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MATIÈRE:

ECONOMIE GÉNÉRALE

SYLLABUS DU COURS
 INTRODUCTION GÉNÉRALE
 CHAPITRE PRÉLIMINAIRE : LES ÉCOLES DE PENSÉE DE L’ÉCONOMIE
 CHAPITRE N°1: LA MÉTHODOLOGIE
 CHAPITRE N°2: LE CIRCUIT ÉCONOMIQUE
 CHAPITRE N°3: LA FONCTION DE PRODUCTION
 CHAPITRE N°4: LA RÉPARTITION ET LA DISTRIBUTION DU REVENU.
 CHAPITRE N°5: LA CONSOMMATION ET L’ÉPARGNE
 CHAPITRE N°6 : LA MONNAIE ET LE FINANCEMENT DE L’ACTIVITÉ
ÉCONOMIQUE.
 CHAPITRE N°7: LA RÉGULATION DE LA MONNAIE
 CHAPITRE N°8: LE MARCHÉ NATIONAL

INTRODUCTION
A) BIENS LIMITÉS
LES BIENS SONT RÉPUTÉS LIMITÉS OU RARES. ON NE LES TROUVE PAS EN
GRANDE ABONDANCE.
ON SÉPARE LES BIENS EN TROIS CATÉGORIES :
 BIEN DE CONSOMMATION
 BIEN DE PRODUCTION
 BIEN INTERMÉDIAIRE.
B) BESOINS ILLIMITÉS
LE BESOIN EST LE DÉSIR DE LA POSSESSION D’UN BIEN, POUR PALIER À UN
SENTIMENT DE MANQUE. SANS BESOINS, IL N’Y A AUCUN SENS À L’ACTIVITÉ
ÉCONOMIQUE.
 BESOIN PSYCHOLOGIQUE
 BESOIN MATÉRIEL
 BESOIN DE CULTURE , LOISIRS….
C) L’UTILISATION EFFICACE DES RESSOURCES
UNE DES PRINCIPALES CONTRADICTIONS DE L’ÉCONOMIE EST LA CONCILIATION
ENTRE DES BESOINS ILLIMITÉS ET DES RESSOURCES RARES. IL CONVIENT DONC,
AVEC LE MOINS DE BIENS POSSIBLES, DE SATISFAIRE LE PLUS DE BESOINS
POSSIBLES. IL FAUT DONC APPRENDRE À GÉRER EFFICACEMENT SES
RESSOURCES

 UTILITÉ DE L’ÉCONOMIE
L'ÉCONOMIE MET EN ÉVIDENCE DES RELATIONS ENTRE LES VARIABLES
ÉCONOMIQUES :LES PRIX ET LA DEMANDE, LA CONSOMMATION ET LES
REVENUS, LE TAUX D'INTÉRÊT ET LES INVESTISSEMENTS. ETC. ELLE CHERCHE À
SAVOIR QUELLES SONT LES VARIABLES QUI SONT DES CAUSES POUR D'AUTRES
PHÉNOMÈNES ÉCONOMIQUES.
 LES MÉTHODES D’APPROCHE EN ÉCONOMIE
 APPROCHE MACRO-ÉCONOMIQUE : L’ÉCONOMIE EST SAISIE DANS SA
GLOBALITÉ. ON S’INTÉRESSE À UN GROUPE, À LA GLOBALITÉ.
 APPROCHE MICRO-ÉCONOMIQUE : ON S’INTÉRESSE AUX INDIVIDUS. ON
ANALYSE COMMENT SE COMPORTE L’INDIVIDU EN SITUATION DE
RARETÉ, ET LA MANIÈRE DONT AGIT UN AGENT ÉCONOMIQUE AU SEIN
DE LA SOCIÉTÉ.
 LA NATURE DE LA SCIENCE ÉCONOMIQUE
L’ÉCONOMIE EST UNE SCIENCE SOCIALE. ELLE N’EST PAS SUFFISANTE POUR
ANALYSER UNE SOCIÉTÉ. IL EST NÉCESSAIRE D’Y APPORTER D’AUTRES SCIENCES,
TELLES QUE LA SOCIOLOGIE, LES SCIENCES POLITIQUES, LA PSYCHOLOGIE,
L’HISTOIRE, ETC…
QUELQUES DIFFICULTÉS
IL EST IMPOSSIBLE D’ÉTUDIER UN PHÉNOMÈNE SANS LE RELIER AUX AUTRES
PHÉNOMÈNES SUR LESQUELS IL AGIT (INTERDÉPENDANCES). LA GESTION DES
INTERACTIONS EST NÉCESSAIRE POUR AVOIR UNE VISION CORRECTE DE LA
RÉALITÉ.

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE : LES COURANTS DE PENSÉE


DE L’ÉCONOMIE

 LE COURANT CLASSIQUE
LE COURANT CLASSIQUE EST APPARU DURANT LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE
(XVII-XVIIIÈ SIÈCLE). IL EST ISSU DE L’ESSOR DU CAPITALISME.
• DIVISION DU TRAVAIL ET LA SPÉCIALISATION :
C’EST ADAM SMITH AU XVIIIÈ SIÈCLE QUI A PROPOSÉ L’IDÉE DE LA DIVISION DU
TRAVAIL ET DE LA SPÉCIALISATION. CECI PERMET D’ACCROÎTRE LA
PRODUCTIVITÉ, CAR CHAQUE PERSONNE EFFECTUE UNE SEULE ET UNIQUE
TÂCHE, CE QUI ENGENDRE UNE PLUS GRANDE RICHESSE DES NATIONS
LA LOI DES « DÉBOUCHÉS »
CETTE LOI, PROPOSÉE PAR J-B. SAY INDIQUE QUE L’OFFRE CRÉE SA PROPRE
DEMANDE. EN CONSÉQUENCE, SI LA DEMANDE EST PRÉSENTE, L’OFFRE
AUGMENTERA, ET AINSI DE SUITE. DANS UN TEL CAS DE FIGURE, IL NE PEUT Y
AVOIR DE CRISE.
LE PRINCIPE DE LA « MAIN INVISIBLE »
LE PRINCIPE DE LA MAIN INVISIBLE IMPLIQUE QUE LE MARCHÉ, OÙ S’EFFECTUE
TOUS LES ÉCHANGES ENTRE AGENTS ÉCONOMIQUES, EST TOUJOURS EN
ÉQUILIBRE. IL EXISTE UNE CONCILIATION ENTRE L’INTÉRÊT PERSONNEL ET
L’INTÉRÊT GÉNÉRAL. IL S’AGIT DONC DE RECHERCHER L’INTÉRÊT PERSONNEL
AFIN DE CONTRIBUER À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL.
LE LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE
LE COURANT CLASSIQUE REPOSE SUR LA LIBRE ENTREPRISE : L’ÉTAT NE DOIT
PAS INTERVENIR DANS L’ÉCONOMIE, ET NE S’OCCUPER QUE DES TÂCHES
RÉGALIENNES (JUSTICE, POLICE, ARMÉE).
ADAM SMITH : « LAISSER FAIRE, LAISSER PASSER ». DANS CETTE PHRASE, IL
PRÔNE ÉGALEMENT LA LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES, POUR
FAVORISER LE COMMERCE.
 LE MARXISME EN ÉCONOMIE
LE MARXISME EST APPARU AU XIXÈ SIÈCLE ET PROPOSE UNE VISION DE
L’ÉCONOMIE TRÈS DIFFÉRENTE DE CELLE DES CLASSIQUES. LE MARXISME FAIT
UN BILAN TRÈS NÉGATIF DU SYSTÈME CAPITALISTE, ET CONSIDÈRE QU’IL N’Y A
EU AUCUN PROGRÈS SOCIAL AVEC LES CLASSIQUES, MALGRÉ LES PROGRÈS
TECHNOLOGIQUES
THÉORIE DE LA VALEUR-TRAVAIL
LA THÉORIE DE LA VALEUR-TRAVAIL DIT QUE LE TRAVAIL DONNE DE LA VALEUR
AUX PRODUITS. LA VALEUR ASSOCIÉE AUX PRODUITS NE PROVIENT QUE DU
TEMPS QUI A ÉTÉ SOCIALEMENT MIS EN OEUVRE POUR LES PRODUIRE. IL
S’AGIT D’UN ÉLÉMENT COMMUN À TOUTES LES MARCHANDISES DANS
L’ÉCHANGE.
PLUS-VALUE ET EXPLOITATION
DANS L’IDÉE DES CLASSIQUES, IL Y A UNE EXPLOITATION DES TRAVAILLEURS. ILS
NE SONT PAS RÉMUNÉRÉS À LEUR JUSTE VALEUR ET EN REGARD DU TRAVAIL
QU’ILS ONT FOURNI. IL Y A ALORS UNE PLUS-VALUE EMPOCHÉE PAR
L’EMPLOYEUR CAPITALISTE. L’APPROPRIATION DE CETTE PLUS-VALUE EST LE
FONDEMENT DE L’EXPLOITATION.
LA THÉORIE DES CRISES
LA CONCURRENCE ENTRAÎNE L’ÉLIMINATION D’UN CERTAIN NOMBRE DE
PERSONNES, SE FAISANT ABSORBER PAR LES PLUS GRANDS GROUPES. IL SE
PRODUIT DONC UNE CONCENTRATION DES DIFFÉRENTES FIRMES. POUR MARX,
LA FORCE DU CAPITALISME PROVIENT DE LA CONCURRENCE.
 LE COURANT NÉO-CLASSIQUE
CE COURANT EST APPARU À LA FIN DU XIXÈ SIÈCLE. IL A ÉTÉ MENÉ PAR UN
FRANCO-SUISSE WALRAS ET UN ANGLAIS MARSHALL. IL PRÔNE UN
RENOUVEAU DE PENSÉE ET UNE ÉVOLUTION DU COURANT CLASSIQUE. IL
APPARAÎT COMME RÉPONSE AU CAPITALISME ET À L’ESSOR DES SCIENCES.
L’UTILITÉ MARGINALE
L’ÉCONOMIE DOIT ÉVOLUER ET EXPLOITER LES NOUVEAUX OUTILS QUI
APPARAISSENT, ET NOTAMMENT LES MATHÉMATIQUES AVEC LE CALCUL
DIFFÉRENTIEL. L’ÉCONOMIE DEVIENT ALORS UNE ANNEXE MATHÉMATIQUE.
ON UTILISE UNE UNITÉ MARGINALE.
 QUELLE EST LA DERNIÈRE UNITÉ PRODUITE QUI A APPORTÉ
SATISFACTION?
 QUELLE EST LA SATISFACTION QU’A PROCURÉ LA DERNIÈRE UNITÉ
CONSOMMÉE ?
UTILISER LES MATHÉMATIQUES AFIN D’ORIENTER LES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES, AINSI QUE LA PRODUCTION
L’ANALYSE MICRO-ÉCONOMIQUE
LE COURANT NÉO-CLASSIQUE FAIT UN PREMIER PAS DANS L’ANALYSE MICRO-
ÉCONOMIQUE EN ÉTUDIANT LES BESOINS INDIVIDUELS ET NON CEUX DES
GROUPES.
L’ÉQUILIBRE GÉNÉRAL
D’APRÈS LES NÉO-CLASSIQUES, SI ON LAISSAIT LIBRE COURS AUX INDIVIDUS
D’AGIR, ON CRÉÉ UNE OFFRE ET UNE DEMANDE, AVEC UN ÉQUILIBRE GÉNÉRAL
SUR LES MARCHÉS ET DONC À LA SATISFACTION DE TOUS LES INDIVIDUS
 LE COURANT KEYNÉSIEN
LE COURANT KEYNÉSIEN EST ISSU DE JOHN MAYNAR KEYNES, DANS LES
ANNÉES 1930.
• IL A ÉTÉ ÉTOFFÉ PENDANT LA CRISE DE 1929 AUX ETATS-UNIS ET EN
EUROPE, EN RAISON DU CRASH BOURSIER.
• CETTE CRISE A EU UNE TRÈS GRANDE ENVERGURE AVEC PLUS DE 12
MILLIONS DE CHÔMEURS AUX USA ET 6 MILLIONS EN ALLEMAGNE EN
1933.
ANALYSE MACRO-ÉCONOMIQUE
KEYNES CRÉÉ L’ANALYSE MACRO-ÉCONOMIQUE, ET ANALYSE L’ÉCONOMIE EN
TERMES DE CIRCUITS QUI RÉUNISSENT DES ACTEURS ÉCONOMIQUES DANS DES
MARCHÉS.
L’INTERVENTION DE L’ÉTAT
KEYNES PENSE QUE LE MARCHÉ NE PEUT PAS S’ÉQUILIBRER
AUTOMATIQUEMENT ET PENSE QU’IL NE FAUT PAS LUI LAISSER LIBRE COURS. IL
ESTIME QU’UNE INTERVENTION DE L’ÉTAT EST NÉCESSAIRE POUR RÉGULER
L’ÉCONOMIE
SEUL L’ÉTAT EST CAPABLE D’ENRAYER LE CHÔMAGE EN RELANÇANT LA
DEMANDE.
 LE CHÔMAGE EST CONSÉCUTIF À UNE DEMANDE EFFECTIVE TROP FAIBLE.
POUR KEYNES, SI LE LIBRE JEU DU MARCHÉ N’EST PAS APTE À GÉNÉRER UN
NIVEAU DE DEMANDE SUFFISANT POUR ENGENDRER LE PLEIN EMPLOI, C’EST À
L’ÉTAT D’INTERVENIR POUR RELANCER CETTE DEMANDE.
OR, LA DEMANDE EFFECTIVE DÉPEND DE PLUSIEURS VARIABLES :

DEMANDE EFFECTIVE = C + I + G + X

    •    C : CONSOMMATION NATIONALE DE BIENS ET SERVICES PAR LES


ENTREPRISES ET LES ADMINISTRATIONS (CI) ET PAR LES MÉNAGES (CF)
    •    I : INVESTISSEMENTS (DES ENTREPRISES, ADMINISTRATIONS ET
MÉNAGES)
    •    G : DEMANDE DE BIENS ET SERVICES COLLECTIFS (PAR L’ÉTAT)
    •    X : BIENS ET SERVICES EXPORTÉS (DEMANDE DES AGENTS NON
RÉSIDENTS)
CHAPITRE N°1: LA MÉTHODOLOGIE D’ANALYSE
ÉCONOMIQUE

 A) ANALYSE D’UN TEXTE ÉCONOMIQUE


UN TEXTE N’EST PAS ÉCRIT AU HASARD, NI POUR RIEN. SON BUT :
 TRANSFORMER LA VISION DES CHOSES/CRITIQUER CE QUI PRÉCÈDE
 APPORTER/RENOUVELER DE LA CONNAISSANCE
PAR CONSÉQUENT UN TEXTE N’EST JAMAIS ISOLÉ : IL PREND CORPS DANS
• UNE RÉFLEXION PLUS GÉNÉRALE DE L’AUTEUR
• UNE RÉFLEXION PLUS GÉNÉRALE ÉLABORÉE PAR D’AUTRES AUTEURS
L’ANALYSE DE TEXTE SE FAIT À TRAVERS DEUX ÉTAPES PRINCIPALES:
 IDENTIFIER LE DOCUMENT ET SITUER LE TEXTE
 LIRE ET EXTRAIRE LES INFORMATIONS DU TEXTE
 IDENTIFIER LE DOCUMENT ET SITUER LE TEXTE
RELEVER LA SOURCE DU TEXTE.
◗ S’AGIT-IL D’UN ARTICLE DE PRESSE ? D’UN OUVRAGE DE RÉFÉRENCE ?
◗ QUI EST L’AUTEUR DU TEXTE ? EST-CE UN JOURNALISTE, UN UNIVERSITAIRE,
UN TÉMOIN ?.
◗ QUELLE EST LA DATE DU TEXTE ?
◗ S’IL EN A UN, LIRE LE TITRE DU TEXTE QUI PEUT DONNER LE SENS GÉNÉRAL
DU DOCUMENT.

EXEMPLE
DANS LA VALSE ÉCONOMIQUE COMME DANS LA VIE, IL N’Y A QUE LE PREMIER
PAS QUI COÛTE. CAR AU COMMENCEMENT DE TOUTE ÉCONOMIE, SE TROUVE
LA PRODUCTION, ET PRODUIRE EXIGE UN EFFORT, UN TRAVAIL.
HEUREUSEMENT, LES DEUX AUTRES PAS SONT BEAUCOUP PLUS AGRÉABLES : LA
RÉPARTITION DES REVENUS (RECEVOIR DE L’ARGENT) ET LA DÉPENSE UTILISER
SON ARGENT).
PRODUIRE, RÉPARTIR, DÉPENSER : VOILÀ LES TROIS TEMPS DE LA VIE
ÉCONOMIQUE. DE TOUTE VIE ÉCONOMIQUE : AUSSI BIEN CHEZ LES SUMÉRIENS
DE BABYLONE – OÙ FUT IMAGINÉE IL Y A SIX MILLÉNAIRES LA PREMIÈRE
COMPTABILITÉ, ANCÊTRE DE L’ÉCRITURE, POUR RECENSER LES RÉCOLTES ET
DÉTERMINER LA PART REVENANT AU SOUVERAIN ET À SA COUR – QUE CHEZ
LES FRANÇAIS DU XXIE DÉBUTANT. MAIS ENTRE LES SUMÉRIENS ET NOUS, UNE
DIFFÉRENCE FONDAMENTALE : ALORS QUE CHEZ EUX LA RÉPARTITION DES
BIENS ET DES SERVICES PRODUITS S’EFFECTUAIT EN NATURE, CHEZ NOUS ELLE
S’EFFECTUE EN MONNAIE.
ENTRE-TEMPS, EN EFFET, LA PRODUCTION S’EST CONSIDÉRABLEMENT
ACCRUE : IL A FALLU RECOURIR À UN INSTRUMENT SPÉCIFIQUE POUR FACILITER
LES ÉCHANGES ET PERMETTRE AU MENUISIER DE SE PROCURER UN CHAPEAU
SANS ÊTRE OBLIGÉ DE TROUVER UN CHAPELIER AYANT BESOIN, OU ENVIE,
D’UNE CHAISE OU D’UNE TABLE. MAIS LA MONNAIE N’EST PAS UN
INSTRUMENT NEUTRE : MÊME SI LES OPÉRATIONS ÉCONOMIQUES DE BASE –
PRODUIRE, RÉPARTIR, DÉPENSER – SONT ANALOGUES, LA « MONÉTARISATION
» DE L’ÉCONOMIE CHANGE TOUT.
DENIS CLERC, DÉCHIFFRER L’ÉCONOMIE,
LA DÉCOUVERTE, 2007.
 LIRE ET EXTRAIRE LES INFORMATIONS DU TEXTE
◗ LIRE RAPIDEMENT LE TEXTE, LUI DONNER UN TITRE, CHERCHER LE SENS DU
VOCABULAIRE DIFFI CILE.
◗ RELIRE LE DOCUMENT ATTENTIVEMENT, NUMÉROTER LES LIGNES DE 5 EN 5,
POUR SÉLECTIONNER LES IDÉES.
◗ REPÉRER L’IDÉE GÉNÉRALE DU TEXTE.
◗ REPÉRER LES IDÉES PRINCIPALES : CHACUNE RÉSUME UNE PARTIE DU TEXTE
OU UN PARAGRAPHE.
◗ REPÉRER LES IDÉES SECONDAIRES QUI EXPLIQUENT, ILLUSTRENT OU SONT LA
CAUSE OU LA CONSÉQUENCE D’UNE IDÉE PRINCIPALE. ATTENTION AUX MOTS
DE LIAISON !
◗ CETTE RELECTURE DOIT PERMETTRE D’ORDONNER LES IDÉES, EN
DISTINGUANT LES OPINIONS DES FAITS.
EXERCICE 1:
LA PRODUCTION COMPREND […] TOUTE ACTIVITÉ QUI CONSISTE À UTILISER
DES RESSOURCES EN VUE DE SATISFAIRE DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT
UN BESOIN. […] AINSI TOUTE ACTIVITÉ EST PRODUCTIVE, PUISQUE SA SEULE
EXISTENCE SUPPOSE QU’AU MOINS UN INDIVIDU EN RETIRE UNE
SATISFACTION. POUR L’ÉCONOMISTE, LA PRODUCTION INCLUT DONC TOUS LES
PRODUITS MATÉRIELS, MAIS AUSSI TOUS LES PRODUITS IMMATÉRIELS, QU’ILS
SOIENT MARCHANDS OU NON MARCHANDS. […] ON NE PEUT COMPTER DANS
LES STATISTIQUES DE PRODUCTION QUE LES ACTIVITÉS POUR LESQUELLES ON
PEUT IDENTIFIER UNE VALEUR MONÉTAIRE. EN CONSÉQUENCE, DANS LES
STATISTIQUES OFFICIELLES DE L’ÉCONOMIE NATIONALE (LA COMPTABILITÉ
NATIONALE), LA PRODUCTION INCLUT LES BIENS ET SERVICES MARCHANDS ET
LES BIENS ET SERVICES NON MARCHANDS ÉVALUÉS PAR LEURS COÛTS DE
PRODUCTION. […] ELLE EXCLUT LES SERVICES PRODUITS PAR LE TRAVAIL NON
RÉMUNÉRÉ : SERVICES DOMESTIQUES PRODUITS PAR LES MÉNAGES ET
SERVICES PRODUITS PAR LES TRAVAILLEURS BÉNÉVOLES, NOTAMMENT AU SEIN
DES ASSOCIATIONS PRIVÉES.
JACQUES GÉNÉREUX, INTRODUCTION À L’ÉCONOMIE, POINTS,
SEUIL 2001.
EXERCICE 2:
EN FRANCE, COMME DANS TOUS LES PAYS EUROPÉENS, LE CALENDRIER DES
NAISSANCES S’EST DÉCALÉ : LES FEMMES ONT DES ENFANTS DE PLUS EN PLUS
TARD, LE PREMIER ARRIVANT EN GÉNÉRAL UN PEU AVANT 30 ANS. MAIS,
ALORS QUE LES ALLEMANDES, LES ITALIENNES, LES ESPAGNOLES ET LES
FEMMES QUI VIVENT EN EUROPE CENTRALE S’EN TIENNENT LÀ, LES
FRANÇAISES, ELLES, ONT UN DEUXIÈME ENFANT APRÈS 30 ANS.
LA DEUXIÈME CARACTÉRISTIQUE DE LA FÉCONDITÉ FRANÇAISE EST QU’ELLE A
DÉSORMAIS LIEU MAJORITAIREMENT HORS MARIAGE : EN 2008, PRÈS DE 52 %
DES ENFANTS ÉTAIENT ISSUS D’UN COUPLE NON MARIÉ. […]
LA POLITIQUE FAMILIALE FRANÇAISE A L’AVANTAGE D’OFFRIR UNE LARGE
PALETTE DE CHOIX : LES MODES DE GARDE SONT TRÈS DIVERSIFI ÉS. L’ÉCOLE
MATERNELLE, QUI SCOLARISE LES ENFANTS DÈS L’ÂGE DE 3 ANS, EST SANS
DOUTE L’UN DES ÉLÉMENTS FONDAMENTAUX DU SYSTÈME. MAIS LA CLÉ DE LA
RÉUSSITE DE LA POLITIQUE FAMILIALE FRANÇAISE, C’EST SA CONTINUITÉ : ELLE
FAIT L’OBJET D’UN CONSENSUS TRÈS FORT ACQUIS AU LENDEMAIN DE LA
SECONDE GUERRE MONDIALE ET RÉGULIÈREMENT RECONSTRUIT DEPUIS LORS
PAR LES GÉNÉRATIONS SUCCESSIVES. […]
FRANÇOIS HÉRAN, LE MONDE, 19 OCTOBRE 2009,
PROPOS RECUEILLIS PAR A. CHEMIN.
B) ANALYSE D’UN TABLEAU:
UN TABLEAU STATISTIQUE EST UNE REPRÉSENTATION CHIFFRÉE D’UN FAIT
SOCIAL OU ÉCONOMIQUE CONSTRUIT À PARTIR D’UNE OU PLUSIEURS
VARIABLES (LIGNE, COLONNE) CHACUNE CARACTÉRISÉE PAR UNE OU
PLUSIEURS MODALITÉS (ÂGE, SEXE, ANNÉE,…)
FORME D’UN TABLEAU
 LE TITRE NOUS RENSEIGNE SUR L’OBJET ÉTUDIÉ.
 L’ORDRE DE GRANDEUR EST DONNÉ DANS LE TITRE OU LES SOUS-TITRES
AINSI QUE DANS LES LIGNES OU LES COLONNES (EN MILLIARDS D’€, EN
%, EN INDICE…).
 LES VARIABLES
 LA PÉRIODE OU L’ANNÉE ÉTUDIÉE.
 LA SOURCE NOUS DONNE L’ORGANISME PRODUCTEUR DES CHIFFRES

LES ÉTAPES D’ANALYSE:


 1ÈRE ÉTAPE : LIRE ATTENTIVEMENT LE TITRE ET DÉFINIR LES TERMES
 2ÈME ÉTAPE : LIRE LE TITRE DES COLONNES ET DÉFINIR LES TERMES :
 3ÈME ÉTAPE : LIRE LE TITRE DES LIGNES ET DÉFINIR LES TERMES :
 4ÈME ÉTAPE : REPÉRER LA SOURCE DU DOCUMENT : QUEL EST
L’INSTITUT QUI A PRODUIT LES STATISTIQUES
NE PAS OUBLIER L’ORDRE DE GRANDEUR !!!!
ÈME
 5 ÉTAPE: LIRE LES DONNÉES CHIFFRÉES

ÈME
 6 ÉTAPE : COMMENCER PAR ÉTUDIER LE TOTAL OU L’ENSEMBLE

ÈME
 7 ÉTAPE : DÉGAGER LES IDÉES FORCE AU BESOIN À L’AIDE DE
CALCULS SIMPLES
ÈME
 8 ÉTAPE : A L’AIDE DE VOS CONNAISSANCES OU D’AUTRES
DOCUMENTS, ESSAYEZ DE TROUVER DES EXPLICATIONS À CE QUE VOUS
AVEZ OBSERVÉ
C) ANALYSE D’UN GRAPHE:
LA LOGIQUE DE L'ANALYSE D'UN GRAPHIQUE RESSEMBLE À CELLE UTILISÉE
POUR L'ANALYSE D'UN TABLEAU (EN PARTIE PARCE QU'UNE REPRÉSENTATION
GRAPHIQUE EST
GÉNÉRALEMENT CONSTRUITE À PARTIR D'UN TABLEAU).

LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D'UN GRAPHIQUE :


 LE TITRE.
 LA PRÉSENTATION DU GRAPHIQUE DONNE UNE PREMIÈRE IDÉE DE LA
RICHESSE DES INFORMATIONS PRÉSENTÉES ET PEUT SERVIR DE BASE À
L'ÉLABORATION DE VOTRE SYNTHÈSE (CAMEMBERT, COURBES...).
 LES INTITULÉS DE L'ABSCISSE ET DE L'ORDONNÉE SONT TRÈS
IMPORTANTS CAR ILS DÉTERMINENT LES MESURES RETENUES MAIS
AUSSI LES ÉLÉMENTS QUI SONT MIS EN RELATION.
 LA DATE, LA SOURCE ET L'AUTEUR, S'ILS SONT PRÉCISÉS, SONT TOUJOURS
DES ÉLÉMENTS À PRENDRE EN COMPTE NOTAMMENT POUR JUGER DE
L'ACTUALITÉ DES DONNÉES PROPOSÉES.
L’ANALYSE SE FAIT DU GÉNÉRAL VERS LE PARTICULIER C'EST À DIRE QUE L'ON
S'INTERESSE TOUT D'ABORD AUX ÉLÉMENTS PRINCIPAUX AVANT D'ALLER
ANALYSER LES DÉTAILS.
AINSI, DANS UN GRAPHIQUE EN COURBE, IL EST ÉVIDENT QUE LA COURBE VA
PRÉSENTER UN TENDANCE GLOBALE (HAUSSE, BAISSE, MISE EN ÉVIDENCE D'UN
POINT D'INFLEXION, OU AU CONTRAIRE PAS DE TENDANCE DU TOUT) MÊME SI
CETTE TENDANCE N'EST PAS RÉGULIÈRE ET PEUT CONNAÎTRE À UN MOMENT
OU À UN AUTRE UNE ÉVOLUTION DIVERGENTE.
UNE ANALYSE DE DOCUMENT NÉCESSITE LE PLUS SOUVENT UN EFFORT DE
RETRAITEMENT DE L'INFORMATION CONTENUE DANS LE GRAPHIQUE.
IL S'AGIT D'ÊTRE CAPABLE DE DÉGAGER LA TENDANCE GÉNÉRALE DU
GRAPHIQUE, DE SOULIGNER LES ÉVENTUELS POINTS DE RETOURNEMENT DE
CETTE TENDANCE ET D'EN EXPLIQUER SI POSSIBLE LES RAISONS.
LA AUSSI, LA RETRANSCRIPTION D'INFORMATION PASSE PAR L'UTILISATION
ÉVENTUELLE D'OUTILS MATHÉMATIQUES APPROPRIÉS À CHAQUE TYPE DE
GRAPHIQUE
LE RETRAITEMENT DE L'INFORMATION PERMET DONC SOIT DE FOURNIR DES
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES, SOIT DE FACILITER LA COMPRÉHENSION
DES INFORMATIONS FOURNIES INITIALEMENT
LE TRAITEMENT DE L’INFORMATION ÉCONOMIQUE:

 INDICATEURS SIMPLES
• VARIATION ABSOLUE
LA VARIATION ABSOLUE EST LA VALEUR FINALE D’UN INDICE MOINS LA VALEUR
INITIALE.
• COEFFICIENT DE VARIATION
C VAR= VALEUR FINALE / VALEUR INITIALE
• INDICE ÉLÉMENTAIRE
VALEUR INITIALE VALEUR FINALE
X1100 X2 IND ELEM

UTILISATION DES POURCENTAGES


• TAUX DE CROISSANCE (ÉVOLUTION)
T=((VF −VI)/VI)*100
OÙ VF REPRÉSENTE LA VALEUR FINALE, ET VI LA VALEUR INITIALE.