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FICHES DE COURS 2 : L’EMBRYOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT DE L’APPAREIL GÉNITAL MÂLE

I/ LES GONADES
• Les gonades sont constituées de deux types cellulaires, avec deux origines embryo ≠
o Cellules germinales primordiales (CGP ou PGC)= gonocytes primordiaux,
Généralités origine épiblastique, à l’origine des gamètes
o Cellules somatiques ou nourricière : entoure les CGP, s’organise en travées :
les cordons sexuels primitifs, constitue le blastème gonadique somatique, à
l’origine des cellules de Sertoli et Leydig chez l’homme
A/ Développement des gonades
ère
1 étape : • Apparaissent dans mésoderme extra-embryonnaire
apparition et • Migration à partir de la paroi de la vésicule vitelline des CCGP jusqu’aux
migration des crêtes génitales (départ 3ème semaine de dév, arrivée à la 5ème semaine) en 2
CGP phases : active et passive
Stade • CGP : perte de leur capacité de migration, conservation de leur capacité de
indifférencié S3-S5 division cellulaire
• Rôle clé de SDF-1 exprimé par les crêtes
CSP : cordon 2ème étape : dév • Extension de la crête génitale de la région cardiaque jusqu’à la région
sexuel primitif des crêtes cloacale
génitales • A terme : région moyenne de la crête génitale correspond à l’ébauche
MEE : génitale
mésoderme S4-S6 • Prolifération de l’épithélium cœlomique et du mésonéphros à face ventrale
extra
du mésonéphros (D10) devient germinatif pluristratifié́
embryonnaire
• Condensation du mésenchyme sous-jacent
CGP : Cellule 3ème étape : • Pénétration de cet épithélium dans le mésenchyme avec perte de la
germinale formation CSP membrane basale
primordial A partir de S6 • CSPs unis entre eux au niveau du rete gonadique
• Ces étapes forment l’ébauche gonadique indifférenciée formée de :
o L’épithélium coelomique devenu germinatif, et ses cordons sexuels primitifs
o Le rete gonadique (ce qui unis les cordons sexuels primitifs entre eux)
o Du mésenchyme
o Les cellules germinales primordiales
Différenciation • Première étape de l’organogenèse testiculaire
des cellules de • Elles forment des ponts membranaires intercellulaires entourant les
Sertoli CGP
Développement • CSP progresse dans la médulaire et se différencient en cordons
du parenchyme testiculaires, se ramifient et s’anastomose entre eux (rete testis)
testiculaire • Entre épithélium et CSP : début de formation de l’albuginée (tunique
fibreuse de TC)
Stade de • Différenciation des parties profondes des cordons en cordons tubules
différenciation séminifère droits qui convergent vers le rete-testis
masculine Mise en place • Entre les cordons testiculaires
des cellules de • Différenciation des cellules interstitielles de Leydig qui sécrètent la
Leydig testostérone
• Permettent le maintien des canaux de Wolff
• Testicule : glande endocrine à l’origine d’androgènes
TC : tissu Dév du stroma • Condensation du mésenchyme séparant les cordons testiculaires
conjonctif (mésenchyme • Formation de cloisons de tissus conjonctif (septa) qui divisent le testicule en
qui sépare les lobule. Ce TC = tunique albuginée
cordons • En surface : épithélium coelemique -> mésothélium identique à d’autres
testiculaires) cavités séreuses
Descente du • Débute à 3 mois de gestation, canal inguinal franchi à 6 mois, testicule
testicule atteint le scrotum à 8 mois
• Rôle décisif du gubernaculum testis : cordon ligamentaire qui apparaît à
S7, remplace le ligament inguinal

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Différenciation Descente du • Extrémité céphalique fixée au testicule, caudale aux bourrelets labio-
masculine testicule (suite) sacraux
(suite) • Simultanément : invagination du péritoine qui forme le processus vaginal
qui s’allonge en direction caudale
• Les testicules restent dans le voisinage du canal inguinal de M3 à M7
• Pénètrent le scrotum vers M9
B/ Histologie du testicule adulte
• Testicule entouré par une couche de TC dense fibreux : albuginé, d’où partent des cloisons fines divisant le tissu
en lobule
• Dans chaque lobule : 1 à 4 tubes séminifères
Tubes Cellules de • Grandes cellules pyramidales, noyau triangulaire
séminifères Sertoli • Grand axe perpendiculaire à la paroi
MB : • Membrane cell : face basale au contact de MB et spermatogonies / face
membrane latérale avec JS àbarrière hémo-testiculaire et contact avec
basale spermatocytes / face supérieure contact avec spermatides
JS : jonction Cellules de la • Spermatogonies, spermatocytes I et II, spermatides et spermatoizoïdes
serrée spermatogenèse
• TC lâche et richement vascularisé
• Avec des cellules de Leydig, volumineuses, acidophiles, noyau arrondi et clair :
Tissus o Isolées ou en amas dans tissu interstitiel
conjonctivo- o En relation avec réseaux capillaires sanguins et lympathiques
vasculaire o Activité et nombre fonction des conditions horomonales
o Cell sécrétrices de stéroïdes : mitochondrie +++, goutelettes lipidq +, granule de
lipofuschine +
o Synthèse d’androgène : testostérone / Contrôle de la spermatogenèse tôt le matin
C/ Histologie du rete testis
• Réseau de canaux issus des tubes séminifères droits qui s'écoulent dans les canaux efférents, qui passent dans la
tête de l'épididyme.
• Lieu de convergence des tubes séminifères
• Réseau de canalicules
D/ Histologie des canaux efférents (=cônes efférents)
• Draine le rete testis, environ 10-12 cônes traverse l’albuginé et se jettent dans la tête de l’épididyme
• Origine : tubules mésonéphrotiques, lumière festonnée
• Bordés par : une couche de cellules épithéliales, une couche fine de muscle lisse

II/ Les voies génitales internes


A/ Développement des VGI
Canaux • La portion distale du mésonéphros s’abouche dans la prolongation du canal
de Wolff pronéphrotique longitudinal qui devient le canal mésonéphrotique = canal de Wolff
(CW) • Différenciation cranio caudale en début de S4
Stade • Les canaux de Wolff s’abouchent dans la portion cloacale de l’allantoïde en S5
indifférencié • Nécessaire à la formation des canaux de Müller
Canaux • Se forment au pôle supérieur du mésonéphros (appelé corps de Wolff) par
de Müller invagination en doigt de gant de l’épithélium coelemique antéro-ventral
(CM)
• Incorporation dans la paroi du sinus uro-génital
Devenir • Partie haute :
des CW o Connectée avec rete testis par tubes droits et cônes efférents
o Aspect pelotonné : épididyme
Stade • Partie basse : canal déférent et canal éjaculateur, vésicule séminale
différencié • Dégénérescence entre S8 et S11 sous l’action de l’AMH sauf :
Devenir o Partie sup : hydatide sessile (appendice testiculaire)
des CM o Partie inf : reliquat prostatique

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B/ Différenciation des glandes sexuelles accessoires
Vésicule - glandes paires Prostate - épithélium se développe à partir d’excroissances
séminale -sécrétions constituent entoblastiques de la face postérieure de l’urètre prostatique
70-80% de l’éjaculat (S12)
-se différencie à S12 à - dépendant de la testostérone et DHT+++
partir d’une évagination -Active à S15
du canal déférent -Sécrétion acide citrique et phosphatase acide du sperme
Glandes • Développement en S12, // au développement de la prostate à partir de bourgeonnements
bulbo- entoblastiques pairs de l’urètre pénien
urétrales • Rôle dans défense immunitaire de l’appareil génito urinaire + sécrétion de nbreuses prot
C/ Histologie
Épididyme • Long canal contourné (5-6 m de longueur, 0,4 mm d’épaisseur)
• Face postérieure du testicule, permet le stockage des spermatozoïdes
• Lumière grande et large, épithélium prismatique simple avec stéréocils, couche musculaire lisse
qui augmente quand on se dirige vers le canal déférent
Canal • Conduit de 30-40 cm de long, 3mm de diamètre
déférent • Lumière festonné avec épithélium pluristratifié : cell à stéréocils, cell sécrétrices
• Paroi musculaire épaisse avec 3 couches : circulaire interne et ext, longitudinale moyenne
Prostate • Capsule fibreuse, TC fibreux riche en cellules musculaires lisses
• Glandes tubulo-acineuses contournées (30-50) de 2 types : principales et péri-urétrales

III/ Développement des organes génitaux externe


Stade Semaine 3 • Avant le cloisonnement du cloaque, la membrane cloacale est étendue et affleure à
différencié la base du cordon ombilical.
Semaine 5 La membrane cloacale est entourée de :
• plis cloacaux, + épais en avant (surélevée en formant un renflement
l’éminence cloacale ou tubercule génital)
• bourrelets labio-scrotaux, dus à un soulèvement de l ’épiblaste et
prolifération du mésenchyme sous-jacent
Semaine 7 à Le périnée partage la membrane cloacale :
9 • qui se rompt en une membrane urogénitale antérieure et une membrane
anale postérieure
• Le pli cloacal situé face à l'orifice urogénital va donner le pli urogénital et
celui face à l'orifice anal devient le pli anal.
Stade Semaine 10 • Allongement du tubercule génital et formation de l’ébauche du pénis
différencié Semaine 12 • Fusion progressive des replis urogénitaux sur le bord ventral du pénis d'arrière en
avant.
• Cette fusion isole l'urètre pénien (sauf au niveau du méat urinaire)
Semaine 14 • Épaississement et fusion des bourrelets scrotaux => formation du scrotum
• La ligne de soudure du scrotum et du pénis est appelée le raphé médian

IV/ Les facteurs génétiques


SRY - sur le chromosome Y WT1 -les crêtes uro-génitales avant SRY, dans le
-activé et exprimé dans les crêtes génitales mésonéphros et les cellules de Sertoli
avant le développement des testicules -Mutation chez l’homme :
-Comporte HMG-box très conservée chez hypospadias/cryptorchidie, malformation des
les mammifères reins, tumeur de Wilms
-Régulateur de la transcription de SRY
SOX9 -exprimé dans les crêtes génitales puis les SF1 -exprimé dans les crêtes génitales avant diff. sex.
cellules de Sertoli -active gènes de synthèse des stéroïdes
-mutation perte de fonction : réversion du DAX1 -exprimé dans les crêtes génitales
sexe chez les individus 46XY -c’est un récepteur nucléaire de SF1 dont il
-+++ participe au rétrocontrôle de SRY bloque l’action
AMH -chromosome 19 -perturbe le développement de l’axe
-exprimé dans les cellules de Sertoli hypothalamo-gonadique et la production
-permet la régression des canaux de Müller d’hormones stéroïdiennes
-mutation : hypoplasie surrénalienne congénitale
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V/ Les facteurs hormonaux

• La différenciation des voies génitales, et sexuelle secondaire dépendent également de facteurs hormonaux
• Androgène : testostérone et dihydrotestostérone / hormone AMH / INSL3 et son récepteur RXFP2

VI/ Les malformations de l’appareil génital masculin


• 22% des nouveaux nés prématurés ; 2,7% des nouveaux nés à terme
Cryptorchidie • Absence du testicule dans une bourse (unilatérale) ou dans les deux bourses (bilatérale) par
anomalie de la migration du testicule le long de son trajet entre les régions rétro péritonéale et
≠ ectopie inguinale
testiculaire • Étiologie mal connue
• Position intra-abdominales (37°) perturbe la spermatogenèse et augmente le risque de
cancer
• Descente spontanée entre 6-10 mois (après la naissance) dans 2/3 des cas
• Ttt par orchidopexie dès 2 ans
Hypospadias • Malformation fréquente de la verge : 1-8/1000 enfants de sexe masculin
• Anomalie de la fermeture de la gouttière urogénitale à la face inferieure du pénis
• Le méat urétral (orifice) s’abouche ventralement sous la verge
• Plusieurs formes possibles
Epispadias • Plus rare que l’hypospadias (1/30 000 enfant)
• Aplasie de la face supérieure de l’urètre
• Fermeture anormale de la membrane cloacale causant un déplacement du tubercule génital et
résultant dans la non-fermeture du plateau urétral et une localisation anormale de l'urètre
dorsal.
Syndrome de • Aneuploïdie (anomalie du nombre de chromosome) : présence d’un chromosome X
Klinefelter supplémentaire (47XXY) dans 80% des cas.
• Dans 20% des cas, le nombre de chromosome X surnuméraire augmente, ainsi que la gravité
• Tableau clinique :
o Hypotrophie testiculaire majeure – testicules fermes à la palpation
o Gynécomastie
o Hypogonadisme
o Taux élevé de FSH
• Diagnostique : analyse du corps de Barr rapide et fiable + réalisation d’un caryotype
• Spermatogenèse : azoospermie dans la majorité des cas
• Biopsie testiculaire :
o Classiquement : fibrose hyaline des tubes séminifères, absence de cellules germinales
et hyperplasie relative des cellules de Leydig
o Parfois : quelques foyers résiduels de spermatogenèse, avec arrêt méiotique jusqu'au
stade spermatocyte I ou spermatide, voire spermatozoïde

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