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Johnny Dargham Sacrement de l’onction des malades

201602121 Sacrements du pardon et de la conversion

Sujet n°2 :

Il importe que nous arrêtions de nos jours sur le point principal, qui est la place
occupée par le sacrement du pardon et de la conversion dans le plan du salut, que l'on appelle
aussi sacrement de la pénitence ou sacrement de la réconciliation, destiné à rétablir l'amitié
avec Dieu, qui été détruite ou blessée par le péché. l’homme tend toujours à incliner sous le
joug du mal et il est toujours menacé par le péché, et c’est ici le propre du mystère du pardon
qui, étant une grâce de Dieu, suscite notre liberté et lui rend, après le péché sa véritable
orientation (conversion) vers Dieu, désormais « plus une aide reçue est efficace et forte, plus
on est libre, car le propre de la pédagogie divine est de former à la liberté, non pas à la liberté
du caprice ou de la jouissance et de la satisfaction des désirs, mais à une liberté capable plutôt
de responsabilité et d’engagement radical ». La conversion est une mise en situation de la
grâce de Dieu accordée gratuitement à l’homme. Le pardon est une grâce de Dieu donnée «
par-don » gratuit de Dieu envers les hommes la tâche essentielle de la grâce divine est de
créer un lien : elle demande à être reçue et appelle en nous la libre réponse active de la foi :
elle la demande et la suscite. C’est donc Dieu qui, dans son initiative encadre l’homme, et
couronne par la grâce sa liberté, « car la grâce, c’est l’amour que Dieu a pour nous, et la vraie
liberté, c’est l’amour que nous avons pour Dieu ».

La vie du chrétien est encadrée par la présence du Christ. Le malade est oint d’huile comme il
a été baptisé au nom de Jésus, c’est une expression signifiante pour le malade qui retrouve la
continuité de l’amour de Jésus qui opère à son coté.

Que peut-il nous dire le sacrement de pardon sur la certitude de notre conversion ? Est -ce
qu’il est possible pour un malade d’espérer une conversion au milieu de ses souffrances ?
comment dans les souffrances peut-on transformer nos échecs en une chance pour recevoir le
pardon ?

Il n’y a rien dans la création de profane et rien de sacré particulièrement car tout est
sacré. En christ qui est venu dans le monde tout est sacré par son avènement son incarnation,

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c’est le monde en entier, qui est devenu temple de dieu. Dieu est partout c’est le créateur, la
nature reflète sa gloire, tout l’univers constitue un temple ou dieu est là parmi les hommes,
c’est l’Emmanuel. C’est dieu invisible qui prend chair, c’est l’élément naturel principal qui
parle de cette présence de dieu dans l’univers, le sacrement nous plonge dans cette réalité
divino humaine.

La première vérité, paradoxale, mais réelle : Dans le plan de la bonté de Dieu, la possibilité
de pardon existe, même pour les péchés d’un chrétien, commis après le baptême et qui, de ce
fait, revêtent une plus grande et repoussante gravité. C’est à partir de cette largesse salvatrice
qu’a évolué la pratique de la pénitence, où une importance constante est donnée à la
contrition, comme nous le verrons, dont découle la confession sacramentelle. Cela dit, « la
première conviction est que, pour un chrétien, le sacrement de pénitence est la voie ordinaire
pour obtenir le pardon et la rémission des péchés commis après le baptême ».

Partant donc de la reconnaissance de mon péché, c'est à dire de ce qui de ma part et avec ma
responsabilité a fait obstacle à une vie en communion avec Dieu, avec autrui, et avec moi-
même, je remets tout cela au Christ parce que je reconnais que je ne peux plus rien en faire,
que cela m'encombre, voire me culpabilise, et qu'un tiers est justement nécessaire pour cette
remise des péchés.

À la plénitude des temps, le Fils de Dieu, venant comme l’Agneau qui enlève et porte sur lui
le péché du monde, est venu non pour condamner, mais pour pardonner et sauver, Or, ce
pouvoir de remettre les péchés, Jésus l’a conféré, par l’Esprit Saint, à de simples hommes,
eux-mêmes sujets aux assauts du péché, à savoir à ses apôtres : « Recevez l’Esprit Saint.
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils
leur seront retenus » . En conférant ce pouvoir aux apôtres, Jésus leur donne la faculté de le
transmettre, comme l’Eglise l’a compris dès l’aube de son existence, à leurs successeurs, les
évêques, investis par les apôtres eux-mêmes de la mission et de la responsabilité de continuer
leur œuvre d’annonciateurs de l’Evangile et de ministres de la rédemption du Christ.

« En ce qui concerne la substance du sacrement, la certitude que, par la volonté du Christ, le


pardon est offert à chacun au moyen de « l’absolution sacramentelle » donnée par les
ministres et de la pénitence, demeurée toujours solide et inchangée dans la conscience de
l’Eglise ».

Le malade au milieu de ses souffrances est capables d’espérer une conversion; en


réfléchissant sur la fonction de ce sacrement, la conscience de l’Eglise y voit, dans ce

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sacrement, un aspect thérapeutique ou médicinal. Et ceci se rattache au fait de la présentation
du Christ comme médecin, fréquente dans l’Evangile. C’est grâce au remède de la conversion
que l’expérience du péché ne dégénère pas en désespoir. Tribunal de miséricorde ou lieu de
guérison spirituelle, dans les deux aspects en même temps, le sacrement du pardon est moins
une thérapie individuelle pour soi, que le fait de se mettre à disposition du Seigneur, mais
aussi de l'Eglise, pour que s'opère un acte de salut pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Tout au long de son ministère Jésus trouve des malades sur sa route. Il voyait dans la maladie
un mal dont les hommes souffrent. Face l’homme lié par la maladie, Jésus éprouvait de la
pitié et c’est justement que cette pitié qui commandait son action, cette attitude n’excluait
même pas le sabbat qui le jour du seigneur et pour cela il doit être le jour du salut. Jésus est
un médecin qui distinguait ce qui est une maladie spirituelle ou une maladie corporelle. Les
deux vont de pair, il n’est pas le médecin des corps mais des personnes, les deux maladies
manifestent et l’emprise du mal sur l’homme, et la victoire de Jésus sur le mal.

Les maladies ne doivent pas être disparues du monde, mais la force divine qui la vaincre.
C’est en sauveur que Jésus affronte les maladies. En guérissant Jésus manifeste qu’il a pris
sur lui tout le mal de l’humanité inséparablement physique ou spirituelle, et qu’il est prêt à
souffrir dans sa chaire. Devant tous les malades qui lui disent leur confiance, Jésus ne
manifeste qu’une demande : la foi. Tout est possible à la foi. La foi des malades en Jésus
implique la foi en le royaume de Dieu et c’est cette foi qui les sauve. Aucune discrimination
raciale de la part de Jésus envers les malades, il s’approche du lépreux, et il le touche.

Les guérisons que Jésus fait anticiper sur le règne de Dieu, sur l’état de perfection que
l’humanité recevra dans le royaume. Ces guérisons ont des significations symboliques : la
maladie est symbole de l’état où se trouve le pécheur. Spirituellement l’homme est aveugle.
Pour Jésus vouloir c’est pouvoir. Jésus a surtout guéri la volonté de l’homme. La guérison est
elle aussi un symbole : elle représente la guérison spirituelle que Jésus vient opérer dans les
hommes elle est surtout claire dans le quatrième évangile. (Chap. 9 de jean). Jésus est venue
dans le monde comme le médecin des pécheurs, qui pour leur enlever les maladies il les
prend sur lui. Telle sera en effet le sens de sa passion. Jésus participera à la condition de
l’humanité souffrante en vue de triompher de leurs maux.

Là est la source de l’onction des malades, dont Jésus n’est pas seulement le fondateur, il est le
fondement, les sacrements de l’Eglise se trouve en lui. Jésus est moins le fondateur que le
fondement. La source est en la personne de Jésus souffrant qui va guérir l’humanité de ses

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maux. Sa passion symbolise tous les maux de l’humanité. Comme d’ailleurs Jésus est le
fondement de tous les sacrements et du mystère pascal, l’épître de saint jacques en témoigne,
la tradition patristique.

Jésus annonce ce sacrement dès la formation du groupe apostolique, ces onctions données par
les disciples sont offertes au nom et par la puissance de Jésus et en l’appelle à sa force et son
pouvoir contre le mal et non en vertu de la puissance médicinale de l’huile. Les disciples
continueront après la résurrection Jésus, et en son nom, la présence et la tendresse du sauveur
auprès des malades par les prières et les exigences.

L’homme en proie de la maladie éprouve la défaillance de sa vie dans le monde. C’est


quelqu’un d’atteint d’un déficit moral qui risque de n’en plus pouvoir. Il vie dans sa chaire
mortelle une expérience douloureuse de la « privation », du découragement. Le mal, la
souffrance corporelle en fait « un patient » (quelqu’un dont la patience est mise en épreuve.)
mais par un paradoxe c’est une personne dont la patience est mise en épreuve. La maladie
porte atteinte à l’intégrité de la vie, cela signifie diminuer le potentiel de la vie en l’homme.
Elle est pour l’expérience naturelle de l’homme le sentiment tout à fait opposé à l’espérance,
à l’amour, à la vie, donc la maladie est une expérience vécue de la faiblesse de la chaire
capable de dégoûter dans le désespoir le désir profond de la vie.

C’est donc la foi en Jésus Christ mort est ressuscités qu’on peut transformer nos échecs en
chance pour recevoir le pardon.

En guise de conclusion, et comme le dit le livre de l’Ecclésiastique « le


commencement de tout péché est l’orgueil » par lequel l’homme, s’attachant à son propre
sentiment, se soustrait aux ordres de Dieu. De plus, le péché ne consiste pas seulement à
refuser l’invitation de Dieu, mais encore à rompre l’alliance qu’il propose entre lui et nous.

Or, ce qui doit retenir notre attention et susciter notre admiration et notre joie, c’est que le
Christ nous a valu cette inestimable faveur de la rémission de nos péchés, si déplorables,
commis après le baptême, par l’institution du sacrement de pénitence, véritable acte de bonté
et de miséricorde infinies, véritable intervention de la puissance divine pour la résurrection
des âmes à la vie.

Le sacrement de pénitence est, en effet, le canal de la grâce, une véritable cure d’âme, une
source de lumière et de sagesse, un exercice inépuisable de bonté. D’où l’ultime
recommandation sera d’avoir confiance dans la confession sacramentelle.

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