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Travail d’étude et de recherche

MISE EN PLACE D’UNE


COMPLÉMENTATION COMPLÈTE
POUR FEMME ENCEINTE

COMPLET’NUTRIENT

KATCHALA Fannata
Master 1 Nutrition, Sciences des Aliments
Faculté de Pharmacie de Montpellier
Année 2017-2018 Tuteur : M. Marie Thérèse CHÂTEAU

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Sommaire
1. INTRODUCTION ............................................................................... 3
2. ANALYSE DE L’ARTICLE ...................................................................... 4
2.1.
Introduction ............................................................................................ 4
2.2.
Matériels et méthodes .............................................................................. 4
2.3.
Résultats et Discussions ............................................................................ 5
2.4.
Conclusion .............................................................................................. 7
3. RESUME DE LA PROPOSITION DE PROJET ...................................................... 9
4. CONTEXTE, POSITIONNEMENT ET OBJECTIFS DE LA PROPOSITION ............................ 9
4.1. Contexte et enjeux économiques et sociétaux ..........................................................10
4.2. Positionnement du projet.................................................................................11
4.3. État de l'art ................................................................................................11
4.4. Objectifs et caractère ambitieux/novateur du projet ....................................................12
5. PROGRAMME SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE, ORGANISATION DU PROJET ................... 12
5.1. Programme scientifique et structuration du projet ......................................................12
5.2. Description des travaux par tâche .......................................................................13
5.2.1 Tâche 1 : choix des Femmes 13
5.2.2 Tache 2 : procédure 13
5.2.3 Tache 3 : Etudes des interactions entre les micronutriments les plus demandés :
synergies ou antagonismes 14
5.2.4 Tache 4 : Ajustement des doses de micronutriments administrées et mise a l’ essai
15
5.2.5 Tâche 5 : Répertorier les effets indésirables chez la femme enceinte 16
5.2.6 Tache 6 : Effets sur le nouveau-né. 16
5.2.7 Tache 7 : Hétérogénéité inter-individuelle 17
6. STRATEGIE DE VALORISATION, DE PROTECTION ET D’EXPLOITATION DES RESULTATS .... 17
7. JUSTIFICATION SCIENTIFIQUE DES MOYENS DEMANDES .................................... 17
8. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ........................................................... 19

9. ANNEXES ................................................................................. 20

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1. INTRODUCTION

Au cours de la grossesse, les besoins sont estimés en fonction des nutriments présents dans
l’organisme fœtale, l’organisme maternel, le placenta et en fonction de l’énergie.
Les données obtenues sont généralement majorées en tenant compte des variations
interindividuelles afin de les exprimer sous forme de recommandation quotidienne, soit adaptée à
chaque trimestre, soit repartie sur la durée de la grossesse.
De ce fait, les valeurs représenteront alors pour chacun des nutriments, la quantité qu’il faudrait
théoriquement fournir en plus de l’alimentation habituelle afin de couvrir tous les besoins le long de
la grossesse.
Cependant, ces résultats ne tiennent pas en compte l’efficacité avec laquelle le placenta puise les
réserves maternelles ni de son rôle tampon entre les besoins de fœtus et les variations des ressources
alimentaires.
Le contrôle précis des transferts materno-foetaux constitue une puissante barrière de sécurité.
Cependant, le statut en fer, en calcium, en vitamine A et plein d’autres micronutriments des
nouveau-nés reste, dans des larges limites, indépendant de celui de leur mère.
L’état nutritionnel de la femme est ainsi évalué afin d’optimiser la santé de la mère et de l’enfant.
A partir de cela on met en place une supplémentation pour répondre aux carences qu’il peut y avoir
avec la grossesse. Sachant que les apports alimentaires en micronutriments ne couvrent pas les
besoins de la grossesse, la supplémentation est alors recommandée dès le début de la grossesse.
Une alimentation équilibrée est généralement accessible dans les pays industrialisés, le passage à
une alimentation riche en graisse et de qualité médiocre a entrainé un apport insuffisant en
vitamines et en minéraux pendant la grossesse, de sorte que des données montrent que l’apport est
inférieur à celle recommandée dans tous les pays même ceux à revenu élevé, surtout concernant le
fer, l’acide folique, la vitamine D, le calcium, le magnésium, l’iode et le zinc.

Combiner plusieurs micronutriments en un seul pour former un complément complet pour femme
enceinte est l’objectif de cette étude. Cela pourrait être un moyen efficace en termes de coût et
également permettra d’obtenir de multiples effets bénéfiques chez les femmes enceintes. Vu qu’on
sait que les carences interagissent entre elles, un effet plus important pourrait être obtenu par une
supplémentation multiple qui serait mieux qu’une supplémentation en un seul nutriment.
Cependant, les interactions peuvent entrainer une mauvaise absorption entre certains nutriments et
des doses élevées de certains nutriments pourraient aussi être préjudiciables à la mère ou à l’enfant.

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2. ANALYSE DE L’ARTICLE

L’article choisi <<Effects of different regimens of iron prophylaxis on maternal iron status and
pregnancy outcome: a randomnized control trial >> en francais << Effets de différents schémas
thérapeutiques prophylactiques à base de fer sur le statut maternel et le devenir de la grossesse:
essai contrôlé randomisé >> est publié sur The journal of Maternal-fetal & Neonatal Medecine par
Francesca Parisi et ses collaborateurs en 2017

2.1. INTRODUCTION

Au cours de la grossesse, les besoins en fer maternel augmentent considérablement, du fait de la


demande de l’unité fœto-placentaire en développement. Le risque majeur de la carence en fer est
l’anémie ferriprive définie par un taux d'hémoglobine inférieur à 11g/dl au premier trimestre, 10,5
g/dl au troisième trimestre et 10g/dl après l’accouchement. Il a été démontré qu'il existe une
association entre l'anémie ferriprive et ces éléments suivants : la prématurité, le retard de croissance
intra-utérin, déficit en fer et faible poids chez le nouveau-né et chez la mère : la pré-éclampsie,
l'hémorragie du post-partum et inversement chez une femme supplémentée, un taux d'hémoglobine,
de fer normal et un bon poids de naissance.

De ce fait une compensation en fer est nécessaire pour pallier les besoins afin d'améliorer la santé
materno-infantile.

L’étude s'est reposée sur la supplémentation en fer ferreux (30 mg), le fer liposomal (14 mg et 28
mg) ayant une meilleure biodisponibilité et moins d'effets secondaires que le premier et la non
supplémentation en fer chez des femmes non anémiques et en bonne santé.

Le premier critère était de comparer l'effet du fer liposomal et du fer ferreux sur le taux de fer
maternel et la fréquence de l'anémie ferriprive chez les femmes saines qui tolèrent la
supplémentation ; le deuxième critère était de comparer l'issue des naissances des groupes
supplémentés et des groupes témoins.

2.2. MATERIELS ET METHODES

Pour réaliser ces études, 80 femmes enceintes non anémiques et en bonne santé, ont été
sélectionnées, dont les grossesses sont situées entre 11 et 13 semaines de gestation et dont les âges
sont comprises entre 18 et 45ans à la clinique publique prénatale obstétricale et gynécologique.
Etaient exclues : les femmes consommant d'autres médicaments ou des suppléments en
micronutriments excepté l'acide folique au premier trimestre, indice de masse corporelle extrême
(inférieur à 18kg /m2 et supérieur à 30kg/m2), un taux d 'hémoglobine inférieur à 10,5 g/dl et un
taux de ferritine inférieur à 15ug/l, une pathologie fœtale, grossesse compliquée, régime végétarien
ou végétalien, allergie ou intolérance alimentaire.

Les 80 femmes ont été divisées en quatre groupes répartis comme suit :

-un groupe témoin (n=20) ;

-un deuxième et un troisième groupes supplémentés respectivement en fer liposomal 14mg et 28mg
;

-un quatrième groupe en fer ferreux 30mg.

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La supplémentation se fera jusqu’à 6 semaines post-partum, les femmes témoins n'ont reçu aucun
placebo, pas de vitamine pour toutes les femmes dès l'inscription jusqu'à 6 semaines post-partum et
reçurent les mêmes conseils diététiques selon le protocole clinique.

Des prélèvements veineux ont été réalisés à

-11-13 semaines de gestation,

-20 semaines,

-28-32 semaines de gestation et

-8 semaines post-partum

Ce qui permettra d'examiner l’hémoglobine, nombre de globules rouges dans le sang, volume
moyen de globules rouges, la ferritine plasmatique, le fer plasmatique, folâte et vitamine B12.

Une valeur d'hémoglobine 10,5 g / dl et une valeur de ferritine de 15 mg / dl sont prises comme
valeurs référentielles pour diagnostiquer respectivement l’anémie ferriprive et la carence en fer et
pour considérer comme critères d'exclusion représentés à tout moment de l'étude.

Avant ces critères exclusion ont été inclus dans l'analyse :


Les données sur l'issue de la naissance (âge gestationnel à l'accouchement, poids de naissance,
poids placentaire, pH ombilical, pertes de sang estimées, complications de la grossesse) ont été
recueillies à l’accouchement.
Les effets indésirables, l'arrêt ou l'utilisation inappropriée de la supplémentation ont été enregistrés
entre 20 et 28 semaines de gestation, à l'accouchement et à 6 semaines après l'accouchement.

2.3. RESULTATS ET DISCUSSIONS

Les résultats ont indiqué une régression des valeurs d’hémoglobine et du taux de ferritine dans tous
les quatre groupes.
Pour les taux d'hémoglobine et de la ferritine, on remarque une diminution moindre dans les deux
groupes supplémentés en fer liposomal par rapport au groupe témoin et pas de différence de
régression entre le groupe témoin et le groupe supplémenté en fer ferreux.
Concernant les autres variables hématologiques, aucune différence n'a été remarquée dans les
quatre groupes.
Pour les issues de la naissance :
➢ La différence de poids dans les quatre groupes n’était pas très significative. Néanmoins, le
poids moyen à la naissance dans le groupe supplémenté en fer liposomal 28 mg est plus
élevé que le groupe témoin.

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L’étude montre que la supplémentation en fer réduit considérablement l'incidence de l'anémie
ferriprive et la carence en fer par rapport au groupe non supplémenté.
Toutes les sociétés ainsi que la société occidentale sont concernées par la carence en fer. 15 à 20%
seulement de femmes ont une réserve en fer adéquate avant ou au début de la grossesse.
Une étude portant sur 100.000 femmes a montré que la nutrition seulement ne suffit pas à
compenser les besoins en fer au cours de la grossesse.
Du fait d'une absence de protocole uniforme en supplémentation en fer en Italie par exemple, ont
été ajoutées les femmes non supplémentées en fer pour une meilleure fiabilité de notre étude. Ont
été exclues, les femmes présentant une carence en fer.
Le premier critère d'évaluation était de comparer l'effet du fer liposomal et du fer ferreux sur les
réserves de fer chez la femme enceinte. Les données ont montré une incidence de plus de 30%
d'anémie ferriprive et de carence en fer chez les femmes témoins et l'effet positif de la
supplémentation chez la femme enceinte.
Cependant notre étude a présenté certaines limites : interactions avec d’autres médicaments et
aliments, faible absorption et biodisponibilité et de la difficulté à traiter des patients spécifiques
atteints de maladies de malabsorption.
Par ailleurs, une autre étude portant sur 43 essais comptabilisant 27000 femmes ont démontré la
présence de certains effets secondaires dûs à la supplémentation tels que : la constipation, d'autres
effets gastro-intestinaux, et un risque élevé d'un taux d'hémoglobine très élevé.
L’avènement du fer liposomal permet de protéger le fer contre les enzymes gastro-intestinaux et
une meilleure absorption intestinale grâce à sa bicouche phospholipide.
Notre étude a montré que le fer liposomal 14 mg et 28 mg permet d'augmenter considérablement la
réserve en fer maternel comparativement au groupe témoin, et également pour celui du fer ferreux
par rapport au groupe témoin.
Cela nous permet de réduire de moitié la posologie du fer liposomal tout en conservant les mêmes
effets, de minimiser les effets secondaires et le risque oxydatif dans le plasma, afin de limiter
certaines complications telles que la pré-éclampsie et l'hypertension.
Il a été aussi démontré que la supplémentation en fer prévient l’insuffisance pondérale surtout dans
les pays en voie développement où la concentration initiale moyenne d'hémoglobine est inférieure à
11 g/dl et les doses de fer atteignent 66 mg/l.
Cependant le risque d'insuffisance pondérale est élevé lorsque la dose en fer est excessive. Cela a
été démontré en Inde où certaines femmes enceintes non anémiques ont été sélectionnées (celles qui
étaient supplémentées avec un dosage en fer supérieur à 39,2 avaient un risque plus élevé
d'insuffisance pondérale par rapport à celles qui avaient un dosage inférieur à 36,6 mg /l).

Le choix des sélections dans l’étude était homogène dans l’âge, l'IMC, la bonne santé et l'âge
gestationnel. Avec 28 mg de fer liposomal en supplémentation on a atteint une satisfaction lors des
résultats de notre étude.

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Les problèmes posés lors de l’étude sont : la petite taille de l’échantillon et un nombre élevé de
femmes qui ont quitté l’expérience avant la fin.
On n'a également pas pris en compte d'autres marqueurs nutritionnels tels que la vitamine B12,
l'acide folique qui peuvent également provoquer une anémie maternelle. Aucune différence n'a été
remarquée dans les différentes étapes de l’étude, ce qui suggère que les variables hématologiques
maternelles à la naissance étaient liées à la supplémentation en fer.

2.4. CONCLUSION

L’étude a permis de démontrer l'efficacité de la supplémentation en fer liposomal 14 mg et 28 mg


par rapport au fer ferreux 40 mg sur la prévention de l'anémie maternelle et la réduction des effets
secondaires.
D'autres études doivent être envisagées en tenant compte de la taille de l'échantillon (qui doit être
plus grande) afin de confirmer les résultats de cette étude.

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TRAVAIL D’ETUDE ET DE RECHERCHE Projet : Complet’Nutrient

M1 : Nutrition et Sciences des aliments, DOCUMENT SCIENTIFIQUE

EDITION 2018-2019

Acronyme Complet’Nutrient

Mise en place d’un complément alimentaire complet et


Titre du projet
adapté à la femme enceinte.
-CHAZAL Nathalie
Comité d’évaluation - CHÂTEAU Marie-Thérèse
- PUJALTE Igor
- TEYSSIER Corinne
 Recherche Fondamentale
Type de recherche  Recherche Industrielle
 Développement Expérimental

Aide totale demandée 70.000 €

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3. RESUME DE LA PROPOSITION DE PROJET

Le projet COMPLET’NUTRIENT consiste à l’élaboration d’un complément alimentaire complet et


spécifiquement adapté à la femme enceinte dans le cadre d’une grossesse normale, des idéaux ont
déjà été développés dans le même cas depuis fort longtemps comme par exemple la mise en place
d’un complément alimentaire par association de fer et de l’acide folique pour la femme enceinte.

Ce complément alimentaire complet pourrait-il ainsi faciliter la prise aux femmes enceinte et
couvrir de façon complète les carences en micronutriments au cours de la grossesse ?
Des études expérimentales seront menées sur des femmes enceintes afin de pouvoir mettre en place
cette complémentation, et de démontrer l’effet bénéfique qui en découle.

Cette étude pourrait potentiellement aider à prévenir les cas des carences et de limiter certains effets
indésirables chez la femme en état de grossesse de façon complète, en comblant toutes les
demandes en micronutriments.

4. CONTEXTE, POSITIONNEMENT ET OBJECTIFS DE LA PROPOSITION

A travers le monde, on estime que plus de 40 % des femmes enceintes sont anémiques au cours
d’une grossesse normale, dont au moins la moitié en raison d’une carence en fer. Une carence en
micronutriments comme le fer ou l’acide folique pendant la grossesse peut causer des effets négatifs
sur la mère, le fœtus ainsi que le déroulement de la grossesse, d’où alors une nécessité de
supplémentation afin de répondre aux besoins nutritionnels de la mère et de l’enfant.

Neuf femmes sur 10 ne consomment pas la quantité recommandée en fer, cependant la prise
quotidienne de suppléments pendant toute la grossesse est la solution habituellement utilisée qui
s’avère efficace.

Cela est également prouvé pour plein d’autres micronutriments essentiels, hormis le fer, qui sont
demandés pendant la grossesse par l’organisme de la femme.

Le positionnement du projet est de ce fait la mise en place d’un complément alimentaire complet à
base des micronutriments les plus demandés :

• Le fer : son absence provoque, mise à part l’anémie, un souci de production d’hormone
comme la dopamine, la sérotonine, la noradrenaline. Il participe également au transport
d’oxygène de la mère et de l’enfant. Recommandation : 20 à 30mg/jour ;

• L’acide folique : plus difficile à trouver dans l’alimentation, il prévient l’anémie, diminue
le risque de certaines malformations, participe à la fermeture du neural. 0,4 à 1mg/jour est
recommandée ;

• La vitamine D : une carence peut se développer pendant la grossesse, donc une


supplémentation est suggérée pour permettre d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant
en toute sécurité. Elle permet également de réduire le risque de pression artérielle,
d’accouchement prématuré, et facilite l’assimilation et la fixation du calcium. 25µg/jour de
vitamine D est recommandée ;

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• Le calcium permet d’assurer la solidité du squelette et des dents de l’enfant, prévient les
accouchements prématurés, recommandation : 1g/jour ;

• Le magnésium : 400mg/jour recommandée, il important car sa carence peut être à l’origine


de fatigue, de crampes, de troubles d’humeur… ;

• L’iode joue un rôle important chez la femme et est essentielle pour la fabrication des
hormones thyroïdiennes du futur enfant, sa carence induit un souci de développement du
cerveau de l’enfant, 250 µg/jour ;

• Le zinc : important pour le développement du fœtus et du système immunitaire de la


femme, sa carence induit un risque de fausse couche avant 22semaines de grossesse,
prématurité… 11 à 23mg/jour selon les recommandations.

Ces éléments cités ci-dessus sont spécifiquement adaptés à la femme enceinte dans le cadre d’une
grossesse normale afin de prévenir des cas des carences et également limiter certains effets
indésirables.

Mon choix s’est porté sur ces micronutriments car ils sont les plus impliqués durant la grossesse
chez la grande majorité des femmes. Ils ont une importance majeure sur le développement de
l’enfant et la santé de la mère. L’étude se portera alors sur ces différents micronutriments dont la
supplémentation est considérée comme indispensable chez la femme enceinte.

Le projet s’intègre dans un cadre de développement expérimental : faire des études sur des femmes
enceintes en leur donnant des suppléments, en comparant et en regardant les interactions possibles
entre les différents composés ou avec d’autres médicaments ou aliments.

Le projet s’intéresse aux micronutriments les plus demandés pendant la grossesse à partir desquels
sera mis en place un complément alimentaire complet et adapté à la femme enceinte.

4.1. CONTEXTE ET ENJEUX ECONOMIQUES ET


SOCIETAUX

La mortalité maternelle est estimée à environ 830 femmes par jour du fait des complications liées à
la grossesse et à l’accouchement. En 2015, nous avons une statistique de 303.000 cas de décès de
femmes pendant ou après la grossesse dans le monde, ce qui est inacceptable d’autant plus que dans
la plupart des cas auraient pu être évités.
Entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle dans le monde n’a diminué que de 2,3%.
Cependant cette baisse s’est accélérée à partir de 2000, le taux nécessaire pour atteindre les
objectifs du millénaire pour le développement était d’avoir une diminution supérieure à 5,5% en
10ans.
Ces décès sont les conséquences dans 75% des cas d’hémorragies post-partum et d’hypertension
durant la grossesse (pré-éclampsie et éclampsie) dont la survenue pouvait être prévenue.
Pendant la grossesse, les besoins en micronutriments augmentent, plus spécifiquement le fer et
l’acide folique. Les recommandations journalières pour la femme enceinte selon l’OMS doivent être
de 30 à 60mg de fer élémentaire et 400µg d’acide folique. Cette recommandation remplace celle
antérieure de l’OMS dans la revue (Daily iron and folic acid supplementation in pregnant women
2012), qui était de120mg de fer élémentaire et 2800 µg (2,8 mg) d’acide folique une fois par
semaine (Intermittent iron and folic acid supplementation in non-anaemic pregnant women, 2012)
afin d’améliorer les issues maternelles et néonatales.

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Pour ces différentes raisons, il est important d’avoir une supplémentation au quotidien pour pouvoir
diminuer les causes de mortalité et certaines conséquences graves.
Pour parvenir facilement à la supplémentation, on pourrait mettre en place un complément
alimentaire complet et adapté pour femme enceinte qui sera encore meilleure, plus facile
d’utilisation et à moindre coût par rapport au complément déjà mis en place comme celui avec la
combinaison du fer et d’acide folique uniquement.
Beaucoup d’études expérimentales ont été réalisées afin d’atteindre les objectifs du millénaire de
développement.

4.2. POSITIONNEMENT DU PROJET

Au niveau international, les études réalisées antérieurement sont surtout portées sur les effets que
pourrait avoir un seul ou deux micronutriments sur la femme enceinte. Des recherches ont été faites
sur l’interaction de certains micronutriments entre eux ou avec certains aliments ou médicaments.
Plusieurs études ont alors montré l’efficacité de la supplémentation par les micronutriments pendant
la grossesse.
D’autres chercheurs ont regardé les différentes formes de carence durant une grossesse normale afin
de les répertorier et mettre en place une supplémentation pour y rémédier.

Ce projet se place alors comme la continuité de ces différentes études antérieures dont l’objectif est
d’assembler un complément complet pour femme enceinte qui faciliterait ainsi la prise et également
être sûr de corriger toutes formes de carence, en limitant les effets secondaires.

4.3. ÉTAT DE L'ART

Parisi.F et ses collaborateurs, sur d’autres études, se sont intéressés aux multiples besoins en
micronutriments chez la femme enceinte dans les pays industrialisés. Le but est de pouvoir
répertorier les types de carences auxquelles elle peut faire face et optimiser la santé de la mère, du
fœtus et du nouveau-né, étant donné que les carences nutritionnelles sont connues comme ayant de
graves conséquences sur la grossesse. Ainsi, ils ont vu que les apports de par le monde en
micronutriments ne répondent pas aux exigences de la grossesse, d’où la nécessité de
supplémentation.
Bien qu’il y’ait généralement un accès à l’alimentation équilibrée dans ces pays, des données
récentes montrent que l’apport en micronutriments est inférieur aux recommandations, en
particulier pour le fer, l’acide folique, le calcium et la vitamine D. Donc, étudier sur les interactions
qu’il peut y avoir entre ces molécules chez la femme enceinte pour pouvoir limiter les effets
secondaires est indispensable (Multiple micronutrient in prégnance in industrialise countries,
Parisi F, Laoreti A, Centin I).

Des chercheurs comme Dowswel.T et ses collaborateurs ont également effectué des études sur la
supplémentation au quotidien en fer et en acide folique chez la femme enceinte, recommandée dans
le cadre des soins prénataux pour réduire le risque d’insuffisance pondérale à la naissance.
On estime que 41,8% des femmes enceintes dans le monde souffrent d’anémie, surtout due à une
carence en fer et le reste dû à certains micronutriments comme le folate, la vitamine B12, la carence
en vitamine A, ce qui prouve une relation entre les différents types de carence. Il existe alors une
nécessité de prendre tous ces micronutriments en considération pour répondre aux exigences de la
grossesse. (Daily iron. and acid supplementation in pregnant women, pena-Rosa JP, De-Regil,
GomezMalave H, Flores-Urrutia MC, Dowswell T).

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Palacios.C et ses Collaborateurs ont, quant à eux, regardé l’importance de la prise d’un supplément
de vitamine D au cours de la grossesse. L’étude a été réalisée sur 2833 femmes avec neuf essais. Ils
ont comparé les effets de la vitamine D seule en six essais par rapport aux effets de la vitamine D
avec le calcium pour voir l’interaction entre les 2 molécules. Ces études ont permis aux chercheurs
de conclure que la vitamine D améliore la santé de la mère et du fœtus en réduisant le risque
d’accouchement prématuré, de pré-éclampsie, de faible poids de naissance du fœtus et
d’accouchement prématuré. Cependant, lorsque la vitamine D est combinée au calcium, on a un
risque d’augmentation du nombre d’accouchement prématuré. Alors, bien que la supplémentation
en vitamine D pourrait apporter des conséquences bénéfiques, il est nécessaire de refaire des essais
concernant les interactions pour confirmer les effets, ce qui permettra d’avoir des données sur les
effets indésirables chez la mère, qui manquaient dans leurs études (Vitamine D supplémentation for
women during pregnancy De-Regil LM, Palacios C, Lombardo LK, Peña-Rosas JP,2016)

Selon les quelques recherches citées ci-dessus parmi tant d’autres, on voit que la supplémentation
est nécessaire chez la femme enceinte et indispensable. Elle fait objet de plusieurs études pour
pouvoir couvrir les carences pendant la grossesse.
La combinaison de micronutriments multiples, à un coût raisonnable et ayant des multiples
bénéfices permettra d’en faciliter l’usage aux femmes enceintes.
Néanmoins, d’autres études doivent être faites sur les interactions qui pourraient y avoir entre les
micronutriments, avec d’autres médicaments ou aliments, qui permettraient ainsi de cibler les
risques possibles et pouvoir y remédier.

4.4. OBJECTIFS ET CARACTERE


AMBITIEUX/NOVATEUR DU PROJET

Ce projet consiste à élaborer un complément alimentaire complet pour femme enceinte, afin de
répondre aux besoins en nutriments au début et tout au long de la grossesse, un complément qui
serait facile à utiliser tout en minimisant les effets secondaires qui pourraient y avoir.

Le projet sera réalisé en tenant compte des interactions qu’il y a entre les micronutriments, leurs
demandes pendant la grossesse (importante ou pas), et de répertorier également les effets
indésirables sur la mère afin de les limiter.

Les critères de réussite seront : Cibler les micronutriments les plus demandés, les interactions qu’il
peut y avoir entre eux, les effets indésirables chez la mère. Enfin constituer le complément complet
et adapté à la femme enceinte.

5. PROGRAMME SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE, ORGANISATION DU PROJET


5.1. PROGRAMME SCIENTIFIQUE ET
STRUCTURATION DU PROJET

Ces études seront basées sur une cohorte de femmes pour évaluer les effets des différents
compléments alimentaires, leurs interactions et ainsi constituer le complément alimentaire complet,
le projet sera alors réalisé de la manière suivante :

-Etudes des interactions entre les micronutriments les plus demandés : synergies ou antagonismes,
-Ajustement des doses de micronutriments administrées, et mise à l’essai,

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-Répertoriage des effets indésirables chez la femme enceinte,
-Effets sur le nouveau-né,
-Hétérogénéité inter-individuelle.

Les analyses et mesures constituent le programme des taches scientifiques à effectuer.


Toutes les réponses seront enregistrées chez les femmes enceintes ayant une grossesse normale.
Les femmes seront choisies en fonction de leur état de santé et grossesse afin de faire partie des
différentes études.
Le projet dure alors cinq mois correspondant aux cinq mois restants de grossesse jusqu'à
l’accouchement pour ainsi faire des mesures sur le nouveau-né.

Plusieurs domaines seront ainsi intéressés : les statistiques, la biochimie, la biologie.

Et si les résultats obtenus sont à la hauteur, ils pourraient être publiés dans des articles scientifiques.

5.2. DESCRIPTION DES TRAVAUX PAR TACHE

5.2.1 TACHE 1 : CHOIX DES FEMMES

L'étude porte sur une cohorte de femmes (40) ayant une grossesse normale. Parmi plusieurs femmes
dont les grossesses sont situées entre 11 et 13 semaines de gestation et dont l’âge est compris entre
18ans et 45ans, sera faite une sélection de femmes non anémique et en bonne santé.

Les études commencent au deuxième trimestre car les nausées et vomissement sont atténués à cette
période.

La sélection sera réalisée selon plusieurs critères. Seront exclues de l’étude :

-Les femmes prenant d’autres médicaments ou suppléments

-Les femmes ayant un indice de masse corporelle extrême (inférieur à 18kg\m2 et


supérieur à 30kg\m2)

-Pathologie fœtale

-Une grossesse compliquée

-Les femmes ayant un régime particulier (Végétarien, végétalien…)

-Les femmes présentant une allergie ou une intolérance alimentaire

5.2.2 TACHE 2 : PROCEDURE

Après avoir sélectionné les femmes selon les critères de sélection, elles seront divisées en des
groupes selon l’étude à réaliser comme suit :
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-un groupe témoin,

-des groupes supplémentés par deux ou plusieurs micronutriments en même temps pour
étudier les effets qu’il pourrait y avoir suite aux interactions entre les différents micronutriments.

Toutes les femmes des groupes traités sont supplémentées en sous-groupes afin de voir en
conformité l’effet de plusieurs agents jusqu’à l’accouchement, et ainsi déterminer la dose tolérable
permettant d’éviter les conséquences dues aux interactions.

Il sera mis en place un suivi diététique. Les participantes devront se rendre à l’hôpital (1 fois/mois)
au cours de l’expérience pour remplir des questionnaires et avoir un rappel de nourriture.

Les mesures seront réalisées par l’utilisation d’un logiciel, Nutrigenic Helper par exemple, qui
permettra de mesurer et de fournir les valeurs en micronutriments ingérés. A l’aide d’une base de
données pour les études alimentaires (FNDDS), Food and Nutrient, il déterminera les valeurs par
l’utilisation des codes d’aliments et des valeurs nutritives, ainsi les valeurs en micronutriments
ingérés seront fournies.

Une étude statistique permettra de déterminer la variabilité de chaque analyse et évaluer toute
hétérogénéité.

5.2.3 TACHE 3 : ETUDES DES INTERACTIONS ENTRE LES MICRONUTRIMENTS LES PLUS
DEMANDES : SYNERGIES OU ANTAGONISMES

Plusieurs études ont montré une synergie entre les différents micronutriments comme par exemple
la vitamine D et le magnésium ou alors la vitamine D et le calcium, et pour certains cas des effets
antagonistes.
Pour étudier les interactions qu’il pourrait y avoir entre les micronutriments, il existe des
expériences chimiques permettant de les mettre en évidence.
Seront utilisés des tests comme,

-Fret (Forster Resonance Energy Transfer)

Les molécules en question seront excitées de façon radioactive à différentes longueurs d’onde.
Ensuite, elles seront mises dans une culture pendant un temps, puis seront suivies pour voir leur
devenir. Elles vont émettre une fluorescence détectable en microscopie confocale. En effet,
si les molécules interagissent l’une avec l’autre, on aura un transfert d’énergie de la molécule
donneuse à la molécule réceptrice. Cette dernière sera alors visible en fontion du changement de
couleur de la fluorescence émise à une autre longueur d’onde.

-Microscopie à fluorescence

Pour identifier l’interaction entre plusieurs molécules, la technique consiste à l’excitation des
molécules à différentes longueurs d’onde et ainsi suivre leur devenir dans la cellule par microscopie.
Ils seront suivies en fonction de leurs couleurs.
Les micronutriments seront alors testés deux à deux, puis trois à trois et ainsi de suite jusqu'à la
combinaison complète.
De ce fait, on déterminera la relation qu’il peut y avoir entre les micronutriments.

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Ces expériences chimiques in vitro seront indispensables pour voir les interactions possibles d’un
point de vue de biologie moléculaire, avant de les tester in vivo.

5.2.4 TACHE 4 : AJUSTEMENT DES DOSES DE MICRONUTRIMENTS ADMINISTREES ET MISE A L’


ESSAI

Types d'interventions :
Il sera mis en place plusieurs groupes comme décrit dans la TACHE 2.
Un groupe de femmes sera destiné à tester l’effet des micronutriments mélangés afin de permettre
d’ajuster le dosage de chaque micronutriment au cours de la grossesse et d’éviter les carences ou les
surdosages. Donc il leur sera administré un mélange de suppléments oral trois à trois, des
micronutriments à des doses variables en se basant sur les doses journalières recommandées.
Ayant déjà des connaissances sur les conséquences positives et négatives de la combinaison d’acide
folique (400µg) et de fer (30mg), et ces derniers occupant une place primordiale dans la
supplémentation, on peut se permettre d’utiliser cette combinaison comme base dans nos études et
l’ajuster par rapport aux femmes enceintes.
Suite à cela, on définira à quelle dose on remarque des effets secondaires à partir de la dose
recommandée et on déterminera la dose à laquelle on aura le moins d’effets indésirables.
En fonction des réponses obtenues et des effets remarqués suite aux interactions, il sera fait un
réajustement.

L’administration sera faite par voie orale quotidiennement pour toutes les femmes, une prise par
jour. Ainsi les premières doses seront établies en fonction des doses recommandées : comprimés de
fer (30mg), vitamine D (25µg), magnésium (400mg), iode (250 µg), zinc (23mg), acide folique
(0,4mg), calcium (1000mg).

On donnera à chaque fois aux femmes par groupe de 5, le mélange des trois micronutriments pour
voir, comparer les effets et observer ce qu’il peut engendrer.

Groupe de femmes:
-5 femmes : comprimé (acide folique + fer) + iode (250µg)
-5 femmes : comprimé (acide folique + fer) + zinc (23mg)
-5 femmes : comprimé (acide folique + fer) + magnésium (400mg)
-5 femmes : comprimé (acide folique + fer) + vitamine D (25µg)
-5 femmes : comprimé (acide folique + fer) + Calcium (1000mg)

Cette série de supplémentation nous permettra de connaitre les conséquences qu’il peut y avoir
après l’association de l’acide folique et du fer et un des cinq autres micronutriments. Si d’autres
effets supplémentaires hormis ceux causés par l’acide folique et le fer apparaissent, ils seront donc
considérés comme induits par l’association avec le troisième micronutriment.

Ensuite, d’un autre coté il sera établi, en tenant compte des résultats obtenus, la combinaison du
complément complet et sera testé sur un autre groupe de 5 femmes.
Alors des tests in vivo sur un groupe de femmes seront mis en place et les résultats obtenus seront
évalués.
Pour faire ce test :
Tout d’abord on établit un groupe de 5 femmes auxquelles on donnera la même supplémentation.
On leur donnera alors la supplémentation tout au long de leur grossesse jusqu'à l’accouchement et
des études d’analyse seront faites par la suite (comme les pertes de sang à l’accouchement, données
sur l'issue de la naissance…).

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Pour faire les analyses,
-En premier lieu pour l’ajustement des doses seront prélevés des échantillons de sang veineux à
chaque visite (1 fois/mois) dans des tubes recouverts d’héparine de lithium et le plasma stocké à -
80ºC pour une analyse ultérieure au laboratoire. A partir de l’analyse de ces échantillons, on verra
les changements au niveau des micronutriments dus à la supplémentation. On pourra alors les
réajuster en fonction des résultats.
Pour déterminer la quantité des différents micronutriments, des techniques de mesure vont être
utilisés :
Par exemple, le fer sera mesuré sur la plateforme automatisée par dimension Xpand ou par Siemens
qui est le kit de ferritine.
La vitamine D et tous les autres seront mesurés par radioimmunoassay.

-En deuxième lieu, pour évaluer les effets du complément complet sur les femmes enceintes et les
bébés, plusieurs paramètres importants seront vérifiés : âge gestationnel à l'accouchement, poids de
naissance, poids placentaire, pH ombilical, pertes de sang estimées, complications de la grossesse).
Ils doivent être recueillis à l’accouchement. Et aussi les effets indésirables seront notés tout au long
de l’expérience.

5.2.5 TACHE 5 : REPERTORIER LES EFFETS INDESIRABLES CHEZ LA FEMME ENCEINTE

Les effets indésirables seront évalués au fur et à mesure des expériences. Tout au long de la période
d’intervention, les participantes devront répondre à un questionnaire à chaque visite sur les
différents effets indésirables qu’elles auraient remarqués.

Le questionnaire sera établi comme suit :


Quels effets avez-vous remarqué ? Délai de survenue ?
o Nausées
o Vomissements
o Somnolence
o Fatigue
o Diarrhée
o Constipation
o Eruption cutanée
o Pâleur
o Crampe abdominale
o Autres effets

Des études étant déjà faites, on a des connaissances sur certains effets causés par la combinaison de
quelques micronutriments. En fonction des réponses, on saura alors si il y’a des nouveaux effets ou
pas puis on fera la liaison avec ce qui a été administré.

5.2.6 TACHE 6 : EFFETS SUR LE NOUVEAU-NE.

Pour étudier les effets chez le nouveau-né, on cherche à savoir à la naissance si l’enfant présente
des convulsions ou une quelconque malformation.
On mesure également :
-le poids,
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-le score d’apgar pour évaluer l’état de santé du nouveau-né,
-la fréquence cardiaque qui pourrait être accélérée suite à une anémie chez la mère,
-les périmètres crânien, thoracique,
-la taille qui pourrait être petite et être en lien avec une éventuelle carence en iode chez la mère.

En prenant des points de référence, on compare les mesures et on conclut.

5.2.7 TACHE 7 : HETEROGENEITE INTER-INDIVIDUELLE

Prendre en compte l’hétérogénéité entre les différents résultats s’avère important. De ce fait, des
tests seront faits pour évaluer l'hétérogénéité entre les différentes femmes et tenir compte de cela
dans l’analyse des résultats. Ainsi, des tests statistiques comme le test de chi2 seront alors utilisés
pour quantifier l’hétérogénéité entre les essais dans toutes les analyses.
Avec l’I2, la statistique quantifie l’incohérence et décrit le pourcentage de l'estimation de la
variabilité de l'effet qui est due à l'hétérogénéité plutôt qu'à l’erreur d'échantillonnage (chance).
Nous avons considéré que l’hétérogénéité était substantielle ou élevée si le I2 dépassait 50%.

6. STRATEGIE DE VALORISATION, DE PROTECTION ET D’EXPLOITATION DES


RESULTATS

Des publications seront rédigées à partir des études réalisées, pour la communauté scientifique et
par la suite publiées dans des journaux reconnus. Par exemple <<Journal of Diet supplements>>
Pour la valorisation des résultats ou alors << The journal of Maternal-fetal & Neonatal
Medecine>>. Suite à cela, on pourrait passer à la mise à l’essai du complément complet adapté à la
femme enceinte et à sa commercialisation.

Un brevet sera ainsi déposé si les résultats obtenus ont un impact économique et un intérêt
important en matière de développement, qui porte sur les différents types de carences chez la
femme enceinte, ainsi pouvoir limiter le nombre de décès et les problèmes de carence de ces
micronutriments.

L’incidence la plus espérée de ce projet est de pouvoir répondre de façon complète aux exigences
en micronutriments de la grossesse, tout en facilitant la prise aux femmes des suppléments à des
doses correctes et ainsi limiter le nombre d’effets indésirables.

7. JUSTIFICATION SCIENTIFIQUE DES MOYENS DEMANDES


• Équipement
Les micronutriments (Fer, acide folique, zinc, iode, calcium, vitamine D, magnésium) nécessaires
seront achetés sous forme de comprimés déjà fabriqués selon les recommandations, sachant que
l’on peut se procurer des comprimés déjà combinés comme le fer et l’acide folique qu’on prendra
dans cette étude.
-Les appareils de mesures : Siemens, Microscope photonique, microscope confocal
-Les matériels pour les techniques : radioimmunoassay, Fret
-Tubes d’héparine de lithium
-Les matériels de laboratoire : Aiguille, alcool, coton
Une rencontre pour mettre en place un régime diététique commun à toutes les femmes enceintes.

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• Personnel
-Un biologiste pour les techniques : Fret, radioimmunoassay.
-Un statisticien pour faire les analyses des valeurs et comparer les résultats entre les différentes
femmes.
-Des personnels de laboratoire pour les prises de sang dans le but mesurer la quantité des
micronutriments qui y sont présents.

Les analyses de la microscopie seront réalisées dans les laboratoires de l’université de Montpellier

• Autres dépenses de fonctionnement


Toute dépense significative relevant de ce poste est listée en annexe 1.

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8. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

- Daily oral iron supplementation during pregnancy.


Pen˜a-Rosas JP, De-Regil LM, Dowswell T, et al
http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1059.pdf

-Vitamin D supplementation for women during pregnancy.


De-Regil LM, Palacios C, Lombardo LK, Pena-Rosas JP

-Effects and safety of preventive oral iron or iron+folic acide supplementation for women during
pregnancy.
Peña-Rosas JP1, Viteri FE.

-Intermittent iron and folic acid supplementation in non-anaemic pregnant women, 2012
Daily iron and folic acid supplementation in pregnant women 2012: Guideline

- Micronutrient Dietary Intake in Latina Pregnant Adolescents and Its Association with Level of
Depression, Stress, and Social Support.
https://pdfs.semanticscholar.org/7901/6477cc8c14ebdc9ff43b02f6c6b0f32702e9.pdf

-Intermittent oral iron supplementation during pregnancy (Review)


Juan Pablo Peña-Rosas1, Luz Maria De-Regil1, Therese Dowswell2, and Fernando E Viteri3

-MULTIPLE MICRONUTRIENT NEEDS IN PREGNANCY IN INDUSTRIALIZED COUNTRIES.


Parisi F1, Laoreti A, Cetin I

-Effect of prenatal zinc supplementation on birthweight.


Saaka M, Oosthuizen J, Beatty S.

-Multivitamin and iron supplementation to prevent periconceptional anemia in rural tanzanian


women: a randomized, controlled trial.
Gunaratna NS, Masanja H, Mrema S, Levira F, Spiegelman D, Hertzmark E, Saronga N, Irema K,
Shuma M, Elisaria E, Fawzi W.

-The Effect of Vitamin D Supplementation on Hepcidin, Iron Status, and Inflammation in


Pregnant Women in the United Kingdom.
Braithwaite VS, Crozier SR, D'Angelo S, Prentice A, Cooper C, Harvey NC, Jones KS; MAVIDOS
Trial Group

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9. ANNEXES
Annexe 1 : Dépenses globales de projet

Catégorie Nom Quantité Prix


Matériels -Plaque 12 200€
immunoassay
-set complet 80 16€
prélèvement..

Ressource Statisticien/5mois 1 11500€


humaine Biologiste/5mois 1 14000€
Sujet/5mois 40 20000€
Technicien de
laboratoire/5mois 2 7500€
Appareils et -Siemens CPU 1 430€
machines 1212C démarrage
-Logiciel 1 60€

Micronutriments -Fer/200gellule 100 1600€


-Zinc/boite 200
gélule 100 950€
-Iode 100 650€
-Acide folique/30
gélules 200 600€
-Calcium 100 650€
/100gelules 100
-Vitamine D 100 2200€
-Magnésium 900€

Local -Loyer 3 9000€

Total : 70.000€

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