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RAZAFINDRASETRA Toussaint François

N° 603-M1/SE/D 2019-2020
Langues et développement personnel
L’étude des langues n’a pas seulement pour intérêt de décrire, sur tous les exemples
encore offerts à l’observation, l’infinie variété des solutions adoptées pour construire et
transmettre des messages intelligibles ; elle a aussi et surtout pour intérêt de permettre l’accès
aux dimensions fondamentales de la culture qui s’exprime par chaque langue, notamment
l’accès aux connaissances accumulées et aux représentations élaborées par chaque groupe
concerné.

Pour sa part, la sociolinguistique ne peut qu’être interpellée par les transformations


économiques en cours qui ne sont pas sans conséquences sur les locuteurs minoritaires : dans
le passage à une société du savoir, l’étude des pratiques linguistiques ne peut faire abstraction
du fait que les espaces linguistiques, tout comme les activités économiques, se mondialisent et
échappent aux approches traditionnelles.

Ainsi, l’avènement de la nouvelle économie, axée sur les services, l’information, la


communication et les produits symboliques, entraîne dans certains milieux plurilingues la
reconfiguration des valeurs attribuées aux ressources linguistiques.

Pour mener à bien notre étude nous allons voir en premier lieu savoir communiquer
pour booster la capacité intellectuelle et en second lieu l’importance de connaitre une autre
langue que la langue maternelle.

I.- Savoir communiquer pour booster la capacité intellectuelle

En fonction du niveau de compétence linguistique, il est possible de réussir à mieux


s’exprimer sur un éventail de sujets différents et notamment arriver à parler de ses sentiments
ou faire de l’ironie et des blagues. Tous les différents facteurs influencent en effet notre
personnalité car ils offrent la possibilité de réfléchir dans une langue différente de notre
langue maternelle, qui elle-même renferme une culture unique.

La langue comme matière est axée sur le développement des compétences


linguistiques en compréhension de l’écrit, production écrite, compréhension de l’oral et
production orale. Cette approche reconnaît également les objectifs relatifs au développement
personnel, souvent associés aux aspects plus créatifs et esthétiques de la matière.
Communiquer avec les autres, la parole fait advenir. Savoir s’exprimer devant un
public, adapter sa parole à son auditoire, savoir présenter son travail, ses projets, ses résultats,
être à l’écoute des autres et savoir se faire comprendre, être respectueux de l’autre dans la
parole orale et écrite, savoir négocier et interagir avec autrui…Tout ceci demande à la fois la
maîtrise d’outils, mais aussi un savoir-être et un engagement de sa personne.

II.- Importance du bilinguisme sur le développement personnel

Les chercheurs dans le domaine de l’économie des langues s’accordent généralement


pour dire que la connaissance d’une seconde ou d’une troisième langue constitue un capital
humain, au même titre que l’éducation entendue dans son sens général. La pratique des
langues, y compris la maîtrise de sa langue maternelle, et le tremplin pour une carrière
internationale.

Pour cette raison l’apprentissage de deux langues étrangères est proposé dans des
écoles. L’initiation à une troisième langue est possible, si l’élève a un projet personnel
particulier tels la préparation d’un double diplôme, un stage au Japon, en Chine etc. par
exemple.

L’ensemble des enseignements proposés dans le cadre des humanités contribue à la


formation humaine de l’ingénieur. À l’heure actuelle, cette dernière revêt d’une importance
plus grande que jamais. Les objectifs de la formation sont clairs : contribuer à
l’épanouissement et la culture personnels à travers des enseignements variés mais aussi par la
valorisation des activités associatives afin de préparer au mieux l’ingénieur du 21ème siècle
qui doit savoir faire face aux nombreux défi s du monde contemporain et qui doit savoir agir,
innover et œuvrer pour un monde meilleur.

Du point de vue de l’apprentissage des langues, ces différentes études tendent à


montrer que plurilinguisme et épanouissement personnel sont liés.

Les objectifs de l’apprentissage des langues étrangères y sont conçus de manière assez
simple comme étant l’acquisition de la capacité à communiquer dans d’autres langues. C’est
par le biais du curriculum relatif aux disciplines scolaires que les apprenants sont censés
acquérir des connaissances, compétences et conceptions spécifiques à chaque matière, en
faisant appel à leurs compétences linguistiques.

En conclusion, la langue maternelle est toujours maintenu comme langue de


communication, parfois de manière ostentatoire, créant ainsi des espaces monolingues dans un
environnement qui est créé comme étant bilingue dans le discours, mais qui en réalité
maintient la domination, tant symbolique que matérielle, de l’anglais. Nous suggérons que la
création d’espaces où peut s’exprimer une solidarité linguistique et qui érigent des barrières
entre les langues s’effectue en réaction aux discours publics positifs sur le bilinguisme comme
projet collectif et au maintien de la domination d’une autre langue comme véritable langue de
travail.

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