré, de faciès schiste-vert avec les
paragénèses suivantes :

- Dans les métasédiments : quartz-séricite-chlorite-carbonate-albite,

- Dans les méta volcanites : épidote-chlorite-albite- quartz-carbonate. Mais localement ce


degré peut augmenter et refléter des conditions de température et de pression différentes, soit :
• à l’approche de massifs intrusifs, et le métamorphisme peut atteindre alors le faciès des
amphibolites.

• par des accidents décrochant affectant les lithologies rencontrées. Ces phénomènes
tectoniques s’accompagnent de recristallisations orientées traduisant le caractère ductile des
formations.

2.3. Tectonique
La tectonique de la région est bien marquée par la grande faille Sénégalo-malienne et
les structures secondaires qui lui sont associées.

La zone de cisaillement Sénégalo-malienne (SMSZ)

C'est une structure de très grande importance dans la région, elle se présente en linéament
tectono-stratigraphique qu'on peut suivre sur plusieurs kilomètres par endroit. Exemple :
12km de long depuis la frontière Ouest du permis de Gounkoto. La zone de cisaillement
Sénégalo-malienne est interprétée comme étant une faille inverse (décrochement senestre)
inclinée vers l'Ouest dont la partie Est constituant le mur, forme un vaste pli (Sadiola est sur le
Synclinal et Loulo sur l'Anticlinal). Cela est souligné par des zones intensément déformées,
ces zones de faiblesse sont le lieu de circulation des fluides minéralisateurs auxquels sont
liés les gisements de la région.

La disposition des différentes mines d’or le long de cette structure nous permet de
confirmer que ce sont les structures et les répliques de cette grande structure qui sont le
siège de la minéralisation aurifère. Exemple : La zone de cisaillement de Yaléa, de Farandi et
de Sakola.

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B. Géologie locale de Sansanto-Est
Le permis de Sansanto-Est se situe dans la fenêtre de Kéniéba constituée de la séquence de
roches volcano-sédimentaires du protérozoïque inférieur de la formation de Kofi. Vers l’Est,
les grès du protérozoïque supérieur se sont déposés en discordance sur les formations
birimiennes. La zone est fortement latéritisée et recouverte de matériaux dépositionnels ; le
taux d’affleurement est moins de 5%.

1. Lithologie :
La lithologie du permis de Sansanto-Est est dominée par les roches sédimentaires tels que le
Grauwacke et l’argilite, la latérite n’est représenté que par une moyenne couche superficielle.
En plus de ces formations sédimentaires nous avons la présence de quelques roches
magmatiques.

Les roches sédimentaires sont représentées par les grauwackes, et les argilites, qui sont
souvent traversées par des veines de quartz en général contenant des sulfures.

1.1. Les grauwackes: (mot allemand, vieux terme de mineur)


Les grauwackes sont des roches sédimentaires détritiques de la classe des arénites ; en
général de teinte sombre, à matrice assez abondante, constituée de grains anguleux de
dimension comprise entre 60 µm et 2 mm. Avec des minéraux comme les feldspaths, quartz,
micas et des débris à grains fins. Avec une tendance faiblement métamorphisée, et très dure.

Photo 1 : Grauwacke

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1.2. Les argilites :
Les argilites sont des roches sédimentaires argileuses à grains très fins et de couleur noirâtre.
Elles sont constituées par des micro feuillets d’argile tendre et légèrement graisseuse au
toucher, avec une forte quantité de graphite.

Elle est part endroit riche en sulfure comme la pyrite et chalcopyrite mais ne contient pas de
l’or en généal. L’argilite peut être minéralisée quand elle est traversée par des structures
principal et secondaire qui peuvent contenir de l’arsénopyrite.

Photo 2 : Argilite

1.3. Les roches felsiques et dykes


Ce sont des roches acides filoniennes de couleur grise qui coupent les deux ensembles de
sédiments (argilites et grauwackes) et se distinguent par la texture, le dégrée de
minéralisation et la couleur des grains.

Photo 3 : Porphyre felsique

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1.4. Le lamprophyre
Le lamprophyre est une roche magmatique filonienne à texture microgrenue. Cette roche est
caractérisée par la présence de beaucoup de mica noir et/ou d'amphibole brune avec de
l'olivine, des feldspaths, des clinopyroxènes.

Photo 4 : Lamprophyre

1.5. La dolerite :
C’est une roche plutonique, texture grenue, de couleur grise sombre avec des cristaux de
minéraux noirs.

Photo 5 : Dolerite

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2. Structures

Sur le permis de Sansanto-Est, on peut observer les structures suivantes :

2.1. La stratification :

La stratification est la disposition des différentes couches de la roche dans l’espace. La


direction de stratification est en général nord-sud. Le pendage des couches est presque sub-
vertical.

2.2. La schistosité :

C’est un feuilletage plus ou moins serré présenté par certaines roches acquis sous l’influence
de contraintes tectoniques .Elle se développe d’autant mieux que le grain de la roche est plus
fin. Elle se développe beaucoup plus au niveau des axes de plis. La schistosité s'observe
généralement dans les roches faiblement métamorphisées.

2.3. La foliation :

Elle est le phénomène par lequel les cristaux ou les particules d’une roche ignée ou
sédimentaire sont aplaties, étirées par la pression sous des températures élevées.

2.4. Le boudinage :

C’est le tronçonnage par étirement d’une couche rigide compétente entre deux couches
plastiques incompétente avec formation de boudins.

2.5. Les joints :

Un joint est une interface de deux surfaces en contact. Les surfaces peuvent être lisses ou
rugueuses ; elles peuvent être en bon contact et imbriquées, ou mauvais contact et ne pas
s’imbriquer. La condition de contact régit l’ouverture de l’interface peut être remplie avec des
matériaux intrusifs ou d’altération.

2.6. Les veines :

Ce sont des petites structures qui sont postérieures aux roches sédimentaires et aux dykes.
Elles portent généralement la minéralisation. Ce sont les veines de quartz, veines de quartz-
carbonate, veines de carbonate...

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2.7. Les diaclases :
Les diaclases sont des fractures cassantes sans déplacement dans une roche.

Les diaclases observées sur le permis de Sansanto-Est sont dans des directions et des
pendages très variables

3. Altération
Deux types d'altération affectent les formations rencontrées dans la zone à savoir l’altération
météorique et l’altération hydrothermale.

3.1. L’altération supergène (météorique)


C’est l’action des eaux météoriques (eaux sont chargées d’oxygène et de gaz carbonique
atmosphériques) sur les roches préexistantes. C’est par cette action que les altérites se
forment. La formation et l’évolution des altérites sont gouvernées par quatre paramètres
principaux à savoir, la nature de la roche mère et des minéraux qui la composent, le contexte
climatique, la position topographique dans le paysage et les conditions tectoniques. Dans
l’une des conditions les minéraux primaires de la roche mère subissent une transformation
donnant ainsi de nouveaux minéraux par un processus comprenant l’hydrolyse, l’oxydation, la
dissolution et l’hydratation. Cette attaque se manifeste par le départ de certains éléments de la
roche et provoque ainsi la diminution de la densité. L’observation d’un tel type d’altération
dans les grandes profondeurs s’explique par l’infiltration des eaux météoriques à travers des
failles et des fractures.

3.1.1. La Limonitisation

La limonite est l’oxyde de fer hydraté, elle est d’origine supergène, c’est le degré inférieur de
l’hématisation.

Formule: FeOOHnH2O
Dureté: 4 à 5,5
Densité: 2.7-4.3.

3.1.2. L’hématitisation
C’est le processus par lequel se forme l’hématite. L’hématite Fe2O3 est formée par
l’oxydation du fer libéré par les minéraux de la roche primaire. Ils se forment ainsi une
proportion variable de hématite /goethite suivant les conditions du milieu.

Formule: Fe2 O3
Système : rhomboédrique
Poids spécifiques : 5.26
Dureté: 5 à 6
Densité: 5,2

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3.2. Altération hydrothermale : Endogène
C’est un processus provoqué par l'ascension des fluides hydrothermaux à travers les
structures, ce qui conduit à la modification de l'état initial des formations traversées. Sur le
permis de Sansanto-Est, on observe :

3.2.1. La Carbonatation
La carbonatation est l’imprégnation de la roche par les carbonates dérivés de H2CO3 qui sert
de catalyseur à l’altération de la roche. La présence du carbonate est mise en évidence au
niveau des veines silice-carbonate (Si-Ca) de couleur blanchâtre souvent avec des poches de
dissolution qui marquent le début de désagrégation du carbonate en présence du CO2.
Formule: CaCO3
Système: rhomboédrique
Dureté : 3
Densité : 2,7

3.2.2. L’albitisation
L’albitisation est le processus d’intégration des ions Na dans les plagioclases des roches
magmatiques ou métamorphiques conduisant à la formation de l’albite et qui devient le seul
feldspath.
Formule: Na (AlSi3O8)
Système: triclinique
Dureté: 6
Densité : 2,62

3.2.3. Chloritisation
C’est une altération du profil au cours de laquelle, il y a formation des minéraux de faciès
schistes verts ou des argiles préexistantes. C’est ce phénomène qui est à la base de la
coloration verte des roches. Elle est généralement observée dans certaines fractures, aux
alentours des veinules et des veines quartzo-feldspathiques.
Formule: (Mg, Al, Fe)3 [(OH)2 Al Si3 O10 ] Mg3 (OH)6
Système: monoclinique
Dureté : 2 à 2,5
Densité : 2,6 à 3

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3.2.4. Silicification
C’est une imprégnation de la silice dans les roches préexistantes. Elle affecte toutes les roches
en les rendant dures et leur donnant un éclat luisant (cassure conchoïdale). Elle se manifeste
sous deux formes : veines de quartz et sous forme diffuse.

3.2.5. Séricitisation
La séricite est une muscovite finement fibreuse, de couleur jaune verdâtre provenant de
l’altération d’autres silicates.
Formule: KAl3Si3O10(OH)2
Système: monoclinique
Dureté: 2,5à3
Densité : 2.9

4. Minéralisation
Les zones minéralisées sur le permis de Sansanto-Est s'identifient par la présence des sulfures.
La minéralisation est surtout liée à l'arsénopyrite, qui constitue un bon indicateur de l'or. Les
veines de quartz sombre et certaines altérations indiquent la présence d'or.

Elle est due à l’introduction d’ions de sulfures dans les roches. On rencontre les sulfures
suivants :

4.1. La pyrite
Elle a une coloration jaune, elle se rencontre presque dans toutes les formations sulfurées. Elle
est souvent pseudomorphosée par la pyrrhotite.
Formule: FeS2
Système: cubique
Dureté:6 à 6,5
Densité : 5

4.2. La pyrrhotite
C’est le produit d’altération de la pyrite à haute température. Elle a une coloration jaune
bronze à rougeâtre et faiblement magnétique.
Formule: Fe1- x S
Système: hexagonal et monoclinique
Dureté : 3,5 à 4,5
Densité 4,6 à 4,7

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4.3. L’arsénopyrite
C’est le sulfure qui se forme à la suite de l’action de l’arsenic sur la pyrite. Dans la plupart des
cas, l’arsenic serait issu de solutions hydrothermales du magma intrusif.
Formule: Fe As S
Système: monoclinique
Dureté : 5,5 à 6
Densité : 6

4.4. La chalcopyrite
C’est le sulfure de couleur laiton or avec irisation rouge ou bleue.
Formule: Cu Fe S2
Système: quadratique
Dureté : 3,5 à 4
Densité : 4,1 à 4,3

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CHAPITRE II : Travaux antérieurs
Les premières reconnaissances géologiques ont été menées par L. Baud en 1935. Parmi les
synthèses cartographiques régionales le lecteur se reportera utilement à celles de J.P. Bassot et
al. (1981), de Bassot et Caen-Vachette (1984) et de Milési et al, (1989, 1992). A noter
également que des études photo géologiques sur des photographies aériennes et satellitaires
ont été menées à l’échelle globale (Berthiaux, 1981, Dixsaut et Portella, 1981).

1. Géochimie sol
Levé géochimique à la maille de 200m x 100m avec prélèvement de 294 échantillons sols ;
Ces travaux de levé géochimique réalisés sur le périmètre de Sansanto-Est-Est ont été
exécutés suivant six (06) profils avec prélèvement de 294 échantillons sols.

Une deuxième phase des travaux de levé géochimique réalisés dans le secteur de Sansanto-
Est-Est a été exécutée à la maille 50m x 50m suivant vingt un (21) profils à exception des six
profils déjà échantillonnés par le PDRM (maille 100 m x 100 m) avec prélèvement de 1727
échantillons.

Figure 5 : Carte géochimique sur le fond géophysique (source CHACKRINE MINING SA)

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2. Travaux de cartographie
Ces travaux de cartographie géologique ont été réalisés par PDRM en conjonction avec le
programme de géochimie sol à travers toute la surface de permis de Sansanto-Est.

Une deuxième phase de cartographie a été exécutée par la société elle-même a une maille de
serrée.

Il est à remarquer que durant cette phase des travaux de recherches géologiques, certains
sites de travaux d’orpaillage ont été observés sur le permis de Sansanto-Est.

La cartographie du prospect de Sansanto-Est a permis d’identifier certaines lithologies comme


nous indique la carte ci-dessous.

Figure 6 : Carte géologique et géomorphologique de Sansanto-Est

(Source CHACKRINE MINING SA)

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3. Travaux de puits
Un programme de puits a été réalisé sur le permis de Sansanto-Est afin de connaitre les
différentes structures mais aussi de savoir si les anomalies géochimiques continuent en
profondeur.

Au cours de cette campagne de puits, un certain nombre des échantillons ont été collectés et
analysés.

Les résultats obtenus ont permis d’établir la carte ci-dessous

Figure 7 : Résultats des puits sur le fond topographique (source CHACKRINE MINING SA)

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4. Travaux de géophysique :
Un programme de géophysique méthode IP a été réalisé en deux phase sur le permis de
Sansanto-Est afin détecter les anomalies géophysiques.

Les résultats obtenus de cette étude géophysique nous ont montré quatre (4) cibles qui sont
cible1, cible2, cible3 et cible 4.

Figure 8 : Emplacements des trous de sondage sur le fond géophysique

(Source CHACKRINE MINING SA)

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Deuxième partie : Travaux réalisés

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CHAPITRE I : Travaux de sondage à circulation inverse

A. Forage à circulation inverse:

1. Définition :
Le sondage RC (Reverse Circulation) ou forage rotary à circulation inverse est une méthode
de destruction de roche, au marteau fond de trou ou tricône qui permet de réaliser des
forages avec récupération des échantillons en continu à l’aide d’air comprimé utilisé comme
fluide de circulation.

2. Objectif:
Le programme de sondage RC réalisé sur le permis de Sansanto-Est a pour but de :

 Confirmer la minéralisation identifiée lors des programmes précédents «


géochimie, géophysique et puits »;
 Mieux justifier les structures qui contrôlent la minéralisation;
 Mieux comprendre les différentes générations d’altérations et celles qui
accompagnent la minéralisation ;
 Connaitre la teneur en substance utile des différents métrages.
 Voir la chronologie des évènements géologiques ;
 Connaitre les différentes lithologiques encaissant la minéralisation de la zone;
 Et surtout d’intercepter des zones de forte teneurs (hight grade).

3. Le choix de la méthode RC :
Le forage à circulation inverse (RC) est choisi grâce à ses multiples avantages :

 Sa productivité et ses coûts réduits.


 Sa rapidité d’installation et d’exécution
 La collecte d’un échantillon représentatif
 Récupération possible des échantillons dans des formations non consolidées.
 Sa précision dans les faibles teneurs.

4. Inconvénients de sondage RC :

Malgré ses multiples avantages, le sondage RC présente certains inconvénients qui sont
entre :

 Contamination facile des échantillons due mauvais nettoyage du cyclone et diviseur

 Faible récupération des échantillons sous l’eau au niveau du cyclone ;

 Déséquilibre de la sondeuse peut modifier le pendage ;

 Mélange des étiquettes ou numérotages des sacs d’échantillons.

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5. Composition de la machine de sondage
La sondeuse est constituée par des organes suivants:
 Derrick ou Mat;
 Treuil;
 Table de rotation ou mandrin ;
 Compresseur d’air;
 Tête d’injection
 Un moteur diesel;
 Le rotatif;
 Tige carré ou Kelly;
 Ligne de sonde ou train de tige (tige et masse tige);
 L’outil de forage (Marteau fond de trou à air comprimé)
 Un lot d’accessoire.

Photo 6 : Les différentes parties d’une machine de sondage

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6. Planification des trous de forage:
Les trous sont planifiés en fonction des anomalies obtenues à la suite des travaux antérieurs
(puits, géophysique, géochimie, etc.).

Tableau 2: Trous de RC planifiés et forés

Nom du Longitude Latitude Altitude Azimut Inclinaison Profondeur


trou (en mètre) (en mètre) (en mètre) (en degré) (en degré) (en mètre)
SSRC001 258280 1426900 119 100 60 120
SSRC002 258263 1426699 128 100 60 138
SSRC003 258466 1426104 128 135 60 132
SSRC004 258687 1426307 151 135 60 138
SSRC005 259388 1425960 136 360 60 150
SSRC006 259585 1425948 134 360 60 150
SSRC007 259433 1426171 134 110 60 132
SSRC008 259619 1426280 126 170 60 126
SSRC009 259604 1426260 132 350 50 150
SSRC010 260596 1426108 144 170 55 144
SSRC011 260981 1426222 141 170 55 120
SSRC012 261272 1426306 133 170 55 126
SSRC013 261564 1426030 136 170 55 89
SSRC014 261800 1426256 135 90 55 150
SSRC015 261801 1426030 114 270 55 105
SSRC016 261800 1426550 143 270 55 100

7. Préparation de la plateforme de sondage

Apres la planification des trous de sondage au bureau, il est nécessaire de dégager une zone
de travail. L’aménagement de la plateforme permet l’installation des engins, il permet aussi
aux travailleurs de travailler en sécurité. L’aménagement peut s’effectuer manuellement ou à
l’aide du Skider le plus légèrement possible afin de limiter l’impact sur l’environnement

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8. Implantation des trous de sondage
Après l’étape d’aménagement de la plateforme de sondage les piquets indicatifs de chaque
trou sont implantés sur la zone à l’aide d’un GPS, d’une boussole et du flagelle.

Photo 7 : Le traçage de l’emplacement de trous de sondage

9. Principe de fonctionnement :
La technique consiste à animer d’un mouvement de rotation un outil, marteau perforateur
pneumatique équipé d’un taillant, monté au bout d’une ligne de sonde (tige et masse tige), et à
le faire pénétrer dans le terrain, par roto percussion sous l’effet d’une charge (pression de
l’air).Le compresseur envoie de l'air comprimé par le touret d'injection, l’air se déplace par la
chambre extérieure de la tige de forage (entre le diamètre extérieur du tube interne et le
diamètre intérieur de la tige externe) jusqu’à l’outil de forage ( taillant ou marteau fond de
trou).L’énergie transmise au taillant est suffisante pour briser la roche. La roche, une fois
brisée en échantillon dit « cuttings » remonte en surface par l’orifice du taillant puis propulsé
par la partie intérieure de la tige double sous l’effet de la pression d’air injecté. A la surface
l’échantillon est récupéré à travers un flexible de décharge quittant la tête de rotation vers une
unité de cyclone.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 40


Figure 9: Sens de refoulement des échantillons

10. Question de sécurité


-Toute personne travaillant sur la plateforme de forage doit obligatoirement porter les
équipements de protection individuelle suivant :

-un casque

-des lunettes de sécurité

-un gilet de réflexion

-Des chaussures de sécurité

-Des bouchons d’oreilles

-Le géologue doit veiller à ce que les équipements de protection cités soient disponibles

-Chaque plateforme de forage doit avoir assez de place pour le stationnement de la sondeuse
et les activités d’échantionnage.

-Le foreur, étant la seule personne qui contrôle l’ énergie de la sondeuse pendant le forage,
est le premier responsable de la sécurité de toutes les personnes sur la plateforme.

-Chacun doit aussi être responsable de sa propre sécurité et celle des autres.

-Il est de la responsabilité de tous ceux qui travaillent sur la plateforme de forage de s’assurer
de la propriété des lieux.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 41


11. Echantillonnage

11.1. Définition d’un échantillon


Un échantillon est un fragment représentatif du métrage auquel il a été prélevé. Dans le
sondage RC, les échantillons sont broyés par le bit et se présentent sous forme de poudre dans
la latérite et la saprolite tandis que dans les roches saines, ils apparaissent sous forme de petits
fragments (cuttings).

Photo 8 : Les échantillons de sondage RC

11.2. Objectif
L’échantillonnage a pour but de connaître la teneur en or de chaque trou foré suite à l’envoi
de différents échantillons au laboratoire et la reconnaissance des différentes lithologies et
structures qui encaissent la minéralisation.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 42


11.3. Matériels utilisés
 Matériels utilisés pour l’échantillonnage

Ils sont entre autres :

- Des sacs plastiques servant de contenant pour des spécimens fraichement sortis du
cyclone ;

- Un diviseur comme son nom l’indique, servant à diviser l’échantillon pour avoir un
échantillon représentatif du métrage foré. On obtient alors un échantillon représentatif
(à envoyer au laboratoire) et un rejet (à conserver en attendant les résultats du
laboratoire). L’utilisation du diviseur se limite qu’aux échantillons secs ;

- Une balance pour la pesée de l’échantillon ;

- Une fiche de sampling (échantillon) sur laquelle est portée le poids de chaque
échantillon avec le métrage correspondant, ainsi que les échantillons blank, duplicata
et standard en vue de contrôler les résultats du laboratoire ;

- Un box composé de compartiments cloisonnés dans lesquels sont logés des


échantillons témoins. Un seul box possède dix (10) cloisons ;

- Un tableau Séparé en de petits carrés numérotés, sur lequel sont déposés des
échantillons qui sont logés par la suite. Ceci vise à rapprocher le géologue plus près de
son équipe donc renforcer sa vigilance ;

- Des tamis : pour cribler des échantillons dans l’eau afin d’enlever la boue pour
pouvoir bien identifier les minéraux ;

- L’eau pour enlever la boue afin de voir plus clair les échantillons de roches
transitionnelles ou fraiches ;

- Des sacs (bags) Pour collecter les échantillons. Un bag doit renfermer 20 échantillons.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 43


Photo 9 : Quelques matériels d’échantillonnage

 Matériels utilisés par le géologue

Sur le terrain, le géologue doit être muni de :

- Un GPS servant à retrouver les plateformes de sondages, vérifier l’alignement des


piquets ;

- Une Boussole pour l’orientation et l’alignement des piquets, le positionnement de la


machine. L’usage de la boussole peut s’avérer difficile durant des travaux nocturnes ;

- Une mesure pour des distances parfaites ;

- Une Loupe pour grossir certains éléments ;

- Des feuilles de description (log sheet) pour porter les informations des différents
trous ;

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 44


A cela s’ajoutent d’autres outils comme : un crayon, une gomme, une règle, une planche
(comme support du log sheet)

Photo 10 : Quelques matériels utilisés par le géologue

12. Procédure :
Un atelier RC mobilise 10 à 15 personnes comprenant : le foreur, 2 aides foreurs et plusieurs
ouvriers pour assurer l’échantillonnage. Pour le cas de Sansanto-Est, l’atelier de sondage RC
fonctionne en 2 postes de 24 heures (12 heures par jour et 12 heures par nuit). Les seules
interruptions sont occasionnées par des problèmes techniques.

Sous la supervision du géologue, l’équipe d’échantillonneurs se compose de 11 travailleurs


ayant chacun un rôle bien déterminé :

Deux échantillonneurs installés au pied du cyclone ; tenant un grand sac plastique pour
récupérer l’échantillon dans sa totalité ; le poids de cet échantillon volumineux est compris
entre 5 et 40 kg ; il est fonction de la récupération, de l’humidité et de la densité de la
roche ;

Deux personnes assurent la pesée de l’échantillon et son transfert entre le cyclone et la


balance pendant que deux autres le deversent dans le diviseur.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 45


Deux personnes s’occupent aux echantillons quartés pour la remise aux petits sacs plastiques

Deux personnes assurent l’arrangement des echantillons temoins et les echantillons qui
doivent aller au labo.

Deux personnes assurent la fermeture des emballages des echantillons.

Une derniere personne s’occupe au tamisage et lavage des echantillons de tube box.

On s’en sert d’une partie de cet echantillon lavé et tamisé, dont une partie sera conservé dans
un tube( boîte à témoin) à 10 compartiments;

Les rejets (échantillons témoins) sont conservés en sacs sur le lieu de forage.

Les sacs sont numerotés d’avance au camp avant le début des travaux par une équipe bien
formée pour cela.

Aucours du forage, le géologue s’assure du bon déroulement des opérations, du nettoyage du


ou des diviseurs pendant les operations.

Parallement il s’occupe aussi du remplissage du carnet d’échantillonnage. Une fois le sondage


terminé, il doit contrôler la mise en place de la machine sur le prochain point à forer.

Photo 11 : Procédure d’échantillonnage

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 46


13. Pratiques à observer lors du forage
-L’équipe de la géologie chargée du forage RC doit être constituée de (n) échantillonneurs et
d’un géologue.

-Avant tout début de sondage le géologue doit s’assurer qu’il a le plan des points à forer,
qu’il y a sur site suffisamment de sacs d’échantillons correctement numérotés avec à
l’intérieur les étiquettes correspondants.

-Avant le démarrage des travaux de forage, le géologue et le foreur doivent faire une
inspection de l’ensemble de toutes les machines disponibles sur le site à forer, afin d‘en
vérifier l’accessibilité.

-Dans les circonstances, ou l’accès est restreint, la tête de sondage peut être déplacée par le
géologue.

-Le foreur doit également s’assurer que le site de forage est propre et bien barricadée pour
empêcher l’accès de la zone de travail aux gens et aux véhicules légers non autorisés.

-Le géologue doit veiller à ce que la sondeuse soit bien alignée au-dessus du point à forer
selon l’azimut et l’angle de pendage désigné.

-Pour leur propre sécurité, les échantillonneurs doivent se tenir à une distance raisonnable de
toute machine de sondage sauf l’échantillonneur chargé de la récupération des échantillons au
cyclone qui doit donc bien veiller sur sa sécurité.

-Avant le début de chaque trou de sondage, les échantillonneurs doivent s’assurer que le
cyclone soit proprement nettoyé par l’équipe contractuelle. Celle-ci devra l’ouvrir et le
nettoyer avec les outils adéquats et de l’air comprimé.

-Pendant le sondage, à la fin de chaque intervalle d’échantillonnage, le géologue doit s’assurer


que le foreur fasse un arrêt, afin de soulever les tiges à environ un mètre de hauteur (fonction
de l’intervalle d’échantillonnage) et souffler avec de l’air comprimé pendant quelques
secondes avant la reprise, pour s’assurer qu’aucune contamination entre les échantillons ne se
produise.

-Le foreur doit veiller à ce qu’aucune fuite d’huile ou de gasoil ne se produisent à partir de la
sondeuse et des différentes machines pendant toute l’opération.

-Toute tache d’huile doit être nettoyée avant de se déplacer sur la plateforme suivante.

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14. Contrôle de la fiabilité des résultats d’analyse (QA/QC)
Pour s’assurer de la fiabilité des échantillons analysés, la Société Chackrine Mining.Sa a mis
en place une méthode de vérification des résultats d’analyses. Cette méthode s’appelle
QA/QC (assurance qualité/contrôle qualité). Il a pour but de contrôler la fiabilité des résultats
d’analyses du laboratoire. Ainsi, les types d’échantillons utilisés sont: les standard, les stériles
(blanks) et les duplicata.

14.1. Les échantillons standards


Les standards sont des échantillons déjà analysés par les laboratoires de référence. On les
introduit parmi les échantillons qui doivent être analysés. On introduit un échantillon standard
après avoir compté tous les dix-neuf échantillons, le vingtième correspond au standard. Les
échantillons standards ont pour objectif de vérifier le degré de précision des analyses du
laboratoire.

La société CHACKRINE MINING.SA utilise deux types de standards qui sont :

 Standard sulfuré : SK-94


 Standard oxydé : OXK-160

Photo 12 : Les échantillons standards utilisés

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14.2. Les échantillons stériles(Blank)
L’échantillon blanc n’est pas minéralisé, c’est un échantillon de roche stérile qu’on introduit
pour détecter une possible contamination du laboratoire.
On introduit un échantillon stérile après avoir compté tous les dix-neuf échantillons à partir de
standard introduit, le vingtième correspond au Blank. Les échantillons Blank ont aussi pour
objectif de vérifier le degré de précision des analyses du laboratoire.

14.3. Les échantillons doubles : (duplicata)


L’échantillon double est une doublure de la moitié envoyée au laboratoire pour analyse.
L’échantillon est divisé en deux parties dont l’une représente l’originale et l’autre le duplicata.
Ils sont presque identiques. Le rôle des duplicatas est de vérifier la répétitivité du laboratoire :
un échantillon doit pouvoir redonner les mêmes valeurs (tout au moins proches) si le
laboratoire est fiable.

On introduit un échantillon Duplicata après avoir compté tous les dix-neuf échantillons à
partir de Blank introduit, le vingtième correspond au Duplicata.

NB : Une «règle générale» de l'industrie générale pour la proportion d'échantillons de QA


/QC

QC soumis pour les programmes de forage est de 5%, comprenant 2% d'échantillons de


«matériaux de référence certifiés» (CRM), 2% d'échantillons en double et 1% d'échantillons
vierges. Donc, par exemple, dans la pratique, il est nécessaire d'inclure dans le lot
d'échantillons au moins 1 CRM tous les 50 échantillons, 1 duplicata tous les 50 échantillons et
1 Blanc tous les 100 échantillons. Cette «règle de base» ne convient pas à tous les projets et
devrait peut-être considérée comme une exigence minimale. On peut également envisager
d'augmenter les échantillons de QA / QC à 10% pour un programme initial et, une fois qu'une
analyse satisfaisante a été effectuée, la réduction de l'échantillonnage QA / QC à 5% dans les
programmes ultérieurs.
Ce programme interne de QA/QC est en place tout au long du programme d'échantillonnage.

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B. Documentation (ou relogging) des trous de sondages RC

1. Description des échantillons:


Après le sondage ; quelques témoins d’échantillons sont placées dans des box pour une
description minutieuse. Le géologue mouille d'abord les échantillons pour en ressortir les
contrastes.

La description consiste à décrire les échantillons du point de vue lithologique, altération,


granulométrique et minéralogique en fonction de la profondeur.

Cette étude descriptive nous permet d’identifier la nature des roches et de définir l’épaisseur
de chaque lithologie. De même elle donne une idée sur la forme et la profondeur du corps
minéralisé. Lors de cette description, le géologue doit mettre en évidence les caractéristiques
suivantes :

 La lithologie : il s’agit de déterminer la nature pétrographique, les textures des


formations traversées par le trou de sondage.
 L’altération : il s’agit de décrire les différents types de changement qui ont affectés
les formations.
 La minéralisation : on énumère le type de minéralisations présentes sur les
lithologies.

1.1. Fiche de description géologique


C’est la fiche sur laquelle le géologue rassemble les différentes informations géologiques
(lithologies, altérations, structures, minéralisations), à partir des observations faites sur
des échantillons prélevés suivi des commentaires et des descriptions plus détaillées si
nécessaire. Pour cela, il utilise des codes lithologiques. Il reporte aussi le niveau statique de la
nappe (water) les heures de démarrage, les pannes, les produits utilisés par le foreur et la fin
des travaux.

Photo 13 : La fiche de description des échantillons

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1.2. Le profil d’altération météorique (Weathering) :
Le profil d’altération est l’ordre de succession des horizons à partir du sol jusqu’à la roche
fraiche. Ce type de terrain s'est développé grâce à un climat tropical chaud favorisant la
formation d'un profil d'altération de type latéritique constituant le recouvrement superficiel.

Ce profil se compose comme suit :

Le sol :

C'est la mince couche de terre arable qui recouvre de manière discontinue la surface des
continents. Le type de sol d'une région dépend principalement du climat, de la nature du
matériel parental (le substratum rocheux) et de l'apport des organismes vivants. Le sol est le
support de la végétation, il se renouvelle très lentement.

La latérite :

La latérite est une roche rouge ou brune, qui se forme par altération des roches sous les
climats tropicaux. Le sens large désigne l'ensemble des matériaux, meubles ou indurés, riches
en hydroxydes de fer ou en hydroxyde d'aluminium, constituant des sols, des horizons
superficiels, des horizons profonds de profil d'altération. On trouve des latérites surtout en
domaine intertropical. Elles recouvrent 33 % des continents. Le fer oxydé donne la couleur
rouge d'une latérite. La présence d'alumine Al2O3 fait de certaines latérites appelées bauxite
le principal minerai d'aluminium.

La carapace :

C'est la partie du profil située juste en dessous de la cuirasse. Elle constitue une zone de
prélude au cuirassement. La carapace est une formation tachetée. Les zones claires sont plus
riches en quartz, et les taches de rubéfaction sont dues à la kaolinite. Le fond matriciel peut
être jaunâtre, rougeâtre ou rosâtre. Au fur et à mesure que l'on monte dans le profil
d'altération, les taches se nodulisent et forment des concrétions ferrugineuses. Son épaisseur
peut atteindre 5m.

La zone des argiles tachetées (zone bariolée):

C'est la zone intermédiaire entre la latérite et la saprolite. Les argiles tachetées se développent
au dépend de la saprolite. Cet horizon de quelques mètres d'épaisseur se caractérise par la
disparition de la plupart des textures primaires et par le développement de taches
centimétriques d'oxyde et hydroxydes de fer au sein de la matrice argileuse. La kaolinite est
généralement le minéral prédominant. Les micas blancs sont altérés en kaolinite et gibbsite.
Le quartz se maintient.

La saprolite rocheuse :

C’est une roche généralement meuble, une couche géologique surmontant dans des coupes de
sol profondes la roche d'origine dure, leptique. Elle résulte de l'altération chimique d'une
roche-mère, due à l'action du climat, de l'eau ou l'action hydro-thermale, sans avoir été

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 51


transportée. Elle est friable, se coupe souvent à la bêche, et présente les structures de la roche
d'origine et de nouvelles structures. Il s'agit d'un matériau formé sur place (autochtone).

La zone transitionnelle (saprock)

C’est une formation dominée par la nature de la roche mère, possédant des fragments des
roches et des minéraux primaires en grains séparés.

La roche saine :

C'est la partie de la roche qui n'a subi aucune altération, aucun effet des agents
atmosphériques. On pourra donc résumer ce profil d’altération latéritique sur la figure ci-
dessous :

Figure 10: Profil d’altération (Modifié d'après Schmitt, 1999 modifié)

2. Interprétation des sections de sondage RC :


Au total 15 sections des trous de sondages RC ont été effectuées sur les cibles de Sansanto-
Est afin de déterminer la structure minéralisée et de savoir les roche encaissantes de celle-ci.

L’interprétation des sections consiste à porter sur les sections les données des sondages (c’est-
à-dire la description des échantillons faite par le géologue) en tenant compte de la géologie
(lithologie, altération et structure). Le but même de cette interprétation est de mettre à jour
le modèle géologique prédéfini à travers les trous de sondages effectués et prédire les
épisodes géologiques.

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La section : regroupe l’ensemble des trous qui se trouvent sur la même ligne. On porte toutes
les lithologies, les altérations et structures rencontrées en fonction des métrages de chaque
trou sur la section.

Section 1

a. Lithologie
La lithologie rencontrée dans cette section est majoritairement constituée de grauwacke et
argilite qui sont couverts par les dépôts de saprolite d’épaisseur moyenne de 24m.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite disséminée. Elle est portée par le grauwacke. Elle
est associée aux altérations silice et le chlorite.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 53


Section 2

a. Lithologie
La lithologie rencontrée de cette section est constituée de grauwacke et argilite. Ils sont
couverts par les couches de saprolite d’épaisseur moyenne de 23m.
b. Altération
Les altérations observées sont : silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite et arsénopyrite disséminée. Elle est portée par le
grauwacke.

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Section 3

a. Lithologie
La lithologie est constituée d’un paquet de grauwacke et argilite avec une intrusion de diorite.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite disséminée. Elle est portée par le grauwacke.

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Section 4

a. Lithologie
La lithologie rencontrée dans cette section est principalement constituée de grauwacke,
argilite et diorite dont l’ensemble est couvert par la saprolite d’épaisseur moyenne de 14m.
b. Altération
Les altérations observées sont : silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est l’arsénopyrite disséminé. Elle est portée par le grauwacke.

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Section 5

a. Lithologie
Cette section a recoupé les lithologies suivantes : grauwacke, argilite et les roches
volcaniques.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite et arsénopyrite disséminée. Elle est portée par le
grauwacke. Elle est associée aux altérations silice et le chlorite.

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Section 6

a. Lithologie
La lithologie est constituée de grauwacke, argilite, felsique et les roches volcaniques
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite disséminée. Elle est portée par le grauwacke et
felsique dyke.

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Section 7

a. Lithologie
La section7 est constituée de grauwacke, argilite et felsique dyke.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice, albitisation et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est l’arsénopyrite disséminée. Elle est portée par le felsique
dyke.

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Section 8

a. Lithologie
La lithologie est constituée de grauwacke, argilite et felsique dyke.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite disséminée. Elle est portée majoritairement par le
felsique dyke.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 60


Section 9

a. Lithologie
Cette section a recoupé les mêmes lithologies que la section11qui sont : grauwacke, argilite et
felsique dyke.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice, limonite et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite disséminée. Elle est portée par felsique.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 61


Section 10

a. Lithologie
La lithologie est constituée de grauwacke, argilite et felsique dyke. Elles sont recouvertes par
des latérites et saprolite.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite disséminée. Elle est portée par felsique dyke. Elle
est associée au chlorite.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 62


Section 11

a. Lithologie
La lithologie est essentiellement constituée de grauwacke, argilite, felsique dyke sous une
grande couche de saprolite.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice, albitisation et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite et arsénopyrite au niveau des veines de quartz.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 63


Section 12

a. Lithologie
Grauwacke, argilite et felsique dyke constituent les principales lithologies.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est l’arsénopyrite disséminée. Elle est portée par felsique dyke et
grauwacke.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 64


Section 13

a. Lithologie
La lithologie est constituée de grauwacke, argilite et felsique sous un épais recouvrement de
latérite.
b. Altération
Chlorite, silice et hématite sont des altérations dominantes.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est la pyrite et arsénopyrite portée par felsique dyke.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 65


Section 14

a. Lithologie
La lithologie est constituée de grauwacke, argilite et felsique
b. Altération
Les altérations observées sont : albitite, chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est arsénopyrite et rarement pyrite. Elle est portée par felsique.

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 66


Section 15

a. Lithologie
Grauwacke, argilite et felsique dyke constituent les principales lithologies.
b. Altération
Les altérations observées sont : chlorite, silice et hématite.
c. Minéralisation
La minéralisation rencontrée est l’arsénopyrite disséminée. Elle est portée par felsique dyke.

3. Méthode manuelle de calcul de l’intersection de la minéralisation


(Trou SSRC008)
Le trou SSRC008 a recoupé la minéralisation en deux zones (voir la section 8), la teneur de
ces zones est calculée avec la formule suivante :



Avec :

Te (g/t) : teneur de la zone interceptée

Ti (g/t) : teneur d’un intervalle

Li (m) : longueur d’un intervalle

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 67


Tableau 3 : Méthode manuelle de calcule de l’intersection

Teneur Teneur*Intervalle
De(m) A(m) Intervalle(m) (g/t) (g/t*m)
65 66 1 2.34 2.34
66 67 1 2.87 2.87
67 68 1 2.43 2.43
68 69 1 0.34 0.34
69 70 1 1.98 1.98
ZONE I 70 71 1 1.87 1.87
71 72 1 2.56 2.56
72 73 1 2.98 2.98
73 74 1 2.93 2.93
74 75 1 5.01 5.01
75 76 1 3.93 3.93
76 77 1 1.34 1.34
77 78 1 1.56 1.56
Somme 13 32.14
Teneur
(g/t) 2.47

111 112 1 2.45 2.45


112 113 1 1.87 1.87
113 114 1 1.81 1.81
ZONE II 114 115 1 1.34 1.34
115 116 1 2.98 2.98
116 117 1 0.56 0.56
117 118 1 0.12 0.12
Somme 7 11.13
Teneur (g/t) 1.59

4. Synthèse des résultats :


Les travaux effectués dans le cadre de ce projet de fin d’études dans le permis Sansanto-Est
sont essentiellement basés sur le programme de seize (16) trous de sondages RC.

Ce programme de sondage RC effectué sur les zones ciblées a montré :

 la possibilité de continuité de la minéralisation en profondeur (de 60 à 120m de


profondeur environ).
 que la minéralisation s’étend sur une grande distance (1.2km environ de long et
30m de large).
 la teneur en moyenne de la minéralisation est entre 2-4g/t.
 l’épaisseur peut atteindre 2 à 12 m selon les zones
 la roche encaissante en général le felsique dyke (porphyre felsique)

« CONTRIBUTION DES SONDAGES RC DANS LA PROSPECTION AURIFERE DE SANSANTO-EST » Page 68


CHAPITRE II : Autres travaux effectués
1. Cartographie géologique et géomorphologique
1.1. Définition
Dans un sens général, la cartographie est l’ensemble des techniques et des arts
graphiques conduisant à l’établissement des cartes et à leur impression.

La cartographie géologique est la représentation des roches et structures, présentes à


l’affleurement ou subsurface, d’une région. Son objectif est de présenter la répartition spatiale
des facies lithologiques, leur succession ; ainsi que les diverses structures d’ordre tectonique.

La cartographie géomorphologie est l’étude des formes de relief, des formations associées,
leur évolution et les mécanismes qui les façonnent.

Ce travail de terrain est également l’occasion de prélever des échantillons de roches afin de
les analyser pour connaître leur composition chimique. Une première caractérisation chimique
peut être acquise directement sur le terrain à partir d’outils portables. En effet, le sol en
surface est souvent l’image de son sous-sol, comme en témoignent les éléments chimiques
(notamment métalliques) présents dans les premières dizaines de centimètres, et donnant une
indication sur la nature plus profonde du sous-sol. Ces études peuvent être complétées au
laboratoire par un examen au microscope de fines tranches de roche (lame mince) afin de
caractériser les minéraux présents.

1.2. Matériels utilises


Les matériels suivants sont utilisés pour la cartographie :
 GPS
 Boussole
 Marteau
 Papier millimétré
 Criterium
 Gomme
 Marker
 Bloc note
 Lunettes
 Acide

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Photo 14 : Quelques matériels de cartographie

1.3. Objectifs
L’objectif principal de la cartographie de surface est d’acquérir une connaissance générale sur
les différents affleurements, la tectonique qui a affectée la zone et différentes altérations. Elle
aboutit à la réalisation des cartes géologiques indiquant la lithologie des affleurements et les
structures avec l’emplacement des minéralisations et des indices miniers.

La cartographie permet l’identification au sein d’une vaste surface, les zones potentiellement
les plus intéressantes en termes de ressources exploitables qualifiées de cibles. Au cours de
ces travaux de cartographie on assiste à une réduction progressive des surfaces investiguées, à
une augmentation des informations recueillies sur les cibles intéressantes.

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1.4. Procédure
 Collecte des informations sur le terrain :
Tout travail de terrain nécessite une bonne planification au bureau, c’est pourquoi avant de
partir sur le terrain on prépare un papier millimétré A4 sur lequel on matérialise les limites de
la/les ligne(s) à cartographier avec ses coordonnées UTM tout en respectant l’échelle choisie.
Dans notre cas l’échelle choisie était de 1/5000 pour collecter des données sur le terrain sur
des lignes espacées de 100 m.
Sur le terrain le travail consiste à marcher le long des lignes. Une fois sur la ligne le géologue
commence à décrire le site conformément aux codes adoptés. Cette description prend en
compte la morphologie du terrain (le type de régime) autour de la ligne. Au fur et à mesure
qu’on évolue sur la ligne, nous marquons la limite des différents régimes rencontrés à l’aide
des coordonnées du GPS tout en respectant l’échelle; en même temps on prélève des
échantillons lithologiques. La boussole est utilisée pour prendre la direction des
affleurements, des drainages et orienter souvent le papier millimétré.

Photo 15 : Collecte des informations sur le terrain

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 Le report des informations au bureau

Après la cartographie sur le terrain, au bureau le report est effectué sur un papier A0 avec le
contour du permis gradué à la même échelle que celui du papier millimétré utilisé sur le
terrain. Ce travail consiste à coïncider les coordonnées sur le papier millimétré avec celui du
papier A0. Au fur et à mesure du report, une corrélation est faite entre les limites des
différents régimes ou différentes lithologies sur des lignes contiguës. A la fin de la corrélation
entre les différents régimes sur le papier couvrant tous le permis, une coloration
conventionnelle définit par la société est attribuée à chacun des régimes.

Photo 16 : Le report des données sur le papier A0

 Numérisation

La numérisation consiste à scanner le papier A0 sur lequel le report est fait, on le digitalise
après le géoréférencement, les différents éléments se trouvant sur la carte manuelle (papier
A0). On obtient ainsi une carte géologique des affleurements.

 Interprétation

L’interprétation consiste à faire ressortir le taux d’affleurement des unités lithologiques afin
de mieux comprendre leur relation avec les autres données d’explorations telles que les
données géochimiques et géophysique.

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2. Géochimie des termitières

2.1. Définition :
La géochimie termitière est une méthode d’exploration geochimique qui consiste à prélever
des échantillons sur les termitières de grandes tailles (2metres au environ) afin de connaitre la
présence d’une anomalie géochimique.

Photo 17 : La termitière de type cathédrale

2.2. Procédure :
Elle consiste à prélever les quatre côtés (Nord, Sud, Est, Ouest) et le sommet de la termitière
un échantillon de sol représentatif de la termitière. Ces échantillons seront combinés, écrasés
par un marteau afin de réduire la fraction, puis homogénéisé et environ 2 kg ce matériel est
prélevé et mis dans des sacs en plastique bien numérotés.
La position de chaque termitière échantillonnée est enregistrée avec le GPS en UTM WGS84
et avec une documentation dûment remplie et est consignée dans un formulaire
d’échantillonnage comme selon la méthodologie de Simon Bolster "Spécialiste Australien du
régolite".

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Il est important de noter que seules les termitières classées dans la catégorie cathédrale et
intermédiaires ont été échantillonnées dans ce programme, les termitières de petites tailles
comme les champignons et les bourgeons ont tous été ignorées. La taille des cathédrales est
considérée comme étant supérieure à 2m alors que celle des intermédiaires est comprise entre
1m et 2m.
Après la collecte, les échantillons sont transportés au camp afin de procéder à l’analyse ou à la
batée pendant laquelle sont comptés les grains d’or contenus dans les concentrés.

Photo 18 : L’échantillon termitière

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Troisième partie : Conclusion et recommandations

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1. Conclusion générale
Les résultats obtenus des travaux de sondage RC réalisés sur le permis de Sansanto-Est sont
jugés satisfaisants car plusieurs trous forés ont intercepté la minéralisation et la teneur est
bonne dans l’ensemble.

Les travaux de RC ont permis d’avoir une idée générale sur la structure minéralisée dans la
zone d’étude mais aussi de comprendre les lithologies dominantes dans la zone qui sont les
Grauwackes et argilites ; et les différentes altérations dominantes (hematisation,
limonitisation, silicification et chloritisation).
Ils nous ont permis de souligner la présence de des filons de quartz et les veines de quartz.
La minéralisation est contrôlée par la tectonique (filons et veines de quartz) et lithologie
(roches felsiques). Ces roches encaissantes présentent une grande porosité. Les altérations
hydrothermales sont essentiellement à l’ origine de la mise en place de cette minéralisation
aurifère plus précisément les altérations de silice, d’albite, de carbonate et de chlorite.

2. Recommandations
Ce programme de sondage RC exécuté sur le permis de Sansanto-Est a donné une idée
générale sur la présence d’une minéralisation possible, mais certains problèmes ont été
soulignés au cours de ce programme de sondage RC, pour remédier à ces problèmes, je
recommande à la société CHACKRINE MINING.SA de :

 Bien planifier les trous de sondage c’est-à-dire choisir des bonnes directions et de bon
angle afin que les trous puissent recouper le maximum d’épaisseur de la
minéralisation ;
 Faire des concertations entres les géologues de l’équipe pour ne pas faire des
confusions entre les différentes directions des trous de sondage;
 Adopter les codes de descriptions récents ;
 D’exiger au foreur de mettre le tubage jusqu’à la roche fraiche pour éviter la
contamination des échantillons mais aussi le blocage des tiges de forages ;
 Approfondir les études lithologiques mais surtout structurales, puisque les structures
ont joué un rôle très important sur la mise en place de la minéralisation. Des lames
minces ou des sections polies permettront de mieux cerner la nature pétrographique
des roches rencontrées et le mode de mise en place de l’or.
 Organiser un autre programme de sondage pour de définir un bon model géologique.

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Références bibliographiques

 Prof F.Boulvain,Eléments de sédimentologie et pétrologie sédimentaire(11e édition du


Pritemps Science) (28 Mai 2010)
 Brossier G et Dussaix AM Enquêtes et Sondages. Dunod (1999).
 Sondages miniers Tome 11Février 2017Urien P., Charles N., Galin R., Guillon D.
 Rapport de PFE d’Amako DOLO :

 Rapport de PFE de Daouda GARIKO: Apport des sondages RC pour la mise en


évidence d’une structure minéralisée sous un recouvrement latéritique : cas de
l’extension du gisement de Gounkoto.
 Rapport de PFE de Dougoufana COULIBALY : Contribution du programme de
sondage (RC) à la mise en évidence de la continuité Sud de la structure
minéralisée de Koliguinda sous le plateau latéritique transporté.
 Rapport de PFE de Mohamed COULIBALY : Apport de la méthode de sondages
RC dans la mise en évidence d’un gisement aurifère : cas de Dioula west (permis
de Bakolobi)

SITE WEB

 https://bibnum.ucad.sn/
 http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/03/cir_39313.pdf
 http://www.google.com http

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Annexes

Annexe 1 : Veine de quartz dans une galerie d’orpaillage

Annexe 2 : coupe des puits

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Annexe 3 : fonçage des puits

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