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Chimie des solutions, 4e édition

Réponses aux questions de révision

CHAPITRE 5 LES ACIDES ET LES BASES

1. Un acide de Brønsted-Lowry est un donneur de protons et une base de Brønsted-


Lowry est un receveur de protons.
Ces définitions, contrairement à celles d’Arrhenius, ne nécessitent pas que les
acides et les bases soient en solution aqueuse.

2. Pour recevoir un proton, il faut fournir une paire d’électrons, sinon le proton ne
peut pas être retenu par cette espèce qui ne se comporte pas comme une base.

3. La constante du produit ionique de l’eau est le produit des concentrations molaires


des ions H3O+ et OH− à une température donnée.

4. [H3O+][OH−] = 1,0 × 10−14

5. Le pH est le logarithme négatif de la concentration d’ions hydronium (en moles


par litre) : pH = −log [H3O+].
Pour éviter l’écriture de concentrations très faibles comportant un grand nombre
de décimales, cette forme d’écriture est plus pratique et moins sujette à l’erreur.

6. Non, car il faudrait mentionner la température ; le pH de 7,00, pour un milieu


neutre, est vrai seulement à 25 °C.
Oui.
Le pH d’une solution aqueuse de HCl à 1,0 mol/L donne
pH = −log [H3O+] = −log 1,0 = 0 et le pH d’une solution aqueuse de HCl à
2,5 mol/L donne pH = −log [H3O+] = −log 2,5 = −0,398.

7. pOH = −log [OH−].


À 25 °C, pH + pOH = 14.

8. Un acide est relativement plus fort qu’un autre acide si sa tendance à s’ioniser en
donnant un proton dans l’eau est plus grande, ce qui se vérifiera par une constante
d’ionisation Ka plus grande.

9. Quatre acides forts : HClO4, HBr, HCl et H2SO4.


Quatre acides faibles : HF, HNO2, CH3COOH et NH4+.

10. L’acide le plus fort dans l’eau est H3O+. La base la plus forte dans l’eau est OH−.

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11. On peut considérer qu’il s’agit de deux ionisations successives. Le premier proton
est plus faiblement retenu, et il est plus difficile et moins favorable
énergétiquement de faire un anion doublement chargé lors de la deuxième
ionisation.

12. Plus la constante d’ionisation est grande, plus l’acide est fort, et plus il a tendance
à céder facilement un proton.

13. La valeur de Ka d’un acide faible dépend de son degré d’ionisation et de la


température. Son degré d’ionisation dépend de sa structure, laquelle peut plus ou
moins faciliter la libération d’un proton. S’il s’agit d’une deuxième ou d’une
troisième ionisation, la valeur de la constante Ka diminuera d’une ionisation à
l’autre.

14. Cette valeur est infiniment grande, ce qui nous fait considérer que tous les acides
forts s’ionisent complètement dans l’eau.
La température doit être rapportée parce que, comme toute constante d’équilibre,
Ka peut varier selon la température.

15. Il s’agit de trois solutions d’acides de même concentration initiale. Pour


déterminer laquelle aura le pH le plus élevé, il faut choisir l’acide le plus faible,
c’est-à-dire celui qui a la plus petite valeur de Ka, soit l’acide acétique
(CH3COOH).

16. L’acide malonique est un diacide parce qu’il possède deux atomes d’hydrogène
susceptibles d’être cédés successivement sous forme de protons.

17. Les espèces présentes les plus importantes sont : H3PO4, H2PO4−, HPO42−, PO43−
et H3O+.
Elles peuvent agir comme un acide de Brønsted-Lowry : H3PO4, H2PO4−, HPO42−.
Elles peuvent agir comme une base de Brønsted-Lowry : H2PO4−, HPO42−, PO43−.
Elles peuvent agir comme les deux : H2PO4− et HPO42−.

18. KaKb = 10−14


NH3 + H2O NH4+ + OH− Kb = 1,8 × 10−5
NH4+ + H2O NH3 + H3O+ Ka = 5,6 × 10−10

2H2O OH + H3O+ KbKa = (1,8 × 10−5)(5,6 × 10−10) = 1,0 × 10−14

19. La force d’un acide dépend de la nature du solvant, de la température et de la


structure moléculaire de l’acide. Concernant la nature moléculaire d’un acide de la
forme HX, il faut considérer la force et la polarité de la liaison HX.

20. Plus l’élément central est électronégatif et dans un état d’oxydation élevé, plus il
attire les électrons, ce qui a pour effet de rendre la liaison Z—O plus covalente
(moins polaire) et la liaison O—H, plus polaire. L’acide cède alors plus
facilement son proton et il est plus fort.

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21. L’hydrolyse d’un sel est la réaction entre un anion ou un cation (ou les deux) d’un
sel et l’eau.
Sels acides, sels neutres et sels basiques.

22. L’hydrolyse se fait plus facilement dans le cas des petits ions fortement chargés,
car un ion ayant une densité de charge plus grande est plus efficace pour polariser
la liaison O—H, ce qui facilite l’ionisation sous forme de perte de H+.

23. Al3+ ne reçoit pas de protons mais des molécules d’eau ; par contre, Al(H2O)63+
donne un proton par réaction avec H2O.

24. KF, NH4NO2, KCN, C6H5COONa, Na2CO3 et HCOOK.

25. Le plus petit, soit Be2+.

26. Un acide de Lewis est une substance pouvant recevoir un doublet d’électrons,
tandis qu’une base de Lewis est une substance pouvant donner un doublet
d’électrons.
Cette définition est plus générale, car elle inclut, en plus des réactions de
Brønsted-Lowry, des réactions dont l’acide n’est pas un acide de Brønsted-Lowry.
Avec les définitions de Lewis, la substance acide n’a pas besoin de contenir un
atome d’hydrogène ionisable.

27. Pour agir comme un acide de Lewis, la substance doit avoir une orbitale vide
(inoccupée) comme dans le cas de l’orbitale 2p non hybridée et inoccupée de BF3
afin de pouvoir recevoir un doublet d’électrons. Dans le cas de l’ion H3O+, il agit
comme un acide de Lewis, car en cédant H+, il fournit un atome d’hydrogène
possédant une orbitale vide qui peut recevoir une paire d’électrons.
Pour agir comme une base de Lewis, la substance doit pouvoir fournir une paire
d’électrons libres comme dans le cas de OH−, où il y a trois doublets libres sur
l’atome d’oxygène ou comme dans celui de NH3, où il y a un doublet libre sur
l’atome d’azote.

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