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REMÉDIATION LINGUISTIQUE

I. PHRASE SIMPLE ET PHRASE COMPLEXE

La phrase simple contient un seul verbe conjugué donc une seule proposition. La phrase
complexe contient deux propositions ou plus. Dans une phrase complexe, il y a autant de
propositions que de verbes conjugués.

1-La phrase simple


La phrase simple contient UN SEUL verbe conjugué.
Elle commence par une majuscule et se termine par un point
Exemple : Le vétérinaire soigne les animaux.
(Soigne : 1 seul verbe conjugué alors c'est une phrase simple. )

2-La phrase complexe


La phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués.
Elle commence par une majuscule et se termine par un point.
Exemple : Quand j'aurai de l'argent, je m'achèterai des bonbons.
(aurai + achèterai : 2 verbes conjugués alors c'est une phrase complexe. )

Exemple :
- Hugo a encore menti à ses parents. 
- Le chanteur, qui donnera un concert à Paris a déjà enregistré plusieurs disques  

II. LA PONCTUATION

On recense traditionnellement onze signes de ponctuation qui s'insèrent dans le texte :


le point  . , le point d'interrogation  ? , le point d'exclamation  ! , la virgule  , , le point-virgule  ; ,
le deux-points  : , le point de suspension  … , les parenthèses  ( ) , le crochet  [ ] ,
les guillemets  « » , le tiret  – . Grevisse y rajoute la barre oblique  / . Les accolades  {}  sont
également largement utilisées.

1. Le point (.)
- Termine une phrase déclarative :
Exemple : Je suis sorti hier.
- se place à la fin d'une abréviation :
Exemple : Monsieur = M.

2. Le point d'exclamation (!)


- Termine une phrase exclamative ou impérative :
Exemple : C'est magnifique !
- se place après une interjection :
Exemple : Ah !

Attention ! Lorsque le point d'exclamation ne termine pas la phrase, il est quand même suivi
d'une majuscule.
Exemple : Bravo ! C'est excellent !

3. Le point d'interrogation 
ponctue une question :
Exemple : Comment vas-tu ?

4. Les points de suspension (...)


Indiquent une idée incomplète, une phrase interrompue, une suite qu'on laisse l'interlocuteur
imaginer lui-même :
Exemple : Je t'avais averti...

5. Les deux-points (:)


- Précèdent une citation, une prise de parole :
Exemple : Cindy disait : « Allô Samuel ! »

- Précèdent une définition, une explication :


Exemple : Chat : petit félin domestique.

- précèdent une énumération :


Exemple : Pour réaliser ce plat, il me manque quelques ingrédients : des oignons, du basilic,
des tomates et de la tapenade.

6. Le point-virgule (;)
- sépare les éléments d'une opposition :
Exemple : Tu ris ; elle pleure.

 Sépare les parties d'une phrase longue qui contient déjà des virgules :
Exemple : Athéna est la déesse des cités grecques, de la sagesse et de la guerre ; Apollon
est le dieu de la lumière et des arts ; Artémis, déesse de la chasse et des animaux
sauvages.

7. La virgule (,)
- sépare les éléments d'une énumération :
Exemple : Je mange mon steak avec des carottes, du riz, des piments et des pommes de terre.

- Isole ou encadre un mot mis en apostrophe :


Exemple : Martine, excuse-moi !

Isole ou encadre un nom en apposition :


Exemple : Mon fils aîné, Samuel, dort tout le temps.

- Encadre une phrase de récit incise dans du discours direct (le plus souvent un verbe de prise
de parole) :
Exemple : « Demain, dit-elle, on verra.»

8. Le tiret (–)
en début de ligne, il permet de distinguer les interlocuteurs dans un dialogue :
Exemple :
– Je voudrais parler à Caroline.
– Un moment, s.v.p.

9. Les guillemets (« »)
encadrent une citation, une prise de parole simple ou un dialogue complet :
Exemple : Il dit souvent : « Plus vite ! »

- encadrent un mot ou une expression étrangère ; ou que celui qui écrit ne reprend pas à son
compte :
Exemple : Tu es un « twit », toi !

10. Les parenthèses ( )


encadrent une explication hors texte, qui ne pourrait être mise entre virgules. Dans le texte
littéraire, on peut les remplacer par des tirets.
Exemples : 
Raymond Plante (vous le connaissez surtout en tant qu'écrivain) est mon frère.

III. L’EMPLOI DES PRONOMS

1. les pronoms relatifs :

 Quand employer les pronoms relatifs qui, que, qu', dont, où ?


 Quand employer le pronom relatif lequel ?

Qu’est-ce qu’un pronom relatif ?

Les pronoms relatifs introduisent une proposition subordonnée relative. Ils remplacent un


nom ou un pronom appelé « antécédent ».

Exemple :
-Julien, qui roulait trop vite, a eu un accident avec la voiture que son père lui a prêtée.

- Il a cherché un garage où faire réparer la voiture avec laquelle il a eu un accident.


Comment va-t-il annoncer la nouvelle à son père ? C’est une terrible histoire à laquelle il faut
faire face.

Quand employer les pronoms relatifs qui, que, qu', dont, où ?

Les pronoms relatifs qui, que, dont et où remplacent un mot appelé « antécédent ». Ils


introduisent une proposition relative et sont invariables.

 Qui est employé lorsque le pronom relatif a la fonction de sujet.

Exemple : Julien, qui roulait trop vite, a eu un accident.


 Que : est employé lorsque le pronom relatif a la fonction de complément d’objet
direct.

Exemple : Il a eu un accident avec la voiture que son père lui avait prêtée.


 Dont est employé dans le cas d’une appartenance. Il a la fonction de complément du
nom, du verbe ou de l’adjectif et l’on peut dire qu’il remplace un complément
introduit par de. Où  est employé lorsque le pronom relatif a la fonction de
complément de lieu, parfois de temps. L’antécédent est donc un nom qui indique une
donnée locale ou temporelle.

Exemple : Il a cherché un garage où faire réparer la voiture.


Exemple : Il a eu un accident avec la voiture dont les freins étaient cassés.
Exemples : Le père de Julien est content car il peut s'acheter la voiture dont il a
toujours rêvé.

Quand employer le pronom relatif lequel ?

Le pronom relatif lequel s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent.

Il nous a montré le panneau qu’il a heurté. Il nous a montré lequel il a heurté.


Il nous a montré la voiture qu’il a cassée lors de l'accident. Il nous a montré laquelle il a
cassée lors de l'accident.

Le pronom relatif lequel peut être précédé d’une préposition. Note les contractions avec


les prépositions à et de.

Lequel est utilisé :

 avec une préposition

Exemple : C’est la voiture avec laquelle il a eu un accident.


 lorsque l’antécédent est une chose abstraite, un objet, et non une personne

Exemple : C’est une terrible histoire à laquelle il faut faire face.


 avec entre et parmi

Exemples : Voici les deux nouveaux modèles de voiture entre lesquels vous avez le
choix.
Voici les nouveaux modèles de voiture parmi lesquels vous avez le choix.

2. LES PRONOMS PERSONNELS

Un pronom est un mot qui remplace un nom :


- Le chien aboie. -> Il aboie. -> Il = pronom personnel sujet
- Paul lit ce livre. -> Paul le lit à haute voix. -> Le = Pronom personnel complément d'objet

Les pronoms personnels sujets sont :


(au singulier) Je - Tu - Il / Elle -
(au pluriel) Nous - Vous - Ils/ Elles
Les pronoms personnels compléments remplacent un nom ou un groupe nominal
complément d'objet :
Le professeur explique la leçon aux élèves.
Le professeur leur explique la leçon.

Les pronoms compléments d'objet direct  désignent qui subit l'action.


(au singulier) le - la - l'
(au pluriel)  les

La maman lave son petit garçon. Elle le lave


La maman lave sa petite fille. Elle la lave.
La maman lave ses enfants. Elle les lave.

Le cas particulier de ON :


ON est -> soit un pronom indéfini qui ne s'emploie que pour les êtres humains.
Il est toujours SUJET. Il peut désigner :

- tout le monde (On tient son couteau de la main droite),


- quelqu'un de non identifié (On a frappé à la porte),

On peut aussi remplacer Nous


Paul et Marc disent : On était trempés ! - Nous étions trempés !

LES ADVERBES ET LES ADJECTIFS

L’adjectif donne une précision sur un nom (un objet ou une personne). Il s’accorde en genre et
en nombre.

Des femmes mystérieuses. (Mystérieuses porte sur le nom femmes)


Des cheveux courts.

L’adverbe donne une précision sur un verbe, un adjectif ou un autre adverbe. Il est invariable.

Elles partent ensemble. (Ensemble porte sur le verbe partent)


Ils se sont couchés très tard.

Les adverbes sont des mots invariables. La plupart d'entre eux servent à préciser ou à


modifier le sens d'un verbe, d'un adjectif, d'un autre adverbe ou de toute une proposition.
Exemples :
- Jean joue sagement. -> L'adverbe sagement modifie le verbe joue.
- Jean joue bien sagement. -> L'adverbe bien modifie l'adverbe sagement.
- Jeanne est très mignonne. -> L'adverbe très modifie l'adjectif mignonne.
- Jeanne est très souvent en colère. -> L'adverbe très modifie l'adverbe souvent.
- Évidemment, Jeanne est la plus gentille. -> L'adverbe évidemment modifie toute la
proposition.

On distingue plusieurs types d'adverbes selon leur sens, dont les adverbes de manière, de
temps, de lieu et de quantité.
Exemples :
- Adverbe de manière : Il parle doucement.
- Adverbe de temps : Nous sommes rentrés tard.
- Adverbe de lieu : Ils habitent loin.
- Adverbe de quantité : Beaucoup d'argent.

Adverbes en –ment (orthographe)


Suffixe -emmnent / -amment

a) Les adverbes dérivés d’adjectifs en -ent se terminent par -emment. • évident – évidemment
b) Les adverbes dérivés d’adjectifs en -ant se terminent par -amment. • indépendant –
indépendamment

Suffixe –ment : La plupart des adverbes en -ment sont formés en ajoutant ce suffixe au
féminin des adjectifs. Discret – discrète – discrètement. .vif – vive – vivement

Exercice : Écrivez les adverbes de manière qui correspondent aux adjectifs suivants.

1. Long, 2. Sot, 3.Patient, 4.docile, 5.Absolu, 6. Particulier, 7. Faux, 8.gentil, 9. Sec,


10. Élégant, 11. Naïf, 12. Lent, 13. Extrême, 14. Courageux, 15. Franc, 16. Net.

Solution :
1. Longuement, 2. Sottement, 3. Patiemment, 4. Docilement 5. Absolument,
6. Particulièrement, 7. Faussement, 8. Gentiment, 9. Sèchement, 10. Elégamment,
11. Naïvement, 12. Lentement, 13. Extrêmement, 14. Courageusement, 15. Franchement,
16. Nettement.

L’EXPRESSION DE LA NÉGATION

Il n'y a proprement que deux adverbes de négation, non et ne ; les


autres expressions négatives, pas, point, plus, jamais, guère, aucun, nullement, point du tout,
nulle part, etc., sont des termes accessoires qui, le plus souvent, ne servent que de
compléments aux deux autres.

« Il ne vient pas » (négation de la phrase affirmative « Il vient »). « Nous ne partons point »
(négation de la phrase affirmative « Nous partons »).
« Elle ne mange rien » (négation de « Elle mange quelque chose » : la négation porte sur
« quelque chose »).

« Je n’entends personne » (négation de « J’entends quelqu’un » : la négation porte sur «


quelqu’un »). « Je ne vais nulle part » (négation de « Je vais quelque part » : la négation porte
sur « quelque part »).

LE PLÉONASME ET REDONDANCE

 1. Le pléonasme : D’après le dictionnaire de Larousse Français « Répétition dans un


même énoncé de mots ayant le même sens, soit par maladresse (par
exemple descendre en bas), soit dans une intention stylistique (par exemple Je l'ai vu,
dis-je, vu, de mes propres yeux, vu [Molière]).

2. La redondance : On fait une redondance quand on répète une idée dans deux phrases ou
deux parties de phrase. L’objectif de cette figure de style est d’insister sur une idée ou
de s’assurer d’être compris.

 L’argent est ce qui compte le plus pour lui, tout ce qu’il veut, c’est de l’argent.
 Cette situation a assez duré. Louise n’en peut plus, elle en a assez!
 Il a remporté le premier prix, il a vaincu tous ses adversaires!

On peut différencier facilement la redondance du pléonasme. La première porte sur les


phrases et parties de phrase, tandis que le second se limite aux mots. Par exemple, les
expressions suivantes sont des pléonasmes :

 première priorité
 petite maisonnette

Pléonasmes et adverbes

Ils répètent le verbe :


Commencer d’abord
Continuer encore
Durer longtemps
En cours actuellement
Enfin, pour conclure
Au jour d’aujourd’hui…
Exemples : Je continue encore de le voir. 
L’ARGUMENTATION

L’argumentation d’un texte :


Dans un texte argumentatif, le locuteur expose son opinion sur un sujet et tente de faire
partager son point de vue à un interlocuteur. Pour cela, il présente des arguments, c'est-à-dire
des idées qui lui permettent de démontrer la justesse de son point de vue.

En bref, un texte argumentatif comporte généralement :


 un exposé de la thèse défendue ;
 des arguments, le plus souvent classés par ordre croissant d'importance ;
 des exemples qui illustrent les arguments et leur donnent plus de poids ;
 des connecteurs logiques qui structurent l'argumentation ;
 des indices de la situation d'énonciation (des pronoms de la 1re et de la 2e personne,
des modalisateurs).

• Le discours argumentatif est un énoncé ancré dans la situation d'énonciation. Il est rédigé
au présent, le plus souvent à la première personne.
« La question, je le sais, est iconoclaste en France. »

• La première étape d'une argumentation correspond souvent à l'exposé de la thèse que l'on
veut défendre ou réfuter. Puis le locuteur présente des arguments ou des objections,
souvent étayés sur des exemples (tirés de l'expérience personnelle, de l'histoire ou de
l'actualité).

Exemple 1 :

Thèse : L’usage du tabac est nuisible

Argument possible : Il a des conséquences négatives. D’abord pour ceux qui en


consomment. Ils leur coutent cher et abime leur santé, causant des maladies graves (cancer),
ensuite, pour leur entourage, auquel il fait subir une gene (odeur) etc. Et enfin pour la société
entière qui doit supporter le coup des maladies liées au tabagisme.

Pour être facilement compréhensible, l’argument doit être illustré, accompagné d’un exemple
concret.

Exemple 2 :

Thèse : La protection de la nature est une nécessité impérieuse.


Argument : En effet s’il ne protégeait pas la nature, l’homme ferait son propre malheur.
Exemple : Ainsi les produits toxiques que l’homme laisse échapper dans la nature,
empoisonnent l’environnement, en particulier l’eau (des nappes phréatiques sont polluées par
les nitrates utilisées dans l’agriculture. Et finalement l’homme lui-même qui consomme cette
eau polluée.

En linguistique, un modalisateur est un moyen par lequel le locuteur manifeste la manière dont il


envisage son propre énoncé. Au sens large, le modalisateur peut être tout moyen morphologique, lexical,
syntaxique ou intonatif par lequel se manifeste l'attitude du locuteur au sujet de ce qu'il dit.
Un ensemble organisé d’arguments forme une argumentation pour être convaincante,
l’argumentation doit être cohérente : les arguments ne présenteront pas de contradiction entre
eux et ils seront classés (par ordre d’importance, par thème etc.), selon un raisonnement
logique.

Exemple 3 : Texte

L’entrée en seconde est une étape difficile à franchir, d’abord parce que les élèves sont plus
libres d’entrer et de sortir du lycée et se laissent parfois griser par cette liberté au
point d’oublier la contrainte d’y assister au cours et d’y travailler ; ensuite parce que
le travail demandé change de nature et qu’une réflexion approfondie est exigée dans
toutes les disciplines là où l’apprentissage systématique d’une leçon suffisait souvent au
collège.

1. Questions :

a) Quel est le thème de ce texte ? Le thème est « l’entrée en seconde au lycée».


b) Quel est le but de l’auteur ? Le but de l’auteur est d’exprimer son avis, son opinion sur «
l’entrée en seconde » et de convaincre ses lecteurs.
c) Quelle est l’opinion exposée par l’auteur, appelée aussi thèse ? (elle est en général
présentée au début du texte) : L’entrée en seconde est vécue comme une étape difficile pour
les lycéens.
d) Repère les deux arguments, c’est-à-dire les justifications, les preuves, que donne l’auteur
pour défendre sa thèse (les paragraphes, les connecteurs logiques peuvent t’aider à les repérer)
et essaye de les reformuler avec tes propres mots :
- 1er argument : (d’abord) La liberté dont les lycéens peuvent jouir au lycée leur fait parfois
oublier l’essentiel : être présents et travailler en cours ;
- 2ème argument : (ensuite) Ils doivent fournir un travail qui fait appel à plus de réflexion
qu’au collège.

On dit que ce texte est un texte argumentatif dans la mesure où il défend une opinion.

INITIATION À LA LÉCTURE DOCUMENTAIRE

I. Définition d’un texte documentaire :

Un texte documentaire donne des informations et des explications. Il ne raconte pas une
histoire avec des personnages.

Par exemple :
- la description d’un moteur électrique dans une encyclopédie.
- un texte qui parle de la vie des loups.
- un texte historique qui explique comment vivaient nos ancêtres.
Avant le texte documentaire, on trouve normalement un titre, qui annonce le sujet et qui dit de
quoi il va parler. Un texte documentaire est découpé en parties appelées des paragraphes
(une série de phrases). Ils sont séparés les uns des autres par une ligne vide.

Généralement, chaque paragraphe ne parle que d’une seule idée principale à la fois. Le
découpage en paragraphes permet de suivre plus facilement les explications.

Quelques fois, on peut voir des mots en gras (écrits plus gros que les autres), ce sont les mots
importants appelés aussi les mots clés.

Souvent des illustrations (dessins, schémas, photos) ou d’autres informations telles que des
tableaux, des chiffres, des graphiques enrichissent les textes documentaires. Ils améliorent la
compréhension.

II. Définition de la lecture documentaire

La lecture documentaire est une lecture à part entière qui suppose des compétences
spécifiques de lecture qui peuvent commencer à s’acquérir dès le cycle 2. Les documentaires,
en mêlant textes, images et croquis peuvent accompagner de nombreuses démarches
d’apprentissage. Ils visent principalement à accroître les connaissances des jeunes lecteurs qui
y trouveront des réponses à des questions quant à eux-mêmes ou au monde qui les entoure.

III. TECHNIQUES DE LECTURE DOCUMENTAIRE

1. La prise de notes :
Deux approches complémentaires sont possibles.
L'approche procédurale, classique, consiste : à prodiguer les inévitables consignes
méthodologiques sur le «comment» prendre des notes : sélectionner dans un document les
informations utiles et les écrire au brouillon sans faire de phrases, en ne notant que les
expressions, les idées essentielles qui seront reformulées et réorganisées lors de la rédaction. 
L’approche conceptuelle : quant à elle,  propose de conduire l'élève à prendre conscience du
«pour quoi» prendre des notes (idée de but) et de «ce que c'est» que de prendre des notes
(idée de nature).

2. Repérer l'information dans les documents : 


La lecture sélective de certains documents permet de retrouver dans les différents
documents des sujets, des paragraphes, des passages de texte précis, en relation avec
mon sujet et ma problématique.

3. Repérer l'information dans un livre :


- J'ai une vision d'ensemble du livre dans le sommaire (au début) ou la table des
matières (à la fin) qui me présentent l'ordre dans lequel les informations sont disposées
dans le livre (chronologie, énumération, argumentation, problème).
- Je trouve les informations ponctuelles et précises (auteurs, personnes citées, titres
d'articles, lieux, thèmes, définitions, etc.) dans l'index (à la fin du livre), qui est la liste
alphabétique des termes principaux suivis de l'indication de leur page.

IV. EVALUATION DE L’INFORMATION

Pour réaliser l'évaluation des informations que j'ai rassemblées suite à mes recherches, je
m'attache à étudier en particulier :
1. L’exactitude et le degré d'objectivité des documents : Pour cela, je me renseigne sur
l'éditeur ou une revue peu connue... ou encore, je vérifie la crédibilité du site Internet
(organisme politique, religieux, etc...),

2. La date des documents :


La date peut être très importante dans les domaines scientifique, géographique,
économique, juridique, technique, etc.

Dans certains domaines, il vaut mieux privilégier l'information facilement mise à jour,


comme les articles de périodiques, les contenus de bases de données, les pages web (date
de mise à jour sur la page d'accueil).

3. Le niveau et le contenu des documents :


Je dois pouvoir déterminer si le document est d'ordre pédagogique, d'un niveau
de recherche ou de vulgarisation.

Je vais donc être attentif au titre et sous-titre et à la collection de l'ouvrage, à l'adresse du


site web, qui peuvent m'aider à comprendre de quel type de document il s'agit. J'observe
la spécialisation du vocabulaire, le niveau de langue utilisé.

4. Évaluation de la pertinence des documents :


Je vais donc :

- Lire les résumés du document que l'on peut trouver sur la quatrième de couverture de
l'ouvrage, au début des articles de périodique ou sur les bases de données comme News
& Business,

- Lire la préface, l'introduction et la conclusion,

- Repérer l'information dans les documents en utilisant la table des matières ou le


sommaire, les intertitres des articles de presse, le menu du site web,

- Repérer les tableaux, documents d'archives, illustrations pouvant être utiles

INITIATION À LA RÉDACTION
INTRODUCTION

Un texte c'est une séquence cohérente d'idées sur un thème, qui représente des
connaissances organisées dans la tête de l'auteur. Sa fonction est de permettre à un lecteur
de reconstruire une organisation de connaissances semblable.

De manière générale, un texte comporte une introduction, un développement et une


conclusion. Voici ce qui caractérise chacun 

 L'introduction informe le lecteur du sujet, des aspects qui en sont traités et donne un
aperçu du plan que l'on va suivre dans le développement.
 Au cœur du travail, le développement expose et discute, prouve, réfute ou argumente
toutes les idées. Les qualités d'un bon développement sont la clarté, la logique et la
continuité pour ce qui est de la progression dans les idées avancées.
 La conclusion fait la synthèse des idées avancées, ou apporte une réponse ou encore
ouvre sur des perspectives nouvelles.

TEXTE INFORMATIF ET ARGUMENTATIF


Un texte...peut poursuivre l'une ou l'autre de deux intentions de communication : informer ou défendre
une idée. Le texte informatif se distingue du texte argumentatif de plusieurs manières, dont la
principale demeure la place laissée au point de vue de l'auteur dans le texte. (...)

- Dans un texte informatif, la place laissée au point de vue de l'auteur est théoriquement nulle.
En effet, l'auteur d'un texte informatif est supposé se montrer objectif en ne cherchant pas à
influencer le lecteur. Il présente ainsi toutes les facettes d'un débat sans exprimer ce que lui en
pense personnellement. (...)

- Dans le texte argumentatif, l'auteur doit être omniprésent. Cette fois-ci, il cherche à
influencer le lecteur. Il présente une argumentation en faisant ressortir les faits pour qu'ils
appuient son idée principale. Les contre-arguments, qui pourraient affaiblir le raisonnement
défendu, sont réfutés en faisant appel à d'autres faits documentés, d'autres expertises ou
d'autres témoins. Un texte de recherche argumentatif ne présente pas en effet une opinion sans
fondement, mais une synthèse subjective de faits documentés. (...)

II. LES TYPES DE TEXTES

Les travaux ou examens universitaires consistent souvent à rédiger la réponse à une question à
développement, réponse qui devra prendre la forme de l’un ou l’autre de différents types de
textes. Savoir distinguer les types de textes vous aidera à bien comprendre quel genre de
travail est demandé.

Les types de textes les plus généralement requis par les travaux et examens sont brièvement
présentés ici:

 le résumé
 le compte rendu
 le commentaire
 l'étude de cas
 le travail de recherche
 la dissertation
 l'essai

Il est également important de savoir que les types de textes à produire peuvent être considérés,
notamment, comme des textes informatifs ou comme des textes argumentatifs. Ces deux
grandes catégories sont fonction des intentions d’écriture.

III. APPRENDRE À BIEN RÉDIBER

L'épreuve de rédaction au brevet des collèges

 Première étape : comprendre le sujet


 Deuxième étape : collecter les informations
 Troisième étape : classer les idées
 Quatrième étape : rédiger au brouillon
 Cinquième étape : rédiger au propre
 Quelques conseils pour mieux rédiger

IV. LA STRUCTURE D’UN TEXTE

Exemple d’un texte argumentatif :

Introduction :
Sujet amené - Approche du sujet (mise en contexte, présentation de la problématique – De nos
jours…, Récemment…)

Développent :
Organisateur textuel (Tout d’abord, ensuite, enfin –Abordons…) 
➟ Explication de l’aspect (En effet, effectivement, en fait…) 
➟ Argumentation (corpus) 
➟ Commentaire

Conclusion :
➟ Organisateur textuel (En conclusion) 
➟ Rappel de la thèse (Je continue de croire que…, Je persiste à croire que…, Je réitère…) 
➟ Rappel des aspects 
➟ Ouverture, élargissement du débat