Vous êtes sur la page 1sur 6

La naissance de notre « égo »

Avoir un égo est normal, il serait pleinement constitué dès l’âge de 7 ans. Cela est donc logique,
INCONTOURNABLE et là n’est pas le souci. Le souci vient de notre identification à lui et non
de sa présence. La véritable problématique est de se prendre pour lui et de ne pas pouvoir
s’en défaire. Le souci c’est de penser « être » une personne et de la défendre.

Notre égo se constitue donc progressivement dès notre plus jeune âge puis tout au long de notre
vie par :

 Notre éducation parentale et scolaire


 Nos propres expériences qui font nos réussites et nos « non réussites »
 Notre environnement sociale, professionnel que l’on appelle aussi « inconscient collectif »
(Qui exige de nous des codes, des us et coutumes – En sommes, une bonne manière de
faire)
 Nos blessures acquises (ancestrales) ou créées (expériences douloureuses vécues et
dont le deuil n’est pas fait)
 Notre sensibilité personnelle
 Nos peurs rationnelles ou irrationnelles
 ….etc

Tous ces éléments influencent notre manière de penser de faire et d’agir. Nous croyons à
des choses, vraies ou pas, puis, couches après couches, elles forment une identité : Notre
égo !

Il se manifeste de manière spontanée et involontaire. C’est un mode automatique, presque


indépendant et autonome.

Pourquoi : L’identification à son « égo »

Ainsi donc, l’égo/le mental naît, puis se construit. Il se consolide par des couches successives
d’expériences « jugées » et non remises en causes.

Certaines de ces expériences sont de notre fait, tandis que d’autres nous sont transmises ou
inculquées généreusement et gracieusement.

1
Par exemple, dans le premier cas :

Certaines de nos expériences ont générés des conséquences que nous avons jugées en fonction
de leur gravité (bonnes ou mauvaises) puis étiquetées. C’est à dire que nous pensons à présent
que certaines choses sont bonnes pour nous et que d’autre non. Dans l’absolu cela pourrait être
vrai, sauf que cette affirmation ne l’est que depuis un seul et unique point de vue : Le nôtre ! Cette
même expérience, vécue par une autre personne, aurait pu avoir une toute autre interprétation.
De plus cette expérience vécue à un instant « T » aurait pu être perçue différemment à un autre
instant « T »

Les expériences sont ce que nous voulons en faire. C’est de notre pouvoir de faire d’une
situation un désastre ou une opportunité !!…. Verre à moitié vide, verre à moitié plein /

Pessimiste ou optimiste…

Ceci est la preuve irréfutable qu’une partie de nous juge, étiquette et surtout GENERALISE !
La généralisation donne naissance à des a priori, une idée que l’on se fait des choses similaires,
à ce que l’on a vécu……

Sans expérience personnelle, il ne nous reste que l’idée-reçue ! C’est mettre les choses et
les gens dans des boîtes… C’est limitant et enfermant !

Dans le second cas….

L’expérience jugée N’à PAS été vécue, c’est un a priori, une idée reçue, C’est-à-dire que notre
« personnage » anticipe et invente le scénario le plus probable de son point de vue. Pour ce
faire, il se base sur la pensée majoritaire, l’idée la plus répandue, ce que font la plupart des
personnes ou ce qui serait bien de faire…etc

La situation n’aura donc pas été testée, et pourtant, celle-ci est étiquetée, jugée et rangée !
On agit sans savoir, on parle sans connaître. C’est du mental, du non fondé… Bref, de la
bricole !!!

2
Aussi, plus ces idées-reçues, a priori et préjugés sont nombreux, et ils le sont !, et plus nous
sommes dans une pensée unique dont nous sommes sûrs et que nous ne voulons surtout pas

remettre en cause !

Plus la certitude est grande et plus son inverse est impossible !!!

C’est ainsi que naît l’égo, par cette multitude d’opinions, fondées ou non, auxquelles nous
croyons. Croyances après croyances, ces couches forment un personnage excluant ou rejetant
tout ce qu’il ne pense pas être ou tout ce qui ne correspond pas à l’idée qu’il se fait de lui …

C’est notre égo !

Se prendre pour son égo est avant tout inconscient mais reconnaissable par la souffrance
et les schémas de répétition qu’il génère à celui qui le vit. Il est également à l ‘origine des
conflits interpersonnels et empêche la paix intérieure.

La véritable liberté puis le bonheur passe par cette désidentification de nous-même. Il nous
faut, pour être épanoui et heureux arrêter de se prendre pour quelqu’un ou quelque chose et ainsi
laisser place à ce que nous sommes VRAIMENT : « L’être »

La désidentification passe par trois étapes : L’auto-observation, la pleine acceptation, et la


présence.

Si votre vie vous convient parfaitement et si vous vous sentez heureux(se), rien ne sert de
chercher des poux là où il n’y en a pas. Continuez comme vous faites et laissez-moi votre

témoignage de personne heureuse ou plus heureuse qu’avant… Merci d’avance

Ce passage de désidentification est compliqué. Nos repères ne sont plus, c’est de


l’inconnu. Nous sortons de notre zone de confort et de nos habitudes. C’est de la remise
en question, une nouvelle ouverture…. Notre Égo en a horreur ;-).

Donc désagréable et perturbant. Même si au fond de nous, nous en connaissons les bienfaits,
beaucoup (surtout les personnes isolées) s’arrêtent avant le changement… COURAGE !!! Ce

n’est qu’un passage et le bonheur se trouve juste derrière !

3
Le fonctionnement de « l’égo »

Le mental et l’égo sont facilement reconnaissables. Ils sont dans le jugement de ce qui est. C’est
à dire que le présent les insatisfaits et ils recherchent ailleurs ce qui pourrait les contenter.

Une autre piste, notre mental a toujours quelque chose à redire sur le passé ou le futur. La plupart
du temps, le passé est utilisé pour se plaindre ou pour justifier du présent actuel (avec tout
ce qui m’est arrivé, je n’ai jamais eu de chances, c’est de la faute de.). Le futur lui, prend souvent
la forme de projections. Soit d’un avenir incertain et angoissant si vous êtes du genre pessimiste
(c’est la crise, ce n’est pas facile, faut pas rêver.), soit d’un avenir meilleur dans lequel vous serez
heureux(se) plus tard….

Si vous êtes dans une de ces deux configurations, vous n’êtes donc pas dans le présent, vous
êtes alors dans votre mental, et vous n’êtes pas épanoui. Revenez dans l’ici, maintenant !

Le passé :

C’est fini ! Et ne sera plus jamais ! Avez-vous un avantage à « ruminer » inlassablement ? A


quoi cela vous sert-il de rabâcher cette souffrance d’en temps ? Etes-vous véritablement plus
heureux(se) avec ? Dans quelle proportion vous ne voulez pas le lâcher ?

Pour notre égo, le passé est notre identité. Il nous permet de nous justifier sur ce que nous
sommes devenus ou ce que nous vivons. Il est donc facilement compréhensible que dans
certains cas, nous ne voulions pas la lâcher. Comment pourrions-nous justifier notre vie sans
cela !!

Sans ce travail de deuil du passé, celui-ci se répète sous la forme d’émotions similaires.
Souvent, les personnes cessent de vivre dans le passé lorsqu’elles en ont vraiment marre de
souffrir d’un chose qui n’est plus et qu’elles font le CHOIX d’être heureuse. Sans ce choix, la
déprime lancinante est omniprésente.

Pour dépasser ce cap, j’utilise personnellement l’accompagnement et la méditation pour accueillir


et ressentir. Cet acte me permet d’accepter ce qui est, faire la paix et pouvoir vivre au présent.
Même si, bien sûr, je n’y arrive pas aussi bien que je le voudrais.

4
Le futur :

On ne sait pas ! Le futur est une projection, une supposition créée par notre mental. Personne
ne sait ce qui va lui arriver demain ou dans la seconde. On en a une idée bien sûr, on se
doute de ce qui va se passer, mais fondamentalement, on n’en sait rien ! Et ça, pour le mental,
notre égo, c’est insupportable ! Il veut savoir, contrôler et maitriser, c’est son job… ! Le
bonheur ne se trouve pas dans le futur, il se trouve dans le présent.

Le bonheur est la capacité à vivre le moment présent. Si vous êtes dans le futur, le bonheur
est inaccessible !

Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir de projets. Bien au contraire. Sans projets, sans rêves,
sans but à atteindre, la vie n’a pas de sens. Mais ces projets se construisent depuis notre
présent. Ce sont nos actions présentes de tous les jours qui façonnent notre futur. Donc oui !
Avoir des projets pour le futur, et mettre dans le présent, les actions concrètes correspondant à
ce futur. Vous êtes donc ici et non ailleurs. Le futur n’est ni enviable ni inquiétant, le futur se
créé de jour en jour, de seconde en seconde, d’instant en instant depuis maintenant. Le présent
c’est aussi lâcher sur ce que nous ne maîtrisons pas !

Notre égo se manifeste également dans nos relations interpersonnelles. Puisque nous nous
prenons pour quelqu’un, nous avons une identité et une image à défendre !

C’est le règne du pouvoir et du rang social. On arrive même à tomber dans des clichés de réussite
de la vie basée sur des conditions de vie, de la domination. La vie prend des allures de lutte
contre l’humanité. Il faut être bon et le rester au risque de rater sa vie !!! Nous sommes à ce

stade bien loin du bonheur et de l’épanouissement recherché. Notre égo lui, est à 200%

Notre mental est là en permanence et c’est normal. Qu’il ait le contrôle sur nous tout le temps est
beaucoup plus gênant.

Il est important de l’observer et de le connaître car c’est également la seule solution pour en sortir.
Cela est difficile car c’est notre façon d’être et de faire depuis tout temps ! L’égo ne fait hélas pas
parti du programme scolaire (pour le moment). Il nous appartient à chacun de l’apprendre. Le
bonheur c’est être libre de ses schémas inconscients, libres de ses réactions émotionnelles…
Notre éveil et notre épanouissement en dépendent.

5
Aussi, pour savoir véritablement qui nous sommes, il faut aller au-delà de notre
personnalité, de notre égo ou de notre mental. Il nous faut aller dans notre être, dans notre
âme. L’idée n’est pas de choisir entre l’être ou l’égo mais de reconnaître et « mesurer » la
proportion de chacun d’entre eux, en nous.

Conclusion :

 L’égo est une identité, il représente « le faire », le passé et le futur. Il est également à la
source des conflits interpersonnels, des peurs et de la résistance à la vie. (La non
résilience).
 L’être est dans le présent et est là tout le temps. C’est notre « VRAI nous » qui inclus les
4 plans de notre conscience : Le corps, le mental, l’émotionnel et le spirituel. Nous
sommes ces 4 éléments et non un simple mental ou égo !!!!