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02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

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Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

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Sujet: Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

vivien Comprendre les différences


entre la fibre Gpon, P2P, Active
Administrateur
Ethernet, FTTLA
« le: 11 septembre 2010 à 11:01:12 »

Comprendre les différences entre la fibre "FTTH Gpon",


"FTTH P2P", "FTTH Active Ethernet" et "FTTLA"
Messages: 38 507

+ une synthèse des réponses des 4 grands FAI (France Telecom,


SFR, Free et Bouygues Telecom) à la consultation publique de
l'ARCEP concernant les modalités d’accès au FTTH en dehors des
zones très denses.

Chaque logement est raccordé avec sa propre fibre au "point de


mutualisation". Ce dernier est situé en zone très dense dans un
immeuble, en général au premier sous-sol. En dehors des zones
très denses, l'objet de la consultation de l'ARCEP, le "point de
mutualisation" est situé dans une armoire de rue ou dans un local
technique / shelter. Dans tous les cas, chaque logement a sa fibre
dédiée jusqu'au "point de mutualisation".Dans certains cas chaque
logement à deux fibres.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 1/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

L'instauration d'un "point de mutualisation" par l'ARCEP a pour but


d'éviter les excès qui ont eu lieu entre 2007 et 2009 où certains
immeubles ont été fibrés intégralement par 4 opérateurs. Ci-
dessous un exemple d'immeuble où trois infrastructures fibre sont
présentes. Au premier plan, la fibre de SFR, au second plan la fibre
de citéFibre.

Pour relier le point de mutualisation, il existe 3 technologies


:

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 2/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Dans un réseau point-à-multipoint  GPON (pour Gigabit Passive


Optical Network) les signaux venant des fibres de plusieurs
abonnés sont rassemblés par un diviseur/coupleur optique au sein
d’une unique fibre reliée au central OLT (Optical Line Terminal).
Chaque client ne peut donc pas être “dégroupé” indépendamment.
La seule possibilité de mutualisation d’un réseau GPON est au
niveau du "point de mutualisation" où sont installés les coupleurs
PON (La revente de bande passante est également possible mais
cela ne permet pas un développement de la concurrence).

Chaque abonné doit avoir un ONT, un équipement qui permet de


récupérer les paquets qui le concerne. Dans le futur, l'ONT sera
intégré dans les box des opérateurs, mais aujourd'hui il est
systématiquement à l'extérieur.

En Gpon, il est possible de mettre jusqu'à 64 abonnés sur un


même arbre (aussi appelé tronc GPON). Chaque arbre représente
une fibre entre le point de mutualisation et le NRO. Le débit de
l'arbre Gpon est de 2488 Mb/s partagé en download et 1244 Mb/s
en upload. Le nombre maximum d'abonnés sur un arbre est de 64.
Cette limite de 2488 Mb/s permet de vendre des offres à
l'utilisateur final de plusieurs centaines de mb/s. Il est par contre
difficile d'augmenter dans le furtur cette bande passante : Il faut
changer simultanèment l'OLT et les ONT de chaque abonné. Si le
cryptage est cassé, un abonné Gpon pourrait "écouter" le trafic de
ses voisins.

Le Gpon a les faveurs de plusieurs opérateurs dont Orange, SFR et


Bouygues Telecom, grâce à un coût bien plus faible en
infrastructures.

Photo de l'ONT utilisé par SFR. Il se rajoute à la NeufBox v5, alors que la
fibre P2P ou Active Ethernet peut être raccordée directement sur la
NeufBox avec un SFP que l'on insère dans la cage étiquetée "Accès 1" :

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 3/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Une évolution de la Gpon appelé 10Gpon va permettre de faire passer les


débits de 2488 Mb/s à 10 Gb/s. La normalisation est en cours par l’ITU.

D'autres technologies PON existent comme l’EPON ou GE-PON (Gigabit


Ethernet PON) sont deux acronymes différents pour une même
spécification. Il s’agit d’un standard proposé cette fois-ci par l’IEEE
(Institute of Electrical and Electronics Engineers), qui a été ratifié en juin
2004 sous la référence 802.3ah et qui autorise un débit de 1,25 Gb/s
maximum symétrique sur des distances d’une vingtaine de km, à
partager entre les 32 utilisateurs possibles pour chaque arbre. Ce
protocole s’appuie en natif sur une version du protocole de transport
Ethernet (Ethernet in the first mile ou EFM).

Les réseaux WDM PON : la technologie WDM (Wavelength Division


Multiplexing) consiste à illuminer la fibre optique, non pas avec une seule
source laser, mais simultanèment avec plusieurs sources en utilisant pour
chacune d’entre elles une longueur d’onde différente, ce qui permet le
transport en parallèle (et non pas séquentiellement comme dans le PON
classique) d’autant de flux de données, chacun d’entre eux avec un débit
identique à celui qui serait possible sans cette technologie. L’utilisation de
32 longueurs d’ondes différentes permettra par exemple la desserte de
32 abonnés à partir d’une seule et unique fibre. Le dispositif s’apparente
globalement à une infrastructure de type point à point ou P2P avec les
avantages inhérents : pas de partage de la bande passante et sécurité
des données, chaque élèment terminal ne recevant que ses propres
données.

=> Une présentation qui explique un peu le WDM PON.


https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 4/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Dans un réseau point-à-point (P2P), chaque abonné est relié au


NRO par une ligne qui lui est propre. Cette topologie se prête très
bien à une mutualisation du réseau au niveau du NRO, puisque
chaque opérateur est libre de choisir quels clients il souhaite
câbler. C'est l'architecture utilisée aujourd'hui pour le réseau
téléphonique, où chaque paire de cuivre est reliée au NRA, distant
de plusieurs km.

Dans un réseau P2P, la bande passante (généralement 100 Mb/s


ou 1 Gb/s) est dédiée à l'utilisateur jusqu'au NRO. L'upgrade de
capacité de 100 Mb/s à 1 Gb/s se fait abonné par abonné
contrairement au Gpon.

L'inconvénient principal d'un réseau point-à-point est le coût des


infrastructures et du génie civil. Il est souvent impossible de faire
passer les gros câbles de 720 fibres dans les fourreaux existants.
En zone non dense, cela nécessite plusieurs kilomètres de fibres
pour le relier au NRO.

Le P2P a les faveurs en France de Free pour les zones denses et


très denses.

Le point à point nécessite de gros câbles que ce soit pour la fibre ou pour
le téléphone comme le montre la photo ci-dessous de câbles
téléphoniques dans Paris :

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 5/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Un réseau FTTH Active Ethernet reprend l'avantage du Gpon : Il


nécessite que quelques fibres pour relier le "point de
mutualisation" au NRO. Il prend également l'avantage du P2P,
d'avoir un réseau simple, basé sur un switch Ethernet. l'ONT étant
un équipement qu'il faut déployer pour chaque abonné en Gpon et
qui augmente sensiblement le coût des équipements terminaux.

Comme toutes les technologies, il a un inconvénient : il nécessite


une alimentation électrique et un système de refroidissement ce
qui prend de la place dans le point de mutualisation et augmente
le risque de panne (plus on passe par des équipements actifs, plus
le risque de panne est important). Il est également difficile de
mettre en place une sécurisation de l'énergie (par onduleur ou
groupe électrogène) pour l'active Ethernet. La sécurité d'un point
de mutualisation qui héberge des équipements actifs, doit
également être renforcée contre les inondations et les poussières
introduites par les orifices de refroidissement.

Comme pour le Gpon, le lien entre le NRO et le point de


mutualisation, généralement un lien Ethernet 1 Gbs/s, est partagé
par l'ensemble des abonnés de l'opérateur.  Contrairement au
https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 6/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Gpon, il n'y a pas la limite de 64 abonnés par lien et on observe


plusieurs centaines d'abonnés sur un même lien 1 Gb/s chez SFR.

L'active Etherent a les faveurs en France de Free pour les zones


non denses, car il lui permet d'utiliser la même Freebox optique
que dans les zones denses. Il est également utilisé
occasionnellement par SFR qui met des switchs au niveau du point
de mutualisation dans certains immeubles parisiens où la place ne
pose pas de problème.

Photo de la FreeBox optique (en bas) et de la FreeBox v5 ADSL (en haut).


La fibre est raccordée directement à la FreeBox optique sans ONT :

Pour comparer au FTTH, voici le FTTLA, qui utilise un câble


coaxial pour les derniers mètres :

Le FTTLA (Fiber To The Last Amplifier, signifiant littéralement en


français "fibre jusqu'au dernier amplificateur") permet de réutiliser
l'infrastructure câble existante. La fibre est amenée au niveau du
dernier amplificateur, soit au niveau du quartier en zone non dense
ou au niveau de l'immeuble en zone dense. Dans certains cas, la
fibre monte dans les étages. Les derniers mètres réutilisent
l'infrastructure coaxiale.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 7/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Le FTTLA utilise le DOCSIS (Data Over Cable Service Interface


Specification) pour Internet et le téléphone, tandis que la TV (live
et vidéo à la demande) utilise le DVB-C. La norme DVB-C est
différente du DVB-T utilisé par la TNT mais de nombreux
téléviseurs récents possèdent un tuner mixte DVB-T/DVB-C.

Le débit partagé en FTTLA est plus faible qu'en Gpon ou Active


Etherent. Généralement c'est 100 Mb/s partagé par 100 abonnés.
Un risque de saturation est donc présent et les abonnés n'ont pas
de débit garanti. L'inconvénient du FTTLA est le coût de
l'augmentation de la bande passante sur le réseau. Dans de
nombreux pays, afin de limiter les abus, les abonnements internet
sont donnés pour un volume de données mensuel transféré de x
Go. Le Mo supplèmentaire étant facturé hors forfait.

Comme pour le Gpon, un abonné reçoit l'intégralité des données


envoyées ou reçues par ses voisins. Le Gpon a un cryptage activé
mais en France aucun cryptage n'est présent sur le FTTLA et
Packet-o-matic est un logiciel qui permet d'écouter le trafic de ses
voisins (uniquement dans le sens CMTS => Abonné), via une
simple carte tuner TV DVB-C pour PC (une carte TNT DVB-T n'est
pas utilisable).

Il est relativement simple de passer un réseau FTTLA en FTTH


Active Etherent ou FTTH Gpon, la fibre étant déjà présente et
l'accord avec le syndic pour mettre les équipements dans
l'immeuble déjà signé. Numerciable est le seul opérateur en France
à pouvoir déployer le FTTH sans autorisation du propriétaire /
syndic, car il s'agit d'un remplacement d'infrastructure câble par de
la fibre. France Telecom qui déploie le FTTH en plus du câble
téléphonique (et pas à la place), doit négocier immeuble après
immeuble les autorisations. Notons que Numericable utilise dans
de nombreuses collectivités les fourreaux de France Telecom pour
faire passer ses fibres. Les accords d'utilisation des fourreaux
France Telecom interdit à Numericable de faire du FTTH. Une
clause abusive ? Il est probable que la justice soit saisie de ce
problème dans les années à venir.

Le FTTLA est principalement utilisé en France par Numericable.

Pour être complet, voici le FTTB Ethernet, expérimenté en


France par Erenis :
Le FTTB Ethernet est
proche du FTTH Active Ethernet à la
différence que la fibre derrière le switch ethernet est remplacé par
du cuivre CAT5e (avec connecteurs RJ45).

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 8/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

En Ethernet, un switch est mis dans chaque groupement


d'immeuble et un câblage CAT5e est déployé entre le switch et
l'abonné. Aucune box n'est fourni à l'abonné, il branche
directement son PC sur la prise ethernet. Le téléphone est
transporté en analogique sur une paire du câblage cat5e inutilisée
(sur les 4 paires, 2 sont utilisé pour le 100 Mb/s ethernet et une
pour le téléphone). Un central téléphonique est mis en bas
d'immeuble t est raccordé sur le switch. L'avantage de cette
technologie est une simplicité (pas de box nécessaire) et
l'inconvénient est la nécessitée de déployer un câble Cat5e par
abonné et la limitation de distance entre le switch et l'appartement
à 100 mettre maximum. Le débit ne peux évoluer à 1 Gb/s car une
paire du câblage est utilisée par le téléphone. Erenis a expérimenté
cette technologie sur quelques immeubles mais les déploiement
ont ensuite été réalisé en FTTB VDSL2.

Le FTTB VDLS2, utilisé par Erenis de 2003 à 2007 :



coaxial
Le FTTB VDLS2 est proche du FTTLA à la différence que le
est remplacé par du cuivre.

En VDSL2, un DSLAM est mis dans chaque groupement


d'immeuble et le câblage téléphonique de l'immeuble, propriété de
l'immeuble et non de France Telecom, est ré-utilisé. A noter que le
VDSL2 perturbe l'ADSL et qu'une baisse de débit peux être observé
pour des abonnés en ADSL2+ des paires de cuivre proche. Le débit
est de 100 Mb/s au maximum en download sans possibilité de faire
évoluer les débits. Le téléphone est transporté en analogique par

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 9/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

les fréquences basses sur le câble téléphonique pour les abonnés


Erenis et via une NeufBox branchée derrière le modem VDSL2 pour
les abonnés SFR.
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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
Administrateur
zone non dense
« Réponse #1 le: 11 septembre 2010 à
11:01:42 »

J'ai synthétisé ci-dessous les réponses des 4 grands FAI


Messages: 38 507 (France Telecom, SFR, Free et Bouygues Telecom) à la
consultation publique de l'ARCEP concernant les modalités
d’accès au FTTH en dehors des zones très denses. D'autres
réponses sont dans la synthèse de l'ARCEP, disponible au
format PDF (19 pages)

France Telecom / Orange souhaite utiliser la technologie Gpon


(Gigabit Passive Optical Network) qui permet de diviser par 64 le
nombre de fibres utilisées entre le NRO et le point de
mutualisation. Il est donc économique pour Orange d'avoir des
points de mutualisation de petite taille car plus proche des
habitations. Cela permet de limiter la longueur des fibres entre les
habitations et le point de mutualisation. Un petit point de
mutualisation peut être hébergé en armoire de rue ce qui évite
d'avoir à louer un terrain et de construire un bâtiment.

France Telecom qui sous-entend qu'il va déployer avant les 3


autres les points de mutualisation demande la mise en place d'une
prime versée par les opérateurs qui réalisent le co-investissement
a posteriori. France Telecom souhaite pouvoir louer à un prix élevé
les fibres reliant le point de mutualisation au NRO (utilisées par les
concurrents pour ne pas avoir à faire du génie civil pour poser une
nouvelle fibre) et demande que l'offre de collecte en amont des
points de mutualisation relève de la liberté commerciale des
acteurs.

Free souhaite utiliser le P2P (point à point) / Active Ethernet. Le


point à point nécessite une fibre par abonné entre le point de
mutualisation et le NRO. L'Active Ethernet consiste à implanter des
équipements actifs (switch ethernet) dans les points de
mutualisation (demande rejetée par France Telecom). On parle
d'actif car le switch est un élèment actif, relié au 230v,
contrairement aux coupleurs PON, qui sont passifs. La mise en
place de switch ethernet dans un point de mutualisation permet de
sortir avec une unique fibre 1 Gb/s et donc d'utiliser la fibre de
collecte déjà en place. Les 3 points qui bloquent France Telecom
pour cette solution sont la nécessité d'une alimentation électrique,
un dégagement de chaleur, la place occupée et le risque
d'incendie. Selon Free, il n’existe aucun motif sérieux et
raisonnable, dans une optique de neutralité technologique, de
https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 10/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

refuser l’implantation d’équipements actifs au niveau du point de


mutualisation si l’opérateur accepte par ailleurs d’y héberger des
coupleurs PON (ce que souhaite faire France Telecom). Free
indique cependant que l’encombrement des équipements actifs
dont il dispose est proche de celui nécessaire à l’installation de
coupleurs PON (4,5 cm x 43 cm x 30 cm). Concernant
l’encombrement lié à l’alimentation électrique, Free souligne
qu’ERDF propose des abonnements forfaitaires sans compteur, ne
nécessitant donc pas de place supplèmentaire dans les points de
mutualisation. Free indique qu’il utilisera des équipements
renforcés pour résister à des températures allant jusqu’à 70° et ne
nécessitant donc pas de climatisation, mais seulement des ouïes
de ventilation passive dans les armoires.
Free souhaite limiter le nombre de point où intervenir et maintenir
des équipements et limiter le nombre de fibre de collecte à louer
pour relier les switch à son réseau. Il demande donc un point de
mutualisation regroupant au moins 1000 logements là ou Orange
demande un point de mutualisation de 300 logements.
Free préconise d’imposer la fourniture d’un lien de collecte
systématiquement pour les points de mutualisation de taille
inférieure à 1 500 lignes, taille limite des répartiteurs cuivre que
les opérateurs alternatifs ont pu collecter dans des conditions
économiques raisonnables selon lui. Free considère en outre que
cette obligation est proportionnée : l’opérateur d‘immeuble
raccorde ses points de mutualisation, et peut donc réserver des
fibres sur le lien de collecte pour les opérateurs tiers, augmentant
ainsi ses revenus s’il revend ces fibres. Free estime à ce titre que
les tarifs de l’offre de collecte devraient être orientés vers les
coûts, là où France Telecom demande une liberté commerciale.

Si Free est aujourd'hui le seul des grand FAI à demander une


installation de switch ethernet dans les points de mutualisation, il a
pendant longtemps dénigré cette solution comme le montre ce
mail de 2006 d'Alexandre Archambault, responsable des affaires
réglementaires chez Iliad/Free sur la mailing liste FRnOG :
Citation de: http://www.journaldufreenaute.fr/12/12/2006/ftth-les-chances-de-voir-
free-a-pau-semblent-compromises.html

Date: Sun, 10 Dec 2006 23:30:37 +0100


Subject: Re: [FRnOG] Re: [FRnOG] Re: [FRnOG] Re: [FRnOG] RE: [FRnOG] Content Delivery
Network (CDN) à la francaise
From: Alexandre Archambault

Selon Vivien GUEANT (citeFibre) le 8/12/06 13:08:


> > Ce modèle est déjà présent par exemple sur Pau en FTTH :
> > http://eco.agglo-pau.fr/Initiatives/PBC/pbc.asp
> > 5FAI sont déja présents…

Ahem, Pau à la base c’était une bonne idée, simplement, il se trouve qu’il y
a pas mal de points bloquants au regard de l’architecture retenue par Free,
ce qui ne veut pas dire pour autant que d’autres n’y trouveront pas leur
compte.

En (très) gros, d’une part le modèle de Pau ne garantit par une continuité
directe entre l’abonné et le NRO, et d’autre part le maillage retenu est un
peu délirant avec pratiquement autant de NRO que pour une ville comme Paris
qui compte quand même un peu plus d’abonnés à raccorder, et pour couronner
le tout des NRO pas vraiment adaptés pour la colocalisation des équipements
des opérateurs qui souhaiteraient maitriser l’actif.

Alec,

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 11/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Free était en 2006 fixé sur des points de mutualisation d'un


minimum de 100m² et de 50 000 lignes afin de limiter les
déplacement de techniciens pour raccorder les abonnés. Toutefois
cette architecture n'est pas réaliste en zone non dense comme
agglomération de Pau.

Voici une photo d'un point de mutualisation d'Axione sur Pau, décriée par
Free en 2006 car trop petit et incluant des switch ethernet (les switch
font qu'il n'y a pas une continuité directe entre l’abonné et le NRO qui
regroupe le trafic de plusieurs point de mutualisation). Ironie de l'histoire,
c'est aujourd'hui c'est exactement ce modèle que défend Free auprès de
l'ARCEP :

Le point de mutualisation en photo ci-dessus date de 2004. Il comporte


bien un switch mais aucun abonné n'est encore relié a ce switch. Voici
une photo plus récente prise début 2008 sur lequel on distingue un switch
24 ports bi-fibre A-2101 d'une taille de 1,5u (ancienne génération) et
deux switch A-2100 de 1u (nouvelle génération) :

Petite précision : Axione à remplacé en 2008 et 2009 l'intégralité des ces


switch Atrica pour des modèles de marque Alcatel.

Bouygues Telecom préfère la technologie Gpon mais n'est pas


bloqué comme France Telecom sur cette technologie. Toutefois
https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 12/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Bouygues Telecom explique que les points de mutualisation de 300


logements souhaité par France Telecom qui utilise la même
technologie est bien trop petite. Bouygues Telecom prend pour
exemple un opérateur qui à 10% de part de marché et suppose
une pénétration du haut débit de 60%, cette taille conduit à un
volume de 18 clients, insuffisant pour remplir de manière
satisfaisante un arbre Gpon (64 abonnés maximum). Bouygues
Telecom demande donc un point de mutualisation regroupant au
moins 2000 logements.

Bouygues Telecom indique que la longueur de génie civil du réseau


de collecte des points de mutualisation est multipliée par un
facteur 2 à 3 lorsque l’on passe d’un point de mutualisation de 2
000 lignes à 576 lignes. En outre, Bouygues Telecom indique que
les points de mutualisation de 2 000 lignes n’entraînent pas de
surcoût de redevance de génie civil, et qu’il est même moins
onéreux de remonter un câble de 720 fibres, entre un point
comptant 576 lignes et un point comptant 2 000 lignes, que 4
câbles de 12 fibres (dans le cas de 4 réseaux de collecte).
Bouygues Telecom estime aussi que les locaux techniques et les
shelters permettent une meilleure sécurisation, au contraire des
armoires de rue qui seront davantage soumises au risque de
vandalisme et aléas divers. Bouygues Telecom estime que les
locaux techniques et shelters ont la capacité d’accueillir les
équipements actifs (switch avec alimentation électrique
demandées par Free) mais pas les armoires de rue.

SFR fait assez peu de propositions dans cette consultation de


l'ARCEP et semble se rapprocher de la positon de Bouygues
Telecom. SFR se distingue aujourd'hui par une adaptation en
déployant son offre fibre avec les différents technologie : En P2P,
Gpon, VDSL2 ou en collecte Axione, SFR est présent partout. SFR
accepte la demande de Free de mettre des équipement actifs dans
les points de mutualisation, sous réserve qu'il participe au
cofinancement initial des lignes (donc pas en cas de co-
investissement a posteriori, ce qui permet de déduire que SFR
utilisera la technologie Gpon sur ces points de mutualisation en
zone non dense).

Photo d'un point de mutualisation déployé par SFR en 2010 on distingue


clairement 3 splitter Gpon (le premier de 64 ports et les deux autres de
32 ports). Au dessus un bandeau pour les liens de collecte de 48 fibres. Il
est probable que seul une petite partie de ce bandeau soit réellement
raccordé.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 13/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Source : laFibre.info

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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
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zone non dense
« Réponse #2 le: 11 septembre 2010 à
11:02:39 »

Les réponses à l'ARCEP concernant la taille minimale


Messages: 38 507 du point de mutualisation

France Télécom précise que si elle était amenée à déployer seul un


réseau, un opérateur PON implanterait des points de mutualisation de
taille inférieure à 300 logements. France Télécom indique que des
arguments technico-économiques permettent de montrer qu’un point de
mutualisation de 1 000 logements ne doit pas être retenu comme
référence, même si de tels points de mutualisation pourraient être
installés à titre exceptionnel.

France Télécom ajoute qu’installer des points de mutualisation de 300


lignes est largement plus favorable, en termes de réduction des coûts de
déploiement, pour un opérateur PON que d’installer des points de
mutualisation de 1 000 lignes.
France Télécom considère qu’il
serait contraire au principe de neutralité
technologique d’imposer des contraintes techniques conduisant à un
déploiement sous-optimal pour un opérateur PON [note : Orange] afin
d’améliorer l’équation économique d’un opérateur point-à-point [note :
Free]. En conclusion, France Télécom estime qu’il est important de
permettre aux opérateurs qui le souhaitent de déployer des points de
mutualisation de 300 lignes.

de mutualisation, France Télécom estime
Sur la taille maximale du point
que le projet de décision devrait indiquer explicitement qu’une taille de
point de mutualisation sensiblement supérieure à 1 000 devrait être
prohibée.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 14/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Free considère qu’une taille minimale de 1 000 lignes serait préférable.


Free rappelle que les petits points de mutualisation multiplient également
les coûts fixes de raccordement (études d’ingénierie, études de faisabilité
d’utilisation du génie civil existant, etc.), augmentent les délais de
raccordement et complexifient les processus de commercialisation.
Ainsi Free estime qu’en pratique, un opérateur devra, pour raccorder six
points de mutualisation de 300 logements, consacrer 6 fois plus de temps
et supporter 6 fois plus de frais que s’il n’avait eu à raccorder qu’un seul
point de mutualisation de 2 000 logements.
Free craint en outre que les prix de mise à disposition des points de
mutualisation couvrant les zones les moins denses soient prohibitifs.
Free indique ainsi que les locaux techniques permettent d’intervenir à
l’abri de toute projection (poussière, eau, etc.).
À l’inverse, Free estime que les armoires de rue présentent des conditions
d’exploitation difficiles (espace de brassage réduit, nécessité d’une stricte
discipline pour la manipulation et le rangement des câbles en fibre
optique, exposition des équipements de brassage aux éléments extérieurs
à chaque ouverture de l’armoire, absence de zone de travail protégée,
etc.).
Au-delà des problématiques de dégradations extérieures, Free estime que
les armoires de rue augmentent les coûts de manipulation, la durée du
travail à réaliser et donc le coût récurrent des opérations de brassage.
Free rappelle qu’à l’échelle du territoire visé par le projet de décision, ces
obligations de surveillance et d’entretien peuvent constituer des charges
particulièrement lourdes à supporter par les opérateurs.
Free conclut qu’il serait inefficace d’imposer de telles charges aux
opérateurs alternatifs alors que des points de mutualisation d’environ 1
000 lignes permettent d’optimiser les coûts d’entretien et constituent une
solution pérenne.
Free considère que l’exception autorisant l’installation de points de
mutualisation de moins de 300 logements devrait faire l’objet d’un accord
préalable des opérateurs participant au cofinancement initial des lignes,
afin d’en préserver le caractère exceptionnel, et de permettre aux
opérateurs co-financeurs de proposer à l’opérateur d’immeuble une
architecture alternative.

Bouygues Telecom demande un minimum de 2 000 logements. Bouygues


Telecom souligne que l'installation de points de mutualisation de moins de
300 lignes génère des surcoûts importants : l'installation de point de
mutualisation de 100 lignes, par exemple, renchérirait le coût du
déploiement de plus de 30 %.
Bouygues Telecom considère qu’un
point de mutualisation de 300 lignes
n’est pas économiquement viable pour un opérateur ayant 10 % de part
de marché. En effet, Bouygues Telecom estime qu’avec une pénétration
du haut débit de 60 %, cette taille conduit à un volume de 18 clients,
insuffisant pour remplir de manière satisfaisante les équipements actifs.
Bouygues Telecom estime tout d’abord que le coût d’installation du

réseau en aval du point de mutualisation change peu, qu’il regroupe 300


ou 2 000 logements. En outre, Bouygues Telecom indique que les points
de mutualisation de 2 000 lignes n’entrainent pas de surcoût de
redevance de génie civil, et qu’il est même moins onéreux de remonter
un câble de 720 fibres, entre un point comptant 576 lignes et un point
comptant 2 000 lignes, que 4 câbles de 12 fibres (dans le cas de 4
réseaux de collecte).

Bouygues Telecom estime ainsi que la principale contrainte s’opposant à


des tailles de points de mutualisation élevées réside dans l’encombrement
potentiel du génie civil en aval. Toutefois, Bouygues Telecom indique qu’il
existe des solutions de désaturation, dont le coût ne remet pas en cause

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 15/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

la validité économique d’une solution avec des points de mutualisation de


2 000 lignes. Bouygues Telecom estime aussi que les locaux techniques et
les shelters permettent une meilleure sécurisation, au contraire des
armoires de rue qui seront davantage soumises au risque de vandalisme
et aléas divers.

Axione considère qu’il est important de pouvoir déroger dans certains cas
à la règle générale d’une taille minimale de 300 lignes. Axione indique en
effet que, dans certaines configurations rurales,
rendre compatible la longueur de la boucle locale
optique avec les
technologies actives déployées par les opérateurs constitue une
contrainte supplèmentaire.

Selon l’AVICCA, l’expérience du DSL montre que les NRA de moins de 1


000 lignes sont très rarement dégroupés, alors même qu’il n’y a aucun
coût de raccordement de l’abonné, contrairement à la fibre optique. Par
ailleurs, certains opérateurs alternatifs s’appuient sur les
expérimentations menées en zones moins denses pour montrer
qu’installer des points de mutualisation de 2 000 lignes environ ne
présente pas de difficulté particulière, pour l’installation et l’accès au
génie civil.

Des opérateurs alternatifs soulignent que, si des points de mutualisation


de 300 lignes sont en principe hébergés en armoire de rue, des points de
mutualisation de taille plus importante sont installés dans des locaux
techniques ou shelters, qui présentent selon eux des avantages en
termes exploitation.

Les réponses à l'ARCEP concernant l’obligation de


collecte

France Télécom estime que le fait de proposer une offre de collecte


en amont des points de mutualisation relève de la liberté commerciale
des acteurs, et ne devrait pas constituer une contrainte supplèmentaire
pour un opérateur prenant le risque de déployer une infrastructure FttH.

Au contraire, de nombreux acteurs considèrent qu’une obligation de


collecte est nécessaire et proportionnée. De plus, certains opérateurs
alternatifs insistent sur le caractère systématique que devrait avoir cette
obligation de collecte, afin de rétablir un équilibre entre l’ensemble des
co-investisseurs se raccordant au point de mutualisation. Plusieurs
contributeurs estiment que la multiplication des réseaux de collecte dans
le génie civil est techniquement et économiquement inefficace. L’AFORST
préconise que la collecte soit, dans la pratique, offerte au niveau du NRA.
Elle souligne l’avantage compétitif dont dispose France Télécom, qui
utilise ses NRA comme NRO, et estime qu’a minima, il convient que tous
les opérateurs, et notamment ceux qui ont dégroupé des NRA, puissent y
disposer de ces mêmes opportunités.

Free estime
à ce titre que les tarifs de l’offre de collecte devraient être

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 16/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

orientés vers les coûts.


Free rappelle que des points de mutualisation de 300 lignes
correspondent approximativement aux sous-répartiteurs du réseau cuivre
dont l’accès nécessite, selon lui, de prévoir une offre de gros de collecte à
des conditions économiques et tarifaires raisonnables.
Free considère que les risques concurrentiels pour des points de
mutualisation optiques sont identiques à ceux liés à la montée en débit et
conclut que les risques d’éviction des opérateurs alternatifs sont loin
d’être négligeables.
Ainsi, Free estime que le coût d’un réseau de collecte entre les nœuds de
raccordement d’abonnés du réseau téléphonique (NRA) et des points de
mutualisation de 300 lignes représente, en moyenne nationale, environ le
quart du coût de déploiement de l’ensemble de la boucle locale.
Free préconise d’imposer la fourniture d’un lien de collecte
systématiquement pour les points de mutualisation de taille inférieure à 1
500 lignes, taille limite des répartiteurs cuivre que les opérateurs
alternatifs ont pu collecter dans des conditions économiques raisonnables
selon lui.
Free considère en outre que cette obligation est proportionnée :
l’opérateur d‘immeuble raccorde ses points de mutualisation, et peut donc
réserver des fibres sur le lien de collecte pour les opérateurs tiers,
augmentant ainsi ses revenus s’il revend ces fibres.

Bouygues Telecom indique que la longueur de génie civil du réseau de


collecte des points de mutualisation est multipliée par un facteur 2 à 3
lorsque l’on passe d’un point de mutualisation de 2 000 lignes à 576
lignes.
Bouygues Telecom ajoute qu’au-delà du surcoût lié à la collecte d’un
grand nombre de points, il existe une dissymétrie entre l’opérateur
d’immeuble, qui a la capacité de déployer son réseau de collecte pour un
coût marginal, en mutualisant ce déploiement avec le déploiement en
aval des points de mutualisation, et l’opérateur co-investisseur, qui ne
pourra bénéficier de cet effet d’échelle.
Selon Bouygues Telecom, une offre de collecte systématique entre le
point de mutualisation et le NRO par l’opérateur d’immeuble déployant le
point de mutualisation est nécessaire et pourrait être mise en œuvre dans
le cadre des consultations par commune : l’opérateur d’immeuble
solliciterait, sous la forme d’une option séparée, le souhait des co-
investisseurs éventuels.
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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
Administrateur
zone non dense
« Réponse #3 le: 11 septembre 2010 à
11:02:53 »

Les réponses à l'ARCEP concernant la couverture de la


Messages: 38 507 zone arrière du point de mutualisation

De nombreux contributeurs estiment que l’opérateur établissant le point


de mutualisation devrait avoir une obligation de couverture allant jusqu’à
la construction des raccordements finaux dans les immeubles de la zone
arrière du point de mutualisation. Cette obligation pourrait, selon
plusieurs réponses, prendre la forme d’une offre permettant le
raccordement par cet opérateur de tous les logements de la zone arrière
du point de mutualisation. Sans cette obligation, selon certaines
collectivités, le risque d’écrémage serait accru.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 17/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

A contrario, France Télécom estime qu’une telle obligation serait


disproportionnée et contraire à l’objectif légitime de couverture
homogène et cohérente, puisqu’elle pourrait décourager des opérateurs
pourtant prêts à consentir des investissements dans les zones moins
denses.

Free estime
que cette contrainte est indispensable pour que les
opérateurs tiers aient la visibilité nécessaire sur les logements
effectivement raccordés et éligibles en vue de co-investir.

Free propose que l’opérateur installant le point de mutualisation s’engage


sur un délai de 12 mois pour que l’ensemble des logements de la zone
arrière soient desservis, au raccordement final près.
Free propose en outre que le point de mutualisation
ne soit ouvert
commercialement que si 90 % des logements de la zone arrière sont
effectivement desservis, à l’exception des immeubles dont les
propriétaires s’opposeraient à leur équipement en fibre optique.

Le département de Seine-et-Marne estime que si un opérateur déclarait


ne pas être en mesure de couvrir une zone arrière d’un point de
mutualisation en moins de 3 ans, cette couverture devrait être confiée à
un opérateur public.
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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
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zone non dense
« Réponse #4 le: 11 septembre 2010 à
11:03:08 »

Les réponses à l'ARCEP concernant les modalités de


Messages: 38 507 l’accès sur les offres de cofinancement

Plusieurs opérateurs alternatifs s’accordent avec le fait que l’opérateur


d’immeuble soit tenu de formuler une offre de co-investissement
permettant à tout opérateur tiers de financer le réseau ab initio, ou a
posteriori, en contrepartie d’un droit d’usage de long terme sur les lignes
très haut débit.

Bouygues Telecom précise que l’offre de financement a posteriori doit


inclure également le parc installé.

A contrario, France Télécom estime qu’une telle obligation est peu


justifiée, et que cette possibilité doit être laissée aux opérateurs qui
investissent dans le cadre de leur liberté commerciale.

SFR ajoute que la faculté d’amortir les montants engendrés en


https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 18/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

dépense d’investissement de capital (CAPEX) est aussi importante ab


initio qu’a posteriori. France Télécom estime au contraire qu’il n’y a pas
lieu d’imposer à un opérateur d’immeuble une obligation de disposer
d’une offre d’accès « capexisable », car cela ne serait pas, selon cet
opérateur, nécessaire pour garantir l’accès dans des conditions
raisonnables et permettre à un marché concurrentiel de se développer.
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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
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zone non dense
« Réponse #5 le: 11 septembre 2010 à
11:03:21 »

Les réponses à l'ARCEP concernant les modalités de


Messages: 38 507 partage des coûts

France Télécom considère que, tous les opérateurs n’ayant pas


vocation à être opérateur d’immeuble ou opérateur d’infrastructure, il
convient que l’opérateur d’immeuble puisse inclure dans l’assiette de ses
tarifs la totalité des charges qu’il supporte au titre de son activité
d’opérateur d’immeuble.

S’agissant de la répartition des coûts, selon plusieurs contributeurs, les


parts de marché des opérateurs de détail étant extrêmement
différenciées en dehors des zones très denses, leur appétence à co-
investir sera très variable. Ces contributeurs estiment donc qu’un schéma
de partage des coûts à parts égales serait inapproprié en zones moins
denses.

Bouygues Telecom souhaite que l’offre de co-investissement soit


équitable et permette un financement proportionnel aux revenus qui
seront tirés de l’infrastructure mutualisée, avec un mécanisme qui reste à
définir. Bouygues Telecom estime que si de telles modalités n’étaient pas
mises en œuvre, il serait nécessaire de prévoir une granularité de
souscription à l’offre de cofinancement plus fine que celle de la zone
arrière du point de mutualisation, par exemple au niveau du point de
raccordement.

L’AFORST souligne l’importance de la mise en place d’une échelle des


investissements équivalente à celle du haut débit, à laquelle il
conviendrait d’ajouter les barreaux du co-investissement actif et passif,
permettant la cession d’IRU, le dégroupage passif, le bitstream et des
offres d’accès a posteriori.

Sur le partage du coût du raccordement palier, Bouygues Telecom


considère qu’il doit être supporté intégralement par l’opérateur
commercial du client, indépendamment des modalités pratiques de sa
réalisation. Bouygues Telecom ajoute que des mécanismes simples
peuvent alors être mis en œuvre pour se prémunir de démarches
commerciales déloyales.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 19/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

S’agissant de l’offre de co-investissement a posteriori, France


Télécom rappelle que l’opérateur d'immeuble prend un risque relatif au
niveau de la demande des consommateurs finaux, qui devrait se traduire
par une prime venant s’ajouter au taux de rémunération et s’appliquant
sur le patrimoine net.

Bouygues Telecom estime cependant qu’il n’y a pas lieu d’appliquer une
prime de risque quand le financement du réseau mutualisé fait appel à
des fonds publics. En tout état de cause, Bouygues Telecom estime que
l’opportunité, le montant et les modalités d’application d’une prime de
risque pour l’investissement ultérieur doivent être réévalués dans ce cas.
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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
Administrateur
zone non dense
« Réponse #6 le: 11 septembre 2010 à
11:03:36 »

Les réponses à l'ARCEP concernant l’obligation de faire


Messages: 38 507 droit aux demandes raisonnables d’hébergement
d’équipements passifs et actifs

France Télécom considère qu’imposer l’hébergement d’équipements


passifs et actifs au niveau du point de mutualisation n’est ni raisonnable
ni proportionné au regard des objectifs de régulation. Le principe de
neutralité technologique doit être concilié, selon cet opérateur, avec celui
du "développement de l’investissement efficace dans les infrastructures",
au regard des conséquences financières et opérationnelles d'un tel
hébergement.
France Télécom
rappelle que le déploiement d’un réseau en fibre optique
permet d’augmenter la distance entre les logements et les équipements
actifs par rapport au cuivre, et donc potentiellement d’éviter la dispersion
d’équipements actifs, en particulier sur la voie publique.
France Télécom considère que le refus d’une collectivité
locale d’accepter
un point de mutualisation à l’emplacement initialement prévu du
surdimensionnement induit par l’hébergement d’équipements actifs
devrait être une raison suffisante pour ne pas accepter un tel
hébergement.
France Télécom
estime enfin que l’opérateur à l’origine d’une telle
demande doit prendre en charge les démarches auprès des services de
voierie, l’entretien, l’exploitation, ainsi que la responsabilité en cas de
dommages aux tiers.


en outre le caractère discriminatoire d’une situation dans
Free souligne
laquelle seuls les équipements passifs pourraient être hébergés au point
de mutualisation.

Selon Free, il n’existe aucun motif sérieux et raisonnable, dans une


optique de neutralité technologique, de refuser l’implantation
d’équipements actifs au niveau du point de mutualisation si l’opérateur

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 20/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

accepte par ailleurs d’y héberger des coupleurs PON.

SFR souhaite que cette obligation ne soit effective que sous réserve
que l’opérateur demandeur participe au cofinancement initial des lignes.

Bouygues Telecom considère qu’une demande d’hébergement au point de


mutualisation des équipements actifs émanant d’un opérateur qui
viendrait co-investir ultérieurement est également raisonnable, si ce point
de mutualisation est déjà alimenté en électricité et si l’espace disponible
le permet.
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vivien FTTH : Consultation de l'ARCEP


sur point de mutualisation en
Administrateur
zone non dense
« Réponse #7 le: 11 septembre 2010 à
11:03:52 »

Les réponses à l'ARCEP concernant les modalités


Messages: 38 507 techniques envisagées en fonction du mode
d’hébergement

Bouygues Telecom estime que les locaux techniques et shelters ont la


capacité d’accueillir les équipements actifs, mais qu’en revanche,
l’implantation de tels équipements en armoire de rue, qui doit alors être
connectée au réseau électrique, pourrait constituer un obstacle majeur,
particulièrement dans les centres-villes.

Free indique
cependant que l’encombrement des équipements actifs dont
il dispose est proche de celui nécessaire à l’installation de coupleurs PON
(4,5 cm x 43 cm x 30 cm). Concernant l’encombrement lié à
l’alimentation électrique, Free souligne qu’ERDF propose des
abonnements forfaitaires sans compteur, ne nécessitant donc pas de
place supplèmentaire dans les points de mutualisation.
Free indique qu’il utilisera des équipements renforcés pour
résister à des
températures allant jusqu’à 70° et ne nécessitant donc pas de
climatisation mais seulement des ouïes de ventilation passive dans les
armoires.

Free rappelle que de nombreux équipements actifs sont déjà hébergés


dans des armoires de rue : NRA Zone d’Ombre et futurs NRA-MED en
France, armoires activées pour le VDSL de Deutsche Telekom, Belgacom
et KPN au Benelux ainsi que dans certains pays chauds (e.g. Arabie
saoudite, et Australie).

Plusieurs réponses évoquent une solution d’implantation d’armoires


dédiées à proximité des points de mutualisation pour l’hébergement en
déport des équipements actifs. France Télécom considère que cela

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 21/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

pourrait constituer une solution de compromis ; cela permettrait


d’optimiser l’industrialisation des contenants, de les implanter plus
facilement et de séparer les domaines de responsabilité et d’habilitation
nécessaires.

A contrario,
Free considère qu’installer des équipements actifs au sein
d’une armoire distincte, à proximité des points de mutualisation, est un
non sens, car cela engendrerait une duplication de ces armoires, qui
pourrait conduire à une situation de blocage avec les services voirie des
collectivités, et donc à un ralentissement structurel des déploiements FttH
en zone de moyenne densité. Free ajoute que le surcoût d’installation
d’une deuxième armoire est important alors qu’il peut être évité.

S’agissant de l’installation, Free estime le surcoût global, avec ses


équipements, à moins de 1 500 € par point de mutualisation (de 300 à
500 lignes), ce qui représenterait de l’ordre de 1 % du coût complet de
déploiement de la sous-boucle locale optique.
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vivien Comprendre les différences


entre la fibre Gpon, P2P, Active
Administrateur
Ethernet, FTTLA
« Réponse #8 le: 04 décembre 2010 à
12:18:18 »

Définition du point de mutualisation par l'ARCEP


Messages: 38 507
Le point de mutualisation désigne le lieu où la personne établissant ou
ayant établi dans un

immeuble bâti ou exploitant une ligne de communications électroniques à


très haut débit en

à d’autres opérateurs, accès à cette ligne. La
fibre optique donne,
localisation du point de

mutualisation est encadrée par l’article L. 34-8-3 du CPCE, qui dispose


que :
Citer

L’accès est fourni dans des conditions transparentes et non


discriminatoires en
un point situé, sauf
dans les cas définis par l’Autorité de régulation
des

communications électroniques et des postes, hors des limites de


propriété privée
et permettant le
raccordement effectif d’opérateurs tiers, à des
conditions

économiques, techniques et d’accessibilité raisonnables. [...] Tout


refus d’accès
est motivé.

La personne ayant établi dans un immeuble bâti ou exploitant une ligne


de communications
électroniques à très
haut débit en fibre optique peut donner accès à son
réseau en plusieurs

points. Parmi ces points, le point de mutualisation est le point de livraison


de référence des
accès sous forme
passive, dans le respect de l’article L. 34-8-3 du CPCE.
Le point de mutualisation est donc un point « logique » qui sépare le

réseau de l’opérateur

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 22/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

d’immeuble de celui des tiers.


L’accès peut en outre être fourni en d’autres points que le point de
mutualisation, notamment
dans le cadre d’accords commerciaux entre opérateurs.

Zone arrière de point de mutualisation

Les points de mutualisation en dehors des zones très denses se situent


toujours hors de la
propriété privée et regroupent les lignes à très haut débit en fibre optique
d’immeubles bâtis.
L’ensemble des immeubles bâtis reliés, effectivement ou potentiellement,
à ce point de
mutualisation, forment une zone géographique continue. Cette zone
géographique constitue la
zone arrière d’un point de mutualisation.
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hamzarb3 Comprendre les différences


entre la fibre Gpon, P2P, Active
Client Tunisie Telecom
Ethernet, FTTLA
(Tunisie)
« Réponse #9 le: 17 avril 2013 à 00:06:56 »

Bonjour,
Messages: 73

Tunisie Comme en GPON on utilise une seule fibre en full-duplex pour desservir 64
clients voire plus,

1. Quel est le dispositif d’émission/réception employé dans les deux extrémités


de la fibre ? cote ONT et cote OLT ?

2. Quel type de connecteur est utilise dans ces deux extrémités ?


3. Quel est le mécanisme utilise au niveau des splitter pour pouvoir faire ce
"split" ?

Merci par l'avance


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EtherActis Comprendre les différences


entre la fibre Gpon, P2P, Active
Client OVH
Ethernet, FTTLA
« Réponse #10 le: 17 avril 2013 à 02:20:06 »

Messages: 27
Bobigny (93)

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 23/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

Vidéos des réunions FRnOG

FRNOG 17 - Transmission optique W

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Nico Comprendre les différences


entre la fibre Gpon, P2P, Active
Modérateur
Ethernet, FTTLA
« Réponse #11 le: 17 avril 2013 à 07:33:58 »

@EtherActis : Pourquoi envoyer un lien sur le WDM, qui n'est pas utilisé dans
les réseaux GPON ?

Citation de: hamzarb3 le 17 avril 2013 à 00:06:56

Messages: 41 914 1. Quel est le dispositif d’émission/réception employé dans les deux extrémités de la fibre ?
cote ONT et cote OLT ?
FTTH 1000/500 sur Paris

15ème (75) 2. Quel type de connecteur est utilise dans ces deux extrémités ?

3. Quel est le mécanisme utilise au niveau des splitter pour pouvoir faire ce "split" ?

1. Des lasers plutôt classiques, intégrés dans les ONT et les linecard des OLT.
2. SC/APC.

https://lafibre.info/gpon/comprendre-les-differences-entre-la-fibre-gpon-p2p-active-ethernet-fttla/ 24/25
02/07/2021 Comprendre les différences entre la fibre Gpon, P2P, Active Ethernet, FTTLA

3. Je crois que c'est un genre de prisme.


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