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Institut d'Ingénierie Informatique

d'Afrique Centrale

EXPOSE D’ALGEBRE :
LES POLYNOMES DE LAGUERRE

Membres du groupe :

 NSIA FOTUE RENE


 NGASSA CLAUDE (CHEF DU GROUPE)
 MBAHO BISSANE
 BISSOMBI OLIVIER
 DJUFOMENE RAOUL
 KEIMGOU BRENDA
 TSOPFACK ESAME

Sous la supervision de : Mme TAPI Myriam

Année académique : 2019 - 2020


INTRODUCTION

En mathématiques, les polynômes de Laguerre, nommés d'après Edmond Laguerre (1834 -


1886), sont les solutions de l'équation de Laguerre :

𝑥𝑦 ′′ + (1 − 𝑥 )𝑦 ′ + 𝑛𝑦 = 0

qui est une équation différentielle linéaire du second ordre. Cette équation a des solutions non
singulières seulement si n est un entier positif.

Ces polynômes, traditionnellement notés 𝐿0 , 𝐿1 , …, forment une suite de polynômes qui peut
être définie par la formule de Rodrigues

𝑒 𝑥 𝑑 𝑛 −𝑥 𝑛
𝐿 𝑛 (𝑥 ) = (𝑒 𝑥 )
𝑛! 𝑑𝑥 𝑛

Ils sont orthogonaux les uns par rapport aux autres pour le produit scalaire défini par :


〈𝑓, 𝑔〉 = ∫ 𝑓(𝑥) 𝑔(𝑥)𝑒 −𝑥 𝑑𝑥
0

La suite des polynômes de Laguerre est une suite de Sheffer. Les polynômes de Laguerre
apparaissent en mécanique quantique dans la partie radiale de la solution de l'équation de
Schrödinger pour un atome à un électron. Les physiciens utilisent souvent une définition des
polynômes de Laguerre où ceux-ci sont multipliés par un facteur (−1𝑛 𝑛!) , obtenant des
polynômes unitaires.
I. FAMILLE DES POLYNOMES

Parmi les polynômes orthogonaux, le polynôme de LAGUERRE et celui de Hermite entre


dans les cas classiques de polynômes. En effet ces deux derniers sont issus de la formule de
Rodriguez respectivement lorsque k=0 et k=1.

1) Formule de Rodriguez et Définition du polynôme

La formule de Rodriguez est donnée ici de la forme :


1 𝑑𝑛
𝑃𝑛 (𝑥) = [𝑤(𝑥)𝑋 𝑛 ]
𝐾𝑛 𝑤(𝑥) 𝑑𝑥 𝑛

Où X est un polynôme en x de degré k.


𝑋𝑤′(𝑥)
Pour n=1 : 𝐾1 𝑃1 (𝑥 ) = 𝑋 ′ + 𝑤(𝑥)

Prenons k = 1, par un changement de variable on peut se ramener à w′ w = −1 + a x.


𝑤′ 𝑎
= −1 +
𝑤 𝑥
Ainsi, Les polynômes issus de la formule de Rodriguez déterminée par :

𝑋=𝑥 𝑤 (𝑥) = 𝑥 𝑎 𝑒 −𝑥 , 𝐾𝑛

sont appelés polynômes de Laguerre.

2-proprietes
a- Transformation de Laplace
i. Définition

Soit f ∶ ℝ → ℝ ou ℂune fonction continue par morceaux sur tout segment. On appelle
transformée de Laplace de f la fonction de variable réelle ou complexe :
+∞ +∞
𝐹 (𝑝) = ℒ𝑓(𝑥 ) = ∫ 𝑒 −𝑝𝑥 𝐻 (𝑥 ). 𝑓 (𝑥). 𝑑𝑥 = ∫ 𝑒 −𝑝𝑥 . 𝑓 (𝑥 ). 𝑑𝑥.
0 0
Où H(t) est la fonction de Heaviside définie par H(t) = 0 pour t < 0, 1 pourt > 0.

La fonction f(t) est appelée original, fonction objet, ou fonction causale. La fonction F(p) est
appelée image de f(t). On note f(t) ] F(p)cette correspondance.

Notons D(f) l’ensemble des complexes p = a + ibtels que la fonction 𝑥 → 𝑒 −𝑝𝑥 𝑓(𝑥)
est intégrable sur]0, +∞[ .

D(f) est appelé domaine d’absolue convergence de la transformée de Laplace. Comme :


|𝑒 −𝑝𝑥 𝑓(𝑥)| = 𝑒 −𝑎𝑥 |𝑓(𝑡)|, 𝑝 ∈ 𝐷(𝑓) ⟺ 𝑎 = 𝑅𝑒(𝑝)𝜖𝐷(𝑓).

On en déduit alors que l’ensemble D(f) est de l’une des quatre formes suivantes :

∅, ∁, {𝑝; 𝑅𝑒𝑝 ∈ ]𝐴; +∞[} 𝑜𝑢 {𝑝; 𝑅𝑒𝑝 ∈ [𝐴; +∞[}.

Le réel A = a(f) est appelé abscisse d’absolue convergence de la transformée de Laplace.


On convient que A = +∞ si D(f) = ∅ , A = −∞ siD(f) = C.

ii. Table de transformées de Laplace usuelles.

De même qu’il existe des tables de primitives usuelles, des tables de développements
limités usuels, il existe également des tables de transformées de Laplace de fonctions usuelles.
Dans la table ci-dessous, il faudrait en toute rigueur indiquer les abscisses de convergence.
+∞
𝑓(𝑥) 𝐹(𝑝)= ∫0 𝑒 −𝑝𝑥 . 𝑓 (𝑥 ). 𝑑𝑥.
1 𝑜𝑢 𝐻 (𝑥 ) 1
𝑝
𝑒 𝛼𝑡 𝑜𝑢 𝑒 𝛼𝑡 𝐻(𝑥) 1
𝑝−𝛼
cos 𝜔𝑥 𝑜𝑢 sin 𝜔𝑥 𝑝 𝜔
2
𝑝 +𝜔 2 𝑝 𝜔2
2
𝑝 𝜔
𝑐ℎ(𝜔𝑥 )𝑜𝑢 𝑠ℎ(𝜔𝑥) 2 2
𝑝 −𝜔 𝑝 − 𝜔2
2

𝑛!
𝑥 𝑛 𝑜𝑢 𝑥 𝑛 𝐻(𝑥)
𝑝𝑛+1
𝑛!
𝑥 𝑛 𝑒 𝛼𝑡 𝑜𝑢 𝑥 𝑛 𝑒 𝛼𝑡 𝐻(𝑥)
(𝑝 − 𝛼)𝑛+1

De cette table et des règles de calcul ci-dessus, on déduit que la transformation de Laplace
induit un isomorphisme de l’espace vectoriel des exponentielles-polynômes, sur l’espace
vectoriel des fractions rationnelles de degré < 0.
b- Fonction génératrice

La fonction génératrice pour les polynômes de Laguerre est :


𝑒 −𝑥𝑡 ⁄(𝑡−𝑖) (𝛼)
= ∑ 𝐿𝑛 (𝑥) 𝑡 𝑛
(𝑖 − 𝑡)𝛼+1
𝑛=0

Le développement étant valable pour │t│<i.

Ce sont des polynômes orthogonaux dans l’intervalle (o, + ∞), par rapport au poids : 𝑥 𝑎 𝑒 −𝑥

+∞ 0, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑚 ≠ 𝑛
(𝛼) (𝛼)
∫ 𝑒 −𝑥 𝑥 𝛼 𝐿𝑚 (𝑥)𝐿𝑛 (𝑥 )𝑑𝑥={ Γ(𝑛 + 𝛼 + 𝐼)
0 , 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑚 = 𝑛
Γ (𝑛 + 𝐼 )
{ (𝛼 > −𝐼 ).

Pour trouver les coefficients du développement de 𝑥 𝑛 en série de polynômes de


LAGUERRE, nous devons calculer l'intégrale suivante :

+∞ (𝛼) 𝐼 ∞ 𝑑𝑘 (𝑒 −𝑥 𝑥 𝑘+𝛼 )
∫0 𝑥 𝑛+𝛼 𝑒 −𝑥 𝐿𝑘 (𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 𝑥𝑛 𝑑𝑥, qui s’écrit, de la façon suivante :
𝑘! 0 𝑑𝑥 𝑘


(−𝐼)𝑘 (𝑛𝑘) ∫0 𝑥 𝑛+𝛼 𝑒 −𝑥 𝑑𝑥 = (−𝐼 )𝑘 (𝑛𝑘)Γ(𝑛 + 𝛼 + 𝐼 ), de sorte que

𝑛
𝑥𝑛 𝑛 + 𝛼 (𝛼)
= ∑(−𝐼)𝑘 ( ) 𝐿 (𝑥 ) ,
𝑛! 𝑛−𝑘 𝑘
𝑘=0

Le n-ième polynôme de Laguerre satisfait l'équation différentielle suivante :

𝑥𝐿′′𝑛 (𝑥) + (1 − 𝑥 )𝐿′𝑛 (𝑥) + 𝑛𝐿𝑛 (𝑥) = 0

On a aussi la suite récurrente suivante :

(𝑛 + 1)𝐿𝑛+1 (𝑥 ) + (𝑥 − 2𝑛 − 1)𝐿𝑛 (𝑥) + 𝑛𝐿𝑛−1 (𝑥) = 0

c- Polynômes de Laguerre généralisés

La propriété d'orthogonalité évoquée plus haut revient à dire que si X est une variable
aléatoire distribuée exponentiellement avec la fonction densité de probabilité :

−𝑥
𝑓 (𝑥 ) = {𝑒0 𝑠𝑖 𝑥>0
𝑠𝑖 𝑥<0

Alors 𝐸(𝐿𝑛 (𝑋), 𝐿𝑚 (𝑋)) = 0 𝑠𝑖 𝑛 ≠ 𝑚


La distribution exponentielle n'est pas la seule distribution Gamma. Une suite de
polynômes orthogonaux par rapport à la distribution gamma dont la fonction densité de
probabilité est, pour α > -1,

𝑥 𝛼 𝑒 −𝑥⁄𝜏(1+𝛼) 𝑠𝑖 𝑥>0
𝑓(𝑥 ) = {0 𝑠𝑖 𝑥<0

(cf. fonction gamma) est donnée par la formule de Rodrigues pour les polynômes de
Laguerre généralisés:

(𝛼) 𝑥 −𝛼 𝑒 𝑥 𝑑 𝑛 −𝑥 𝑛+𝛼
𝐿 𝑛 (𝑥 ) = (𝑒 𝑥 )
𝑛! 𝑑𝑥 𝑛

Ils sont parfois appelés les polynômes de Laguerre associés. On retrouve les
polynômes de Laguerre simples en prenant α = 0 :

(0)
𝐿 𝑛 (𝑥 ) = 𝐿 𝑛 (𝑥 ).

Les polynômes de Laguerre généralisés sont orthogonaux sur [0, +∞[ . Ils obéissent à
l'équation différentielle :

(𝛼)′′
𝑥𝐿𝑛 (𝑥 ) + (𝛼 + 1 − 𝑥 )𝐿(𝛼)′ (𝛼)
𝑛 (𝑥 ) + 𝑛𝐿𝑛 (𝑥 ) = 0

Exemples :

On peut relever les polynômes suivants comme exemples :

(𝛼)
𝐿 0 (𝑥 ) = 1
(𝛼)
𝐿1 (𝑥 ) = −𝑥 + 𝛼 + 1
(𝛼) 𝑥2 (𝛼+2)(𝛼+1)
𝐿 2 (𝑥 ) = − (𝛼 + 2)𝑥 +
2 2
3 2
(𝛼 + 2)(𝛼 + 3)𝑥 (𝛼 + 1)(𝛼 + 2)(𝛼 + 3)
(𝛼) −𝑥 (𝛼 + 3)𝑥
𝐿 3 (𝑥 ) = + − +
6 2 2 6
Figure 1: graphe des six premiers polynômes de LAGUERRE

Ils satisfont la propriété 𝑥𝐿′𝑛 (𝑥) + 𝑛𝐿𝑛 (𝑥) + 𝑛𝐿𝑛−1 (𝑥 ) = 0

d- Polynôme de LAGUERRE comme cas particulier des polynômes orthogonaux

Parmi les polynômes orthogonaux, seuls les polynômes de LAGUERRE et de Hermite


jouissent de la propriété suivante : On peut trouver des coefficients 𝑙𝑛 (𝑙𝑛 ≠ 0; 𝑛 = 0,1,2, … )
tels que le matrice de coefficients 𝐿∗ du nouveau système :

{𝐿∗𝑛 (𝑥)} = {𝑙𝑛 𝐿𝑛 (𝑥)} Satisfait à la relation (1)


𝐿∗ = (𝐿∗ )−1

Nous disons que {𝐿𝑛 (𝑥)} est un système involutif et que le système {𝐿∗𝑛 (𝑥)} est une forme
involutive du système {𝐿𝑛 (𝑥)} . La relation (1) signifie que le développement de 𝑥 𝑛 en série
de 𝐿𝑘 (𝑥) (𝑜 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛) possède le même coefficient que le polynôme 𝐿∗𝑛 (𝑧) lui-même. Le
résultat est analogue avec le polynôme de Hermite.
II. PRODUIT SCALAIRE : CAS D’UN POLYNOME

Soit le polynôme h tel que :

∀𝑛𝜖ℕ, ∀𝑥𝜖ℝ, on a: ℎ𝑛 (𝑥) = 𝑥 𝑛 𝑒 −𝑥 .

Soit R[𝑋] l' espace vectoriel defini tel que on a ∀𝑃, 𝑄 𝜖 R[𝑋],
+∞
𝜑(𝑃, 𝑄) = ∫ 𝑃(𝑥)𝑄(𝑥) 𝑒 −𝑥 𝑑𝑥.
0

En effet de ce qui precede, 𝜑 est considere comme un produit scalaire associé au polynome
ℎ𝑛 (𝑥). nous allons donc demontrer ce produit scalaire :

▪ Bilinearite et Symetrie :

Démontrer que 𝜑 est une forme bilinéaire symétrique ne pose aucun problème.

▪ Definition et positivité :

Remarquons que la fonction 𝑥 → 𝑃(𝑥 )𝑄(𝑥 )𝑒 −𝑥 est continue sur ]0, +∞[. D’autre part, par
comparaison des fonctions exponentielles et polynômes, on sait que :

𝑙𝑖𝑚𝑥→+∞ 𝑥 2 𝑃(𝑥 )𝑄(𝑥 )𝑒 −𝑥 = 0


1
Or, la fonction 𝑥 → 𝑥² est intégrable au voisinage de +∞. Par comparaison,

𝑥 → 𝑃(𝑥)𝑄(𝑥)𝑒 −𝑥 est intégrable sur ]0, +∞[ et donc 𝜑(𝑃, 𝑄) est bien défini, pour tout
couple de polynômes 𝑃, 𝑄.
pour ce qui est de la positivité, nous allons démontrer que si φ(P, P) = 0, alors 𝑃 = 0. On va
pour cela utiliser le théorème suivant : soit f une fonction continue sur [0, +∞[, intégrable et
positive. On suppose que∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 =0. Alors f est identiquement nulle sur [0, +∞[. Dans notre
contexte, soit 𝑃 ∈ R[𝑋] tel que 𝜑(𝑃, 𝑃) = 0. En appliquant le théorème précédent à 𝑓(𝑡) =
𝑝2 (𝑡)𝑒 −𝑡 ,on constate que la fonction exponentielle ne s’annule jamais. On en déduit
que 𝑃(𝑡) = 0 pour tout 𝑡 ∈ [0, +∞[. En effet, un polynôme ayant une infinité de racines est
le polynôme nul.
On a donc démontré le produit scalaire des polynômes de LAGUERRE.
III. BASE ORTHONORMALE

Dans cette partie, nous prendrons le produit scalaire présenté ci-dessus et ressortirons sa base
orthonormale.

Soit E = IR[X]
+∞ 2
Pour P et Q dans E, on pose 〈𝑃, 𝑄〉 = ∫−∞ 𝑃(𝑥)𝑄(𝑥)𝑒 −𝑥 𝑑𝑥. On a :
1
u1 = ‖1‖ . u1 est un vecteur normé. Par le procédé d’ortho normalisation de Graham-
Schmidt, on pose∶
(𝑋−〈𝑋,𝑢1〉𝑢1) 𝑋 2
𝑢2 = ‖𝑋−〈𝑋,𝑢1〉𝑢1‖ = ‖𝑋‖ car la fonction x𝑒 𝑥 est impaire. On constate pour une intégration
𝑋 (𝑋 2 −〈𝑋 2 ,𝑢2〉𝑢2 −〈𝑋 2 ,𝑢1〉𝑢1)
par parties, ‖𝑋‖ = 1, on en déduit que 𝑢2 = ‖1‖
. enfin 𝑢3 = ‖𝑋 2 −〈𝑋 2 ,𝑢2〉𝑢2 −〈𝑋 2 ,𝑢1〉𝑢1‖
Par
(𝑋 2 −1)
parité, , 〈𝑋 2 , 𝑢2〉 = 0 et nous voyons que 〈𝑋 2 , 𝑢1〉𝑢1 = 1 , alors 𝑢3 = ‖𝑋 2 −1/2‖ . On constate
que
‖1‖ 9‖1‖ 2(𝑋 2 −1) 1 𝑋 2(𝑋 2 −1)
‖𝑋 2 ‖2 − ‖𝑋‖2 + = , ce qui nous donne 𝑢3 = . D’où (‖1‖, ‖1‖ , ) est
4 4 3‖1‖ 3‖1‖
une base orthonormée.
CONCLUSION

Les polynômes de Laguerre généralisés comme expliqué tout au long de ce document


apparaissent dans le traitement de l'oscillateur harmonique quantique, les polynômes d’Hermite
peuvent se déduire des polynômes de Laguerre grâce aux relations analogues suivantes :

(1⁄2) (−1⁄2)
𝐻2𝑛+1 (𝑥 ) = (−1)𝑛 22𝑛+1 𝑛! 𝑥𝐿𝑛 (𝑥 2 ) et 𝐻2𝑛 (𝑥 ) = (−1)𝑛 22𝑛 𝑛! 𝑥𝐿𝑛 (𝑥 2 )

où les 𝐻𝑛 (𝑥 ) sont les polynômes d’Hermite.


NOTES ANNEXES ET REFERENCES

Fonction Gamma :
∀𝑛 ∈ ℕ / 𝑛 > 0 : Γ(𝑛) = (𝑛– 1)! = 1 × 2 ×. . .× (𝑛– 1).

Références :
• https://www.uvt.rnu.tn/resources-
uvt/cours/analyse-hilbertienne/bases-
hilbertienne/chap2/sec6/node1.html
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Polyn%C3%B4me_de
_Laguerre
• http://www.bibmath.net/dico/index.php?action=affi
che&quoi=./l/laguerrepoly.html
• https://cel.archives-ouvertes.fr/cel-
00661847/document