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QXP
ANNONCE 30/04/09
JOURNAL CCI 10:44
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Le Département
soutient l'économie Magazine de la Chambre de commerce et d’industrie de Versailles Val-d’Oise/Yvelines

yvelinoise ACTUS
YVELINES P. 6

PLAN DÉPARTEMENTAL
POUR L’ AUTOMOBILE

ACTUS INDUSTRIE
PLATO ROISSY-CDG P. 10

ESSAI TRANSFORMÉ ! RECRUTEMENT

UN JEUNE
DANS VOTRE
ENTREPRISE
ACTUS P.8

JURI-INFOS
OUTILS P. 38

SAUVEGARDER
SON ENTREPRISE
Conception : Conseil général des Yvelines - © PhotoAlto

Face à la crise, le Conseil général des Yvelines vient de lancer un plan de


relance de 430 millions d'euros d'investissements sur deux secteurs clé de
notre économie : l'automobile et le BTP. L'objectif est de dynamiser L’ E S S E N T I E L
l'activité économique et de pérenniser l'emploi dans le département mais ACQUISITION DE COMPÉTENCES P.36
aussi, grâce à la mise en œuvre de projets d'envergure, de moderniser nos
infrastructures et de renforcer l'attractivité de notre territoire.
LE DROIT INDIVIDUEL
Toutes les infos sur www.yvelines.fr
À LA FORMATION
3 € – numéro 113 – mai-juin 2009
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ÉDITO 3

DES SOLUTIONS
JEAN-FRANÇOIS BERNARDIN
POUR RÉSISTER
Président de la CCI de Versailles Val-d’Oise/Yvelines
E-mail : jfbernardin@versailles.cci.fr

a crise est bel et bien installée. Recul du PIB Dans la tourmente, nous devons faire face. Ce n’est

L de 1,5 % au premier trimestre, et ce n’est


probablement pas fini. 800 000 pertes d’emplois
annoncées en France pour 2009. Le langage
économique, friand d’euphémismes, n’hésite plus
à parler de crise, voire de récession.
qu’ensemble que nous en sortirons.

Recentrée plus que jamais sur sa mission essentielle :


servir les entreprises, la Chambre de commerce
et d’industrie de Versailles Val-d’Oise/Yvelines
doit être à la pointe du combat.
Selon un baromètre économique récent, nous vivons
trois crises. En s’impliquant fortement dans le plan de soutien
• Crise de l’activité – 61% des dirigeants déclarent à la relance de la filière automobile, en participant
que leur entreprise est « directement touchée par activement en tant que tiers de confiance
la crise économique et financière ». L’Ile-de-France, au dispositif de médiation du crédit, outil majeur dans
qui concentre la majorité des activités économiques la prévention des difficultés des entreprises,
est durement affectée (69% des patrons s’estiment en soutenant plus que jamais la création
victimes de la conjoncture). Les entreprises, quelle que et la transmission d’entreprise, en fédérant les énergies
soit leur taille (56% des TPE de 6 à 9 salariés) ou leur des acteurs privés et institutionnels de nos territoires,
secteur d’activités, sont éprouvées. Les difficultés nous bâtissons ensemble, pour aujourd’hui et pour
tiennent à l’assèchement des carnets de commande demain, des solutions pour résister à la crise mais aussi,
et aux tensions sur les prix. Les contraintes de et peut être avant tout, pour résister au pessimisme
financement sont réelles mais moins prégnantes. ambiant.
• Crise du pouvoir d’achat, que traduit partiellement
le chiffre de 57% des entreprises touchées dans
le commerce.
• Crise des références économiques, auxquelles
les débats sur la moralisation du capitalisme font écho.

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


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SOMMAIRE 5

Véritable chaînon
manquant du transport
fluvial, le projet
de Canal Seine-Nord

30
Europe offrira de réels
débouchés économiques
pour les entreprises
du territoire d’ici à 2015.

24/ SMALL BUSINESS ACT 31/ AMÉNAGEMENT


ACTUS LOCALES L’Europe veut soutenir Requalifications des parcs
14/ YVELINES les PME d’activités : les Yvelines
L’AFACE prend l’initiative sur le terrain
25/ EUROPE
15/ PATRIMOINE Conventions d’affaires :
Convention avec la des opportunités à saisir
Fondation Royaumont L’ESSENTIEL
32/ CYCLE DE VIE
26/ AÉRONAUTIQUE
La CCIV au Bourget Transmission d’entreprise :
mode d’emploi
ACTUS
COMMERCE BAROMÈTRE
36/ ACQUISITION
DE COMPÉTENCES
16/ UNIONS

10
Lancé en mars 2007 pour
COMMERCIALES
Un réseau
pour les présidents
28/TABLEAU DE BORD
ÉCONOMIQUE
Intégrer le droit individuel
à la formation

ACTUS 18/ SERVICE AUX CLIENTS ACTION JURI-INFOS


une période de deux ans,
le réseau Plato Roissy-
6/ YVELINES Réussite pour la Charte TERRITORIALE 38/ OUTILS
CDG était le premier
Un plan départemental « Qualité de l’accueil » ! ET RÉSEAUX Sauvegarder
pour la filière automobile 30/ CANAL SEINE-NORD son entreprise
programme de ce genre, 19/ COMMERCE EUROPE
en France, à couvrir trois 7/ CRÉATION DE PROXIMITÉ Quelles opportunités
départements. Bilan et Yves Fouchet préside CCI Bien informés, pour le territoire ?
principaux enseignements Entreprendre en France donc mieux protégés
de ce tremplin pour
le développement, à 8/ RECRUTEMENT
l’aube du démarrage Un jeune dans
votre entreprise
ACTUS
des nouveaux « Plato »
INDUSTRIE
déployés d’ici à l’été. 20/ NORME ISO 9001
9/ RÉNOVATION DE LA
VOIE PROFESSIONNELLE La norme évolue, la CCIV
L’employeur face aux
mutations de la formation
10/ PLATO ROISSY-CDG
Essai transformé !
vous accompagne
22/ PACTE PME
Quand l’offre des PME
séduit les grands comptes
La CCIV accompagne les entreprises dans la mise
en œuvre de la norme ISO 9001 version 2008.
20
N° 1 1 3 M A I - J U I N 2 0 0 9
Le Courrier économique, • Directeur de la publication : • Publicité : HSP • Commission paritaire :
journal bimestriel Michel Delamaire (Tél. : 01 55 69 31 00). 0507B073 22
d’information et • Directeur de la rédaction : Contact : Guilaine Antoni • N° ISSN : 0752-1855
d’action de l’opinion Marie-Pierre Coursat au 06 88 58 38 13
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socio-économique CG 78, ADP, Airbus Industries,
• Rédacteur en chef :
• Chambre de commerce samourai.fr
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Frédéric Gaudichon
et d’industrie de Versailles • Impression : ETC, av. des lions,
Val-d’Oise/Yvelines • Rédaction : Nicolas Demare, Sainte-Marie-des-Champs,
• 21, avenue de Paris, Martine Bousquet, Stéphane B.P. 198, 76196 Yvetot Cedex.
78021 Versailles Cedex Marcovik, Agnès Noël, Pierre Tél : 02 35 95 06 00.
(Tél. : 01 30 84 78 78) Seisson, Patricia Coignard

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6 ACTUS

YVELINES

UN PLAN DÉPARTEMENTAL
POUR LA FILIÈRE AUTOMOBILE
Le Conseil général des Yvelines a présenté en février dernier un important plan d’appui
au secteur automobile du département, en complément du plan de relance national.

e plan d’appui au secteur automobile annoncé le a augmenté : elles aident au prototypage, au soutien
346 millions
d'euros seront
dégagés
L 26 février 2009 par Pierre Bédier, président du
Conseil général des Yvelines, repose sur plusieurs
constats. Les Yvelines sont le premier département fran-
d’étude, etc.) et l’éco-industrie.

L’effort vise aussi le BTP


sur cinq ans. çais de l’automobile et si ce secteur est, ici comme ailleurs, En deux mois, le Conseil général a bâti un grand plan
touché par la crise économique, il existe toutefois des d’appui à la filière automobile yvelinoise forte de
opportunités à saisir pour vaincre ces difficultés et des- 35 000 emplois directs et indirects au sein des sites de pro-
siner les contours de l'industrie automobile du futur. duction, centres de R & D, implantations tertiaires, etc.
La première conférence automobile avait déjà permis de Durant le dernier trimestre 2008, plusieurs milliers de
dresser un diagnostic exhaustif des nouveaux défis et missions d’intérimaires, postes de sous-traitants dans la
enjeux de la filière avec un double objectif : réactivité et R & D et postes dans la production ont été supprimés,
prospective. Il s’agissait de trouver des solutions rapides sans compter l’augmentation du chômage partiel et le
pour amortir les effets de la crise internationale, mais retrait des équipes de nuit.
plus encore pour préparer l’avenir. Trois axes d’effort L’emploi étant la préoccupation principale, cet effort
avaient été dégagés : la diversification (partenariat avec d’investissement vise le secteur automobile mais égale-
d’autres secteurs tels que l’aéronautique), l’identification ment le BTP, important pourvoyeur d’emplois (un bud-
des « TPE et PME du devenir » (cette année, leur nombre get de 64 millions d’euros est destiné en partie à l’achat
de logements). Selon Pierre Bédier, « il faut prendre la
crise comme un élément assainissant qui permettra aux
constructeurs et équipementiers de se rapprocher. »
Au total, ce sont 346 millions d'euros qui seront dégagés
pour la filière sur cinq ans. Près de 200 millions d’euros
vont être investis dans l'amélioration des infrastructures
routières pour faciliter l'accès aux sites des constructeurs.
Près de 135 millions d'euros seront consacrés à la créa-
tion d'un pôle technologique de recherche et dévelop-
pement – la “Vallée de l'automobile” – dédié notamment
aux véhicules électriques (ce projet inclut aussi le circuit
de Formule 1 de Flins).
Cette enveloppe comprend également des aides pour les
PME-PMI du département qui travaillent dans l'automo-
bile ainsi que des actions en faveur de la formation des
salariés (dont les formations dispensées par la CCIV et
le réseau automobile Val-d'Oise-Yvelines : RAVY). Une
cellule d'intervention devrait bientôt être mise en place
par le Conseil général et les différents interlocuteurs
locaux pour informer les entreprises des dispositifs en
leur faveur et les accompagner. n

Retrouvez le site dédié au plan d’appui départemental :


www.relance78.fr

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NOMINATION

YVES FOUCHET PRÉSIDE CCI


ENTREPRENDRE EN FRANCE
En février dernier, Yves Fouchet a succédé à André Marcon
à la présidence de CCI Entreprendre en France. L’occasion de faire
le point avec lui sur les actions et les enjeux du premier réseau
hexagonal des professionnels de la création et de la reprise d’entreprise.
« Je voudrais
créer davantage
Quelles sont les missions sur le manque flagrant de PME en Quid de la création
de liens entre du réseau ? France. À défaut de trouver La solu- d’entreprise dans le contexte
les boîtes à idées Yves Fouchet : CCI Entreprendre tion ad hoc, nous disposons des de crise ?
et les boîtes en France contribue à l’homogé- moyens de faire progresser la réfle- Y. F. : Il faut plus que jamais conser-
à outils pour néisation à l’échelon national des xion et les méthodes pour soutenir ver intacte la détermination à bâtir.
encore mieux bonnes pratiques en matière d’ac- la maturation puis la croissance des Le nouveau statut d’autoentrepre-
soutenir l’entre- cueil et d’accompagnement des créa- TPE en de prospères PME-PMI. neur est l’une des réponses pos-
preneuriat. » teurs et des cédants. Dans le cadre de Plus généralement, je voudrais créer sibles à cette nécessité de créer des
la réforme des Chambres, l’associa- davantage de liens entre les boîtes à sociétés. Je le trouve pertinent à plu-
tion œuvre également à la labellisa- idées et les boîtes à outils pour encore sieurs titres dont celui de jouer le rôle
tion des méthodes de travail afin de mieux soutenir l’entrepreneuriat. Et d’incubateur d’entrepreneurs. Les
garantir la qualité des services sur permettre à CCI Entreprendre en porteurs de projets peuvent égale-
tout le territoire. Ce document ambi- France de poursuivre sa mission d’ac- ment bénéficier de dispositifs euro-
tieux destiné aux conseillers devrait compagnement à la création-reprise. péens et gouvernementaux. Et, bien
être finalisé d’ici à cet été. sûr, de l’expertise des conseillers des
Quels sont les chantiers Chambres de commerce et d’indus-
Quelles orientations prioritaires pour 2009 ? trie qui, en cette période délicate,
souhaitez-vous donner Y. F. : Je citerai la poursuite de la sim- accentuent leur accompagnement
à votre mandature ? plification de CCI Entreprendre en en matière d’études de marchés, de
Y. F. : Il s’agit tout d’abord de mettre en France en termes de normalisation produits, etc. Car plus que jamais, le
commun les compétences et les et d’organisation. La mise en œuvre temps est à l’action ! n
savoir-faire acquis par le réseau ensuite, en partenariat avec un grand
consulaire dans le cadre de nos institut de sondage français, d’un Contact CCIV : Arnaud Bisig,
bourses d’opportunités. Je souhaite Observatoire des PME-PMI qui pour- animateur du réseau,
également que CCI Entreprendre en rait être une source d’idées nouvelles au 01 30 75 35 54
France s’interroge avec pragmatisme en matière d’appui aux PME. ou abisig@versailles.cci.fr

CCI ENTREPRENDRE EN FRANCE


CCI-Entreprendre en France, association loi 1901, C’est aujourd’hui le premier réseau des professionnels
est née de l’initiative des Chambres de commerce de la création et de la reprise d’entreprise. Présent
et d'industrie qui ont souhaité mettre leurs forces sur l’ensemble du territoire (métropole et DOM-TOM
en commun pour soutenir les projets d’entrepreneurs. inclus) au travers de 234 « Espaces Entreprendre »,
Entreprendre en France s’appuie sur un maillage territorial celui-ci propose une offre complète de services
sans pareil (les Chambres consulaires) et sur les pour accompagner les entrepreneurs. Chaque année,
compétences des partenaires publics et privés du réseau plus de 340 000 personnes en bénéficient.
(organismes de crédit ou de garantie, professions Plus d’informations sur :
libérales, établissements publics ou privés…) www.entreprendre-en-france.cci.fr

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8 ACTUS

mation initiale. Nous travaillons aussi


en étroite collaboration avec l’Educa-
tion nationale. Avant de créer des for-
mations, nous étudions les besoins des
entreprises. »
Le rôle de la CCIV ne s’arrête pas là.
« Nous avons des exigences de qualité et
d’expertise plus poussées qu’un centre
de formation classique » souligne
Bruno Bouniol. La CCIV accompagne
d’ailleurs étroitement les entreprises
dans leurs démarches : rédaction du
L’apprentissage contrat d’apprentissage, formalités
ne concerne pas RECRUTEMENT administratives… Les recruteurs peu-
que l’artisanat. vent aussi bénéficier de l’aide du

UN JEUNE DANS Centre d’information et d’orientation


professionnelle (CIOP) pour les infor-
mer et les aider à définir le poste à

VOTRE ENTREPRISE
L’embauche de jeunes qualifiés et rompus au monde
confier à l’apprenti ou avoir une visibi-
lité complète sur l’offre de formation.
Pour accompagner et conseiller les
maîtres d’apprentissage, la CCIV orga-
du travail offre des avantages à l’entrepreneur. nise aussi régulièrement des réunions
ous avez du mal à recruter des tions, 16 écoles réparties sur les Yve- bilan ou des visites dans l’entreprise.

V gens formés à vos méthodes de


travail ? L’apprentissage réduit
le temps d’adaptation et, en cas d’em-
lines et le Val-d’Oise, 55 métiers pré-
parés et 6000 apprentis formés chaque
année, la CCIV représente 7 % de l’en-
La période idéale pour recruter un
apprenti s’étale de juin à septembre.
C’est à ce moment-là que le choix de
bauche, le jeune est tout de suite opé- semble de la formation des apprentis profils disponibles est le plus large.
rationnel. C’est quasiment devenu un en Ile-de-France. Alors, n’hésitez pas. n
moyen naturel de prérecrutement.
L’idée que l’apprentissage ne con- Répondre aux besoins Contact CCIV : CIOP (Centre
cerne pas que l’artisanat commence du terrain d'information et d'orientation
à faire son chemin. Les écoles de la « Nos élus et collaborateurs des écoles professionnelle)
CCIV proposent ainsi des formations sont très à l’écoute des demandes des • Val d'Oise : 01 30 75 36 92
du CAP à bac + 5 et les effectifs se entreprises et font en permanence ou ciop95@versailles.cci.fr
répartissent presque à égalité entre remonter l’information du terrain, pré- • Yvelines : 01 30 48 80 75
les apprentis du niveau CAP au bac cise Bruno Bouniol, vice-président de ou ciop78@versailles.cci.fr
+ 2 et post-bac +2. Avec 160 forma- la CCIV chargé de l’enseignement for- www.ecoles.versailles.cci.fr

LES AVANTAGES FINANCIERS ET FISCAUX


Exonération des cotisations sociales par année de contrat d’apprentissage. L’obligation légale pour les
Pour les entreprises de moins Pour les entreprises situées en Ile-de- entreprises de plus de 250 salariés
de 11 salariés, exonération totale France, le Conseil régional Ile-de-France Pour celles qui ne réalisent pas un
des cotisations patronales a porté cette indemnité à 1 200 €. objectif de contrats en alternance
et salariales d’origine légale au sein de l’entreprise, la taxe
et conventionnelle1. Crédit d’impôt d’apprentissage est portée à 0,60 %.
Pour les entreprises de 11 salariés Pour chaque apprenti employé Cet objectif est fixé à 3 % de l’effectif.
et plus, exonération des cotisations dans l’entreprise, crédit d’impôt
patronales de sécurité sociale1. de 1 600 € par an (2 200 € par an Tous les détails sur :
si l’apprenti est handicapé ou www.ecoles.versailles.cci.fr
Indemnité compensatrice forfaitaire bénéficie d’un accompagnement 1
Restent dues les cotisations accident
Une indemnité d’au moins 1 000 € spécialisé). du travail et maladies professionnelles.

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RÉNOVATION DE LA VOIE PROFESSIONNELLE

L’EMPLOYEUR FACE AUX


MUTATIONS DE LA FORMATION
De profondes modifications interviendront à la rentrée 2009 dans le déroulement
des formations professionnelles dont l’employeur devra tenir compte.
ugmenter le nombre de bacheliers professionnels,

A réduire le nombre de jeunes quittant le système sco-


laire sans qualification, faciliter la poursuite d’études
supérieures, offrir enfin aux élèves la possibilité d’un cur-
sus continu jusqu’au baccalauréat professionnel dans un
même établissement : tels sont les principaux objectifs
de la réforme de la voie professionnelle qui entrera en
vigueur dès la rentrée 2009.

Un bac professionnel
en trois ans
Le nouveau dispositif instaure
pour le baccalauréat profession-
nel un parcours de référence en
trois ans au lieu de quatre actuel-
lement (deux ans de BEP suivis de
deux ans de baccalauréat profes-
sionnel) pour obtenir le baccalau-
réat professionnel et la création
de champs professionnels auxquels peuvent être ratta-
chées des classes de secondes. Ils correspondent à plu-
sieurs spécialités de baccalauréat professionnel.
Cette organisation permet à l’élève qui le souhaite de
modifier, à l’intérieur de ces champs et à l’issue de la
seconde professionnelle, le choix de la spécialité de bac- Ce qui change pour l’entreprise
calauréat professionnel effectué à l’entrée. Les apprentis Bac pro se recruteront désormais sur
Le parcours À noter : les apprentis ont la possibilité de passer une cer- contrats de trois ans s'ils sortent de troisième, et sur
de référence tification intermédiaire durant la deuxième année du contrats de deux ans s'ils sont titulaires d'un CAP. L’entre-
du baccalauréat cursus (classe de première). prise aura ainsi la possibilité de former au mieux le jeune
professionnel apprenti en fonction de ses besoins et de pérenniser la
s’effectue Des dispositifs qui évoluent relation employeur apprenti. La CCIV transforme donc
désormais Les passerelles seront facilitées et de nouvelles possibi- ses formations en supprimant les BEP deux ans et en
en trois ans. lités seront offertes entre l’enseignement professionnel et ouvrant des Bac pro 3 ans dans toutes ses écoles.
l’enseignement général et technologique, dans les L’embauche d’un apprenti BEP ne se fera plus en deux
deux sens, entre les deux cycles de la voie profession- ans sauf exception (carrières sanitaires et sociales,
nelle et, notamment, entre le CAP et le baccalauréat pro- conduite et services dans le transport routier, métiers de
fessionnel. Ainsi, un jeune titulaire d’un CAP pourra être la restauration et de l’hôtellerie, optique lunetterie). n
admis directement en classe de première pour poursuivre
vers le baccalauréat professionnel. De même, à la fin de
la classe de seconde professionnelle (cycle du baccalau-
réat), un jeune pourra, s’il le souhaite, évoluer vers un Contact CCIV : CIOP. Tél. : 01 30 75 36 92
CAP en intégrant directement la 2e année de ce cycle. ou ciop95@versailles.cci.fr

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10 ACTUS

La vocation
de Plato consiste
notamment
à mailler
PLATO ROISSY-CDG

ESSAI TRANSFORMÉ !
des entreprises
pour susciter
une synergie
entre elles. Lancé en mars 2007 pour une période de deux ans, le réseau Plato Roissy-CDG
était le premier programme de ce genre, en France, à couvrir trois départements.
Bilan et principaux enseignements de ce tremplin pour le développement,
à l’aube du démarrage des nouveaux « Plato » déployés d’ici à l’été.
ntroduit en France en 1998 par Gaz de France, le le territoire de Roissy-CDG. Composé de quatre groupes

I concept Plato est porté depuis lors par les CCI. Sa voca-
tion : mailler des entreprises sur une région ou sur un
ou plusieurs départements afin de susciter une synergie
de travail, le réseau Plato Roissy-CDG a fédéré pendant
deux ans 60 TPE-PME-PMI des secteurs de l’industrie et
des services (soit 1 500 emplois), douze cadres de grandes
entre elles, favoriser leur ancrage territorial et stimuler entreprises (dont EADS, Alstom Transport, Air France …).
la croissance économique locale. Parmi les thèmes développés, citons la négociation, l’ana-
Originalité de la démarche, les dirigeants des TPE-PME- lyse concurrentielle, la gestion du temps, le contrat de tra-
PMI sont coachés par des cadres de grandes entreprises vail, la motivation et la responsabilisation du personnel,
implantées sur le territoire. « Répartis en groupe de travail, les relations avec son banquier, etc.
les membres et leurs cadres-coaches se réunissent une fois
par mois pour aborder des thèmes choisis par le groupe Une passerelle entre les TPE-PME-PMI
lui-même. Cette méthode favorise les échanges d’informa- et les grandes entreprises
tions et d’expériences », explique Virginie Pichon, coordi- Le succès de Plato Roissy-CDG, notamment auprès des
natrice des réseaux Plato à la CCIV. PME-PMI, repose sur plusieurs facteurs. Le groupe de
réflexion apporte des réponses individualisées et
Premier réseau interdépartemental concrètes à des problématiques auxquelles les chefs d’en-
Convaincue par l’importance des groupements de TPE- treprise sont confrontés quotidiennement. Ces outils et
PME-PMI en matière de performance et de compétitivité, méthodologies permettent ensuite des applications
la CCIV, initiatrice de la dynamique Plato en Ile-de-France, immédiates dans l’entreprise.
a contribué en collaboration avec les CCI de Seine-et- Par ailleurs, le réseau rompt l’isolement du dirigeant et
Marne et Paris Seine-Saint-Denis, à la mise en place constitue « manifestement un moyen efficace et récurrent
en 2007 du premier réseau Plato interdépartemental sur de lever le nez du guidon pour bénéficier d’une “forma-

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11

LES CHIFFRES CLÉS DE


PLATO ROISSY (2007-2009)
n 75 communes concernées
n 3 CCI impliquées : La Chambre de commerce
et d’industrie de Versailles Val-d’Oise /Yvelines,
la Chambre de commerce et d’industrie de Seine-
et-Marne, la Chambre de commerce et d’industrie
de Paris Seine-Saint-Denis.
n 9 partenaires institutionnels (l’État, la DRIRE

Ile-de-France, les Conseils régionaux d’Ile-de-France,


de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne
et son agence « Seine-et-Marne Développement »,
la Communauté d’agglomération Val de France,
Aéroports de Paris, Air France et GDF SUEZ)
n 60 TPE-PME-PMI
n 12 grandes entreprises
n 72 ateliers mensuels
n 75 % de taux de présence aux réunions mensuelles
n 7 plénières intergroupes, 2 plénières interréseaux

entre les membres de Plato Roissy-CDG,


tion” et d’un soutien solide en parfaite adéquation avec Plato Seine-Aval et Plato Pays Houdanais.
ses besoins », constate Yves Fouchet, président de la délé-
gation Yvelines de la CCIV et tout récent président de CCI
Entreprendre en France (lire p. 7). « Il permet également
aux entreprises de se rencontrer, de s’évaluer, de se com-
parer, donc de mieux appréhender leur environnement,
ce qui leur attribue ensuite un avantage stratégique déter-
minant. Particulièrement en temps de crise où l’on a
plutôt tendance à s’isoler, alors qu’il faudrait opter pour
une attitude totalement inverse », assure Frédéric Vernhes,
président de la délégation du Val-d’Oise.
Les cadres-coaches des grandes entreprises qui mettent
à la disposition du réseau leur expérience et leurs outils
y trouvent également leur compte. Leur participation à
Plato leur permet en effet d’améliorer certaines compé-
tences (comme l’animation) ou d’approfondir certains
sujets spécifiques. « S’engager dans un réseau Plato, c’est
apporter une valeur ajoutée aux parties prenantes. C’est
aussi bénéficier d’un échange réciproque sans tabou qui
inspire l’humilité et le respect de l’autre. Ce fut pour moi une
belle expérience humaine de la vie économique des entre- « Ce type
prises », confirme Thierry Guillot, directeur général de ayant été créée récemment, j’ai vu, dans mon intégration de réseau
l’hôtel Hyatt Regency Paris-CDG et cadre-coach. au dispositif Plato, l’opportunité d’entrer en contact avec doit être aussi
des dirigeants d’entreprise de ma région, de mieux perçu comme
Un bilan satisfaisant connaître le tissu économique local ». accélérateur
À la question « vos attentes ont-elles été “tout à fait” ou Pour Didier Guillard, gérant de la société Aulnay Ferme- d’affaires. »
“plutôt satisfaites” ? », 91 % des interrogés ont répondu tures (95), « Plato m’a redonné confiance en mes compé-
« oui ». Ce bon score constaté lors de l’enquête menée tences à bien diriger mon entreprise. J’ai acquis de nou-
par la CCIV auprès des membres du réseau en novembre velles méthodes de travail que j’ai pu appliquer
2008 reflète le sentiment positif des participants à l’égard rapidement et qui ont eu pour impact immédiat d’amé-
de Plato Roissy-CDG. Ainsi, pour Christophe Turcry, liorer le salaire de mon personnel et d’augmenter mon
gérant de la société MCMT Conseil (95) : « Notre société chiffre d’affaires ». Même écho favorable chez Marie-

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12 ACTUS

Christine Bouvier, directrice générale de Partner Trans- au réseau leur a permis d’améliorer leur connaissance
ports (93) : « Les nombreux et fructueux échanges m’ont du territoire.
amenée à me remettre en question professionnellement et Véritable tremplin pour la compétitivité de l’entreprise,
personnellement, puis à réviser ma manière de manager. l’enquête-bilan révèle que 27 % des membres ayant
Plato en France, Résultat : une réorganisation interne, un déménagement répondu au questionnaire ont noué des nouveaux
c’est un réseau de locaux et l’embauche récente de deux personnes, dont contacts clients, 24 % ont généré des contacts fournis-
de 1800 TPE- une assistante de direction – une première pour moi en seurs, 41 % ont développé des coopérations interentre-
PME-PMI vingt ans de carrière – pour améliorer la gestion de mon prises et 29 % ont partagé leurs ressources. « Ce type de
et 180 grandes temps ! » réseau, par les matières enseignées et les échanges entre
entreprises Cet intérêt à se retrouver tous les mois dans une atmo- participants, peut et doit également être perçu comme un
réparties sur sphère à la fois professionnelle et détendue, Gilles accélérateur d’affaires », indique le cadre coach Jean-Marc
13 régions Degouy, gérant de Sofrafilm (77) ne l’aurait négligé pour Rouxel, chef de service achats-travaux-maintenance et
françaises. rien au monde. « Ces séances réunissaient toutes les condi- équipements chez Aéroports de Paris. n
tions pour développer la croissance de mon entreprise, le
bien-être de mes équipes… et de moi-même ! » Autre point Contact : Brigitte SALLES, responsable
positif et ambition affichée de ce Plato : 52 % des per- des Réseaux Plato à la CCIV. Tél. : 01 39 29 23 35
sonnes interrogées reconnaissent que la participation ou bsalles@versailles.cci.fr

2009-2012 : DÉPLOIEMENT DES RÉSEAUX PLATO


SUR LE TERRITOIRE DES YVELINES ET DU VAL-D’OISE
Afin de poursuivre le maillage de 2009 à 2012 sur les Yvelines : 336 entreprises dont
des grandes entreprises Boucle de la Seine, Saint-Quentin- 288 TPE-PME-PMI
et des PME-PMI par territoires en-Yvelines/ Versailles-Vélizy, et 48 grandes entreprises.
et développer les relations entre OIN Seine Aval (4e programme) ; Premiers territoires concernés
les entreprises, les partenaires et le Val-d’Oise : Argenteuil-Bezons, par ce déploiement :
et l’ensemble des acteurs Centre Val-d’Oise, Roissy-CDG n Centre Val-d’Oise (juin 2009)

économiques, la CCIV lance un plan (2e programme). n Argenteuil-Bezons et Boucle

de déploiement des réseaux Plato Soit 16 nouveaux groupes, de la Seine (octobre 2009).

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


06_013_ACTUS_GENE_V2.QXP 6/05/09 17:45 Page 13

13

CONTACTS UTILES

PRÉVENTION ET ACCOMPAGNEMENT
DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES
CCIV Cellule de prévention des risques financiers de la CCIV : 01 30 75 35 31

PRÉFECTURES VAL-D’OISE YVELINES


Bureau de l’action économique et de l’emploi Bureau de l’aménagement du territoire
Tél. : 01 34 20 95 06 Didier Grandpré :
actioneconomique@val-doise.pref.gouv.fr didier.grandpre@yvelines.pref.gouv.fr
ou Tél. : 01 39 49 77 11
Lucie Boulanger :
lucie.boulanger@yvelines.pref.gouv.fr
ou Tél. : 01 39 49 76 10

TRÉSORERIE GÉNÉRALE Olivier Castellano : Diane de Souza :


Tél. : 01 34 25 27 53 Tél. : 01 30 84 62 58
Fax : 01 34 25 27 43 Fax : 01 30 84 05 56
tgactioneco095@dgfip.finances.gouv.fr tgactioneco078@dgfip.finances.gouv.fr

BANQUE DE FRANCE Sylvie Boche : Marie-Hélène Fleurentin :


Tél. : 01 34 41 68 54 Tél. : 01 39 24 55 08
Jonathan L’Hoste : marie-helene.fleurentin@banque-france.fr
Tél. : 01 34 41 58 28
Jean-Michel Latour :
Tél. : 01 34 41 58 21
mediation.credit.95@banque-france.fr

MÉDIATEUR DU CRÉDIT Déposer en ligne son dossier auprès du médiateur du crédit : www.mediateurducredit.fr

DRIRE Pierre Charpentier, parrain PME. Tél. : 01 44 59 48 85 ou pierre.charpentier@industrie.gouv.fr

OSEO Numéro azur OSEO, Tél. : 0810 00 12 10

PRÊTS EUROPÉENS AUX PME Banques françaises, relais de la Banque européenne d’investissement : www.eib.org

JUGE AU TRIBUNAL DE COMMERCE :


POURQUOI PAS VOUS ?
Les tribunaux de commerce exercent dirigeant pendant cinq années consulaires. Ce type de mission vous
un rôle essentiel dans la vie économique. cumulées d’une entreprise intéresse ? Le recrutement s’opère
Les hommes et les femmes qui les immatriculée dans le ressort du depuis février et mars, en vue des
composent sont tous bénévoles. tribunal (ou d’un tribunal limitrophe) élections qui ont lieu en octobre.
Pour être éligible il faut, au moment ou être immatriculé personnellement
de l’élection, être de nationalité depuis cinq ans au moins au registre Pour en savoir plus, contactez
française et âgé de 30 ans au moins, du commerce et des sociétés du le président du tribunal.
jouir de ses droits civiques, avoir tribunal ; enfin être inscrit sur la liste À Pontoise : 01 72 58 75 20
été chef d’entreprise ou cadre électorale chargée d’élire les délégués À Versailles : 01 39 07 16 41

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014_015_ACTUS_LOCALES.QXP 30/04/09 14:51 Page 14

14 ACTUS LOCALES

BOUCLE DE SEINE
NOUVELLE ASSOCIATION
POUR LES ENTREPRISES
E-TEEM (La Toile des Entreprises
En Mouvement), groupement
d’entreprises et de professionnels
sur la Boucle de Seine, vise
à rassembler l'ensemble
des entreprises et professionnels
actuels et futurs pour créer
un large réseau professionnel
et faire émerger une vraie
dynamique économique. YVELINES
Présidée par Francis Morin,
E-TEEM permet aux TPE, PME,
grands groupes implantés
sur la région, commerçants,
L’AFACE PREND L’INITIATIVE
artisans, indépendants, L’Association pour FAvoriser la Création d’Entreprise – AFACE Yvelines –
professions libérales de rejoint le réseau France Initiative et devient AFACE Yvelines Initiative.
se connaître et de travailler
en réseau. L’association AFACE Yvelines Initiative est une asso- pris entre 25 000 euros et 50 000 euros, et accom-
organise également un événement
par trimestre pour dynamiser
le tissu économique et apporter
L’ ciation fondée par le Conseil général des
Yvelines, la Chambre de Commerce et
d'Industrie de Versailles Val-d'Oise/ Yvelines
pagne chaque bénéficiaire pendant trois ans.
Parmi les critères d'éligibilité, l'AFACE Yvelines
Initiative privilégie le développement de l'ac-
de la visibilité aux entreprises et des partenaires, pour aider les créateurs, les tivité des entreprises et la création d'emplois
de ce territoire. repreneurs et les dirigeants d'entreprises en sur les Yvelines.
leur apportant, sous forme de prêt, les res- Elle travaille en réseau avec l'ensemble des par-
Renseignements : www.e-teem.fr sources financières indispensables à la réali- tenaires de la création et bénéficie du soutien
E-TEEM, 2, avenue du Maréchal-Juin sation et à l'exploitation de leurs projets. de la Région, du Conseil général, des collecti-
78420 Carrières-sur-Seine. Par le biais d'un prêt personnel, elle complète vités territoriales, d'organismes financiers et
Tél. : 01 39 13 41 45 les apports en fonds propres des créateurs, d'entreprises privées. n
ou contact@e-teem.fr repreneurs ou dirigeants et permet l'effet de
levier vers d'autres financements. Elle propose Contact : Jean François Garnier,
des prêts d'honneur (prêts personnels sans cau- délégué AFACE Yvelines Initiative
FESTIVAL DE MUSIQUE tion et sans taux d'intérêt) d'un montant com- Tél. : 01 30 84 79 69 ou aface78@versailles.cci.fr
D’AUVERS-SUR-OISE
SUR UN AIR DE VOYAGE
Le Festival de musique d’Auvers-
CONCOURS
sur-Oise, dont la CCIV est partenaire,
se déroulera du 28 mai au 4 juillet
« ENTREPRISES ET ENVIRONNEMENT »
2009. Cette année, le voyage outenu par les Conseils généraux du Val -
est le fil rouge de cette édition
qui emmènera les mélomanes
de Leipzig à New York
L’association Yvelines
Environnement et la CCI
organisent le 25 mai 2009
S d’Oise et des Yvelines, le concours Entre-
prises et environnement récompense tous
les deux ans des réalisations exemplaires
et d’Istanbul à Budapest. à Versailles le lancement menées par les entreprises des deux départe-
Piano, musique de Chambre de la nouvelle édition du concours ments en matière d’environnement.
et opéra sont le dénominateur Peuvent concourir les entreprises qui ont, au
Entreprises et environnement.
de cette 29e édition rythmée cours des deux années écoulées, engagé une
par quatre siècles de musique. action innovante et performante relative à la
gestion et au respect de l’environnement, à
Infos : www.festival-auvers.com

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014_015_ACTUS_LOCALES.QXP 30/04/09 14:51 Page 15

15

PATRIMOINE VAL-D’OISE
DÉVELOPPEMENT
LA CCIV SIGNE DURABLE
UNE CONVENTION Présidé par Alain Richard,
ancien ministre et maire
AVEC LA FONDATION de Saint-Ouen-l’Aumône,
le Conseil départemental
ROYAUMONT du développement durable (C3D),
fort de la diversité de son
assemblée doit contribuer à
l’élaboration et au déploiement
d’une stratégie départementale
de développement durable dans
le Val-d’Oise. « Les entreprises,
qui ont un rôle majeur à jouer
en matière de développement
durable, et ce, dans toutes
ses composantes, doivent être
absolument associées à ce travail
de réflexion afin de pouvoir
y apporter leur point de vue »,
souligne Frédéric Vernhes,
président de la Délégation
a CCIV rejoint le Comité Henry Goüin, le cette convention le 11 mars dernier. La CCIV du Val-d’Oise.

L club d’entreprises mécènes constitué


autour de la Fondation Royaumont, diri-
gée par Francis Maréchal.
encourage de longue date le rapprochement
entre le monde de la culture et celui de l’entre-
prise et s’est investie en soutenant de nom- TUNNEL A86
« Nous entendons contribuer à valoriser un breuses initiatives : opération de sauvetage des OUVERTURE DE
patrimoine emblématique de la richesse cultu- statues du parc du château de Versailles grâce
relle du Val-d’Oise, véritable atout pour le à leur « adoption » par une entreprise, concerts
LA PREMIÈRE SECTION
département tant pour son développement éco- au profit de la restauration de la Collégiale de Reportée il y a un an, la première
nomique que pour son rayonnement à l’inter- Mantes, association Culture et Entreprise tranche du tunnel de l’A 86
national », a tenu à souligner Frédéric Vernhes, (Hôtel de Madame du Barry), soutien au Fes- (Duplex A 86) entre Rueil et l’A 13
vice-président de la CCIV, président de la Délé- tival d’Auvers-sur-Oise et au Festival baroque (Le Chesnay – Vaucresson) doit
gation du Val-d’Oise, lors de la signature de de Pontoise. n être inaugurée en juin. Le Duplex
A86 est le maillon manquant
de l’autoroute A86, le second
périphérique de l’Ile-de-France,
qui ceinture Paris sur 80 km.
savoir : développement d’un nouveau procédé Contact et retrait des dossiers Lorsque la seconde tranche du
industriel respectueux de l’environnement, de candidature : Duplex A 86 sera achevée jusqu’au
mise en place de procédés de prévention et/ou CCIV – Pôle environnement, Dominique Duret. pont Colbert, le trajet de Rueil-
de traitement lié à la protection de l’environ- Tél. : 01 30 84 73 58 ou dduret@versailles.cci.fr Malmaison à Jouy-en-Josas
nement : déchets, eau, air, économies d’éner- (10 km) sera effectué en
gie…, mise en place d’une politique forte de 10 minutes, contre au moins
management environnemental global ou d’éco- 45 minutes actuellement.
conception, participation à une action péda- Le projet de bouclage de l’A 86
gogique, de sensibilisation, d’information ou prévoit également un second
de mécénat. tunnel plus à l’ouest, pour relier
La date limite de dépôt des dossiers de candi- Rueil-Malmaison à l’autoroute
dature est fixée au 10 juillet 2009. n A 12, au niveau de Bailly, et ouvert
à tous les types de véhicules.

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016_019_ACTUS_COMM_V2.QXP 30/04/09 10:47 Page 16

16 ACTUS COMMERCE

UNIONS COMMERCIALES

UN RÉSEAU POUR LES PRÉSIDENTS


Quarante-cinq unions commerciales du Val-d’Oise et des Yvelines étaient
représentées lors des deux réunions de lancement du réseau de leurs présidents
qui se sont tenues en mars, à Pontoise et à Versailles.
e Val-d’Oise et les Yvelines comptent près de commerce dans le Val-d’Oise. Forte de son expertise en

LES OBJECTIFS
Accompagner
les unions
locales dans
L 180 unions commerciales. Indépendantes et auto-
nomes, elles constituent, chacune sur son terri-
toire, de véritables relais d’information et une force
de proposition auprès des collectivités territoriales. « Les
commerçants ont compris qu’ils devaient s’unir et tra-
la matière, la Chambre veut ainsi donner aux présidents
d’unions commerciales les moyens de rompre leur iso-
lement, d’avoir accès aux conseils d’experts, de trouver
des solutions adaptées, de gagner du temps et de se pro-
fessionnaliser.
leurs actions,
vailler ensemble s’ils voulaient soutenir leurs activités et Les objectifs sont d’accompagner les unions locales dans
partager leurs
dynamiser les centres-villes. S’associer leur permet de par- le développement de leurs actions (animation, gestion de
expériences
et faciliter ler d’une même voix et d’augmenter leur légitimité auprès l’environnement commercial, information des adhé-
leurs relations. des autres acteurs économiques locaux », explique Ber- rents…), de favoriser les échanges de bonnes pratiques
nard Scaillierez, vice-président de la CCIV en charge du et d’expériences, de faciliter les relations avec leurs par-
commerce dans les Yvelines. tenaires (collectivités territoriales). n
Mais pour qu’une association de commerçants joue plei-
nement son rôle et assure sa pérennité, la réunion de Les animateurs
quelques bonnes volontés ne suffit pas. Il faut des bases • Pour le Val-d’Oise : Abdelilah Taoufik. Tél. : 01 30 75 35 53
juridiques solides, une réflexion sur ses missions, ses ou ataoufik@versailles.cci.fr
objectifs et ses moyens. Ces associations sont des struc- • Pour les Yvelines : Stéphane Flers. Tél. : 01 39 29 23 33
tures fragiles, dépendant de la personnalité du président ou sflers@versailles.cci.fr
et de la mobilisation des adhérents.

D’où la force du réseau… 180 ASSOCIATIONS DE


« Nous avons toujours été présents auprès des unions com- COMMERÇANTS EN CHIFFRES
merciales, que ce soit pour favoriser leur création ou les Y v e l i n e s e t Va l - d ’ O i s e
accompagner dans leur développement. Aujourd’hui, n 58 % s o n t d e s a s s o c i a t i o n s d e c e n t r e - v i l l e
nous souhaitons amplifier ce soutien en incitant leurs pré- n 30 % d e s a s s o c i a t i o n s d e C H R
sidents à s’unir à leur tour au sein d’un réseau », ajoute n 10 % d e c e n t r e s c o m m e r c i a u x
Guy Blanchart, vice-président de la CCIV en charge du n 2 % de commerçants non sédentaires.

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016_019_ACTUS_COMM_V2.QXP 30/04/09 10:47 Page 17

17

34 E CHALLENGE DU COMMERCE ET DES SERVICES

TROIS LAURÉATS EN OR
Cette édition récompense la performance de la fonction commerciale et sélectionne
les entreprises sur les résultats financiers, l’innovation, la communication, la création
d’emplois et le partenariat.

DEUX MERCURES D’OR... « C’est une reconnaissance formidable


de la qualité de notre travail et de

C
réée en 2005 à Voisins-le-Bretonneux (78), la bou- notre engagement envers les jeunes.
tique Art tout cœur est spécialisée dans le com- Une motivation supplémentaire,
merce en vente et dépôt-vente de décoration, d’ar- aussi, pour toute l’équipe, » assurent
tisanat d’art et de cadeaux de tous horizons, « l’idée étant Sylvain et Anita Joubert, boulangers-
de susciter l’achat du cadeau original en lieu et place de Anita et Sylvain pâtissiers à Taverny (95). Sylvain
l’habituel bouquet de fleurs ! », explique Véronique Joubert, catégorie n’avait pas sept ans que le métier lui
Bauer, artiste-peintre et volontiers anticonformiste. «Apprentissage, trottait déjà dans la tête. Son appren-

S L’indépendance reconnue
Forte de son expérience dans le milieu artistique, elle a
formation
et développement
du personnel. »
tissage chez Lenôtre lui ouvre la porte
des grands restaurants étoilés en
France et en Angleterre. Puis, après
développé un concept innovant mettant l’art et la créa- Paris, Nice, Condrieu et, enfin, Taverny où il reprend, en
tivité au service du client afin de lui proposer des pro- 1994, la gérance d’une boulangerie-pâtisserie.
duits uniques et originaux, person-
nalisables à volonté. Plus de 30 apprentis formés
Et en instaurant une « carte d’infidé- Sylvain et Anita sont des chefs d’entreprise performants
lité » (sic) qui attribue des points au comme en témoignent un chiffre d’affaires en constante
client à chaque achat d’un objet réa- augmentation et des salariés très motivés avec lesquels
lisé par un créateur différent. « Ce ils participent régulièrement aux concours régionaux.
Véronique Bauer, Mercure vient pour moi comme une Ils sont fiers d’avoir formé plus de trente apprentis aux-
catégorie reconnaissance pour ce type de bou- quels Sylvain a comuniqué sa passion et son savoir-
«Innovation tique, totalement indépendante, mais faire : « Je suis content de transmettre la richesse des
À l’échelon commerciale- aussi pour les artistes et tous ceux qui enseignements que j’ai reçus. De plus, c’est une nécessité
national, qualité» m’ont fait confiance. » si l’on veut voir nos métiers perdurer. »
23 Mercures
d’or et
8 Panonceaux ... ET UN PANONCEAU D’OR soit 120 adhérents environ. Créée de son tissu commercial comme
d’or ont été en 2003, se substituant à l’ACAB en témoignent « Les 3 jours fous
décernés. Pour Actioncom, elle a notamment lutté contre fous Franconville » (les « 3F »),
la fédération la concurrence de grandes surfaces un succès répété depuis onze ans.
des associations de la zone commerciale proche « Je suis d’autant plus fier pour notre
de commerçants (la Patte d’Oie d’Herblay, fédération qu’il n’y a pas eu de
de Franconville Montigny-lès-Cormeilles) ce qui Panonceau d’or dans le Val-d’Oise
(95) présidée ne l’a pas empêché de développer depuis trente ans. Il récompense
Philippe Ball, par Philippe Ball. un partenariat avec Ikea. notre dynamisme et lui donne du
président Actioncom est poids, par rapport aux associations
d’Actioncom une fédération Trente ans d’attente fédérées mais aussi des collectivités
de commerçants de type loi 1901 Ses adhérents peuvent compter locales partenaires », conclut
qui regroupe quatre associations sur elle comme lors des travaux du Philippe Ball.
de commerçants du centre-ville pôle de la gare et de l’Épine Guyon.
et des quartiers Épine Guyon – Actioncom s’implique de façon très Internet :
Cadet de Vaux et de la Gare, professionnelle dans l’animation www.franconville-commerces.com

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016_019_ACTUS_COMM_V2.QXP 30/04/09 10:47 Page 18

18 ACTUS COMMERCE

SERVICE AUX CLIENTS


RÉUSSITE POUR LA CHARTE
« QUALITÉ DE L’ACCUEIL » !
90 % des En six ans, le dispositif destiné aux commerçants a recueilli plus de 3 600 adhésions
établissements dans les Yvelines et le Val-d’Oise.
ont été
lusieurs centaines de personnes ont participé le sation et au développement du commerce des cœurs de

P
les lauréats
d’une charte 9 mars dernier, dans les locaux de l’Essec à Cergy ville. Basé sur une démarche volontariste, le dispositif
destinée Pontoise, à la soirée organisée par la CCIV en l’hon- permet de cerner de manière fiable les points forts et
à améliorer neur des lauréats 2009 de la Charte Qualité de l’accueil, points faibles de l’accueil au sein de l’entreprise et d’éla-
le service ainsi que des 50 entreprises les plus fidèles, adhérentes borer un diagnostic. L’audit qualité est réalisé par un
aux clients. à la Charte depuis 2003. La soirée réunissait également cabinet spécialisé.
des élus des Yvelines et du Val-d’Oise, des personnalités Lancée en 2003 sur les Yvelines et le Val-d’Oise, la Charte
de la région Ile-de-France, des associations de commer- Qualité de l’accueil mobilise chaque année de nom-
çants, les entreprises partenaires de cette opération breuses entreprises. Ainsi, en 2008, 885 établissements
(La Poste, Transport Val-d’Oise, Phébus) et les membres ont participé à l’opération et 799 d’entre eux ont été dési-
de la Chambre. gnés lauréats, soit un taux de réussite de 90 %. n
Méthode nationale regroupant depuis 1999 près de
40 Chambres de commerces et 6 500 entreprises, la Contact : Damaris Miller. Tél. : 01 30 84 73 06
Charte est un outil concret indispensable à la dynami- ou dmiller@versailles.cci.fr

PRODUCTION LOCALE
UNE BIÈRE DANS LA VALLÉE
Après avoir parcouru le monde, Emmanuel Rey fait mousser la Vallée de Chevreuse.
a bière, à l'inverse du vin, de Saint-Etienne, cet ingénieur « Je voulais m’implanter
La marque
Volcelest
mise sur son
authenticité
L n'a pas besoin de soleil pour
mûrir : la lune lui suffit
amplement... ». Des propos
agricole a d’abord sillonné pendant
plusieurs années le monde viticole
de la Provence à l’Afrique du Sud
à proximité de Paris, mais
dans une région à forte identité.
Le Parc m’a réservé un excellent
du poète Jacques Josse en passant par l’Oregon accueil et m’a aidé à trouver
et son
qu’apprécierait sûrement avant de se tourner vers… un local sur le territoire, » précise
originalité.
Emmanuel Rey. Originaire les blondes, les brunes Emmanuel Rey. Accompagné
et les rousses. « Après des années par la Chambre de métiers
passées dans l’élaboration de vins lors d’une formation à la création
en France et dans le monde, d’entreprise, l’établissement
et quelques bières réalisées en a également bénéficié, grâce
amateur, j'ai découvert, lors de à l’action de la CCIV, d’un prêt
vinifications en 2006 aux Etats-Unis, Aface. Avec 3 000 bouteilles
l’ampleur du phénomène par mois, Emmanuel Rey
microbrasseries dans ce pays », est loin de rivaliser avec les grandes
se souvient-il. Après un stage marques, mais là n’est pas le but.
dans une microbrasserie La Volcelest, est distribuée
sancerroise et à l’Institut Français sur place, sur des foires locales
de la brasserie de Nancy, puis ou dans des établissements
de nombreux essais, il se jette du parc. n
« à l’eau » et s’installe en 2008
à Bonnelles, au cœur de la Vallée Internet :
de Chevreuse. www.brasseriechevreuse.com/

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016_019_ACTUS_COMM_V2.QXP 30/04/09 10:48 Page 19

19

COMMERCE DE PROXIMITÉ

BIEN INFORMÉS,
DONC MIEUX PROTÉGÉS
En respectant quelques règles simples, on peut défendre efficacement son commerce
Comment
contre les tentatives de vol. Les policiers des Yvelines l’ont rappelé lors d’une réunion
continuer
à assurer organisée début avril avec les représentants des commerçants du département.
sa fonction
est souvent l’occasion qui fait le larron », constate ment établir des diagnostics sécurité. Les solutions préco-

C’
avec la crainte
permanente le lieutenant Jean-Emmanuel Vachat de la Direc- nisées font le plus souvent appel au simple bon sens : être
d’une tion départementale de la sécurité publique des prudent à l’ouverture et à la fermeture du commerce, ne pas
agression ? Yvelines (DDSP 78). Un tiroir-caisse trop plein et trop faire sa caisse en public… Les braqueurs cherchent avant
facile d’accès peut transformer de simples clients en bra- tout à aller vite. Si cela devient compliqué pour eux, ils
queurs potentiels. abandonnent. Il faut donc les décourager, mettre en place
Pour évoquer la question de la protection des commerces des équipements dissuasifs destinés à les retarder au maxi-
de proximité, la DDSP 78 a organisé une réunion dans mum. »
ses locaux de Viroflay avec le soutien de la CCIV le 8 avril Pour illustrer ces conseils, la DDSP a édité une plaquette
dernier. Des représentants nationaux de grandes distribuée dans les commissariats ou téléchargeable sur
marques, des délégués sécurité et les présidents de fédé- les sites internet de la CCIV (1).
rations professionnelles comme celles des pharmaciens,
des boulangers ou des bijoutiers ont répondu favorable- Visite du centre de commandement
ment à cette invitation. Ces services proposés par la DDSP 78 viennent naturel-
lement en complément de la présence policière sur le
Éléments de bon sens terrain. « Chaque commissariat des Yvelines dispose d’un
Depuis quelques années, les cibles des délinquants ont référent pour épauler et aiguiller les commerçants, rap-
évolué. Les grands braquages ont presque disparu. Les pelle Jean-Emmanuel Vachat. Lors de notre rencontre du
cibles « traditionnelles » comme les banques disposent 8 avril, nous avons présenté aux commerçants et à leurs
aujourd’hui de systèmes de protection très dissuasifs. représentants notre centre départemental d’information
Les commerces de proximité sont plus facilement visés. et de commandement. Dans notre plaquette, nous inci-
Si les préjudices financiers sont moindres, les préjudices tons à appeler le 17 en cas d’urgence. Nos invités ont pu
moraux, eux, sont énormes. Comment, en effet, conti- constater comment étaient traités les appels d’urgence. »
nuer à assurer sa fonction dans les meilleures conditions Cette rencontre sera la première pierre d’une collabora-
avec la crainte permanente d’une agression ? tion plus régulière. Une réunion d’étape devrait se tenir
Les services de police ont constaté une légère hausse des à la rentrée de septembre. Elle aura pour objectif de faire
vols à main armée au premier trimestre 2009. « Nous le point sur les demandes relayées par les responsables
entretenons des rapports réguliers avec les commerçants, des fédérations professionnelles. n
mais nous voulions les formaliser, explique Jean-Emma-
nuel Vachat. Ces réunions d’échange visent à prodiguer (1) Internet : www.versailles-ecobiz.fr
des conseils pratiques, savoir comment monter un dossier ou www.versailles.cci.fr (rubrique Développement
de vidéo-protection, par exemple. Nous pouvons égale- du commerce)

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020_021_ACTUS_INDUS.QXP 27/04/09 14:38 Page 20

20 A C T U S I N D U S T R I E

« La version
2008 constitue
un levier interne
de progrès
car elle permet
d’identifier
d’éventuels
MANAGEMENT ET ORGANISATION EN ISO 9001

LA NORME ÉVOLUE,
dysfonction-
nements et
d’y remédier. »

LA CCIV VOUS ACCOMPAGNE


Les procédures d’obtention ou de renouvellement de la norme ISO 9001 ont évolué.
La Chambre de commerce et d’industrie de Versailles Val-d’Oise/Yvelines
a organisé une première réunion-atelier de travail sur l’ISO 9001 version 2008
afin que les entreprises fassent le point sur leurs nouvelles obligations.

e 15 novembre dernier, la norme ISO 9001 a changé. pays à l’autre. La première version de la norme de certi-

L L’ancienne version datait de 2000. Il était donc


devenu nécessaire de lui apporter quelques préci-
sions, clarifications et modifications. « Les changements
fication est née en 1987. Elle a ensuite été remaniée en
1994, puis en 2000.
« La nouvelle version 2008 constitue un véritable passe-
sont assez légers, note Lucile Lallié, conseillère en systèmes port qualité en direction de l’extérieur et, en premier lieu,
de management à la CCIV. Les entreprises certifiées ont des clients, poursuit Jean-Marc Sadoun. Elle est parfois
24 mois pour intégrer ces nouvelles règles, mettre à jour exigée au cours de certains appels d’offres de marchés
leur manuel de qualité et leur documentation associée ». publics. C’est aussi un levier interne de progrès car elle per-
« En 2000, les changements avaient été très importants, met d’identifier d’éventuels dysfonctionnements et d’y
précise Jean-Marc Sadoun, gérant du cabinet Adéqua- remédier. Dans de nombreuses entreprises, la certification
tion, consultant, formateur et auditeur accrédité par IRCA a permis de passer de la tradition orale à la tradition écrite
(International Register of Certified Auditors). En 2008, en matière de bonnes pratiques. »
il n’y a pas eu de modifications profondes. La norme
évolue, tout simplement. Quelques termes ont changé et Une nouvelle version prévue pour 2012
apportent des précisions sur certains aspects telle que l’exter- Pour les entreprises, le changement de version ne devrait
nalisation des processus ou l’acquisition des compétences. » pas poser de problèmes particuliers. Si elles ne sont pas
encore certifiées, elles passeront directement à la ver-
De la tradition orale à la tradition écrite sion 2008. Si elles sont certifiées, c’est pour une durée de
Né à la fin des années 1970, le Comité ISO avait pour but trois ans, avec un audit annuel de surveillance. Elles pour-
d’harmoniser et de fédérer les normes qui variaient d’un ront donc profiter de ce rendez-vous pour basculer sur la

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


020_021_ACTUS_INDUS.QXP 27/04/09 14:38 Page 21

21

nouvelle version. « Pour les sociétés que nous accompa-


gnons, le passage aux nouvelles normes ne prendra pas
longtemps, prédit Jean-Marc Sadoun. D’autant que nous
avions anticipé. Nous sommes même déjà en train de
penser à la version prévue en 2012, qui pourrait bien voir
le rapprochement de certaines exigences entre la norme
ISO 9001 pour la qualité et la ISO 14001 qui concerne
l’environnement. »
Pour accompagner les entreprises au plus près, la CCIV
a mis en place une première réunion-atelier de travail
le 17 mars 2009. « De nombreux clients nous ont appelés
pour obtenir des renseignements sur ces changements,
explique Lucile Lallié. C’est ce qui nous a donné l’idée de
cette rencontre. Nous avons limité le nombre de partici- Elle a apprécié la personnalisation des conseils fournis
pants à 15 pour pouvoir leur fournir des conseils pratiques lors de cette matinée : « Notre société est certifiée depuis
Les normes
et personnalisés. Dès qu’une entreprise s’inscrivait, je récu- 1995. Quand j’ai appris qu’une nouvelle norme allait être
de qualité et
pérais son manuel pour que nous puissions en faire une mise en place, je me suis interrogée sur l’ampleur des chan-
de respect de
analyse préalable. Nous avons organisé cette matinée en gements qui devaient intervenir. Finalement, j’ai été ras-
l’environnement
collaboration avec le cabinet Adéquation ainsi qu’avec surée par cette réunion qui a clarifié un certain nombre
sont devenus
l’organisme certificateur Moody International. » de points. Comme Lucile Lallié avait disposé de nos des volets
manuels qualité à l’avance, les intervenants ont établi un essentiels
Mieux se structurer tableau reprenant point par point les aspects à revoir. dans les appels
Alexia Lherbier, responsable qualité de la société Diets- Après la rencontre formelle, deux tables rondes ont été d’offres.
well a participé à cette réunion. « Notre entreprise, spécia- organisées au cours desquelles nous avons pu échanger et
lisée dans les métiers du forage pétrolier se divise en quatre poser toutes les questions que nous voulions. »
entités, explique-t-elle. Deux d’entre elles, Fact-O-Rig et « Ils nous ont facilité le travail, confirme Alexia Lherbier.
Salveo, sont déjà certifiées et une troisième, Dolfines, est Nous manifestions un besoin d’information important.
en cours. Notre société a connu une croissance très forte ces Les intervenants ont répondu à nos attentes. Nous travail-
dernières années. Il nous a semblé important de nous ins- lons beaucoup avec la CCIV et apprécions son dynamisme
crire dans une démarche de certification pour accompa- et la disponibilité de nos interlocuteurs. Nous n’avons pas
gner cette croissance et mieux nous structurer. De plus, de toujours le temps d’assurer nous-mêmes la veille régle-
nombreux clients prennent systématiquement en compte mentaire pour nous informer des évolutions de la norme.
les aspects de qualité et de respect de l’environnement dans Ces rencontres nous permettent de confronter nos expé-
leurs appels d’offres. Pour de grands groupes comme Total riences. Nous pouvons prendre ce qui se fait de bien chez
ou Shell, ce sont des conditions sine qua non. » les autres et, parallèlement, montrer aux autres ce que
nous mettons en place chez nous. Ces échanges sont tou-
Besoin d’information jours très enrichissants. » n
Sylvie Picard, autre participante, est responsable qualité
chez Raclot Industries SAS, à Brignancourt dans le Val- Contact : LALLIE Lucile. Tél. : 01 30 17 43 42
d’Oise, entreprise de transformation de caoutchouc. ou llallie@versailles.cci.fr

UN SUIVI QUI S’ADAPTE


La CCIV propose aux PME/PMI un appui conseil dans réalisation, administratif…) de l’entreprise,
leurs démarches de management et d’organisation. ou de l’ensemble des processus (démarche
Des diagnostics : qualité ISO 9001 version 2008 = projet en cours).
n Valid’Action Diagnostic Qualité ; Les accompagnements proposés reposent sur
n Valid’Action Audit Qualité. des conseils individuels, des séances collectives
Des accompagnements conseils personnalisés interentreprises d’échanges d’expériences
« Valid’Action Qualité » : et de partage de bonnes pratiques. Les thèmes
n Pour améliorer l’organisation et la performance des ateliers sont choisis par les entreprises
d’un processus clé (commercial, conception, et sont animés par des consultants indépendants.

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


022_023_ACTUS_INDUS_V2.QXP 27/04/09 14:42 Page 22

22 ACTUS INDUSTRIE

APPROCHE

QUAND L’OFFRE DES PME


SÉDUIT LES GRANDS COMPTES
Le Pacte PME propose des mécanismes permettant aux grands comptes de développer
des relations avec les meilleures PME innovantes. Par cette démarche, les leaders
mondiaux d’aujourd’hui favorisent l’émergence de ceux de demain.

es PME éprouvent trop souvent des difficultés à lesquels les fleurons de l’industrie française, mais aussi

L imposer leurs produits et services auprès des


grandes entreprises, celles-ci se montrant réticentes
à traiter avec des partenaires dont elles connaissent mal
des filiales d’entreprises étrangères, des établissements
et des acheteurs publics, ministères, collectivités locales,
comme la ville de Versailles membre depuis quelques
les compétences et qui proposent des solutions inno- mois ; 2 860 PME se sont également inscrites à ce jour
vantes jugées intrinsèquement porteuses de risques. dans le but de mieux faire connaître leur offre de tech-
La croissance des jeunes pousses à fort potentiel est dès nologie.
lors entravée alors même que leur développement aurait Vingt-et-un pôles de compétitivité, y compris Mov’eo, s’y
besoin d’être stimulé. Partant de ce constat, le Comité sont associés ainsi que trente-neuf autres partenaires,
Richelieu, association française des PME innovantes, et Chambres de commerce et d’industrie, organisations
Oseo, organisme de soutien à l’innovation et à la crois- professionnelles, grandes écoles. Le Pacte PME s’est
sance des PME, créent, en 2005, le Pacte PME, un dis- depuis décliné à d’autres acteurs de l’écosystème des
positif destiné à permettre à ces dernières de se faire PME, banques, établissements d’enseignement supé-
connaître des grands groupes, de valoriser leurs savoir- rieur. L’Inria (Institut national de recherche en informa-
La sélection faire et de décrocher des contrats. tique et en automatique) est, depuis décembre, le pre-
des PME mier établissement public de recherche signataire. « Une
garantit De nouveaux entrants rejoignent le Pacte initiative supplémentaire pour rapprocher le monde de
l’efficacité Inlassablement à la recherche d’idées qui pourraient les la recherche et les PME qui mènent les innovations et créent
du Pacte.
aider à s’imposer dans la compétition internationale mais de la richesse », commente Michel Cosnard, président-
aussi de fournisseurs réactifs, de nombreux grands directeur général de l’Inria. Le Pacte PME organise ainsi
groupes adhèrent à cette démarche. Trente-cinq d’entre des rencontres autour d’un thème, 40 pour l’année 2008,
eux sont aujourd’hui signataires du Pacte PME parmi entre un ou plusieurs grands comptes et des PME spé-

ET MAINTENANT, L’INTERNATIONAL
Début 2009, la dynamique du Pacte Pacte PME International. International incarne ainsi
PME a gagné l’aide à l’export des Au regard des formules mises la mobilisation des grandes
PME. L’association Pacte PME en place auparavant qui reposaient entreprises au service des PME
International a pour but de favoriser sur l’idée d’un portage citoyen, pour pallier les handicaps que
les opérations de portage à essentiellement sous la forme représentent leur taille et
l’international des PME françaises de conseils et d’appui logistique, leurs modestes moyens ainsi
par les grands groupes dont elles le Pacte PME International ajoute que leur manque d’expérience
sont des partenaires stratégiques. une nouvelle dimension d’intérêt à l’export. Comme le Pacte PME,
« Les entreprises seront plus fortes réciproque, le portage stratégique, le Pacte PME International donnera
si elles développent un écosystème par lequel les grands groupes, lieu à la publication d’indicateurs
autour d’elles et de leurs déjà implantés à l’international, sur ses retombées concrètes
implantations à l’international », entraînent leurs fournisseurs en faveur des PME, c’est-à-dire
explique Henri Lachmann, et partenaires sur leurs marchés sur l’augmentation de leur chiffre
président de l’association étrangers. Le Pacte PME d’affaires à l’export.

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022_023_ACTUS_INDUS_V2.QXP 27/04/09 14:42 Page 23

23

cialisées. Mécatronique dans les transports, monétique, d’offre technologique, le Pacte PME propose une assis-
chimie verte, nouvelles technologies de géolocalisation, tance juridique en matière de contractualisation ou de
végétalisation, sont, par exemple, les thématiques rete- questions relatives à la propriété industrielle tandis que
nues pour les prochains mois. « La sélection pointue des des subventions Oseo peuvent être accordées pour finan-
PME participantes fait toute l’efficacité de ce dispositif », cer les recherches complémentaires nécessaires à l’adap-
précise Odette de Azevedo, directrice des réseaux d’entre- tation du produit. De plus, dans le contexte actuel de
prises et filières à la CCIV. crise, le Pacte PME développe de nouvelles actions pour La présentation
faciliter le renforcement des PME qui sont déjà parte- coachée
Augmenter la part d’achats naires stratégiques des grands comptes et n’en sont pas des offres
attribuée aux PME moins fragilisées. déclenche
Bénéficiant, au préalable, d’un coaching qui leur apprend La CCIV, premier organisme consulaire partie prenante souvent
à présenter leur technologie en quelques minutes, les du Pacte, montre un intérêt marqué pour cet outil effi- un rendez-vous
PME peuvent optimiser, à cette occasion, des contacts cace qui s’inscrit dans sa stratégie d’appui au dévelop- dans les
avec de grandes entreprises. Et il est très rare qu’un par- pement des échanges, des partenariats et de la coopéra- grandes
entreprises.
ticipant reparte sans rendez-vous. C’est justement au tion entre entreprises. Les animateurs des réseaux
cours de l’une de ces rencontres, organisée à la demande d’entreprises, Comité mécanique, Plato, Réseau auto-
de SFR entreprises sur le thème « solutions machine to mobile Val-d’Oise – Yvelines (Ravy), réseau Mesure,
machine », que Georges Bonnevial, créateur de la société réseau des éco-industries, etc., sont ainsi mobilisés pour
Saxxo Technologie, implantée sur le pôle de compétiti- relayer l’information, choisir avec les entreprises des
vité Minalogic dans l’Isère, présente son produit : un outil thèmes des rencontres et les accompagner dans la pré-
de géolocalisation applicable notamment au maintien à paration de ces réunions. n
domicile des personnes âgées. Les négociations qui s’en-
suivent débouchent, quelques mois plus tard, sur la signa- Information : www.pactepme.org
ture d’un contrat de commercialisation « gagnant- Contact CCIV : Odette de Azevedo au 01 30 75 35 37
gagnant » selon Georges Bonnevial. Outre l’exposition ou o_deazevedo@versailles.cci.fr

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024_025_ACTUS_INDUS_V2.QXP 27/04/09 14:58 Page 24

24 ACTUS INDUSTRIE

Le Small
Business Act
établit pour
la première fois
un cadre
SMALL BUSINESS ACT
politique global
pour l’Union
européenne
et les États
L’EUROPE VEUT SOUTENIR LES PME
Le Small Business Act (SBA) est un pas vers une Europe des entrepreneurs avec moins
membres.
de formalités et plus d’opportunités pour les 23 millions de PME européennes.
dopté le 1er décembre dernier, le SBA reflète la cée : publication des marchés en dessous du seuil euro-

A volonté de l’Europe de reconnaître le rôle essentiel


joué par les PME dans l’économie européenne. Mais
les mesures énoncées dans le SBA ne sont pas directe-
péen, division des marchés en plusieurs lots, outils
informatiques de recherche de partenaires, appui pour
les PME dans la procédure de soumission, réduction des
ment applicables, elles devront être adoptées individuel- formalités à accomplir pour soumissionner.
lement au niveau national ou européen. 7. Faciliter le processus de normalisation
Les organismes de normalisation sont invités à réduire
Les dix principes leurs coûts pour permettre aux PME d’accéder plus
1. La société privée européenne (SPE) facilement aux normes. La mise en place de centres d’as-
Un nouveau statut de Société Privée Européenne per- sistance nationaux est également prévue pour conseiller
mettra de créer et de gérer les PME suivant des règles et aider les PME dans la mise en œuvre de leur processus
communes à travers l’Europe. de normalisation.
2. Taux réduit de TVA sur les services fournis 8. Répondre aux besoins des entreprises en termes de
localement main-d’œuvre adaptée
Une nouvelle proposition relative à la TVA offrira aux Les entreprises seront aidées à identifier leurs besoins
États membres la possibilité d’appliquer des taux de TVA en termes de compétences et à trouver le personnel
réduits sur les services fournis localement, y compris les adapté. Dans le domaine de l’éducation et de la formation
services à forte intensité de main-d’œuvre. professionnelle, la Commission européenne intervient
3. Retards de paiement via une gamme de programmes européens : Erasmus,
Une révision de la législation relative aux retards de paie- Leonardo, Comenius.
ment est envisagée pour 2009. Elle permettra aux entre- 9. Les enjeux environnementaux
prises d’être payées dans le délai prévu de 30 jours. Les PME seront soutenues par la mise en place de réseaux
4. Une seconde chance pour les entreprises en faillite d’experts capables de les conseiller pour intégrer les
Les États membres sont invités à mettre en place des aspects environnementaux dans leur processus de déve-
mesures concrètes afin de prévenir l’échec des entre- loppement.
prises : assistance des entreprises en difficulté par des 10. Internationalisation des PME
experts, allégement de la législation en matière de faillite Afin d’aider les PME à mieux appréhender de nouveaux
non frauduleuse, aide financière au redémarrage. marchés, des Centres d’affaires européens seront mis en
5. Simplifications administratives place dans les pays étrangers. Des programmes d’accom-
Le délai nécessaire pour créer une nouvelle entreprise pagnement à l’étranger sont en cours : le programme EU
ne devrait plus dépasser une semaine. Les certificats et Gateway, lancé en mai 2008, accompagne les PME dans
permis d’exploitation devront être obtenus dans un délai leur première expérience en Corée et au Japon. Le volet
d’un mois. Des guichets uniques seront mis en place afin « Chine » de ce programme est prévu pour 2010. n
de faciliter l’ensemble des formalités administratives, sur
place ou en ligne. Contact : Enterprise Europe Network « Paris Ile-de-France
6. Accès des PME aux marchés publics Centre ». Tél. : 01 72 03 29 65 ou 67.
L’information en matière de marchés publics sera renfor- Courriel : europe@versailles.cci.fr

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25

EUROPE

CONVENTIONS D’AFFAIRES :
DES OPPORTUNITÉS À SAISIR
Enterprise Europe Network met à la disposition des entreprises et des centres
de recherche un service de participation aux conventions d’affaires dans toute l’Europe.
E ernières illustrations en date de cette initiative

D conduite depuis 2008 par la Commission euro-


péenne dans le cadre du Programme Innovation
et Compétitivité : le Mobile World Congress, pre-
mier salon international de l’industrie du téléphone
mobile et Ipack Ima, référence dans le domaine du packa-
ging industriel.

Mobile World Congress


Barcelone – Février 2009
Lors de l’édition 2008 du Mobile World Congress, qui a
rassemblé près de 1300 exposants et attiré plus de
60 000 visiteurs, les conventions d’affaires organisées par
Enterprise Europe Network ont attiré 363 entreprises
européennes et généré plus de 850 rendez-vous quali-
fiés. Cette année encore à Barcelone, du 16 au 19 février,
Enterprise Europe Network a permis à plusieurs entre-
prises des Yvelines et du Val-d’Oise de s’inscrire aux ren-
dez-vous d’affaires et d’approcher les plus grands d’industrie de Milan et la Fédération italienne FAST,
groupes : Orange, Nokia… membres d’Enterprise Europe Network, ont organisé des
Elles bénéficiaient chacune d’un espace de rendez-vous conventions d’affaires sur deux journées, le 25 et le
sur le pavillon catalan CCIP/UbiFrance et ont pu pro- 26 mars, afin de permettre aux entreprises d’obtenir des
fiter d’événements de networking entre participants. rendez-vous qualifiés avec des partenaires technolo-
Pierre Crego, directeur de Mercury Technologies (Saint- giques et commerciaux. Accompagnées par la CCIV,
Résultats : Rémy-lès-Chevreuse), a ainsi pu promouvoir ses techno- douze entreprises des Yvelines et du Val-d’Oise ont pu
des rendez-vous logies d’architectures multiservices de cartes à puce phy- ainsi participer à près d’une trentaine de rendez-vous et
qualifiés, siques et virtuelles (via module sans contact NFC pour obtenir des contacts fructueux avec les principaux acteurs
un networking mobiles) auprès de nombreux clients potentiels. industriels de leur filière.
étendu et
des contacts
Ipack Ima – Milan – Mars 2009 Contact : Enterprise Europe Network,
fructueux.
Depuis 1961, le salon Ipack Ima est devenu une référence CCI de Versailles Val-d’Oise/Yvelines,
dans le domaine du packaging industriel, notamment Pierre Arribe au 01 72 03 29 68
pour les filières de l’agroalimentaire, de la chimie-phar- ou parribe@versailles.cci.fr
macie et de la logistique. En 2006, 1 527 exposants et
50 000 visiteurs étaient présents et 62 % des exposants PROCHAINES CONVENTIONS
avaient signé des accords commerciaux grâce à leur par- ENTERPRISE EUROPE NETWORK
ticipation au salon. n 4 au 5 juin 2009 : Eurodigimeet/Digital Content, Paris
L’Italie, très impliquée dans ces secteurs industriels, est n 15 au 21 juin 2009 : Le Bourget, Paris
devenue le deuxième producteur-exportateur mondial de n Octobre 2009 : Rencontres franco-tchèques, Prague
machines d’emballage. Lors de l’édition 2009 qui s’est n 18 au 20 novembre 2009 : Medica – Düsseldorf
n 1 au 4 décembre 2009 : Pollutec Horizons - Paris
er
tenue à Milan Rho-Fiera, la Chambre de commerce et

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26 ACTUS INDUSTRIE

HALL 4
STAND N°B83
Une trentaine
d’entreprises
FILIÈRE AÉRONAUTIQUE
du secteur
seront LA CCIV AU SALON DU BOURGET
accueillies Le 48e Salon international de l’aéronautique et de l’espace qui fête cette année
sur l’espace
de la CCIV.
ses cent ans ouvre ses portes du 15 au 21 juin au Bourget.
a CCIV sera à nouveau fabricant de matériau de blindage Les entreprises qui nous ont fait

L présente sur cet événement


majeur de la filière
aéronautique et accueillera sur
hyperfréquence, fixations
industrielles et aéronautiques,
ingénierie, conception, dévelop-
confiance en 2009 bénéficieront
d’un emplacement stratégique
au cœur du pavillon francilien
son espace d’exposition collectif pement et fabrication de matériels de 1 500 m2, d’une prise en charge
de 400 m2 (hall 4, stand N°B83) électroniques, optiques et méca- de la logistique de leurs stands
une trentaine d’entreprises niques, développement de logiciels, et d’un service pendant le Salon. n
(lire ci-dessous, à droite) étude et fabrication de moteurs
intervenant dans les secteurs électriques pour l’aéronautique, Contact : Eva Bla.
de l’aéronautique et de l’espace : mécanique générale, sous-traitance Tél. : 01 30 75 35 65
équipementier aéronautique, industrielle, prototypage rapide… ou ebla@versailles.cci.fr

LES ENTREPRISES
PRÉSENTES AU BOURGET
4D Concept • Actidyn Systèmes • Aéro Générale
Intervention • Aéro Négoce International • Astro-Med
SNC • Atelier Mécanique de Deuil • Atermes • Aubry
NTV • Aviatec • Carism • CEP • Comptoir Général
des Métaux S.A. • Detampel • Erpro • ESM • Euromip •
Getelec • Laroche Group • Metavia Brami • Mitsui Seiki
Kogyo Co. Ltd • PGEP • Protec Industrie • Rodriguez •
Sereme SA • Sarl Vue & Semmip • Seerc • Sodimatel •
Tecmatel • Toyoda • Windela

Profils détaillés sur internet :


www.espace-aeronautique.com

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026_027_ACTUS_INDUS_V2.QXP 27/04/09 15:00 Page 27

27

TÉLÉCOMMUNICATIONS

L’ART DE MANAGER À DISTANCE


Didier Bruneau évoque son parcours d’entrepreneur.

ngénieur de formation, de services et de réalisation rétablir notre capital “confiance”

Technilog
est implantée
I Didier Bruneau a travaillé
au sein de grands groupes
de télécommunication tels
de logiciels pour l’informatique
industrielle. Un choix audacieux
car l’entreprise qui a subi la crise,
auprès des clients », précise Didier
Bruneau. Le nouveau Pdg resserre
alors ses équipes et son offre de
que Thomson ou CIT Alcatel a déposé le bilan en 2006. produits. La réalisation de logiciels
à Saint-Rémy-
et IMECOM. En 2004, il lance son « La CCIV m’a aidé notamment pour le PLM à l’atelier tout d’abord,
lès-Chevreuse
entreprise, Crystal Data, une société pour les aspects juridiques. la télégestion et la télémaintenance
et compte
de conseil en informatique et J’ai opté pour la poursuite de ensuite. « Notre métier est de
une quinzaine
installation de structures. Quelques l’activité avec reprise de la dette travailler à partir d’une application
de personnes,
en majorité
années après, changement de cap : et du passif. La principale difficulté de base sur des développements
des ingénieurs. « J’ai réorienté mes activités vers a été de trouver des financements. à la demande de clients tels
l’offre de produits et ai recherché Nous avons bénéficié d’un prêt que Véolia, Elio, Dassault Systèmes
des opportunités de reprise », Aface, ce qui nous a permis ou Réseau ferré de France. » n
se rappelle-t-il. Son choix se porte d’assainir nos fonds propres.
en 2007 sur Technilog, une société Il était également important de Contact : www.technilog.com

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028_029_BAROMETRE.QXP 27/04/09 15:03 Page 28

28 BAROMÈTRE EN CHIFFRES
Indice du coût Variation de l’indice
de la construction du coût de
(publié par l’Insee – base 100 en 1953) la construction
1er trim. 2e trim. 3e trim. 4e trim. Trimestre Sur 1 an Sur 3 ans
(révision)
1991 972 992 996 1002
1992 1 006 1 002 1 008 1 005
2003 1er 2,07 % 9,23 % L’ILE-DE-FRANCE EST
2e 3,35 % 10,38 %
1993 1 022 1 012 1 017 1 016 3e 2,82 % 10,06 %
LA PREMIÈRE RÉGION
1994 1 016 1 018 1 020 1 019 4e 3,58 % 7,72 % ÉCONOMIQUE D’EUROPE
Avec 11 millions d'habitants, la région
2004 1er 3,55 % 8,89 %
1995 1 011 1 023 1 024 1 013 se classe au 20e rang mondial des plus grandes
2e 5,40 % 11,24 %
1996 1 038 1 029 1 030 1 046 métropoles. Le PIB (produit intérieur brut) annuel
3e 5,73 % 11,09 % de 480 milliards d'euros représente 29 % de
1997 1 047 1 060 1 067 1 068
4e 4,53 % 11,31 % la richesse nationale et place la région au 1er rang
1998 1 058 1 058 1 057 1 074
1999 1 071 1 074 1 080 1 065 2005 1er 3,67 % 9,58 % des régions européennes sur le plan économique.
2e 0,71 % 9,72 % Cependant la répartition des richesses et des
3e 0,47 % 9,23 % emplois est très inégale en Ile-de-France.
2000 1 083 1 089 1 093 1 127 Alors que pour Paris on compte 161 emplois/ha,
2001 1 125 1 139 1 145 1 140 4e 4,96 % 13,65 %
on en compte 49 pour les Hauts-de Seine, 23 pour
2002 1 159 1 163 1 170 1 172 2006 1er 7,24 % 15,13 % la Seine-Saint-Denis et 1 pour la Seine-et-Marne.
2003 1 183 1 202 1 203 1 214 2e 7,05 % 13,64 %
2004 1 225 1 267 1 272 1 269 3e 8,06 % 14,80 %
2005 1 270 1 276 1 278 1 332 4e 5,56 % 15,82 % APPEL À LA VIGILANCE
2006 1 362 1 366 1 381 1 406 Vous pouvez être destinataire d'un courrier ayant
2007 1er 1,69 % 13,06 %
pour objet un enregistrement dans le registre CSR
2e 5,05 % 13,26 %
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2007 1 385 1 435 1 443 1 474 3e 4,49 % 13,44 % des frais d'enregistrement et de publication.
2008 1 497 1 562 1 594 4e 4,84 % 16,15 % Attention ! Ce courrier est frauduleux, utilisant
2008 1er 8,09 % 17,87 % un logo proche de celui utilisé par nos instances
Rappel : calcul d’un loyer commercial
2e 8,85 % 22,41 % légales et créant une confusion : RCS / CSR.
par la variation de l’indice Insee
3e 10,46 % 24,73 % En cas de doute, n'effectuez aucun versement et
du coût de la construction :
demandez conseil à votre Chambre de commerce
Ancien loyer x nouvel indice = nouveau loyer et d'industrie de Versailles Val-d'Oise / Yvelines
ancien indice (CCIV) au 01 30 84 78 78.

Évaluation kilométrique des frais de voiture Taxes communales de publicité


Prix de revient kilométrique 2009 Taux maximum applicables aux taxes de publicité par les communes
Applicable pour la déclaration des revenus perçus en 2008 (la commune peut instituer l’une ou l’autre de ces taxes).

Puissance Jusqu’à De 5 001 à Au-delà de Assiette Taxe sur les Taxe


emplacements sur les
fiscale 5 000 km 20 000 km 20 000 km
publicitaires affiches
par m2 et par an publicitaires
3 CV et moins 0,387 € x d (0,232 € x d) + 778 € 0,271 € x d
4 CV 0,466 € x d (0,262 € x d) + 1020 € 0,313 € x d Supports 2 € /m2
non numériques, 100 € et
5 CV 0,512 € x d (0,287 € x d) + 1123 € 0,343 € x d ni éclairés, ni lumineux par affiche
6 CV 0,536 € x d (0,301 € x d) + 1178 € 0,360 € x d Supports 3 € /m2
7 CV 0,561 € x d (0,318 € x d) + 1218 € 0,379 € x d non numériques 150 € et
éclairés ou lumineux par affiche
8 CV 0,592 € x d (0,337 € x d) + 1278 € 0,401 € x d
Supports numériques
9 CV 0,607 € x d (0,352 € x d) + 1278 € 0,416 € x d
ne permettant pas
10 CV 0,639 € x d (0,374 € x d) + 1323 € 0,440 € x d l’affichage d’images 200 € 200 €
en couleurs
11 CV 0,651 € x d (0,392 € x d) + 1298 € 0,457 € x d
12 CV 0,685 € x d (0,408 € x d) + 1383 € 0,477 € x d Supports numériques
permettant l’affichage 300 € 300 €
13 CV et plus 0,697 € x d (0,424 € x d) + 1363 € 0,492 € x d d’images en couleurs
d = distance parcourue dans l’année 2008, à titre professionnel.

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028_029_BAROMETRE.QXP 27/04/09 15:03 Page 29

SOCIAL
29
Intérêts des comptes courants d’associés Plafond de la Sécurité
(Taux maximum des intérêts déductibles pour les exercices de 12 mois) sociale 2009
Plafond annuel : . . . . . . . . 34 308 €
Dates de clôture taux déductibles Plafond trimestriel : . . . . . . 8 577 €
À partir du 30/11/08 ......... 6,15 % Plafond mensuel : . . . . . . . . 2 859 €
À partir du 31/12/08 ......... 6,21 %

À partir du 31/01/09 ......... 6,32 %


SMIC
Depuis le 1er juillet 2008 :
À partir du 28/02/09 ......... 6,42 %
SMIC horaire : 8,71 €
Taux d’intérêt légal : 3,79 % pour l’année 2009
Taux REFI (ou REPO) : 1,25 % au 2 avril 2009 SMIC mensuel (entreprises
employant plus de 20 salariés)
Horaire hebdo SMIC mensuel

Taux d’usure 35 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 321,05 €


36 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 368,20 €
La réglementation de l’usure n’est plus applicable aux prêts consentis aux sociétés 37 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 415,36 €
et aux entreprises individuelles.
38 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 462,62 €
39 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 509,77 €
4e trim. 2008 1er trim. 2009 2e trim. 2009
40 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 556,93 €
Découverts en compte 14,17 % 14,55 % 14,13 % 41 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 604,19 €
42 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 651,34 €
43 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 698,50 €
Crédit gratuit. 1er semestre 2009 : 6,69 %. Taux de base bancaire 2009 : 6,60 % 44 heures . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 755,22 €

Minimum garanti
Depuis le 1er juillet 2008 = 3,31 €
Indice national bt01
2008 Sur les 3 derniers mois Régime complémentaire
de retraite des cadres
Sept. 811,7 830 Plafond mensuel 2009
Oct. 805,1
Tranche A . . . . . . de 0 à 2 859 €
Nov. 799,7 820
Tranche B . . . . . . de 2 859 à 11 436 €
Déc. 797,7 Tranche C . . . . . . de 11 436 à 22 872 €
810

Indice des loyers


800 commerciaux (ILC)
1 er trimestre 2008 : . . . . . . . . 100,00
790
2 e trimestre 2008 : . . . . . . . . 101,20
3 e trimestre 2008 : . . . . . . . . 102,46
Sources : Service des affaires juridiques 10 11 12
et consulaires de la CCIV. 2008 2008 2008 4 e trimestre 2008 : . . . . . . . . 117,54

Frais professionnels
Limite d’exonération de charges sociales et fiscales 2009
Frais de nourriture
Sur le lieu de travail 5,60 €
En cas de déplacement 16,60 € par repas
Hors locaux 8,10 €
Indemnités forfaitaires de grand déplacement
Nourriture 16,60 € par repas
Logement région IDF 59,60 €
Logement autres départements 44,20 €
Indemnités de grand déplacement
De 4 à 24 mois De 25 à 72 mois
Nourriture 14,10 € par repas Nourriture 11,60 € par repas
Logement région IDF 50,70 € Logement région IDF 41,70 € par jour
Logement autres départements 41,70 € Logement autres départements 30,90 € par jour
Indemnité logement et nourriture durée > 9 mois 65,20 € par jour
Indemnité pour frais d’installation
dans un nouveau logement limite de 1325,10 € majorée de
110,40 € par enfant à charge
dans la limite de 3 enfants

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


030_031_ACT_TERR_V3.QXP 30/04/09 10:18 Page 30

30 ACTION TERRITORIALE & RÉSEAUX

Les quelque
15 millions
de tonnes de
marchandises
transportées CANAL SEINE-NORD EUROPE
sur le canal
éviteront
le trafic de
1 million de
QUELLES OPPORTUNITÉS
poids lourds/an.
POUR LE TERRITOIRE ?
Véritable chaînon manquant du transport fluvial, le projet de Canal Seine-Nord Europe
offrira de réels débouchés économiques pour les entreprises du territoire d’ici à 2015.

ean-Louis Borloo, ministre de l’écologie et de l’amé- La CCIV, consciente de l’importance de ce projet pour l’éco-

J nagement du territoire et Dominique Bussereau, secré-


taire d’État chargé des transports ont signé le 11 mars
2009, avec les présidents des Conseils régionaux de Picar-
nomie du Val-d’Oise et des Yvelines, a organisé le 19 mars
2009, à Conflans Sainte-Honorine, en partenariat avec
l’Association d’urbanisme et de développement (Audas),
die, du Nord-Pas-de-Calais et d’Île-de-France, le protocole une table ronde sur le sujet.
d’intention pour la construction du canal Seine-Nord Pour Patrick Devergies, vice-président de la CCIV, « tout
Europe entre Compiègne et Aubencheul-au-Bac, près de équipement structurant de grande envergure apporte des
Cambrai. Ce tronçon, long de 106 km, reliera l’Oise à l’Es- opportunités essentielles en termes économiques. » La
cot (Belgique) et s’ouvrira sur plus de 20 000 km du réseau Chambre de commerce et d’industrie entend d’ailleurs jouer
fluvial européen de grand gabarit. Accessible aux unités un rôle de premier plan en facilitant toutes les initiatives
fluviales de 4 400 tonnes et équipé de quatre nouvelles des entreprises locales et en défendant également les inté-
plates-formes multimodales, le canal doit relier en 2015 rêts du secteur « Seine Aval » inclus dans le périmètre du pro-
le grand Bassin parisien et le Nord-Pas-de-Calais et, au- jet. «L’offre logistique devra être adaptée aux différentes filières
delà, le Benelux. Le canal Seine-Nord Europe a aussi pour [automobile, conteneur, vrac, etc.] et être favorisée par une
vocation le désenclavement du bassin de la Seine et offrira desserte routière et autoroutière ad hoc », souligne Patrick
aux ports du Havre, de Rouen et de Dunkerque de nouveaux Devergies. Dans ce cadre, la CCIV a proposé la mise en place
débouchés vers l’Europe. d’un collectif regroupant les principaux acteurs concernés
Projet emblématique du « Grenelle de l’environnement », par ce projet (élus locaux, Port autonome de Paris, entre-
l’ouvrage aura un impact considérable sur les rejets de CO2 prises, Audas, CCI…) pour préparer au mieux l’arrivée en
dans l’atmosphère. Ce sont 15 millions de tonnes de mar- Seine Aval de cet équipement. Par son moindre coût de
chandises qui seront transportées sur le canal évitant ainsi revient, le transport fluvial devrait attirer nombre de clients,
la circulation de près de 1 million de poids lourds par an, soit à l’instar d’EADS qui l’utilise depuis de nombreuses années
67 000 Tep (tonnes équivalent pétrole) en 2020. pour le transport du premier étage de la fusée Ariane 5,
des Mureaux jusqu’au Havre, ou du groupe Lapeyre qui
La création de 4 000 emplois approvisionne, toujours depuis les Mureaux, ses 140 dépo-
La construction des nouvelles plates-formes multimodales sitaires en France, en Suisse et en Belgique. Le transport
et le développement des ports déjà en activité devraient fluvial a de beaux jours devant lui. n
attirer de nouvelles et nombreuses entreprises de services
ou de transports régionaux et créer, à terme, près de Contact CCIV : Emmanuel Veiga, responsable du service
4 000 emplois, sans compter les emplois induits comme la Aménagement Transports. Tél. : 01 30 84 79 14
restauration, les services à la personne ou le logement. Internet :www.seine-nord-europe.com

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


030_031_ACT_TERR_V3.QXP 30/04/09 10:18 Page 31

31

AMÉNAGEMENT

REQUALIFICATIONS DES PARCS D’ACTIVITÉS :


LES YVELINES SUR LE TERRAIN
Élus et responsables du développement économique du territoire de l’OIN Seine Aval,
représentants du Conseil général des Yvelines, ils étaient une trentaine en février dernier
à arpenter les parcs d’activités de Saint-Ouen l’Aumône et de Sarcelles – Villiers-le-Bel.
rganisée par la CCIV et l’AUDAS (Agence d’urba- de la signalétique ou de l’environnement, est la clef de leur

O nisme et de développement Seine Aval), cette visite


avait pour objet de présenter aux acteurs de Seine Aval
des opérations particulièrement réussies de requalification
attractivité.
La politique de requalification des parcs d’activités implan-
tés dans le Val-d’Oise a été mise en place en 2000 par la
de parcs d’activités. Avaient été choisis, pour leur exempla- CCIV, en partenariat avec le Conseil général du Val-d’Oise,
rité en termes d’importance des programmes menés, répondant à une volonté commune et ambitieuse d’accom-
Sécurité,
les parcs des Béthunes et du Vert Galant à Saint-Ouen pagner leur développement. Une cinquantaine de parcs
signalétique et
l’Aumône et celui de Sarcelles-Villiers-le-Bel. se sont ainsi engagés dans la démarche. Face à son succès,
environnement
Illustrée par les témoignages des élus et représentants de l’idée est venue de dupliquer cette expérience sur la Seine
témoignent
de l’attractivité
ces communes ,et les retours d’expérience des présidents Aval où la CCIV et l’Audas envisagent de mener une action
des parcs. des associations d’entreprises implantées sur ces deux partenariale pour accompagner les acteurs locaux. n
territoires, la visite à permis à leurs homologues des Yve-
lines d’apprécier les retombées apportées par les travaux Contact : Marie Loreau
engagés et les services mis en place sur leurs parcs. La qua- Tél. : 01 39 29 23 16
lité des parcs d’activités, qu’elle soit au niveau de la sécurité, ou mloreau@versailles.cci.fr

ENVIRONNEMENT

LA CCIV HONORE SES CERTIFIÉS


L’environnement est aussi une opportunité pour les entreprises. Accompagnées
par la CCIV, 17 PME-PMI du Val-d’Oise et des Yvelines sont certifiées ISO 14001.
rétendre à la certification ISO

Dans le
Val-d’Oise
et les Yvelines,
P 14001 est un avantage peu par-
tagé en France, en particulier par
les PME/PMI. C’est pourquoi la CCIV
et ses partenaires ont mis en place un
173 sites
programme d’accompagnement col-
ont obtenu
lectif des entreprises en matière d’en-
la certification.
vironnement et de développement
Parmi eux,
durable leur permettant d’accéder à
la majorité
la certification. Celles-ci peuvent
des PME/PMI
certifiées
ensuite adhérer au premier réseau
sont passées francilien des Managers de l’Environ- de Management Environnemental 26 mars dernier, à Versailles, par la
par la CCIV. nement et du développement durable (SME) visant à une organisation remise du « Trophée RME ». n
(RME). Cent trente entreprises, repré- normée ISO 14001. Parmi elles,
sentant près de 8 500 salariés, ont 17 sont certifiées, d’autres sont en Contact : Pôle environnement
profité de cet accompagnement. cours de la démarche. Ce sont ces et développement durable
Si certaines n’ont pas souhaité pour- 17 entreprises que les élus de la CCIV, Isabelle François, animatrice du RME,
suivre au-delà de l’analyse de la situa- les vice-président Yves Fouchet pour Tél. : 01 30 75 35 87.
tion environnementale de leur entité, les Yvelines, et Frédéric Vernhes pour Dominique Duret, responsable
40 ont mis en place un Système le Val-d’Oise, ont tenu à honorer le du pôle, Tél. : 01 30 84 73 58.

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032_033_ESSENTIEL_TRANS.QXP 27/04/09 15:09 Page 32

32 L’ESSENTIEL

CYCLE DE VIE

TRANSMISSION D’ENTREPRISE :
MODE D’EMPLOI
La transmission Qu’il aspire à prendre sa retraite ou à découvrir de nouveaux horizons,
d’une société le chef d’entreprise doit anticiper son projet de cession et se faire accompagner.
est une étape
délicate dans
ans les dix prochaines années et sur le seul territoire rantes, comme les services aux entreprises, est un atout

D
la vie d’un
entrepreneur. de l’Île-de-France, pas moins de 165 000 entreprises essentiel pour la compétitivité d’un territoire. Mais « il
changeront de dirigeant ou disparaîtront, faute de peut arriver que trois ou quatre années s’écoulent avant
repreneur, selon le Centre régional d’observation du com- qu’un processus de cession aboutisse », prévient Chris-
merce, de l’industrie et des services (Crocis) de la CCI de tophe Perrot, conseiller transmission, cession et reprise
Paris. Plus de la moitié des cédants aspire à prendre sa à la CCIV.
retraite ; un quart change d’activités ou se consacre à des
projets personnels. L’enjeu est considérable. En termes Mot d’ordre : anticiper
d’emplois tout d’abord : l’Insee estimait que la dispari- Une entreprise, dont le dirigeant dépasse 55 ans, est
tion d’entreprises n’ayant pas trouvé de repreneur impli- concernée à court terme par la problématique et il est
querait la destruction de 10 000 emplois chaque année. temps qu’une réflexion s’engage à ce sujet. Le chef d’en-
Ensuite, parce que le maintien d’activités dites structu- treprise ne doit surtout pas lever le pied mais au contraire

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


032_033_ESSENTIEL_TRANS.QXP 27/04/09 15:09 Page 33

33

continuer à investir, quitte à céder de façon anticipée Une reprise se réalise fréquemment dans l’entourage
lorsque les conditions, conjoncture du marché et situa- familial ou parmi les proches collaborateurs du dirigeant.
tion de l’entreprise, sont les plus avantageuses. Il lui Le repreneur potentiel, héritier ou salarié, doit alors se
revient aussi de trouver le bon repreneur, celui qui saura préparer à son nouveau métier. Devenir chef d’entreprise
assurer la pérennité de l’activité, ce qui peut prendre plu- implique de lourds sacrifices, personnels et financiers.
sieurs années. « Nous invitons les chefs d’entreprises à C’est un choix exigeant qui doit être réfléchi et partagé
nous contacter le plus tôt possible pour faire le point sur la par la famille. Mais une fois qu’il s’est assuré avoir le pro-
stratégie qu’ils entendent mettre en œuvre pour céder leur fil pour ses nouvelles fonctions, le futur repreneur doit
entreprise », insiste Christophe Perrot. encore acquérir une vision globale et objective de l’entre-
Des réunions de sensibilisation à la cession sont ainsi prise, maîtriser et approfondir les facteurs qui condition-
organisées par la CCIV au cours desquelles les cédants neront sa réussite.
potentiels obtiennent, en quelques heures, de premiers
éléments d’information et les contacts nécessaires pour Trouver le bon repreneur
engager une telle démarche. En effet, réussir la transmis- Si personne ne se manifeste dans son entourage, le chef
sion de son entreprise nécessite de se préparer en matière d’entreprise peut rejoindre un réseau de mises en relation
juridique et comptable et de se faire accompagner sur comme la bourse d’opportunités d’affaires du réseau Pas-
de nombreux aspects, patrimoniaux, fiscaux… ser le relais, mis en place en 2001 par les CCI d’Île-de-
France et qui est en contact avec un vivier de repreneurs
Établir la valeur concrète de l’entité expérimentés. Pour un coût modique et dans la plus par-
En premier lieu, le chef d’entreprise doit s’assurer de l’exis- faite confidentialité, les cédants mettent en ligne, sur un
tence même d’éléments transmissibles comme un porte- site Internet dédié, leur proposition d’affaire assortie
feuille clients stable ou un modèle économique tangible d’une présentation réalisée avec l’appui d’un conseiller
La disparition
qui pourra être perpétué en cas de changement de direc- de la CCI. Ils sont avertis dès qu’un repreneur se signale.
d’entreprises
tion. De bonnes surprises ne sont pas à exclure. Telle Vient alors l’heure de la négociation qui n’aboutira que
sans repreneur
entreprise de négoce de métaux spécifiques qui, faute de si un climat de confiance et de respect mutuel s’instaure
entraînerait la
force de frappe commerciale, vivotait, a finalement pu entre cédant et repreneur, tous deux entourés de leurs
destruction de
faire l’objet d’une cession car, opérant sur un marché de conseils. 10 000 emplois
niche, elle recelait un réel potentiel de développement. Céder son entreprise est une étape délicate dans la vie par an (Insee).
Une étape délicate consiste à établir la valeur concrète d’un entrepreneur qui a investi beaucoup de lui-même
de l’entreprise. durant de longues années pour la faire prospérer.
L’analyse de l’expert-comptable est, sur ce point, incon- Et rechercher une entreprise à reprendre représente
tournable mais elle n’est pas suffisante. Le cédant a tout un travail exigeant qui nécessite une forte implication.
intérêt à disposer d’un diagnostic pluridisciplinaire, d’avis Mais au bout de trois ans, le taux de survie des entreprises
croisés, celui d’un avocat par exemple, qui tiendra davan- reprises est de 76% contre 66% pour celles qui sont créées
tage compte de la valeur des contrats ou de la stratégie en ex nihilo. n
matière de propriété intellectuelle.
La CCIV propose ainsi aux chefs d’entreprise de définir
avec eux l’accompagnement dont ils ont besoin, le type Contact : Christophe Perrot au 01 30 75 35 60
d’expertise qui s’avèrera utile et dont le coût restera cir- ou cperrot@versailles.cci.fr
conscrit dans des limites raisonnables. Internet : www.passerlerelais.ccip.fr/

L’ÉCOLE DES MANAGERS DISPENSE UNE FORMATION


POUR PROFESSIONNALISER LES REPRENEURS
L’ é c o l e d e s m a n a g e r s propose de fiscalité, de management Huit cents repreneurs ont suivi
une formation en alternance des hommes ou encore avec succès un tel parcours.
de 55 jours, s’étalant sur deux ans de communication. Puis, Des formations plus courtes,
et visant à professionnaliser chaque participant analyse de 5 jours ou de 16 jours,
le repreneur. Une première phase le fonctionnement de son entreprise sont aussi proposées pour
est consacrée à l’acquisition et, sur la base de ce diagnostic, permettre à des repreneurs
de fondamentaux en matière lance un plan d’action avec l’appui plus chevronnés de mettre
de marketing, de gestion, de droit, de consultants. tous les atouts de leur côté.

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


034_035_ESSENT_AGEN_V3.QXP 27/04/09 15:12 Page 34

34 L’ESSENTIEL EN BREF

11E ÉDITION DU FORUM


ENTREPRISES DÉFENSE

Formations, stages et séminaires

5 jours pour entreprendre


Initiation à la création d’entreprise 1
• Versailles : du 8 au 12 juin et du 20 au 24 juillet 2009
• Pontoise : du 25 au 29 mai Véritable carrefour d’échanges entre les donneurs d’ordres,
et du 29 juin au 3 juillet 2009 La Chambre les fournisseurs et sous-traitants du secteur de la défense,
de commerce la 11e édition du Forum Entreprises Défense se déroule
2 jours CHR et d’industrie les 13 et 14 mai 2009 sur la base militaire de Versailles Satory.
Stage spécial café-hôtel-restaurant (CHR) de Versailles Vous pouvez télécharger l’invitation et recevoir votre badge
• Versailles : les 15 et 16 juin 2009. Val-d’Oise/ d’accès, sur www.fed.versailles.cci.fr Pour vous enregistrer,
Yvelines
cliquez sur « réservez votre badge » et remplissez
17 jours pour réussir accompagne
le formulaire. Vous recevrez votre badge par mail.
Séminaire de création et de direction d’entreprise les créateurs
Vous pouvez consulter sur ce site le plan de la manifestation
en partenariat avec le Conseil régional Ile-de-France et repreneurs
et la liste des exposants. L’équipe Salon professionnel
d’entreprises
(CRIF) de la CCI de Versailles Val-d’oise/Yvelines se tient à votre
sur l’ensemble
• Versailles : du 27 mai au 7 juillet 2009 disposition pour tout renseignement complémentaire.
de leur
• Pontoise : du 23 septembre au 3 novembre 2009 Contact : Sandrine Le Du de Pinho
parcours.
Rencontres ou sledudepinho@versailles.cci.fr
16 jours pour reprendre d’information,
Formation spéciale repreneur en partenariat formations
avec le Conseil régional Ile-de-France (CRIF) courtes
PERMANENCES
• Pontoise : du 16 juin au 9 juillet 2009 (initiation) « PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE »
Contact : pdesilans@versailles.cci.fr ou plus Ces permanences gratuites sont organisées par la CCIV
ou fmaleama@versailles.cci.fr approfondies en partenariat avec l’Institut national de la propriété
ou au 01 72 03 29 62 (Fabienne Maléama) (longues), industrielle (Inpi). Elles permettent, lors d’un entretien
ces interventions individuel de 45 minutes, de s’informer sur les enjeux
Réunions d’information constituent et les démarches de la propriété industrielle.
la base • Versailles : les 28 mai et 18 juin 2009
Soirée de la création-reprise de travail • Pontoise : les 14 mai, 4 juin et 2 juillet 2009
d’entreprise (à partir de 16 h 30) pour tous Inscription au 01 30 75 35 82 ou arist@versailles.cci.fr
• Pontoise : les 12 mai et 30 juin 2009 les porteurs
• Versailles : le 2 juin 2009 de projet.
ECOLE DES MANAGERS
Après-midi d’information Pour préparer efficacement et réussir la transmission interne
(de 14 h à 17 h, inscription préalable obligatoire) ou familiale de son entreprise et maîtriser son avenir.
• Pontoise et Versailles : les 14 et 28 mai Formation-Action en alternance de 55 jours en 3 phases.
et les 11 et 25 juin 2009 Début de la 5e promotion le 1er octobre 2009.
Inscriptions ouvertes.
Contact : L’Espace Entreprendre Contact : Antoine Tricot.
• Val-d’Oise, au 01 30 75 35 98 Tél. : 01 30 84 79 66 ou atricot@versailles.ccI.fr
ou creation95@versailles.cci.fr
• Yvelines, au 01 30 84 73 90
ou creation78@versailles.cci.fr INFORMATION SPÉCIALE
Pôle Info Contact : PIC 0 820 078 095 REPRENEURS
(n°indigo 0,12 €/min) « Comment et pourquoi reprendre une PME-PMI ? »
1
(de 9 h 30 à 11 h 30, dans les locaux de la CCI)
Formation organisée la CCI dans le cadre du réseau « CCI
Entreprendre en France » et en partenariat avec la Direction • Versailles, le 19 juin 2009
du Commerce de l’Artisanat des Services et des Professions • Pontoise, le 15 mai 2009
Libérales (DCASPL) Contact : Luce Aouad, au 01 30 75 35 61
ou laouad@versailles.cci.fr

Le courrier économique • N° 113 mai-juin 2009 • www.versailles.cci.fr


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36 L’ESSENTIEL

ACQUISITION DE COMPÉTENCES

INTÉGRER LE DROIT INDIVIDUEL


À LA FORMATION
Le Droit individuel à la formation (Dif) est un droit pour les salariés
et une opportunité dans la gestion des ressources humaines de l’entreprise.

epuis 2004, le Dif (Droit individuel à la formation) prévoir des modalités supérieures. En cas de rupture de

D peut être utilisé par un salarié d’une entreprise pour


se perfectionner dans le contexte et au-delà des exi-
gences de son poste de travail, corriger des « carences »
contrat, les droits non utilisés doivent être liquidés et uti-
lisés pendant le préavis. Les salariés en CDD justifiant de
quatre mois, consécutifs ou non, sous CDD au cours des
dans sa vie quotidienne, personnelle ou professionnelle, 12 derniers mois, peuvent également en bénéficier.
acquérir des compétences ou développer son employa- Le Dif est mis en œuvre hors temps de travail, sauf si une
Le contexte bilité sur le marché du travail. convention ou un accord collectif de branche ou d’en-
réglementaire Intégrer le Dif dans la politique de formation permet treprise prévoit que le Dif s’exerce en partie ou totale-
complexe du Dif
aussi à l’employeur d’anticiper les demandes et de pro- ment pendant le temps de travail. Si la formation se
est souvent mal
poser des formations en phase avec les priorités de la déroule en dehors du temps de travail, elle s’accompagne
maîtrisé par
branche professionnelle et de l’entreprise. Votre cata- du versement d’une allocation-formation et d’une prise
les entreprises.
logue Dif peut être composé de stages individuels mais en charge par l’employeur des frais de formation et de
également de parcours de formation modulaires, qui transport. Cette allocation-formation est égale à 50 % de
peuvent être réalisées sur une ou plusieurs années. la rémunération nette, elle est imposable et exonérée de
charges salariales et patronales.
Quelques points clés de la réglementation Si le Dif est mis en œuvre pendant le temps de travail, le
Le Dif s’exerce à l’initiative du salarié pour réaliser une salarié bénéficie du maintien de sa rémunération.
action de formation choisie avec la condition préalable Un accord formalisé entre le salarié et l’employeur est
d’obtenir l’accord de l’employeur sur le choix de l’action nécessaire, en lien éventuel avec l'entretien profession-
de formation. nel et avec les orientations de la branche. L’employeur a
Tout salarié en CDI, avec une ancienneté d'au moins 30 jours pour répondre à la demande du salarié.
un an, bénéficie d’un droit individuel à la formation de Sans réponse de l’employeur dans ce délai, la demande
20 heures par an. Ces 20 heures sont cumulables sur de Dif est considérée comme acceptée. En cas de désac-
six ans, un accord de branche ou d’entreprise pouvant cord pendant deux ans, le salarié bénéficiera d'une prio-
rité de prise en charge auprès de l’organisme chargé du
congé individuel de formation.

Utilisation en cas de rupture du contrat


En cas de licenciement, le salarié peut demander avant
la fin de son préavis, au titre des droits acquis, à bénéfi-
cier ultérieurement d’une action de bilan de compé-
tences, de validation des acquis de l’expérience (VAE) ou
de formation financée par le Dif.
En cas de licenciement pour faute lourde ou grave ou en
cas de retraite, les droits du Dif ne sont pas utilisables.
En cas de démission, le Dif peut, à la demande du sala-
rié, être utilisé pendant le préavis pour suivre un bilan
de compétences, une VAE ou une action de formation. n

Renseignements :
ou fpcinfo@versailles.cci.fr

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37

JUIN ET JUILLET 2009


ZOOM SUR DES FORMATIONS À VENIR
Ces formations sont dispensées dans nos quatre centres de formation
du Val-d’Oise et des Yvelines.

Bureautique et systèmes d’information Développement international


De nombreuses formations chaque mois dans les • Documents d’accompagnement des marchandises :
logiciel suivants : Windows, Word, Excel, Access, le 12 juin à Poissy
Photoshop et Internet. Nous consulter. • Gestion d’une commande export : les 22, 23 juin,
6 juillet à Roissy PN2
Sécurité • Les clauses des contrats internationaux : le 2 juin
• Habilitation électrique B1-H1, B2-H2, BR : à Pontoise
les 18, 19 juin à Pontoise • Les incoterms : le 8 juin à Poissy.
• Pratique et fonctionnement du CHSCT : • Les moyens de paiement, le crédit documentaire :
les 8, 9, 10 juin à Saint-Quentin-en-Yvelines les 2, 3 juillet à Roissy PN2
• Recyclage habilitation électrique : le 19 juin à Poissy • Pratiques douanières : les 8, 9 juin à Roissy PN2
• Sauveteur Secouriste du Travail : • TVA intracommunautaire et DEB : les 11, 12 juin
les 15, 16 juin à Poissy à Saint-Quentin-en-Yvelines
les 2, 3 juillet à Pontoise
les 25, 26 mai à Roissy PN2 Gestion des RH et des compétences /
• Recyclage Sauveteur Secouriste du Travail : Direction d’entreprise et management
le 5 juin à Saint-Quentin-en-Yvelines • La fonction tutorale : les 2, 3 juin à Poissy
le 12 juin à Pontoise, le 18 juin à Poissy • L’essentiel du droit social : les 2, 3, 10 juillet
le 23 juin à Saint-Quentin-en-Yvelines à Saint-Quentin-en-Yvelines
le 6 juillet à Poissy • Animer et diriger une équipe : les 4, 5, 12 juin
à Roissy PN2
Efficacité professionnelle • Management pour agent de maîtrise :
• De la prise de notes au compte-rendu : les 2, 3, 4, 18, 19 juin à Saint-Quentin-en-Yvelines
les 25, 26 juin. à Saint-Quentin-en-Yvelines
• Développer sa mémoire : les 25, 26 juin à Pontoise Comptabilité / Gestion / Finance /
• Gérer son stress : les 16, 17, 30 juin Fiscalité
à Saint-Quentin-en-Yvelines • Comptabilité des associations : les 4, 5 juin à Pontoise
• Organisation et gestion du temps : les 18, 19 juin • Élaboration de la liasse fiscale : les 8, 9 juin à Poissy
à Pontoise • L’essentiel de la gestion : les 15, 16, 17 juin à Poissy
• Organiser ses idées avec méthode : les 22, 23 juin • Pratique de la paie, perfectionnement : les 29 juin,
à Roissy PN2 1er juillet à Saint-Quentin-en-Yvelines Consultez
• Tenir une comptabilité en normes IFRS : notre guide
Marketing / Vente / Relations clients les 22, 23, 24 juin à Pontoise interactif :
• Concevoir et rédiger des supports marketing • Travaux comptables quotidiens : les 12, 18, 19 juin www.formation
performants : les 29, 30 juin à Pontoise à Saint-Quentin-en-Yvelines continue.
• La relation client au téléphone : • Travaux d’inventaire et états de synthèse : les 10, 11, versailles.cci.fr
les 29, 30 juin à Poissy 12 juin à Poissy
• Maîtriser les techniques de vente : les 15, 16, 25,
26 juin à Roissy PN2 Commerce / Hôtellerie / Restauration
• Réussir votre accueil en face-à-face et au téléphone : De nombreuses formations en vente, hygiène, accueil
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• Se perfectionner aux techniques de vente :
les 22, 23, 29 juin à Poissy
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les 7, 8 juillet à Saint-Quentin-en-Yvelines ou fpcinfo@versailles.cci.fr

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38 JURIS-INFOS

Le chef
d’entreprise
peut trouver
un accord avec
ses créanciers OUTILS
ou ses
partenaires.
SAUVEGARDER SON ENTREPRISE
Les outils de prévention des difficultés doivent être connus du dirigeant
en ces temps difficiles : le maître mot est l’anticipation.
e plan de relance de l’État prévoit plusieurs méca- sera donnée à cet accord… Le but est d’agir dans l’antici-

L nismes pour améliorer la trésorerie de l’entreprise.


On peut citer la médiation du crédit (0810 00 12 10
ou www.mediationducredit.fr), les mesures fiscales
pation et la négociation pour parvenir à un plan général
de réorganisation de l’entreprise.

(remboursement anticipé du crédit impôt recherche, res- Le mandat ad hoc


titution du report en arrière des déficits, des excédents Procédure confidentielle par excellence, la nomination
d’acomptes d’IS, remboursement du crédit de TVA d’un mandataire ad hoc peut être demandée par le seul
– www.impôts.gouv.fr), les demandes d’étalement des dirigeant de l’entreprise. Condition essentielle préalable :
cotisations Urssaf (www.urssaf.fr), etc. l’entreprise ne doit pas être en état de cessation des paie-
Avant d’envisager une procédure de redressement judi- ments. Le président du tribunal de commerce nomme le
ciaire et si la situation de l’entreprise le permet, le chef mandataire dont le nom peut être proposé par le chef
d’entreprise peut se tourner vers des procédures qui per- d’entreprise. Sa mission est fixée dans l’ordonnance :
mettent de trouver un accord avec les créanciers ou par- trouver une solution aux difficultés d’ordre juridique,
tenaires de l’entreprise. économique ou financier de l’entreprise (dénonciation
Ces différents outils qui viennent d’être modifiés pour de découvert bancaire, rupture de contrat de distribu-
les rendre plus attractifs, se choisissent dans un premier tion, conflit entre associés…) pour parvenir à un accord
temps en fonction, bien sûr, de la situation de l’entreprise entre l’entreprise et ses créanciers (demande de mora-
et du degré de difficulté qu’elle connaît, mais aussi selon toire auprès des organismes sociaux et fiscaux, par
la durée que prendront les pourparlers préalables à l’ac- exemple, ou renégociation des concours bancaires…).
cord, les éventuelles répercussions de la publicité qui Le dirigeant reste à la tête de son entreprise et le man-

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39

dataire n’intervient pas dans la gestion. Le mandataire


est désigné pour trois mois, mais sa mission peut être
renouvelée plusieurs fois afin d’aboutir à la signature
des accords nécessaires.

La procédure de conciliation
Pour ouvrir une telle procédure le dirigeant doit éprou-
ver une difficulté juridique, économique ou financière,
avérée ou prévisible, mais il ne doit pas être en état de
cessation des paiements depuis plus de quarante-
cinq jours. Il doit saisir le président du tribunal d’une
requête exposant sa situation économique, sociale et
financière, ses besoins en financement et le cas échéant
les moyens d’y faire face.
La mission du conciliateur, d’une durée de quatre mois
(prolongeable d’un mois maximum), est fixée dans
l’ordonnance qui ouvre la conciliation : favoriser la conclu-
sion avec les principaux créanciers ainsi que, le cas
échéant, les cocontractants habituels, d’un accord amiable
destiné à mettre fin aux difficultés de l’entreprise.
L’accord finalisé peut être, à la demande conjointe du
débiteur et de ses créanciers, constaté par le président
du tribunal de commerce, ce qui lui donne force obliga-
toire, mais il n’est pas soumis à publicité et reste confiden- tribunal et démarre par une période d’observation de
tiel. Mais le débiteur peut aussi, seul, demander au tri- six mois, renouvelable une fois.
bunal l’homologation de l’accord si la pérennité de Le dirigeant établit à l’intention de l’administrateur un
l’entreprise et les intérêts des créanciers sont assurés. inventaire des actifs (de son patrimoine et des garanties
L’accord fait alors l’objet d’une publicité. qui le grèvent) soumis à certification du CAC ou attesté
En cas d’homologation, les créanciers adhérents à cet par l’expert-comptable, la liste des créanciers, du mon- Le projet
accord bénéficient d’un privilège de conciliation (privilège tant des dettes, des principaux contrats en cours et des de plan de
de new money), les actions et poursuites sont suspendues, éventuelles procédures. Ces éléments vont permettre sauvegarde
est soumis
les cautions ne peuvent être inquiétées, l’interdiction de dresser un bilan économique social et environne-
à l’adoption
d’émettre des chèques est levée… L’accord constaté pro- mental de l’entreprise nécessaire à l’élaboration du plan
par les comités
duit les mêmes effets que l’accord homologué et entraîne de sauvegarde.
de créanciers.
la suspension des poursuites, et les garants du débiteur Le projet de plan, préparé par le dirigeant et l’administra-
sont autorisés à se prévaloir de l’accord de conciliation teur, examine les perspectives de redressement, les pos-
constaté (comme dans le cas de l’accord homologué). En sibilités et modalités d’activités, l’état du marché, les
cas d’échec, et si l’entreprise n’est pas en cessation de paie- moyens de financement, les modalités de règlement du
ment, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde est pos- passif et les garanties à souscrire. Il est proposé aux comi-
sible. Pour éviter l’abus de recours à cet outil, une nou- tés de créanciers et, s’il est adopté, le tribunal arrête ce
velle conciliation ne peut être ouverte dans les trois mois plan. Il est à noter que le tribunal ne peut pas soumettre
suivant la fin de la précédente procédure. l’adoption du plan à l’éviction du dirigeant ni à la cession
forcée de ses parts, ce qui devrait rassurer le dirigeant et
La procédure de sauvegarde l’inciter à se tourner vers cette procédure. Celle-ci a le
Ouverte à la seule initiative du dirigeant lorsqu’il se trouve mérite de suspendre les actions contre les cautions pen-
confronté à des difficultés qu’il n’est pas en mesure de dant la durée du plan et de permettre l’avance des salaires
surmonter, elle doit mener à l’élaboration d’un plan de par les AGS. Il est toutefois soumis à publicité. Si le plan
sauvegarde permettant de réorganiser l’entreprise, de de sauvegarde n’est pas tenu, il est toujours possible de
poursuivre l’activité économique, maintenir l’emploi et demander l’ouverture d’une procédure de redressement
apurer le passif et d’éviter le dépôt de bilan. judiciaire. n Agnès Noël
L’entreprise ne doit pas être en état de cessation des paie-
ments et le dirigeant peut proposer l’administrateur de Contact : cellule de prévention des difficultés des entreprises.
son choix. La procédure est ouverte par un jugement du Tél. : 01 30 75 35 31.

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001_COUV_EXE.QXP
ANNONCE 30/04/09
JOURNAL CCI 10:44
09.qxd:Mise Page 1
en page 2 21/04/09 17:42 Page 1

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YVELINES P. 6

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ACTUS INDUSTRIE
PLATO ROISSY-CDG P. 10

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ACTUS P.8

JURI-INFOS
OUTILS P. 38

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Conception : Conseil général des Yvelines - © PhotoAlto

Face à la crise, le Conseil général des Yvelines vient de lancer un plan de


relance de 430 millions d'euros d'investissements sur deux secteurs clé de
notre économie : l'automobile et le BTP. L'objectif est de dynamiser L’ E S S E N T I E L
l'activité économique et de pérenniser l'emploi dans le département mais ACQUISITION DE COMPÉTENCES P.36
aussi, grâce à la mise en œuvre de projets d'envergure, de moderniser nos
infrastructures et de renforcer l'attractivité de notre territoire.
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3 € – numéro 113 – mai-juin 2009