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RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

MINISTÈRE DU COMMERCE,
DE L’ARTISANAT
ET DE LA PROMOTION DES PME
UNION – DISCIPLINE - TRAVAIL

Rôle des PME dans l’économie ivoirienne


Présenté par Monsieur Jean-Louis BILLON
Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME

Déjeuner-Débat H E C
Hotel Tiama – 28 mars 2013
SOMMAIRE

1. DEFINITION DE LA PME

2. GENERALITES SUR LE ROLE DES PME

3. CONTRAINTES ET MENACES

4. ROLE DES PME IVOIRIENNES

5. ANALYSE DE LA PERFORMANCES DES PME IVOIRIENNES

6. ACTIONS DU MINISTERE EN CHARGE DES PME


1. DEFINITION DE LA PME

Les critères : chiffre d’affaires, nombre de salariés, reconnaissance juridique,


paiement de la fiscalité ou tenue d’une comptabilité.

• Décret 2012-05 du 11 janvier 2012/ définition PME


 Emploi : moins de 200 personnes en permanence
 CAHT inf. ou = 1 milliard FCFA
 Secteurs : primaire, secondaire, tertiaire
 3 catégories : Micro Entreprise, Petite Entreprise, Moyenne Entreprise
• Micro Entreprise
 Emploi : moins de 10 personnes en permanence
 CAHT inf. ou = 30 millions FCFA
• Petite Entreprise
 Emploi : moins de 50 personnes en permanence
 CAHT inf. ou = 150 millions FCFA
• Moyenne Entreprise
 Emploi : moins de 200 personnes en permanence
 CAHT inf. ou = 1 milliard
2. GENERALITES SUR LE ROLE DES PME

2-1 Les PME contribuent massivement à la création des richesses


et de l’emploi

Selon des observations récentes, les PME génèrent :

• plus de 55 % du PIB et plus de 65 % du nombre total d’emplois


dans les pays à revenu élevé ;
• plus de 60 % du PIB et plus de 70 % du nombre total d’emplois
dans les pays à faible revenu ;
• et plus de 95 % du nombre total d’emplois et environ 70 % du
PIB dans les pays à revenu intermédiaire.

Ces chiffrent donnent un aperçu du rôle primordial que les PME


jouent dans le système socio-économique.
2-2 Les PME disposent d’indéniables atouts et potentialités

• Flexibilité et réactivité
• Savoirs traditionnels et modernes
• Spécialisation et innovation
• PME, fournisseurs des grandes entreprises
• Proximité des consommateurs et des marchés locaux
• Développement du monde rural
• Insertion économique et sociale des catégories les plus vulnérables
• Les PME comme vecteur d’insertion des jeunes
• Les PME comme vecteur d’Intégration des femmes dans le marché
du travail et dans l’entrepreneuriat.
3. CONTRAINTES, OBSTACLES ET MENACES
• Faible diversification des tissus productifs

• Persistance des problèmes de financement

• Accès très limité aux marchés publics

• Procédures qui restent souvent lourdes et coûteuses

• Faible implication des PME et de leurs associations

• Une fiscalité encore contraignante pour les PME

• Persistance d’une faible productivité

• Faible intégration aux chaînes de valeur nationales et internationales


4. ROLE DES PME IVOIRIENNES
En 2000, la DGI recensait quelque 44.560 PME (dont 25.340 micro-entreprises),
soit 98 % des entreprises recensées, largement représentées dans tous les secteurs
d’activités.

Les PME ont contribué à :

• hauteur de 20 % en moyenne à la formation du PIB ;


• environ 23 % de la population active.

En outre, les PME ont :

• réalisé 17-18 % de la valeur ajoutée totale ;


• constitué pour 20-23 % de la masse salariale et ;
• réalisé 12 % des investissements cumulés.

Progressivement elles vont se multiplier dans des secteurs jadis peu développés
tels que les services, autrefois dominés par les étrangers ou dans de nouveaux
domaines d’activités (conseil, publicités, NTIC, etc..).
5. ANALYSE DE LA PERFORMANCES DES PME
IVOIRIENNES

Malheureusement, la contribution des PME reste largement en-deçà des


potentialités socio-économiques de la Côte d’Ivoire. Cette faible
performance des PME est liée au-delà des crises sociopolitiques qu’a
connues la Côte d’Ivoire, à plusieurs difficultés dont les principales sont :

• L’accès limité aux capitaux et services financiers ;

• L’information et les technologies ;

• L’accès limité aux marchés publics ;

• Le caractère informel des activités ;

• Les compétences managériales et comptables ;

• Les canaux de commercialisation ;


• La qualité des produits et des services

• L’existence de nombreuses organisations publiques, parapubliques et


privées ayant des missions floues qui se chevauchent pour certaines ;

• L’absence de coordination entre les différentes structures ;

• Le manque de stratégie globale qui puisse guider leur travail et


permettre aux PME de bénéficier d’un appui technique et financier
performant…

Le taux de mortalité des PME est très élevé. Ces dernières années, on
note une baisse du nombre de PME du fait des crises successives.
6. ACTIONS DU MINISTERE EN CHARGE DES PME

• Le Ministère a besoin de rebâtir son tissu économique sur la base d’un


réseau de PME dynamiques pour favoriser la lutte contre la pauvreté et
garantir la création de nombreux emplois pour les jeunes qui constituent la
majorité de la population.

• Ce développement ne peut s’effectuer sans un soutien cohérent et structuré,


et un engagement très marqué de l’Etat qui veut faire des PME le moteur de
la croissance, de la création d’emplois, de richesses et de la cohésion social
en Côte d’Ivoire conformément : (1) aux objectifs du Programme National de
Développement 2012-2015 et (2) aux grandes orientations du Programme
d’Actions pour la Promotion et le Financement des PME dans l’UEMOA.
Recommandations de l’UEMOA :
• Elaborer une charte des PME ;

• Mettre en place une administration économique nationale forte dédiée aux


PME et garante de leurs intérêts ;

• Mettre en place un observatoire national des PME ;

• Valoriser l’entreprenariat dans le système éducatif;

• Mettre en place un code des investissements incitatif pour les PME ;

• Rendre simple et accessible l’acte de création des entreprises ;

• Appuyer la mise en place d’incubateurs et de domaines industriels ;

• Simplifier les procédures au niveau fiscal et juridique des PME ;

• Prendre des mesures pour favoriser l’accès des PME aux marchés publics ;
• Prendre des mesures pour traiter les PME en difficulté et favoriser la
continuité de l’activité ;

• Créer une Agence de développement des PME ;

• S’appuyer fortement sur les NTIC pour développer l’information et le


partenariat au profit des PME ;

• Encourager la mise en place de fédérations de PME fortes et


interlocutrices des instances nationales ;

• Soutenir la création d’établissements de crédit en faveur des PME ;

• Créer un environnement plus incitatif pour le financement des PME,


par le système financier actuel.
Constat :

En dehors du code des investissements, de la mise en place


d’une fédération des PME et la simplification de la création
d’entreprises, les autres actions recommandées aux Etats
n’ont pas été réalisées jusqu’à ce jour par la Côte d’Ivoire,
si bien que le pays est en retard sur le Bénin, le Sénégal et le
Togo, que l’on peut citer à titre d’exemple.

La Côte d’Ivoire, pour devenir un pays émergeant à l’horizon


2020, doit s’appuyer sur les PME.
Rappel
Mission du Ministère au titre de la Promotion des PME :

• Favoriser la création, la croissance et la consolidation de PME


productives, compétitives, réparties sur toute l’étendue du
territoire national

• Définir et mettre en œuvre un cadre juridique et institutionnel


relatif aux activités des PME
L’Existant:

1- L’assistance, le renforcement de capacité, la formation, des


structures d’appui telles que l’INIE (Institut de l’Entreprise
Ivoirienne)

2- Le financement avec le FIDEN (Fonds Ivoirien pour le


Développement des Entreprises Nationales)

Outre le décret portant définition de la PME élaboré et adopté par


le Gouvernement (décret n° 2012-05 du 11 janvier 2012), le
Ministère est en cours de finalisation de plusieurs textes et
projets notamment :

3- La création du fonds de garantie des PME (10 milliards FCFA)


4- Le projet de loi portant orientation de la promotion,
développement, encadrement des PME

Il faut donner à la Côte d’Ivoire un cadre juridique et institutionnel approprié pour


bâtir un tissu de Petites et Moyennes Entreprises capables de soutenir le
développement économique et social du pays.

Cette loi permettra :


– La lutte contre l’économie informelle
– La création de l’Agence nationale en charge de la promotion des PME et
l’Observatoire national des PME
– Les mesures et dispositions pour le financement, l’accès à des sites
aménagés, les incubateurs et pépinières d’entreprise, l’activité de Business
Angel, l’accès aux marchés publics, la sous-traitance
– Les dispositions spécifiques à prendre en faveur des jeunes et des femmes
– L’implication des organisations professionnelles, des universités, centres
de recherches à la politique de promotion des PME