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Filière Ingénieur:

Ingénierie de l’aéronautique

Module:
Architectures aéronautiques et protocoles de communication

Année Universitaire:
2020/2021
AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 1
Architectures aéronautiques et protocoles de communication

Sommaire:

 Les réseaux embarqués:


 Modèles de représentation.
 Modèle OSI : Standardisation.
Principales caractéristiques et propriétés.
 Principaux réseaux embarqués.

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Architectures aéronautiques et protocoles de communication
Réseaux embarqués: Modèles de représentation

 Un réseau est un ensemble d’éléments reliés entre eux et réglés de manière qu’ils
puissent communiquer.

 Un réseau embarqué est un ensemble d’équipements dédiés à réaliser des tâches


spécifiques, interconnectés entre eux et paramétrés de manière qu’ils puissent
communiquer.

 La mise en place d’un réseau embarqué permet de faciliter et de sécuriser le traitement


et le stockage des données.
 Il permet la standardisation des applications et le partage des données entre les
différents équipements de manière efficace.

 La mise en réseau bien conçue facilite les opérations de gestion et de maintenance des
applications et des équipements interconnectés.
 La mise en réseau permet de réduire considérablement les coûts d’infrastructure.
 Grâce au réseau, les ressources matérielles et logicielles sont partagées entre plusieurs
utilisateurs.

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Architectures aéronautiques et protocoles de communication
Réseaux embarqués: Modèles de représentation
 Un modèle de représentation est une façon de schématiser l’ensemble des fonctions et
services des réseaux sous forme d’une pile de couches.

 Le modèle de représentation constitue donc,


un cadre de référence, qui nous permet de
comprendre comment les informations
circulent dans un réseau.
 C’est aussi un modèle conceptuel
d'architecture de réseau qui facilite la
compréhension théorique du fonctionnement
des réseaux.

 Il existe 2 principaux modèles de réseaux de


communication entre équipements: le modèle
OSI (Open Systems Interconnetion) et
le modèle TCP/IP (Transmission Control
Protocol et Internet Protocol).

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Architectures aéronautiques et protocoles de communication
Réseaux embarqués: Modèles de représentation

 Le modèle OSI décrit l’organisation des fonctions de communication en 7 couches,


chaque couche utilise les services des couches inférieures.

 Chaque couche (layer) traite une tâche, un


protocole ou un composant matériel, repose
sur les couches sous-jacentes, et communique
avec les autres couches.

 Cette communication entre les couches


s’effectue au travers d’interfaces définies. En
principe, seules deux couches adjacentes
peuvent communiquer, dans la mesure où la
famille de protocoles utilisée les exploite. Il
n’est pas possible de « sauter » une couche.

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Architectures aéronautiques et protocoles de communication
Réseaux embarqués: Modèles de représentation

 Le modèle TCP/IP (appelé aussi modèle Internet), présente aussi une approche en 4
couches uniquement.

 Il existe une correspondance grossière entre


les protocoles de la pile IP et les couches du
modèle OSI.

 Dans le monde de l’internet et des objets


connectés: le modèle TCP/IP est le plus
répandu.
 Mais pour les applications critiques comme
en aéronautique, où il faut garantir des
qualités telles que la fiabilité et les temps de
réponses du réseau: le modèle OSI est le plus
utilisé.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Dans le modèle OSI:
Chaque couche assure une fonction bien déterminée.
 Chaque couche utilise les services de la couche inférieure. Par exemple la couche Réseau
utilise les services de la couche Liaison qui utilise elle-même les services de la couche
Physique.
 Chaque couche possède un point d'entrée pour les services offerts, nommé SAP (Service
Access Point). Ainsi la couche Session possède un point d'accès SSAP et la couche Transport
un point d'accès TSAP.

 Chaque couche d'un ordinateur


dialogue avec la couche
homologue d'un autre ordinateur
en utilisant un protocole
spécifique à la couche: Données de
protocole PDU (Protocol Data
Unit).

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche physique définit les spécifications électriques et physiques de la connexion


de données. Elle définit la relation entre un appareil et un support de transmission
physique (par exemple un câble de cuivre ou de fibres optiques, la fréquence radio).

 Cela inclut le schéma des broches


(comme le port série RS-232), les
tensions, l’impédance de la ligne, les
spécifications des câbles, la
synchronisation des signaux et pour
les appareils sans fil, la fréquence (5
GHz ou 2,4 GHz, etc.)..

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 La totalité des paramètres de cette transmission y sont définis, selon les spécifications
propres au type de la transmission. Ces spécifications portent tant sur la méthode de
codage des données que sur les caractéristiques des composants tels les câbles, les
connecteurs et leur brochage.

 Le codage des données spécifie la représentation physique de bits (0 ou 1) par des


tensions électriques, des ondes radio ou des flux optiques, ainsi que la coordination de la
suite de signaux et la synchronisation des systèmes émetteurs et récepteurs. Le but est
évidemment qu’un bit de valeur 1 transmis soit effectivement reconnu comme tel.

 Le média de la couche physique est généralement caractérisé par :


 La distance maximale parcourue sans répéteur, par exemple 100 mètres pour le
câble à paire torsadée UTP catégorie 5 (un répéteur est un dispositif qui régénère et
propage les signaux électriques entre deux segments (tronçons) du réseau).
 La bande passante qui représente la mesure de la quantité de données pouvant
circuler d'un endroit à un autre en une période de temps donnée, par exemple 100
Mbps pour le câble à paire torsadée UTP catégorie 5.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 La couche physique définit également le mode de transmission ; à savoir simplex, semi-
duplex, duplex intégral.
 Un exemple de canal simplex est la radiodiffusion telle la radio FM. Les
informations sont envoyées à partir d'une station émettrice et reçues sur un poste.
Les auditeurs ne peuvent pas répondre.
 La liaison half-duplex peut être comparée à une communication avec des talkies-
walkies, l’un parle (l’autre ne peut parler en même temps) et lorsqu'il lâche le
bouton (signal de fin de conversation) l’autre peut parler à son tour.
 Le full-duplex est très souvent l'association de deux canaux simplex. La liaison
full-duplex peut également être comparée à une conversation téléphonique : les
deux interlocuteurs peuvent parler en même temps.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 La couche physique définit également la topologie du réseau. C’est-à-dire l'architecture
(physique ou logique) de celui-ci, définissant les liaisons entre les équipements du
réseau et une hiérarchie éventuelle entre eux.

 La topologie d'un réseau


correspond à son architecture
physique ou logique:
 Anneau
 Hybride
 Etoile
 Maillé
 Linéaire
 Arbre
 Bus

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 Il existe 2 modes de propagation classant ces topologies :
 Le mode point-à-point: Dans ce mode, le support physique ne relie qu'une paire
de nœuds. Pour que deux unités non reliées communiquent, elles passent
obligatoirement par un nœud intermédiaire ;
 Le mode diffusion: C’est la topologie en Bus; ce mode de fonctionnement consiste
à n'utiliser qu'un seul support de transmission. Le principe est que le message est
envoyé sur le réseau, ainsi toute unité réseau est capable de voir le message et
d'analyser selon l'adresse du destinataire si le message lui est destiné.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 Exemple de couche physique de transmission:
 La couche physique est chargée de la transmission effective des signaux électriques,
radio ou optiques et de la conversion en bits de ces signaux. En pratique, elle est toujours
réalisée par un circuit électronique spécifique.
 On trouve sur cette première couche le gigabit Ethernet qui autorise des débits de
1Gbit/s sur 4 paires de fils de cuivre sur une longueur maximale de 100 m et utilisant
des connecteurs RJ45.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 La couche de liaison de données (data link layer) fournit les moyens fonctionnels et
procéduraux pour le transfert de données entre les nœuds du réseau et, dans certains
cas, les moyens de détecter et potentiellement corriger les erreurs qui peuvent survenir
au niveau de la couche physique.
 Elle assure la fiabilité de la transmission en élaborant les datagrammes appelés trames
(frames) à partir des paquets (blocs de données) de la couche réseau, à destination de la
couche physique. Cela signifie que les données seront structurées en trames (trains de
bits) que la couche 1 se chargera de transmettre. Le type des trames dépendra du type
du réseau. Ainsi, une trame Ethernet n’est pas structurée de la même manière qu’une
trame token ring. Ethernet et token ring sont des normes de base en réseau.
 Le protocole Ethernet appartient à cette couche ; toutefois pour ce dernier, seules la
détection d’erreur et l’annulation de paquets erronés sont fournies.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:
 L’IEEE (Institute of Electrical and Electronic Engineers ) divise en deux la couche liaison
de données du modèle OSI. Ces deux sous-couches sont :
 La couche MAC (Media Access Control): Cette couche concerne les méthodes
d'accès au support du réseau local. Ainsi Ethernet correspond à la norme IEEE
802.3, alors que Token-Ring est concernée par la norme IEEE 802.5
 La couche LLC (Logical Link Control): Tous les types de réseaux définis au niveau
de la sous-couche MAC possèdent une interface commune avec la couche Réseau,
c’est-à-dire avec les protocoles utilisés sur le réseau. Ceci permet d’utiliser
n’importe quel protocole avec n’importe quel type de réseau physique. Cette couche
est responsable de la transmission des données entre les nœuds du réseau. Elle
fournit des services de datagramme en mode connecté ou non connecté ou des
services de circuits virtuels.

 Dans le mode datagramme, les paquets générés par la couche contiennent une adresse
source et une adresse destination. Aucun chemin n'est établi par avance et les paquets
peuvent passer par des chemins différents. Aucune vérification n’est assurée tant qu’au
séquencement des paquets à leur arrivée.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 Dans le mode circuit virtuel, une connexion est établie entre les nœuds communicants
ainsi qu’un contrôle du séquencement et de la validité des trames transmises. Un
contrôle de flux est aussi assuré.
 La couche LLC peut assurer trois types de services aux couches supérieures:
 Type 1 : Service de datagramme sans accusé de réception en mode point à point,
multipoint ou diffusion.
 Type 2 : Services de circuits virtuels. Assure les services de séquencement, de
contrôle de flux et de correction d’erreur.
 Type 3 : Service de datagramme avec accusé de réception.

 Le but principal de la couche liaison est de garantir aux couches de niveau supérieur
une transmission fiable par le réseau. Cette couche doit donc recevoir un accusé de
réception des données expédiées. Si elle ne le reçoit pas, elle renouvelle la transmission.
Le type de l’accusé de réception dépend également du type de réseau.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche 2 traite les modes d’accès à des réseaux tels CSMA/CD (Carrier Sense
Multiple Access/Collision Detection) ou Token-Passing.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche de réseau est la troisième couche du modèle OSI, elle ne doit pas être
confondue avec la couche 'accès réseau' du modèle TCP/IP.

 La couche réseau construit une voie de communication de bout à bout à partir des
voies de communication selon la topologie du réseau. Elle permet :
 Le routage: C’est-à-dire la détermination d'un chemin permettant de relier les 2
machines distantes ;
 Le relayage: C’est-à-dire la retransmission du paquet de données afin de le
rapprocher de sa destination finale ;
 Le contrôle des flux: C’est-à-dire le contrôle de la congestion.

 Cette couche est la plus caractéristique d'une architecture réseau. C'est pourquoi
l'architecture prend souvent le nom du protocole principal de la couche réseau. Les
protocoles Internet (IPv4, IPv6) appartiennent à cette couche.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche de transport gère les communications de bout en bout entre processus. Cette
couche est souvent la plus haute couche où on se préoccupe de la correction des erreurs
et de retransmission éventuelles.

 Il existe deux protocoles importants sur cette couche : le protocole TCP (Transmission
Control Protocol) et le protocole UDP (User Datagram Protocol):
 Le protocole TCP demande à ce qu’une connexion point à point soit établie, et
garantit la fiabilité des informations envoyées ; en particulier, les paquets de
données perdus sont renvoyés.
 Le protocole UDP, lui, ne demande pas à ce qu’une connexion soit établie, il
permet donc une transmission simultanée à plusieurs clients. Il est plus rapide mais
il ne permet pas de garantir que tous les messages seront reçus. UDP est souvent
utilisé lorsque le temps réel est privilégié sur la fiabilité.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche session fournit les mécanismes pour ouvrir, fermer et contrôler les sessions
entre les processus applicatifs.

 Cette couche est utilisée en


particulier pour les procédures
d’appel à distance. Dans ce type
d’appel, un client envoie un
message de requête à un serveur
distant connu pour exécuter une
procédure spécifique avec des
paramètres spécifiques. Pendant
que le serveur traite l’appel, le
client est soit bloqué, c’est
un appel synchrone, soit il peut
continuer son traitement et sera
rappelé ultérieurement par le
serveur, c’est un appel
asynchrone.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche présentation est chargée du codage des données applicatives. Les couches 1
à 5 transportent des octets bruts sans se préoccuper de leur signification. Mais en
pratique, ce qui intéresse les applications logicielles, ce sont les données.
 Les services offerts par la couche présentation sont donc :
 La conversions en données (caractères, nombres ou structure de donnés
arbitrairement complexes) ;
 La compression ;
 Les chiffrement et déchiffrement.

 Un exemple de conversion de
caractère est la conversion en
ASCII qui permet la transmission
de texte

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

 La couche application est la dernière couche du modèle OSI, et c’est le point d’accès au
réseau pour les applications. C’est aussi la couche avec la plus grande diversité de
protocoles.
 On trouve à ce niveau :
 Les protocoles FTP, NFS et AFS pour le transfert de fichier ;
 Les protocoles SMTP, POP et IMAP pour l’envoi de courrier ;
 Les protocoles Telnet, rlogin, SSH pour les sessions à distance ;
 Le protocole HTTP pour l’envoi de page HTML ;
 Le protocole DNS pour la résolution d’adresse.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Rôles des couches du modèle OSI de l’ISO:

- OSI = Open System Interconnections = Interconnexion des systèmes ouverts.


- ISO = International Organization of Standards.
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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Modèle TCP/IP:

 La pile de protocoles TCP/IP correspond au


modèle DoD (Department of Defence).

 La nécessité de relier entre eux des réseaux de


types différents, a conduit un organisme de la
Défense américaine, à la fin des années 1960, à
créer une suite de protocoles dénommée TCP/IP

 Le modèle OSI (normalisé en 1979), est donc postérieur à la création de TCP/IP.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Dans le modèle TCP/IP:


 Les protocoles TCP et IP définissent un ensemble de formats et de règles pour l’émission
et la réception de données indépendamment des types de réseau physique et d’ordinateurs
utilisés.

 Le réseau qui utilise TCP/IP est un réseau à commutation de paquets.


 Ce type de réseau transmet des informations sous forme de petits groupes d’octets
appelés: Paquets.
 Si un fichier doit être transmis, il est d’abord fragmenté en paquets à l’émission puis, le
fichier est réassemblé en regroupant les paquets à la réception.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Dans le modèle TCP/IP:
 Les données qui circulent sur le réseau sont traitées successivement par chaque couche,
qui peuvent rajouter un élément d'information (appelé en-tête).
 Ainsi le paquet de données change d'aspect, car on lui ajoute un en-tête, et son
appellation change suivant les couches :
• Le paquet de données est appelé «
message » au niveau de la couche
application ;
• Le message est ensuite encapsulé
sous forme de « segment » dans la
couche transport ;
• Le segment une fois encapsulé
dans la couche Internet prend le
nom de « datagramme » ;
• Enfin, on parle de « trame » au
niveau de la couche accès réseau.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Correspondance entre modèle OSI, TCP/IP et DoD:

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Protocoles de la couche réseau:

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Protocoles de la couche transport:

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Applications au dessus de TCP/IP:

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Fonctionnement de la pile TCP/IP:


 Les applications développées pour TCP/IP utilisent généralement plusieurs protocoles
de la suite. Elles communiquent avec la couche transport, elle-même communiquant avec
les couches inférieures, pour aboutir au support physique qu’est le réseau.
 A destination, les couches inférieures repassent les informations aux couches
supérieures pour aboutir à l’application de l’hôte destination.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Encapsulation:
 Dans l‘hôte qui émet des données, les couches communiquent avec les couches
homologues de l’autre hôte. Chaque couche ajoute des informations nommées en-têtes,
destinées à communiquer avec la couche homologue située dans l‘hôte de l'autre
extrémité. Chaque nouveau paquet ainsi formé est inséré dans un paquet de la couche
inférieure: Cette opération s'appelle encapsulation.
 TCP et UDP utilisent des numéros de ports sur 16 bits pour connaître l'application qui
leur a passé des données.
.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Encapsulation IP dans les diverses trames Ethernet:


 Le standard réseau Ethernet d'origine a été repris et modifié par le Comité 802 de
l'IEEE. Il existe donc plusieurs définitions de types de trames Ethernet. Quel que soit le
type de trame, il faut cependant que les paquets IP puissent y être encapsulés. Dans la
norme de l'IEEE la couche liaison est divisée en 2 sous-couches :
 La couche MAC (802.3) qui correspond à la gestion de CSMA/CD et à l'interfaçage
avec la couche physique.
 La couche LLC (802.2) qui définit le contrôle de la liaison. Cette fonction est
commune a tous les types de réseaux physiques..

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Encapsulation IP dans les diverses trames Ethernet:


 La trame Ethernet 802.2 définie par l'IEEE contient des champs supplémentaires par
rapport à la trame Ethernet. Ce sont les champs DSAP et SSAP (Destination et Source
Service Access Point). Le champ contrôle contient la valeur 03 en hexadécimal.
 Dans la trame Ethernet SNAP, les 3 octets du champ Org sont à 0. Le champ type
contient la valeur qui est contenue dans le champ Type de la trame Ethernet. Cette valeur
représente le code du protocole utilisé dans le champ de données de la trame Ethernet.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Multiplexage et démultiplexage:
 Multiplexage:
 Le champ "Type" dans une trame Ethernet permet d'indiquer le code des différents
types de protocoles (IP, ARP et RARP). De même au niveau IP, le champ "Type" de l’en-
tête IP, permet de transporter TCP ou UDP. Enfin au niveau transport, les numéros de
ports indiquent les applications concernées: Cette propriété de mélanger les protocoles
est appelée multiplexage

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Multiplexage et démultiplexage:
 Démultiplexage:
 A l'inverse lorsqu'une machine reçoit une trame Ethernet, les données applicatives
doivent remonter jusqu'aux couches supérieures en traversant les couches basses. A
chaque niveau, l'en-tête correspondant à la couche est interprété pour savoir à quel
protocole ou applications les données doivent être remises. L'en-tête n'est pas transmis à
la couche supérieure.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.

 Multiplexage et démultiplexage:
 Démultiplexage:
 La reconnaissance des datagrammes IP, ARP ou RARP est assurée par les codes 0800,
0806 et 8035 contenus dans le champ 'type' de la trame Ethernet.
 La reconnaissance des messages ICMP et IGMP est assurée par les codes 1 et 2 dans le
champ type de l'en-tête IP. Les valeurs 6 et 17 indiquent qu'un segment TCP ou UDP suit
l'en-tête IP.
 Les numéros de ports contenus dans les en-têtes TCP et UDP permettent de connaître
l'application à laquelle il faut restituer les données.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Multiplexage et démultiplexage:
 Démultiplexage:
 Chaque application côté serveur utilise un numéro de port "bien connu ». Ainsi,
l'application Telnet serveur utilise en principe le port TCP 23 et FTP le port TCP 21, alors
que TFTP serveur utilise le port UDP 69. Les numéros de port côté serveur sont compris
entre 1 et 1023.
 Les applications côté client utilisent des "ports éphémères" dont les numéros sont
compris entre 1024 et 5000. La gestion de ces numéros de ports est complètement
transparente pour les utilisateurs.
 La liste des Ports TCP et UDP est contenue dans le fichier Services des hôtes travaillant
sous IP.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Adresses IP:
 Au niveau de la couche Liaison, les nœuds du réseau communiquent avec les autres
stations en utilisant des adresses qui dépendent du type de réseau utilisé.
 Un nœud peut être un ordinateur, un serveur de fichier, un calculateur ou n’importe
quel périphérique utilisant TCP/IP.

 Chaque nœud possède une adresse physique ou adresse MAC (Medium Access Control).
 Dans les réseaux Ethernet et Token-Ring, l’adresse physique est contenue dans une
ROM sur chaque interface réseau. Toutes les adresses sont différentes et comportent 6
octets. Cette adresse est déterminée par le constructeur de l’interface selon un plan de
numérotation à l'échelle mondiale.

 Au niveau de la couche réseau, les adresses IP sont des adresses logiques. Elles sont
indépendantes du type de réseau utilisé. Dans la version 4 de IP (IPv4), elles comportent
toujours 32 bits, dont une partie identifie le réseau (NetID), l’autre le nœud sur ce réseau
(HostID).

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Types d’adresses IP:
 On distingue:
 Unicast : Adresse permettant l'adressage d'une seule machine.
 Multicast : Adresse correspondant à un groupe de machines.
 Broadcast : Adresse correspondant à toutes les machines d'un réseau.

 Représentation des adresses IP:


 La représentation des adresses IP se fait dans une notation “décimale pointée” (dotted
decimal notation), c’est-à-dire que chaque octet de l’adresse est représenté par un
nombre décimal, séparé du suivant par un point.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Classes d’adresses IP:
 Les adresses IP appartiennent à 5 classes notées A, B, C, D et E.

 Classe A:
 Dans cette classe, l'adresse réseau est définie sur 7 bits et l'adresse hôte sur 24 bits.

 Classe B:
 Dans cette classe, l’adresse réseau est sur 14 bits et l’adresse hôte sur 16 bits.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Classe C:
 Dans cette classe l’adresse du réseau est codifiée sur 21 bits et l’adresse hôte sur 8 bits

 Classe D:
 Dans cette classe l’adresse du réseau est codifiée sur 28 bits et sert à diffuser des
trames vers des groupes de stations.

 Classe E:
 Cette classe est réservée à un usage futur.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Identification des classes d’adresses:
 Selon la valeur des bits du premier octet représentant l'adresse réseau IP, il est facile de
déterminer la classe utilisée

 Adresses privées:
 Pour les réseaux non connectés à l’Internet, les administrateurs décident de la classe et
de l’adresse NetID. Cependant pour des évolutions possibles, il est fortement
recommandé de servir des adresses non utilisées sur Internet. Ce sont les adresses
privées suivantes en classe A, B et C :

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Adresses spéciales:
 Les règles concernant les adresses IP prévoient un certain nombre d’adresses
spéciales:
 Adresses Réseaux : Dans ces adresses, la partie réservée à l’adresse station est à
0. Par exemple, 126.0.0.0 représente l’adresse réseau de classe A et non l’adresse
d’un hôte.

Adresses Broadcast à diffusion dirigée : Dans ces adresses, la partie “adresse


Station” a tous ses bits à 1. Par exemple, 126.255.255.255 est une adresse de
broadcast sur le réseau 126. Les routeurs peuvent transmettre cette trame vers le
réseau 126.

 Adresses Broadcast à diffusion limitée : Dans ces adresses tous les bits sont à 1.
(255.255.255.255). Cette trame est limitée au réseau de l’hôte qui l’envoie.

 Adresses pour la maintenance ou adresses “Loopback” : 127.0.0.1 (Ping sur la


station pour vérifier le fonctionnement de la pile IP locale).

Adresses réservées : Ce sont les adresses dont le numéro de réseau n'est composé
que de 0 ou de 1.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Réseaux et sous réseaux:
 Un réseau peut être divisé en sous-réseaux afin de pouvoir :

 Eviter le gaspillage des adresses nœuds d’un réseau.


 Utiliser des supports physiques différents.
 Réduire le trafic sur le réseau.
 Isoler une partie du réseau en cas de défaillance d'un composant du réseau.
 Augmenter la sécurité.

 Chaque sous-réseau est relié à un autre par un routeur.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Réseaux et sous réseaux:
 Le routeur est connecté à Internet par un réseau de classe C (195.123.125.0).
 Il est donc possible d’utiliser 254 (256 - 2) adresses pour les nœuds.
 Cependant si tous les nœuds sont sur le même réseau, celui-ci risque d’être chargé. On
répartit les nœuds sur 3 réseaux que l’on connecte à un routeur.
 Chacun de ces réseaux devant avoir une adresse distincte, on crée des adresses de sous-
réseaux pour chacun d’eux.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Masques de sous réseaux:
 La notion de sous-réseaux était inexistante au début de IP. Elle est apparue vers 1985
(RFC 950). L’adressage de sous-réseaux va se faire avec des bits normalement réservés à
l’adressage des nœuds.

 Pour indiquer le nombre de bits pris sur la partie HostID comme numéro de sous-
réseau, on utilise un masque de sous-réseaux.
 Ce masque indique par des bits à 1 le nombre de bits de l’adresse IP qui correspondent
à l’adresse réseau et à l’adresse sous-réseaux. Les bits à 0 du masque indiquent les bits
de l’adresse IP qui correspondent à l’HostID.

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 47


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Masques de sous réseaux:
 Dans l’exemple ci-dessous, l’adresse IP est une adresse de classe C. On désire créer 16
sous-réseaux. Il est donc nécessaire d’utiliser 4 bits de la partie HostID pour indiquer le
numéro de sous-réseau.
 Le masque comporte 28 bits à 1, c’est à dire :
 24 bits correspondant à la partie NetID de l’adresse
 4 bits pour indiquer les bits de l’adresse IP qui doivent être interprétés comme
étant l’adresse de sous-réseaux.
 4 bits à 0, indiquent les bits de l’adresse IP qui doivent être interprétés comme
des adresses de nœuds.

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 48


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Masques de sous réseaux:
 Dans cet exemple, le masque de sous-réseau comporte 28 bits. L’adresse IP
195.123.125.124 est une adresse de classe C. Les 24 premiers bits du masque
correspondent au NetID. Les 4 bits suivants à 1 dans le masque indiquent qu’il faut
interpréter les 4 premiers bits du dernier octet comme une adresse de sous-réseau et
non comme une adresse HostID. Les 4 bits à 0 du masque indiquent qu’il faut interpréter
les 4 derniers bits du dernier octet de l’adresse IP comme une adresse nœud.
 On calcule l’adresse du sous-réseau en tenant compte du poids binaire de chaque bit.
Ici, (128 x 0) + (1 x 64) + (1 x 32) + (1 x 16)= 112. L’adresse nœud correspond aux 4
derniers bits de l’adresse IP (12).

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Format de l’entête IP:
 Le paquet comporte un en-tête renfermant entre autres, les adresses IP Source et
Destination.

 L’en-tête de 20
octets est suivi
d’un champ
comprenant les
données envoyées
par les couches
supérieures de la
pile. Ce paquet
sera ensuite
encapsulé dans
une trame du
réseau physique
utilisé.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Format de l’entête IP:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 51


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Format de l’entête IP:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 52


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Exemple de datagramme IP encapsulé dans une trame Ethernet capté par un
analyseur de réseau:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 53


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 La même trame Ethernet (datagramme IP) non décodée:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 54


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Protocoles de transport TCP et UDP:
 Le tableau ci-dessous permet de comparer les 2 protocoles de transport. On utilise l'un
ou l'autre de ces protocoles en fonction du niveau de fiabilité réclamée par l'application
dont les données sont véhiculées par le protocole de transport.

 Protocole UDP:
 Contrairement à TCP, UDP est un protocole sans connexion et non fiable, il permet des
échanges de paquets de données individuels.
 UDP n’assure pas les accusés de réception.
 Il ne gère pas le séquencement des messages, ni le contrôle de flux. Il peut donc y avoir
perte des données ou duplication ou deséquencement. Les fonctions de contrôle doivent
donc être assurées par les applications utilisant UDP si nécessaire.

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 55


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Protocole UDP:
 UDP est efficace pour des applications qui utilisent la diffusion (pas de temps de
connexion)
 Il utilise comme TCP un système d'identification des applications, basé sur des
numéros de ports.
 Les applications qui utilisent UDP sont :
 TFTP Port 69
 DNS Port 53
 SNMP Ports 161-162
 RIP Port 0208

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Format de l’entête UDP:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 57


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Exemple de segment UDP encapsulé dans une trame Ethernet capté par un analyseur
de réseau: :

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 58


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 La même trame Ethernet (segment UDP) non décodée:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 59


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Protocole TCP:
 Pour la transmission de suites de données très longues comme des fichiers par
exemple, on met en œuvre un protocole plus fiable nommé TCP (RFC 793 de 1981) qui
utilise des circuits virtuels. Ce sont des connexions full-duplex entre les 2 applications
dialoguant sur les 2 nœuds.

 Avant de commencer une transaction, le protocole à chaque extrémité du circuit virtuel


ouvre une connexion.
 Chaque connexion correspond à un port qui comporte un numéro alloué de manière
dynamique côté client et de manière bien définie côté serveur.
 Les segments TCP comportent un en-tête et un champ de données.
 L’ensemble est passé à la couche IP qui y ajoute l’en-tête IP, puis le tout est inséré dans
une trame.

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Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Format de l’entête TCP:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 61


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Format de l’entête TCP:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 62


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 Exemple de segment TCP encapsulé dans une trame Ethernet capté par un analyseur
de réseau: :

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 63


Le modèle de représentation OSI : Standardisation.
 La même trame Ethernet (segment TCP) non décodée:

AAPC (S9) / FIA / M.EL HANINE 64


Architectures aéronautiques et protocoles de communication
Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 ARINC 429

 Le standard aéronautique ARINC 429 a été publié pour la première fois en 1977 par
ARINC(Aeronautical Radio Incorporated), une organisation américaine de
standardisation des composants et réseaux informatiques internes aux aéronefs.

 Décrit un bus de communication de données connu sous le nom de DITS (Mark 33


Digital Information Transfer System) ; par commodité et abus de langage, on parle du
bus ARINC 429.

 Il équipe tous les types d’avions et d’hélicoptères. Dans le domaine des systèmes
avioniques civils et jusqu’à l’arrivée du gros porteur A380 et du B787, il était le bus
privilégié pour assurer les communications entre équipements à bord des aéronefs.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 Caractéristiques et propriétés du ARINC 429


 Ce bus est un média de communication numérique unidirectionnel série.

 Il définit une connexion point à point entre un LRU et un IOM, ou encore entre un IOM
et un actionneur par exemple.

 Il peut être multicast. C'est-à-dire, qu'il permet la transmission d'un message initié par
un émetteur à destination de plusieurs récepteurs.

 Il supporte deux types de débit: Un débit haut de 100 kbits/s et un débit bas de 12
kbits/s à 14.5 kbits/s.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 Avantages du ARINC 429


 Les principaux avantages de l’ARINC 429 sont:
 Sa simplicité: De part sa topologie point à multipoints et l’organisation de ses
trames.
 Sa robustesse: Dûe en grande partie à cette simplicité.
 Son déterminisme: Chaque fonction dispose de ses ressources de calcul et lien de
communication

 Inconvénients du ARINC 429


 Les principaux inconvénients de l’ARINC 429 sont:
 Son débit de communication très faible
 Difficultés d’ajouter de nouvelles LRUs: Toute LRU supplémentaire nécessite une
communication par câble supplémentaire avec les LRUs existantes

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 ARINC 629
 Le standard aéronautique ARINC 629 a été développé au départ pour le Boeing 777 et
adopté en 1989.

 Caractéristiques et propriétés du ARINC 629


 C’est un bus de données bidirectionnel, multi-émetteurs, et pouvant accepter jusqu’à
120 terminaux.
 Il n’utilise pas de contrôleur de bus, chaque terminal gère de manière autonome son
accès au bus
 Un débit de transmission de 2 Mbps est spécifié pour les câbles à paire torsadée.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 Avantages du ARINC 629

 Les principaux avantages de l’ARINC 629 sont:


 Son déterminisme: Puisqu'il est possible de donner les délais de transmission
maximum pour des flux garantis
 Son partage des ressources de communication: Qui a permis de réduire le nombre
de liens physiques entre les déférentes stations.
 Possibilité de transférer davantage de données entre les LRU à des débits plus
élevés en utilisant moins de câbles.

 Inconvénients du ARINC 629

 Son principal inconvénient est:


 Le coût élevé des composants, qui a amené a réfléchir à de nouveaux protocoles
utilisant des composants sur étagères.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 MIL-STD 1553
 Le MIL-STD-1553, (MILitary STanDard) est un standard militaire, qui a été développé
par l’armée américaine pour l’avion militaire F16 en 1973.
 Une deuxième version appelée MIL-STD-1553B a été développée en 1978 et est utilisée
pour tous les systèmes avioniques militaires.

 Caractéristiques et propriétés du MIL-STD 1553

 C’est un bus série asynchrone multiplexé qui permet les communications


bidirectionnelles sur un bus simple.
 Les connections terminales ne sont pas autonomes, elles sont gérées par un contrôleur
de bus (BC).

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 Caractéristiques et propriétés du MIL-STD 1553


 MIL-STD-1553 définit trois types de stations : un contrôleur de bus (BC), les terminaux
à distance (RT) et les moniteurs de bus (BM).
 Le contrôleur de bus (BC) contrôle les flux de données qui circulent sur le bus. C’est la
seule machine qui peut initialiser les communications sur le bus.
 Le terminal à distance (RT) sert d’interface entre le sous-système et le bus 1553,
transférant les données au et hors du sous-système sous le contrôle du contrôleur de
bus.
 Le moniteur de bus assure seulement la fonction d’écoute pour les applications.
 Le débit est de 1 Mbps.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 ARINC 636 ou FDDI
 Ce bus entre dans le concept de l’avionique nouvelle ou avionique modulaire intégrée
(IMA).
 Ses spécifications sont adaptées à partir du protocole FDDI (Fiber Distributed Data
Interface) qui était largement utilisé en informatique pour les épines dorsales
(backbones) des réseaux locaux.

 Caractéristiques et propriétés du ARINC 636

 C’est un bus point à point


spécialement adapté à la fibre
optique sur un double anneau
en sens inverse pouvant
supporter jusqu’à 500 stations.

 Les données sont transmises à


un taux de 100 Mbps.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 Caractéristiques et propriétés du ARINC 636


 L’ARINC 636 utilise comme système de contrôle de gestion token ring pour ses
communications, c’est à dire qu’un jeton passe de station en station. Quand une station
désire envoyer un message, elle attend de recevoir le jeton, transmet son message, puis
passe le jeton. Ainsi, deux stations ne peuvent émettre en même temps.

 Le passage du jeton prend environ 8 nanosecondes pour passer d'une station à une
autre.

 L’ARINC 636 utilise comme protocole d’arbitrage le Token ring qui est un protocole
déterministe.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 ARINC 664 ou AFDX
 L’ARINC 664 est une norme pour l'adaptation des normes du réseau Internet (Ethernet,
protocoles IP, UDP ...) pour une utilisation avionique.
 L’AFDX (Avionics Full Duplex Switched Ethernet) est principalement un sous-ensemble
de l’ARINC 664 et a été développé par Rockwell Collins pour Airbus vers 1997. Il entre
dans le concept de l’avionique nouvelle et est utilisé dans l’Airbus A380.
 Il est basé sur le concept de l’Ethernet duplex commuté comme son nom complet
l’indique.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués

 Caractéristiques et propriétés du AFDX

 L’AFDX est adapté aux contraintes de sécurité propres à l’avionique civile, grâce à sa
topologie en bus ou en étoile qui est est celle de l’Ethernet Full Duplex commuté.

 Les données sont transmises à un débit de 100 Mbps.

 Comme les liaisons sont point à point, ce protocole est déterministe.

 L’AFDX est un bus un peu plus évolué que les précédents. Il utilise en plus de la couche
MAC, une couche IP et un niveau supplémentaire (niveau transport) en se servant du
protocole UDP pour la transmission de ses messages.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 Comparaison des performances des différents réseaux avioniques

 Nous pouvons comparer les réseaux avioniques par rapport à leur fiabilité et leurs
performances en fonction du trafic sur le réseau.

 Ces données sont surtout déduites des protocoles d’arbitrage qu’ils utilisent et de la
manière dont sont gérées la détection et la correction d’erreur.

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 Comparaison des performances des différents réseaux avioniques

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Principales caractéristiques et propriétés des principaux réseaux embarqués
 Comparaison des performances des différents réseaux avioniques

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