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Le modèle ricardien 

:
 Hypothèses du modèle.
 Avantages comparatifs.
 Equilibre autarcique.
 Equilibre en économie ouverte.
 Gains à l’échange.
 Détermination des salaires
Les hypothèses du modèle  :

 
Avantages comparatifs et spécialisation  :

 
Equilibre autarcique  :

 
Représentation graphique de l’équilibre autarcique  :

e:

Analyse graphique  :

Equilibre en économie ouverte  :


 

Représentation graphique de l’équilibre en économie ouverte  :

Analyse graphique  :
Sur le graphique sont représentées l’offre et la demande
relatives de bien X au niveau mondial, en fonction du prix relatif
qui s’établit sur les marchés internationaux.
La demande relative est décroissante du prix relatif du fait
d’effets de substitution. Plus le prix relatif de X est élevé, plus les
consommateurs des deux pays reportent leur consommation sur
le bien Y, ce qui implique une diminution de la demande relative
de bien X.
Analyse graphique  :

Analyse graphique  :

Spécialisation complète et gains à l’échange en équilibre  :


Une comparaison de l’ensemble des possibilités de production et de
consommation, en autarcie et en économie ouverte, révèle que
l’échange améliore le bien-être du consommateur en augmentant les
possibilités de consommation de chaque pays.

Représentation graphique  :

Analyse graphique

 
Détermination des salaires  :

Détermination des salaires

 
I-2-4- Portée et limites de la théorie ricardienne :

Ricardo explique l’avantage comparatif par la différence de coûts


relatifs due à l’existence de techniques de production différentes. Cette
différence de coûts comparés conduit chaque pays à produire et à se
spécialiser dans la production du bien dont il a l’avantage le plus élevé.
Cette double spécialisation engendre une meilleure allocation des
ressources et une élévation réciproque de la consommation à partir du
même montant des ressources disponibles.
Cependant, la théorie ricardienne est sujette à certaines limites, à
savoir:
 Elle est imprécise sur l’origine de la différence des coûts comparés.
 Elle explique l’échange par une différence de coûts et ne considère
pas la demande.
 Elle ne précise pas le prix exact sur lequel devra se baser
l’échange.
 Elle se base sur des hypothèses qui limitent sa portée générale.
SECTION II- LA THEORIE NEO-CLASSIQUE DU COMMERCE
INTERNATIONAL

La théorie des avantages comparatifs de Ricardo a été


approfondie, au XXème siècle par les économistes Heckscher,
Ohlin et Samuelson qui ont cherché à expliquer les
différences de coûts comparatifs entre les pays (simplement
constaté chez Ricardo).
Selon ces auteurs, chaque pays doit se spécialiser dans la
production utilisant les facteurs de production (travail,
capital, terre) dont il dispose en abondance et importer des
biens produits avec des facteurs qu’il possède en moindre
quantité. La spécialisation de chaque pays s’explique ainsi
par sa dotation factorielle, laquelle va être à l’origine de
l’avantage comparatif.
Dans cette optique, le commerce international trouve son
fondement dans une différence de dotation de facteurs de
production entre les pays coéchangistes. 
II-1- Le modèle HOS  :
 Les hypothèses du modèle.
 Les concepts d’abondance relative et d’intensité factorielle.
 Les déterminants de l’échange.
 Les conséquences de l’échange.
II-1-1- Hypothèses du modèle  :
 Deux pays (1,2) sont considérés et deux biens (X,Y) sont produits
avec des fonctions de production à facteurs substituables.
 Deux facteurs de production, le travail et la terre, supposés
homogènes au sein d’un même pays et entre les deux pays, et
disponibles en quantités fixes.
 Parfaite mobilité des facteurs de production à l’intérieur d’un pays
et immobilité totale de ces facteurs entre les pays.
 Les fonctions de production à rendements d’échelle constants sont
identiques pour un même bien dans les deux pays, mais différents
pour les deux biens dans le même pays.
 Irréversibilité des intensités factorielles.
 Les préférences des consommateurs des deux pays sont similaires.
 Les marchés des biens et facteurs de production sont régis par la
concurrence pure et parfaite.

 Les frais de transport sont supposés nuls ou négligeables.

II-1-2- Les concepts de base du modèle  :


Le modèle est basé sur deux concepts fondamentaux à savoir, le
concept d’abondance relative des facteurs, qui traduit l’importance des
facteurs de production disponibles dans une économie, et le concept
d’intensité factorielle relatif aux facteurs de production utilisés dans les
techniques de fabrication des biens.
II 1-2-1- L’abondance relative des facteurs ou dotations
factorielles  :
Deux définitions du concept d’abondance relative des facteurs ont
été proposées.
 La première, s’exprime en termes de quantités physiques de
facteurs de production (définition de Leontief).
 La seconde s’énonce en termes de rémunérations relatives des
facteurs (définition de d’Ohlin).

Définition de Leontief :

 
 

Relation entre les deux définitions  :

 
II-1-2-2- Le concept d’intensité factorielle  :

 
 
Représentation graphique

Analyse graphique

 
Analyse graphique

Représentation graphique
 
 

II-1-3- Les déterminants de l’échange dans le modèle HOS  :


Les dotations factorielles et les intensités factorielles sont à la
base de la détermination des prix des biens et par conséquent
de la détermination de l’avantage comparatif de chaque pays.
II-1-3-1- Enoncé du théorème d’Hechscher-Ohlin :
Un pays a un avantage comparatif dans le bien dont la production est
intensive dans le facteur relativement abondant. Inversement, il aura
un désavantage comparatif dans le bien dont la production est
intensive dans le facteur rare.
Chaque nation a intérêt à se spécialiser dans le bien pour lequel elle a
un avantage comparatif. Ainsi, chaque pays exportera le bien qui est
relativement intensif dans le facteur relativement le plus abondant.

II-1-3-2- Démonstration du théorème  :

II-1-4- Les conséquences de l’échange selon le modèle HOS  :


• Une spécialisation en général partielle et non totale.
• Egalisation des prix relatifs des biens.
• Egalisation des prix des facteurs.
• Conséquences de l’échange sur la répartition interne des revenus.

II-1-4-1- Nature de la spécialisation dans le cadre du modèle HOS   :


La spécialisation est en général partielle et non totale dans le sens où,
les pays conserveront une production dans le bien pour lequel il n’ont
pas d’avantage comparatif, car la réallocation d’un facteur de
production d’un secteur vers un autre devient de plus en plus coûteuse.
Spécialisation du pays 1 dans la production du bien X → Production de
X augmente et production de Y diminue → Réallocation des facteurs de
production qui étaient utilisés dans le secteur Y au profit du secteur X.
Si la demande pour les deux facteurs de production augmente dans le
secteur X et diminue dans le secteur Y, la demande pour le facteur
travail est supérieure à la demande pour le facteur terre dans le secteur
X, car ce bien est intensif en travail. Par conséquent, la quantité
supplémentaire de travail demandée dans le secteur X en expansion
(bien X intensif en travail) sera supérieure à la quantité de travail
libéré par le secteur Y. Par contre, la demande pour le facteur terre
dans le secteur X sera inférieure à la quantité libérée par le secteur Y.

L’accroissement de la demande de travail dans le secteur X fait monter


son prix relatif qui était initialement peu élevé puisque le pays est
relativement riche en travail. A l’inverse, l’abandon progressif de la
production du bien Y au profit de celle de X fait baisser le prix relatif de
la terre, initialement élevé.
Il devient ainsi de moins en moins intéressant pour les producteurs de
rentrer dans le secteur X dans la mesure où, le travail devra être
rémunéré à un prix de plus en plus élevé. Une partie des producteurs
resteront de ce fait dans le secteur Y où, le coût de production aura en
plus diminué, dans la mesure où, la rémunération du facteur terre aura
baissé.
À l’équilibre de libre-échange, le pays 1 aura une spécialisation
partielle dans la production du bien X et le pays 2 dans celle de Y.
II-1 4-2- Egalisation des prix relatifs des biens :

II-1-4-3- Egalisation des prix des facteurs :


Le modèle HOS prédit également une convergence internationale du
prix relatif des facteurs, via la convergence par les prix. L’échange
international se traduit par une convergence des prix des facteurs entre
les deux pays, dans la mesure où, les prix des biens reflètent les coûts
de production.
Le théorème de l’égalisation des prix des facteurs atteste que si les deux
économies continuent, en situation de libre-échange, à produire les
deux biens, cette tendance se poursuivra jusqu’à l’égalisation complète
des prix des facteurs entre les deux partenaires. Ce théorème implique
que malgré l’immobilité des facteurs de production entre pays, on peut
considérer finalement qu’à travers les échanges de produits, les pays se
sont échangés des facteurs de production. Le pays 1, en exportant le
bien X vers le pays 2, vend à ce dernier un bien qui incorpore beaucoup
de travail. Inversement, le pays 2, en exportant Y, vend au pays 1 un
produit qui incorpore beaucoup de terre.
Représentation graphique

II-1-4-4- Conséquences de l’échange sur la répartition interne


des revenus
La modification des prix relatifs des biens et des facteurs dans chaque
pays suite à l’ouverture de l’échange entraine une modification de la
répartition intérieure des revenus.
Le théorème de Stolper-Samuelson atteste que lorsqu’une économie
passe de l’autarcie à une situation de libre-échange, il y a
augmentation, par rapport aux prix des deux biens, de la rémunération
du facteur de production qui est utilisé intensivement dans le bien dont
le prix s’élève, et diminution, par rapport aux prix des deux biens, de la
rémunération du facteur utilisé de façon intensive dans le bien dont le
prix baisse.
II-1-4-4- Conséquence de l’échange sur la répartition interne
des revenus

II-3- Vérifications empiriques de la théorie des dotations


factorielles: le paradoxe de Leontief
Leontief (1954) s’est proposé de tester empiriquement la théorie
néoclassique, en analysant la structure des échanges internationaux des
Etats-Unis.
Selon la théorie des dotations factorielles, les Etats-Unis étant supposés
relativement plus dotés en capital qu’en travail, ses exportations
devraient être alors plus intensives en capital que ses importations.
Le résultat trouvé par Leontief est cependant paradoxal ; il révèle que
les USA exportent principalement des biens dont la production est
intensive en travail, alors que le capital est relativement plus abondant
dans le pays ("paradoxe de Leontief").

II-2- Apports et limites de la théorie des dotations factorielles


Apports de la théorie des dotations factorielles:
Cette théorie reprend le principe de l’avantage comparatif développé
par Ricardo, mais apporte une explication plus précise quant à
l’origine des différences de coûts relatifs de production, comme base de
l’avantage comparatif. Ces différences de coûts sont dues aux
différences des prix relatifs des facteurs de production qui caractérisent
l’abondance relative en facteurs des différents pays partenaires à
l’échange.
La spécialisation basée sur les avantages comparatifs de chaque pays
entraine une réallocation plus efficace des ressources et permet, à
chaque pays partenaire, de tirer un gain à l’échange. L’échange devrait
se traduire par un rapprochement des prix relatifs des biens et des
revenus des facteurs de production entre les pays partenaires.
Cependant, l’échange va également affecter la répartition interne des
revenus dans chaque pays, en ce sens que la répartition du gain à
l’échange entre les différents facteurs de production est inégale.
II-2- Apports et limites de la théorie des dotations factorielles
Limites de la théorie des dotations factorielles
La théorie ne permet pas d’expliquer l’ensemble des échanges
internationaux, en particulier, les échanges de produits manufacturés
(produits à intensités factorielles très similaires) qui ont lieu entre les
pays industrialisés (pays à dotations factorielles très rapprochées)
qu’on appelle les échanges intra-branches et qui constituent une part
importante du commerce mondial de marchandises.
La théorie ignore des facteurs importants autorisant la compréhension
d’une grande diversité des courants d’échanges, tels que : la
technologie, les économies d’échelle, la concurrence imparfaite, les
différences des goûts des consommateurs, les différences de
qualifications des travailleurs entre secteurs d’un même pays ou entre
les pays, etc.
CONCLUSION
Les modèles traditionnelles expliquent l’échange de biens différents
entre pays différents:
 En termes de technologie (Ricardo).
 En termes de dotations factorielles (HOS).
Les bénéfices de l’échange sont liés à une meilleure allocation des
ressources grâce à la spécialisation des économies dans leur avantage
comparatif.
De tels modèles vont, toutefois, se révéler incapables de traduire les
échanges internationaux contemporains (échanges de biens similaires
et entre pays identiques).