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La réforme de la facturation normalisée s’étend dès le 1er novembre prochain aux professions

libérales. Les clients sont appelés à exiger une facture tirée d’une machine électronique certifiée de
facturation à chaque transaction, pour s’assurer que la Tva collectée par les entreprises est
effectivement reversée à l’Etat.
A compter du 1er novembre 2020, les personnes physiques ou morales dont l’activité consiste en
l’exercice d’une profession libérale, notamment celles relevant du régime de la Taxe professionnelle
synthétique (Tps), ont l’obligation de délivrer des factures normalisées à leurs clients à l’occasion des
transactions. Ainsi en a décidé la direction générale des Impôts, par circulaire n°864
MEF/DC/SGM/DGI/DPSE en date du 15 septembre dernier.
«Tous les citoyens en général ainsi que toutes les autres personnes physiques ou morales
entretenant des relations d’affaires avec les personnes visées par la présente circulaire, et qui y ont
intérêt, sont priés de réclamer la facture normalisée à l’occasion de chaque transaction », précise le
communiqué signé de Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts. Ainsi, ils s’assureront que la
taxe sur la valeur ajoutée (Tva) collectée par l’entreprise et qui constitue leur contribution aux charges
régaliennes de l’Etat, est directement reversée au Trésor public. Cette réforme a pour but de limiter
l’évasion fiscale et de permettre à l’Etat de disposer de ressources nécessaires pour la construction
des routes, des écoles, des centres de santé, la sécurité des personnes et des biens, la défense
nationale.
Conformément aux dispositions des articles 162 bis et 1084-40 du Code général des Impôts, souligne
M. Yènoussi, les personnes physiques ou morales exerçant leurs activités au Bénin, quel que soit le
régime d’imposition auquel elles sont soumises, ont l’obligation de délivrer des factures normalisées à
leurs clients. Le plan de mise en œuvre de cette réforme, dont la généralisation a été lancée le 2
décembre 2019, prévoyait son extension progressive aux différents secteurs d’activité, selon que les
personnes concernées relèvent du régime réel d’imposition ou du régime du forfait (Tps), indique M.
Yènoussi.
Sanctions
Il a rappelé, par ailleurs, aux entreprises exerçant dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration
de se conformer également à cette réforme. En fait, certaines d’entre elles délivrent à leurs clients des
documents dénommés « commande », « note » ou autre appellation, en lieu et place d’une facture
normalisée, déplore le directeur général des Impôts. Pour lui, il s’agit d’une pratique prohibée,
contraire à la facturation normalisée,qui expose les contrevenants aux sanctions fiscales prévues par
la loi.
La non-délivrance de facture électronique normalisée est passible d’une amende égale à 10 fois la
valeur de la taxe sur la valeur ajoutée éludée, ne pouvant être inférieure à 1 000 000 F Cfa par
opération. En cas de récidive, l’amende est de 20 fois le montant de la Tva éludée avec un minimum
de 5 000 000 F Cfa.
La délivrance des factures normalisées s’impose aux vendeurs de biens ou services assujettis à la
Tva. Elle se fait à l’aide de Machine électronique certifiée de facturation (Mecef), laquelle permet au
chef d’entreprise d’avoir une parfaite maîtrise des ventes et d’améliorer la gestion de sa comptabilité.
La réforme fiscale le met à l’abri des situations de détournement des recettes et instaure une
concurrence plus saine entre les entreprises.
Pour rappel, une tombola de factures normalisées dotée de lots intéressants (deux voitures neuves,
des chèques de 20 000 à 500 000 F Cfa) est organisée depuis le mois de juin dernier et court jusqu’à
fin décembre prochain.